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 L'Eveil [ RP ouvert - MP ] [ Vesh Drown ]

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MessageSujet: L'Eveil [ RP ouvert - MP ] [ Vesh Drown ]   Mar 10 Juil - 11:57


    Ambiance sonore

    Chapitre Un - L'Eveil

    Dromund Kaas – Profondeur de Kaas City – Laboratoire secret du Seigneur Sith Akacen Tarlan – 20 heures 50

    Le laboratoire était plongé dans un silence pesant. A cette heure de la journée, nulle âme n'en arpentait les couloirs lugubres, faiblement éclairés par des appliques murales diffusant une lumière blanchâtre. La mort était présente à chaque coin de la structure. Ici, l'on pouvait distinguer des morceaux d'ongles incrustés dans de profondes entailles d'un mur de pierre, là des restes d'excréments, mélangés à des viscères encore chaudes diffusaient des effluves nauséabondes.

    Par moment, il était possible de percevoir quelques gémissements ... ou peut être étaient ce des râles ? Sanglots féminins qui donnaient tout son sens à la définition même de la folie. A cette profondeur, respirer relevait de l'exploit et celà n'était possible que grâce à l'action de puissants extracteurs d'air, habilement dissimulés dans l'agencement extérieur du bâtiment de surface. Akacen avait en effet choisi d'implanter son laboratoire à l'applomb d'une zone résidentielle située en banlieu de Kaas City. Vu de l'extérieur, il ne s'agissait qu'une d'une maison sur deux étages, comme tant d'autres sur plusieurs klicks de distance. Rien de tape à l'oeil, de petites fenêtres en façade, une porte en plastacier portant le numéro 666. Il avait même installé une boîte aux lettres contre le mur de clôture, boîte aux lettre qui recevait quotidiennement suffisament de courriers pour laisser penser que les lieux étaient habités. L'illusion était parfaite. Le jardin était correctement entretenu, ici ou là, l'on pouvait voir des jouets d'enfants ... un vélo à roulette ... quelques jouets éparpillés sur le sol ... mais nul enfant n'habitait en ces lieux ... le maître de maison n'aimait recevoir qu'une seule invitée : la Mort.

    Construite sur la base d'une sphère, la structure était conçue autour du Grand Laboratoire, pièce principale et centre de complexe. C'est à partir de cette pièce que le sombre alchimiste empruntait des boyaux pour se rendre dans des lieux et places différentes. La température à cette profondeur peinait à atteindre les dix degrés, elle chutait littéralement pendant la nuit ou en l'absence du maître des lieux. Le sol était recouvert d'un matelas de brume qui ondulait au grès des courants d'air et des mouvements corporels des rongeurs qui grouillaient en dessous. Ce phénomène particulièrement inquiétant était le fait de la condensation de l'air froid nocturne au contact de la seule zone de chaleur encore active dans ses lieux ... un four à crémation utilisé par l'alchimiste pour faire disparaitre ses oeuvres.

    C'est dans cette pièce que je me trouve, enfermé dans une cage à plus de 5 mètres de hauteur. Cinq jours se sont écoulés depuis mon réveil. J'ignore encore pourquoi je suis toujours en vie car il me semble avoir compris que la seule issue qui m'était réservée était un allé simple pour la fournaise.

    L'alchimiste avait un serviteur, un humanoide au corps déformé dont la seule mission était vraisemblablement d'entretenir les locaux en son absence. La créature passait donc ses journées à découper des corps en morceaux à l'aide d'un hachoir à main pour les jeter dans la gueule ardente et rougeâtre du crématorium, à éponger les litres de sang et de liquides corporels des victimes du Sith et à nourrir les cobayes encore en vie. C'est à cette créature que je dois cette cellule. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il m'ignore complètement. Il semble me considérer comme mort. Il ne me regarde jamais, ne me nourrit jamais. Je l'observe depuis cinq jours et à aucun moment il n'a semblé m'accorder le moindre intérêt. Je n'ai pas plus d'importance qu'un banal cadavre dont il s'occupera un jour. Alors je garde le silence, reste immobile lorsqu'il est là.

    La cage n'a pas de fond. Elle n'est constituée que de barreaux en duracier et mes chairs souffrent à ne pouvoir trouver une surface plane. Je suis assoupi, enfin j'essaie car depuis maintenant 2 heures la pièce dans laquelle je me trouve est plongée dans un violent cafarnaum. Je deviens fou au son de ces draps que l'on déchire. J'ignore d'où ce son provient, mais je jure de tuer celui ou celle qui en est l'auteur. Le son est strident, il s'insinue au plus profond de mon être. J'entends maintenant des gargouillis. Je n'en peux plus. J'hurle mon désespoir, tente de me lever, mais je suis rapidement contraint de me plier en deux à cause des barreaux supérieurs. Je suis nu ... mais je n'ai pas froid ... je ne comprends pas, mon esprit est embrumé par ce son que je ne supporte plus ... déchirement, gargouillis ... j'hurle de plus belle, l'écume me vient à la bouche. Comme seul écho, je ne perçois qu'une amplification des gémissements et des plaintes de la femme, captive elle aussi. Suis je donc condamné à la folie de l'enfermement ? Ce n'est pas possible ... Je ne peux plus réfléchir ... Je suis secoué de spasmes frénétiques puis ... plus rien ... le néant.

    Quelques secondes, peut être des minutes, s'écoulent avant que je ne reprenne connaissance cinq mètres plus bas. Je ne comprends pas. A côté de moi, mes doigts effleurent ce qui était quelques secondes auparavant un pan de la cage dans laquelle j'étais enfermé. Je la porte à hauteur de mes yeux, en caresse les infractuosités. La grille présente de profondes lacérations par endroits. Des sections complètes des barreaux ont été litéralement sectionnées. C'est impossible ... Je cherche du regard un éventuel outil. Mes mains reposent doucement la grille sur le sol et tatonnent dans les courants de brume à la recherche d'une vibrolame. La pièce est toujours plongée dans ce cafarnaum, les gémissements de la femme sont devenus hurlements. Les ondulations de brume laisse apparaitre mes jambes. Nul objet n'est présent, mais mon regard est attiré par l'éclat blanc de mon tibia brisé par la chute qui a déchiré mes chairs. Je ressens la douleur, mais tout est différent. Je n'ai pas mal, c'est plus une gêne qu'une douleur stricto sensus. Je ne comprends toujours pas.

    Je ne supporte plus le chaos ambiant. Je tente de me relever et cherche des yeux d'où celà peut provenir. Une ombre attire mon attention dans le coin de la pièce. Je m'approche en silence, boitant et trainant ma jambre fracturée. Le son se fait encore plus fort. Il provient de la brume. J'agite d'un revers de main la fine couche de condensation révélant la présence d'un rat womp affamé se nourrissant des restes d'un pied humain. La sensation de déchirement de draps provient des chairs que l'animal découpe, les gargouillies, de sa propre déglutition ... comment est ce possible ?

