Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 Varyssa Fel

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Feuille de personnage
Race: Humaine
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Impératrice de l'Imperium
Impératrice de l'Imperium
MessageSujet: Varyssa Fel    Lun 25 Jan - 20:50


Identification

Nom : Fel
Prénom : Varyssa
Surnom/Nom de code : Majesté, Altesse, Petite Fleur (Par Lexa).
Age : 31 ans
Espèce : Humaine
Planète d'origine : Bastion
Capacités raciales : Allergie au Bacta
Faction(s) : Impérium
Rang et poste : VII, Impératrice et Commandeur Suprême des Forces Impériales
Classe : (Pour les Cyborgs) /
Formes de combat au sabre-laser : Djem So, Makashi, Ataru, Soresu
Pouvoirs de Force :
Pouvoirs de la Maitrise du sabre-laser:
 
Pouvoirs de la Maitrise de la Force:
 

Don:
 



Caractéristiques



Physique :
Force physique : 8
Agilité : 11
Réflexe : 11
Furtivité : 6
Résistance : 8

Mental :
Force mentale : 12
Intelligence : 10
Mémoire : 12
Charisme : 8
Arrogance : 6
Patience : 8

Combat :
Corps à corps : 10
Arme légère : 6
Arme d'assaut : 4
Arme de précision : 0
Arme lourde : 0
Explosifs : 0
Arme blanche : 10
Sabre laser : 10
Maîtrise de la Force : 6
Cybernétique : 0
Pilotage : 12

Intellectuelle :
Linguistique : 10
Électronique : 3
Mécanique : 4
Médecine : 0





Description physique

Ma physiologie ? Vous voulez vraiment que je vous décrive mon physique ? Je dois vous avouer que je n’en vois pas beaucoup l’intérêt. Après tout, n’allons nous pas juste dévoiler aux générations futures un holo de ma personne ? Si tel est le cas, ils pourront à loisir contempler mon visage et le reste de mon corps...du moins si l’on reste un tant soi peu logique... Pardon ? Un support audiovisuel ne se conserve pas aussi bien qu’un support écrit ? Je veux bien faire des efforts mais de là à m’obliger à faire une description et ce en prétextant une raison complètement idiote, il y a des limites... Un support écrit se conserve tout aussi mal qu’un support audiovisuel quand on y repense.... Donc à moins que vous ne vouliez que j’écrive, à l’ancienne, avec un burin et un marteau sur une plaque en phrik, je ne vois pas trop comment ce que je m’apprête à vous relater, pourra être lu dans 1000 ans...surtout si par exemple le Consortium venait à remporter la guerre. Je doute que Solaris tolère que l’on se souvienne de moi ou d’un quelconque autre utilisateur de la Force. Elle serait vraisemblablement prête à faire croire à la Galaxie entière qu’elle est une déesse et que c’est elle qui a tout crée au sein de cette dernière... Vu son toupet, elle en serait bien capable, croyez moi...mais je m’égare...
Bref, vous disiez que vous vouliez une description physique ? Très bien, je vais tâcher d’en faire une même si cela ne m’enchante guère mais veuillez, s’il vous plait, la prochaine fois évitez de vous justifier en utilisant des prétextes à deux crédits.

Pour commencer, je ferais un pléonasme en disant tout simplement que je suis...une femme ce que vous saviez déjà sans doute à mon humble avis. Outre cette mention ô combien inutile, je puis dire que je mesure 1 mètre 66 sans les talons qu’il m’arrive parfois de revêtir. Bien que je sois dans la moyenne, ce qui ne me dérange guère, je fais pâle figure dans ce "domaine" par rapport à d’autres dirigeants galactiques qui n’hésitent pas d’ailleurs à me toiser littéralement de haut... Ne parlons même pas des Moffs... Bref, comme vous devez vous en douter, pour pallier ce léger soucis, j’ai du utilisé des talons qui me font grandir d’au moins 5 bon centimètres si ce n’est légèrement plus...ce qui me permet d’offrir à la galaxie et à mes sujets, une image plus conforme à mon rang même si certains de mes délateurs n’ont pas hésité à me comparer à un politique de l’Ancienne République réputé pour sa petite taille, ses talonnettes et ses déboires avec la Justice...mais encore une fois je me perds dans des explications qui n’ont strictement aucun intérêt.

Malheureusement pour moi, bien que je m’en fiche vu que je ne suis pas une personne complexée, ce n’est pas le seul point sur lequel mes ennemis peuvent m’attaquer. En effet, contrairement à Alexandra Solaris ou à certaines de mes ancêtres, tel que Marasiah Fel, je ne puis dire que je me targue d’avoir un physique qui pourrait faire tourner toutes les têtes vers moi. A vrai dire, pour être tout à fait honnête, je pense que si je n’avais jamais obtenu le titre d’impératrice, la plupart des personnes me faisant la cour m’aurait superbement ignorée...ce qui est triste dans un sens. Non pas que je désire me marier et fonder une famille même si certains aiment me rappeler à longueur de temps, qu’il serait temps que je donne naissance à un hériter.... Je trouve tout ceci extrêmement triste car, je ne puis m’empêcher de voir ici la superficialité des êtres vivants qui émettent en jugement en fonction de l’apparence et ce sans chercher à aller plus loin... Bien évidemment nous sommes tous, plus ou moins soumis à cette « superficialité » lorsqu’il s’agit de trouver un compagnon mais tout de même. Personnellement, je sais pertinemment que je ne voudrais jamais sortir avec un membre de la société Hapienne. Ils ont beau représenter l’égérie de la galaxie, ce ne sont à l’intérieur que des êtres perfides. Leur âme est tellement abjecte, qu’à mes yeux, même le visage de Palpatine suite à son combat contre Maître Windu me parait beaucoup plus beau...

En somme, je disais que mon corps n’avait rien de très enviable.  Je suis même plutôt quelconque, du moins à mes yeux.  Pourquoi en suis-je venue à dire cela sur ma personne ? Et bien c’est très simple ! Outre ma petite taille, comme vous avez très certainement du le remarquer, je ne possède pas vraiment un corps de mannequin. On sent que ce corps, malmené, a été taillé pour la guerre et rien d’autre. Ainsi, pour commencer, je pourrais vous dire tout bêtement, que je ne me distingue pas du commun des mortelles par mes formes. En effet, comme vous avez sans doute pu le constater, ma poitrine est quasiment inexistante, ce qui m’arrange je dois vous l'avouer. En effet, être quasiment ce que l’on nomme « une planche à pain » a du bon lorsqu’il s’agit de porter une armure. Contrairement à certains membres du beau sexe, je ne peux pas dire que je me sens compressée lorsque je porte mon équipement de chevalier impérial.

Bien que ma poitrine ne se soit qu’assez peu développée, ce n’est pas le cas de mon fessier si je puis dire. En effet, bien que mes hanches ne soient pas aussi développées que celles de la boite de conserve de Hapès, mes fesses, pour leurs parts, sont particulièrement rebondies...et ce pour le plus grand plaisir de Lexa si mes souvenirs sont bons....mais...hm...il s’agit d’un point hors de propos. Revenons-en  à  la question de mon physique, si vous le voulez bien. Outre un fessier bien rebondi, je possède également de longues jambes fines et musclées. Pour résumé, l’on pourrait presque dire que la partie inférieure de mon corps est un véritable ravissement pour les yeux et ce que cela me plaise ou non.

Néanmoins, malgré le fait que cette partie de ma physiologie soit des plus désirables, il n’en est pas de même pour le reste de mon corps. En effet, je pourrais par exemple vous révéler qu’en dépit des cours que l’on m’a prodigué lorsque j’étais sur Bastion, je suis incapable d’adopter une démarche chaloupée...et pourtant dieu sait que selon Lexa, si j’en étais capable des têtes se retourneraient sur mon passage... Autant dire que je remercie le ciel de ne pas savoir marcher comme cela même si ma démarche n’a rien de très glorieuse vu qu’il s’agit de celle d’une militaire... Autant dire qu’au sein de la cour de Hapès, je dois être la risée de toute le monde... Qu’une femme soit incapable de revendiquer son statut de divinité et adopte la démarche des marcheurs au pas de l’oie, doit sans doute beaucoup les amuser, j’imagine. Toutefois, bien que je sois dans l’incapacité la plus totale d’adopter cette démarche, je n’oublie pas qui je suis et ce que je représente. Ainsi, en plus d’adopter une démarche strictement militaire, je demeure une figure au port altier. Après tout, je suis quand même la dirigeante de l’Impérium et l’une des dernières descendantes de Anakin Skywalker.

Que pourrais-je vous dire d’autre ? Ah oui j’y suis ! Je pourrais vous révéler également qu’hormis une taille fine, je possède des épaules carrées qui sont, au yeux de ma chère et tendre, un atout indéniable vu que selon elle, cela permet de s’accrocher à moi bien plus facilement lors de certaines...hum...situations. Bref,  si l’on excepte les états d’âmes de mon amante sur mon physique, je pourrais également vous notifier que mon buste ainsi que mes bras démontrent bien que j’ai été formée à l’art de la guerre comme en atteste ma musculature quelque peu développée surtout au niveau de mes bras. Je pourrais également vous révéler que j’ai un ventre plat même si certaines personnes n’hésiteront pas à dire à ce sujet que je fais preuve de mauvaise foi car selon eux, ce ventre ainsi d’ailleurs que mon visage démontrent un fait indéniable... à savoir que je serais tout simplement un cure dent anorexique. A moins que Lexa, elle même, n’ose me dire cela, je puis vous garantir que je ne prendrais jamais ces commentaires au sérieux.

Abordons la question de mon visage, si vous le voulez bien maintenant. Pour commencer, je vous dirais que je possède un visage anguleux, voir émacié pour les plus mauvaises langues au sein de la cour impériale et que ce dernier se caractérise, malgré tout ce que l’on peut dire à son sujet, par des traits fins. Fort heureusement pour moi, je n’accorde aucune importance à ce genre de propos surtout lorsqu’ils sont infondés et qu’ils sortent de la bouche de personnes sans importance. Outre vous décrire l’aspect de mon visage, je puis vous dire que je possède un front haut ainsi que des sourcils particulièrement bien dessinés. Je puis également vous révéler que je possède des lèvres pulpeuses que Lexa se fait un plaisir d’embrasser lorsque nous sommes en privé... Enfin pour terminer, mon visage se caractérise par des deux émeraudes dont l’intensité n’a d’égale que leurs profondeurs. Vous l’aurez donc compris, je possède deux yeux verts et je dois avouer pour le coup que c’est sans doute la partie de mon anatomie que je préfère...mais là n’est pas la question

Que pourrais-je dire de plus ? Ah oui, je pourrais caractériser mon nez mais, à ce sujet, je me contenterais de dire ceci, histoire de faire méditer les générations futures sur le sujet : s’il eut été plus long, toute la face de la galaxie aurait changé ! Bref...si l’on excepte ce trait d’esprit particulièrement inutile, je conclurais en vous révélant que je possède de longs cheveux blancs que je rassemble en une sorte de chignon afin qu’ils évitent de me gêner lorsque je combats par exemple. Néanmoins, en privé, ils m’arrivent de les relâcher, bien que cela soit très rare. En effet, je dois reconnaitre que je trouve assez peu agréable qu’une barrière de cheveux encadre soudainement mon visage et touchent, en plus de mes épaules, le haut de mon dos. Je trouve cela....assez incommodant même si lorsque je les coiffe et que je les rassemble en chignon, je prends soin de laisser quelques longues mèches dépasser afin que ces dernières puissent masquer la cicatrice qui barre ma joue gauche et qui est des plus disgracieuses..

Bien évidemment, comme n’importe quelle personne dans cette galaxie, je possède quelques signes distinctifs bien que dans mon cas, oser dire qu’il ne s’agit que de quelques signes distinctifs est un euphémisme... En effet, je puis me targuer de posséder un corps possédant pas moins d’une trentaine de cicatrices ce qui doit sans doute constituer un record dans cette galaxie...quoiqu’en comparaison de mon ancêtre qui a perdu tous ses membres et qui a vu ensuite son corps être brulé par la lave de Mustafar, cela doit encore aller... Bref, toutes les répertorier et dire à quoi elles ont été dues serait des plus fastidieux. Ainsi je vais me contenter, pour le coup, de mentionner celles qui me paraissent les plus importantes. Pour commencer, je pourrais donc vous dire que je possède une cicatrice qui barre ma joue gauche. Tentant aussi bien que faire se peut de la masquer avec mes cheveux, cette dernière m’a été apposée par un  organisme cybernétique...un endosquelette de métal sur du tissu charnel.. Il s’agissait plus exactement d’un système cyberdyne modèle 101.  Les deux autres marques qui me paraissent importantes à signaler sont les deux cicatrices situées à proximité de mon sein gauche et qui m’ont été infligées par la Reine-mère de Hapès, Alexandra Solaris, lors de l’abordage du Roan Fel... Quelques centimètres plus haut et j’étais sûre de prendre le thé avec Ben Kenobi.... Mes autres cicatrices quant-à elles ne sont pas aussi importantes que celles que je viens de vous mentionner étant donné le fait qu’elles ont été toutes infligées au cours de situations aussi diverses que nombreuses... Je ne vais donc pas perdre de temps sur le sujet.

Outre ces cicatrices, je possède également deux autres signes distinctifs que seule une personne dans cette galaxie a pu voir. A vrai dire c’est même elle qui est la cause de l’apparition de ces signes distinctifs sur ma peau. Encore aujourd’hui, je me demande encore comment elle a fait pour me convaincre de me laisser me faire tatouer par ses soins...Bref, je détiens sur ma cuisse gauche, un tatouage de rose rouge et ce depuis plus d’une dizaine d’année ! Ce tatouage est d’ailleurs l’origine de l’un de mes surnoms prononcé par Lexa... L’autre tatouage pour sa part  correspond à une sorte de Ankh surmonté d’une croix rouge et se situe sur ma ...fesse droite et a été apposé ici suite à quelques péripéties peu glorieuses... Fort heureusement pour moi, hormis Lexa, personne ne connait l’existence de ces marques auxquelles cas je vous avouerais que je me sentirais sans doute quelque peu ridicule.

Pour terminer au niveau des signes distinctifs, je pourrais vous dire que je suis une personne allergique au bacta et que, par conséquent, me soigner dans une cuve remplie de ce liquide pourrait me tuer. Seuls la Force ou le Kolto peuvent donc être utilisés sur ma personne lorsqu’il s’agit de me soigner. Malheureusement pour moi, Manaan étant aux mains du Consortium Galactique, je ne puis me procurer suffisamment de Kolto pour me soigner de manière efficace lorsque je suis blessée.

Passons à la question des vêtements, désormais, si vous le voulez bien ! Encore une fois, il n’y a pas grand chose à dire sur le sujet. En effet, bien que je sois une impératrice, je ne cherche pas à revêtir les plus beaux vêtement qui soit. Même lorsqu’il y a des réceptions, je ne cherche pas à faire d’effort de ce coté là et ce pour le plus grand malheur d’une certaine personne qui aimerait sans doute que je porte une robe de temps en temps...ce qu’elle n’est pas prête de voir vu que sur mon corps malmené, porter une robe serait assez malvenue. Ainsi, lorsque je ne porte pas mon armure de chevalier impérial, je revêts la plupart du temps un uniforme d’officier impérial vert issu tout droit de ceux que portaient les officiers de l’Empire Galactique durant la Première Guerre Civile Galactique. Ainsi à l’instar du Général Veers ou du Grand Moff Tarkin, je porte en plus de mon uniforme, des gants et des bottes en cuir noir ainsi qu’une ceinture noire. Bien évidemment, mon grade de commandeur suprême des forces impériales est épinglé au niveau de mon sein gauche.  Par ailleurs anecdote amusante, du fait de mon absence de forme, je puis revêtir sans aucun problème un uniforme d’homme si jamais j’y étais obligée. Fort heureusement, jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu à recourir à ce petit avantage.


Équipement

Amulette/pendentif : Ce pendentif, composé d’un alliage argenté quelconque, est sans doute le seul bijou que je porte en permanence avec moi. A vrai dire, il s’agit même du seul bijou que je porte tout court si l’on excepte ma couronne. Cette amulette, qui comporte deux pierres précieuses, appartenait jadis à mon père. C’est Lexa qui m’en fit « cadeau » lorsqu’elle m’apprit la mort de ce dernier. Depuis ce jour, je la porte constamment avec moi en souvenir de cet homme que j’ai assez peu connu même si je l’ai côtoyé depuis mon enfance. En dehors de son coté symbolique, ce bijou n’a rien de bien particulier si ce n’est confirmer certains soupçons de la cour impériale au sujet de ma filiation.


Armure de chevalier impérial : Comme tout membre de la caste des chevaliers impériaux, je dispose d’une armure similaire à la leur même si en tant qu’impératrice, je pourrais choisir de me démarquer de ces derniers. Cette dernière, de couleur écarlate, s’inspire  comme toutes celles des chevaliers impériaux, de l’armure de Darth Vader. Recouvrant mon torse et mes épaules, cette armure est composée d’un alliage fait de duracier et de fils de Phrik. Cet alliage  a été conçu afin de fournir à son détenteur une protection supplémentaire contre les attaques de sabre-laser. Outre des plaques d’armures au niveau de mon torse et de mes épaules, cette armure est composée d’une cape noire en armorweawe, rendant cette dernière résistante aux tirs de blaster, ainsi que d’une combinaison noire en Zersium, située sous les plaques d’armures. Enfin pour terminer, cette armure comporte également des gantelets écarlates composés de cortosis pur. Ces gantelets sont ma dernière protection contre les sabres-lasers étant donné le fait que tout sabre-laser, non doté d’un régulateur de puissance de lame, entrant en contact avec mes gantelets sera inutilisable pendant plusieurs minutes.


Diadème : Ce bijou, transmis si je puis dire de génération en génération, démontre, d’un point de vu concret, que je suis tout simplement l’impératrice de l’Impérium.  Ce diadème, ô combien brillant et clinquant, n’est pas un objet que j’aime revêtir, contrairement à mon masque. Pour être tout à fait franche, je ne le revêt que lorsque je suis en visite officielle ou que lorsque je dois accomplir certains de mes devoirs politiques comme....assister aux réunions avec les Moffs.


Masque mandalorien en Duracier :  Ce masque m’a jadis été offert par le clan Ordo. Il s’agissait autant d’un cadeau que d’une marque de respect d’un guerrier envers un autre vu que j’avais réussi, malgré mes nombreuses lacunes, à vaincre l’un de leurs champions au cours d’un duel des plus palpitants et des plus honorables. Bien que n’étant pas fait de beskar, le duracier composant ce masque, qui recouvre entièrement mon visage, est suffisamment résistant pour pouvoir encaisser quelques tirs de blaster conventionnels qui pourraient passer mes défenses et m’atteindre en pleine tête. Bien évidemment, si mon adversaire utilise un turbolaser ou un disrupteur, ce masque ne servira pas à grand chose. Ce masque, bien que typé mandalorien au vu de son architecture, ne dispose pas de visière en T bien que le jeu des couleurs laisse dénoter le contraire. Outre cela, ce masque est presque entièrement recouvert de noir, bien que cette couleur soit un peu usée par endroit étant donné ce qu’a subi cet objet. Cette couleur n’a bien évidemment pas été choisi au hasard par les Mandaloriens. En effet, en discutant quelque peu avec moi lors de ma...visite sur Ordo, ils ont pu découvrir que j’accordais beaucoup d’importance à la notion de justice. Or chez, eux peindre une armure en noir, signifie que l’on est en quête de justice. En somme, je puis dire que ce choix de couleur est des plus adaptés me concernant au vu de mon caractère.

Outre son coté  protection, je dois reconnaitre que ce cadeau est devenu indispensable. En effet, lorsque je le porte, je deviens une sorte d’icône...un symbole qui se définit plus par ses actions que par ses sentiments et ses pensées. Un telle icône ne peut qu’inspirer mon peuple et le rendre confiant. C’est pour cette raison que j’essaie d’enlever le moins possible ce masque sans qui je ne serais qu’une femme qui comme n’importe quel être de cette galaxie a des faiblesses et est vulnérable.


Sabre-laser :  Ce sabre-laser est mon arme de prédilection. Celui-ci ne se distingue aucunement de ceux de mes chevaliers impériaux. En effet, ces derniers possèdent un sabre identique au mien. Le choix de cette forme a été fait il y a plusieurs centaines d’années afin de marquer l’unité de notre ordre. Ainsi les gardes de nos sabres-laser sont grises et cylindrique. Elles possèdent également des crêtes noires qui couvrent environ la moitié de la surface incurvée du sabre. Le bouton d’activation de ce dernier, quant-à lui, est situé à proximité de l’émetteur de la lame, qui comme pour la plupart des sabres de mon ordre, est alimenté par un cristal synthétique qui produit une lame de couleur blanche. Cette lame, comme toutes celles des chevaliers impériaux, fonctionne parfaitement sous l’eau. Celui-ci est constamment accroché à ma ceinture.




Description psychologique

Lorsque le commun des mortels tente de dresser le portrait d’une personne noble, ils ont souvent tendance à penser que celle-ci, dans le cas d’une femme, est une intrigante arrogante qui ne soucie que de son pouvoir. Certaines imaginent même que les nobles issus de la gente féminine ne pensent qu’à s’amuser et ne sont bonnes qu’à changer de couche quand bon leurs semble. Une telle description est fausse, du moins dans le cas de la famille impériale. Concernant le reste de la galaxie, je ne me prononcerais pas car tel n’est pas le but de mon propos ici. En effet, l’on me demande, dans le cas présent, de parler de moi et plus précisément de ma psychologie afin que les générations futures puissent savoir qui j’étais et comment je raisonnais. A mes yeux, une telle demande, bien que sensée, n’est qu’une pure perte de temps car rien ne dit que ce que je m’apprête à révéler sur ma personne sera la vérité. Personne ne sera là pour le vérifier. Qui plus est, je pourrais intentionnellement oublier d’évoquer certains traits de ma psychologie afin que l’Histoire retienne de moi une image positive. En outre, je pense que tout ceci n’est pas pertinent pour la simple et bonne raison que je m’apprête à faire un descriptif de ma propre personne et que par conséquent, je ne serais guère objective. L’intérêt de l’Histoire ou du moins de l’historien est d’être objectif et d’établir une certaine forme de vérité ou du moins de comprendre les faits et les personnes qui ont donné naissance à ces faits. Or, en essayant de donner des explications, je risque, que je le veuille ou non, d’influencer  les générations futures qui pourraient dès lors avoir une vision erronée ou trop  caricaturale de ma personne. Ils pourraient voir en moi une dirigeante bienveillante comme ils pourraient m’assimiler, par mes propos, à l’héritière de Palpatine.

