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 Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]

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MessageSujet: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Sam 18 Aoû - 22:16


    Il y avait certaine missions comme celle-ci qui ne valait pas le coup d’entrée, l’on sentait dès le départ que quelque chose clochait. Pas que cela soit réellement difficile, du moins pas toujours, mais que cela serait mortellement chiant. C’était exactement ce qu’avait ressenti Artémis Santar ce jour-là. Une invitation lui était parvenue sur son data-pad, le genre d’invitation qui tonnait exactement comme un ordre. Le Capitaine du Chimaera, un navire légendaire au sein de la flotte impériale qui avait notamment participé à la bataille d’Endor presque soixante années plutôt, Severnaya Daala la bien nommée, l’avait invitée à se rendre à une réception pompeuse sur Coruscant, en vertu de ses impressionnants états de services blablabla, enfin bref, rendez-vous dans une grande salle de réception avec les grands ponts de l’Alliance Galactique. La jeune femme soupira en voyant le message, elle savait très bien qu’en réalité, la capitaine ne souhaitait qu’avoir une bouée de sauvetage car les choses seraient probablement aussi ennuyeuses pour elle que pour l’officier de la 501ème.

    Le pire fut que bien évidement, l’un de ses collègues se pencha au-dessus de son épaule pour voir de quoi il s’agissait et bien entendu, les quolibets commencèrent à pleuvoir ! Entre les « Tu as une touche Santar ! » et les commentaires graveleux sur le fait qu’elle était bien chanceuse car l’héritière Daala était bien mieux « foutue » que sa grand-mère, voire encore certain opportuniste qui osèrent demander si elle ne voulait pas les inviter car ils étaient partant pour une partie fine, Artémis du faire preuve de tact et de répartie pour mettre en boite ses collègues d’une façon que seul un militaire pourrait comprendre, comme « Ton blaster ne ferait pas l’affaire » ou encore « va prendre ta pelle et ton seau et va jouer ! », ce genre de réplique bien sentie. Il ne fallait pas y voir une quelconque hostilité entre eux, si c’était quelqu’un d’autre qui avait reçu l’invitation, Artémis n’aurait pas hésité à le mettre en boite de la même façon, quand ils étaient au repos entre frère d’arme, il fallait savoir relâcher la pression pour rester efficace.

    Pour le moment toutefois, elle était sur Coruscant, dans une chambre d’hôtel loué pour la nuit non loin du lieu de réception, en train d’hésiter sur la robe à choisir. Elle aurait pu choisir par pure provocation son uniforme d’apparat avec ses médailles, mais elle avait trouvée autre chose à faire pour choquer : afin de marquer clairement son ennui face à ce genre d’exercice futile, Santar avait demandé à Graisseur, le Dark Troopers du régiment, de changer ses prothèses habituelles par des prothèses sans peau artificielle. Cette commodité existait surtout pour le confort du Cyborg autant que pour celui des personnes qui l’entouraient, mais désormais, le jeune lieutenant assumait très bien cette responsabilité. Restait à savoir si les convives en serait capable, car cela avait clairement tendance à la rendre moins belle, déjà que l’adjectif désirable n’était pas à proprement parler adaptée pour la qualifiée, elle était dans la norme avant son accident.

    Elle adopta finalement une robe noire qui traduirait parfaitement son état d’esprit pour la soirée et se changea de manière négligée, jetant sa tenue précédente sur le lit de la chambre d’hôtel et se changeant devant son droïde sans gêne, un Darktroopers ne connaissait de toute façon pas des notions comme celle de la pudeur. Sans être provoquante, la robe serait quand même adaptée à une soirée comme celle-ci, descendant jusqu’au niveau du genou, décolleté très léger, Santar n’était pas vraiment le genre féminine, très loin de là, elle faisait déjà un très gros effort. Elle s’empara ensuite de chaussure à talon noir et veilla enfin a une trace très légère de maquillage, car de toute façon, elle n’y connaissait strictement rien dans la matière ! Une fois qu’elle eue terminée, elle se regarda dans une glace afin d’estimer son allure. La différence entre le tronc et les membres mécanique était clairement visible, cela donnait quelque chose de particulièrement surréaliste au niveau des chaussures à talon. Elle eue un léger sourire en imaginant la tête des convives, s’emparant d’un sac à main, l’accessoire de maroquinerie étant absolument nécessaire dans ce genre de soirée, elle quitta sa chambre pour rejoindre le speeder qui devait la conduire à la soirée.

    Rien qu’en passant par le hall de l’immeuble ou elle était, elle réalisa que l’effet qu’elle avait choisi était parfaitement réussit. Les gens se retournaient derrière elle, surpris voire outré de la voir afficher ainsi sans complexe sa nature demi-mécanique. Beaucoup de personnes vivaient très mal le fait d’avoir perdu un ou plusieurs membres, elle-même ne l’avait pas particulièrement bien vécue au début, mais aujourd’hui, elle savait que ses souffrances n’avaient pas étaient inutile, a la guerre, elle était plus efficace depuis qu’elle avait ses prothèses qu’avant et avec la construction de son épée en Cortose, elle pouvait faire face à n’importe quel type d’adversaire. Sauf les cols blancs avec des petits fours, exactement ceux qu’elle allait croisée ce soir… Soupirant, la jeune femme décida quand même de faire un effort, rien que pour voir leurs têtes à l’entrée. Elle prit place dans le speeder et indiqua la direction au droïde pilote qui se lança sans rechigner dans sa tâche.

    Une fois dans l’immeuble qui servirait de lieu de la réception, tout fut exactement conforme à ce qu’elle attendait : on lui refusa d’abord l’accès parce qu’elle n’était pas invitée, sans même lui demander si c’était bien le cas. Elle sortait son invitation avec un regard en coin dédaigneux, l’agent vérifiait qu’il n’y avait pas d’erreur, puis s’excusait jusqu’au suivant… Il fallut qu’elle en passe quatre avant de pouvoir atteindre l’ascenseur sans incidents. Les imbéciles, ils ne savaient réellement se fier qu’aux apparences et rien d’autres. Lorsqu’elle arriva dans la salle, tout le monde se retourna sur elle et comme prévu, certain (surtout certaine) prirent un air dédaigneux alors que d’autre étaient choqué qu’on puisse laisser entrer dans une réception respectable pareille estropiée. Le garde pensa même qu’il s’agissait d’une erreur et vint contrôler Artémis sur son invitation, mais il était bien obligé d’admettre qu’elle était bien invitée. Elle demanda si le Capitaine Daala était déjà présente, mais on lui répondit par la négative. Elle alla donc s’installer à l’écart, croisant les bras et observant les diverses issues et systèmes de sécurité de la pièce, elle restait militaire avant tout, l’on ne se refait pas…
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Lun 20 Aoû - 4:02

    Quelle journée… Je n’en pouvais plus... Je n’avais pas eu une seule minute à moi… D’abord on m’avait rappelé avec mon navire sur Coruscant afin que je subisse une évaluation… comme si j’avais que ça à foutre déjà… Que croyaient-ils en haut lieu ? Que j’étais une incompétente ? Que je ne savais pas distinguer tribord de bâbord ?! Quelle bande de vieux crétins ! Ils avaient déjà tous les détails à mon sujet dans mon dossier ! Toute cette bureaucratie était vraiment des plus éreintantes… Cela avait de quoi donner des cheveux blancs à une personne âgée de 20 ans ! Ils voulaient quoi ?! Que je leur lèche le cul ? Si tel était le cas, ils seraient déçus voire même d’être contrariés… Je comptais rester un électron libre ! Je comptais rester toujours franche et ce même si cela ne leur plaisait pas ! Quand bien même, ils tenteraient quelque chose envers moi, ils auraient à faire face à forte partie ! Je ne comptais pas me laisser faire ! S’il le fallait, j’étais prête à sortir des documents qui les rendraient tout de suite bien plus accommodant ! Je n’admettais pas que des personnes à peine plus compétente qu’un Bantha trouvent des choses à redire à mon sujet !

    Malgré tout cela, j’avais été bien obligée d’obéir à ces ordres… Je m’étais donc tapé plusieurs heures de voyage en hyperespace rien que pour une histoire d’évaluation… Autant dire que, pendant toute la durée du voyage, j’ai été en pétard dans mes quartiers… J’étais même allée jusqu’à descendre dans la salle d’entrainement afin de me défouler sur un putching-ball… Certes j’avais fait en sorte que mon visage soit des plus calmes en compagnie de mes hommes afin qu’ils ne se doutent de rien…mais cela avait été dur…. Masquer son agressivité alors que l’on était en train de taper sur un stupide sac de sable de toutes ses forces, est un bon moyen pour mettre la puce à l’oreille d’une personne avertie… Fort heureusement, personne sur mon bâtiment ne s’est attardé sur ce que je faisais… On me laissait tranquille et c’était là ce qui comptait !
    Lorsque j’étais finalement retournée dans mes quartiers afin d’y prendre une douche et de me préparer, j’avais reçu un message sur mon datapad… Une invitation à une réception…de la part de Lynn Truman… Un riche PDG ambitieux à la tête d’une société privé d’armement… Selon les dernières informations que j’avais à son sujet, il désirait avoir un rôle politique important… Cette réception allait être pour lui le parfait moyen de commencer d’œuvrer à la réalisation de son objectif… Il allait très certainement tisser sa toile autour de personnalité importante afin déjà d’en avoir certaines dans la poche… Et puis de toute façon cela ne lui coutait rien… Il pouvait toujours obtenir au pire quelque client de plus… D’ailleurs à ce qui se racontait dans les couloirs du Sénat, cet homme était sur le point d’obtenir un contrat juteux auprès de l’état major… mais c’était classé secret défense… du moins en théorie…

    Je n’avais aucune envie d’aller à cette réception, organisée à la Vector Tower… Certes c’était dans les quartiers aisées de la ville et non loin du lieu de résidence que je possédais dans les environs…mais… faire face à un hôte qui se montrera des plus mielleux afin de me séduire ne me réjouissait pas des masses… En fait seul un aspect de cette réception m’intéressait…et cela concernait justement son domaine d’expertise : les armes… Je me doutais que la plupart d’entre elles devaient se trouverdans un lieu sécurisé hors du public dans le bâtiment…mais cet homme allait surement exposer certaines de ses œuvres au public afin de démontrer son soi disant « talent »… Je ne demandais qu’à voir cela…
    Je me convainquis donc d’y aller faire un tour… Mais il était hors de question que j’y aille seule… Il fallait absolument que quelqu’un m’accompagne… Or… par chance j’avais déjà une personne en tête… Certes je ne connaissais cette personne que de réputation…mais ce que j’avais lu à son sujet m’avait beaucoup intéressé… C’était là le parfait moyen de faire plus ample connaissance avec cette dernière… Qui plus est, avec mon invité, j’aurais toujours la possibilité de combler mon ennui… Ce fut donc pour ces raisons, que j’envoyais un message d’invitation au lieutenant de la non moins célèbre 501ème Légion : Artemis Santar !

    Une fois arrivée sur Coruscant avec mon bâtiment, je dus me rendre compte à l’évidence…ce n’était pas ma journée ! En effet… comme prévu une personne était bien venue à bord du Chimaera…mais pas pour les raisons que l’on m’avait expliqué ! Il s’agissait en fait d’une évaluation de l’équipage ! Mes supérieurs avaient osé s’immiscer dans mon commandement ! Il n’appartenait qu’à moi seul de décider si un homme quittait ou non mon Destroyer ! Que croyaient-ils donc ? Que j’étais plus timide que ma grand-mère ?! Que du fait de mon coma, j’étais fragile ?! Et bien, ils se trompaient ! J’étais restée la même et avait bel et bien héritée de certains traits de caractère de Natasi !
    Ce fut ainsi que l’observateur venu à bord fut renvoyé illico presto du Chimaera... Il n’était pas resté à bord de ce navire plus de 10 minutes ! Ici c’est moi qui commandait et personne d’autres ! L’état major avait voulu me duper ? Et bien, j’allais leur donner une leçon qu’ils allaient retenir !
    Laissant mon officier en second prendre le contrôle du vaisseau, je donnais l’ordre que l’on m’affrète une navette pour Coruscant…

    Après plusieurs minutes de voyage et d’attente, j’étais enfin parvenu au Sénat et me dirigeait d’un bon pied vers le secteur réservé aux militaires… On avait voulu me doubler…très bien ! Maintenant, il fallait en payer les conséquences ! Je n’étais absolument pas du genre à rester passive devant ce genre d’actes ! Certes je n’allais pas sortir de mes gongs devant mes supérieurs et encore moins les rabrouer… mais je comptais bien faire mon petit effet afin qu’ils puissent se souvenir pourquoi le nom de Daala était craint il y a quelques années !
    De par mon nom et mon insistance, j’obtins très vite une audience auprès de la personne qui avait eu cette charmante idée…un amiral… Lorsque je le vis, je compris très vite à qui j’avais affaire… On aurait dit le portrait craché du défunt amiral Ozzel… Un ambitieux à peine compétent et ventripotent… Il avait, qui plus est un vrai ego de Grand Moff…
    Après le protocole d’usage, celui-ci aborda directement la question qui me dérangeait tant… Il avait bien vu que je n’étais absolument pas d’accord avec lui… Il avait donc tenté de faire valoir son titre d’amiral auprès de moi et il avait essayé aussi de m’intimider en me parlant de ses soi-disant relations… Le laissant terminer son argumentation si peu valable, je pris à mon tour la parole afin de lui rappeler qu’à bord d’un Destroyer, seul le commandant du vaisseau était en droit de virer un homme ! Or pour le moment, comme je pu le lui dire, je ne me plaignais d’aucun de mes subalternes ! Ils étaient compétents dans leur travail et cela me suffisait ! Je refusais que l’on admette à bord des hommes à peine capable de manipuler une clé à molette… Je refusais que des personnes ayant eu un avancement grâce aux relations de leurs parents puissent prendre la place d’homme ayant déjà fait leurs preuves comme cela pût être son cas… Et oui j’avais osé lui dire une telle chose en face… Et il n’avait pas apprécié d’après ce que je pouvais lire son visage… Avant qu’il ne puisse me parler de court martiale et de disgrâce, je lui affirmais que s’il ne me laissait pas tranquille, je pouvais toujours payer des personnes compétent pour s’occuper de lui… ou encore je pouvais toujours faire en sorte qu’il finisse comme enseigne destiné à finir sa vie dans un Croiseur Acclamator à récurer les chiottes… Je lui rappelais que non seulement je pouvais dévoiler des informations à son sujet en haut lieu mais qu’en plus ma voix au sein de l’état major aurait toujours plus d’importance que la sienne de par mon dossier exemplaire et de par mon nom… En apprenant ce qu’il risquait, il devint aussi pâle qu’un wampa et cessa de vouloir à tout prix me faire plier à son ordre… Il alla même jusqu’à s’excuser de sa conduite… Bref finalement ce fut avec un sourire carnassier aux lèvres que je le quittais…

