Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 Ferrer le gros poisson

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MessageSujet: Ferrer le gros poisson   Dim 22 Sep - 19:37

Le soleil était haut et le temps dégagé sur la capitale de Corellia. Le temps idéal pour fuir la cité et s'offrir quelques heures de détente bien méritées sur les plages d'or. Enfin encore fallait-il posséder les crédits nécessaires à cette activité bénie qui consistait à se préparer de futurs cancers de la peau, entouré de personnes amorphes et le tout ressemblant à un groupe d'animaux marins échoués sur le sable. Non, définitivement Salyä n'aimait pas le tourisme. Ou alors seulement quand il consistait à fréquenter les bars mal famés ou crapahuter à travers des décors grandioses. Mais la plupart des gens normaux trouvaient ça 'fatiguant'. D'une manière ou d'une autre, elle n'était pas revenue sur Corellia pour flâner. Assise à une terrasse qui jouxtait le Grand Marché Corellien, elle se frotta les yeux et reprit ses jumelles pour observer sa cible.
Elle ne mit pas longtemps à le retrouver. Un humain, entre deux âges, aux longs cheveux noirs et à la peau légèrement hâlée. Il paraissait plutôt en forme, bien qu'un léger renflement ventral désignait celui qui mange trop et laisse l'exercice physique à ceux qui sont payés pour. Vêtu d'une longue robe richement décorée dans la mode ce qu'on imaginait assez bien au Sénat, il portait une barbe savamment taillé qui achevait de compléter son air digne. Pour l'heure, il discutait avec ce qui était sans doute un collègue ou tout au moins un proche puisqu'ils riaient souvent.

Marek Sokis était un membre de la Guilde des Marchands Corelliens. Autrefois capitaine, il avait acquis suffisamment d'argent pour faire travailler d'autres pour lui. Une pratique courante au sein de la Guilde, travailler pour quelqu'un en échange du paiement de la cotisation. Ce qui expliquait que les plus hautes instances ne mettaient plus qu'occasionnellement les pieds sur des vaisseaux et passaient la majorité de leur temps à Corellia. Ils n'étaient pas rare de ce genre d'individus qu'ils suscitent jalousie ou qu'ils se mettent sur la route de quelqu'un qui n'appréciait pas, surtout connaissant la témérité corellienne, et il arrivait donc régulièrement que la tête de l'un soit mise à prix. Souvent une coquette somme, puisque ce n'étaient pas exactement des amateurs et qu'ils avaient les moyens de se payer des gardes du corps efficaces.
Ce qui était rare en revanche, c'est que le contrat vienne d'un, ou même plusieurs en ce cas, collègues. Il existait communément une certaine solidarité de métier au sein de la Guilde, qui était du reste très permissives sur les activités de ces membres tant qu'ils savaient se montrer subtils. Mais Marek accumulait les tares. Premièrement il organisait tout un trafic sexuel à base de femmes esclaves et d'autres produits du même genre. Ce n'était pas à proprement parler illégal, mais pour des corelliens, défenseurs de la liberté et de l'indépendance par dessus tout, ça la foutait assez mal. Mais surtout, deuxièmement, il faisait ça avec un manque évident de discrétion, en partie dus à la certaine ampleur que prenait son marché. Ce qui avait amené quelques autres responsables à se dire que la guilde ne s'en porterait peut-être pas plus mal s'il disparaissait.

Salyä s'estimait chanceuse d'être passé dans le coin à ce moment là, c'était une jolie somme qu'on se proposait d'offrir, et pour ce qu'elle avait observé de Marek, elle le sentait plutôt bien ce coup là. Pas plus mal d'ailleurs, ses finances n'étaient pas au beau fixe, et si elle était loin d'être sur la paille encore elle n'avait rien contre de quoi tenir quelques mois sans inquiétudes. La petite difficulté c'était de réussir à prendre le type vivant. De ce qu'elle avait compris, les clients voulaient faire passer tout ça en douceur et monter une combine pour s'en débarrasser. Ils offraient aussi une prime pour l'assassinat simple, mais elle était deux fois moins élevée. De quoi motiver les fous de la gâchette à laisser leur jouet au holster.
Son plan A était simple : attendre le bon moment pour se faire remarquer, le séduire et s'occuper de son cas dès qu'ils seraient dans l'intimité. Mais elle doutait réussir à attirer son attention, il devait avoir ses habitudes. Du coup elle avait mis au point un plan B : s'introduire dans ses appartements pendant la nuit et, selon les possibilités, le neutraliser et l'exfiltrer ou simplement lui régler son compte si aucune autre option n'était possible. Elle avait testé le terrain deux nuits auparavant, c'était jouable, pas évident mais jouable. Les deux méthodes lui demandaient une surveillance quasi constante et elle ne tenait debout que grâce aux boissons énergisantes qu'elle s'enfilait comme du petit lait depuis trois jours.En plus, elle devait faire attention à ne pas se faire voler sa proie, elle n'était sûrement pas la seule à envisager le coup et n'avait aucune intention de le laisser filer.