Or tel n’est pas mon but. Je ne tiens pas à ce que l’on fasse un portrait édulcoré de ma personne. Hélas, je me dois, en dépit de mes grands pouvoirs, vous faire un descriptif de ma personne. Ainsi avant de commencer à le faire, je tâcherais simplement de vous dire ceci : Sachez que de base rien n’est mauvais au début. Même Palpatine ne l’était pas. Peu importe le personnage que vous affectionnez ou que vous détestez. Chacun d’entre eux a fait ce qu’il avait à faire et ce au nom de raisons qui leurs étaient propres, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Chacun obéissait à ses propres logiques voire aux logiques de son époque. Ils avaient tous, moi y compris, la possibilité de faire le bien comme la possibilité de faire le mal à chaque instant de leur vie. Nous avons tous des choix difficiles à faire....des choix qui tiennent compte d’une certaine logique comme je l’ai dit. Nous aimer ou nous haïr pour ce que nous avons fait n’a pas beaucoup de sens. Ainsi ne soyez pas trop prompt à dispenser mort et jugement. Même les grands sages ne peuvent connaitre toutes les fins. Après tout qui aurait pu se douter que Anakin Skywalker, le grand héros de la Guerre des Clones et de la République, deviendrait Darth Vader, tuerait tous les Jedi et deviendrait le symbole d’un système dictatorial ? Qui aurait pu se douter que ce même homme, qui n’a pas hésité un seul instant à bombarder des planètes et à tuer des novices Jedi, se retournerait contre son maitre et reviendrait du coté de la Lumière ? Personne.  Alors avant de me juger et de juger ces personnages, renseignez vous à leur sujet et essayez de les comprendre en raisonnant en fonction de ce que vous savez sur eux mais aussi sur ce qu’ils ont du affronter et sur les composantes de leurs univers.

Qui plus est, à mon sens, cette demande n’a aucun sens. A mes yeux, les actes sont beaucoup plus significatifs que les paroles. Si vous voulez donc un conseil, si vous tenez tant que ça à me connaitre, essayez d’obtenir quelques enregistrements holographiques de ma personne. Cela vous permettra de mieux me connaitre...Mais je m’égare...

Bref, commençons cette description si vous le voulez bien.

Pour commencer, je dirais que pour me comprendre, il faut savoir que je suis l’Impérium. Je ne veux pas dire par là que je règne, tel un tyran famélique, sur ce régime. Non, je veux dire tout simplement que j’incarne ce régime...que je le représente et que par conséquent je suis le paragon de ses valeurs tout comme l’est d’ailleurs mon Champion. Ainsi, que je l’ai voulu ou non, ma psychologie a du se coller à la représentation que j’avais de l’Impérium et à ce qu’on attendait de moi. Ainsi, certains de mes traits de caractère ne vous surprendront guère lorsque je les évoquerais, tandis que d’autres pourront toujours vous sembler incongrus pour une personne de mon rang. De ce fait, je puis vous révéler, déjà par avance, que rien n’est plus important pour moi que mon devoir. En effet, en tant que représentante et dirigeante de l’Impérium, je me dois de faire en sorte de protéger mon peuple et de le guider. L’échec n’est pas une option que je dois envisager. Au nom de la survie et de la prospérité du régime que j’incarne, je me dois d’être prête à commettre tous les sacrifices possibles et inimaginables...quand bien même cela signifierait ma mort. Je ne puis me permettre de me montrer égoïste et je ne puis faire passer mes sentiments personnels avant le bien de mon régime. Ainsi, j’ai appris, à la dure certes, à faire fi de mes griefs personnels pour faire ce que l’on attendait de moi...ou faire ce qui me semblait juste, non pas pour moi, mais pour la survie de l’Impérium, qui, en cette ère troublée, est menacé.

Bien que je sois une femme, n’allez donc pas croire que je me laisse aller au sentimentalisme en public. J’ai plus ou moins réussi à me conditionner. Par conséquent, peu importe le choix qu’il me faudra prendre, celui-ci sera toujours basé sur une logique froide et dure et non sur les sentiments qui pourraient m’animer. Bien évidemment, la logique n’est pas seulement la seule composante prise en compte lorsque je dois me prononcer sur telle ou telle question. J’essaie également de faire en sorte que le choix que je m’apprête à faire soit bénéfique pour l’Impérium. Aucun de mes choix  n’est donc fait au hasard.  Du fait de cette conduite, l’on a souvent dit de moi que j’avais une personnalité neutre et que mes choix, bien qu’empreints de logique, révélaient un certain cynisme.

Outre ces traits de caractère, je puis vous révéler, que je suis quelqu’un de plutôt patient même si je n’ai certainement pas la patience d’un Jedi. Toutefois, grâce à certains de leurs membres, j’ai appris, petite, à réfréner ma spontanéité qui, si elle était demeurée à l’heure actuelle, m’aurait sans doute conduite à la mort. En effet, en tant que dirigeante, j’ai appris très tôt l’utilité mais également les limites de la patience. De par sa caractéristique, la patience m’a permis, à plus d’une reprise, de réfléchir plus posément à certains sujets ou à certaines situations et ce en les analysant, un peu plus en profondeur, ce qui m’a offert la possibilité de prendre souvent des choix bien  plus judicieux.  Toutefois, j’ai pu également très vite noter, qu’être trop patiente, pouvait être un défaut qui, par exemple, lors d’une bataille pouvait me couter la victoire. Ainsi, je suis une personne, qui bien que patiente, ne va pas manquer d’audace ou va au contraire parfois mettre en jeu sa vie en espérant que ce qu’elle s’apprête à tenter, lui permettra d’obtenir ce qu’elle désire. On peut plus ou moins dire qu’en plus de ma patience, je sais qu’il est nécessaire parfois de lancer les dés sans plus tarder et qu’il est parfois nécessaire de faire preuve d’audace... chose qui m’a été également enseignée petite par un pilote de l’Escadron Rogue.

Ce dernier avait en effet eu la rengaine suivante : «  Qui ose gagne ». Bien qu’à l’époque j’ignorais ce qu’il entendait par là, j’ai très vite compris l’utilité d’une telle leçon que je tâche d’appliquer quand les conditions me semblent réunies ! Je dois reconnaitre, d'ailleurs, que cette leçon me fut des plus précieuses, lorsque plus jeune l'on me fit étudier l'art de la guerre.

Que dire de plus à mon sujet ? Je pourrais vous révéler que je suis quelqu’un de plutôt réservée. En effet en dehors de certaines situations propres à ma fonction d’impératrice, je suis plutôt une personne discrète qui ne cherche pas à attirer l’attention sur elle. Bien que je sache que j’ai une destinée à assumer en ces temps troublée, je ne cherche pas à me mettre en avant et ce au grand dam de la propagande qui aimerait bien pouvoir exploiter ma figure à sa guise. Malheureusement pour eux, je ne les laisse guère faire. Je préfère gagner les cœurs et les esprits  à ma manière c’est à dire en agissant et non en laissant quelques personnes me mettre en scène dans un bête spot holographique.

Ainsi comme vous devez vous en douter je suis quelqu’un de peu loquace, hormis quand la situation l’exige. Seule une certaine personne parvient à me faire prononcer plus de deux phrases.  Le reste du temps, je me contente de me taire, d’observer et d’écouter mon entourage et de prendre la parole que si cela est nécessaire. L'on pourrait presque dire que j'analyse mon entourage et leurs avis afin de réfléchir posément à une question donnée, ce qui ne serait pas totalement faux. Bien entendu du fait de ma charge, il m’arrive souvent d’être sur le front ou de prononcer des discours. Dans ce genre de cas, bien que je sois dans l’obligation de faire parfois de longues allocutions ou tout simplement de longues phrases, je demeure calme. En effet, je ne gesticule jamais, quand bien même il pleuvrait des obus tout autour de moi. Je demeure calme et impassible et seule ma voix retranscrit une émotion...émotion qui aura été calculée bien évidemment en fonction du propos et de la situation.

Cette discrétion, comme je l’ai dit, fait que je me met peu en avant. Or ma fonction m’oblige, en temps normal à me placer sur les feux de la rampe, ce que je ne fais quasiment jamais. Je n’interviens que lorsque je le juge nécessaire ou que lorsque la situation m’y oblige. Ainsi, contrairement à la Reine-Mère, je ne joue pas sur mon statut et je ne laisse pas quelques bêtes questions protocolaires guider mon quotidien. Et oui, le protocole n’a jamais été mon fort. Il s’agit même d’un domaine que j’ai toujours méprisé. Je ne parle pas ici de respect, attention, mais de rituel visant à mettre en scène mon pouvoir. En fait, je pourrais même aller plus loin en vous révélant que je suis quelqu’un qui méprise la cour impériale. Je ne me sens à l’aise qu’au milieu des militaires et non au milieu d’hommes politiques voulant me cirer les pompes dans l’espoir d’obtenir une faveur de ma part ou voulant à tout prix mon poste. En somme on pourrait presque dire que je suis la Némésis de Alexandra Solaris ou devrais-je dire plutôt la Némésis de la Reine Mère de Hapès telle qu’on se la représente. L’on pourrait même affirmer, sans émettre la moindre erreur, qu’en temps qu’Impératrice, je n’ai pas grand chose à voir avec l’Empereur Palpatine.

En effet, contrairement, aux deux personnes que je viens de mentionner, je suis une personne qui essaie, comme tout bon militaire, d’être honorable. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une chose aisée et encore aujourd’hui j’ignore si je le suis ou non. A vrai dire, parfois je me demande même si mon sens du devoir ne me poussera pas, un jour, à sacrifier mon honneur car après tout, comme je vous l’ai déjà dit, je serais prête à tout pour faire en sorte que l’Impérium puisse survivre et puisse gagner. Une telle forme d’abnégation devrait être louable en temps normal mais, pour être honnête, cette composante de ma personne me fait peur pour la simple et bonne raison qu’un jour elle pourrait me condamner à emprunter, comme certains de mes ancêtres, la voie du coté obscur de la Force. Pour sauver mon peuple, je n’hésiterais pas une seule seconde à le faire, bien que je préfère, à l’heure actuelle, éviter de mentionner ce point à mes chevaliers impériaux et ce pour des raisons évidentes. Néanmoins, dans l’éventualité où je basculerais du coté obscur, j’aurais peur, non pas d’avoir sauvé mon peuple mais de la personne que je serais devenue car après tout comme l’a un jour énoncé un Maitre Jedi : « Si tu t‘engages sur le chemin du Coté Obscur, à jamais il guidera ton destin ».

Bien évidemment, l’on me rétorquera que mon ancêtre à savoir Anakin Skywalker a fait de grandes choses....stupéfiantes...certes mais terribles ! Et c’est bien cela qui me fait peur. Si je n’avais pas été une utilisatrice de la Force, je n’aurais sans doute pas craint autant le coté obscur de la Force que je répugne mais je dois bien avouer qu’à l’heure où je fait cet enregistrement, il s’agit bien de la seule chose dans cette galaxie qui m’effraie le plus...le pire étant dans cette histoire qu’en le craignant, je précipite, d’une certaine manière ma chute. Toutefois, bien que je le craigne, je n’en laisse rien paraitre. Nulle personne n’est au courant de mes peurs ou plutôt devrais-je dire de ma peur et je n’en ferais jamais mention à personne si ce n’est à la personne en qui j’ai le plus confiance à savoir Lexa...

Toutefois, n’allez pas croire que cette peur de finir comme mon arrière...arrière....arrière...arrière -  moui bon au diable l’exactitude historique - grand père, m’empêche d’agir comme je l’entends. En effet, bien que comme tout être humain, je suis sujette au doute et à la peur, je ne laisse pas ces derniers me paralyser.  En privé, en compagnie de Lexa, je peux me permettre de me montrer hésitante voire anxieuse mais pas en public. En tant que dirigeante, je dois montrer que je suis une personne forte qui reste droit dans ses bottes et quand bien même la mort en personne lui ferait face. Ainsi, en public, je ne laisse aucune émotion prendre le pas sur ma raison. Je tâche d’afficher un masque de sérénité voire de froideur afin que tous sachent qu’il n’y a pas de doute....il n’y a que l’impératrice. Cette impression de froideur et de détermination est même accentuée lorsque je porte le masque que le clan Ordo m’a offert. Ce dernier, du fait qu’il voile entièrement mon visage, empêche mon auditoire tout comme mes ennemis de lire mes expressions faciales, ce qui je dois le reconnaitre est bien pratique même si depuis que j’occupe le trône, j’ai su me construire une sorte de masque de guerre qui peut laisser penser que je ne ressens aucune émotion...ce qui est vrai dans une certaine mesure étant donné le fait que je ne laisse pas ces dernières interférer avec mon devoir.

D’ailleurs, à ce sujet, de nombreuses personne ont cru, au vu de ce masque que je revêt, que je n'étais qu’un être froid qui n’éprouvait que du dédain pour son entourage. Pour certains d’entre eux, tels que les Moffs, c’est le cas vu que je les méprise profondément. Pour les autres...et bien je dirais tout simplement qu’il s’agit d’une mauvaise interprétation de ma personne même si je dois dire que cela me rend service vu que cela signifierait que les renseignements ennemis ignorent quoi penser de ma personne. En soi, il s’agit donc d’un avantage non négligeable !

Pendant que j’y pense encore, je pourrais vous mentionner un détail concernant cette supposé froideur. Comme je vous l’ai dit, je tâche de revêtir une sorte de masque afin que mes sujets voient en moi en leader digne de ce nom... Toutefois, je dois reconnaitre que ce masque est également une sorte de protection pour moi. En effet, en tant qu’utilisatrice de la Force, je me suis vu octroyée par cette dernière, un don...qui ressemble plus à une blague ou à une malédiction qu’à un véritable don si vous voulez mon avis. Depuis petite, je suis capable de tisser ce que les Jedi nomment des liens de Force. Au vu de mon poste, disposer d’un pouvoir qui me permet de sympathiser rapidement avec des personnes issues de tous les horizons galactique et qui me permet donc par extension de me constituer rapidement une équipe ou des soutiens en qui je pourrais avoir totalement confiance est très pratique.... Mais en temps de guerre, il s’agit sans doute d’une véritable malédiction. Cette capacité, sur laquelle je n’ai malheureusement aucun contrôle, exacerbe mes sentiments ce qui me complique la tâche lorsque j’essaie de prendre des décisions difficiles. De même lorsque l’un de mes proches meurt, je sens sa mort dans la Force et ce de façon très intense... Ne parlons même pas des blessures qui me marquent également. Ainsi, vous comprendrez qu’en temps de guerre, je trouve que cette capacité est plus une malédiction qu’un cadeau du ciel... Lorsque ma mère est morte par exemple, je puis vous assurer que je l’ai senti passée... Je serais même bien incapable de vous décrire clairement ce que j’ai ressenti à ce moment là... C’était comme si l’on avait arraché une partie de mon âme et que l’on avait coupé au sabre-laser ma tête...

Bref, du fait de la nature de ce pouvoir et des circonstances actuelles, des Jedi furent dépêchées pour m’apprendre à maitriser mes émotions, qui, si elles n’étaient pas contrôlées, pourraient me faire basculer du coté obscur. Ainsi en contrôlant mes états d’âme et en tâchant de limiter mes interactions, je cherche également à me protéger...bien que cela soit illusoire vu mes rapports avec Lexa mais aussi avec les chevaliers impériaux et certains militaires... En effet, même si j’essaie de limiter mes interactions avec mon entourage, je suis l’Impératrice et le commandeur suprême des forces de l’Impérium. Par conséquent, mon statut m’oblige à interagir avec le monde qui m’entoure. Si l’on ajoute à cela le fait que je suis, au grand dam de mes chevaliers impériaux, une dirigeante qui préfère participer activement à la guerre qui nous oppose aux Sith et au Consortium, je suis forcément liée avec plusieurs dizaines de personnes qui voient en moi un leader charismatique pour lequel ils seraient prêts à aller en enfer si jamais je venais à en donner l’ordre... chose qui pourrait bien arriver un jour, si je m’y voyais contrainte.

Que pourrais-je vous dire de plus ? Ah oui, comme je vous l’ai dit, à mes yeux , je représente l’Impérium...ce qui n’est pas rien ! Par conséquent, ma conduite se doit d’être exemplaire auquel cas je pourrais donner une image négative de mon régime ! Ainsi, en plus d’être une personne honorable, j’essaie d’être aussi sincère que possible et j’essaie de me montrer polie la plupart du temps ce qui parfois est très compliqué vu mon « gout » pour l’étiquette et pour les jeux de la « cour ». Bien que je tâche d’être sincère et que je méprise les intrigants, raison pour laquelle d’ailleurs, j’entretiens des rapports plutôt houleux avec les renseignement, je ne suis pas pour autant une personne dénuée de Mètis. Néanmoins contrairement aux renseignement, je tâche de faire en sorte que mes ruses ne soient pas déshonorantes que ce soit pour moi ou l’Impérium que je représente.

Après tout, comme je vous l’ai déjà mentionné, je suis un symbole...un symbole qui doit illustrer un idéal.  En plus d’être cela, je suis également son bras armé, son épée et son bouclier. Je me dois d’être bienveillant et de veiller à l’épanouissement de mes sujets. Je suis leur protectrice en plus de leur dirigeante. D’ailleurs en tant que telle, je me fois de me montrer exigeante et inflexible ! Bien que je sois prête à me battre jusqu’au bout pour que survive l’idéal que j’incarne, mon peuple doit être prêt à faire les mêmes sacrifices que moi et je me dois, pour que  nous puissions triompher et prouver notre grandeur, leur exiger l’impossible. Tout comme moi, ils doivent également se montrer inflexible et prouver qu’aucune menace, que ce soit dans cette galaxie ou dans une autre, que ce soit dans cette vie ou dans une autre, ne nous fera reculer.

Et oui, mon boulot, si tant est qu’on puisse le nommer ainsi, a fait de moi un être qui sait se montrer inébranlable et implacable. Pire même, les guerres et ma charge ont presque anéanti le peu d’innocence et de candeur que je possédais. Certes, en compagnie d’une certaine personne, je suis encore capable de laisser émerger une autre partie de ma personnalité que je détaillerais plus tard, mais sinon...désormais je ne suis plus une rêveuse qui s’émerveillait rien qu’en observant les étoiles. J’ai du sacrifier mes rêves et mes envies pour le bien de l’Impérium. Au vu de la situation actuelle, je ne puis me permettre, de me montrer naïve et de croire en la bonne foi des gens qui m’entourent.  Si jamais je venais à le faire, cela pourrait me couter la vie mais cela pourrait également nous couter la victoire et il est en hors de question ! J’ai juré que, je parviendrais à faire connaitre à l’Impérium un triomphe militaire qui ferait passer le triomphe de Hoth pour un pétard mouillé ! Or je ne manque jamais à une promesse à moins que celle-ci n’entre en contradiction avec mon sens du devoir. Si tel n’est pas le cas, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour la remplir ! Au final, l’on pourrait presque dire que la situation m’a obligé à devenir quelqu’un de réaliste.... Ainsi contrairement à de nombreux officiers, je sais par exemple qu’une guerre qu’elle soit remportée ou non coutera à mon propre camp la vie de nombreux hommes de valeurs...des hommes que j’avais juré de protéger...

Et oui, si j’ai bien un défaut, si tant est que l’on puisse dire qu’il s’agit d’un défaut, c’est que j’accorde beaucoup de valeur à la parole des gens. Lorsque l’on me dit quelque chose, je m’attends à ce que la personne accomplisse ce qu’elle a dit. Si elle ne le fait pas, je ne la considèrerais plus à moins qu’elle ait eu une bonne raison. D’une certaine façon ces traits de caractères dénotent chez moi une certaine forme de rigidité qui me ferait passer pour une personne ayant un énorme....balai dans le cul ! C’est plus ou moins le cas, quand on y réfléchit bien quand on sait que comme toute impériale qui se respecte je suis quelqu’un qui croit profondément en la notion d’Ordre ! De plus, à l’instar de n’importe quel militaire, j’accorde beaucoup d’importance à la loyauté. Il s’agit d’une valeur que je sais apprécier et récompenser à sa juste mesure surtout en ces temps troublées où la trahison semble être devenue la norme. D’ailleurs en parlant de trahison, sachez que comme la plupart des gens qui peuplent cette galaxie, je méprise les traitres...  Et encore, s’il n’y avait que les traitres... Tout comme mon ancêtre, je ne tolère qu’assez peu l’incompétence de mes hommes quand celle-ci est injustifiée... Bien que je ne puisse plus châtier ces personnes comme il se devrait, je fais toujours en sorte que leur récompense soit à la mesure de leur incompétence.

Outre ce défaut, je pourrais également vous dire que je suis quelqu’un de particulièrement rancunier. En effet, l’on puis dire sans trop se tromper que j’applique ce précepte qui est propre à l’Impérium à ma personne : Quand on attaque l’Empire, l’Empire contre-attaque. A moins qu’une raison suffisamment grave ne m’y oblige, je ne pardonnerais la faction ou le camp qui aura osé commettre un affront contre l’Impérium ou moi-même. Je châtierais de ma main, s’il le faut, les impies qui oseraient nous défier. Les Jedi ont eu beau vouloir m’apprendre le contraire, ils n’ont jamais réussi à gommer cet énorme défaut de ma personnalité. Et encore je ne vous ai mentionné qu’un défaut parmi tant d’autres !