    Marchant d’un bon pas dans les couloirs du Sénat, j’entendis de nombreux hurlement au sein de la de l’endroit gigantesque où tous les sénateurs conversaient… Ce que j’y entendis… m’énerva au plus haut point… Naboo venait de rejoindre la Confédération des Systèmes Libres ! Ce n’était pas très étonnant en soi… Mais ce qui m’énervait le plus c’était que tous ces politiques ne faisaient rien pour réagir ! Le territoire de l’Alliance Galactique se faisait petit à petit grignoter par ces confédérés ! Il fallait déclarer la guerre et ce le plus tôt possible ! Vu le rapport de force actuel, l’Alliance était sûre de remporter une victoire rapide ! Malheureusement, personne ne voulait déclencher cette guerre… Or cela jouait en notre défaveur… Plus on attendait…plus on était sûre de voir la Confédération se renforcer ! Il fallait au contraire profiter des dissensions politiques et militaires agitant encore cette faction toute jeune ! C’était ce qui était le plus judicieux ! Hélas… ces politiciens et bureaucrates étaient bien plus occupés par leurs propres intérêts que par les intérêts de l’Alliance… Je me demandais vraiment comment Natasi avait pu les supporter…

    J’étais finalement retourné à mon lieu de résidence afin de m’y reposer… ce que je fis pendant plusieurs heures… Lorsque je m’étais réveillée, j’avais constaté avec horreur l’heure qu’il était… Si je ne me dépêchais pas très vite…je risquais d’arriver en retard… Or j’avais horreur de cela ! Sans tarder, je me débarrassais de mes vêtements et me mis en quête d’une tenue dans ma garde robe… Il était déjà exclue que je mette une robe… Je gardais un très mauvais souvenir de ce genre de vêtement… Me mettre en uniforme était hors de question… même si j’estimais mon invité, je ne voulais pas que mon hôte pense que je puisse le respecter ou du moins que je puisse être séduite par son charme et son invitation... Je pris donc des vêtements qui me caractérisaient bien et dans lesquels je me sentais bien : des rangers, un treillis noir, un débardeur de la même couleur et un Sweat-shirt à capuchon… Je savais pertinemment que cette tenue allait en choquer plus d’un mais je n’en avais que faire ! Contrairement à de nombreuses personnes, je ne cherchais absolument pas à me démarquer même si de par ma tenue ça serait le cas… Je me fichais de l’esthétisme comme de mon premier Blaster ! D’ailleurs, en parlant de Blaster, je pris soin de prendre mon DL-44 avec son holster ainsi que quelque cellules d’énergie que je mettais dans ma poche mais aussi… à l’intérieur de mon soutif… Je savais qu’aucun garde n’allait tenter de me fouiller là ce qui m’arrangeait ! Je tenais absolument à pouvoir me défendre en cas de pépin !
    Sortant enfin dehors, je pris mon speeder et mis pleins gaz vers la Vector Tower…et ce sans me soucier des limitations de vitesse… A vrai dire durant le trajet, j’avais du violer une bonne cinquantaine d’articles du code de la route…

    Arrivant enfin à destination, je laissais une personne s’occuper de mon speeder et tendait mon invitation à l’homme à l’entrée… Celui-ci ainsi que quelques convives me dévisagèrent moi…puis ma tenue… Mais étrangement ils n’osèrent pas se montrer dédaigneux… Ils savaient à qui ils avaient affaire ! C’était toujours marrant de voir qu’après plus d’une décennie, le nom de Daala était encore craint et respecté !
    Comme je m’y étais attendu, je dus laisser les munitions de mon arme à l’entrée…mais on m’autorisa à garder mon flingue… Je savais que de par mon grade de capitaine beaucoup pensait que cela faisait partie de l’uniforme ! Mon grade avait vraiment parfois ses avantages ! Mon nom aussi était en lui un avantage… et je pus le constater en me dirigeant vers l’ascenseur… Aucun garde n’osa me demander mon identité afin de vérifier qui j’étais…vu qu’ils le savaient pertinemment ! Avoir eu une grand-mère chef d’état avait quelque fois du bon.

    Lorsque finalement je parvins à l’étage où se déroulait la réception, je balayais l’assemblée de mon regard froid… Plusieurs personnes s’étaient retournés par instinct afin de voir qui était la nouvelle venue et beaucoup d’autres regardèrent avec attention ma tenue si peu conventionnelle… Personne n’osa cependant me regarder de haut… Ces gens savaient à quels dangers ils s’exposaient s’ils venaient à le faire ! Ma réputation n’était plus à faire après tout !
    Alors que je constatais la présence mon invité, un homme de plus d’ 1m80, s’approcha de moi et baisa ma main… Ils avaient les yeux bleus et les cheveux bruns et semblaient charmant au premier abord… Malheureusement pour lui, son manège n’avait pas marché avec moi…


    « Capitaine Daala, je suis heureux que vous ayez pu venir à ma réception ! J’en suis fort honoré ! Mais veuillez pardonnez mes manières, je me présente : Lynn Truman ! » Il sourit « Mais, appelez moi Lynn ! »

    Je soupirais… Pourquoi avait-il fallu que je tombe sur lui dès mon arrivée ? J’étais maudite ma parole ! A croire qu’il s’agissait de l’un de ces journées ou il valait mieux rester au lit sans rien faire… Il me fallait pourtant lui répondre si je voulais avoir la paix et si je voulais aller rencontrer mon invité…

    « Enchantée de faire votre connaissance Monsieur Truman… »

    Alors que je m’apprêtais à parler, celui-ci se mît à coté de moi et me pris la taille comme si c’était naturel ! Hélas face à la rapidité de l’action, je n’avais pu rien faire et j’avais du me résoudre à le suivre même si cela ne me faisait pas plus plaisir que cela… A vrai dire à m’horripilait… Je n’avais qu’une envie…foutre le plus de kilomètres entre lui et moi !

    « A ce que je sais, vous êtes une grande connaisseuse d’arme… Si vous le désirez, je pourrais vous présenter en détail ma collection située à cet étage ainsi que celle située à mon étage personnelle… Cela serait une chose merveilleuse pour moi ! Vous pourriez même peut être y apprendre quelques notions ! Après tout…ces objets ne dévoilent leur intimité qu’en privé ! »

    Devant de telles paroles, je ne pus m’empêcher d’écarquiller les yeux…. C’est qu’il m’invitait à m’envoyer en l’air avec lui ! Il croyait quoi ? Qu’après avoir grimpé au rideau avec lui, je comptais me rallier à lui par pur sentimentalisme ?! C’était bien mal me contraire ! S’il voulait coucher avec une femme, il allait devoir tenter sa chance avec quelqu’un d’autre ! Je me dégageais donc de son étreinte et lui parlais d’une voix assez froide.

    « Si vous voulez bien m’excuser, mon cher, mais quelqu’un m’attend ! Qui plus est, il ne serait pas judicieux pour vous de négliger vos invités… Vous pourriez y perdre de l’argent ou pire… un fauteuil au Sénat ! »

    Ne lui laissant même pas le temps de répliquer, je m’éloignais de lui le plus vite possible et me dirigeait vers la personne que j’avais invité… Tout en me dirigeant vers elle, je pus constater qu’elle aussi avait choisi une tenue fort peu conventionnelle… Ce détail parvint à me faire sourire. Tout comme moi, elle n’était pas ce genre de réception et tenait à le signaler avec sa tenue… Tenue qui pour certaine avait du être choquante…mais pour moi elle ne l’était pas… A vrai dire, la voir avec des membres cybernétiques ne me dérangeait absolument pas… Je n’en avais que faire ! J’avais lu son dossier et j’avais pu voir de quel bois elle était faite ! A mes yeux, le lieutenant Santar ne devait pas être dénigré pour son physique mais au contraire elle devait être estimée ! Peu nombreuses étaient les personnes qui étaient parvenus à remonter le cap après avoir perdu de nombreux membres…et le lieutenant était une de ces rares personnes ! Voir qu’elle vivait une vie normale et ce sans avoir un quelconque complexe vis-à-vis de ses membres était quelque chose de respectable.

    M’approchant d’elle sans prendre conscience qu’un homme au physique peu avantageux et à l’intonation forte était à ses cotés, je lui tendis ma main qu’elle n’hésita pas à serrer…


    « Lieutenant Santar… Veuillez m’excuser pour mon retard… Je suis heureuse de pouvoir enfin faire votre connaissance ! On m’a tellement parlé de vous !»

    Je m’asseyais à ses cotés et prît une coupe d’un alcool de Corellia

    « Je me doute que vous n’êtes pas ravi d’être ici… tout comme moi… Je m’excuse de vous infliger cela… Je sais que vous avez mieux à faire… mais je n’avais guère envie de finir toute seule au milieu de ces politiciens avides d’argent ! Il fallait à tout prix que je sois avec quelqu’un qui puisse me comprendre… Or vu que j’avais envie de vous rencontrer en chair et en os…je me suis dit que c’était l’occasion rêvée ! » Je portais le contenu de mon verre à mes lèvres « N’ayez pas honte, de vouloir vous exprimer franchement avec moi Lieutenant… je serais même ravie que vous le fassiez ! »


Dernière édition par Severnaya Daala le Jeu 23 Aoû - 23:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Lun 20 Aoû - 17:34

    Aucun doute, cette soirée commençait fort mal pour Artémis Santar. Seule au sein d’une troupe de riche et nanti de Coruscant ou elle ne connaissait personne, elle se contenter pour l’instant d’essayer d’observer les différents chemins d’évacuation possible. Cet automatisme, acquis au sein de sa formation dans les jeunesses impériales, était devenu un tic dont elle ne se débarrassait pratiquement jamais. Porte dérobée, ascenseur, conduite de ventilation, rien n’échappait à son regard inquisiteur d’acier, hormis les convives qui ne l’intéressait absolument pas pour le moment. Certes, il faudrait qu’elle y attache une certaine importance au bout d’un moment, rien que pour voir si le Capitaine Daala allait finalement venir, mais pour le moment, le lieutenant Santar était absorbée dans la tâche de décortiquer le lieu. Elle ne le savait pas encore, mais cela lui serait très utile dans quelques heures voire minutes, car cette soirée ne serait peut-être pas si ennuyeuse qu’elle ne le pensait. Elle se demandait comment se débrouillait sa sœur dans ce genre d’exercice. Elle s’imaginait que les chevalières impériales devaient faire garde du corps de l’Empereur pendant que celui-ci se rendait aux réceptions et autre soirées de ce genre, quel poste était plus ennuyeux que l’autre : invité ou garde ?

    C’était pendant qu’elle se posait cette question oh combien existentielle qu’elle senti une tape dans son dos : une vieille connaissance qu’elle aurait préféré ne pas revoir venait de la retrouver. Tournant son regard vers la personne qui avait osé la déranger pendant son petit exercice, Santar prévoyait de lui faire un regard noir, mais en reconnaissant cette silhouette bien trop musclée pour être naturelle ainsi que ce visage patibulaire portant clairement une marque de sadisme tant détesté par les recrues de la 501ème en formation, Artémis reconnu le terrible et craint Sergent Instructeur Hartmann ! Elle eue toutefois un maigre lot de consolation : se croyant assez fort pour la bousculer, ce macho avait décidé de frapper son épaule, hors, celle-ci, comme son bras, n’était plus qu’une prothèse mécanique ce qui voulait dire qu’il était très difficile d’exercer assez de pression pour forcer le corps à se bousculer. Santar n’avait pas bougée d’un pouce, mais Hartmann avait lui la main écarlate et il la secouait, ce qui prouvait qu’il s’était bien fait mal.


    « Eh bien Santar, vous avez fini par comprendre que vos membres n’étaient que de vulgaire feuille de papier, on les a remplacé par du dur ! »
    « Sergent instructeur… »


    Artémis ne rechercha même pas à dissimuler le mépris ou l’ennui dans sa voix à l’idée de lui adresser la parole. Elle posa son regard vers l’entrée ou elle remarqua qu’une nouvelle personne faisait son apparition dans une allure aussi épique que la sienne : une tenue de sport, enfin de jogging matinal, qui était particulièrement épique dans cette soirée au milieu des strass et des paillettes du gratin galactique. C’était toutefois la personne qu’elle attendait, le Capitaine Daala avait osée venir dans cette tenue. Elle devait avoir une personnalité différente de sa grand-mère, Artémis avait imaginée qu’elle viendrait en grande tenue, les médailles bien en avant et snobant un peu tous les autres invités dans l’objectif de montrer un peu d’ambition, mais non, elle avait simplement choisit de montrer que le cadre dans lequel elle se trouvait l’ennuyait tout autant que le lieutenant Santar. Alors qu’Artémis pensait enfin tenir son alibi pour échapper à la discussion ennuyeuse d’Hartmann, voilà qu’un blond aux allures de richissime entrepreneur s’approcha de Daala, probablement celui qui l’avait invité… Mais quel ennui !

    « Tu pourrais faire recouvrir tes membres quand même Santar, ce n’est pas sérieux, je sais bien que tu veux combler ton handicap de naissance mais la.. »
    « Handicap de naissance ? »
    « Bah oui, vous les nanas, vous faites pas le poids dans le combat rapproché ! Alors… »


    Pour ne pas lui mettre une bonne droite et provoqué un scandale, Artémis choisit l’option la plus appropriée, c’est-à-dire qu’elle décida de ne plus écouter les paroles de son ancien sergent instructeur, qui n’était rien de plus qu’une ordure machiste. Elle se demandait d’ailleurs ce qu’il foutait ici, il ne faisait nulle doute qu’il n’avait pas était invité parce qu’il était d’une agréable compagnie. Peut-être qu’il avait quitté l’armée et qu’il s’était lancé dans le privé, à moins qu’il est asticoté un grand nom qui l’avait fait virer… Elle n’en savait rien, mais en tout cas, c’était comme s’il n’existait plus à ses yeux. A ce moment, Daala ne semblait pas vraiment en meilleure posture, l’homme avait mis le grappin sur elle et il était en train de sortir le grand jeu, même si Santar n’était pas vraiment une spécialiste des relations humaines, elle se rendait bien compte que la rousse voulait s’en débarrasser le plus rapidement possible. Elle n’entendit pas ce qui se disait exactement, mais la jeune femme fini par le repousser et lui adresser une réplique qui ne devait pas être nécessairement agréable avant de se diriger vers elle.