    Soudain, mon regard est attiré par un détails, ma vue se fait plus précise. J'ai l'impression de regarder à travers des macro-jumelles. L'animal devient gigantesque ... je perçois le moindre détails de ses poils, de sa chair ... je perçois quelque chose qui pulse, tout prêt de son cou. Une veine ... oh par tous les dieux, je suis en train de bloqué sur la veine d'un rat womp ... Que m'arrive t'il ? Je filtre les sons, le cafarnaum a laissé la place aux douces pulsations d'un coeur qui bat, rythmique que je me surprends à apprécier. Je n'entends plus que ça. Je suis attiré par ce son, irrémédiablement attiré par cette veine ... J'ai soudain très soif ... une soif qui m'est étrangère ... je ne contrôle plus mes gestes. Je suis devenu l'observateur de ma propre folie. Ma main se lève doucement et s'arme doigts ouverts. Je constate que des griffes sortent du bout de mes doigts. Mais que suis je devenu ?

    La créature s'arrête de manger. Elle semble avoir compris qu'il s'agissait là de son dernier repas. Alors qu'elle ferme les yeux, ma main se déplace à une vitesse folle, un trait de blaster qui l'empale litéralement. Je la porte à hauteur de ma bouche. Elle pue mais je n'en ai cure. Je ne veux qu'une seule chose ... me nourrir de son sang. C'est alors que je sens deux crocs saillir de mes gencives. Je ne maitrise plus rien ... et je plonge mes crocs dans la veine du rongeur.

    Oh !! Mais quelle extase !!! Il ne me semble n'avoir jamais connu pareil orgasme. Alors que le liquide chaud au gout ambré s'écoule du mamifère jusqu'au fond de ma gorge, je ressens une puissante sensation. Je constate avec surprise l'érection de mon pénis qui devient aussi dur qu'un tube de férobéton. Mes yeux se ferment, mon esprit se lie avec celui de l'animal. Il comprend qu'il doit mourir pour que je vive ... je le comprends également ... Je le rassure et l'accompagne jusqu'au porte de la mort. Puis ... plus rien ... Le flux sanguin s'arrête, j'entends le coeur du rongeur ralentir pour s'arrêter quelques secondes plus tard.

    Je reprends alors le contrôle de mon corps ... j'ai connu ma première soif ... et j'ai aimé ça. Il me faudra certainement du temps pour analyser cette épisode mais pour l'heure, je n'en ai pas le temps ... je dois m'enfuir de cet endroit avant le retour du maître des lieux ou de son serviteur. Je relache la créature qui chute lourdement sur le sol, cadavre sans vie. Mon regard embrasse la pièce, cherchant dans un détail l'inspiration de savoir quoi faire ... C'est alors que je fais un pas que je constate la guérison de ma jambe. Le tibia a reprit sa place, la fracture ouverte a été réduite et mes chairs ont cicatrisé. La folie s'empare alors de moi ... j'éclate de rire.

    Je suis nu, en érection, je viens de me nourrir du sang d'un rat womp puant, j'étais captif et me voilà libre ... l'écho de mon rire se répercute contre les parois des couloirs avant de me revenir accompagné des hurlements de la femme captive. Un éclat jaune éclaire mon regard ... je sais quoi faire pour l'heure.


    A suivre ...
    Vesh.

    Spoiler:
     



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MessageSujet: Re: L'Eveil [ RP ouvert - MP ] [ Vesh Drown ]   Mar 10 Juil - 16:11


    Ambiance sonore

    La Frénésie de la soif ... Je venais de gouter au sang et mon esprit semblait perturbé. J'avais la conviction de devoir quitter au plus vite cette antichambre de la folie Sith, et pourtant quelque chose de plus intense m'appelait à rester. Les gémissements de cette femme sonnaient à mon oreille telle une douce mélopée. Mon membre turgescent semblait du même avis. Il fallait que je la vois, il fallait que je sache ce qui m'attirait autant dans ces cris stridents, comme autant de suppliques à vivre.

    Mon regard mordoré balaya la pièce. Une idée commença à se former, petites pièces de puzzle entrant dans la confection d'un ensemble beaucoup plus élaboré. C'est à cet instant que je la sentis. Tapie dans l'ombre au plus profond de mon être, silencieuse, mauvaise et sournoise ... ma main se porta instectivement à mon torse et mes doigts caressèrent la large cicatrice d'ébène qui m'entaillait du manubrium sternal à l'appendice xiphoide. Je pouvais voir ses yeux – huit petites fentes ardentes – je pouvais voir ses dents acérées se dessiner au delà de la comissure de ses lèvres charnues et je pouvais sentir son énergie obscure l'envelopper dans un linceul d'obscurité.
    J'étais possédé par ce monstre, partie la plus sombre de mon esprit. Pour l'heure, elle me laissait les commandes de mon enveloppe charnelle, me soufflant par moment quoi faire mais il ne faisait aucun doute qu'à la moindre occasion, cette abomination Sith tenterait de reprendre le contrôle.

    - La soif -

    La connexion avec la Bête fut coupée. J'avais des choses à faire avant d'envisager ma fuite et je ressentais de plus en plus fort cette sensation d'inextinguible soif. Levant les yeux au plafond, j'observais le restant de la structure de la cage dans laquelle j'étais enfermé. Un pan complet des barreaux avait été tranché net. Je pris appui sur mes deux pieds nus et initia une première flexion. L'extension me projeta à plusieurs mètres de hauteur. Je pris appui sur le haut de la cage et m'accrocha à la manille qui en permettait le maintien. Comme ce fut étrange de constater combien mon regard sur les choses avait changé depuis mon "éveil". Il n'y a pas si longtemps, me tenir à cette hauteur ne signifier pour moi que d'attendre l'heure de ma mort. A cet instant, je ressentais les premisses de grandes choses à venir.

    D'un geste sec je tranchai la chaine reliant la cage à son treuil. La chute me parut durer une éternité. L'emprise du temps sur moi avait un tout autre regard. Je pus me réceptionner avec une aisance surnaturelle au contraire de la cage qui se défonça au contact du sol. Je pris minutieusement le temps de ramasser chaque morceau, ainsi que le cadavre du rat womp, avant de les stocker sur le chariot du crématorium. Les flammes feraient disparaitre toutes traces de mon évasion. Je reglai le minuteur sur cinq minutes et quittai la pièce. Le contact de mes pieds nus avec le sol était glacial. Alors que j'avançai en humant l'air ambiant, mes mains s'attardaient à caresser les infractiosités des parois du couloir. Tout me paraissait nouveau. Les fragrances prenaient tout leur sens. J'arrivais presque à en dissocier les composants. Mes sens paraissaient exacerbés. Et ces cris ... par les Dieux que ces cris étaient bons ... plus j'avançais et plus je ressentais un puissant désir, une attirance sexuelle pour celle qui gémissait ainsi.