Je pourrais également mentionner un défaut que l’on retrouve chez beaucoup de militaire. Bien que je sache me montrer patiente et que je me montre courtoise quand cela est nécessaire, je n’aime guère que mes subordonnés tournent autour du pot. Je préfère quand les gens vont droit au but ! Je n’aime pas perdre du temps en bavardage incessant qui pourraient me faire croire que je suis en train de m’adresser à un « connard de scribouillard » comme qui dirait. La seule personne, en ce bas monde, qui peut se targuer d’avoir le droit de me faire languir n’est autre que Lexa ! Cette dernière a d’ailleurs, eu le plaisir de constater que je pouvais me montrer très têtue... Me faire changer d’avis n’est pas une mince affaire... C’est même presque aussi épique que d’essayer de détruire la première étoile de la mort avec une torpille à protons. Les chevaliers impériaux sensés assurer ma garde ont d’ailleurs du s’arracher les cheveux plus d’une fois ! En effet, il m’est arrivé assez souvent de prendre des risques inconsidérés car non seulement je considérais que cela en valait la peine mais aussi car je considérais que lors d’une bataille, ma place n’était pas à l’arrière mais sur le champ de bataille, en première ligne avec mes soldats. Après tout, qui suis-je pour demander à des hommes de se sacrifier pour un régime si moi même je ne suis pas prête à le faire hm ? Que mes hommes soient d’accord ou non, j’essayerai toujours de faire ce qui me semble juste quand bien même cela m’attirerait des ennuis avec les Moffs !

Je suis une personne des plus déterminées et cela a du se ressentir au cours du discours que je viens de faire j’imagine. Rien, si ce n’est la mort ne m’empêchera d’accomplir ce pour quoi je suis née bien que je n’ai sans doute pas les épaules faites pour le destin qui m’attend. Mais après tout...quand on y pense...le destin ne choisit pas entre le bien et le mal... Il ne fait pas honneur à la Lumière...et ne juge pas les Ténèbres... Il ne fait que récompenser ceux qui sont prêt à se battre pour lui...et je suis prête à le faire même si comme je vous l’ai dit je ne pense pas être la personne taillée pour cette tâche...

Contrairement à la plupart des militaires, je ne demeure pas insensible aux conseils de mes subordonnés surtout quand ils sont compétents ou qu’ils savent utiliser leur matière grise ou qu’ils sont plus expérimentés. Au vu de mon jeune âge, il me semblerait incongru voire particulièrement stupide d’ignorer l’avis de personnes qui ont commencé à se battre alors que je n’étais moi même qu’un nourrisson. Quand bien même la personne qui me donnerait un avis sur une question donnée ou critiquerait mon plan serait un stormtrooper, je l’écouterais si tant est que son avis est fondé bien évidemment ! J’apprécie ce genre de comportement que je tâche justement de récompenser en octroyant une promotion à la personne qui aura osé faire une suggestion !  J’irais même plus loin en vous révélant que je respecte beaucoup plus les hommes qui se sont battus sous mon commandement que les Moffs ! Ces hommes avec qui j’ai pu combattre sur le champ de bataille sont similaire à une sorte de grande famille pour moi bien que je ne puisse pas le leur dire, à quel point je les apprécie, de façon explicite au vu de la barrière qu’impose ma charge. En effet, bien que je puisse me montrer bienveillante voire respectueuse à leur égard, je ne puis adopter un comportement fraternel... ce qui je dois le reconnaitre est quelque peu frustrant vu qu’au final ce qu’il connaisse le mieux de ma personne c’est mon coté autoritaire, si vous voulez mon avis.

Pour enter terminer avec le coté impersonnel de ma psychologie, je pourrais vous dire que je crois en la victoire de l’Impérium bien évidemment mais je crois également en l’établissement d’une méritocratie qui apportera à la galaxie l’ordre et la stabilité dont elle a besoin et qui abattra les barrières sociales....une méritocratie dans laquelle des notions comme l’efficacité, la discipline et le respect seront des valeurs clés !

Sur une note plus personnelle, je pourrais vous dire que je change du tout au tout lorsque je suis en compagnie d’une certaine personne en privé.... Cette personne n’est autre que Lexa de Vendenberg. Bien qu’elle fut une mère de substitution, quand j’étais plus petite, elle est devenue aujourd’hui, contre toute attente, mon amante. Il s’agit sans doute de la seule personne dans cette galaxie à savoir encore m’apaiser et il s’agit de la seule en qui j’ai totalement confiance. Je remettrais ma vie voire mon empire entre ses mains car je sais qu’elle respectera mes décisions. Étrangement, il s’agit encore de la seule personne qui arrive encore à éveiller en moi la jeune femme que je suis et non l’impératrice, ce qui je dois l’avouer est parfois très troublant vu que souvent j’ignore comment me comporter. On pourrait presque dire qu’en sa compagnie, il m’arrive presque d’être timide et d’être plus rayonnante. Elle seule sait comment s’y prendre pour briser la glace avec moi...

Cette femme, qui par bien des aspect demeure quelque part mystérieuse, est l’élue de mon cœur. Elle représente pour moi la tentation ultime et encore aujourd’hui j’en viens à me demander si je serais prête à sacrifier sa vie pour accomplir mon devoir. En théorie vu ce que je viens de vous dire, je devrais l’être mais nous sommes tellement liées que je vous avouerais ne pas savoir quoi penser de tout ceci... Une chose est cependant certaine, ma vie demeurera liée à la sienne et aucune autre personne ne l’a remplacé, ne l’a remplacera et ne l’égalera.



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MessageSujet: Re: Varyssa Fel    Dim 22 Mai - 14:21



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Chapitre I : Il y a longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine

Moi qui croyait en avoir fini avec ces mondanités, il semblerait que je doive encore une fois répondre à votre demande qui, je dois le reconnaitre, me parait troublante. Bien que mon temps me soit extrêmement précieux au vu du nombre d’affaires que je dois gérer, je tâcherais de satisfaire votre demande. Mais pourquoi me demander-vous de vous raconter mon Histoire ? Je suis certes de part mon titre, une personnalité importante et je comprends votre besoin de laisser aux générations futures des renseignements sur le passé afin qu’ils puissent tirer des enseignements de nos erreurs...mais pourquoi suis-je dans l’obligation de me charger moi-même de cette tâche ? N’importe quel Historien, ou proche de la maison impériale serait en mesure de rédiger mon Histoire et ce en se basant sur les témoignages de mes proches ou encore sur les divers enregistrements qui existent au sujet de mon passé. Il est vrai, que connaitre l’Histoire d’une personne et ce en lui demandant de vous la raconter est louable mais rien ne garantit que votre demande soit satisfaite. Bien que, dans le cas présent, je vous ai donné mon accord, il pourrait m’arriver d’occulter sciemment certains évènements, tout comme je pourrais également magnifier certains pans de ma vie. Qui plus est, je demeure, malgré ma sensibilité à la Force, un être humain. Par conséquent, je pourrais, sans le vouloir, oublier certains passages de ma vie...même si au vu de mon âge, vous pouvez être sûre que je pourrais vous relater, sans aucun problème, les moments les plus importants de mon passage dans cette galaxie. Néanmoins au vu de mon jeune âge, il vous faudra sans doute revenir d’ici quelques années, afin d’obtenir encore une fois mon témoignage sur les divers évènements que j’aurais connu...du moins si je survis d’ici là ce qui n’est guère garanti au vu des derniers évènements galactiques.
Bref, il serait temps d’aborder mon Histoire, que vous semblez attendre avec impatience.

Pour commencer, je dirais que je suis venue au monde sur Bastion, il y a prêt de 31 ans années, et ce au sein de la famille impériale. Comme vous devez vous en doutez, je serais dans l’incapacité de vous décrire avec exactitude mes premiers instants dans ce monde qui s'offrait si soudainement à moi. Néanmoins, je serais en mesure de vous révéler certains détails factuels qui accompagnèrent ma naissance. Pour en revenir, à ce que je vous disais, je suis née sur Bastion, et ma mère n’était autre que l’Impératrice de l’Impérium à savoir Valla Fel. Autant dire qu’au vu d’un tel détail, vous serez d’accord avec moi lorsque je dis que dès cet instant, mon destin, ou du moins une partie de mon destin, fut tracé ce jour-là. Étant la seule et unique fille de l’Impératrice, j’étais sûre, du moins à cet instant, de lui succéder un jour...tout comme la galaxie pouvait être sûre que cette fille...ou du moins ce bébé que j’étais, été née avec une cuillère en argent dans la bouche...ce qui n’est pas totalement faux mais pas totalement vrai non plus quand on regarde ce à quoi ressembla ma jeunesse.

Bien évidemment, comme vous devez vous en douter, ma « soudaine » venue au monde fut célébrée en grande pompes notamment sur Bastion et ce pour de multiples raisons dont la suivante : la lignée principale des Fel, qui jusqu’à dernièrement demeurait fragile à cause de l’absence d’héritier, venait de s’assurer une nouvelle descendante...descendante qui ne connut pas son père d’ailleurs...tout comme la cour impériale, à ce moment là...même si je suppose que le directeur des renseignements de l’époque savait qui était mon géniteur. Ma mère avait fait ce choix pour une raison simple : Au vu de l’instabilité que connaissait la galaxie à ce moment précis, elle avait préféré taire l’identité de mon géniteur et ce afin de me protéger, si je puis dire. En effet, ma génitrice était quelque peu...volage si je puis dire. Par conséquent, taire ma parenté lui permettait de mieux manipuler certains Moffs avec qui elle avait pu avoir des entretiens privés...ce qui marcha dans un premier temps...même si, au final, ma mère fut obligée de me mettre en sécurité sur Ilum, où se situait le temple Jedi et ce une année et demi après ma venue au monde.

Ce soudain changement de stratégie de la part de ma mère concernant ma sécurité fut du à un évènement extérieur à l’Impérium. En effet, au cours de l’année 371, des Sith accomplirent le tour de force d’assassiner au sein même du Consortium de Hapès, la Reine Mère en personne et ce malgré la vigilance de son Chumedoro. Si au sein même du pouvoir central Hapien, un assassinat pouvait être commis sans que l’on parvienne à l’empêcher, le même scenarii pouvait avoir lieu au cœur même de Bastion. Par conséquent afin de me protéger, et ce dans le plus grand secret, ma génitrice m’envoya sur Ilum...endroit où se situait le Temple Jedi et où par extension se situait le plus grand nombre de chevaliers Jedi. De par sa position dans l’espace et la présence d’autant d’être sensibles à la Force, il aurait été suicidaire pour un assassin de venir en ces lieux. Au vu même des défenses de la planète, il aurait très vraisemblablement valu envoyer des commandos Mandaloriens... Ce fut donc ce sur cette planète que je passais 13 années de ma vie et ce dans la plus grande quiétude qui soit.

Bien évidemment, il me serait difficile de vous dévoiler à quoi ressemblait mon quotidien lorsque je fus « stationnée » sur cette planète. De mes premières années passées là-bas, je ne possède que quelques vagues réminiscences dont le sens m’échappe clairement. Tout ce que je puis vous dire de mes premiers moments passés sur Ilum, c’est qu’un chevalier impérial me surveilla alors que je n’étais qu’un nourrisson et ce jusqu’à l’âge de 6 ans. Étrangement, c’est à partir de cet âge que mes souvenirs se font plus précis...et c’est à ce moment là également, que mon garde fut remplacé par deux autres personnes dont une deviendrait bien plus tard mon âme sœur.  Le premier de ses remplaçants n’était autre qu’un certain Gustus, chevalier impérial de son état et personne devant s’assurer de ma protection et de mon éducation. La seconde personne, l’accompagnant, était, pour sa part, Lexa de Vendenberg, son écuyère.

Ce remplacement et l’arrivée de nouvelles têtes suscita ma curiosité, comme vous devez déjà vous en doutez. Après tout, ces deux quidams, si je puis dire, représentaient, au départ, une sorte de bouleversement dans un univers qui au cours de 6 années n’avait pas changé. Très vite, néanmoins, je sus me faire à ce changement même si j’appris également, assez rapidement, que mon nouveau tuteur n’était guère du genre plaisantin...pour le plus grand déplaisir de la jeune enfant que j’étais alors.

Et oui, à cette époque, je n’étais pas encore la femme que je suis devenue aujourd’hui. J’étais quelque peu débordante d’énergie et un rien m’émerveillait. Un rien pouvait aussi titiller ma curiosité qui était pour le moins maladive à cette époque. Fort heureusement, si je puis dire, je vivais dans un endroit comportant la plus grande bibliothèque de la galaxie et même si je n’ai jamais pu parcourir tout le savoir qui était abrité dans le Temple Jedi, nombre de ses connaissances surent abreuver mon âme en quête de savoir. J’en venais même parfois à m’endormir dans cette Bibliothèque ce qui obligea, plus d’une fois, l’écuyère de mon tuteur à me ramener dans ma chambre et ce en me portant dans ses bras.

Bien évidemment, ces années passées chez les Jedi, ne furent guère palpitantes. A vrai dire, il ne s’y passa rien de notable ce qui était le but. Ma mère n’aurait jamais choisi pour moi ce lieu de villégiature si celui-ci avait pu connaitre des quelconques bouleversements pouvant porter atteinte à ma vie ou devrais-je dire plutôt à ma survie.  Néanmoins même si j’étais loin de mon peuple et de l’espace de l’Impérium, je connus à l’instar des héritiers et héritières qui me précédèrent une éducation des plus strictes même si je pense que pour ma part celle-ci fut bien moins stricte que celle que connut ma mère. Même si j’étais jeune, et même si l’impératrice n’était pas là pour s’occuper de moi, Gustus, avec l’aide de Lexa il faut bien l’avouer, commença à m’inculquer toutes les notions qui lui permettraient de faire de moi l’héritière d’un régime militariste.
Bref, autant dire que mes journées ne furent pas toutes très reposantes car il m’imposa, durant toute ma vie sur Ilum, une série d’exercices visant à discipliner mon esprit mais aussi mon corps. En somme, je pourrais presque dire qu’il a cherché à me former en même temps qu’il formait sa discipline aux arcanes de la Force et du Sabre-Laser. Contrairement à cette dernière, néanmoins, je ne tins aucun vrai sabre-laser entre mes mains au cours de mes moments passés sur Ilum. Je me suis tout simplement cantonnée à un sabre-laser d’entrainement à l’instar des novices qui peuplaient le Temple. D’ailleurs, à plus d’une reprise, je pus participer à certains cours ou certains « tournois » en compagnie d’autres novices même si Gustus veilla à ce que la philosophie Jedi n’empiète pas sur les plate-bande de mon éducation. Néanmoins s’il y a bien une chose que je dois reconnaitre aujourd’hui, c’est que c’est aux Jedi que je dois ma maitrise de la Force, ou du moins en partie vu que le reste m’a été enseigné bien plus tard par une personne que j’ai déjà mentionné.

Bien que chevaliers impériaux et Jedi soient alliés, leurs philosophies diffèrent sur de nombreux points et notamment sur la Force, qui pour les chevaliers impériaux n’est qu’un outil parmi tant d’autres mais que cet outil, contrairement à d’autres, était extrêmement puissant. C’est bien évidemment ce que m’enseigna Gustus, bien qu’il alla plus loin en affirmant que je me devais de la plier à ma volonté. Les Jedi quant-à eux voient la Force comme une alliée ou une sorte de guide, bien que lorsqu’on s’y attarde l’on peut voir que ce que je viens de vous dire n’est qu’un  vulgaire résumé qui ne colle, d’ailleurs, pas du tout, au propos mentionné mais je m’égare.

Pour en revenir au sujet, du fait que j’ai passé ma vie dans cet endroit, j’ai su, malgré l’éducation de Gustus, tirer certains enseignements des Jedi. Ainsi, très jeune j’ai appris l’utilité de la méditation, contrairement à d’autres chevaliers impériaux et j’ai pu entrapercevoir ce qu’était la Force du point de vu Jedi même si comme vous devez déjà vous en doutez, je n’étais pas en mesure de comprendre à ce que j’avais affaire. A vrai dire, je ne le suis sans doute pas...mais là n’est pas le propos.  Au final, le code Jedi a quelque peu déteint sur moi ou du moins sur certains de mes traits de caractère même si je savais, dès cette époque, que jamais ô grand jamais je n’imiterais mon ancêtre et deviendrais un Jedi.

Pour en revenir à ce que je disais précédemment, Gustus chercha à m’entrainer en compagnie de Lexa, du moins à une moindre mesure vu que je n’avais pas ni la maturité ni la résistance physique requise pour subir pleinement l’entrainement des chevaliers impériaux. Toutefois, je pus en avoir un aperçu. En effet, aux travers de séances d’entrainement plutôt intense, je dus m’entrainer souvent en compagnie de Lexa que ce soit physiquement ou mentalement même si comme je l’ai déjà dis, comparé à elle, mon entrainement n’était rien. Ces entrainements, que je ne prendrais pas la peine de décrire vu qu’il s’agissait surtout d’exercices physique classique, devaient nous apprendre à discipliner notre caractère et devaient dans le cas de Lexa lui inculquer une obéissance sans faille aux ordres. Dans mon cas, cette partie fut légèrement différente.

En effet, grâce aux archives du temple Jedi et à son accès holonet, Gustus chercha aux travers de leçons d’Histoire et de politique, à me faire comprendre ce qu’était l’Impérium. Il chercha très tôt à m’inculquer un sens du devoir non pas envers l’Empereur et sa famille mais envers l’Impérium vu que j’allais finir par devenir un jour la dirigeante de ce régime. Le but de ces entrainements étaient de faire en sorte que Lexa, tout comme moi, ne puissions succomber aux fortes émotions et aux passions qui pourraient nous dévorer ou nous  contrôler et nous faire succomber ainsi au coté Obscur de la Force. Pour faire simple, il chercha tout simplement à m’inculquer les valeurs d’ordre et de discipline qui sont, quand on y réfléchit bien, les valeurs qu’incarnent de base l’Impérium.

Bien entendu, malgré ces entrainements et autres enseignements qui devaient faire de moi la prochaine dirigeante de l’Impérium, je pus profiter de ma jeunesse comme je l’entendais. Ainsi, à de multiples reprises, je pus par exemple affronter Lexa ainsi que d’autres novices durant de longues mais éprouvantes batailles de neiges. Je pus également faire l’école buissonnière, le soir, afin d’aller contempler les étoiles depuis le toit du Temple. D’ailleurs, au tout début, Lexa tenta de me décourager de pratiquer ce loisir vu à quel point celui-ci pouvait s’avérer dangereux mais au vu de mon entêtement, elle dut se résoudre à abandonner et à m’accompagner afin de veiller à ce que je ne me rompe pas le cou. Il aurait été dommage, après tout, que la seule héritière de l’Impérium finisse par mourir et ce car elle serait, tout bêtement, tombée d'un toit.

Outre ces loisirs, c’est également à ce moment précis de ma vie que je pus découvrir ma passion pour le pilotage. En effet, étant donné le fait que j’étais stationnée sur Ilum, je pus plus d’une fois rencontrer et discuter avec les pilotes de l’Escadron Rogue qui prirent un malin plaisir à me former au pilotage et à me mettre derrière un simulateur. Ils découvrirent, très vite, que tout comme certains de mes ancêtres, j’étais plutôt douée dans ce domaine et qu’avec un petit peu d’entrainement, je pourrais très vite les surpasser et égaler un certain Anakin Skywalker sans trop de problèmes. Ils n’hésitèrent d’ailleurs pas une seule seconde, une fois que j’eus un âge assez avancé...à savoir 12 ans, à m’entrainer et à me faire voler en leur compagnie quand ils étaient sur Ilum. Ils n’hésitèrent pas également à me faire déguster un soi-disant remontant, qui provenait tout droit d’un alambic... Encore aujourd’hui, je vous avouerais me souvenir du gout particulièrement infect qu’avait cette mixture ainsi que l’état dans lequel elle m’avait mis. J’ai eu le mal du crâne de l’année si ce n’est du siècle et ce pendant prêt de 3 jours. Enfin, tout ça pour dire que c’est à eux que je dois mes premières passes sur un chasseur...bien que pour le coup, j’ai comme le sentiment que le fait de vouloir me former ait été calculé et ce afin de pouvoir faire bouillir de rage le 181ème escadron. Après tout, désormais l’Escadron Rogue peut, du moins pour l’instant, se targuer d’avoir entrainer l’Impératrice à l’art doux et subtil qu’est celui du pilotage de chasseur stellaire. Autant dire, que mes subordonnés ne doivent qu’assez peu apprécier que je doive mon éducation à des rebelles qui ont failli empêcher la naissance de l’Impérium.

Je me rends compte d’ailleurs, que j’ai oublié de vous raconter un évènement qui a eu lieu un an avant que l’on ne m’apprenne à piloter. Cet évènement n’eut pas beaucoup d’importance à mon échelle mais à celle de la galaxie, par contre, ce fut une véritable catastrophe. En effet, en l’an 380, Empress Têta n’hésita pas à trahir l’Impérium et à rejoindre les rangs du Consortium Galactique. Ce soudain revirement de la part de cette planète ouvrit la route de Tython aux Hapiens qui en profitèrent, avec les Phénix, pour détruire l’Enclave Jedi se situant sur la planète et pour tuer tous utilisateurs de la Force présents. Cet évènement, eut, dans mon cas deux conséquences quelque peu fâcheuses. La première était que ma génitrice, que je connaissais assez peu, à ce moment de ma vie, voulut me ramener au sein de l’espace impérial, ce qu’elle ne fît pas suite aux conseils avisés de Gustus. La seconde conséquence, quant-à elle, eut un dénouement bien moins heureux vu qu’elle me fît découvrir que la Force m’avait maudite, si je puis dire. Comme vous devez vous en doutez, au cours de mes années passées au sein du Temple Jedi, j’ai fraternisé avec certains de leurs membres et me suis constituée ce que l’on peut nommer des amis. Or, certains d’entre eux étaient présents sur Tython lors du massacre de 380...

A première vu, l’on pourrait croire que la nouvelle de leur mort m’a tout simplement choquée mais il ne s’agissait pas d’un choc...mais plutôt d’une cicatrice...ou d’une blessure qui ne pouvait être soignée par aucun autre moyen que le passage du temps. Lorsque ces personnes que je connaissais sont mortes, j’ai ressenti une profonde douleur dans la Force. Cette douleur ne manqua pas de me paralyser car je ne savais trop comment la faire taire et j’ignorais comment arrêter ces voix ou devrais-je plutôt dire ces hurlements que j’entendais dans ma tête. A première vu l’on aurait pu croire que je faisais pour la première fois de mon existence, l’expérience d’un bouleversement dans la Force. Hélas, ce n’était pas entièrement le cas. Au vu de ma souffrance et de mon absence de réaction, Gustus dut se résoudre, sans doute sur l’insistance de Lexa, à consulter les Jedi. Ces derniers firent une découverte surprenante, dont je me serais bien passée pour tout avouer. Ils ont, en effet, découvert, qu’à l’instar de l’Exilée, j’étais capable de tisser de manière involontaire des liens de Force et qu’en cet instant...je ne faisais tout simplement que ressentir ce que les personnes avec qui j’avais tissé ces liens ressentaient. Ils allèrent même jusqu’à m'indiquer que de part ce don que j’avais j’étais bien plus sensible aux perturbations qui pouvaient agiter la Force.