    Même en essayant de l’ignorer, la voix d’Hartmann était simplement trop forte pour que ce grossier personnage soit totalement mis de côté. Toutefois, elle ne comprenait plus réellement ce qu’il voulait dire, puisqu’elle avait perdu le fil de la moitié de sa tirade au moins. Toutefois, elle savait maintenant comment se débarrasser de lui. Même pour le plus écervelé des militaires, il y a toujours quelque chose qui fonctionne : invoquer la chaine de commandement. Et en tant que Lieutenant, Santar était maintenant officier, ce qui signifiait qu’elle était au-dessus de lui et qu’il lui devait le respect. Daala se rapprochait et arborait un sourire en la voyant, sur au moins une chose, les deux femmes étaient sur la même longueur d’onde : cette soirée allait elle mortellement chiante ! Toutefois, pour Artémis, la possibilité d’humilier un peu Hartmann avait quelque chose d’amusant, pendant des années, elle avait rêvé de rabattre son caquet a son Sergent Instructeur et maintenant, elle pouvait le faire sans soucis et avec grand plaisir…


    « Sergent, c’est Lieutenant Santar maintenant. Excusez-moi, quelqu’un m’attend ! »

    Elle fit donc quelque pas afin de pouvoir rejoindre le Capitaine Daala qui prit la parole la première. Elle s’excusa pour le retard et affirma qu’elle était ravie de pouvoir la connaitre en lui proposant une poignée de main. Artémis évalua bien sa force, elle se souvint avec amusement de ses premières poignées de main alors qu’elle avait parfois broyé celle des personnes qu’elle rencontrait parce qu’elle ne savait pas encore bien calculer comment réaliser correctement ses mouvements avec ses prothèses, un problème qu’elle n’avait plus réellement aujourd’hui. La jeune femme avait l’air agréable, pas trop coincée sur certaine chose, elle avait dû passer par les mêmes épreuves qu’elle ou à peu près, c’était parfait. Par contre, elle se demandait bien qui pouvait lui faire autant de publicité, certes, elle avait quelques états de services qui sortaient de l’ordinaire et elles étaient toutes les deux de l’escadron de la mort, le fait que Santar fasse partie de la 501ème n’arrangeait pas les choses, mais pour entendre beaucoup parler d’elle… Peut-être que le capitaine connaissait son père ou sa sœur, voire les deux. En tout cas, elle l’invita à la suivre vers le bar et la jeune femme le fit sans hésiter, s’éloigner de son sergent instructeur lui ferait le plus grand bien.

    Une fois assise face au bar et avec un bon verre, la jeune femme expliqua la raison pour laquelle elle l’avait invitée aussi. Elle n’était pas stupide et se doutait bien qu’un lieutenant de la 501ème légion n’était pas à sa place dans ce genre de soirée, toutefois, elle n’avait pas envie de passer seule cette soirée au milieu de ses rapaces. La jeune femme a la chevelure saumon laissa son regard balayée la salle une dernière fois et en effet, aucun doute là-dessus, ils avaient affaire a de vulgaires hommes d’affaires ou politicard dont la seule préoccupation était l’argent, encore et toujours l’argent ! Ainsi que le pouvoir bien entendu, les deux vont toujours de pair après tout. Si elle avait choisie Artémis, c’est parce qu’elle voulait quelqu’un qui serait capable de la comprendre et ainsi avoir au moins un peu de compagnie agréable pendant cette soirée. Il valait mieux affronter les situations les plus difficiles avec ses camarades, c’était quelque chose que l’on apprenait vite au sein de l’armée et Artémis avait très vite assimilée ce concept. Daala marqua une pause le temps de gouter l’alcool de son verre et Santar en fit de même, il n’était pas mauvais, au moins une bonne chose dans cette soirée. Elle lui demanda de ne pas hésiter à s’exprimer franchement, qu’elle en serait même ravie… Elle ne savait pas dans quel sens elle devait prendre cela, alors elle décida de dire tout ce qui lui passait par la tête.


    « Puisque vous me le demandez, ne venez pas vous plaindre après. Si vous voulez mon avis sur cette soirée, c’est exactement le genre de chose que je déteste. Ses gens bouffies d’arrogance ne pensant qu’à leur pouvoir personnel intrigue pendant que la galaxie part en vrille. C’est pour cela qu’avec les gars, on regrette le seigneur Vader. Il savait trancher dans le vif avec ce genre de pourris. Mon père était un vétéran de la guerre Vong, il servait dans la marine, l’on m’a toujours dit « Va dans l’armée, la tu défendras un véritable idéal ! » et savoir que l’on va se faire trouer la peau pour permettre à ses pourris de continuer à s’engraisser en profitant de cette guerre froide, cela fait froid dans le dos… »

    Qui pouvait savoir si quelque uns de ses invités n’avaient pas de leurs intérêts dans les entreprises criminelles que la 501ème se faisait un devoir de chasser depuis l’incident qui avait couté ses quatre membres à Artémis ? D’ailleurs, ce passage s’était produit sur Coruscant et c’était l’une des raisons pour lesquelles elle n’aimait pas venir sur cette planète. La jeune femme prit le temps de boire encore un peu de son verre et de chasser le souvenir de son esprit, elle ressentait parfois encore la nuit la douleur de la morsure du sabre-laser, de toute sa vie, elle n’avait jamais connu pareille douleur, si la coupure était propre et permettait d’éviter des soucis secondaires, elle laissait toutefois une importante trace psychologique. Ce n’était que par une volonté exceptionnelle, l’aide d’Alexei et aussi un coup de pouce de la Force, mais ce détail, elle le garder pour elle, elle ne tenait absolument pas à le faire savoir aux autres. Ce n’était pas plus mal de pouvoir parler franchement, même si elle doutait franchement que la capitaine partage son point de vue concernant Vader, au moins, elle l’aurait exprimée franchement, elle devait s’y attendre, c’était de notoriété publique de la 501ème entretenait encore beaucoup de respect pour son commandant historique.

    Restait toutefois un autre point à aborder, cette fois plus personnel, mais également bien plus amusant dans un certain sens. Cela lui permettrait de savoir si la capitaine était capable de comprendre l’état d’esprit des soldats et aussi de s’encanailler avec la troupe. L’un des défauts d’être officier, c’était que parfois, l’on manquait de recul ou d’objectivité, l’on s’enfermait dans sa tour d’ivoire en donnant des ordres sans tenir compte des besoins des échelons du dessous. En tant que Lieutenant, Artémis voulait rester proche de ses hommes, cela lui permettait de garder ses pieds métalliques sur terre ! Et puis elle vivait avec cela depuis les jeunesses impériale et même si son statut de femme l’avait forcée à jouer des coudes et faire deux fois plus d’effort pour s’imposer, elle avait besoin de cette camaraderie, même si elle avait une nature plus solitaire parfois, elle savait la combler lorsque c’était nécessaire. Pour l’instant, sa curiosité était attisé par les raisons qui poussait Daala a vouloir la connaitre


    « Si je puis me permettre, en quoi suis-je aussi intéressante pour vous ? Votre invitation était une surprise et je ne vous cacherez pas qu’elle a suscité l’intérêt de mes camarades. Mon escouade a lancé des paris sur le fait de savoir si je coucherais avec vous, et je ne doute pas qu’en rentrant demain, ce sera toute la légion qui s’y sera mis ! Ca va faire un paquet, dire que je ne peux même pas parier moi-même… Enfin, si cela vous intéresse, quatre ont parié que vous alliez me sauter dessus, trois, que vous attendriez le second soir pour le standing et deux que c’était pour m’engueuler ou me punir en me faisant subir la soirée la plus atroce de ma vie ! »
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Jeu 23 Aoû - 23:14

    Comme je m’en doutais, mon interlocutrice avait pris au mot ce que j’avais dit. Elle comptait être franche quitte à me vexer ! Le langage qu’elle tint devant moi, aurait été pour de nombreuses personnes des plus choquants... Mais pour moi cela ne l’était guère ! J’avais côtoyé le milieu militaire depuis ma naissance… J’avais appris tout ce qu’il y avait à savoir à ce sujet… En fait, j’avais même adopté leur langage lorsque je n’étais encore qu’une gamine…ce qui avait offert à l’époque un portrait assez cocasse de ma personne… Entendre une petite fille sensée être innocente, jurer comme n’importe quel sergent instructeur avait de quoi être spectaculaire ! En résumé, elle pouvait y aller franchement avec moi dans ses paroles !
    D’ailleurs à ses mots, je ne pus m’empêcher d’être amusée. Non pas que ses propos étaient dénués d’intérêts…loin de la ! Mais à travers ces derniers, on sentait qu’il s’agissait elle aussi d’une personne ayant connu le monde militaire et ce dès son plus jeune âge… Nous étions toutes deux des militaires de naissance… Sa famille tout comme la mienne avait appartenu à ce milieu… En parlant de sa famille, j’avais eu la chance une fois de croiser son père brièvement, alors que je me rendais auprès de l’Empereur Jagged Fel… Au premier abord, il semblait être un homme sympathique et jovial ! Un bon vivant en somme ! Le caractère de sa fille semblait être totalement aux antipodes du sien !

    En écoutant attentivement ce qu’elle disait, je ne fus guère surprise quand elle parla de Darth Vader… Les membres de la 501ème, encore aujourd’hui, regrettait leur défunt commandant… Je ne pouvais que les comprendre même si contrairement à eux je n’adhérais pas totalement au personnage et ce pour diverses raisons… D’ailleurs il ne s’agissait même pas du leader que j’aurais voulu avoir comme supérieur… A vrai dire, le leader en question était en de nombreux points opposé au Seigneur Sith…
    Par contre, le tableau qu’elle me tira de la scène qui se déroulait sous nos yeux mais également de celle qui se déroulait à l’échelle galactique était tout à fait juste. Je n’avais rien à objecter à ce qu’elle avançait… C’était hélas la triste vérité… Et on ne pouvait rien y changer pour le moment… J’avais même fait les frais en partie aujourd’hui de cette réalité… chose qui m’avait insupporté au plus haut point… Je décidais donc de lui répondre :


    « Il est vrai que Vader savait agir quand il le fallait…sauf quand Palpatine lui ordonnait le contraire… Il aurait été utile d’avoir un tel homme vu la situation actuelle… Mais… je vous avouerais être bien contente de ne pas l’avoir eu en tant que commandant… Bien qu’il ait été un commandant formidable auprès de votre légion, lieutenant, on ne pouvait pas en dire autant avec la flotte… Il avait un ego assez prononcé… Il détestait l’échec…Mais ce qu’il détestait encore plus c’était qu’une personne propose une meilleure idée que lui… Il préférait de loin que ses hommes se taisent en sa présence… Chaque personne qui échouait ou faisait preuve d’ingéniosité se voyait tuer dans la seconde qui suivait… du moins au sein du personnel de la flotte… C’est pour ces raisons que je ne peux adhérer à votre admiration… » Je soupirais « Au sujet du reste, je suis totalement d’accord avec vous… Voire ses hommes bouffis d’orgueil se remplir les poches alors qu’il y a mieux à faire m’insupporte au plus haut point… Je vais même vous dire une chose… Un de ces hommes à l’amirauté a tenté aujourd’hui de s’immiscer dans mes affaires… Il voulait remanier mon équipage… Je ne lui en ai pas laissé l’occasion, soyez en sûr ! Mais à cause de ce genre de comportement, je suis moi aussi dans l’obligation d’intriguer auquel cas cela pourrait être des plus néfastes pour la situation de l’Alliance Galactique… Aujourd’hui je comprends mieux pourquoi, ma grand-mère a assassiné tous les moffs il y a près de 40 ans… »

    Portant une nouvelle fois le contenu de mon verre à mes lèvres, j’en profitais pour mieux regarder le lieutenant... On reconnaissait facilement la militaire en elle de par sa stature et sa carrure. Mais en plus d’être soldat, elle était aussi une femme… et une femme assez ravissante je dois dire… Certes elle n’avait pas un physique de rêve…loin de là… mais je la trouvais plutôt à mon goût et ce malgré ses prothèses apparentes! A vrai dire, je trouvais même que malgré la différence entre membre organiques et membre mécanique, elle possédait une certaine grâce. Grâce qui était accentuée par ses cheveux à la couleur si exotique… Or, malgré l’étrangeté de la couleur, je les aimais bien… Et je ne parlais même pas du reste ! Instinctivement, je la déshabillais du regard… ce qui au vu de sa tenue était bien plus facile à faire… Bien entendu, le physique n’était pas le seul facteur à prendre en compte chez une personne…
    En effet il y avait aussi son caractère… Or je dus me rendre à l’évidence… Cette petite commençait à me plaire. Ces propos étaient pleins de bon sens et elle n’hésitait pas à me parler franchement… Qui plus est nous avions quelques points communs…du moins si l’on tenait compte de nos vies respectives et des propos qu’elle m’avait tenue à l’instant… Nous étions toutes les deux franches et nous étions avant tout des femmes d’actions ! Et par-dessus tout, nous méprisions tous les deux ces personnes orgueilleuses seulement intéressée par leurs intérêt personnels pendant que la moitié de la galaxie se morcelle…

    Alors, que je m’apprêtais à boire le peu d’alcool qui restait dans mon verre, je faillis m’étouffer en entendant les paroles de mon interlocutrice. Je m’étais attendu à pas mal de propos du fait de sa franchise…mais pas à ça ! Toussotant quelque peu et rougissant, je laissais échapper tout de même un petit rire discret. Je connaissais bien ce genre d’humour... C’était typiquement militaire ! Il m’arrivait quelque fois d’en faire avec mes hommes lorsque l’occasion se présentait… Bien sûr, je ne faisais cela que très rarement… Néanmoins, lorsque je n’étais pas en service et que l’on me faisait ce genre de remarque, je ne pouvais m’empêcher de rougir vu que ces touches d’humour touchaient au plus près ma vie sentimentale… Chose avec laquelle je n’étais jamais à l’aise…


    « Peine perdue pour vos hommes, Lieutenant ! Je ne vous ai pas convoqué pour coucher avec vous, même si je vous trouve séduisante, ou pour vous faire vivre la pire soirée de votre vie ! Je voulais tout simplement vous connaitre pour plusieurs raisons… Déjà vous êtes une femme… Or nous savons tout les deux pertinemment que très peu de femmes se trouvent au sein de postes élevés ou prestigieux dans l’armée… Vous devez donc avoir un sacré caractère pour en arriver là ! Qui plus est, j’ai lu votre dossier qui est des plus instructifs surtout quand on lit les appréciations de vos instructeurs et les louanges que font de vous vos hommes et vos supérieurs... A vrai dire, je pourrais même dire que je vous admire… Vous avez réussi à rester en vie, malgré la perte de vos membres mais en plus vous êtes parvenu à remonter la pente et ce en devenant deux fois plus compétente qu’avant ! Vous êtes une femme… un soldat…une impériale comme on en voit que très peu ! Vous êtes sans aucun doute destiné à faire une grande carrière militaire surtout lorsque l’on entend parler de vos actes sur le terrain… Je vous trouve intéressante car en plus d’être tout à fait exceptionnelle, du fait de votre passé, vous êtes un sous-officier modèle lieutenant ! On peut vous faire confiance… ce qui est rare de nos jours ! »

    Regardant attentivement Artemis, je ne pus déceler en elle le moindre indice de son état d’esprit actuel. J’ignorais totalement quel effet avait produit mon discours… Avait-elle cru que je la brossais dans le sens du poil afin de la manipuler comme je le voulais ? Au vu, de mon nom on pourrait penser une telle chose...alors qu’en fait il s’agissait d’une hypothèse erronée… Je m’étais montrée franche envers elle… Je la trouvais intéressante car cette femme était un rare exemple de ce que devrait être l’Alliance Galactique… Elle était aussi quelqu’un d’intéressant car elle savait ce que signifiait les termes de devoir et de sacrifice… Elle savait entre autre commander des hommes de façon judicieuse ce qui souvent était rare… Elle avait su acquérir mon admiration ainsi que mon respect et ce de par son simple dossier… J’avais l’intuition que je pouvais avoir confiance en elle… que je pouvais lui confier des secrets ou un commandement car je savais que ces derniers seraient entre de très bonnes mains.