    Le couloir se terminait par une alcove donnant sur une pièce circulaire au dimension démesurée. L'endroit contrastait avec le crématorium. Là où tout n'était que saleté et cendres, ici tout semblait sous contrôle, propre, stérile. L'air était sous pression constante, de sorte que les brumes de condensation étaient litéralement repoussées vers le boyau, tels le trait d'un blaster s'écrasant sur un bouclier déflecteur. Au centre, des écrans scintillaient d'une douce lumière bleutée, affichant des données scientifiques dans une langue indéchiffrable pour le pauvre néophyte que j'étais. D'imposants bras mécaniques maintenaient un cylindre au dessus de l'ensemble. Rempli d'un liquide épais, je pus constater par transparence la présence d'une silhouette humanoide immobile.

    Il devait s'agir d'un mâle au regard de sa musculature apparente. Son visage n'était pas humain. Il avait de grands yeux noirs sans paupières et son crâne était recouvert de tentacules. La stase dans laquelle il se trouvait l'avait plongé dans une profonde catatonie, à la limite du coma.

    Je m'avançai près des écrans. Mon regard s'attarda sur ceux de la vidéosurveillance. J'avais un retour direct du système vidéo. Je pouvais voir la pièce dans laquelle je me trouvais ... je pouvais voir la console informatique près de laquelle je me tenais ... mais je ne pouvais pas me voir moi. En lieu et place, je ne voyais qu'une silhouette laiteuse, sans contours définis.

    Piqué par la curiosité, j'agitai une main innocente devant moi. La silhouette de brume fit la même chose. Ainsi donc, ma transformation avait altéré mon reflet dans la réalité. Un sourire étira mon visage puis je fus rappelé à l'ordre par les appels à l'aide de celle qui justifiait encore de ma présence dans ce laboratoire.

    Je décidai de quitter le laboratoire principal pour me diriger vers un autre boyau. Mon ouie était entrée en résonance avec les hurlements de la jeune femme. L'onde sonore se répercutait sur la paroi des murs, m'offrant une cartographie sommaire du chemin à suivre. Au passage, je remarquai un petit pannonceau fixé au dessus des doubles portes d'un sas d'accès à un ascenseur. L'on pouvait y lire la mention "sortie" J'en notai mentalement l'emplacement et poursuivis ma route.

    Plus je m'approchais et plus je me sentais différent. Quelque chose m'attirait dans cette femme et je ne savais pas encore quoi.

    En passant devant un bloc-cellule j'eus un un léger malaise, un sentiment de "déjà-vu". Je décidai d'y pénétrer. La pièce était de petite taille. Agencée à la manière d'un bloc opératoire, elle offrait toute les commodités à celui qui l'utilisait pour découper, dépeucer, entailler, scier, décapiter, torturer ses victimes. La salle avait été nettoyée afin d'éviter tout risque d'infections mais les données scientifiques étaient restées consignées sur une petite table située dans l'angle opposé de la pièce. Plusieurs feuilles de papier slim griphonées avaient été foulées en boules et jetées sur le plateau de verre. Manifestement son rédacteur ne devait pas être satisfait du résultat de son expérience. J'en dépliai une pour en lire le contenu. Bien évidemment, tout cela était incompréhensible pour moi, succession de formules et d'anotations ésotériques. Seul le titre marqua mon esprit ... deux mots dans une langue qui me parlait étrangement ... IMMORTALITUS ORCHIDACEAE [HRP : le texte est écrit en sithese ]

    Je décidai de poursuivre mes investigations. Balayant les feuilles d'un revers de main, je tombai sur un objet qui m'était complètement inconnu. De forme pyramidal, il dégageait quelque chose de malsain et d'attirant à la fois. Peut être contenait il les données scientifiques susceptibles de répondre à mes interrogations. Une petite malette était posée à même le sol. Son contact était anormalement froid, comme si elle était dotée de son propre système de réfrigération. Elle n'était pas verrouillée. A l'intérieur je décomptai douze emplacements de tubes à essai dont l'un avait été vidé. Le liquide était noir, aussi noir que la cicatrice qui me barrait le torse.

    Le puzzle continuait à se former et les cris de la jeune femme à me bercer. Je plaçai le dispositif dans la malette et me saisis de l'ensemble avant de quitter la pièce en direction de la prisonnière.

    C'est au détour d'un couloir que je la vis. Pauvre petite créature humaine, attachée sur une croix dans le plus simple apparat. Elle semblait avoir été si belle ... si plantureuse ... avant de tomber dans les griffes de ce Sith.
    Mon regard croisa le sien. Elle me parla :

    " – Oh louée soit la Force, tu m'as entendu. Aide moi je t'en supplie. Ne me laisse pas aux mains de ce Sith ... Regarde ce qu'il m'a fait!!! Je pourrais t'aider à t'enfuir, je te le promets. Je suis une Jedi."

    A suivre.
    Vesh.



Dernière édition par Vesh Drown le Mer 11 Juil - 8:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'Eveil [ RP ouvert - MP ] [ Vesh Drown ]   Mar 10 Juil - 17:22


    Attention – 18 ans déconseillé. Merci.

    Ambiance sonore

    " – Chuuuutt!! Elle avait l'air si fragile. Alors que je m'approchai d'elle, portant l'index gauche à hauteur de mes lèvres lui intimant le silence, ma main droite plongea dans la chevelure pour en caresser la soie. Le côté gauche de son visage avait été mutilé, comme si l'alchimiste avait voulu lui greffer celui d'une autre créature, une autre abomination tout droit sortie de son esprit dérangé. Cette mutation génétique s'était développée sur la partie gauche de son épaule pour s'étendre sur son bras gauche. Le restant de son corps nu n'allait pas tarder à subir le même sort. La jeune femme était condamnée.

    Je plongeai mon regard dans le sien. Ses yeux me suppliaient de la libérer de son entrave. Elle sanglotait comme une jeune enfant

    " – Je vous en supplie!!! Libérez moi!!! Je ne veux pas finir comme ça !!! Cet homme a violé mon âme, ne le laissez pas disposer de mon corps à présent!!! S'il vous plait!!!"
    " - Chuuuutt! Calme toi.
    Nouveau silence." - Tout va bien se passer"Elle était si attirante. J'aurai du être attristé, touché par sa détresse. Quel homme ne pourrait l'être autrement?