Cette nouvelle n’eut guère le don de me réjouir comme vous devez vous en doutez car dès cet instant, je sus que j’allais devoir vivre avec ce don jusqu’à la fin de mes jours et que celui-ci, ne pourrait jamais être maitrisé... De nombreuses personnes, aux intentions plus que douteuses, auraient sans doute tué pour posséder un tel don vu ses applications mais pas moi... Pour rien au monde, je ne désirais à l’époque ressentir encore une fois ce que j’avais ressenti ce jour là. De par la possession d’un tel don, il fut clair pour les Jedi, qu’il fallait que je discipline mon esprit, que je le fortifie et ce afin d’éviter que ces perturbations, cette souffrance ne me pousse à me laisser emporter par un torrent de sentiments et de passions qui ne pourraient me conduire qu’au coté Obscur de la Force. Pour le coup, cette nouvelle dut sans doute réjouir mon tuteur car sa tâche correspondait à ce dont j’avais besoin si vous vous en souvenez bien.

Dans tout ceci, au final, la seule à n’avoir ne serait-ce qu’éprouver un peu de compassion à ce que j’éprouvais fut Lexa qui tenta non seulement de me calmer mais aussi de me consoler vu que je n’arrivais pas encore à réaliser ce qui était en train de m’arriver. A vrai dire, quand j’y repense aujourd’hui seule elle, me traitait à l’époque comme une véritable personne et non comme la princesse de l’Impérium. Tout mon entourage, que ce soit les Rogues, les Jedi ou même Gustus voyaient en moi cette princesse voire même la future impératrice. Ils m’ont toujours vu pour ce que j’allais devenir et mon tuteur, tout au long de son enseignement, ne chercha pas vraiment à ignorer cette barrière. Au contraire, il fît en sorte que j’accepte ce destin qui m’attendait et m’ « imposa » une réalité que je n’avais pas choisi...et il y est parvenu et ce en dépit des multiples tensions qui au début nous ont animé tous les deux. Lexa, quant-à elle ne s’encombra jamais de cette barrière sauf lorsqu’elle désirait plaisanter afin de me pousser à sourire. Tout comme Gustus, fut une sorte de repère masculin pour moi, une sorte de père, Lexa était devenu au fil des années mon repère féminin mais bien plus qu’une mère, elle était devenue une sorte de sœur que j’avais appris à aimer au fil  du temps.

Je puis dire, sans trop faire erreur, que cette période de vie fut celle qui fît de moi la personne que je suis actuellement. En effet, malgré mon jeune âge, Gustus chercha déjà, au travers de son éducation, à poser les bases de la personne que je deviendrais. Même s’il ne voyait en moi que l’héritière de l’Impérium, il ne se montra guère tendre avec moi même si en un sens, je me sentais proche de lui tout comme lui devait se sentir proche de moi. C’est lui qui durant toutes les journées passées sur Ilum m’explica ce qu’était l’Impérium au travers de nombreuses leçons. En fait, quand j’y repense, je me dis qu’il m’a fait subir ce que l’on faisait subir aux membres des jeunesses impériales mais en pire. Dans le cas précis, il m’imposa les même exercices physiques que subissaient ces dernières et alla même plus loin au fur et à mesure que je grandissais. Plus d’une fois, je dus par exemple survivre la nuit, toute seule dans le froid, avec pour seule compagne la Force. Je ne parlerais même pas des parcours du combattant qu’il organisait pour Lexa et pour moi-même, quand bien même j’eusse été trop jeune pour les accomplir. Mais ces entrainements, aussi durs furent-ils parvinrent à fortifier mon esprit. Les séances de méditation en compagnie de certains Jedi ainsi que les multiples entrainements au combat que je fis en compagnie de Lexa quant-à eux m’apprirent à discipliner mon esprit afin que celui-ci ne laisse pas dominer par des émotions qui pourraient me conduire à ma perte même si au vu de mon don, cet entrainement ne pouvait pas empêcher l’émergence de certains sentiments. C’est également au cours de ces séances que je parvins à acquérir, du moins dans une certaine mesure, cette vertu importante qu’est la patience. En somme, ils m'ont appris à me focaliser et à faire attention à mon environnement tout à faisant en sorte de garder la tête froide en toutes circonstances et surtout lorsqu'il s'agissait de prendre des décisions.

Cette période ne dura, hélas, qu’un temps. En effet, mon « séjour » prolongé sur Ilum, qui était des plus paisibles, prit fin lorsque j’atteignis l’âge de 14 ans. En effet, ma mère décida qu’il était temps pour moi de rentrer au sein de l’espace impérial et ce afin de pouvoir subir l’éducation qui ferait de moi la prochaine dirigeante de l’Impérium. Cette nouvelle, à l’époque, n’eut guère le don de me réjouir, comme je le soulignais à Lexa. En réalité, je ressentais même un peu de peur à l’idée de devoir quitter cette planète si paisible. Même si je savais, grâce à l’éducation de Gustus, que je n’avais rien à craindre vu que les chevaliers impériaux étaient là pour me protéger, je n’avais guère envie de me retrouver projetée dans ce nid de rancors. J’étais également quelque peu effrayée car, en un sens, je quittais un monde qui m’était familier pour un autre qui m’était totalement inconnu et dans lequel je n’aurais pas mes marques. Fort heureusement pour moi, si je puis dire, Lexa parvint à faire taire mes angoisses et m’affirma qu’il ne s’agissait que d’un moment difficile à passer et qu’une fois ce moment passé, j’évoluerais dans ce nouveau monde comme un poisson dans l’eau.

Ainsi après avoir rassemblé mes quelques maigres affaires, je me présentais au conseil Jedi afin de les remercier officiellement au nom de l’Impérium, pour m’avoir octroyé le droit de vivre en leur sein pendant prêt de 13 ans et pour m’avoir aider à ma protection. Je les remerciais également pour leurs enseignements et leur fit clairement comprendre que je leur étais redevable pour tout ce qu’ils avaient fait pour moi. Une fois, ces « adieux faits » et après avoir quelque peu humilié la nouvelle recrue des Rogues sur un simulateur, je quittais cette planète pour rejoindre Bastion...la capitale de l’Impérium et monde sur lequel j’étais née.


Chapitre II : La voie du chevalier et de l’héritière

Mon arrivée sur Bastion est l’un des pires souvenirs que j’ai en mémoire, pour tout vous avouer et ce pour une raison simple, propre à cet évènement. Comme vous le savez dorénavant, je venais de quitter Ilum, planète que j’appréciais autant par son environnement que par sa quiétude. Or, au moment où je quittais le Temple Jedi, je croyais, naïvement, que ma « visite » sur Bastion se déroulerait tout aussi calmement que mon départ d’Ilum. Ce ne fut malheureusement pas le cas et ce fut, d’ailleurs, pour moi, ma première rencontre avec le protocole impérial, si je puis dire. Cette première rencontre m’a tellement marqué que j’en suis venue, par la suite et encore aujourd’hui, à détester tout ce qui avait attrait à l’étiquette et au protocole...mais je m’égare.

Et oui, comme vous devez vous en doutez, mon arrivée au sein de la capitale impériale se fît en grandes pompes. Outre le fait, que je dus pour l’occasion revêtir une tenue convenable et ce pour mon plus grand désespoir. Je dus supporter tout le cérémoniel impérial sous prétexte qu’au vu des troubles que connaissaient la galaxie, ma soudaine arrivée, si je puis dire, constituait, un évènement qu’il fallait célébrer. Ainsi, je dus donc supporter d’innombrables défilés ainsi qu’une certaine mise en scène du pouvoir et ce de l’endroit où j’avais débarqué jusqu’au palais impérial... palais impérial où m’attendait ma génitrice, assise sur son trône. Depuis cet instant, même si grâce à l’enseignement de Gustus, j’avais un certain sens du devoir, je savais que je venais de me retrouver enfermer dans une prison dorée...

C’est également à partir de ce jour, que commença ma véritable éducation. En effet, très vite, ma mère, Valla Fel, commença à m’enseigner l’art et la manière de gouverner étant donné le fait qu’un jour, cela serait à moi d’être à la tête du pouvoir impérial. Ces leçons furent d’ailleurs l’occasion pour nous deux de nous connaitre vu que même s’il s’agissait de ma génitrice, j’avais passé toute mon enfance sur Ilum comme vous le savez. Je ne puis pas dire que je me sentis aussi proche d’elle que je me sentis proche de Gustus, mais je puis toutefois vous révéler, que nous sommes parvenues à nous...apprivoiser étant donné nos différences flagrantes de caractère.
En effet, ma prédécesseur était bien plus arrogante que moi. Bien que tout comme ma petite personne, elle croyait en la victoire de l’Impérium, elle appartenait à un autre temps...celui où l’Impérium régnait en maitre sur la galaxie. Elle avait, certes, connu les bouleversements qui avaient donné naissance à ce bourbier qu’était devenu la galaxie mais elle raisonnait d’une manière totalement erronée, du moins à mes yeux...ce que je me fis un plaisir de lui dire à l’époque...ce à quoi elle me répondit que j’étais bien trop jeune pour appréhender la situation dans son ensemble.

Bref, si l’on excepte les différents qui agitaient ma génitrice et moi, elle m’apprit quantité de choses qui complétèrent l’enseignement de Gustus. En effet, pour commencer, elle s’occupa de me former à l’art militaire car en tant que futur suprême commandeur des forces impériales et chevalier impérial, il était primordial que je puisse diriger mes armées de manière judicieuse. Ainsi, à plus d’une reprise, je dus l’affronter elle, ou un officier convoqué pour l’occasion, sur un simulateur voire même aux échecs. Elle prit soin également de me rappeler, du fait de la nature de ces entrainements, que contrairement aux supports sur lequel je pratiquais l’art de la guerre, les hommes, sous mon commandement, ne seraient pas des logiciels ni des bêtes pièces en bois. Elle ne voulait pas me sensibiliser au fait qu’il s’agissait d’être organiques uniques mais plutôt au fait que ces hommes, mes futurs hommes étaient « humains » et que par conséquent ils connaissaient des limites telles que la fatigue ou la peur et que certains d’entre eux pouvaient se révéler incompétents et qu’il était par conséquent de mon devoir, d’éviter, de nommer à des postes importants des incompétents qui pourraient faire passer, selon elle, l’amiral Ozzel pour un génie !

Bien évidemment, outre ces cours portant sur l’art de la guerre, j’eus droit à une petite vérification quant-à mes performances martiales, avant que l’on ne me place sous l’autorité d’un chevalier impérial, dont j’ignorais encore l’identité à ce moment précis. Pour ne rien vous cacher, ma génitrice parvint à me mettre quasiment KO au bout de deux minutes sur un tatami...ce qui, je dois le reconnaitre, fut plutôt humiliant pour moi à l’époque. Toutefois, elle ne dit rien quant-à mes performances et m’informa qu’il serait de mon « devoir » d’améliorer cela quand, enfin, j’aurais un instructeur...D’ailleurs, elle prit soin de spécifier qu’une fois que j’aurais commencé à recevoir une formation, elle prendrait soin de « tester » mes progrès...

J’eus droit également, pour mon plus grand plaisir comme vous devez déjà vous en doutez, à des cours assez avancés sur le protocole et l’étiquette car, selon Valla, en tant qu’héritière de la maison impériale, je devais incarner une certaine image....tout comme lorsque je deviendrais impératrice. Ainsi, je reçus de multiples conseils sur le protocole ainsi que sur son utilité dans la mise en scène du pouvoir. Ces leçons permirent à ma génitrice d’introduire des notions de diplomatie mais aussi de politique et ce en vu de faire de moi une dirigeante qui parviendrait à berner et à gouverner et ce malgré la présence de Moffs, qui selon elle, n’étaient que des personnes avides de pouvoir cherchant surtout à incarner une opposition. Elle chercha à m’inculquer tout ce qu’elle savait  afin que je puisse être à l’aise dans ce monde de rancors qu’était le monde de la politique. A ce sujet, elle en profita pour embaucher un droide de protocole afin que celui-ci m’enseigne plusieurs langues étrangères. Bien que j’étais sûre d’avoir un traducteur, ma mère m’affirma qu’il était préférable pour moi de connaitre ces langues et ce car un être humain, contrairement à un être synthétique, est capable de saisir les nuances et les sous-entendus que peuvent incarner les mots et par extension d’une langue.

D’ailleurs en parlant de nuances, je dus souvent l’accompagner lorsqu’elle prenait part à une réunion du conseil des Moffs et ce en qualité de simple observatrice. Je pus donc allègrement contempler le monde de la politique en temps réel et saisir quantité de notions ainsi que de leçons importantes rien qu’en observant ce qui se tramait sous mes yeux. Ainsi, j’ai pu saisir, très vite comme l’avait prouvé les leçons d’Histoire de Gustus, que l’on ne pouvait pas du tout faire confiance aux Moffs, et qu’il était très important d’avoir toujours une carte dans sa manche surtout si la situation devenait quelque peu...tendue. Outre le fait que j’appris également à me méfier comme de la peste du Moff des renseignements qui était pour moi, l’homme le plus dangereux à cette table, je saisis très vite à quel point le mensonge pouvait être une arme utile bien que je méprisais son usage, raison pour laquelle je préfère le silence ou plutôt les demi vérités voire même les nuances ! Cette différence de point de vu a bien évidemment fait l’objet d’un débat pour le moins animé avec ma génitrice, mais elle n’a jamais su me faire entendre raison.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, je n’ai pas recherché à me faire reconnaitre par ma mère. Je n’ai pas cherché à ce qu’elle me considère...à ce qu’elle fasse attention à ma petite personne. Qui plus est, je dois reconnaitre qu’en dépit des leçons pertinentes qu’elle m’avait dispensée, je n’avais pas vraiment foi en elle. A vrai dire, je n’avais pas les mêmes conceptions qu’elle notamment au sujet du pouvoir et au sujet de l’Impérium. Je n’ai jamais réussi à la trouver charismatique ni à me sentir proche d’elle et bien que cela soit horrible à dire, je n’ai même pas éprouvé un sentiment de manque quant-à l’absence de réel amour filial et ce pour la raison suivante : nous avions évolué pendant plus d’une décennie séparées l’une de l’autre. Par conséquent, le lien fort qui unit en temps normal une mère et son enfant s’était brisé en quelque sorte. J’étais proche d’elle, du fait de mon don, mais cela s’arrêtait là. A vrai dire, si l’on excepte Lexa, seul Gustus pouvait prétendre être réellement proche de moi au point qu’en dépit de son caractère quelque peu « spécial », je le considérais comme un père... D’ailleurs, j’ai souvent pu remarquer que celui-ci sortait de la chambre de ma mère bien que je ne m’en sois jamais réellement inquiétée ou que je ne les ai jamais notifié pour la simple et bonne raison que ma mère était quelque peu...spéciale dans ce domaine. En effet, j’ai très vite pu remarquer que le célibat de ma mère était voulu et qu’elle profitait allègrement de cet état de fait...pour mon plus grand déplaisir vu à quel point cette conduite me semblait dégradante surtout vis à vis de la fonction impériale. Fort heureusement, sans doute au vu de mon physique mais aussi de ma répugnance quant-à ce sujet, elle ne chercha jamais à me parler de l’utilité d’être une femme surtout lorsque l’on était à la tête du pouvoir. Par contre au sujet de la fonction impériale, j’ai eu droit à de multiples leçons.

A ce sujet, nous n’étions d’ailleurs pas d’accord non plus. A ses yeux en tant qu’impératrice, je me devais de gouverner, d’asseoir mon autorité afin que l’on exécute mes demandes. De plus, selon elle, l’Impérium était une puissance qui se devait, s’il le fallait, être imposée à la Galaxie, de gré ou de force car seule cette puissance sauverait cette dernière du Chaos. Bien que je partageais quelque peu son point de vu, je n’étais pas aussi arrogante qu’elle et n’étais pas franchement d’accord avec elle ce qui souleva encore une fois, comme vous devez vous en doutez, des débats animés. A mes yeux, en plus d’instaurer l’Ordre et la Sécurité, l’Impérium se devait d’incarner un idéal. Même si de par la puissance de nos flottes et de nos armées, nous pouvions s’il le faut écraser les mondes séditieux et par extension leurs populations comme s’ils ne s’agissaient que d’ insecte comme semblait le désirer ma mère qui au final tenait plus de Tarkin qu’autre chose, il était nécessaire à mes yeux d’en plus de gagner les cœurs et les esprits de nos ennemis mais aussi de notre propre population car sinon à quoi bon se battre si c’était pour instaurer un régime qui n’incarnait aucun espoir...qui ne représentait rien aux yeux de son peuple ? C’est pour cette raison que j’essaie d’incarner quelque chose aux yeux de mon peuple car à mon sens, certaines choses méritent qu’on se batte pour elles.

Outre l’éducation de ma mère, que je dus subir, une bonne partie du temps lorsque j’étais « disponible », je dus subir, quelque temps après mon arrivée, la formation de chevalier impérial.  Pour mon plus grand étonnement et pour mon plus grand plaisir, ce fut Lexa qui fut désignée par cette tâche. Au vu des passages de Gustus dans la chambre de ma mère, je subodore que la raison de cette désignation fut largement de son fait...ce qui ne m’étonne pas quand j’y repense.  Après tout, aussi loin que remonte mes souvenirs, il a toujours su convaincre ma mère sur quantité de sujet. Au final, l’on pourrait presque croire qu’il était Empereur même s’il n’en avait pas le titre. A vrai dire, cette mission fut concomitante avec la nomination de Lexa au titre de chevalier impérial !

Elle s’occupa donc de ma formation mais chercha également à égayer quelque peu mon quotidien vu que je vous avouerais que toutes ces leçons et ce destin qui s’imposaient à moi pesaient lourds sur mes épaules. A vrai dire, si je n’avais pas acquis un certain sens des responsabilités, je pense que j’aurais sans doute fui ma vie d’héritière impériale et aurais imité l’un de mes ancêtres du coté de la famille Solo...

Même si Lexa se montrait fort sympathique, comme une sorte de grande sœur, quand elle m’entrainait, elle changeait du tout au tout. Déjà, en sa compagnie, je pus noter qu’elle avait horreur des cours de théories. Je pus même remarquer qu’elle préférait de loin m’entrainer à l’extérieur qu’à l’intérieur. Ainsi, l’instruction que je reçus se basa sur énormément de pratiques et je dus, malgré mon statut d’héritière et ce pour ma plus grande joie, l’accompagner lors de nombreuses missions à l’extérieur. Je dus donc subir la même instruction, bien que plus pratique, que celle qu’avait octroyé Gustus à Lexa sous mes yeux d’enfants sauf que cette fois-ci c’était à moi de subir ces entrainements qui étaient des plus exigeants.

Vous décrire dans le moindre des détails ces entrainements serait fastidieux et pas très intéressant vu qu’il s’agissait en partie d’exercices physiques visant à m’endurcir quelque peu et à augmenter mon endurance. L’autre partie, quant-à elle, est plus intéressante bien que plus classique elle aussi. En effet, durant les 7 longues années que durèrent ma formation, Lexa m’apprit pleinement l’art doux et subtil qu’est celui du maniement au sabre-laser ! C’est d’ailleurs sur les conseils de Gustus, qu’après avoir appris à maitriser le Makashi, le Soresu et l’Ataru, je me tournais vers le Djem So, qui depuis est devenu le style que je maitrise le mieux. C’est également Lexa, qui m’appris à manier la Force même si contrairement au maniement du sabre-laser, je n’étais guère « douée », si je puis dire ce qui énervait quelque peu ma maitresse. En effet, celle-ci désirait faire de moi une utilisatrice de la Force accomplie et si du coté du sabre-laser elle n’avait rien à me reprocher, du coté du maniement de la Force, ce n’était pas le cas. En effet, elle voyait bien que je refusais à faire des efforts dans ce domaine et ce pour des raisons qui m’étaient propres et qui par extension me limitaient.

Il est vrai que je ne voulais pas apprendre à trop maitriser la Force car j’avais peur de mal tourné comme certains des mes ancêtres. La notion même de coté obscur me faisait peur à tel point que j’étais venue à me dire que moins j’en savais sur le sujet plus j’avais de chances de ne pas connaitre la Corruption. Hélas, comme me le prouva Lexa, ce n’était pas comme cela que la Force fonctionnait. C’est d’ailleurs en cette occasion, que je pus constater à quel point ma chère maitresse pouvait être sévère et à quel point elle attachait de l’importance à ma formation. Selon ses propres dires, elle tenait à ce que je mesure pleinement mon potentiel et à ce que je devienne une grande impératrice mais aussi une grande chevalière impériale. Malheureusement pour elle, au vu de mon entêtement, on peut dire qu’elle a sans doute échoué. Elle n’a jamais réussi à me faire pleinement maitriser la Force et ce car je ne voulais également pas que mon don se développe en contrepartie. Comme je vous l’ai déjà dit, il s’agissait plus d’une malédiction que d’une véritable bénédiction à mes yeux. Or j’avais peur qu’en m’entrainant, ce pouvoir ne prenne de l’importance au point que je puisse ressentir la moindre fluctuation dans la Force.