    « Si un jour, vous avez besoin de quelque chose ou si vous avez des ennuis avec l’état major… N’hésitez pas à venir me voir lieutenant ! Dans la mesure de mes moyens, je tenterais de satisfaire votre demande. »

    Bien que ma demande puisse paraitre louche, elle était pourtant bel et bien sincère. Je ne voulais pas que cette femme, qui me ressemblait en de nombreux aspects, puisse avoir des ennuis à cause d’une bêtise ou de l’état major. Je voulais l’aider car elle méritait un coup de pouce vu ce qu’elle avait déjà traversé et car elle était très compétente dans son travail… L’Alliance galactique ne pouvait se passer de quelqu’un de cette trempe !
    Bien que je n’ose pas me l’affirmer à moi-même, je tentais aussi de me rapprocher d’elle…car justement elle me ressemblait… J’avais envie de tisser des liens d’amitié… Je n’osais pas le dire car j’avais peur de me trouver ridicule… Il fallait avouer que dans le cadre des relations, je n’ai jamais été très douée… Cette soudaine envie de tisser des liens avait été subite peu après avoir commencé à discuter avec elle… Elle avait pour origine un évènement tragique… La mort de ma plus proche amie… Celle-ci était morte dernièrement assassiné par on ne savait qui… J’avais été dévastée par cette nouvelle… J’avais tout de même fait en sorte de cacher le mieux possible mon état d’esprit… J’avais été très chagrinée… Cependant, j’avais préféré tout garder pour moi…


    « Comme le monde est petit ! Si je m’attendais à voir une autre de mes bleusailles ! »

    Je tournais quelque peu ma tête en direction de la source de tout ce raffut et j’y vis un homme…que je ne connaissais que trop bien… Le sergent instructeur Hartman… Il m’en avait bien bavé à l’Académie du fait que j’étais une Daala… Et encore j’avais droit à un traitement spécial, vu que cet homme en faisait baver à tout le monde ! En clair plus d’une fois j’avais du faire des nuits blanches alors que le lendemain il y avait un entrainement des plus pénibles… Plus d’une fois, il m’avait fait porter des objets plus lourds que ceux de mes camarades… En résumé, il s’agissait d’un vrai connard qui se donnait à fond dans son boulot ! Ce genre d’homme étaient bons dans les centres de formation du moins pour le coté physique… En termes de stratégie, et de commandement ils restaient des abrutis… Pour eux, cela se résumer à attaquer d’abord et à réfléchir ensuite ! C’était ce genre d’homme qui lors des guerres massacraient leur unité à la tâche aux prix d’un seul objectif… Bien qu’il ait su bien me former physique, je ne le respectais en aucun cas… Cet homme se croyait au dessus des autres et était un vrai machiste… Un con pour faire simple…

    « Sergent instructeur… »

    « Toujours aussi maigre et peu musclée à ce que je vois Roukmoute ! »

    En entendant ce surnom, je grinçais des dents… Je ne l’avais jamais supporté… Les quelques personnes qui me nommaient ainsi, aujourd’hui était sûre de se prendre mon poing dans la figure… ce que j’aurais fait sans hésité si je ne m’étais pas trouver en plein milieu d’une réception… J’attirais déjà l’attention de par ma tenue… Il était hors de question que je me fasse remarquer par mon caractère… Je tâchais donc de rester calme, même si l’on pouvait voir clairement que j’étais en train de serrer les poings

    « Vous faites décidément la paire tous les deux ! En plus d’être incapable d’atteindre un Destroyer à l’aide d’un blaster, vous avez tous les deux un gout prononcé pour les tenues quelque peu excentriques ! Pour êtes franc avec vous cela ne m’étonne pas ! Vous étiez déjà deux personnes frivoles à lorsque vous êtes arrivées ! Je ne comprendrais jamais comment on a pu laisser deux femmes avoir des postes que des hommes mériteraient 100 fois mieux ! A la place de l’état major, je vous aurais affecté à « l’entretien » des soldats. Après tout, c’est ce que vous savez faire, vous les femmes ! Hormis cuisiner, être frivole, et être chiante, vous ne savez que vous taper des hommes ! Vu vos corps, il aurait été plus intelligent d’en faire profiter les soldats afin de faire grimper leur moral en flèche ! »

    Ses paroles avaient eu le don de réveiller ma colère… Or me mettre hors de moi n’était pas la chose à faire… Dans ces moments, j’étais digne de ma grand-mère… Je tâchais donc de me calmer tout en serrant l’un de mes poings… J’étais tellement énervée, que je ne sentais même pas mes ongles endommager ma chair, laissant ainsi couler un peu de sang… Je tâchais de prendre la parole d’une voix aussi glaciale que le désert de Hoth…

    « Sergent instructeur… dois-je vous rappeler que vous vous adressez à un officier supérieur qui se trouve être une Daala ? Tenez-vous vraiment à ce que votre misérable existence finisse sur un monde peu accueillant ? Voulez-vous finir votre vie à récurer les toilettes des jeunes recrues ? Désirez-vous que je vous greffe la partie la plus intelligente de votre anatomie à votre tête ? Je ne le pense pas ! Donc je vous prierai de bien vouloir foutre le camp avant que je ne me fâche et transforme votre faciès fort abimé en véritable chef d’œuvre d’art moderne ! »

    Celui-ci devant la froideur de mon ton pâlît et s’empressa de mettre les voiles…. Il avait compris la leçon… Nous allions enfin pouvoir avoir la paix ! Je retournais dès lors mon attention sur Artemis

    « Désolé, pour cela… » Je soupirais « Cet homme a vraiment le don de m’exaspérer… Je pense qu’il vaudrait mieux pour nous d’aller continuer notre conversation dehors sur cette terrasse… Nous y serions en paix »

    Prenant mon verre et commençant à me diriger en compagnie du lieutenant vers la terrasse, je pris encore une fois la parole…

    « J’imagine que vous ne me connaissez que très peu… N’hésitez donc pas à me poser des questions… Cela ne serait que plus juste pour vous vu que d’une certaine manière je sais déjà tout de vous lieutenant… »

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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Sam 25 Aoû - 4:10

    Comme n’importe quel personnage historique, Darth Vader possédait ses bons et ses mauvais côtés. Personne n’était totalement bon ou mauvais et Artémis n’était pas assez stupide pour y voir que l’icône qu’on lui avait dépeint lorsqu’elle était en formation au sein de la 501ème. La vérité était ailleurs, entre la position de la légion, qui voyait en sa personne le commandant en chef incorruptible et puissant et celle de Severnaya, qui y voyait davantage un homme arrogant incapable d’accepter qu’on le dépasse. En tirant des conjectures et l’en rapprochant les deux modèles, la réalité était probablement qu’il s’agissait avant tout d’un homme d’action : il préférait largement prendre les commandes de son chasseur plutôt que de rester sur le pont de son destroyer et n’hésitait jamais à descendre sur le terrain pour accompagner la 501ème dans les missions les plus périlleuse. Il était vrai qu’il n’avait aucune tolérance pour l’échec et que bien des officiers de la flotte sous son ère avait fini manquant d’air sur le sol de leur navire, toutefois, dans l’armée de terre, les choses étaient différente, Maximilian Veers, jeune officier de génie, avait connu une progression fulgurante grâce à l’aide de Vader, il était devenu général et écrasa la résistance rebelle sur Hoth.

    En y réfléchissant bien, cela avait fini par se retourner contre le général, qui fut tué en tant que Capitaine, engagé dans un combat perdu d’avance par un seigneur de guerre incompétent lors de la période de la nouvelle république. Artémis n’était qu’un simple soldat toutefois, elle devait admettre que ce genre de considération la dépassait quelque peu. Elle ne voyait que l’efficacité première, l’aura de respect qu’inspirait Vader a ses troupes et l’icône qu’il était sur un champ de bataille. Et cette force, ils devaient la retrouver pour mettre fin à cette corruption rampante qui s’affichaient devant eux sans complexe. D’ailleurs, Santar eue du mal à croire que l’on avait essayé d’imposer au capitaine un remaniement de son équipage, elle ne savait pas que les amiraux disposaient de ce genre de pouvoir ! Quelqu’un essayant de s’ingérer dans les affaires de l’escadron de la mort n’était pas une bonne chose, elle devrait en parler elle-même à l’amiral la prochaine fois qu’elle le verrait, s’il n’était pas déjà au courant lorsque cela serait le cas…Quoi qu’il en soit, elles étaient sur la même longueur d’onde sur le sujet et c’était une bonne chose.

    Elle ne jugea pas bon d’ajouter un commentaire sur ses choses, elles étaient d’accord sur le second point, quand a Vader, il était mort, elle ne voulait pas se disputer avec la seule personne digne d’intérêt de cette pièce pour une question idéologique, peut-être s’hasarderait-elle à lui en parler lors d’une prochaine rencontre, lorsqu’elles se connaitraient mieux, mais pour l’instant, cela lui semblait assez mal venue. Elle n’avait guère remarquée que la capitaine l’avait déshabillée du regard et heureusement, sinon, elle aurait probablement eue la même réaction que Severnaya lorsqu’Artémis lui dit avec toute franchise que son escouade avait pariée pour savoir si elle allait coucher avec elle ou lui faire vivre la pire soirée de sa vie : elle aurait quelque peu rougit. Artémis venait de toucher un point sensible, la jeune femme ne devait pas être forcément à l’aise avec ce genre de chose : le commandement devait isoler, pour cela, elle se félicitait d’avoir commencée au plus bas de l’échelle et de ne pas être l’héritière d’une haute famille, même si question vie sentimentale, dans le fond, elles devaient être très proche.

    Severnaya se lança dans une louange de sa personne que la jeune femme n’avait en tout cas clairement pas attendue : ni au niveau du physique, elle se trouvait quelconque avant son accident et avait fait une croix sur le fait de vivre une relation depuis qu’on l’avait amputée de ses membres, sachant bien qu’elle serait considérée comme un monstre pour plus de la moitié de la galaxie, ni même pour ses compétences militaires. Certes, elle se savait douée et ne voulait pas jouer la fausse modeste, mais à côté de cela, elle estimait qu’elle faisait simplement son boulot. Elle devait admettre qu’il était plus difficile pour les femmes que pour les hommes de progresser dans la hiérarchie, mais Santar avait foi dans un idéal impérial, elle se battait pour lui depuis son enfance et ce n’était pas quelques machos stupide qui allait la faire changer d’avis. Elle ne pensait pas méritée toutes ses louanges et fut surprise, d’autant plus que la capitaine avait l’air sincère. Certes, Artémis n’avait pas connue Natasi, mais elle se fiait à un sixième sens étrange qui lui dictait si les gens étaient ou non sincère, sans même faire usage de la force, celui-ci semblait lui dire qu’elle pouvait avoir confiance. Elle baissa la tête, rougissant quelque peu également. Dante ne l’avait jamais enfoncée, mais il n’était pas du genre à se lancer dans des compliments de ce genre et heureusement, cela l’aurait mis trop mal à l’aise. Elle lui proposa même de l’aide de l’aide en cas de soucis avec l’état-major ! Quelque peu surprise, elle retrouva quand même un peu de contenance avant de répondre


    « Merci de votre aide, mais je doute que cela soit nécessaire. Vous savez, lorsqu’on affiche l’écusson de la 501ème et celui de l’escadron de la mort, l’on vous fou généralement la paix. Je suppose qu’ils essayent de vous pourrir la vie à cause de votre nom et rien d’autre, dans ce genre de moment, je vous avoue que je suis ravie d’être une simple anonyme ! »

    Mais alors même que le lieutenant Santar venait de finir une phrase, voilà qu’une voix qu’elle ne connaissait que trop bien vint refaire surface, celle du Sergent Instructeur Hartmann. Ce dernier était toujours aussi vulgaire et visiblement décider à ignorer sa présence au profit de celle de Severnaya cette fois, qu’il avait visiblement aussi instruite. Elle avait dû en baver à cause de lui et à ce moment, elle ressenti une pointe de culpabilité. Avec Alexei, ils avaient tellement détesté cet homme que plusieurs fois, les deux aspirants de la 501ème avaient eu dans l’idée de l’assassiner « l’air de rien », imaginant une bonne dizaine de plan différents ! A chaque fois, ils s’étaient dégonflés ou quelque chose était venu perturber leurs plans, mais finalement, à l’entendre aujourd’hui encore parader comme si elles avaient encore deux ans et n’étaient pas capable de tenir un blaster, elle se demanda si elle n’aurait pas du tout risqué pour faire disparaitre cet incapable ! Roukmoute… ? Mais il s’était regardé ?!? Contrairement à Severnaya, elle ne pouvait pas serrer les poings a s’en faire mal pour pouvoir oublier l’envie de lui en coller une, cependant, elle pouvait jouer à un jeu intérieur pour se calmer : trouver le surnom qui lui collait le mieux !