    Mais je n'en avais cure. Au contraire, je me nourrissais de ses supplications. Ses sanglots étaient doux à mon oreille. Ma main s'avança doucement en une caresse appuyée sur sa cheville pour remonter le long de son mollet et se faufiler sur sa cuisse lisse et ferme. J'appuyai ma joue contre sa joue droite, lui murmurant à l'oreille de se calmer, que tout serait bientôt fini. Je la sentis frémir puis ses yeux s'emplirent de larmes. Je plongeai alors ma main avec tendresse entre ses cuisses, la regardant dans les yeux tout en surveillant ses réactions sur son visage. Elle tenta de se soustraire à mes caresses mais un regard plus appuyé eut raison de sa réticence. Je l'entendit alors gémir de désir. Je pouvais sentir sa carotyde s'accélérer. Ma soif était devenue incontrôlable. Je passai ma langue sur son corps, remontant sur ses seins, jouant avec ses mamelons avant de terminer dans son cou. Ma morsure coincida avec mon étreinte. A chaque coup de butoir, je buvai une nouvelle gorgée de son sang. Le liquide encore chaud s'écoulait lentement lui ôtant la vie et regénérant la mienne. Je me sentais étrangement bien. Je n'avais pas conscience du caractère immoral de mon comportement au regard de cette prisonnière. Pour l'heure, la seule chose qui m'importait était le besoin inextinguible de me nourrir d'elle. Son sang avait un gout doucereux, presque sucré. Ses gémissements accompagnaient l'ensemble.

    Mais cette jeune femme avait quelque chose en plus, quelque chose qui avait motivé la bête qui sommeille moi. Elle l'avait senti dès le début. La prisonnière était une jedi, la Force coulait en elle et si le sang était ma raison de vivre, les midi-chloriens étaient ce qu'elle recherchait. Je perdis le contrôle de la situation alors que la jeune femme se perdait de désir sous mon étreinte.

    Je m'éveillai quelques minutes plus tard à côté du cadavre de la prisonnière. Elle portait les séquelles de ma morsure, deux petits trous au niveau de la carotyde mais son visage avait changé. Son teint avait viré au gris, ses traits s'étaient tirés, ses joues creusées. Elle ressemblait à une momie décharnée. Je reculais, quelque peu effrayé par ce que je voyais. Etait-ce moi qui avait fait cela ?
    Paniqué, je ramassai la malette posée sur le sol et partis en courant en direction du laboratoire central. Alors que je courrai, milles questions me vinrent à l'esprit ... Qu'étais je en train de devenir ? Elle me suppliait de l'aider et je n'ai rien trouvé de mieux que d'abuser de son corps et de la tuer de milles et une façons ... Je fus pris de haut-le-coeur.

    Arrivé devant le sas de l'ascenseur, je ne sus quoi faire. La panique avait pris le dessus. Au loin, j'entendais le crématorium terminer de brûler les traces de mon passage ... Mais je ne pourrais faire disparaitre le corps de la prisonnière ... Au diable la discrétion. Il fallait que je prenne la fuite.
    Levant les yeux au dessus du sas, mon regard s'arrêta sur une grille de ventilation donnant sur la cage d'ascenseur. D'un coup de griffes je l'entaillai suffisamment pour pouvoir m'y introduire et remontai la cage à une vitesse surhumaine. Arrivé au sommet de la cage, je rencontrai l'ascenseur à proprement parlé. Il était resté en position haute. Me faufilant contre la paroi, je parvins à en sortir sans trop de difficulté. A en croire les ingénieurs, la sécurité avait été accentuée pour ceux qui voulaient y pénétrer mais non pour ceux qui voulaient en sortir. Je me frayai un passage à travers la cloison et débouchai dans ce qui semblait être une bibliothèque. Tout effort de discrétion ayant échoué, je brisai sans ménagement la vitre donnant sur l'extérieur et disparus dans la nuit sans lune.

    Je laissai derrière moi le cadavre d'une jedi. J'ignorai si le scientifique à qui appartenait le laboratoire en trouverait la cause, ou s'il chercherait à me retrouver ou à récupérer les biens que j'avais pris avec moi. En tout état de cause, et pour l'heure, je m'étais nourri et la nuit serait mon alliée dans ma fuite.
    Ce n'est qu'au bout de quelques kliks parcourus dans les bas fond de la ville que je m'arretai enfin. Je n'étais même pas essouflé. Cependant, un chose était certaine ... si je voulais disparaitre dans la foule ... je devais trouver des vêtements.


    A suivre.
    Vesh.

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MessageSujet: Re: L'Eveil [ RP ouvert - MP ] [ Vesh Drown ]   Mer 11 Juil - 3:29

DROMUND KASS – KASS CITY – SPATIOPORT DES BAS-FONDS -QUAI N°687 – DEATH SHADOW – CABINE DES OFFICIERS – 5H17

♫♪♪♫



Le Death Shadow et son capitaine s'aventurait rarement en territoire sith et les raisons ne manquaient pas. Les pirates redoutaient les sith plus encore que les autorités galactiques où les jedi, car eux au moins se contentaient de les arrêter. Alors que les sith selon plusieurs rumeurs se servaient de leurs captifs comme des cobayes pour leur magie sith ou les réduisaient en esclavages ce qui en soient étaient bien pires que la mort pour un pirate. Pour eux, être privé de leur liberté et asservis représentaient les pires des souffrances en exceptant les mutilations et autres démembrement violents. Ce ne sont que des histoires, mais beaucoup y croient et cela suffisait à faire régner un certain climat de tension au sein de l'équipage qui ne se sentait vraiment pas à l'aise dans cette atmosphère inconnu sur cette planète où la force, cette entité mystique et étrange était présente à en croire tous ces types qui se baladaient en robe avec des épées lumineuses.

Tous les regards étaient à la fois craintifs vis-à-vis de ces étrangers mais aussi angoissés parce qu'ils étaient capables de faire à tout moment. Là encore des histoires circulaient sur leur faculté à se déplacer plus vite qu'un pod racer et à léviter dans les air tel un speeder. Leur agilité et leur aisance arme à la main en faisait des combattants redoutables que l'on disaient capable de combattre un équipage entier et de détruire le vaisseau en en ressortant indemne. Certains racontaient même qu'ils prenaient du plaisir à boire le sang de leurs victimes et qu'ils ne connaissaient ni la peur, ni la mort. Ils seraient des dieux vivants immortels capable de survive malgré les blessures et les âges. Parmi les pirates les sith étaient la plus grande menace qu'ils pouvaient croiser dans la galaxie. Leur côte de popularité n'était donc pas bien haute. Aujourd'hui malgré cela ils se retrouvaient dans un des nombreux spatioports de Kass City sur Dromund Kass, une planète sith. Le malaise qui touchait l'équipage se faisait ressentir jusqu'à l'intérieur de la cabine des officiers où même le capitaine Raygar souvent impassible commençait à montrer des signes d'agacements.