Malheureusement, Lexa n’abandonna pas l’idée de me faire prendre conscience de mon potentiel et eut la pire idée qui soit, si je puis dire, quand elle estima que  j’étais suffisamment prête pour ce qui allait s’ensuivre.  Bien qu’elle m’ait souvent emmenée en mission avec elle, rien de ce que j’avais vécu jusqu’à alors ne m’avait laissé penser qu’elle tenterait de m’emmener faire une session d’entrainement sur la pire planète qui soit à savoir Mustafar. Autant dire que dès que je pus poser le pied sur cette planète, je ne me sentis guère à l’aise. Outre la chaleur qui était étouffante, les vapeurs toxiques issues des volcans mêlées à la cendre faisaient qu’il était très difficile de respirer. Et encore, je ne vous mentionnerais pas le fait qu’il s’agissait d’un endroit très dangereux pour la simple et bonne raison qu’il y avait de la lave partout  hormis dans certains endroits protégés. Hélas, Lexa ne m’emmena guère dans une de ces bases et voulut me faire subir une session d’entrainement plutôt musclée à l’extérieur afin que cette fois-ci je sois dans l’obligation de me concentrer et d’utiliser son enseignement ainsi que mes talents pour me dépêtrer de cette situation. Au début, je me suis, bien évidemment, dit qu’elle plaisantait et qu’elle comptait simplement vouloir me faire subir une passe d’arme au sabre laser mais il n’en était rien. Elle désirait un véritable duel et au vu de mon air sceptique, elle n’hésita pas une seule seconde à m’imposer la réalité de sa demande.

Ainsi, commença un duel fort éprouvant sur les plaines chaotiques de Mustafar. Vous décrire ce duel dans ces moindres détails serait fastidieux et pas très intéressant surtout lorsque l’on sait que du haut de mes 17 ans, à l’époque, je ne pouvais prétendre rivaliser avec Lexa. Comme vous devez donc déjà vous en douter, elle parvint très vite à m’acculer... mais malgré cela elle ne s’arrêta pas et continua à me pousser à me défendre au point que je devais sans cesse rester concentrer pour ne pas tomber dans la lave....car oui, très vite, nous avions du quitter les rares endroits plats de Mustafar, pour combattre au dessus de la lave et ce sur des plateformes. Plus d’une fois, d’ailleurs, j’avais failli me rompre le coup et tomber dans le vide et je subodore le fait que Lexa soit en majeure partie responsable de ma survie sur cette planète inhospitalière. A chaque fois que je manquais de tomber ou de m’étouffer, elle me disait de me concentrer et de puiser dans la Force afin d’être en mesure non seulement de survivre mais aussi de pouvoir lui résister.

Même si je ne pouvais pas la battre et à bout de souffles, elle continua à me pousser à bout comme si elle voulait que je dépasse mes limites ce que je fis au bout d’un certain temps, lorsque la peur de tomber dans la lave, s’empara de moi et que j’utilisais la Force, pleinement, pour me saisir d’elle et la repousser au loin...ce qui me surprit autant que cela ait du la surprendre. Toutefois, malgré ce petit exploit, elle parvint à se remettre vite sur pied et mit un terme à ce duel et ce en à peine quelques minutes vu que j’étais à bout de force. D’après ce que je me souviens, Lexa semblait satisfaite de cet entrainement et ne put s’empêcher de me souligner qu’au cours de cet entrainement, j’avais enfin, pour son plus grand plaisir, utiliser de manière convenable la Force et que j’avais su exploiter une partie de mon potentiel....et qu’il n’appartenait qu’à moi de soumettre la Force et ce potentiel. Son discours me fit  peur, je dois l’avouer, à l’époque, car lorsque j’avais utiliser la Force à ce moment précis, j’avais pu ressentir sa puissance et ce que, par extension je pourrais faire avec une telle puissance. C’est également au cours de cet entrainement, que je compris qu’il fallait que je maitrise mieux mes émotions et que même si la peur pouvait s’emparer de mon être, il ne fallait en aucun cas que je la laisse me submerger.

Suite à cet épisode, mon entrainement continua auprès de Lexa qui chercha, bien évidemment, de plus à plus à m’obliger à réitérer l’exploit dont j’avais été capable, même si vraisemblablement un blocage psychologique, volontaire ou non je vous laisse le deviner, m’en empêchait ce qui frustrait grandement ma maitresse, je dois le reconnaitre. D’ailleurs, au cours de mon entrainement, Lexa me livra ses impressions sur la Force et sur ce qu’elle était. Elle me livra également certaines de ces conceptions vis à vis de la galaxie et, dans certains cas, elle sut me convaincre avec ses arguments. Grâce à l’enseignement de Gustus, j’étais d’accord concernant le fait qu’il était nécessaire d’établir une société basée sur l’Ordre et sur la discipline. Elle pensait d’ailleurs qu’il fallait également procéder de la même manière vis à vis de la Force. En effet, à ses yeux il fallait discipliner la Force afin de s’en servir tel un outil pour ordonner la Galaxie et ce peu importe les conséquences. Je vous avouerais que concernant ce point, je ne saurais, encore aujourd’hui, quoi trop penser. D’un coté, j’ai saisis ce qu’elle entendait par là et partage son point de vu mais de l’autre je ne suis pas totalement d’accord avec elle.

Bien évidemment, Lexa n’était pas non seulement ma maitresse mais également une sorte de sœur... une amie proche que j’aimais profondément...Je l’aimais tellement que sa présence à mes cotés m’était indispensable. Quand elle était absente, j’éprouvais comme une sorte de sentiment de manque ce qui était particulièrement déplaisant. Qui plus est, quand elle était à mes cotés, j’étais comme...dire heureuse. A l’époque, cela me semblait normal si je puis dire. Passer du temps avec elle, rougir quand elle me faisait des compliments... Et il a fallu qu’un jour, Lexa me fasse boire de l’alcool... Ce jour là, j’ai réussi à me ridiculiser et ce en lui avouant mes sentiments et en voulant l’embrasser. Le pire ne fut pas de tout lui avouer non....le pire fut que je me souviens de tout ce que je lui avais dit le lendemain, en me réveillant. Bien entendu, je voulus converser avec Lexa et m’excuser de ma conduite quelque peu déplorable mais elle se contenta de sourire devant mon air dépité et ne dit rien quant-à ce qu’elle pensait de ce que j’avais dit, se contentant tout simplement de me serrer dans ses bras et de m’embrasser sur le front comme si je n’étais qu’une enfant....

Ce ne fut que lorsque j’atteignis mes 18 ans que la lumière se fit sur cette affaire. En effet, étant encore en formation avec Lexa, je n’avais pas eu à supporter le protocole impérial quant-à cette question d’anniversaire. Tout ce que j’avais eu à subir, c’était une holo-communication de ma mère et rien de plus, ce qui pour le coup, pour tout vous avouer, m’avait arrangé. Pour cette occasion, Lexa m’avait emmené sur Naboo et avait pris soin d’éviter de prévenir les officiels de ma présence en ces lieux afin que je puisse rester tranquille, vu qu’elle savait que j’affectionnais assez peu cet aspect là du pouvoir. Elle avait donc pris soin de nous emmener à la Contrée des Lacs, endroit où la maison impériale bénéficiait d’une résidence secondaire, dans laquelle aux dernières nouvelles il n’y avait aucune personne.

A ce moment, je vous avouerais que j’étais loin d’imaginer la suite des évènements... Après m’avoir demandé, ou devrais-je plutôt dire, ordonner de me détendre, ma maitresse me quitta prétextant qu’elle avait plusieurs courses à faire. Ainsi je passais la majeure partie de la journée seule et ce en tâchant de profiter de la quiétude de ces lieux. Pour l’occasion, vu qu’il n’y avait personne, je ne vous surprendrais guère en vous révélant, que j’ai passé la majeure partie de ma journée à me baigner ou à méditer prêt d’une cascade et ce car cela me détendait. Si j’en avais encore l’occasion, je crois que je retenterais, sans hésiter cette expérience.

Ce n’est que lorsqu’arriva le soir, que cette journée en apparence fort reposante devint magique. En effet, alors que j’étais absente, Lexa en avait profité pour préparer le repas qui bien que succulent n’était que le préambule de notre soirée. Alors que nous buvions un verre côte à côte et ce à la belle étoile, j’en profitais pour poser ma tête contre son épaule. Même si un an s’était écoulé depuis ma « déclaration », mes sentiments à son égard n’avaient pas changé... qu’elle ne fut pas ma surprise quand elle me révéla alors que je me laissais doucement bercer, qu’elle éprouvait les mêmes sentiments à mon égard. Autant vous dire, qu’à cette annonce, mon cœur rata un battement et que je m’empressais de la regarder droit dans les yeux afin de vérifier qu’elle ne plaisantait pas ou que tout ceci n’était pas un rêve. Elle dut sentir mes appréhensions et m’embrassa donc afin de balayer d’un revers toutes mes hésitations. Je tâchais, bien évidemment de répondre à son baiser... et c’est au cours de cette nuit, pour la première fois, que je partageais ma couche avec une tierce personne...une personne que j’aimais et qui avait de l’importance à mes yeux...Cette première fois, sans entrer dans les détails car cela ne vous concerne pas, est un des moments les plus magiques et le plus doux que je conserve en mémoire... car oui, vu qu’il s’agissait de ma première fois, mon amante n’hésita pas à me faire languir. C’est d’ailleurs au cours de ce séjour sur naboo, qu’elle profita que j’étais assez peu habillée pour me tatouer, elle même, un tatouage de fleur sur la cuisse non loin de.....mais je m’égare ! Elle m’a tatoué ce signe en preuve d’amour mais sans doute afin de signifier que je lui appartenais...corps et âme ce qui est vrai, en un sens, quand on y repense.

Ce ne furent pas les seuls évènements qui ponctuèrent ma formation...il y en a eu d’autres dont...une tentative d’assassinat sur ma personne après que je sois revenue sur Bastion, suite à mon séjour sur Naboo. En effet, alors que j’étais tranquille dans mes quartiers, l’on frappa à ma porte. Vu que je savais que l’on autorisait personne dans cette partie du palais impérial à moins d’y avoir été fouillé ou autorisé, j’ouvrais la porte et tombais nez à nez sur le visage d’un homme plutôt grand et bien bâti qui me demanda tout bêtement si j’étais bien Varyssa Fel ce à quoi je répondis par l’affirmative. Devant cette réponse, il n’hésita pas purement et simplement à défoncer la porte et à pointer une arme vers moi. Fort heureusement, la Force semblait être avec moi  et je pus donc m’emparer de mon sabre-laser et retourner les tirs contre cet homme qui semblait tout sauf amical. Vu qu’il n’avait qu’un blaster, je croyais être en position de force et tentais donc tout simplement de retourner les tirs de blaster contre lui puis lui enfonçait mon sabre laser en plein cœur...

A ma plus grande surprise, il me regarda droit dans les yeux sans éprouver ne serait-ce que la moindre émotion, se saisit de ma main qui tenait la garde de mon sabre et en profita pour tout simplement me casser la moitié des os du bras comme si de rien n’était. Puis comme s’il ne s’agissait qu’une d’une vulgaire arme inoffensive, cet homme qui se révéla être une machine, ou plutôt un organisme cybernétique à savoir un endosquelette de métal sur du tissu charnel, se saisit de la garde de mon sabre laser qui était restée plantée en lui et la retira de son corps pour s’en saisir comme arme contre moi.  Vu que je ne portais pas mon armure de chevalier impérial, je n’avais aucune protection et étais par conséquent, sûre de mourir. Néanmoins, dans mon malheur, si je puis dire, j’eus de la chance. En effet, j’avais vraisemblablement endommagé quelque peu son système de visée en renvoyant ses tirs de blasters. Or cette légère blessure me fut des plus « utiles » car elle empêcha le terminator (Oui je l’ai baptisé ainsi), de me couper la tête avec mon propre sabre laser. Par contre, il parvint, à m’infliger une cicatrice sur mon visage...cicatrice que j’abhorre toujours aujourd’hui. Lexa, dut très certainement sentir que j’étais en danger et inconsciemment j’avais du me servir de mon don pour lui sommer de venir me rejoindre car ma vie était en danger, vu qu’elle débarqua soudainement dans mes quartiers, le sabre-laser à la main. Elle se chargea très vite de repousser mon assassin loin de moi et utilisa la Force afin de réduire cette machine en pièces détachées, ce qui lui prit un certain temps au vu de la résistance de cet endosquelette même si ma maitresse n’hésita pas à faire étalage de ses pouvoirs devant moi car ma vie était en danger. Même si j’étais en piteux état et que mes talents dans la Force étaient plutôt médiocre, je tâchais de l’aider du mieux que je pouvais jusqu’à ce que le combat soit terminé.

Une fois la machine détruite, ma chère protectrice et amante se précipita vers moi et me sermonna quelque peu pour ma conduite imprudente. Malgré ce léger sermon, elle me prit dans ses bras et m’emmena vers l’infirmerie la plus proche afin de soigner mon bras mais aussi la blessure que j’avais au visage qui selon elle ne me rendait que plus belle encore !

Même si j’étais désormais âgée, Lexa continua de me former et continua à être particulièrement sévère vis à vis de ma petite personne quand il était question de l’utilisation de la Force. Néanmoins, en dépit de cela, notre relation continuait de vivre son cours et s’était même renforcée à tel point que nous passions chaque nuit ensemble et je puis vous dire que certaines de ces nuits étaient toutes sauf calmes...

D’ailleurs nos missions n’étaient pas souvent calmes, elles non plus. En effet, Lexa put très vite décelée un autre don en moi...et ce don fît l’objet d’une plaisanterie de sa part et ce au cours d’une mission particulièrement douteuse sur la Roue. Nous étions venues sur cette station, elle et moi, afin d’escorter un diplomate impérial qui devait traiter avec un seigneur Hutt en vu d’obtenir des coordonnées de routes hyper spatiales secrètes en échange de fournitures de guerre notamment afin que les Hutts de la lune des contrebandiers soient en mesure de combattre les Sith qui avaient envahi leur territoire. Malheureusement pour nous, comme nous l’apprîmes des renseignements plus tard, un autre Hutt, venant de Tatooine, avait appris l’information et comptais s’en servir pour se débarrasser de son rival... ce qu’il fit en vendant l’information aux Sith qui envoyèrent leurs assassins s’occuper de nous.

Autrement dire, que nous dûmes, Lexa, le diplomate et moi, quitter au plus vite cette station qui était devenue un véritable guet-apens. Ce dernier ne fît, d’ailleurs, pas long feu, quand un sith parvint à l’assassiner et ce alors que nous étions acculées et que celui-ci semblait avoir trop peur pour réfléchir au point de s’enfuir seul comme un lâche. Fort heureusement, Lexa parvint à nous sortir de cette situation même si jusqu’à notre vaisseau je dus l’assister pour vaincre nos opposants. Certains d’entre eux étaient doués, ou plutôt expérimentés, et parvinrent à m’infliger de nombreuses blessures en dépit de mon armure. Certaines de ces blessures occasionnèrent d’ailleurs certaines cicatrices sur mon corps. Néanmoins, bien que nous fûmes en infériorité numérique, nous parvinrent jusqu’au Hangar et partîmes de la station, le plus vite possible.

Malheureusement pour ma chère et tendre, je dus prendre les commandes du vaisseau car les sith nous avaient préparé une petite surprise, au cas où nous parviendrons à nous enfuir et cette surprise prit la forme de plusieurs chasseurs stellaires qui cherchèrent ni plus ni moins qu’à nous abattre.  Au vu de la situation, et vu à quel point notre hyperpropulseur semblait récalcitrant, je dus opter pour un petit vol d'agrément au sein d’un champ d’astéroïde ce qui stressa quelque peu ma partenaire qui ne pouvait s’empêcher de me regarder piloter avec appréhension comme si lorsque j’avais entre les mains un vaisseau, j’étais capable du pire. Il est vrai que je suis passée au raz des plus gros astéroïdes qu’il y avait et que je n’ai pas hésite à combattre et à détruire d’autre chasseurs et ce alors qu’il y avait de forte chances pour que je m’écrase sur un de ces astéroïdes, mais j’ai tout de même su nous tirer de là non sans m’être amusée à nous mettre en vrille à pleine vitesse ce qui n’a pas du tout amusée Lexa, qui suite à notre passage en hyperpropulsion et au vu de mon air goguenard n’hésita pas à dire ceci : « Mais tu es folle ?! J’ai cru mourir ! ». Il est vrai que je n’y étais pas allée de main morte mais j’avais fait ce que j’avais à faire vu qu’en terme de pilotage, personne ne m’égalait !

Vu mon air goguenard, elle n’hésita pas à prendre sa revanche et ce en affirmant ceci « Un don étrange tu as, jeune Varyssa, les ennuis tu attires ». Cette phrase eut le don de m’agacer quelque peu ce qui l’amusa beaucoup.  Vu que nous étions loin de Bastion, et que malgré tout je demeurais plus blessée qu’elle, elle m’ordonna de la rejoindre afin qu’elle puisse me soigner... Au début, elle me soigna, avec les maigres moyens du bord vu que j’étais allergique au Bacta mais très vite cette séance de soin se transforma en étreinte passionnée et effrénée durant laquelle je n’hésitais pas à pleinement exprimer mon amour ainsi que mes sensations à mon amante... Ce fut d’ailleurs au cours de ces 15 jours passés à bord, ou devrais-je dire dans sa chambre, que je reçus mon second tatouage qui fut encore une fois apposé par Lexa. Ce tatouage, qui représente une inscription étrange et se situant sur la partie la moins intelligente de mon anatomie fut due à la perte d’un pari durant lequel j’avais osé dire que je tenais mieux l’alcool que Lexa....ce qui ne fut malheureusement pas vrai comme j’eus le plaisir de le constater...

Ma période d’entrainement aux cotés de mon amante continua jusqu’à mes 21 ans, âge auquel on m’adouba chevalier impérial et âge auquel mon univers fut tout simplement bouleversé du jour au lendemain.




"The Empire will always strikes back."


Dernière édition par Varyssa Fel le Mer 8 Juin - 15:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Varyssa Fel    Dim 29 Mai - 17:56


Histoire

Chapitre III: L'avènement d'une impératrice

En effet, je puis dire sans trop me tromper que l’année de mes 21 ans fut la période la plus déterminante de ma vie au vu des bouleversement que cette dernière connut. En effet, dès le début de cette année et ce alors que je venais d’être adoubée Chevalier Impérial après 7 années d’entrainement intensif auprès de mon amante Lexa, mon monde commença à s’effondrer. Cela commença par le départ de Gustus et de Lexa. Cette dernière avait été convoqué par ma génitrice et le Moff des renseignements impériaux pour une mission spéciale. Du fait qu’elle avait encore de la famille sur Hapès, elle pouvait sans trop de problème s’infiltrer dans la société du Consortium Galactique et ainsi nous offrir des informations qui pouvaient, peut être, nous permettre un jour de vaincre le Consortium et ce sur de nombreux fronts... Bien évidemment, vu qu’il était question d’infiltration, elle devait partir et aller sur Hapès, ce qu’elle accepta vu qu’elle savait qu’il était de son devoir d’aider sa patrie.

Bien que je comprenais les raisons de son départ, je ne fus pas très heureuse de l’apprendre vu qu’en un sens...je ne la reverrais plus que très rarement. Or Lexa avait veillé sur moi et ce depuis que j’étais sur Ilum... Il s’agissait et s’agit toujours, d’une personne chère à mon cœur. La voir ainsi se jeter dans la gueule du loup me faisait souffrir. En réalité, j’avais même peur pour elle...peur qu’elle ne se fasse découvrir...peur qu’elle ne meurt. Certes, je savais qu’elle était suffisamment débrouillarde pour se sortir de la plupart des situations...mais j’avais tout de même peur. Du fait que j’étais tellement attachée à elle, je luis fis clairement comprendre mon ressenti sur la question, ce qui dut l’amuser tout particulièrement je suppose... C’est d’ailleurs pour cette raison que je tâchais de passer, à l’époque, un maximum de temps avec elle avant qu’elle ne parte...ce qui se traduisit par un nombre incroyables de nuit quelque peu mouvementées. Afin de m’apaiser quelque peu, mon ancienne maitresse avait décidé de me faire don d’un astromécano. Ce cadeau devait sans cesse me rappeler qu’elle pensait à moi mais il était également sensée me servir de gardien car selon elle, vu comment je pilotais, j’avais besoin que l’on me surveille....sans compter le fait qu’au vu des ennuis que j’attirais, il valait mieux avoir l’œil sur moi selon elle.

C’est d’ailleurs au cous d’une de ces journées passées avec Lexa que j’appris également le départ de Gustus vers Hapès et ce afin de veiller sur Lexa. En effet, au cours de cette mission d’infiltration, Gustus m’informa qu’il allait servir de garde du corps à Lexa ce qui me rassura sur la sécurité de ma compagne. Si son ancien maitre l’accompagnait, il y avait fort peu de chances pour quelque chose lui arrive. Le départ de mon ancien précepteur me chagrina également. Même si je ne vous l’ai guère auparavant, il s’est aussi occupé de ma formation de chevalier impérial de temps en temps et n’hésitait pas à me donner des conseils. Bien qu’il restait de marbre la plupart du temps et qu’il n’était pas particulièrement bavard, je m’étais toujours sentie à l’aise en sa compagnie et l’avait toujours beaucoup aimé car au fond, il avait toujours incarner le père que je n’avais jamais eu... Même si je savais qu’ils reviendraient tous les deux me revoir aussi souvent qu’ils le pouvaient, mon univers s’en retrouvait désormais bouleversée car il allait me falloir faire face seule à la cour impériale, ce qui ne me ravissait guère, je dois bien l’avouer.  Au fond, j’avais le sentiment de perdre mes repères avec le départ de Lexa et de Gustus et en en sens c’était le cas vu qu’ils avaient toujours veillé sur ma petite personne. J’allais donc devoir arpenter seule, désormais le chemin qui s’offrait à moi...et je dois reconnaitre qu’en cette année 390, il fut parsemer d’embûches.

Les problèmes commencèrent avec le projet de contre offensive imaginée par ma génitrice, avec le concours de son champion et du grand amiral de la flotte impériale. Ce projet devait, à l’époque, nous permettre de reprendre l’initiative sur le Consortium Galactique et ce en procédant de la manière suivante : Nous devions, dans un premier temps, reprendre Ondéron et ce afin de menacer directement Hapès au cœur. Par la suite, une fois la voie ouverte vers ce monde, nous nous serions lancés à la conquête de celui-ci ce qui aurait poussé le Consortium Galactique à s’effondrer sur lui même car sans le Consortium de Hapès, ce régime ne représentait pas vraiment une menace dans le fond...même si je n’étais pas tout à fait d’accord avec cette vision à l’époque. En effet, ayant pu assister aux réunions stratégiques mais seulement en tant qu’observatrice, je ne partageais pas le point de vu des participants. J’avais appris, grâce à l’éducation de Gustus, qu’un plan ne se déroulait jamais comme prévu et que même si nous parvenions à conquérir Ondéron, rien ne nous laissait supposer que nous allions parvenir à soumettre le Consortium de Hapès. Après tout, les Hapiens pouvaient toujours embaucher les clans Mandaloriens pour nous mettre des bâtons dans les roues....et au vu du savoir faire de ces guerriers, je me doutais qu’ils risquaient de nous repousser sur de nombreux front et ce en dépit de notre puissance.