    Bouboule ? Abruti ? Connard fini ? Crétin congénital ? Une liste d’insulte toutes plus ou moins fleurie commença à peupler l’esprit du lieutenant Santar, mais cette fois, cette dernière décida de suivre la conversation afin de savoir jusqu’où cette ordure serait capable d’aller. Le moins que l’on puisse dire était qu’elle ne serait certainement pas déçue, car il était encore pire que dans son souvenir. Toujours aussi incapable d’accepter des femmes dans l’armée, celui-ci sorti de nouveau des stupidités encore plus grosses que lui (précisons qu’il s’agissait d’un exploit !) et cela mis la capitaine tellement hors d’elle qu’elle en vint à faire quelque peu saigner les paumes de ses mains avant de lui répondre sur un ton particulièrement glacial avec un ton digne de Hoth des menaces à peine voilées qui suffirent à le faire battre en retraite, il n’avait donc vraiment pas gagnée sa soirée en retrouvant deux de ses anciennes élèves. Elle s’excusa en invoquant le fait que cet homme avait toujours eu le don de l’exaspérer, puis en indiquant la terrasse, un endroit où elles seraient plus tranquilles. La jeune femme acquiesça, emmena son verre avec elle et la suivit tout en reprenant la parole


    « Je vous comprend, j’ai eu le plaisir de le connaitre quand j’étais dans le centre de formation de la 501ème… Avec Alexei, un collègue depuis les jeunesses impériales, nous avons imaginé des dizaines de plans pour le faire disparaitre dans un « malheureux accident » mais l’on n’a jamais osé franchir le pas. L’on aurait peut-être dû au final… »

    Severnaya lui proposa de lui poser des questions, arguant le fait qu’elle la connaissait déjà très bien grâce à son dossier alors que la réciproque n’était pas forcément vraie. En effet, Artémis ne connaissait pas du tout la vie de la jeune capitaine, elle n’avait jamais vue son dossier, une Lieutenant comme elle n’avait pas accès à ce genre d’information. Elle prit le temps de réfléchir à ce qu’elle pourrait lui demander jusqu’au moment où elles arrivèrent sur le balcon. La vue sur Coruscant était particulière. Pas désagréable non, mais elle dérangeait quelque peu la jeune femme car c’était sur cette planète qu’elle avait perdu ses membres et cela avait toujours le don de la mettre mal à l’aise. La jeune femme posa sa main mécanique gauche sur sa nuque afin de se la briser pour chasser cette sensation désagréable, elle avait mieux à faire que ressasser de vieux souvenirs, une discussion agréable à l’horizon et la possibilité de faire connaissance avec une personnalité qui serait probablement l’une des plus importantes au sein de l’Empire Galactique ses prochaines années.

    « Eh bien, je vais posez les questions, mais vous aurez quelques minutes pour réfléchir aux réponses. D’abord, j’aimerais savoir si vous avez choisi l’armée ou si c’est votre héritage qui vous l’a imposé. Comment vous avez connu cette vermine de Hartmann ensuite, j’étais persuadé qu’il ne s’occupait pas du personnel de la flotte militaire. La dernière est plus personnelle, alors je comprendrais si vous ne répondez pas, mais… Vous êtes si isolée pour être réduit a invité la simple Lieutenant que je suis dans une soirée comme celle-ci ? Maintenant, si vous voulez bien m’excusez quelques secondes, il y a une chose qu’une Santar peut faire qu’une Daala ne peut pas faire. »

    La jeune femme posa son verre sur le rebord de la terrasse, ainsi que son petit sac à main, avant de se retourner en se craquant les doigts métalliques… Evidemment, cela ne faisait aucun bruit particulier, mais au moins, elle joignait le geste à la parole et cela pouvait parfaitement laisser deviner à Daala ce qu’elle avait l’intention de faire. La jeune femme, qui avait de nouveau par son air décidée attirée l’attention sur elle, se dirigeait droit vers Hartmann, un regard qui, lorsqu’on la connaissait bien, signifiait qu’il ne valait mieux pas se mettre sur son chemin. Une fois qu’elle eut rejoint le sergent instructeur, qui était dos à elle, elle tapota sur son dos afin qu’il se retourne vers elle. Surprit, celui-ci arqua un sourcil étonné, l’air de demander ce que Santar lui voulait. Sans se démonter, cette dernière commença à entonner un « Happy Birthday to you » qu’elle répéta quatre fois. A la seconde fois, il fit un sourire des plus niais, a la troisième, il entra dans un rire particulièrement gras et dégoutant, a la quatrième, le poing métallique de Santar vola jusqu’à son visage, lui brisant le nez et le plaçant au sol sur les fesses.

    Satisfaite, la demoiselle tourna les talons et parti rejoindre le balcon sans se démonter. Elle ignora royalement le regard médusé des convives qui se demandaient probablement d’où elle sortait pour se reconcentrée sur celle qui l’avait invitée. Une fois de retour, elle prit le temps de boire encore une gorgée de l’alcool Corellien avant de sortir un mouchoir de son sac et de le tendre à Severnaya. Elle saignait encore de la paume de ses mains et Artémis ne comptait pas la laisser dans cet état. Elle repris la parole


    « Voilà, désolée pour ce contretemps, mais cela doit bien faire quinze ans que je rêve de ce moment. Un mouchoir pour vos mains, vous saignez encore un peu, vous pouvez répondre maintenant. »
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Mer 29 Aoû - 18:12

    Ses révélations au sujet d’Hartman ne me choquèrent absolument pas… Chaque personne, entrainée par ce sergent instructeur, n’avait désiré qu’une seule et même chose : le tuer. En formation, cet homme était un véritable salopard capable de vous en faire baver ! C’était un véritable sadique qui prenait toujours son pied lorsqu’il faisait souffrir ses recrues… J’avais pu mesurer l’ampleur de ce trait de caractère lors d’un entrainement… En effet, un des hommes de la compagnie s’était cassé le bras et avait été emmené à l’infirmerie… Le Sergent, n’avait pas toléré cette absence et avait donc été le chercher… Cet enfant de fils de pute l’avait alors puni en lui ordonnant de faire des pompes...et ce tout en connaissance de cause… Cet homme, malgré ses protestations, dut se rendre vite fait à l’évidence que le Sergent pouvait lui en faire voir de toutes les couleurs s’il n’obéissait pas. Ce fut pour cette raison qu’il commença à entamer des pompes et ce à l’aide d’une seule main… L’exercice avait été fort éprouvant pour lui… Il s’était évanouit direct après la fin de son châtiment…
    Quand on avait connu le Sergent, il était inconcevable de pouvoir l’aimer ou du moins l’apprécier…. Toute personne parvenant à réussir un tel exploit, n’était en aucun cas une personne saine d’esprit…du moins c’est ce que je pensais… Par moment, durant ma formation, il m’était même arrivé de me demander comment un être pareil avait bien pu voir le jour… Comment quelqu’un d’aussi con, sadique et moche pouvait exister ?! Mes camarades avaient discuter plus d’une fois de ce sujet et s’étaient même une fois fait surprendre par le Sergent alors qu’ils étaient en train de dire que celui-ci avait très certainement du se taper une putain de bas étage pour ne plus être un puceau… Hartman ne l’avait pas très bien pris… En guise de représailles… il nous avait obligé à ne pas dormir pendant plus de 3 jours ! Il était par conséquent normal que des personnes veuillent le tuer… D’ailleurs à ce sujet, une rumeur courrait comme quoi une recrue un peu trop traumatisée par le Sergent aurait fichu une charge explosive sous ses toilettes… Celui-ci avait donc du attendre que les secours interviennent pour pouvoir quitter son siège d’ivoire en toute sécurité… Autant dire que sa réputation et sa crédibilité en avaient pris un coup.


    « Au sujet d’Hartman…soyez sûr d’une chose… je partage votre avis et celui de votre camarade… »

    La laissant réfléchir pendant quelques minutes, je regardais avec attention le panorama qui s’offrait à nous… Bien qu’il s’agisse d’une ville, la vue que nous offrait la terrasse était imprenable et possédait un certain charme…même si cela ne valait pas certains paysages tels que ceux de Corellia. Cette planète était tout de même majestueuse par bien des aspects… Néanmoins il m’arrivait de ne pas m’y sentir comme chez moi… Même si j’étais née ici, j’avais l’impression que je n’avais pas ma place en ces lieux… Je me sentais bien plus à l’aise dans mon Destroyer…
    Jetant un coup d’œil vers le Lieutenant, je remarquais qu’elle était tendue et qu’elle cherchait à se faire craquer la nuque afin de chasser cet état d’esprit désagréable. Toute personne normale se demanderait pourquoi celle-ci était mal à l’aise alors que nous étions bien ici toutes seules sur une terrasse à la vue magnifique… Mais je n’étais pas une personne normale… J’avais lu son dossier et pouvais donc de ce fait deviner ce qui agitait son esprit. J’avais pu lire que c’était sur cette planète qu’Artemis avait perdu ses membres…à cause d’une Sorcière de Dathomir un peu trop vindicative… Être ici, devait sans doute lui faire constamment repenser à ce moment en voyant les fiers grattes ciels de Coruscant… J’avais peut être gaffé en l’invitant ici… J’aurais du la convier à venir me voir sur une autre planète… Cela aurait été plus judicieux et moins pénible pour elle…

    Finalement, elle me regarda et commença à m’énoncer ses questions. Les deux premières interrogations me semblaient tout à fait légitime… Quant-à la troisième question…comme elle l’avait souligné, était assez personnelle. En fait, cela me fît penser, encore une fois, à quelque chose auquel je ne voulais justement pas penser à savoir la mort de ma seule et unique vraie amie… Sa perte m’avait terriblement chagrinée… Il s’agissait de la seule personne dans cette galaxie que j’aimais…sincèrement… En fait plus d’une fois, j’avais songé à aller plus loin en sa compagnie…à coucher avec elle… J’avais toujours été amoureuse d’elle…même si je n’avais jamais osé me l’avouer…jusqu’à ce que je m’en rende vraiment compte à sa mort… Les propos du lieutenant étaient fondés…j’étais bel et bien seule… Si j’avais été une personne normale, j’aurais invité des gens que je connaissais à cette réception… Mais hélas ce n’était pas le cas… Certains de mes hommes étaient pourtant des amis…mais de simples amis… Cela s’arrêtait à des rapports cordiaux en privé dans mes quartiers… Je restais une personne inaccessible…et ce depuis mon enfance… Je n’avais jamais été douée pour tisser des liens avec d’autres personnes… J’étais réservée et préférait garder tout pour moi… ce qui d’après certains psy, n’était pas très conseillé pour la santé… La solitude était bien plus facile à vivre pour moi…

    Intriguée par la suite des paroles d’Artemis, je la laissais me quitter et me contentait de l’observer. Qu’avait-elle donc derrière la tête ?! Je n’aurais su le dire avec précision…mais d’après le sous entendu de sa phrase je pouvais me faire une petite idée… Elle allait sans doute commettre quelque chose que jamais je n’aurais pu oser commettre en public…du moins au milieu d’autre civils. C’est avec curiosité que je la regardais s’approcher d’Hartman et commencer à faire craquer ses doigts métalliques… Quelque fut son prochain acte, une chose était désormais sûre… Le Sergent allait s’en prendre plein la gueule…
    C’est avec surprise que je l’entendis souhaiter un joyeux anniversaire à Hartman et ce plusieurs fois de suite…. L’expression qu’affichait le Sergent face à Artemis me dégoutait profondément et me rappelait ma formation… Au bout de la quatrième fois, le cadeau fut délivré par Santar : Le poing du Lieutenant vola jusqu’au visage du Sergent… Celui-ci, d’après ce que je pus voir avait eu le nez brisé et s’était retrouvé le cul par terre.

    Alors qu’elle revenait vers moi, avec le sourire aux lèvres, je pus constater que le visage du lieutenant était en sang… Face à un tel spectacle je ne manquais pas de sourire moi aussi. Il n’y avait pas à dire, c’était bien fait pour sa gueule ! Il l’avait cherché pendant des années ! Il n’avait qu’amplement mérité ce coup de poing ! D’ailleurs ce fut avec amusement que je vis la réaction des différents convives. Ils étaient tous atterrés… mais je n’aurais su dire si c’était à cause d’Artemis ou à cause des injures que prononça le Sergent. Il avait beau être con…son Vocabulaire était tout de même très riche !
    Souriant toujours au lieutenant, celle-ci prit une fois encore la parole et me tendît un mouchoir pour mes paumes. Le Saisissant après l'avoir remercié d'un signe de tête, et commençant à nettoyer mes « plaies », je pris la parole à mon tour.


    « Joli coup Lieutenant ! Rien que pour ça vous mériteriez une médaille ainsi qu’une promotion ! Je vous avouerais même que je trouve ce spectacle que vous m’avez offert…particulièrement Jouissif ! Voila des années que je rêvais de voir ça ! » Je continuais de nettoyer mes plaies avant de reprendre la parole « Je vais répondre à vos questions… Soyez en sûr ! Concernant votre première question, je vous avouerais que j’ai eu du mal à trouver une réponse adaptée… Dès mon plus jeune âge, Natasi a commencé à me former pour que je puisse entrer à l’armée… On pourrait donc croire qu’elle me l’a imposé et qu’il s’agit de mon héritage…surtout quand on voit sur quel vaisseau je sers… Mais, je mentirais en disant que je n’ai pas choisi cette formation… J’aimais beaucoup ce qu’elle m’enseignait…et j’avais profondément envie de faire carrière…comme ma grand-mère a pu le faire dans le passé… C’est pour cette raison qu’à l’âge de 16 ans, j’ai choisi de partir sur Bastion. Je voulais être une militaire… c’était mon choix ! »

    Il est vrai que Natasi avait réussi à m’inspirer…à éveiller en moi un désir profond de rejoindre l’armée. Dans le cas ou elle m’aurait imposée cette formation alors que ça ne me plaisait pas, je savais pertinemment qu’au vu de mon caractère je n’aurais pas hésité une seconde à couper les ponts avec ma grand-mère ! Je pouvais être très têtue quand je le voulais ! Fort heureusement, cette situation n’avait jamais eu lieu… A vrai dire ce désir de vouloir faire de moi une militaire, de la part de Natasi, ajouté à mon intérêt participa beaucoup à notre rapprochement… En fait j’aurais presque pu la considérer comme ma mère et non comme ma grand-mère.