La pièce en question n'avait rien du luxe dont on pouvait s'attendre d'un endroit tel que celui-ci. La pièce ronde était principalement composée d'une table ronde elle aussi, en plastacier autour de laquelle plusieurs chaises similaires et simples étaient disposées. Un minuscule hublot en transparacier offrait une vue sur l'extérieur et un tableau du Death Shadow complétait le reste de la décoration. Pour ce qui était des personnes présentes il y avait bien entendu le capitaine Raygar la tête posée sur ses mains jointes et coudes sur la table. A sa droite se trouvait son second, une femme en l'occurrence, une kloeïn, Jane Spa'Rowh l'air plutôt détendu contrastait avec les autres personnes pressentes comme ce type étrange qui ne retirait jamais son masque, Drazhar et qui parlait peu ou encore le zabrak à la peau rougeâtre qui semblait pensif, Zarzek Sarin. Le dernier présent était un type surnommé the « Eye » en raison de son habilité avec les fusils de précision, mais plus connu sous le nom de Morger Al Dilpone. Il était de loin le plus tendu et ce n'était pas étonnant quand on connaissait tout l'étendu de son courage et son penchant pour les boissons et les narcotiques douteux. Tous discutait de leur présence ici et ils étaient les seules de l'équipage à en connaître la vraie raison. Le débat semblait un tantinet virulent entre les officiers alors que Raygar restait toujours pensif sans intervenir ce que commencèrent à lui reprocher certains tandis que Jane tentait tant bien que mal de prendre sa défense, peine perdue.


« - Capitaine, l'équipage se demande encore combien de temps nous allons rester à quai, chaque minute de plus restées ici nous mets tous en danger et nous fais perdre de prcieux crédits.
- Morger vous savez bien pourquoi nous sommes là et nous nous devons d'attendre encore ...
- Il n'est pas possible d'attendre encore sous peine de nous exposer à une mutinerie ou pire encore, vous savez ce que sont capables ces maudits sith ? Ils pourraient prendre contrôle de nos corps et ...
- Ne venez pas nous raconter vos élucubrations infondées véhiculées dans les bas-fonds et les cantinas mal famées Morger. Vous et moi savons que tout ceci est faux.
- Pour une fois Jane je suis d'accord avec vous et si je peux me permettre les sith n'ont aucun intérêt pour le moment à nous causer le moindre problème.
- Ah mais très bien, ce cher, M. Sarin veut-il bien nous faire la lumière sur ce qu'il avance.
- M. Al Dilpone s'il le permet je peux vous assurer qu'ils ont autant à perdre que nous, je n'ai pas besoin de vous rappeler la teneur de notre cargaison et le but de notre venue ici. »


Drazar interrompit soudainement la discussion pour sortir de son silence avant d'y retourner presque aussitôt.

« - Nous devons finir ce que nous avons commencé ou auquel cas je me chargerais personnellement de ceux qui s'y opposeraient. »

Un certain froid fut jeté sur la table par les propos de Drazhar qui avait visiblement surpris tout en le monde en prenant la parole, chose rare chez lui. Les quelques secondes de silences imposées parurent durer une éternité avant que Raygar ne se risque à le briser.

« Allons, il est inutile d'en venir là et nous allons attendre que la cargaison soit complètement chargée à bord. Ce qui ne devrait plus tarder maintenait. Jane descendez voir le maitre d'équipage pour savoir où en est le chargement et quand pourrons nous retourner sur Point Nadir. Quant à vous messieurs je vous prie de rejoindre vos quartiers avant notre départ. Je vous ferais connaître l'heure exacte une fois que Jane sera revenue. Je tarde autant que vous de retourner chez nous alors n’aggravez pas la situation et prenez votre mal en patience. Tout comme vous je ne souhaite pas m'attarder plus longtemps qu'il le faudra ici. Mais il est impératif d'attendre la fin du chargement.»



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MessageSujet: Re: L'Eveil [ RP ouvert - MP ] [ Vesh Drown ]   Mer 11 Juil - 17:21

    Ambiance sonore

    Dromund Kaas – Banlieu Est de Kaas City – Dock de l'astroport – 05 heures 50

    La nuit vient de s'écouler et j'ère toujours sans but dans les ruelles puantes des bas fond de la ville. Le ciel est clair, les étoiles commencent tout juste à se voiler à mesure que l'astre solaire point sur la ligne d'horizon. La noirceur nocture commence à se teinter d'un orangé parsemé ici et là de tâches violettes. L'aube nait et une fine couche de rosée commence à se déposer sur la surface découverte des objets qui m'entourent. Un fin courant d'air frais vient agiter les mèches de mes cheveux à mesure que je m'approche des larges zones sans relief de l'astroport.

    Plusieurs heures auparavant, j'avais réglé le problème de ma nudité. Non qu'elle me posait réellement un problème particulier se justifiant d'une pudeur refoulée, mais, en réalité, je m'étais rendu compte qu'elle attirait l'attention ... ou l'envie selon le sexe... des badeaux que je croisais, attention dont je n'avais aucun besoin.

    C'est au détour d'une ruelle qu'un groupe d'humains s'en est pris à moi. Je n'ai pas compris immédiatement ce qu'ils voulaient. J'étais nu et n'étais détenteur d'aucun objet de valeur. J'avais l'esprit troublé par la jeune femme croisé dans le laboratoire. Un véritable dilemme s'imposait à moi ... J'aurais du m'en vouloir, j'aurais du ressentir un quelconque malaise, un quelconque remord à l'avoir traitée ainsi. Elle était prisonnière, au même titre que moi ... elle voulait survivre au même titre que moi ... et je l'ai tué ... j'ai abusé sexuellement de son état de faiblesse puis je l'ai tué aussi facilement et simplement que le rat womp du crématorium. Je devenais un monstre ... et cela ne me posait aucun problème particulier.

    C'est donc cet instant que choisirent les trois hommes pour me frapper à l'arrière de la tête avec une barre de métal. La violence du coup me fit chuter à l'avant, lachant la malette que je tenais depuis ma fuite du laboratoire. Il s'agissait de mon seul trésor ... mon bien le plus précieux, le seul lien qui me rattachait à ma vie passée. Je n'avais aucun souvenir, ni de l'homme que j'étais, ni de la ville dans laquelle je me trouvais. J'étais un monstre perdu dans un monde inconnu et voilà que des hommes voulaient me voler la seule chose qui comptait pour moi.