Qui plus est, si le consortium de Hapès venait à tomber il restait toujours la question corellienne et la question du secteur corporatiste. Connaissant ma mère et les officiers impériaux, je me doutais qu’ils tenteraient de soumettre Corellia par la force ce qui en soit était une très mauvaise idée. Les Corelliens étaient connus pour être particulièrement entêtés et avaient, après tout, au cours de la Seconde Guerre Civile Galactique fait sécession et ce en provoquant toute la galaxie ! Quand bien même nous avions la puissance, nous confronter aux Corelliens risquaient de nous couter d’innombrables ressources. Or, il ne fallait pas oublier qu’il nous restait les Sith à affronter également. En outre,  quand bien même le Consortium de Hapès s’effondrait, il restait une possibilité : le secteur corporatiste pouvait toujours subir un remaniement et une hapienne pouvait toujours en prendre le contrôle et faire de ce secteur dotée de 40 000 planètes un nouveau consortium de Hapès, diposant de nombreuses ressources et pouvant au besoin résister à l’Impérium... Par conséquent, notre plan bien que « parfait » sur le papier me semblait trop beau pour être vrai. Hélas, l’on ne m’écouta guère à l’époque et ma mère préféré me rabattre le caquet au lieu d’écouter mes revendications sur le sujet...

Bien que je ne fus pas d’accord, en tant qu’héritière j’accompagnais ma génitrice à bord du Star Dreadnought, le « Roan Fel » sensé guidé l’Escadron de la Mort et la contre offensive. Alors que j’étais sur le pont en compagnie de Valla et que nous étions en train de discuter de la suite des évènements et qu’elle me donnait quelques leçons sur l’art de gouverner et ce pendant que nous contemplions les étoiles défiler devant nous, nous fûmes brutalement  éjecté de l’hyperespace et nous pûmes apercevoir qu’une immense flotte nous attendait et que celle-ci avait déjà entrepris de commencer les hostilités comme en témoignèrent les tirs qui heurtèrent les boucliers de notre vaisseau. Ma mère prit aussitôt de le commandement des opérations et chercha un moyen, et ce notamment en obtenant une représentation visuelle du champ de bataille via une table holographique, de nous sortir de ce guet-apens en même temps qu’elle donnait des ordres. Pour ma part, je me tenais prête à intervenir au besoin, comme je le lui signalais, quitte à devoir monter dans un chasseur et accompagner le 181ème escadron dans la mêlée afin de détruire non seulement les chasseurs mais aussi les navires de guerre ennemis. Cette tactique n’avait rien de bien révolutionnaire mais nous aurait permis de gagner un peu de temps. Elle aurait certes occasionné de nombreuses victimes dans nos rangs mais nous aurions pu peut être retourner la situation à notre avantage et détruire plusieurs vaisseaux capitaux dans la manœuvre. Après tout la situation n’était pas désespérée. Même si nos ennemis étaient en supériorité numérique et que par extension leurs volume de feu était bien plus précis et plus supérieur au nôtre, nous dispositions de vaisseaux pour le moins robustes ! Contrairement aux Hapiens, nous avions démontré par le passé que notre spécialité, contrairement aux autres régimes galactiques de l’époque, était dans le combat spatial de vaisseau et vaisseau et j’espérais, à ce moment précis, qu’une fois encore nous leurs démontrions ce dont nous étions capable dans ce domaine.

Malheureusement pour nous, ma mère ne me laissa guère le choix et m’ordonna de rester ici car selon elle, nos ennemis, bien qu’en supériorité numérique, n’avaient aucune chance et qu’au vu de la supériorité de nos vaisseaux, nous allions parvenir à les écraser comme de misérables insectes. Sans doute espérait-elle l’arrivée de renfort ou voulait-elle faire à nos opposants une pleine démonstration de la puissance d’un Star Dreadnought... je ne le saurais jamais. A vrai dire, encore aujourd’hui, je ne comprends guère ce qu’elle avait en tête à ce moment précis.  Je subodore le fait qu’elle n’ait pas voulu m’envoyer au combat, car non seulement elle désirait sans doute éviter que son héritière ne finisse tuer au combat mais aussi car elle pensait encore que l’Impérium était tout puissant et que par conséquent ses machines de guerres pouvaient venir à bout de n’importe quel défi. Cela était sans doute vrai en un sens mais encore ait-il fallu qu’elle accepte de prendre les décisions. En effet, alors que je devais me cantonner à un rôle de simple observateur, ma mère prit une série de mauvaise décision et ne se préoccupa guère du fait que le vaisseau amiral de la flotte ennemie se dirigeait tout droit vers nous et ce dans l’optique évidente de nous aborder.

Telle que je voyais les choses à ce moment là et telle que je le dis à ma génitrice, il était impératif de concentrer le feu sur le Star Dreadnought ennemi et ce en vu de le détruire vu à quel point il s’agissait non seulement d’une cible facile au vu de son positionnement mais aussi d’une cible primordiale car à ne pas en douter, la personne se trouvant à bord devait vraisemblablement diriger la flotte. Bien évidemment, ma mère m’ignora et ce surement en toute connaissance de cause. Elle ne remettait pas en question mon jugement qui devait être bon mais elle voyait sans doute beaucoup plus loin que moi pour le coup et  devait posséder des informations que je n’avais pas. Telle que je connaissais ma génitrice, j’imaginais sans peine qu’elle avait une bonne raison de vouloir laisser le Fortress of arrogance nous aborder...bien que je redoutais le pire étant donné le fait que Valla avait tendance à laisser son arrogance obscurcir son jugement. La Force, à cet instant précis, me susurrait que ceci était une mauvaise idée...une très mauvaise idée mais rien n’y fit.. Même l’intervention de son champion ne réussit pas à la convaincre de renoncer à sa folie...et au vu de la suite des évènements, je puis comprendre pourquoi bien qu’au final son choix lui couta la vie.

En effet, comme nous pûmes très vite l’observer, plusieurs modules d’abordage réussirent à s’amarrer au vaisseau et de multiples soldats du Consortium Galactique ainsi que des phénix montèrent à bord et provoquèrent un véritable carnage à l’intérieur des coursives du vaisseau. Ayant anticipé tout cela, ma mère chercha à organiser avec l’aide de son champion la défense des différents secteurs vitaux du vaisseau. Elle ordonna également à la flotte impériale de couvrir le Roan Fel afin de forcer, au vu de la position du vaisseau ennemi, les navires adverses à cesser le feu sous peine de détruire leur vaisseau amiral. De par cette manœuvre, elle espérait sans doute reprendre l’initiative et espérait faire en sorte que le vaisseau amiral hapien reste amarrer au nôtre aussi longtemps que possible afin de transformer ce guet apens, en victoire éclatante ! En soit cette stratégie n’était pas des plus idiotes vu que plus nous gagnions du temps plus nous étions sûres d’endommager et d’annihiler les forces ennemies et ce sans que nos propres éléments aient à craindre quoique ce soit de la part de ces dernières... Cette tactique, fonctionna...du moins au début...

Comme nous l’apprîmes très vite grâce aux différents rapports de nos forces de défenses, en plus des soldats hapiens, de membre du  Chume’doro et de commando du phénix, se trouvait également à bord la Reine-Mère de Hapès, Alexandra Solaris, ce qui me surprit grandement, contrairement à ma mère qui ne fut même pas surprise de cette nouvelle ce qui m’étonna quelque peu mais me fit comprendre quelle était sa stratégie. Elle avait du, très vraisemblablement, prendre connaissance de l’identité du commandant de ce vaisseau qui nous avait abordé et ce grâce aux services secrets de l’empire et devait avoir suffisamment de données sur la Reine-Mère pour savoir qu’elle n’hésiterait pas une seule seconde à nous aborder. La stratégie de ma mère me paraissait soudainement très claire : elle voulait que cette bataille, qui n’était ni plus ni moins qu’un piège, démontre à la galaxie, dans son ensemble, que l’Impérium demeurait toujours une superpuissance et pour le prouver elle comptait en une seule bataille écraser la flotte de la Reine Mère qui nous était pourtant supérieur en nombre mais aussi tuer cette dernière en un combat singulier ce qui non seulement priverait nos ennemies d’un chef mais démontrerait aussi à tous qu’Alexandra n’avait rien d’une déesse et qu’elle ne faisait pas le poids face à une impératrice de la dynastie Fel en combat singulier.

Et c’est ce qui se passa si je puis dire. Alexandra fit son entrée sur le pont du Roan Fel, accompagnée d’une partie de son Chume’doro. Ma mère, comme je l’avais prévue ne semble pas surprise de la voire ici. A vrai dire, je supposais même que dans son esprit tout se déroulait comme elle l’avait prévue...même si à mon sens, tout comme Palpatine en son temps, je trouvais que Valla avait beaucoup trop foi en elle et en ses capacités. Sans prononcer ne serait-ce que la moindre parole, elle tira son épée à énergie et nous défia, ma mère et moi, en nous saluant et ce de manière négligeante. Le Champion tenta, bien évidemment, de s’interposer et de remplir ses fonctions qui consistaient à protéger l’impératrice coute que coute...sauf qu’il ne put le faire car une femme à la chevelure écarlate s’interposa et commença à engager le combat avec lui.

Je dus donc assister ma mère dans ce combat qui promettait d’être titanesque. Ainsi, tout comme ma génitrice, j’activais la lame de mon sabre-laser et parti croiser le fer avec Alexandra qui ne sembla guère s’émouvoir du fait qu’elle allait devoir affronter non pas une mais deux utilisatrices de la Force. Le combat qui s’ensuivit fut titanesque bien que contrairement à ma mère, je ne parvenais guère à menacer réellement la Reine Mère qui, par ailleurs, s’amusait avec moi. Elle parvenait à me repousser sans trop de problème et consacrait la plupart de mon attention sur ma génitrice qui de minutes en minutes s’épuisait et ce car, comme je finis par m’en rendre compte, elle n’arrivais pas à tenir le rythme. Tout comme moi, elle cherchait à pallier ses faiblesses en puisant dans la Force mais....cela n’était guère efficace. Nous n’étions, surtout moi, pas assez entrainées pour faire face à une machine qui pouvait continuer à se battre durant des heures sans ne serait-ce qu’éprouver la moindre fatigue contrairement à nous qui parvenions déjà à nos limites. Bien évidemment, tout ne me semblait pas perdu, et au vu de notre situation, je n’hésitais pas à tout tenter, y compris les mouvements les plus audacieux histoire de soulager ma mère qui était acculée et de surprendre la Reine Mère, qui avec de la chance pouvait se retrouver affaibli si jamais l’un de mes mouvements parvenait à l’atteindre.... Hélas...elle semblait prévoir à l’avance ce que je comptais faire et me repoussait comme si je n’étais qu’une vulgaire enfant qui n’avait pas son mot à dire dans cette histoire d’adultes...

Ce qui devait finir par arriver, arriva...l’arrogance dont avait fait preuve ma mère la perdit. Alors qu’encore une fois j’avais été violemment repoussée contre un mur, la Reine mère se retourna vers ma mère et parvint à la décapiter d’une seule frappe....ce qui aussitôt me glaça le sang... Alors que la tête, de celle qui avait été quelques minutes plutôt ma mère, roulait sur le sol, je sentais à travers la Force et grâce à mon don, sa mort. En fait pour être tout à fait honnête avec vous, je ressentis et ce alors que la lame d’Alexandra en était encore à trancher la tête de ma mère ce que cela faisait, grâce à la Force, de sentir une âme à énergie parcourir votre chair et découper votre cou... En d’autres termes, je me sentis mourir ce qui me plongea dans un profond désarroi et me déconnecta quelque peu de la réalité. J’avais déjà certes, par le passé, ressenti la mort de camarades à travers la Force et cela m’avait marqué...et j’avais osé espéré que l’enseignement des Jedi sur le sujet m’avait permis d’être armé et protégé face à ce type de situations... Hélas, quand bien même j’y avais été habitué, ce que je ressentis en cet instant fut encore plus « douloureux » que tout ce que j’avais ressenti jusqu’alors à tel point qu’encore aujourd’hui, je me demande si Lexa a pu sentir ma douleur à travers la Force. C’était un peu comme si en même temps que l’on me coupait la tête, une partie de mon âme m’était arrachée...ce qui n’était guère agréable à ressentir.

Etant complètement tétanisée à cause de ce que je ressentais à travers la Force et ne sachant trop comment me défaire de ma soudaine léthargie, je fus soudainement la cible d’Alexandra qui n’hésita pas une seule second à glisser sa lame sur une faiblesse de mon armure. Bien qu’étant sous le choc, je sentis sa lame mordre ma chair et mes os au niveau de ma poitrine... Fort heureusement, mon armure réussit à empêcher cette lame de s’enfoncer dans mon cœur et parvint à la dévier de sa trajectoire non sans pour autant m’empêcher de pousser un gémissement de douleur. Cette soudaine douleur eut, toutefois, le don de me ramener à la réalité et de me faire comprendre, bien que je ne réalisais pas encore complètement qu’elle était ma situation, dans quel bourbier j’étais. Fort heureusement, alors que la Reine-Mère s’apprêtait à me donner le coup de grâce, le champion de ma mère intervint et s’interposa, obligeant ainsi Alexandra à le combattre. Alors que j’essayais d’en profiter pour reprendre le dessus et pour le rejoindre au combat, il m’ordonna de partir d’ici sur le champ et que je n’avais pas à discuter son ordre, que j’en ai l’autorité ou non.

Pestant contre cette décision mais n’étant pas vraiment d’une grande aide, je profitais qu’une explosion secouait le navire pour prendre la fuite à travers les différentes coursives du vaisseau, laissant le champion de l’empereur faire face à son destin... Bien évidemment, la Reine Mère ne me laissa pas prendre la fuite aussi facilement et lança à ma poursuite plusieurs membres du phénix...que j’eus le plaisir d’affronter à différents endroits du vaisseau. Je dus également croiser le fer avec d’autres membres des forces de Hapès qui avaient réussi à aborder le vaisseau. Fort heureusement pour moi, bien que la situation à bord du Roan Fel soit des plus chaotiques, il me restait toujours des alliés. Ainsi, je pus compter sur l’aide des stormtroopers ainsi que sur celles des Stormcommandos, pour m’aider à vaincre mes ennemis qui cherchaient à tout prix, en cet instant, à faire en sorte que la lignée principale des Fel s’éteigne à jamais.

Bien évidemment, j’aidais mes hommes à se battre et leur indiquais de se replier quand nous en avions fini. Je savais, au vu de la situation, que nous n’avions aucune chance de reprendre le Star Dreadnought des mains d’Alexandra Solaris. Il nous fallait évacuer et ce le plus vite possible. Ordonnant aux hommes que j’avais sous mon commandement de se rendre aux nacelles de survie, j’entrepris de prévenir le reste de l’équipage à l’aide d’un panneau de contrôle situé dans une coursive et possédant une sorte de comlink relié à tous les hauts parleurs du vaisseau. Préférant faire cours, je tâchais d’indiquer qu’il était impératif aux hommes de quitter le vaisseau et de rejoindre les nacelles de survie le plus vite possible car la situation à bord était devenu critique. Afin d’éviter que mes hommes ne se lancent dans une quelconque tentative désespérée de reprendre le vaisseau et afin de compliquer quelque peu la tâche de la Reine Mère, j’entrais le code d’autodestruction du Star Dreadnought provoquant ainsi le déclenchement des différentes alarmes se trouvant à bord.

Alors que je me dirigeais vers le Hangar où se situait mon chasseur, je pus voir le déroulement de la bataille et ce au travers d’un des hublots du Roan Fel...et ce que je vis me glaça le sang. La Flotte impériale était parvenue à infliger, malgré tout, de nombreux dommages à la flotte adverse mais devait dès à présent subir le tir nourri du fortress of Arrogance mais aussi du Roan Fel...ce qui la mettait dans une situation des plus périlleuses. J’espérais, intérieurement, qu’en dépit du chaos ambiant, la flotte avait réussi à s’organiser et avait réussi à éviter d’imiter la flotte impériale lors de la bataille d’Endor, qui suite à la destruction de l’Executor et de quelques autres Star Destroyers n’était plus parvenue à former un ensemble cohérent...  Si seulement j’avais pu monter à bord d’un de ces vaisseaux et prendre le commandement....si seulement l’on m’avait écouter.

Pestant contre l’arrogance de ma défunte mère, je fus surprise de voir qu’un allié, pour le moins inattendu, m’avait rejointe à toute vitesse. Il ne s’agissait ni plus ni moins que de mon droide. Sur le coup, je puis vous avouer que je ne pus m’empêcher de sourire en le voyant arriver.... Malheureusement mon sourire se fana très vite quand je remarquais qu’il était poursuivi par des phénix et des soldats Hapiens... Vu la situation dans laquelle m’avait mise mon cher petit astromécano, je dus encore une fois me résoudre à me battre et ce quand bien même j’étais dans un état déplorable.  Fort heureusement pour moi, la Force semblait être avec moi à ce moment là car deux alliés, inopinés, vinrent à ma rescousse et parvinrent à me sortir de ce guêpier.  

M’apprêtant à les remercier, la personne qui semblait être en charge de la mission, une femme si je devais me fier à sa voix vu que son armure camouflait tout son corps, m’informa que sa mission était d’assurer ma sécurité dans le cas où notre offensive aurait connu des complications, ce qui au vu de ce qui se passait, était le cas. N’ayant guère mon mot à dire et étant plutôt d’accord sur le fait qu’il fallait quitter le Roan, je suivais ces agents. Leur coup de main ne fut pas de trop car nous dûmes résister à des vagues et des vagues ennemis dont l’objectif était simple : ils désiraient tous me tuer afin de satisfaire leur prétendue divinité. Malheureusement pour eux, les agents m’accompagnant et moi même n’étions guère disposés à leur facilité la tâche. Ainsi nous dûmes nous creuser un passage et ce en négociant de manière quelque peu musclée.

D’ailleurs, pour mon plus grand déplaisir, je pus constater que de nombreux hommes, de l’Impérium, nous avaient rejoint et tentaient également de me protéger au lieu de quitter ce navire comme je le leurs avais ordonné. Je dois vous avouer que leur aide ne fut pas de trop...mais ma fuite fut un véritable carnage....autant du coté des Hapiens que de notre coté. En fait pour être tout à fait honnête, du fait du savoir faire des phénix et de leur résistance, ils parvinrent à quelque peu réduire le comité de personnes qui s’était portée volontaire pour me sauver la vie... En effet, au bout de plusieurs couloirs il ne restait plus que la personne qui avait été chargée de me protéger, mon astromécano et ma petite personne. Autant vous dire que nous étions clairement désavantagés.

Alors que nous faisions tout ce qui était humainement possible pour quitter le plus vite possible ce navire, qui de par sa gigantesque taille ne nous facilitait pas la tâche, je fus brutalement repoussé par l’agent qui me protégeait. Au début son geste me surprit mais très vite, quand une explosion retentit, je compris très vite qu’elle m’avait tout simplement sauvé la vie et qu’elle m’avait évité de finir comme l’un de mes ancêtres c’est à dire...découpé en plusieurs morceaux. Sur le coup, je n’avais d’ailleurs pas manqué de pester contre ma maitrise quelque peu hasardeuse de la Force qui ne m’avait guère prévenu de ce danger immédiat.

Me relevant, je dégainais mon sabre laser et m’occupais de cet invité inopportun qui semblait vouloir à tout prix nous empêcher de partir, pour ensuite me diriger vers l’agent qui semblait dans un état quelque peu...déplorable si j’en croyais non seulement l’état de son armure, qui malgré tout semblait dans un meilleur état que la mienne, mais aussi l’état de son visage... Pour faire simple, le projectile dont elle m’avait protégé lui avait couté ses yeux...ce qui faisait qu’elle était dorénavant hors combat. Avant qu’elle ne puisse même ouvrir la bouche pour m’ordonner de la laisser là, comme elle l’aurait très certainement fait, je tâchais de l’aider à se relever et lui indiquais d’un ton péremptoire que nous allions quitter toutes les deux ce vaisseau. La plupart de mes chevaleirs impériaux, à cet instant, m’auraient vraisemblablement accusés d’avoir une attitude irresponsable qui pouvait à tout moment me couter la vie, mais je ne pouvais décemment abandonner une personne, encore en vie, qui avait mis sa propre vie en jeu et ce afin de sauver la mienne. Je n’étais pas mère et au vu de la situation je n’étais même pas sûre de devenir impératrice...Ainsi, sans hésiter, je la soutenais, en dépit de ma fatigue, et nous poursuivîmes notre route à travers les coursives du Star Dreadnought accompagné...de mon astromécano et de celui de ma protectrice.

Bien évidemment, la Force semblait vouloir en cet instant nous mettre à l’épreuve et m’obligea, comme vous devez vous en doutez, de me débarrasser de quelques ennemis  Je pus d’ailleurs compter sur le concours des deux droides qui n’hésitèrent pas à prouver que leurs modèles avaient réellement un défaut de motivateur capable de leurs faire prendre les décisions les plus suicidaires qui soit. Je crois même avoir vu le droide de l’agent qui m’accompagnait détruire un phénix et ce en le faisant bruler...du moins il me semble que c’était un phénix.

Finalement au bout de ce qui me sembla être des siècles nous parvînmes à un Hangar où se situait encore une navette de transport, à qui je pus confier l’agent ainsi que son droide. Vu l’état dans lequel se trouvait cette dernière, il ne faisait aucun cas que nous étions parvenue juste à temps à cette navette et j’espérais pour elle, malgré tout, qu’elle s’en sortirait car j’avais une dette envers elle...Elle m’avait sauvé la vie et avait empêché que je finisse en sac à viande, si je puis dire. Ordonnant à la navette de décoller sans plus tarder, je me précipitais vers mon chasseur et laissais juste le temps à mon astromécano de s’installer avant de mettre les gaz et de quitter ce Star Dreadnought.