    « Au sujet d’Hartman…c’est un peu particulier. Tout comme moi, vous savez que cet idiot congénital s’occupe principalement de former les nouvelles recrues destinées à la 501ème… Or, quand j’étais encore une cadette, je devais subir un entrainement physique complet… Cela faisait parti des exigences de l’Académie. Nous devions donc tous être répartis en plusieurs sections et être attribués à plusieurs sergent instructeurs… Dans mon cas, je suppose que la personne s’occupant de mon dossier a du trouver drôle de m’envoyer au sein du centre de formation de la 501ème et ce sans camarade de classe … Je pense qu’il devait s’agir d’un homme voulant soit me faire payer les actes de ma grand-mère…soit voulant me décourager… Nombre de mes supérieurs m’ont d’ailleurs mené la vie dure… Ils ont tout fait pour me rendre la tâche difficile… Comme vous voyez, ils ont échoué ! Ma force de caractère m’a permis de faire face à cela ! C’est donc grâce à ça que j’ai eu Hartman comme Sergent… J’ai eu la chance de devoir le supporter pendant 3 ans… 3 ans de cauchemar… »

    Il me restait encore à répondre à la troisième question… Or j’hésitais… Je n’étais pas du tout à l’aise avec le sujet… Je n’aimais pas me livrer comme ça… Ne pas avoir de prise sur les choses était une notion que je détestais au plus haut point… Artemis dut d’ailleurs voir que j’hésitais vu qu’instinctivement je me mordais la lèvre… Ce sujet ne me concernait que moi et moi seule ! Je préférais de loin tout garder pour moi ! Mais là…en compagnie du Lieutenant…j’avais l’intuition que je pouvais lui parler… Je sentais que je pouvais lui faire confiance… et que jamais elle n’irait répéter ce que je lui dirais… Et puis…cela nous mettrait très certainement sur un piédestal… Après tout j’avais même lu le compte-rendu psychologique présent dans le dossier… J’avais en quelque sorte « violé » son intimité… Je décidais donc de lui répondre…et ce avec une voix hésitante du fait que j’avais du mal à trouver les mots appropriés.

    « Vous…Vous avez vu juste Lieutenant… Je suis… bel et bien seule…et ce depuis peu… Il y a quelque jour encore, ma seule et unique amie était encore en vie…. Je… je tenais beaucoup à elle… Nous étions très proche… Nous avions fait connaissance à l’Académie… mais… aujourd’hui…elle est morte… tuée par des salopards ! » Je serrais une nouvelle fois mon poing sous l’effet de la rage et de la tristesse « Je n’ai jamais réussi…à lui dire en face…ce que je viens de vous dire… » Je soupirais et regardait le panorama « Ne cherchez pas à vous excuser Lieutenant, vous ne pouviez pas savoir ça… Je ne vous en veux pas… Votre remarque était légitime… Vous avez d’autres questions ? »

    Attendant sa prochaine question, je fis mine d’aller bien ...même si une personne alerte pouvait lire facilement une pointe de tristesse… Il était hors de question que j’emmerde Santar pour des questions sentimentales. C’était à moi de résoudre ce problème si futile! Qui plus est, il n’y avait rien à dire ! Mon amie était morte…point ! Il n’y avait rien de plus à chercher si ce n’est les auteurs de ce crime que je trouvais impardonnable…

    Écoutant ses remarques, je la regardais sans rien dire jusqu’à ce que j’entende un bruit…bruit que l’on aurait du jamais entendre au sein d’une réception. Le lieutenant et moi réagîmes de concert et nous regardâmes en direction de tout ce raffut. Outre les hurlements, on pouvait y percevoir plusieurs tirs de blaster… Il semblait était évident que des personnes avaient oubli leurs cartons d’invitation… Par réflexe, je sortis mon DL-44 de sa gaine. Finalement cela n’avait pas été une mauvaise idée de l’apporter… Restait plus qu’à chopper les munitions…situées dans mon soutif…


    « Sur plus de 1 million de building sur Coruscant, j’en visite un, il se fait attaquer... »

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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Sam 1 Sep - 1:57

Elle n’avait pas était choquée que la demoiselle entretienne le désir de tuer cet homme durant sa formation, mais dans le fond, tout le monde ayant eu Hartmann comme formateur avait connu le désir un jour ou l’autre de l’assassiner. Et l’acte qu’elle venait d’accomplir à l’ instant avait pour elle quelque chose de particulièrement libérateur, des années de frustration qui pouvait maintenant être enfin évacuée avec le sourire. Oui, la jeune femme n’avait plus connue ce genre de libération depuis une éternité. Elle savourait son heure de gloire, alors qu’Hartmann prouvait que son horrible tête contenait tout de même un répertoire de mot très impressionnant. Durant un instant, Artémis se demanda même s’il n’avait pas était un vétéran de la guerre contre les Vongs, son père lui avait raconté que l’une des meilleures armes contre les extragalactiques n’était rien d’autre que l’insulte, car ils s’emportaient très facilement et tomber ainsi facilement dans les pièges tendues par les forces armées de la galaxie. Quoi qu’il en soit, pour la tête des convives, cela valait également le coup de se retourner, ils étaient médusés, mais il était très difficile de dire à l’heure actuelle pourquoi, Artémis et Hartmann se disputait probablement la palme de personne la plus bizarre de la soirée.

Severnaya accepta le mouchoir du lieutenant de la 501ème en la remerciant d’un signe de tête, mais en réalité, elle avait bien plus de gratitude envers cette dernière pour le coup qu’elle venait de réaliser. Elle affirma même qu’elle trouvait que la demoiselle méritait une médaille et une promotion ! Pourtant, si Hartmann allait se plaindre, c’était plutôt un rappel à l’ordre sur la nécessité de se conduire correctement même lorsque l’on était en civil dont elle allait écopée, mais elle avait rêvée de cet instant depuis tant de temps que pour le moment, la sanction éventuelle qui pourrait naitre de ce coup de poing magistral lui sortait totalement de la tête ! Daala conclu sur ce sujet sur le fait qu’elle avait trouvé ce spectacle particulièrement jouissif, il l’était aucun doute la dessus, elle estimait même en avoir bien plus profitée que la jeune Capitaine qui elle avait était forcée d’être une simple spectatrice. C’est pour cette raison qu’elle décida de profiter de la pause qu’elle marqua afin de se nettoyer les mains avec une voie plus agréable qu’à l’accoutumée et un sourire sur ses lèvres, ce qui était une chose assez rare pour être signalée.


« C’est un plaisir ! »

Toutefois, le sujet ne resta guère longtemps sur cet exploit, puisqu’Artemis aurait maintenant les réponses à ses questions. La première était difficile dans le sens ou la jeune femme ne savait pas vraiment quoi répondre. Sa grand-mère l’avait préparée à être une véritable militaire et l’avait formée durant son jeune âge dans ce but, mais elle se sentait également très attirée par cette carrière. A seize ans, elle avait quitté le noyau pour rejoindre Bastion et suivre la formation du personnel, prouvant ainsi son désir de rejoindre l’armée. Si elle s’était contentée de l’héritage, elle aurait probablement suivit toute sa vie une voie moins officielle et Artemis ne serait pas en train de lui parler à l’ instant même. C’était quelque chose que la jeune femme pouvait tout-à-fait comprendre. Son père lui avait transmis la passion de l’armée, il aurait voulu avoir un fils a qui transmettre cet héritage, elle l’avait fait à la place de ce garçon éventuel. Aujourd’hui, il était très fier de sa tribu féminine et la jeune femme l’avait comblé de bonheur, même s’il avait craint pour sa santé et sa vie lorsqu’elle avait fini charcutée par une sœur de la nuit.

Elle en vint ensuite au sujet de la question sur Hartmann, en expliquant les circonstances dans lesquelles elle l’avait connu. C’était plus compliqué que ce qu’Artémis avait connu. Elle devrait peut-être essayer de voir s’il n’y avait pas un moyen de le faire virer, car elle craignait qu’un jour, il y est un accident malencontreux qui ne blesse des gens, mais pas Hartmann qui avait la réputation d’être increvable. Elle expliqua qu’elle avait dû subir un entrainement physique complet avant de rentrer à l’académie et son nom l’avait guidée jusqu’à la 501ème et le centre de formation d’Hartmann. La seule pensée du Lieutenant Santar était que la personne qui avait choisi l’affectation devait réellement détester sa grand-mère pour vouloir a ce point lui pourrir la vie. Hartmann n’était vraiment pas un drôle et Artémis ne fut guère étonné lorsque Severnaya lui expliqua qu’il avait tout fait pour tenter de la faire craquer. Mais quelque chose dont elle ne doutait pas, c’était que la rousse qui lui faisait face avait un sacré caractère et celui-ci lui avait permis de réussir malgré toutes les barrières qu’on avait voulues lui imposer. Elle avait quand même connue trois ans de cauchemar avec Hartmann, trois ans…


« Eh bien félicitation pour avoir survécu ! Si cela peut vous consolez, la fameuse légende de l’explosif dans les toilettes, c’était pendant notre promo… Je ne sais qui a fait le coup, mais Hartmann n’en menait pas large… Je suis certaine que vous avez due en entendre parler un moment ou un autre… »

La dernière question était plus personnelle, la jeune femme hésitait, elle se mordait la lèvre, ne sachant pas vraiment sur quel pied danser. Elle semblait en proie à un conflit intérieur. Artemis aurait pu faire usage de la Force pour essayer d’en savoir plus, mais elle préférer laisser la jeune femme choisir si elle voulait se confier ou non, la Force n’était à ses yeux rien de plus qu’un outil comme un autre et elle ne l’employait pas à la légère, vous utiliseriez un blaster pour ouvrir votre porte alors que vous disposez de la clef ? Eh bien le raisonnement était le même, elle voulait que Severnaya lui fasse confiance et ce n’était pas en lui fouillant le cerveau, même si elle était incapable de s’en rendre compte, qu’elle parviendrait à l’obtenir, une question de principe. Elle décida finalement de parler, d’une voix hésitante, ce qui prouvait qu’elle hésitait, mais elle parla quand même, expliquant qu’elle était belle et bien seule, sa seule véritable amie, pour qui elle avait ressentie une attirance qui était vraisemblablement plus grande que celle de la simple amitié, était morte, descendue par des salopards. Elle n’avait jamais réussie à lui dire ce qu’elle ressentait pour elle et maintenant, elle ne pourrait plus jamais le faire. Elle lui demanda de ne pas s’excuser toutefois, car la question restait légitime et qu’elle ne pouvait pas savoir. Compréhensive, la jeune femme posa une main sur son épaule avant de reprendre la parole

« C’est difficile de perdre un proche, l’on est habitué à savoir que l’on va perdre nos hommes en opération, c’est dur, mais c’est le métier, mais pour notre famille, nos amis, ceux pour qui l’on se bat, c’est très difficile… On attrapera ses enfoirés et on les clouera au mur, sachez juste que maintenant, vous n’êtes plus seule… »

Elle allait lui proposer une invitation dans un bar disons moins huppé, mais bien plus amusant à ses yeux et plus proche des ambiances qu’elle fréquentait d’habitude, mais elle n’en aurait pour l’instant pas l’occasion. Un vacarme se fit entendre dans la salle de réception et ce n’était absolument pas prévu. L’habituel bruit de fond accompagnant le chaos se faisait entendre : tir de blaster et cri des invités, l’on ne voyait pour l’instant pas grand-chose, mais il n’était pas très difficile de savoir que les personnes qui s’amenaient avec une telle artillerie ne devaient pas être des invités. Severnaya ironisa sur le fait que sur tous les immeubles de Coruscant, il fallait que cela soit le sien qui soit attaquée, tout en sortant un pistolet Blaster qu’elle avait emmenée avec elle, Artémis l’estima chanceuse, elle n’avait même pas essayée de prendre une arme ou d’en dissimuler une, elle se serait fait fouiller sans hésitation. Mais bon, ses prothèses étaient une arme en soit, encore fallait-il être capable d’arriver jusqu’au corps-à-corps afin de pouvoir s’en servir. D’un geste, elle alla se placer à couvert, observant la situation en se penchant un peu, pas de cibles ennemies en vue, mais cela n’allait pas tarder…

« Voyons le bon côté des choses… La soirée sera plus amusante ! »

Oui, à choisir entre une soirée entourée de riche la regardant comme une erreur et un trip de combat contre des terroristes, Artemis choisissait la seconde solution sans aucun problème. Toutefois, elle n’était pas stupide non plus, sans armes et avec une robe, la seule chose qu’elle pouvait faire pour l’instant était de tentée la retraite. Elles étaient deux, si elles parvenaient à échapper à l’attention de leurs geôliers, elles pourraient intervenir de l’extérieur et peut-être sauver encore la situation, à condition qu’Hartmann se tienne tranquille, ce qui n’était absolument pas garanti. Santar étudia les différentes possibilités qui s’offraient à elle, et elles étaient malheureusement très limitée : l’escalade vers le balcon de l’étage suivant aurait était envisageable, cependant, Severnaya serait incapable de la suivre et elle ne tenait pas à la laisser entre les mains des terroristes. De même, grâce à ses prothèses, elle pouvait essayer de sauter vers le balcon du dessus sans faire usage de la Force, mais elle risquait fort de le défoncer, de plus, encore une fois, la Capitaine ne pourrait guère la suivre… Bon, c’était les options les plus évidentes sur le moment et Artemis c’était habituée à ce que le plan A ne fonctionne jamais. Généralement, le bon, c’était toujours au minimum le plan C… Elle laissa son regard parcourir tout azimut le mur afin de trouver ce qui serait capable de l’aider.

Et elle trouva ! Bon, ce n’était pas la joie, mais c’était toujours cela de gagner : il y avait à leur étage une sortie dans le mur du conduit de ventilation, ce qui leurs permettraient de pouvoir s’échapper au nez et la barbe des terroristes, peut-être même qu’ils pourraient les voir du conduit sans trop de risque d’être vue, mais pour cela, la jeune femme devrait s’assurer de ne pas faire trop de bruit. Pour Daala, qui était en tenue de sport, cela ne devrait pas être un réel problème, mais elle avec sa robe et ses prothèses… Ce n’était pas la joie. Elle n’avait donc plus qu’un seul moyen de pouvoir régler cette affaire : se débarrasser de sa robe ! Se dirigeant vers le conduit de ventilation, elle l’observa, il était un peu haut, mais avec ses prothèses, elle s’y glisserait facilement et pourrait aider ensuite Severnaya à la suivre à l’intérieur. Pas le choix, c’était la seule issue viable possible. Elle essayerait de retrouver de quoi se couvrir plus tard, elle n’était rien de plus qu’un monstre aux yeux de la majorité de la population, la pudeur ne devait donc pas faire partie de son vocabulaire, mais c’était peut-être autre chose pour la capitaine.