    Je m'affale dans une flaque d'eau croupie. Je pousse un grognement en portant une main à l'arrière de mon crane. Je sens un liquide chaud s'écouler de la plaie. Je ne ressens pourtant aucune douleur, tout juste l'écho de ce qu'elle aurait pu ... ou du être. Je tente de me relever, prenant appui sur le sol, mais un violent coup de pied me fracture trois côtes et me projète sur le côté. L'homme porte des bottes de métal. La violence du coup me coupe la respiration et me projète contre le mur d'un bâtiment. J'entends leurs rires. Ils semblent heureux. Ils évoquent même la statistique de mes hurlements s'ils venaient à me pénétrer avec leur barre de métal. Mon esprit est embrumé par la soudaineté et la violence de l'agression. Du sang s'écoule de ma bouche. Je tente une nouvelle fois de me lever, prenant appui sur une palette en bois posées contre un mur. Je titube, cherchant à maintenir un équilibre précaire. Je sens mes côtes flotter sous ma chair. Leurs pointes perforent mes organes à mesure que je résiste à la gravité. Là encore, je ne ressens aucune douleur, tout juste une sensation désagréable. Les trois hommes se positionnent autour de moi de sorte qu'une triangulation soit assurée. Je n'ai aucune issue, aucun échappatoire et ils le savent. Ils jubilent. Leurs yeux sont animés d'une indicible haine. Ils ne veulent pas voler que mes biens, ils veulent voler une vie.

    Celui situé le plus à droite pose un genou à terre. Je le vois qui manipule ma malette, l'ouvrant sans aucune difficulté. Ces deux compères gloussent comme des porcs. Le troisième fait un rapide inventaire de son contenu et semble déçu de ne pas y trouver de crédits. Cependant il bloque à la vue de l'objet pyramidal. Il le prend dans sa main et le montre aux deux autres :


    " – Oh putain les gars, ce serait pas un Holocron ça ? Quelques secondes de silence qui semblent durer une éternité. Puis s'adressant à moi. " – Et merde, tu s'rais pas un Sith au moins ?" Un Holocron ? Un Sith ? Je ne comprenais pas ce qu'il semblait sous entendre. Mais manifestement, son doute fut communicatif et les deux autres reculèrent de quelques pas. Leur regard changea, laissant place à une crainte certaine. Je profite que ce répit pour essuyer le sang de mon visage d'un revers de main. Je perçois enfin leur visage, bouffi par l'alcool et les stupéfiants. Je m'adresse à celui qui semble être leur chef. Ma voix est rauque, murmure porté par le vent. Je commence à sentir un changement en moi.
    " – Rends moi cette malette. Je ne te connais pas, j'ignore ce qu'est un Sith ou un Holocron. La seule chose que je sais c'est que si tu ne lâches pas l'objet que tu tiens dans la minute tu seras le premier à mourir ce soir. " L'homme semble rassurer, amusé même. Il décide de ranger l'artefact dans la poche de sa veste puis s'empare de nouveau de sa barre de métal. Il s'approche de moi en la faisant battre contre la paume ouverte de sa main. Puis s'adressant à ses compères :
    " – Vous l'entendez les gars ? Ce jeune trou du cul veut me tuer ? Nouveau rire des deux autres. " – Hey Drexx ? Ton pari tient toujours si j'la lui foure dans l'cul ?
    - Yep Boss. 50 crédits qu'il geulera comme une gonzesse au bout de 30 secondes.
    - Ok, pari tenu. Trash, tu t'occupes de lui tenir les bras. Il va voir ce que c'est que de se promener à poils dans Kaas City.
    Trash, le troisième homme qui n'avait encore rien dit s'avança vers moi, bras écartés dans une volonté manifeste de me saisir. Je lui laisse faire quelques pas. Je peux sentir l'air bouger autour de lui. De nouveau, je ressens cette sensation d'altération du temps. Je vois les choses défiler au ralenti ... ou peut être est ce moi qui me déplace plus vite. A peine eut il fait trois pas que ma main lui traverse déjà la machoire du bas vers le haut. Mes griffes pénétrent avec une déconcertante facilité sa chair. Je peux sentir la masse chaude et humide de sa langue s'accrocher à mon majeur tandis que je lui arrache la cloison nasale. Le voilà qui s'éffondre dans un gargouillis inaudible de sang et de cartilage. Je sens la surprise chez les deux autres. Elle est rapidement remplacée par une crise d'hystérie à la vue du cadavre de Trash. Celui du milieu se jète sur moi, le dernier arme sa barre et m'assène un violent swing au niveau de mes genoux. Le craquement de ma rotule brise le silence de la ruelle. Ma jambe se dérobe sous le poids de mon corps. Je ne peux maitriser l'homme du milieu qui se jète sur moi. Nous chuttons tous les deux. Nos corps roulent dans les flaques d'eau. Il hurle sa colère et sa haine. Ses mains ensèrent mon cou et il tente de m'étrangler ... mais je ne respire pas, et ça il l'ignore. Je ne lutte donc pas contre sa prise, et au contraire, profite que ses deux mains soient occupées pour être libre de mes mouvements. Je plonge alors mes deux mains dans son ventre, à hauteur de son nombril. Une fois encore mes griffes agissent tels une vibrolame. Je peux sentir ses organes se déchirer. L'hémorragie est immédiate. Nos deux regards se croisent et je lis dans ses yeux la surprise et l'incompréhension. Sa prise se desserre et je réussi à le repousser sur le dos. Je parviens à me relever, boitant quelque peu à cause de mon genou fracturé. Le troisième homme me regarde. Il tremble de peur. Je peux sentir l'urine s'écouler le long d'une de ses jambes. Il bafouille, jète la barre de métal sur le sol : " – Tu .. tu ... tu es bien un Sith. Je ... je ne sav ... je ne savais pas monseigneur. Pi .. Pitié ne me tuez pas! Je ... "
    - Je ne vous avez rien demandé. Je ne vous connaissez même pas.
    - Nous ... nous ne savions pas qui vous étiez. Vous ne portiez pas votre sabre laser. Ja ... jamais nous ne vous aurions attaqué si nous avions su que vous étiez l'un des leurs.
    - Tu m'as fait mentir.
    - Pa ... pardon ? En quoi vous ai je fait mentir ?
    - Je t'avais promis que tu serais le premier à mourir si tu ne me rendais pas l'objet que tu m'as volé ... et tu m'as fait mentir ... Tu m'as envoyé tes amis à la place ... Tu mérites plus que la mort ...
    - Pi ... pitié monseigneur
    - Et arrête de m'appeler comme ça, je ne sais pas ce qu'est un Sith. Je ne suis qu'un monstre ... un monstre qui ne demandait rien à personne ... un monstre qui sera ton bourreau ce soir.
    Je peux sentir ses intentions. Je le vois prendre appui sur sa jambe gauche pour prendre la fuite. Il sait que l'artère principale n'est qu'à une trentaine de mètres de la ruelle. Il pense que je ne pourrais jamais le rattraper avec ma jambe. Il se trompe. Avant même qu'il ne bouge d'un iota, sa gorge est dans la paume de ma main. Je le soulève d'un bras, le plaque contre le mur. Il pue la pisse. Je n'ai aucune envie de me nourrir de lui mais j'ai besoin de son sang pour guérir mes blessures rapidement. La plaie de mon crâne est déjà refermée mais je sais que l'articulation de mon genou aura besoin d'un coup de pouce. J'ouvre la bouche, mes crocs sortent et se plantent dans sa gorge. L'homme gigote comme un agneau que l'on égorge. Le liquide agit immédiatement. Je me sens bien. J'aime ça. Avant de partir, je lui donne un peu de mon sang ... j'ai une idée en tête.