Jugeant que Marek était partis pour une longue conversation, elle reposa ses jumelles de poche avant de se faire repérer -fort heureusement la foule aidait à la discrétion- et elle se plongea dans un magazine de vaisseaux spatiaux, qui lui donnait une étrange mais fascinante impression d'être un porno droïde, tout en gardant en vue l'ancien capitaine d'un œil.
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MessageSujet: Re: Ferrer le gros poisson   Mer 25 Sep - 13:53

Corellia. Ses habitants aux tempérament fougueux et indépendantiste , ses vaisseaux réputés dans toute la Galaxie, sa bière elle aussi réputée dans toute la Galaxie... Bref, d'une façon ou d'une autre, Corellia était une planète connue par presque tout le monde dans la Galaxie. la planète d'origine de Han Solo ou de Wedge Antilles était toujours fidèle à elle-même, belle et farouchement indépendante.

Aynira s'était rendue sur Corellia et plus particulièrement à Coronet City pour une simple visite de routine. En effet son cargo « secondaire », le Hidden Star, un cargo corellien de type YT-1930 venait d'atteindre la date limite pour que la CTC lui fasse subir une batterie de test et procédé aux éventuels réparation. Une sorte de contrôle technique. Nombre de personnes ayant un vaisseau corellien ne s'y rendait jamais, mais pourquoi s'en priver alors que c'était gratuit pour ceux qui avaient achetés le vaisseau en concession ?

Pendant la durée de l'opération, la Mirialan opta pour une petite ballade, faisant un peu de lèche vitrine ou parlant à des amis de longues dates. Alors qu'elle parlait avec un vendeur de boisson sucrée, elle ressentie un léger remous dans la Force. Une sorte d'avertissement émanant d'un Humain marchant tout près avec de grands airs. Il avait une robe richement décoré et ses manières laissaient à penser qu'il appartenait à la haute société de la planète. Rien de précis, une sorte de vague intuition diffuse. Ça arrivait assez souvent et ça concernait des personnes autant coupables qu' innocente. Comme si c'était une demande du genre « Hé, intéresse toi à lui/elle » . Parfois ce n'était que des personnes n'arrivant pas à relier les deux bouts, parfois c'était des victimes de tels ou tels injustices ou des personnes digne de confiance voir même plus... C'était trop vague et courant pour porter directement une réelle signification.

Soudain, elle eut via la Force une succession de flash. Des femmes, des esclaves, nues, se livrant de force à des activités qui même pour la Mirialan polygame, était répugnante et dégradante. Elle ressentie la douleur et la détresse de ces femmes contraintes et forcés de faire don de leurs charmes à de parfait inconnus. C'était pire que de la prostitution. C'était un véritable esclavagisme sexuel, du genre de ceux que l'on pouvait voir dans les mauvais holofilms pour adultes. Traitées comme des objets dédiés à assouvir les pulsions des « clients » se pressant pour les voir.

Les flash s'arrêtèrent. Ayni en eut la nausée. Ça n'a rarement été aussi intense. C'était comme si la Force en personne lui montrait ce qu'elle devait faire, une sorte de commendataire spirituelle. Bien sûr elle en appelée pas à la mort du responsable, mais à la cessation de ses activités. Elle se renseigna auprès de son ami pour en savoir plus sur cet homme. Il savait peu de chose à part qu'il s'appelait Marek Sokis, qu'il était membre de la Guilde des Marchands Corelliens et que d'après la rumeur, c'était l'un des plus gros proxénètes du secteur et il avait une réputation d'esclavagiste. Pas de doute c'était bien lui le « responsable » des flash. Après tout ça n'aurait put être qu'un simple « client » ou un homme de main de la personne à la tête de ce trafic. Il aurait put même n'avoir aucun rapport avec ses flash dont la « source » aurait été une autre personne dans la foule de cette rue animée. Elle avait un peu de chance cette fois-ci.

Elle commença à le suivre, de loin. Essayant de ne pas se faire trop remarquer, elle se posa à un bar à proximité d'une Twi'lek lorsque Sokis s'arrêta pour discuter un long moment. Apparemment, la femme à la peau verte avait apparemment un intérêt envers cet homme vue sa manière de l'observer entre deux feuilletages de pages de magazine. Elle avait aussi une présence dans la Force, à la fois suffisamment forte pour s'en rendre compte et la rendre « intéressante » pour les Jedi, mais pas assez pour savoir qu'elle n'avait suivie aucune formation et peut être même qu'elle ignorait ce fait.