« Il ne faut pas rester ici, sinon ils vont nous coincer ! Le seul chemin c’est par cette conduite d’aération… Quant-est-ce que j’aurais le droit à une soirée normale sur cette planète moi ? Le champagne, les petits fours, les discutions politique stérile… Mais non, l’on est tellement bien dans une putain de conduite d’aération ! »

En prononçant cette phrase, la jeune femme s’était débarrassée d’abord de ses chaussures puis de sa robe, se retrouvant simplement en sous-vêtements, sa silhouette était athlétique, si l’on exceptait bien entendu les parties mécaniques. Elle se servit de la force de ses bras bioniques pour pouvoir s’emparer de la grille qui condamnait l’entrée et la faire tomber vers le sol, l’endroit où avait fini ses chaussures et sa robe d’ailleurs, elle ne tenait pas à laisser des traces de son passage, il était préférable que cela tombe dans le vide de Coruscant que cela ne donne l’alerte sur leurs présences. Pour permettre à Severnaya d’avoir un peu d’aide pour monter, Artémis serait toutefois obligées de s’arranger pour monter à l’envers dans le conduit, la tête vers l’extérieur donc. Ce fut un exercice périlleux, mais par un entrainement qui était de manière légendaire très difficile et une souplesse que l’on ne soupçonnait pas du premier regard, la jeune femme y était parvenue. Elle tendis ensuite son bras mécanique vers la capitaine pour lui permettre d’avoir un appui, elle reculerait au fur et à mesure pour lui permettre d’avancer, puis se servirait du premier embranchement pour revenir dans le bon sens…
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Jeu 6 Sep - 2:44

    Le lieutenant n’avait pas tort sur un point… Cette soirée allait être beaucoup plus amusante que prévue… Et dire que j’avais hésité à venir… Je n’étais jamais contre un peu d’action même s’il était vrai qu’il ne s’agissait pas ici de mon champ d’expertise mais plutôt de celui d’Artemis… Même si j’avais reçu une formation pour pouvoir aller sur le terrain en compagnie d’autre Stormtroopers, je n’étais pas aussi compétente que Santar et c’était un fait ! Elle avait plus d’expérience que moi et dirigeait une unité d’élite ! Si quelqu’un pouvait bien avoir un plan qui nous permettrait de nous en sortir c’était bien elle… Je lui faisais donc totalement confiance et ce sans la moindre réserve… J’étais prête à lui laisser ma vie entre ses mains… bien que dans un cas normal je n’aurais jamais apprécié de ne pas avoir le contrôle de la situation ou du moins d'avoir le contrôle de ma vie…
    Alors que nous nous mettions à couvert et que je voyais Artemis analyser le terrain, je repensais à ses dernières paroles qui m’avaient, je devais le reconnaitre, fort troublées… Ses derniers mots exprimaient beaucoup de choses à la fois… Certains y auraient très certainement vu une tentative pour me dire qu’elle avait envie d’être en couple avec moi, d’autres encore auraient affirmé qu’elle aurait couché avec moi et ce afin de me consoler…Mais moi je n’en retenais aucun des deux sens que je venais d'énoncer… A travers ces mots, j’avais saisi un autre sens… Elle voulait être mon amie… Ses mots résonnaient dans mon esprit… et à vrai dire je ne savais trop comment réagir… C’était quelque chose de très inhabituel pour moi… Jamais au grand jamais on m’avait demandé cela… Pour certaines choses, j’avais vraiment l’état d’esprit d’une adolescente… L’Amitié…l’amour… la compassion étaient des choses que j’avais du mal à exprimer… Qu’une personne me propose cela comme ça me mettait assez mal à l’aise même si, je devais le reconnaitre, j’appréciais déjà beaucoup le lieutenant… Cette expérience allait d’ailleurs nous permettre de nous connaitre… L’adversité permettait justement aux hommes de mieux savoir de quoi ils étaient capables… Je connaissais déjà la réputation de Santar mais je préférais de loin me faire ma propre opinion…bien que dans ce cas précis mon instinct me disait de faire confiance à cette réputation... Il me préconisait également de la laisser se rapprocher de moi… de la laisser devenir mon amie…d’accepter d’avoir quelqu’un à mes cotés.

    Secouant la tête, je chassais toutes ces pensées de ma tête… Ce n’était ni le moment ni l’endroit pour penser à ce genre de chose. La situation était critique…et le Lieutenant allait avoir besoin de mon aide… Si je n’étais pas concentrée à partir de maintenant, nous risquions d’aller tout droit au casse-pipe et tout ça par ma faute… Si, cela venait à arriver…nous serions dans de beaux draps… Enfin elle, elle risquait de mourir… Quant-à moi si ces hommes venaient à savoir qui j’étais… Ils demanderaient sans plus tarder une rançon…ou pire encore… si je venais à tomber sur des confédérés ou des personnes haïssant Natasi… j’étais sûre de passer un mauvais quart d’heure entre leurs mains… mains qui allaient sans doute parcourir mon corps sans aucun état d’âme… Cette pensée m’arracha un frisson… Si je commençais à penser à ce genre de choses et à être déjà défaitiste, nous ne risquions pas d’être sorties de l’auberge de sitôt…
    Parvenant enfin à me concentrer, je regardais les alentours pour voir si tout allait bien… Les hurlements n’étaient plus perceptibles…. Avoir des blasters braqués devant soi avaient du calmer les invités… Les hommes qui avaient ourdi ce plan devaient sans doute être en train de veiller à ce qu’aucune personne ne soit en dehors de leur champ de surveillance… Ils devaient sans doute regrouper tous les invités dans la salle principale… De toute évidence, c’était une question de temps avant qu’ils ne se décident à patrouiller ici pour voir si aucun être humain n’était présent sur la terrasse. Ces hommes devaient veiller au grain afin que leur plan qui devait sans doute être parfaitement huilé puisse être accompli parfaitement… Hélas, ils n’avaient sans doute pas prévu la présence de deux membres issus de l’escadron de la mort… Autant dire que si nous parvenions à sortir de cette terrasse, cela allait chauffer pour eux… Ils n’allaient avoir aucune idée de ce qui allait leur tomber dessus…


    « Il ne faut pas rester ici, sinon ils vont nous coincer ! Le seul chemin c’est par cette conduite d’aération… Quant-est-ce que j’aurais le droit à une soirée normale sur cette planète moi ? Le champagne, les petits fours, les discutions politique stérile… Mais non, l’on est tellement bien dans une putain de conduite d’aération ! »

    Cette phrase me tira de mes pensées et parvint à me faire sourire tellement elle était pleine d’humour. A choisir entre la conduite d’aération et les discussions politique stérile… je prenais la première option. Un peu d’action était préférable à une journée fastidieuse dans laquelle on serait amené à rencontrer des cons… Même si la situation était critique, je me sentais bien… J’étais moi-même… J’étais de retour dans le feu de l’action…dans ce que je maitrisais… Cela me rappelait d’ailleurs une phrase que j’avais dite un jour à mon amie alors que j’étais assez déprimée : « Tous les gens que je connais se battent pour avoir un avenir...Moi je me bats parce que je ne sais rien faire d'autre… »
    Encore aujourd’hui, j’étais en partie d’accord avec ce que j’avais affirmé il y a quelques années… Même si je combattais pour mes idées, pour ma propre conception de ce que devait être la galaxie, je savais aussi que je n’étais douée que dans l’art de la guerre…l’art du combat… Sortie de ce domaine, je n’avais aucune compétence digne d’intérêt… En fait la paix c’était comme me mettre au chômage…comme me foutre à la retraite… J’avais besoin que les litiges existent pour me prouver que j’étais en vie… Sans ça… je n’étais plus moi-même… J’étais une combattante née…

    Fixant le lieutenant, Je ne pus m’empêcher de hausser un sourcil quand je la vis en train de commencer à se déshabiller… La voir se mettre à moitié nue devant moi, ne me dérangeait guère…bien au contraire… J’étais moi-même quelqu’un de très peu pudique… Il m’était d’ailleurs arrivé une fois de me faire surprendre par un de mes subordonnés alors que j’étais encore qu’en petite culotte… Pour lui cela avait été gênant mais moi je m’étais contentée de hausser les épaules… Dévoiler mon corps ou en voir un autre ne me faisait éprouver aucun sentiment de gêne… Ce qui me mettait souvent mal à l’aise c’est que l’on puisse me complimenter à ce sujet… mais vu que ce n’était jamais arrivé, je pouvais m’estimer heureuse…
    Le problème avec ce qu’elle faisait c’est que je trouvais cela assez inattendue voire même étrange… Cette impression ne dura pas quand je détaillais du regard le conduit dans lequel nous allions nous engager… Sa démarche était en fait pleine de bon sens… Certes, elle était presque nue mais de par sa tenue elle ne risquait pas d’avoir de mal à se déplacer silencieusement dans cette fichue conduite d’aération… Déjà qu’avec ses membres mécaniques à l’air, Santar allait devoir faire très attention… Ses vêtements n’auraient fait que la ralentir…
    La voir dans cette tenue, attira bien évidemment mon regard…et je ne pus m’empêcher de la trouver à mon gout et ce malgré ses prothèses… A vrai dire, voir ses cicatrices ne me choqua même pas… et je ne fis pas cas de la différence entre les membres mécanique et son véritable corps… Tout ceci représentait un tout à mes yeux… En fait…Son physique me plaisait…et il m’était bien plus facile de la déshabiller du regard…Chose que je fis presque instinctivement…et ce à ma plus grande honte… A croire que je n’avais jamais vu un corps de femme nue…. A croire que je voulais m’enticher du lieutenant car j’étais attristée par la mort de mon amie et que je voulais m’abandonner dans les bras de quelqu’un pour éprouver du plaisir et du bonheur…et ce afin d’oublier les derniers évènements tragiques… Je devais cesser de penser à mon amie désormais morte et au corps sublime du lieutenant…sinon j’étais sûre d’échouer dans la tâche qui nous attendait toutes les deux…

    Remarquant que Santar était finalement montée et qu’elle me tendait son bras, je m’approchais d’elle et me saisis de ce dernier sans hésiter même si, je devais le reconnaitre, sur le moment j’avais trouvé bizarre d’entrer en contact avec du métal… Et pourtant bien que ses membres soient faits dans un métal assez costaud, je ne pus m’empêcher de trouver qu’Artemis faisait preuve de douceur avec moi… C’était quelque chose d’étrange de sentir cela alors que n’importe quelle personne était consciente du fait que des membres mécaniques pouvaient broyer presque n’importe quoi en forçant un tant soi peu… C’était étrange mais loin d’être désagréable… A vrai dire, je lui étais même reconnaissante de faire attention à ne pas me faire mal… Certes je n’avais pas peur de la douleur…surtout quand on savait ce que j’avais subi par le passé…mais voir quelqu’un faire attention à votre bien être était quelque chose d’appréciable…
    Parvenant finalement à entrer dans le conduit, je remerciais Santar d’un signe de tête et commençais à la suivre… Alors que nous avancions doucement du fait de l’obscurité ambiante et de l’étroitesse des lieux, je faisais en sorte que mes yeux se posent partout sauf sur la croupe de ma coéquipière… La voir comme ça avait quelque chose d’assez gênant à mes yeux… Certes, cela était plus plaisant à voir qu’un cul de Stormtrooper…mais de là à être condamner à regarder ça… Fort heureusement, je savais garder la tête froide et laissais ce genre de remarque dans un coin oublié de mon cerveau… Nous étions en danger de mort ! Je ne faisais donc pas grand cas de ce genre de pensée et me concentrait sur ce qui était important…

    Au bout de plusieurs minutes de progression et plusieurs jurons de la part du Lieutenant qui devait veiller sans arrêt à ne pas faire de bruit avec ses prothèses, nous arrivâmes en vue d’une lumière… Il devait sans doute s’agir d’une des bouches d’aération d’une des pièces de l’immeuble… Nous étions donc arrivées à destination et pouvions peut être espérer sortir de cet endroit pour le moins peu spacieux… Hélas au moment où j’allais ouvrir la bouche pour parler, Santar se retourna vers moi et m’intima le silence d’un signe de la main alors que des paroles se faisaient entendre…
    A l’aide d’un langage manuel bien connu des militaires, nous nous mîmes d’accord pour nous approcher silencieusement de cette bouche d’aération et ce afin de mieux apercevoir nos ennemis… L’information était une donnée des plus précieuses en temps de guerre… Or même si nous ne l’étions pas actuellement, nous étions tout de même dans une situation critique ! Le moindre avantage avait donc toute son importance ! C’était peut être d’ailleurs ce léger détail qui nous permettrait de nous en sortir par la suite !
    Parvenant à me rapprocher de la bouche d’aération, je fus obligée de me coller à Artemis afin d’y voir plus clair… J’étais tellement préoccupée par ce que je pouvais voir que je ne me rendis même pas compte que j’étais bien trop proche du lieutenant… En temps normal, j’aurais été gênée et je me serais empressée de m’excuser… Mais là, j’avais autre chose à penser… J’étais tellement concentrée que je ne sus pas si Santar eut une quelconque réaction devant ce constat ou si elle se sentait gênée car je touchais, sans le vouloir, une partie sensible de son anatomie.

    Depuis notre conduit, nous pouvions noter la présence de 4 personnes : un humain aux cheveux longs et blonds et aux yeux bleus, un humain aux cheveux bruns et court et aux yeux marron, un Defel et un Transdoshan… Ils étaient bien évidemment tous armés…voire même surarmés… On aurait presque pu dire qu’ils partaient à la conquête d’un Super Star Destroyer…
    Pendant qu’ils discutaient entre eux, je pus aussi remarquer qu’un banal carton semblait se mouvoir dans leur dos… Quelqu’un devait se trouver à l’intérieur…et ce quelqu’un cherchait de toute évidence à se faire discret… Le choix d’une telle planque semblait tout de même assez contestable… Je ne savais pas qui était ce type mais en tout cas soit il avait une case en moins soit encore il était compétent et avait un sacré culot !


    « Les invités ont tous été rassemblés Karl ? »

    L’homme aux cheveux blonds répondit :

    « Oui c’est réglé, John ! Grâce à l’aide de Crocs’k, l’affaire a été vite bouclée ! Si tu avais vu à quel point ces personnes ont peur d’un Transdoshan…t’en pleurerais de rire ! Certains étaient tellement terrorisés qu’ils se sont soit évanouis soit pissés dessus ! Quand on pense que certaines de ses personnes sont sensés diriger l’Alliance Galactique… J’avais plutôt l’impression d’avoir en face de moi un ramassis de déchet bon à vaporiser sur place ! C’est con que personne hormis cet homme au faciès ensanglanté ne se soit opposé à nous… On aurait pu s’amuser quelque peu…. Cela aurait été même encore plus plaisant si cela avait été une femme !»