    Moins de vingt minutes plus tard, les trois hommes seront découverts par des badeaux. Une partie de leur vêtement aura été volée. L'un des trois hommes est empalé de l'anus à la gorge sur une barre de métal. Il vivait encore au moment de sa découverte ... ultime humiliation ... il mourut avant l'arrivée des secours. Aucun médecin ne se prononça sur les mystères de sa survie.

    Six heures du matin. Je continue de marcher au milieu des vaisseaux stationnés. J'observe les droides manutentionnaires oeuvraient à leur quotidien. Ils chargent des conteneurs complets dans les soutes des navires. Je porte enfin des habits : un pantalon de cuir beige, des bottes en acier, une petite chemisette puant la transpiration et un gilet sans manche en cuir marron. La malette est toujours avec moi. Mes doigts sentent toujours le sang. Quelques bouts de viscères sont restés accrochés au bout de mes ongles.

    Six heures du matin. Je décide de prendre quelques minutes à admirer le levé du soleil. L'ombre des vaisseaux commence à se dessiner. Je suis en admiration devant l'un d'eux. Il ressemble à un navire de la marine. Sa coque est noire comme le jais. Les rayons effleurent son mat et commencent à descendre vers moi. Je ferme les yeux, cherchant le contact de la douce chaleur d'une aube naissance. Je les ouvre en poussant un violent hurlement. Ma peau me brule. C'est un enfer. Des alarmes sonnent dans ma tête. Tout n'est que blancheur, douleur. Ma peau se cloque, des flammes jaillissent, ma chemise s'embrasse. Je panique. N'aurais je donc qu'une seule nuit de vie ? Est ce ma destinée.
    Je commence à courir, mais je n'y arrive pas. Je n'ai plus aucune orientation. Je me heurte au métal brulant des conteneurs. L'astroport est une structure plane, sans ombre pour me cacher. J'hurle de plus belle. Mes griffes déchirent le métal. Mes crocs sortent sans aucune raison. Je me débats contre un ennemi invisible. Je chute sur le sol. Je pue la chair brulée. Soudain, une ombre m'offre un court répi. Un droide s'avance vers moi, ou plutôt vers un contener plombé par des chaines. Dans un ultime effort, j'enlace un chevron. Le droide ne me considère pas comme un objet vivant. Ses systèmes d'alarme et de sauvegarde humaine ne se déclenchent pas. Il soulève le conteneur en dessous duquel je suis accroché et le déplace jusque dans la soute d'un vaisseau. L'obscurité me fait du bien. Je lâche la chaine et m'écrase sur le sol. Je rampe dans un coin d'ombre et m'allonge en position foetale. J'attends que la soute se referme. Je suis caché derrière des tonnes de métal. Nul ne pourra me trouver. Je m'endors. Je ne sais même pas si le vaisseau est reparti. Je n'ai compris qu'une seule chose. Je ne verrais plus jamais de levé de soleil.

    A suivre.
    Vesh.


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MessageSujet: Re: L'Eveil [ RP ouvert - MP ] [ Vesh Drown ]   Dim 15 Juil - 20:21

DROMUND KASS – KASS CITY – SPATIOPORT DES BAS-FONDS -QUAI N°687 – DEATH SHADOW – PASSERELLE DE COMANDEMENT – 6H20

♫♪♪♫


Les derniers conteneurs venaient d'être embarqués à bord du Death Shadow. Jane en informa immédiatement le capitaine Raygar qui ordonna au grand soulagement de l'équipage de s'installer à leur poste en vue de leur départ imminent de Dromund Kass. Le capitaine s'installa donc à la barre se préparant à donner l'ordre tant attendu de départ. Jane rejoignit à ce moment le capitaine pour lui faire un compte rendu à propos de la cargaison.

« - Raygar, la cargaison à été chargée et aucun problème n'à été signalé, en ce qui concerne le colis particulier il est en lieu sur dans la cale et toute les protections sont opérationnelles, mais je peux ajouter des hommes à sa surveillance si ...
- Inutile, je ne veux que personne ne soit au courant et placer des hommes éveillerait la curiosité de l'équipage.
- Bien dans ce cas je te lasse je vais m'assurer que la soute est bien verrouillée.
- Très bien, on se rejoint tout à l'heure dans mes quartiers ?
- Je te rejoindrais peut-être si j'ai le temps. »


Jane quitta le poste de commandement avec un sourire aux lèvres pour vérifier une dernière fois la sécurité de la cale. Pour plus de sécurité les esclaves qui n'avaient pas été vendu avaient été placés à l'écart du reste de la cargaison dans une pièce spécifique où ils se trouvaient plongé dans le noir absolu sans aucun ouverture hormis la porte de leur cellule d'où leur geôlier leur fournissaient leur nourriture en quantité limitée, suffisante pour survivre, mais insuffisante pour tenter de s'échapper, les forces leurs manquaient cruellement. Pour s'assurer de leur docilité, ils étaient enchaînés tous ensemble à une solide chaine fixée au mur. Ils pouvaient à peine bouger les bras et les jambes. Chaque prisonnier voyait également sa chaine fixée au mur au niveau des chevilles ce qui les empêchaient de se lever.

Le reste de la cargaison se trouvait dans une autre partie de la cale. Chaque conteneur étaient strictement identique seule ce que chacun contenaient différenciait. Il avait été important pour Raygar de ne pas éveiller les soupçons de placer la cargaison « spécial » dans un conteneur comme n'importe quelle cargaison. D'aspect extérieur le conteneur ressemblait à tous les autres et la sécurité pour l'ouvrir ressemblait au reste, mais en réalité elle était bien plus complexe et celui qui tenterait d'ouvrir le conteneur avertirait immédiatement le capitaine Raygar qui possédait au poignet un bracelet qui émettait un bip sonore si quelqu'un tentait de forcer la sécurité du conteneur.