Elle commanda une bière corellienne, attendant, visiblement comme la Twi'lek, que Sokis termine sa discussion et se remette en route. Peut être qu'elle était une garde du corps ou une chasseuse de prime, ce genre d'individus pouvant avoir une mise sur sa tête sans trop de difficultés ou encore une détective privée ou une flic sous couverture. Allez savoir...
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MessageSujet: Re: Ferrer le gros poisson   Mar 8 Oct - 22:43

Salyä eut une sensation bizarre et regarda autour d'elle. Mais il n'y avait rien à voir d'autre que la foule habituelle de touristes et de courtiers qui se pressaient autour du grand marché et profitait du beau temps et des cantinas pour savourer un rafraîchissement. Une journée normale sur Corellia et, après avoir subrepticement hausser les épaules, elle se concentra de nouveau sur Marek qui semblait achever sa conversation et ses tractations. Elle commençait à connaître ses habitudes et il n'allait sans doute pas rester bien plus longtemps au grand marché. Elle fit signe au droïde serveur et régla ses consommations. Elle s'étira un peu puis quitta la terrasse, pour se rapprocher du grand marché, gardant en visuel Marek.
Il avait assez de prestance pour que la foule s'éclaircisse autour de lui. Il aurait été exagéré de dire qu'on lui dégageait un véritable couloir, mais il avait l'apparence classique des hommes d'influence, et l'on pouvait subtilement voir la cohue se diluer autour de lui. C'était d'ailleurs bien pratique pour repérer facilement ceux qui le suivaient de près. Salyä en vit au moins deux : un juste derrière, un zabrak plutôt bien taillé, sans aucun doute garde du corps. L'autre était plus en retrait, presque perdus dans la foule, un humain celui-ci. Trop peu discret pour un chasseur de prime, et très attentif à ce qui se passait tout autour de lui. Elle s'arrêta d'ailleurs un instant pour éviter d'attirer l'attention. Ça n'allait pas être facile d'approcher Marek avec une telle garde rapprochée. Et encore n'en voyait-elle peut-être pas l'intégralité.

Cela dit ils étaient là en plein lieu public, et elle avait bon espoir que les précautions s'abaissent une fois dans des lieux plus sûrs. Et si elle avait bien jugé ses habitudes, ça n'allait pas être le cas avant plusieurs heures, avant qu'ils ne gagnent les clubs de la haute et que le soleil ne se couche sur les immeubles. Ce qui laissait à Salyä le temps d'aller prendre quelques heures de sommeil méritées et nécessaires. Elle connaissait suffisamment l'emploi du temps de sa cible pour se le permettre et ne comptait pas retarder plus son action. Elle escomptait bien que cela soit les dernières heures de liberté de Marek.
Tandis que le capitaine montait à bord de son speeder personnel, accompagnés comme prévus du zabrak, elle se dirigea vers la plus proche gare de taxi. Elle dut attendre plusieurs minutes pour qu'un véhicule libre se présente et qu'elle puisse rejoindre l'hôtel minable en périphérie du Secteur Bleu. L'endroit idéal : on ne posait pas de questions et ce n'était pas encore trop exposé à la criminalité. Suffisamment peu pour qu'elle se permette d'y laisser ses affaires, de peu de valeur de toutes façons. Elle ne s'arrêta certainement pas pour saluer le gérant, qui de toute façon s'en moquait éperdument, et monta aussitôt à la petite chambre qu'elle avait louée pour la durée de son séjour.

La pièce ne contenait que pour seul aménagements un lit et une commode. Dans la deuxième, les quelques tenues qu'elle avait descendus de son vaisseau. Sur le premier, son matériel étalé. Il y avait là une paire de lunettes à visions nocturne, quelques grenades incapacitantes, un grappin et du matériel d'escalade, quelques outils que seul l’œil exercé à la cambriole pouvait identifier et tout un tas de fléchettes en vrac à côté de leur lanceur. Elle se débarrassa de sa ceinture où pendaient ses deux blaster et la jeta avec le reste avant de s'atteler à la vérification des fléchettes : il fallait être certain que le produit n'avait pas coagulé ou séché, sinon l'on se retrouvait avec une cible énervé au lieu d'un type endormis. Et s'il y avait une fuite et que des bulles d'air avait pris place, on se retrouvait avec un mort. Elle jeta de fait trois des fléchettes, plus en état de servir, et pesta en voyant qu'il ne lui en restait guère plus d'une demi-douzaine. Elle allait devoir en racheter, et ces choses n'étaient pas données. Parfois elle regrettait de n'avoir écouté plus attentivement ses parents, lorsqu'ils avaient voulus lui apprendre les bases du traitement du Ryl. Un vulgaire soporifique ne devait pas être plus compliqué à synthétiser que cette drogue qui asservissait son peuple.
Elle était encore plongée dans son inventaire, à préparer son matériel si jamais elle devait y recourir, lorsqu'elle entendit de brefs coups à la porte de sa piaule. Elle attrapa son blaster le plus proche avant même de se retourner vers la porte et braqua celle-ci. Rien ne se passa, puis les coups furent répétés. Elle s'approcha silencieusement et jeta un œil par l’œillet, technique primitive mais toujours utile pour voir ce qui se tenait de l'autre côté.


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