Malheureusement pour moi, cela ne semblait pas être la fin des réjouissance...bien au contraire. Les phénix avaient du informer leur Reine-Mère qui avait du informer ses pilotes et ses navires de guerre que j’étais parvenue, contre toute attente à quitter le navire. Je fus donc pris en chasse par mes ennemis et dut subir un feu nourri et ce dans le simple objectif de me descendre. Encore aujourd’hui, je pense qu’Alexandra adopta à mon égard des moyens quelque peu disproportionnés. J’étais certes doués avec un chasseur entre les mains mais de là à vouloir absolument m’abattre au point de devenir la cible principale de toutes ses forces... Tâchant d’éviter un maximum de tir, j’essayais de rejoindre le vaisseau impérial le plus proche, qui fut, hélas détruit, par une bordée du Roan Fel. Grimaçant quelque peu devant ce léger retournement de situation, j’essayais de faire passer un message à la flotte impériale leur indiquant de se replier... Toutefois au vu des  perturbations ioniques qui régnaient, j’ignore, pour tout vous dire, encore aujourd’hui si la flotte a reçu mon message

Ne pouvant plus espérer désormais pouvoir monter à bord d’un vaisseau impérial, j’ordonnais à mon droide de calculer des coordonnées hyperspatiales afin que je puisse me replier dans un endroit où je serais à l’abri. Ce dernier m’informa, non sans que cela me désappointe quelque peu, que les coordonnés qu’il avait en mémoire étaient fragmentaire et qu’il lui fallait un peu de temps avant de pouvoir déclencher le saut en hyperespace, ce qui m’obligea à lui ordonner de se dépêcher s’il ne voulait pas que je finisse soit détruite par la chasse ennemie soit par immobilisée par un rayon tracteur ou un champ d’interdiction.

En attendant donc que mon astromécano trouve une solution, je dus déployer tout mon savoir faire ne la matière pour rester en vie..ce que je parvins à faire vu que je converse avec vous en ce moment même. Je dois reconnaitre, pour le coup, que ce jour là, entre les mains de mon chasseur, j’accomplis de véritables prodiges. En effet, je parvins à détruire quelque chasseurs Hapiens et parvins même à toucher à l’aide de deux torpilles à protons le pont du Fortress of Arrogance et ce en dépit de la DCA ennemie qui faisait tout ce qui était « humainement » possible pour me détruire. Bien que je parvins à rester en vie, et ce alors que toutes les chances étaient contre moi, un tir de chasseur ou de turbolaser endommagea quelque peu mon chasseur obligeant mon astromécano à changer au dernier moment de coordonnées et ce au moment où nous passions en hyperespace au nez et à la barbe de la Reine Mère...

Ce n’est hélas qu’une fois en hyperespace que mon compagnon synthétique m’informa du changement de coordonnées...ce qui ne manqua pas de me faire grincer des dents. Toutefois, il me certifia que je le conduisais sur un monde où le Consortium Galactique ne pouvait m’atteindre... Ma destination d’arrivée n’était nulle autre qu’Ordo, une planète de l’espace mandalorien où vivait le célèbre Clan du même nom. Hélas, mon arrivée ne se fit pas sans encombre. Comme je vous l’ai dit précédemment, mon vaisseau avait été touché par un tir de turbolaser. Par conséquent, à peine pus-je sortir de l’hyperespace que la moitié des systèmes de mon chasseur grillèrent...et que celui-ci fut tout simplement happé par la gravité de la planète. Avec des réacteurs qui ne fonctionnaient presque plus, je vous promet de croire que mon atterrissage fut mouvementée...si tant est que l’on puisse parler d’atterrissage vu ce qu’il s’est passée...

Pour être tout à fait honnête avec vous, les moteurs me lâchèrent une fois parvenue dans l’atmosphère de la planète...ce qui m’obligea à faire en sorte de retarder ma chute avec mes répulseurs. Pour faire simple, j’ai du réussir à poser ce chasseur et ce en planant...ce qui n’était guère pratique vous en conviendrez au vu des design de la corporation Incom. Ainsi, ce qui devait arriver, arriva, mon chasseur, malgré tous mes efforts, se crasha dans une forêt tropicale située à l’équateur de la planète. Comme vous devez vous en douter, cet atterrissage d’urgence fut l’occasion pour mon corps d’être malmenée..comme s’il n’avait pas été suffisamment malmenée au cours de la bataille précédente. Quand j’y repense, je me dis qu’en fait la plupart des cicatrices situées sur mon corps ont été récoltées au cours de ce crash, de ce qui s’en est suivi mais aussi au cours de la bataille au dessus d’Ondéron...mais je m’égare.

Ainsi c’est avec une armure en miettes, une commotion cérébrale, des cotes cassées et tout un tas de blessure aussi diverses que nombreuses dont certaines était le fait de la Reine Mère, que je débarquais sur cette planète qui au vu de son environnement était tout sauf accueillante. Vu l’état de mon chasseur, je n’avais même aucun moyen de contacter l’Impérium afin que l’on vienne me chercher ou afin de prouver que j’étais en vie. Il allait me falloir survivre dans cet enfer vert et ce jusqu’à ce que je puisse trouver de l’aide...si tant est que les mandaloriens voulaient bien m’aider ce dont je n’étais pas sûre contrairement à mon astromécano qui curieusement s’en était sorti sans une égratignure. A croire que la Force avait véritablement le sens de l’humour...

Malheureusement pour moi, les ennuis n’étaient guère terminés comme vous aurez le plaisir de le constater. En effet, dans un premier temps, ce n’est pas sans difficulté que je suis parvenue à sortir de mon chasseur. J’étais tellement mal en point...tellement exténuée...tellement désorientée, que je n’arrivais même pas à tenir debout...et pourtant il le fallait. Au vu de l’environnement hostile de cette planète, rester ici était une erreur...sauf si je désirais finir dans l’estomac d’un des prédateurs qui parcouraient cette planète....C’est d’ailleurs à moment précis que l’un d’eux décida de faire son apparition.

Alors que j’essayais de me mettre debout, j’eus le plaisir de constater qu’un Maalraas se trouvait non loin de ma position et qu’il se préparait à faire de moi son diner. Vu mon état, il était clair que je ne pouvais utiliser la Force pour le repousser... il allait me falloir utiliser mon sabre-laser pour en finir au plus vite...sauf que mon sabre laser avait trouvé le moyen de se décrocher de ma ceinture au moment du crash...Autant vous dire, que j’étais dans une situation particulièrement périlleuse...et qu’il allait me falloir de dépêcher de trouver mon arme que j’avais quelque peu égarée....si je désirais rester en vie. Me faisant violence pour me réveiller et essayer de trouver mon arme, je vis s’approcher ce prédateur...et je le vis s’élancer sur moi prêt à sauter et ce alors que je continuais à tenter de trouver mon sabre-laser jusqu’à ce que soudainement un tir de blaster intercepte en plein vol ce félin qui...trouva malgré tout le moyen d’atterrir sur moi.

Plissant le nez au vu de l’odeur quelque peu fétide du félin, je le repoussais et tentais de me relever....sabre-laser à la main. Je devais, à ce moment précis, offrir au mandalorien un spectacle particulièrement pathétique vu que j’étais complètement exténuée... Celui-ci, arme encore au poing, ne prit pas la peine de faire un commentaire et se contenta d’approcher de moi. N’étant guère sûre des intentions de mon sauveur, je levais ma lame afin de me protéger d’éventuel tirs de blaster...Après tout on n’était jamais trop prudent. Il se contenta d’avancer, nullement impressionnée par mon sabre laser...puis une fois proche de moi, il me regarda des pieds à la tête et...me donna, sans que je ne puisse même réagir, un coup de poing dans la figure. Sur le coup, et c’est le cas de le dire d’ailleurs, j’eus l’impression qu’un Star Destroyer m’avait heurté et je tombais au sol tel un pantin désarticulé. Mon sabre-laser s’éteignit et roula sur le sol sans que je ne le remarquais tellement j’étais, à ce moment précis, dans un autre monde...entre la conscience et l’inconscience.

J’essayais pourtant de lutter contre cette dernière. Après tout, je n’étais pas sur un monde de l’Impérium et je ne voulais pas être remise au Consortium Galactique... Je voulais, en ce moment précis pour faire simple, défendre ma peau. Je voulais lutter pour empêcher que l’on ne s’empare de moi. Hélas je n’en avais pas la force et je fus fait prisonnière sans trop de problèmes. En fait, je fus même soulevée par l’un des mandaloriens et posée sur son épaule comme si je n’étais qu’un vulgaire fétu de paille...Ce fut donc sur ces entrefaites que je basculais soudainement dans l’inconscience...non sans avoir murmurée dans un murmure le nom de mon amante...qui elle seule aurait pu me sortir de cette situation.

Après ce qui ne me sembla être quelque minutes, mais qui fut sans doute des jours, je me réveillais dans une chambre assez spartiate dans laquelle il n’y avait qu’un lit...lit dans lequel je reposais. Alors que je me demandais où j’étais, tous les évènements récents me revinrent en mémoire ce qui me fît me redresser à toute vitesse...ce qui au vu de la douleur que je ressentis dans mon corps ne fut guère une bonne idée. En effet, je pus constater que l’on m’avait soignée autant que possible car mes hôtes avaient très vraisemblablement du découvrir que j’étais allergique au Bacta comme en attestait les traces de piqures sur l’un de mes bras. Ils avaient donc du recourir donc à de la bonne vieille médecine et panser mes plaies avec des bandages après les avoir désinfectés et les avoirs recousues.  Je méditais donc pendant ce qui me sembla être plusieurs heures, seule, dans cette chambre...sans même pouvoir bouger du lit tellement le simple fait de lever ne serait-ce que le petit doigt me faisait mal. En fait même respirer me faisait souffrir sans doute à cause des mes côtes cassées...

Finalement, mes geôliers durent se rappeler que j’existais et vinrent me rendre une petite visite. Bien que n’étant guère amicaux, ils m’apportèrent en même temps de quoi me restaurer et de quoi changer mes pansements. Ne me préoccupant guère du fait que ces personnes allaient très vraisemblablement voir certaines parties de mon anatomie que seule une certaine personne avait pu voir, je me contentais de les étudier sans prononcer le moindre mot. Après tout, ils savaient qui j’étais et je savais qui ils étaient bien qu’en l’occurrence, ils avaient plus d’informations à mon sujet que je n’en avais sur eux.  Ainsi, pendant plusieurs minutes, une atmosphère de plomb régna dans la chambre et ce alors que l’on prenait soin de moi jusqu’à ce qu’enfin, l’un des leurs parla et m’annonça que le Consortium Galactique offrait une récompense en échange de ma capture. Cette annonce ne m’étonna guère...ce qui m’étonna par contre, et je n’hésita pas à le faire partager à mon interlocuteur c’était le fait que son clan ne m’avait pas encore offerte à Alexandra Solaris ce qui laissait penser qu’il avait des scrupules ou du moins une raison de ne pas le faire. Il me révéla, sans prendre de gants avec moi, que c’était contre les intérêts de son clan de le faire ce qui ne manqua pas de me faire hausser un sourcil. Je savais que le clan Ordo n’affectionnait guère les Sith et le Consortium Galactique mais j’ignorais encore jusqu’à présent qu’ils nous étaient favorables.

Alors que l’on pourrait croire que j’étais sortie d’affaire vu que j’étais en compagnie d’alliées, mon interlocuteur me précisa qu’il fallait néanmoins, vérifier que me donner au consortium galactique était bien contre les intérêts de son clan... ce qui laissait supposer au vu d’une telle phrase que cet homme voyait sur le très long terme. En somme, il me mettait au défi de faire mes preuves et de prouver que j’étais digne que l’on me soutienne...Sans hésiter ne serait-ce une seule seconde, j’affirmais que j’étais prête à démontrer qu’il était bel et bien dans l’intérêt de son clan de me conserver en vie...ce qui arracha un sourire à mon interlocuteur qui dut s’amuser de voir un air combattif sur une jeune femme aussi frêle. La suite des évènements n’eut guère besoin d’être explicité. Je savais que j’allais devoir combattre et ressortir de ce combat victorieuse afin de prouver que j’avais le droit de vivre...et connaissant les Ordo, je me doutais bien qu’ils allaient me faire affronter leur champion... Après tout, j’étais l’héritière de l’Impérium...et l’on pouvais presque me considérer à l’heure actuelle comme étant la dirigeante de ce régime vu que ma mère n’était plus. Par conséquent, dans ce genre de combat, il paraissait normal que le chef d’une faction...surtout s’il s’agissait du prochain chef de guerre de celle-ci, se doive d’affronter le champion d’une autre faction.

Bien que j’avais apprécié le combat sans hésiter et que mon regard laissait à penser que j’étais prête à en découdre tout de suite, mes hôtes me laissèrent me reposer pendant encore quelques jours afin que mon corps qui avait été quelque peu brisée au cours des récents évènements se remettent et soit prêt à faire face à l’épreuve qui m’attendait et qui promettait de faire passer les combats que j’avais connu à bord du Roan Fel pour de vulgaires bagarres d’enfants....et ce fut le cas ! En effet, le jour prévu de la rencontre, l’on me laissa me préparer et l’on me dit à ma disposition un peu d’équipement que je n’avais plus d’armure. Toutefois, je ne cherchais pas à en profiter. Je me contenais pour l’occasion de mes gantelets en cortosis et de mon sabre laser. Aucune autre arme n’aurait été nécessaire au cours de ce duel surtout que je savais par avance que je ne pourrais pas battre mon adversaire si je tentais d’avoir une approche basique se basant uniquement sur la force brute.

Une fois préparée et armée, je fus emmenée sur un terrain d’entrainement où m’attendait déjà mon adversaire. Il y avait également de nombreux mandaloriens disposées en cercle tout autour de nous. Ils étaient sans doute curieux du combat qui allait se dérouler et au vu de mon physique assez peu avantageux, je me doutais que certains d’entre eux me voyaient déjà mordre la poussière. Toutefois, je ne me laissais pas démonter et restais de marbre devant mon adversaire et ces spectateurs. Sans prononcer le moindre mot, nous nous sommes salués comme deux guerriers. Sur ces entrefaites le combat commença. Au début, pour être tout à fait honnête avec vous, il ne s’est pas passé grand chose. Nous nous sommes tout simplement jaugés du regard afin de voir  dans la posture de l’autre s’il n’y avait pas une faiblesse à exploiter. De mon coté, mes points faibles étaient particulièrement évidents surtout si l’on prenait en compte le fait que je n’étais pas encore totalement remise de la bataille d’Ondéron et du crash qui s’en est suivi...alors que pour ce qui était de mon adversaire...trouver ses faiblesses était beaucoup plus compliqué. Il avait un meilleur équipement que moi, était très certainement beaucoup plus fort que moi et devait, en dépit de sa taille et de son armure être non seulement endurant mais aussi très rapide. Toutefois, il me paraissait clair que je ne devais en aucun cas le laisser profiter de sa force auquel cas, ce duel risquait de prendre fin assez rapidement.  Au final, les seules faiblesses que je pouvais exploiter étaient celles propres à son armure. Il m’était impossible de la transpercer mais je pouvais toujours profiter du fait que ses articulations n’étaient guère protégées pour prendre l’avantage et pourquoi pas obtenir la victoire...

...C’est ce que je cherchais donc à faire au cours des minutes ou des heures qui suivirent. Ainsi pendant ce qui dura une éternité, j’essayais d’éviter un maximum le combat avec mon adversaire et cherchais à éviter toutes ses attaques. En contrepartie, j’essayais de me baser sur ma rapidité et sur mon agilité pour le prendre de vitesse et atteindre les points faibles de son armure ce que je parvenais à faire de temps en temps. Malheureusement pour moi, je m’aperçus très vite que j’avais en face de moi un guerrier des plus expérimentés. Il avait très vite compris ce que j’avais essayé de faire et laissais parfois des ouvertures dans sa défense afin de me prendre au piège. Ainsi à plus d’une reprise, il parvint à me toucher avec son beskad voire même avec son poing. Il ne se priva pas d’ailleurs pour y mettre tout son cœur quand il me frappa....ce qui au passage malmena mes côtes qui n’étaient pas déjà dans un très bon état. De multiples fois, je mordis littéralement la poussière à tel point que l’on pourrait croire que le duel n’en était pas vraiment un vu à quel point le Mandalorien me surpassait dans tous les domaines. Pour me battre face à lui, j’en étais venu à faire comme ma génitrice durant son duel face à Alexandra et devait sans arrêt puiser dans la Force afin de pouvoir tenir la distance. Toutefois, je savais par expérience que cette solution ne durerait qu’un temps et qu’il me faudrait à un moment ou à un autre tenter le tout pour le tout auquel cas mon corps risquait de me lâcher..ce qu’il commençait déjà à faire en un sens quand on voyait le nombres d’ecchymoses et de sang que j’avais.

Malgré tout je continuais inlassablement le combat et tentait de prendre par surprise mon adversaire et ce en essayant de me montrer audacieuse. J’en venais même à accepter que mon corps soit la cible de certaines de ses attaques si au final cela me permettait de toucher avec mon sabre laser ses articulations...ce que je parvins à faire. A chaque fois, que j’y parvenais, il m’en coutait cher mais je ne me laissais pas abattre et à chaque fois que je retournais mordre la poussière, je me relevais avec une lueur de défi dans le regard. J’en vins même à dire à mon adversaire que je pouvais faire ça toute la journée ce qui dut beaucoup amuser mon adversaire j’imagine.

Nous continuâmes donc à nous battre inlassablement. Le soleil commençait à décliner et nous étions encore là, tous els deux debout et continuant à croiser le fer et ce alors que nous étions gagné par l’épuisement. Bien que mon corps était gagné par la lassitude, il n’en était rien de mon esprit. En effet, ma détermination et ma rage de vaincre se renforçait de minute en minute. L’on aurait presque pu dire, que je laissais une certaine passion prendre possession de mon être même s’il en était rien. Je voulais vaincre cet homme et démontrer à son clan que j’étais digne d’être l’Impératrice de l’Impérium. Ainsi, je me tenais devant cet homme, sabre laser à la main. Je savais que tout allait se décider maintenant. Nous avions tous les deux du mal à tenir debout bien que dans le cas du Mandalorien, je supposais qu’il s’agissait d’une ruse alors que dans mon cas, j’étais sur le point de tout simplement m’évanouir. Mon corps avait atteint ses limites....et pourtant je m’apprêtais à lui en réclamer encore plus....et ce afin d’en finir une bonne fois pour toutes. Je me focalisais donc sur mon adversaire et occultais tout bonnement mon environnement. Je laissais les instructions de Lexa me revenir en mémoire notamment à propos de la Force et laissait cette dernière couler librement dans mes veines comme je l’avais fait sur Mustafar...puis me précipitais sur le Mandalorien, sabre à la main.

Puisant dans la force, je ne sautais en l’air qu’au dernier moment afin d’éviter une de ses attaques, puis, une fois derrière lui entreprit de transpercer les jointures de son armure situés derrière ses genoux.  Malheureusement pour je ne parvins qu’à affaiblir qu’une seule de ses jambes avant qu’il ne se retourne et ne me frappe violemment au visage. Me relevant aussi vite, je retournais aussitôt au combat et décidais d’utiliser mes dernières ressources afin de pouvoir utiliser au maximum l’ataru. J’espérais le prendrais de vitesse et à l’aide de la Force et j’y parvins durant un court instant qui m’offrit la possibilité de lui blesser l’autre jambe. Bien qu’il ne pouvait plus tenir debout, il ne manquait pas de ressource et parvint à me saisir par la gorge et à me projeter au sol. Il était impératif au vu de ma situation que je fasse quelque chose auquel cas je risquais de perdre ce duel. Ainsi, j’utilisais la Force, une nouvelle fois, pour lui retirer son casque et rapellait aussitôt à moi mon sabre laser pour menacer sa gorge de ma lame...et ce alors qu’il s’apprêtait à en faire de même avec un son beskad mais au niveau de ma poitrine. Néanmoins, vu que je l’avais pris de vitesse, il avait suspendu son geste...

J’avais gagné le duel...j’en avais bavé..mais j’avais réussi l’impossible en battant le champion du clan Ordo. J’avais du mal à y croire et était bien trop exténuée pour ne serait-ce que réaliser entièrement ce que je venais de faire. Les Mandaloriens qui avaient assisté à la scène durent s’en rendre compte car ils m’aidèrent à me relever et m’emmenèrent ainsi que leurs champions vers, si je puis dire, ce qui ressemblait le plus à une sorte de salle commune dans laquelle l’on pouvait consommer de l’alcool. J’eus le droit d’ailleurs de gouter à cet alcool qui manqua de m’embrasser la gorge. Bien qu’étant fatigué et blesser, tout comme l’était mon adversaire, nous trinquâmes et nous inclinâmes la tête en signe de respect...un signe de respect d’un guerrier envers un autre. Après pour être tout à fait franche avec vous, j’ignore ce qu’il s’est passé car je me suis réveillée le lendemain dans ce qui me tenait lieu de chambre avec un mal de crâne horrible et de nouveaux bandages. Je supposais, non sans pester quelque peu, qu’il s’agissait là de la célèbre médecine mandalorienne : d’abord on stérilisait le patient et ensuite on le soignait pendant qu’il ne pouvait plus protester...Bien qu’étant quelque peu nauséeuse, j’appris au cours de la journée que l’on comptait m’escorter jusqu’à Bastion à bord d’un vaisseau mandalorien du clan Ordo afin d’être sûre que je parvienne sans encombre à la capitale. Ils s’étaient toutefois obtenu de donner l’information à l’Impérium au cas ou des agents ennemis intercepteraient la communication. En attendant donc de pouvoir repartir, je passais plusieurs jours sur Ordo, où je me remis lentement de mes blessures jusqu’à être suffisamment robuste pour pouvoir tenir sans aucun problème toute seule debout.