Pour le reste les conteneurs étaient placés dans une large pièce avec seulement deux ouvertures, le hangar qui ouvrait sur le vide intersidérale et la porte principale en permabéton et renforcée en duracier verrouillée par un code digital.

Hormis les conteneurs dans la cale on peut y trouver tous le butin de guerre amassé par le Death Shadow et son équipage après plusieurs mois passé à lancer des raides sur des convois marchands et autres vaisseaux faiblement défendu. On y trouve aussi bien des armes de toutes sortes, que des bijoux et de l'argent. D'autres choses intéressantes sont à noter comme les armes expérimentales sith rangés à l'écart et protégées par une vitre blindées verrouillés par un code une nouvelle fois ? A leurs côtés on peut dénotés plusieurs objets exotiques dont leur utilisation reste à trouver ainsi que la technologie. Enfin on trouve plusieurs objets d'art sévèrement protégés en vue surement d'une revente au marché noir de Point Nadir. Pour le reste la cale reste sommaire infestés par tout un tas de bestioles, car elle aurait besoin d'un bon coup de nettoyage, mais là encore ce n'est pas la principale préoccupation du capitaine.

Pendant que Jane vérifiait que la porte était bien verrouillée le capitaine enclencha les moteurs et débuta la manœuvre de retour vers Point Nadir. Le vaisseau décolla doucement pour se diriger petit à petit vers l'orbite de la planète. Dans un vacarme ahurissant les moteurs subluminiques crachèrent tout ce qu'ils avaient pour faire quitter à cette coquille de noix l'atmosphère malsaine de la planète sith. Une fois fais l'équipage rassurer pu admirer le vaisseau entrer en hyperespace. Dans quelques heures ils se trouveraient tous sur Point Nadir pour y dépenser leur paie en fille et en boisson dans les cantinas populaires du shadowport. Le capitaine pendant ce temps quitta la barre laissant le soin aux hommes présents de garder le cap tandis que lui rejoignait ses quartiers.


* Bien maintenons direction Point Nadir, plus vite nous serrons arrivé, plus vite je serais débarrassé de cette maudite cargaison, pourquoi Soll'Ovan ne s'en est pas chargé lui-même? Toujours moi qui dois me charger des cargaisons sensibles ... J'espère que Jane va me rejoindre avec des bonnes nouvelles. Quand j'y pense elle me ferait presque penser à Aviendha quand je la regarde.*
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MessageSujet: Re: L'Eveil [ RP ouvert - MP ] [ Vesh Drown ]   Ven 3 Aoû - 13:56


SOUTE DU DEATH SHADOW – HYPERESPACE

Ambiance sonore



Vesh DROWN

Tout n'est que blancheur. J'ai l'impression que ma tête va exploser. Je suis allongé sur le sol de duracier, grelottant comme un petit enfant perdu dans les ruelles sombres d'une grande cité, loin de ses parents, loin de la sécurité de leurs bras aimants. L'obscurité agit sur moi comme un baume de soin. Je peux déjà sentir mes chairs se reconstituer, mes brûlures se calmer. Mon crâne reste douloureux et la main que j'y porte peut sentir la repousse de mèches de cheveux carbonisées. Je ne dispose d'aucun miroir pour y vérifier mon reflet, mais j'imagine facilement à quelle créature de cauchemars je dois ressembler : Le visage tuméfié, le crâne brulé clairsemé ici et là de courtes mèches de cheveux, mes chairs tombant en lambeau, dégoulinant de pu infectieux.

Cette idée me répugne. J'hurle ma colère ... j'hurle mon incompréhension. Moi qui me pensais si fort, si puissant ... Moi qui avait pu m'enfuir d'une prison à la seule force de mes mains, qui avait pu contenir sans mal la haine de mes trois agresseurs ... Je prenais conscience de la vie qui s'offrait à moi ... une vie sans soleil, sans chaleur ... une vie de noctambule ... une vie de monstre ...


* Un monstre ... était ce là ce que j'étais devenu ? *

Je commence à sentir des vibrations. J'ignore où je me trouve mais les odeurs qui me parviennent du fond de la pièce, mélange savant d'huile moteur, de pièces mécaniques par trop graissées, me laissent entrevoir ma clandestinité dans un vaisseau spatial.

Ainsi donc, je devais la vie à un droide manutentionnaire, et me retrouvais coincé comme un rat dans une cage, au beau milieu de l'espace .... en route vers une destination qui m'était totalement inconnue.
Au passage du vaisseau dans l'hyperespace, je me résignais à m'éloigner du seul endroit qui me reliait à mon ancienne vie ... endroit dont j'ignorais jusqu'au nom ...

Il ne me restait plus rien ... si ce n'est la petite mallette emportée avec moi. Mes trois agresseurs avaient semblé terrorisé à la vue de l'objet pyramidal qu'elle contenait. Les mots "Sith" et "Holocron" avaient été évoqués avec crainte. J'en ignorais leur signification mais je notai mentalement la nécessité de le découvrir rapidement.

Je tente de me redresser avec difficulté. Mes pupilles sont intégralement dilatées. Je parviens à percer sans mal l'obscurité totale dans laquelle la pièce est plongée. Des lignes se dessinent à l'endroit où sont stockés les imposants conteneurs. J'aperçois la mallette à quelques mètres de moi. Alors que je tends la main pour la ramasser, j'entends les cliquetis caractéristique d'un sas qu'on active. Un fin liseré de lumière se dessine dans la cloison, là où les joints de décompression s'activent. J'en suis arrivé à oublier que les cales de navire sont dépressurisées. Ainsi donc ... je n'ai réellement pas besoin de respirer ... Un sourire décharné étire les lignes brûlées de mon visage.

Mais la panique s'empare soudain de moi ... J'ignore qui sont mes ennemis ... et ne peut me permettre de me faire détecté aussi tôt ... mais la mallette est juste là ... à quelques mètres de moi ... et à quelques mètres du sas. Je connais ma vitesse ... mais ignore celle des micro-répulseurs du mécanisme d'ouverture. Mon esprit s'enflamme à l'idée que mon seul bien me soit enlevé. Mon seul espoir est que l'obscurité totale cache sa position désaxée au regard de mes invités. Trainant les pieds, grelottant de froid, je décide de prendre position à l'angle d'un conteneur. Depuis ma position, j'ai une vue directe sur mon seul trésor. Déjà dans ma tête, les sifflements de la bête se font entendre. Je peux sentir la "faim" se faire sentir.


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