Alors que je m’apprêtais à partir, le chef du clan, responsable de mon départ et de ma sécurité, m’offrit un cadeau qui me démontra l’estime que m’avait porté à mon égard les Mandaloriens. Il s’agissait d’un masque en Duracier inspiré du design de leur casque en T. Sur le moment, je ne sus trop quoi dire car ce geste m’avait touché. Je me contentais donc tout simplement de revêtir le masque et de le remercier en mando’a même si mon accent devait être quelque peu horrible à entendre.

Ce fut donc sur ces entrefaites que je passais plusieurs jours à bord d’un transport mandalorien et que je parvins à revenir sur Bastion. Mon arrivée causa d’ailleurs pas mal de bruit, pour tout vous dire. En effet, n’aimant guère le protocole, comme vous le savez, j’ai tout simplement demandé à mon escorte de me laisser au spatioport le plus proche du palais impérial. Je comptais me charger de la suite moi même et ne voulais guère importuné plus longtemps ces hommes qui en avaient déjà fait énormément pour moi. Revêtant le masque que l’on m’avait offert, je traversais la ville d’un pas nonchalant et écoutant ce qui se disait. J’eus le plaisir de constater que la ville ou plutôt la planète était toujours en effervescence suite à ma disparition. Je ne pus m’empêcher d’ailleurs de sourire sous mon masque. Me retrouver semblait être la préoccupation principale de nombreux d’impériaux et beaucoup de civils s’interrogeaient quant-à ma potentielle survie et ce alors que je circulais au milieu de ces derniers comme si de rien n’était.

Ce fut donc sur ces entrefaites que je parvins au palais impérial. Bien évidemment la garde du palais tenta de me stopper et de présenter mes autorisations...ce que je n’eus nullement besoin de faire lorsque je me contentais tout simplement de retirer mon masque. Les Stormtroopers en faction, eurent sans doute du mal à en croire leurs yeux j’imagine. Celle que tout le monde recherchait tant était juste en face d’eux. En me voyant, l’un d’eux ne manqua pas d’asticoter du coude son camarade afin que celui-ci cesse de faire l’idiot et se mette au garde à vous ce qui m’arracha un rire. N’étant nullement offensée par leur conduite mais plutôt amusée, je leur ordonnais de continuer à vaquer à leurs occupations vu que je connaissais le chemin.

Ainsi je pénétrais à l’intérieur du palais impérial tout en ménageant un petit effet dramatique si je puis dire. Je ne prononçais pas un seul mot et déambulais dans les couloirs jusqu’à la salle où se trouvait réunis le conseil des Moffs. En me voyant, certains d’entre eux ne manquèrent pas de tomber de leur fauteuils. Ils étaient tout simplement stupéfaits de me savoir en ces lieux et surtout encore en vie au vu des derniers évènements. J’eus d’ailleurs le plaisir de voir arriver en courant, plusieurs chevaliers impériaux qui furent également ébahis de me voir ici. Ils ne tardèrent pas d’ailleurs à s’agenouiller devant moi ce qui me valut de les sermonner en leur disant de bien vouloir se remettre debout. Sans accorder ne serait-ce qu’une seconde aux Moffs, je m’asseyais sur l’un des fauteuils demeurés libre et demandais un rapport des derniers évènements qui avait eu lieu dans la galaxie depuis ma fuite du Roan Fel. J’étais de retour et je comptais bien assumer la tâche que le destin semblait vouloir me confier. Ainsi au cours de cette réunion, je pus converser longuement avec les chevaliers impériaux ainsi qu’avec les Moffs et put procéder à plusieurs nominations vu que j’étais devenue officieusement, depuis la mort de Valla, l’Impératrice. Nous pûmes d’ailleurs, pour mon plus grand déplaisir, convenir des modalités de mon couronnement qui serait retransmis en direct sur l’holonet.

Ainsi après plusieurs jours de préparation et de soins intensif visant à améliorer ma condition physique quelque peu entamée par les combats à bord du Roan Fel et sur Ordo,  je fus couronnée Impératrice devant la population de Bastion mais aussi devant les différents corps d’armée de l’Impérium qui n’hésitèrent pas un instant à m’acclamer. C’est d’ailleurs depuis ce jour là que l’Impérium ait habitué à me voir porter ce masque de mandalorien que je n’ai pas voulu retirer au cours de la cérémonie. Bien évidemment, comme vous devez vous en rappelez, j’ai du prononcé un discours dans lequel je donnais les grandes lignes de ma vision de la galaxie. Ainsi, je n’hésitais pas à disserter longuement sur le fait que nous parviendrons à redonner à la galaxie son lustre d’antan, que nous finirions par reprendre notre revanche sur le Consortium Galactique et sur Alexandra Solaris. Mais j’allais également plus loin en affirmant qu’il était très important pour moi d’installer une méritocratie dans laquelle les barrière sociales n’existeraient plus et dans laquelle règnerait l’ordre et la sécurité...non sans que pour autant cela ne se transforme en tyrannie.

Je désirais tout simplement faire de ce régime que je pouvais diriger un exemple pour les autres. Je voulais prouver qu’en dépit de son Histoire, l’Impérium pouvait être le phare de cette galaxie et que contrairement à ce que pensait nos ennemis, nous n’avions pas encore dit notre dernier mot...qu’en dépit des défaites que nous venions de subir, la machinerie de guerre impériale n’avait guère été perturbé par ces quelques inconvénients. Je précisais même que mon couronnement n’était en soi qu’une étape vers un projet plus global. Je me gardais bien de donner plus de précisions, néanmoins, car je savais que certaines réformes ou certaines conceptions sur certains sujets me vaudraient, d’entrée de jeux d’avoir des ennemis.
Ce fut donc sur ces évènements, que mon règne commença.




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MessageSujet: Re: Varyssa Fel    Jeu 2 Juin - 20:03


Histoire

Chapitre IV : Le Grand Voyage

Ces 10 dernières années ne furent guère mouvementées comparées à ce que j’avais pu vivre en 390 ou comparées à ce que l’Impérium a pu connaitre par le passé. On pourrait presque croire que la Force avait fait en sorte de calmer la situation afin que je m’habitue à mon rôle d’impératrice qui, en dépit des leçons de Gustus et de ma mère, était un rôle que j’appréhendais quelque peu. Bien que je n’en laissais rien paraitre, je puis vous révéler qu’il m’est arrivé, très fréquemment, au début de douter de moi même vis à vis de mes propres décisions. Je faillis même renoncer au pouvoir et abdiquer pour le confier à mon cousin tellement la tâche que je devais accomplir me semblait impossible. Pourtant, au final, je n’abandonnais pas mon poste et ce sans doute à cause de l’éducation de Gustus qui m’avait inculqué le sens des responsabilités et qui m’avait appris par la même qu’en temps qu’impérial, il ne m’était pas permis d’abandonner.

Ainsi pendant la dernière décennie, j’ai essayé de m’habituer à mon rôle et ai du m’habituer notamment aux réunions avec les Moffs qui ne manquaient pas de me désespérer, bien que je n’en laissais rien paraitre. En effet, encore aujourd’hui, je n’arrive pas à comprendre comment ces hommes et ces femmes peuvent représenter l’Impérium et songer à leurs petits intérêts alors que nous pourrions, si nous nous accordions, voir plus loin qu’aucun régime ne l’a fait jusqu’à présent. Nous pourrions bâtir, si je ne devais pas avoir à faire face à de multiples oppositions et que je ne devais pas sans arrêt, me montrer plus malins qu’eux, un régime aussi rayonnant que le fut l’Ancienne République en son temps.... Nous pourrions, en somme, instaurer un régime qui durerait plus de 20 000 ans...

Malheureusement, cette tâche n’était guère facile comme je m’en rendis compte. Outre l’hostilité politique des Moffs à mon égard dont notamment celle de la Moff des renseignements, je dus faire face également à d’autres problèmes qu’ils soient personnels ou d’ordre militaire. Pour commencer, j’aborderais avec vous mes problèmes personnels qui au final ont eu une bien moins grande incidence sur l’Impérium que sur moi. En effet, en l’an 395, je ressentis, encore une fois, à travers la Force la mort de mon ancien précepteur, Gustus, ce qui, encore une fois, me mit dans tous mes états étant donné que sa mort, comme celle de ma génitrice, m’arracha le cœur ou plutôt une partie de mon âme. Bien que sa mort fut de loin, plus expéditive que celle de ma mère comme je pus le sentir, elle ne manqua pas de faire naitre en moi un vide et de m’atteindre de manière bien plus violente étant donné le fait que j’avais été très proche de Gustus. Sur le coup sa mort me fit bien évidemment redouter le pire au sujet de Lexa dont mon ancien précepteur était le garde du corps.... Jusqu’à ce que Lexa revienne sur Bastion, pour faire son rapport, je ne manquais pas de me faire du mauvais sang à son propos...et c’est non sans une certaine spontanéité, une certaine joie, que je la prenais dans mes bras, une fois seule dans mes quartiers et que je laissais ma peine pleinement s’exprimer.

Hélas, je fus bien en peine de découvrir également une autre mauvaise surprise autour de la mort de Gustus. En effet, alors qu’elle m’offrait le pendentif de Gustus et qu’elle me présentait les restes du sabre-laser de mon précepteur, elle me précisa que cet homme, qui m’avait accompagné durant la majeure partie de ma vie, n’était ni plus ni moins que mon véritable père...ce qui...ne fit qu’augmenter ma tristesse. En un sens, je m’en étais toujours doutée... Vu qu’il quittait la chambre de ma mère, quand elle était encore vivante et que nous avions la même couleur de cheveux, j’avais fini par me douter de quelque chose comme certains Moffs. Toutefois, n’étant pas sûre qu’il s’agisse réellement de mon père, je n’avais jamais voulu lui en parler. Si lui ne l’avait jamais fait, je préférais éviter de lui poser la question...car après tout soit il n’était pas mon géniteur soit il avait une bonne raison de me cacher ce léger détail. Encore aujourd’hui, je me demande d’ailleurs quelles étaient ses raisons de vouloir me cacher la vérité. Je ne le saurais probablement jamais...à moins que la Force elle même ne m’offre une indication sur le sujet...

Alors que je regardais, d’un air des plus attristés, le médaillon de celui qui fut mon père qu’au final je n’avais guère très bien connue, Lexa me relata les conditions de sa mort....qui ne manquèrent pas de me révolter. Ainsi, elle m’affirma que les responsables de cette ignominie étaient en fait les Sith...Ces derniers avaient voulu le tuer lui ainsi que ma chère et tendre... Cette nouvelle ne manqua pas de faire naitre en moi, sur le moment, une bouffée de colère que j’eus du mal à réprimer... Du fait que j’étais seule avec mon ancienne maitresse, je pus laisser mes sentiments pleinement m’exprimer et je puis dire en cet instant que je ne pus m’empêcher de laisser libre court à ma rage... J’indiquais clairement à Lexa, d’une voix froide que, bien que j’en avais guère la possibilité en cet instant car ma priorité était d’affronter et de défaire Alexandra Solaris, je comptais, dans un avenir proche, m’occuper des Sith...personnellement et que je comptais bien, les concernant, réduire en cendres leur simuli de civilisation... et que rien, même pas eux, ne m’empêcherait d’instaurer mon projet de paix dans la galaxie. Bien évidemment, ma chère et tendre tenta de me consoler et y parvint dans une certaine mesure en passant plusieurs jours avec moi, bien qu’elle dut repartir ensuite pour continuer à accomplir sa mission ce qui m’arracha une nouvelle fois le cœur... C’était fois-ci j’étais bel et bien seule...et pourtant il allait me falloir faire en sorte de ne pas me décourager...

Outre ce drame d’ordre personnel, l’Impérium dut faire face à de nombreux défis dont certains furent d’ordre militaire. Ainsi pour commencer, je puis vous révéler qu’en 397, le Consortium de Hapès tenta d’attaquer une nouvelle fois l’Impérium et ce à l’aide d’une flotte expéditionnaire qui devait passer par Carida. Grâce à nos services de renseignements, nous pûmes apprendre cela et anticiper leur venue... J’ai été moi même accueillir nos ennemis ! Ces derniers, comme prévu, ont émergé de l’hyperespace et sont restés en vol stationnaire dans ce secteur qui ne comportait qu’une station spatiale et nous les laissâmes progresser sans nous manifester. Puis d’un seul coup, je décidais de déchainer les enfers sur nos agresseurs. Ainsi, alors que j’en donnais l’ordre, des interdictors se positionnèrent en bordure du système afin d’empêcher momentanément toute retraite et ce alors que l’Escadron de la mort dirigé par le nouveau modèle de Star Dreadnought que j’avais fait construire, sortait de l’hyperespace et pilonnait, d’entrée de jeu, nos ennemis. Ces derniers furent quelque peu surpris et tentèrent bien évidemment de répliquer....sans que pour autant cela ne nous cause un quelconque soucis. Cette fois-ci, c’était nous qui étions en supériorité numérique et je comptais bien leur rendre la monnaie de leur pièce !

Ainsi, comme l’avait fait la Reine Mère durant la bataille d'Ondéron, j’ordonnais à mon Star Dreadnought, le Maximilian Veers, de pilonner le vaisseau amiral ennemi et de nous rapprocher pour l’aborder...ce que nous parvînmes à faire avec un effet de grand style. En effet, notre pilote eut la bonne idée de faire en sorte que la structure tribord de notre vaisseau heurte celle du navire ennemi et ce afin de bien signifier à nos ennemis que le glas de la revanche et non de la mort avait sonné. Sans écouter ne serait-ce que les suppliques des chevaliers impériaux qui désiraient sans doute que je reste en sécurité, j’abordais le vaisseau ennemi en compagnie d’un contingent de stormtroopers de la 501ème légion et de quelques chevaliers impériaux. Durant tout le temps que dura la traversée du vaisseau, je ne cherchais même pas à sortir mon sabre laser vu à quel point mes troupes parvenaient à dégager ma route sur mon chemin et ce jusqu’à ce que je parvienne sur le pont du vaisseau où je dus affronter, moi même, un membre du phénix qui était également un membre du Chume’Doro. Ce combat ne fut guère facile et mes hommes durent me protéger des interférences extérieures. Mais finalement, je parvins à tuer, d’un seul coup de sabre laser, mon ennemi et regardais, sans la moindre émotion, derrière mon masque, le corps sans vie de mon adversaire tomber sur le sol.

Pendant ce temps, la flotte impériale avait continué de mener à bien son œuvre et ce grâce à mon champion à qui j’avais donné l’ordre de prendre la suite des opérations et je dois reconnaitre qu’il s’est très bien débrouillé. Les vaisseaux ennemis ne faisaient pas le poids et plusieurs d’entre eux, suite à la mort de leur chef, cherchaient à rompre la formation et à fuir. Je laissais donc mes hommes pourchasser ces vaisseaux et ce alors que je retournais à bord du Maximilian Veers, jusqu’à ce que j’ordonne, pour la plus grande surprise de mes subordonnés, de lever les champs d’interdictions afin que les bâtiments adverses puissent prendre la fuite.

Ce choix, qui pourrait sembler étonnant, a été fait, je puis vous l’assurer, en toute connaissance de cause. En effet, vu que nous connaissions le lieu et le moment où allait se dérouler cette invasion, j’avais pris soin d’installer tout autour du secteur plusieurs droides sondes qui filmèrent la bataille et la retransmirent, non sans quelque heures de délais, histoire que nos ennemis ne puissent pas envoyer de renforts, le déroulement de la bataille aux citoyens de l’Impérium. Je voulais que tous soit témoin, non pas de mon triomphe, mais de celui des armées de l’Impérium. Je désirais que tous voient le succès de notre opération... Je désirais tout simplement que tous aient de nouveau foi en notre régime qui en cet instant venait de prendre sa revanche, même si tant que la Reine Mère de Hapès ne serait pas morte, cette revanche ne serait qu’incomplète. Qui plus est, j’avais voulu laisser des ennemis s’échapper car je voulais qu’ils témoignent de ce qu’ils avaient vécu à la Reine Mère mais aussi à leurs proches. Je me doutais bien que la Reine Mère n’autoriserait pas que la vidéo de la bataille soit dévoilée à son peuple... Je voulais par conséquent que ce soit ses hommes qui apportent à son peuple la nouvelle de ma victoire...et quand bien même elle les ferait exécuter, je savais que des rumeurs continueraient de circuler à ce sujet. Certes par cette action, je ne remettais pas en cause sa pseudo divinité mais je parvenais malgré tout à remettre en cause la puissance de ses armées ce qui était bien suffisant pour l’instant.

Cette bataille nous permit, d’ailleurs d’obtenir, grâce au vaisseau que j’avais abordé et aux vaisseaux que nous avions détruits, des données sur la technologie Hapienne...données qui furent accaparées, pour mon plus grand déplaisir, par Alicia Mayfair, la Moff des renseignements impériaux. Bien qu’elle me livra un rapport sur le sujet afin de m’informer de quoi il en retournait, je me doute, encore aujourd’hui que son rapport était encore incomplet et qu’elle n’avait pu s’empêcher de jubiler de me ravir mon butin de guerre...comme si cela ne lui suffisait pas d’être insupportable la plupart du temps. Et oui, pour ne rien vous cacher cette Moff est sans doute celle que j’apprécie le moins !

Bien évidemment, l’Impérium connut d'autres batailles sur d’autres théâtres d’opération qu’ils soient terrestre ou naval et je me suis même parfois engagée moi-même au sein de ces conflits que nous avons remporté en majeure partie. Parmi les batailles que j’ai moi même commandé, il s’agissait surtout de frappes éclairs destinées à affaiblir notre ennemi et à faire main basse sur des possessions qui nous semblaient des plus intéressantes. Ainsi par exemple, nous avons une fois de plus lancé une attaque terrestre sur Hoth et ce en vu de libérer des Jedi qui étaient retenus par le Consortium Galactique, qui désirait faire quelques expériences sur ces derniers. Nous avons également mener d’autres frappes éclairs sur d’autres monde du Consortium et ce en vu d’affaiblir des places fortes et d’égratigner peu à peu la force de nos adversaires.

Outre ces frappes militaires qui tiennent plus d’escarmouches que de véritables offensives, j’ai également mené au cours de ces dix dernières années une activité diplomatique intense notamment avec les Chiss et les mystérieux Neters qui bien qu’alliés à l’Impérium demeurent une véritable énigme à mes yeux. J’ai également essayé d’entreprendre la visite de certains monde neutres afin de les rallier à l’Impérium, sans grand succès pour l’instant du fait qu’en dépit de toute ma bonne volonté, certains de ces mondes gardaient une image négative de l’Impérium du fait de son passé ou se méfiait de moi car ils voyaient en ma personne, une dirigeante qui désirait tout simplement, à l’instar des autres dirigeants galactiques, augmenter la surface de son royaume. Ils avaient également peur que je ne cherche à les exploiter et que je fasse fi de leur us et coutumes ce que je ne comptais pas faire. A vrai dire, je comptais certes impérialiser ces planètes mais sur le long terme et je désirais tenir compte des particularités de chaque planète et ce afin que cette intégration se déroule le mieux possible. Qui plus est, si cela réussissait dans un proche avenir, cela me permettrait de savoir comment m’y prendre au vu des autres mondes qu’il me faudra cette fois-ci conquérir par la Force. En plus de cela, j’ai également donné l’ordre au cours de ces dernières années d’envoyer de multiples droide sondes afin de découvrir d’autres planètes à exploiter et à explorer dans les Régions Inconnues...et je comptais cette fois-ci écouter, contrairement à mes prédécesseurs, les conseils des Chiss qui avaient su bien mieux gérer que nous l’exploitation et le développement de leurs propres planètes.

Enfin, bien que je n’ai guère lancé un mouvement de mobilisation générale, j’ai ordonné une modernisation des armées et de la flotte au cours de ces 10 dernières années et ai demandé à mon peuple à ce que la production d’arme de guerre augmente et ce en vu de la guerre ultime qui s’annonce et durant laquelle le destin de la galaxie se scellera... Cet effort que j’ai imposé à mon Empire, je me le suis également imposée à moi même. Si l’on excepte le nombre d’affaires courantes que j’essaie de régler par moi même afin d’être sûre que tout se passe comme je le désire, j’ai également demandé à un des chevaliers impériaux du palais de m’entrainer quotidiennement et ce afin que je devienne une meilleur utilisatrice de la Force pour qu’un beau jour je puisse rendre la monnaie de sa pièce à la Reine-Mère de Hapès qui demeure, à l'heure actuelle, mon plus dangereux ennemi.

Je conclurais cette longue Histoire en me contentant de vous dire que ce siècle qui s’annonce et dans lequel je m’apprête à m’engager risque d’être déterminant pour la survie de l’Impérium mais aussi pour celle des utilisateurs de la Force. Bien que j’ai des objectifs clairement définis en tête et que je sois prête à remplir mon devoir et ce afin de protéger les populations et la société que je représente, je vous avouerais qu’il m’arrive encore aujourd’hui de me demander si je suis la personne la mieux placée pour faire face à cette vague de conflits qui s’apprête, une nouvelle fois, à submerger la galaxie... Je ne doute pas de mes choix mais seulement de la volonté de la Force qui m’a placé à la tête d’un régime militaire dont les prochaines années décideront s’il est sur le déclin ou s’il est voué à connaitre une fois encore, comme ce fut déjà le cas auparavant, un nouvel âge d’or...  Mais une chose est certaine : l’Heure décisive approche à grands pas et nous saurons bientôt si les impériaux seront des hommes libres ou des esclaves... Seule une résistance intrépide nous sauvera des griffes cruelles et implacables de ces ennemis qui cherchent à nous soumettre. Nous devons, par la présente, nous résoudre à vaincre...ou à mourir...ce que je ne permettrais jamais vous pouvez me croire sur parole.




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Dernière édition par Varyssa Fel le Jeu 2 Juin - 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Varyssa Fel    Jeu 2 Juin - 20:09


FICHE DE DROIDE



Nom : Mynock
Type : Astromécano

Taille : 0.96 mètre
Genre : Masculin
Matériau principal : Plaque de duracier à l'extérieur


Caractéristiques physiques:
 



Caractéristiques de combat:
 




Caractéristiques techniques:
 


Armement:
 







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Ta'a Chume  Commandant du Phénix
MessageSujet: Re: Varyssa Fel    Mer 8 Juin - 17:27

Fiche validée petite fleur !

Fait gaffe a ta tête surtout, cela se détache vite du cou...


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Varyssa Fel
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