    Le Defel s’exprima à son tour :

    « Et maintenant que fait-on ? »

    « C’est simple, Fenrir, on attend que le boss fasse cracher le code de l’ordinateur ou je ne sais quoi au type qui a organisé cette sauterie et à nous le jackpot ! »

    Alors qu’ils continuaient à discuter, j’avais pris soin de retrousser ma manche afin de noter, à l’aide d’un stylo que j’avais sur moi, les noms des différentes personnes mentionnées, sur mon bras… Il était primordial de répertorier tous les noms de ces terroristes afin de mieux connaitre leurs nombres et de savoir si par une quelconque tactique nous pouvions en venir à bout…
    Qui plus est, une de leurs paroles avait attiré mon attention… Ils avaient parlé de code… et de jackpot… Étaient-ils ici pour ramasser de l’argent ou pour autre chose ? Après tout cet endroit était aussi une usine ou était entreposée certains derniers modèles d’armes… Ces armes valaient une fortune sur le marché noir et pouvaient se montrer des plus destructrices… surtout s’ils s’agissaient de projet secret… Restait à espérer que ce con de Truman ne cède pas face à la menace et fasse passer les intérêts de l’Alliance galactique et de ses citoyens avant sa propre survie et celle des autres invités…
    Remarquant que nous pouvions enfin prendre le large, je laissais passer Artemis devant moi et nous reprîmes notre route…

    Au bout de ce qui m’avait semblé être des siècles nous parvînmes à une autre bouche d’aération que le Lieutenant se dépêcha d’enlever après avoir tendu l’oreille afin de vérifier si nous étions en sécurité… De par l’escalade que nous venions de nous taper, j’étais en nage… J’étais donc bien heureuse de sortir de ce four exigu…
    Me saisissant de la main que me tendais Santar, je sortis à mon tour du conduit et me mis debout… Laissant ma coéquipière remettre à sa place la bouche d’aération j’en profitais pour m’étirer et faire craquer certains de mes os…ce qui me tira bien entendu un soupir de soulagement… J’en profitais également pour analyser le nouveau décor que j’avais devant les yeux. Nous étions ni plus ni moins dans une pièce de vie…d’un grand luxe… C’était de toute évidence ici que les employés venaient pour se reposer lors de leurs pauses… C’est du moins ce que laissais suggérer la présence d’un frigo, d’un canapé spacieux, d’une cuisine et d’un écran d’une taille plus que satisfaisante… Pour le moment nous étions en sécurité comme le laissait suggérer la porte d’entrée de la pièce… En effet celle-ci était ouverte… Cela voulait donc signifier que cette pièce avait déjà été fouillée et vidée de ses occupants…ce qui nous laissait un peu de répit….
    Profitant de ce temps qui nous était accordé, je fermais la porte et posais mon blaster sur le comptoir de la cuisine. Il était temps pour moi de chopper les munitions de mon flingue ! C’était primordial si nous voulions avoir un moyen de défense. Je me débarrassais donc au plus vite de mon Sweat-shirt et l’envoyais à Santar.


    « Pour pas que vous attrapiez froid... »

    Sans attendre un quelconque remerciement de sa part, je me remis à la tâche et me débarrassais de mon débardeur ainsi que de mon soutif… Être à moitié nue devant le lieutenant, ne me gênait pas outre mesure… En fait, je n’en avais même rien à foutre… J’avais quelque chose à faire et je me contentais de le faire… ni plus ni moins… Qui plus est mon corps n’avait rien d’exceptionnel… Santar avait du en voir d’autres dans sa vie… Désormais, j’étais « libre de mes mouvements »… Je pus donc rassembler toutes les cellules d’énergie présentes dans mon soutif, dans le creux de ma main et les déposer sur le comptoir à coté de mon blaster… Nous étions désormais en mesure de nous défendre à peu près correctement…
    Profitant de la présence du frigo à coté de moi, je me saisis de deux bouteilles et en lançais une au lieutenant… Vu la chaleur que l’on avait du supporter dans les conduits, j’avais grand besoin de me désaltérer… ce que je fis sans plus attendre… J’allais même jusqu’à verser le reste du contenu de la bouteille sur mon visage et sur mon corps tellement j’étais en nage…chose que d’ailleurs je détestais… Sentir ce liquide froid couler le long de mon dos et de mon buste me fît ronronner de plaisir… J’adorais cette sensation et prenais soin de la savourer car je savais que j’allais devoir me remettre au boulot…

    Alors que j’allais me rhabiller, je remarquais que le lieutenant me regardait et ce de façon insistante… Seules deux possibilités me venaient à l’esprit pour justifier son attitude… Soit je l’avais choqué…soit encore cela lui semblait bizarre de voir un officier agir de la sorte et être aussi peu gênée… Quoique si je prenais en compte le sourire en coin qui venait d’apparaitre sur son visage, mes deux hypothèses étaient erronées…. Cela voulait donc dire que…


    « Vous n’êtes pas mal ! »

    Ces quelques mots eurent le don de me mettre profondément mal à l’aise et de me faire bien rougir… Je ne m’étais pas du tout attendue à cela… Recevoir des compliments quant-à la pseudo-beauté de mon corps, n’était pas une chose commune pour moi… En fait, seule mon amie avait osé faire cela afin de me mettre mal à l’aise…. Elle savait à quel point, j’étais maladroite quand on me faisait un compliment qui me touchait de très prêt… Le lieutenant semblait aussi vouloir « s’amuser » avec moi… avec cette faiblesse… Or j’avais horreur de la dévoiler…de dévoiler le fait que je n’aimais pas avoir de prises sur les choses… que je n’aimais pas me livrer comme ça…

    « Pour être sincère… vous êtes aussi très belle Lieutenant… Maintenant si vous voulez bien m’excuser… »

    Je détournais les yeux et en profitais pour m’habiller et quitter la pièce… Je n’avais pas pour habitude de complimenter quelqu’un sur son physique… Et je laissais encore moins une personne réussir à devenir aussi proche de moi en aussi peu de temps… Je ne comprenais vraiment pas comment le Lieutenant avait déjà pu se rapprocher de moi… Était-ce parce que c’était une militaire et que nous avions certains traits de caractère en communs… ou était-ce parce que j’avais perdue mon amie et me sentais seule… Pour les deux raisons sans doute…
    Je n’étais pas partie parce que j’étais mal à l’aise…mais car je voulais mettre la main sur un plan de l’immeuble… Un tel plan nous serait des plus utiles et nous permettrait dès lors de mieux nous repérer et de mieux circuler…

    Alors que je tournais à l’angle d’un couloir, je tombais nez à nez avec un de nos invités indésirables… Avant qu’il ne puisse réagir, je lui adressais un crochet du droit qui l’atteignit en plein visage… J’en profitais dès lors pour le délester vite fait de son arme…. Malheureusement pour moi ce dernier, reprit vite ses esprits et se jeta sur moi…ce qui me fît tomber à terre… S’ensuivit alors une partie de pugilat des plus mémorables… J’avais beau tenter de l’atteindre que ce soit avec mes poings ou avec ma tête celui-ci ripostait tout le temps… Aucun de nous deux n’avaient l’avantage sur l’autre… Nous roulions ce qui faisait que lui comme moi avions à un moment la supériorité…
    Voyant que cela ne menait à rien, je lui adressais un autre coup de tête qui lui brisa le nez… ce qui me permit de me défaire de son étreinte et de me remettre debout… Hélas, cet homme avait des réflexes de militaire et se redressa à son tour et ce malgré le sang sur son visage et la douleur qu’il devait ressentir… Je tentais dès lors de lui remettre mon poing dans la figure…poing qui ne parvint jamais jusqu’à sa cible vu que mon adversaire l’évita sans peine… Ce dernier en profita d’ailleurs pour me foutre un coup dans l’estomac qui me coupa le souffle. Profitant donc de son élan et tentant d’ignorer la douleur je me saisis de lui par ses épaules et dirigeait un mémorable coup de genoux dans ses parties…ce qui l’obligea à se plier en deux par réflexe… N’attendant pas qu’il reprenne ses esprits je luis balançais mon genoux contre son crâne puis me plaçais derrière lui pour l’étrangler…
    Malgré sa force et le fait qu’il se soit débattu, je parvins à lui couper sa source d’oxygène ce qui au bout de quelques minutes le tua…

    Remettant mes quelques mèches de cheveux qui me couvraient le visage mais ne prêtant guère d’attention au sang qui coulait à la commissure de mes lèvres, je pris l’arme du gars et tirais son cadavre jusqu’à la pièce où j’étais en compagnie d’Artemis quelques instants plus tôt…
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Dim 9 Sep - 18:35

Pour l’instant, Artémis ne se posait aucune question sur ce que pouvait penser la jeune femme de son corps pratiquement nue, la seule chose qui l’intéressait était les intérêts stratégiques. La simple notion de danger avait suffi à lui faire adopter une attitude strictement professionnelle, veillant sur tous les détails sans en laisser un seul au hasard, ce qui l’avait poussé à abandonner les accessoires qu’elle ne pouvait transporter en les jetant dans le vide de Coruscant. Cette conduite d’aération était étroite, mais elle serait bien capable de s’en sortir en faisant attention, depuis dix ans qu’elle vivait avec ses prothèses, elle avait fini par apprendre comment les utiliser correctement sans problème et s’était faite même spécialiste, lorsque des membres de la légion finissait amputer pour des raisons X ou Y, elle allait souvent les aider à apprendre à se familiariser avec le fonctionnement des membres cybernétique afin qu’ils soient rapidement à l’aise et opérationnel. Pourtant, dans le fond, même si elle n’en parlait à personne, elle vivait toujours très mal cette amputation, Santar avait l’impression de ne plus être réellement humaine, elle agissait comme un robot, un retour à la vie normale lui semblait impossible depuis dix ans, elle ne vivait désormais plus que pour la guerre et c’était cela qui lui permettait de tenir le choc, c’était bien pour cela qu’elle avait insistée pour retourner dans un chasseur pendant sa rééducation, l’idée d’être inutile lui était simplement insupportable.

Elle prit moult précaution pour ne pas écraser le bras de Severnaya lorsqu’elle l’aida à monter dans le conduit d’aération et a l’expression du visage de la capitaine, cette dernière sembla un instant surprise, mais elle ne devait pas avoir l’habitude que l’on prenne soin d’elle. C’était curieux, elle n’avait pas un petit officier d’ordonnance pour s’occuper des tâches ingrates du quotidien, ou un droïde du même genre ? Bon d’accord, les droïdes, cela n’était pas la même chose… En tout cas, une fois qu’elle fut hissée dans le conduit, Artémis se retourna du mieux qu’elle le put sans faire de bruit afin de pouvoir ouvrir la marche. La progression était loin d’être aisée, et il lui fallait adopter un style particulier en faisant glisser son ventre sur le conduit pour pouvoir faire le minimum de bruit. Cela n’avait pas que des inconvénients pour la jeune femme qui la suivait, puisque cela forçait Santar à relever son fessier à chaque phase de mouvement, ce qui donnait une vue qui n’était pas si désagréable il fallait bien l’admettre. Toutefois, Artémis ne pouvait s’empêcher de lâcher quelques jurons sur certains passages qu’elle trouvait trop étroit ou lorsqu’elle avait l’impression que ses prothèses risquaient trop de la trahir.

Cette progression périlleuse dura pendant plusieurs minutes jusqu’à l’apparition d’un trait de lumière. Elles devaient être au-dessus de la salle de réception maintenant et vu qu’elles étaient toujours vivante, cela signifiait qu’elles n’avaient pas encore était repérée. Toutefois, d’un coup d’œil, Artemis remarqua bien que les hommes étaient en train de discuter. Severnaya faillit tout faire rater en parlant, mais d’un seul geste, Santar lui indiqua de faire silence avant de communiquer par un langage bien particulier que seul les militaires pouvaient comprendre afin se mettre d’accord avec elle. Il fallait progresser doucement et sans bruit et les deux femmes parvinrent à le faire avec coordination, après tout, elles avaient toutes les deux eue Hartmann comme instructeur, cela devait bien laisser quelques traces communes Lorsqu’elles furent assez proche de la bouche d’aération, Severnaya se rapprocha tant d’elle qu’elle vint a en toucher une partie sensible de son anatomie, mais comme elle, le lieutenant Santar était pour l’instant trop occupé par le travail pour en faire la remarque.

Elles trouvèrent quatre personnes en pleine discussion. L’armement était conséquent, même Boba Fett pouvait passer pour un pacifiste a côté de l’armement de ce Trandoshan. Pour Artémis, cela révélait beaucoup de ses adversaires : des mercenaires privé, peut-être une SMP, disposant d’un armement lourd et n’hésitant pas à en faire usage : ils connaissaient certes la guerre, mais ne la pratiquait pas dans la rationalité ni l’efficacité, mais uniquement pour l’amusement. Un Mandalorien est souvent suréquipé, mais rien n’est accessoire dans son équipement, il se contente de prévoir chaque situation méticuleusement et estime ainsi une dose d’équipement qu’il juge de son propre point de vue raisonnable, ici, l’officier de la 501ème Légion clone ne voyait que de la frime et pas une réelle utilité a une telle débauche d’arme de gros calibres. Toutefois, le plus amusant restait encore la présence d’une boite en carton mouvante, l’un des invités, peut-être également un ancien militaire, tentait de se faire la malle avec une méthode rudimentaire certes, mais ne manquant pas de culot. Si cela pouvait sembler ridicule, voire pathétique, en réalité, cette méthode avait fait ses preuves, elle était toujours dans le guide de survie en milieu hostile… L’espace d’un instant, Artémis s’attendit presque à pouvoir voir dans la Force un point d’exclamation au-dessus de l’un des mercenaires, mais elle secoua la tête pour chasser cette pensée des plus stupides.

La discussion confirma sa première impression sur les mercenaires, des mercenaires qui pensaient davantage aux plaisirs qu’ils retiraient de leurs exactions plutôt qu’à leurs objectifs, ils savaient se battre, mais aux yeux de Santar, cela n’en faisait pas des professionnels de la guerre mais du crime. Peut-être une fierté mal placée de soldat de sa part… Toutefois, cette conversation révéla quelque chose d’intéressant : ils attendaient quelque chose de la part de l’organisateur de cette réception, quelque chose de gros. La question serait donc doublement épineuse pour les deux femmes, jusqu’à présent, elles n’avaient fait qu’essayer de sauver leurs peaux, maintenant, elles avaient un objectif clair en tête : bien qu’elle n’appréciait pas beaucoup ses mondains, Santar ne les voyaient pas les abandonner à leurs sorts, elle ressenti même une pointe de culpabilité concernant Hartmann, malgré toute sa stupidité, le sergent instructeur avait tenté de résister et si elle ne lui avait pas mis une droite, il aurait était en pleine possession de ses moyens. Enfin, cela n’était plus réellement le moment d’y songer. Toutefois, la zone finie par se dégager et les deux femmes purent reprendre leur route vers la sortie.

Cette dernière semblait lointaine et la traversée dura une éternité, toutefois, Santar fini par en voir le bout et avec une discrétion que l’on aurait cru impossible pour un être utilisant quatre prothèses cybernétique, elle fut capable d’ouvrir l’accès, de descendre la première afin de faire une reconnaissance rapide pour s’assurer qu’il n’y avait aucun danger avant de finalement se retourner pour pouvoir aider Severnaya à faire pareil. Elle aussi était en âge bien sûr, sans compter la douleur que provoquaient les prothèses cybernétiques sur ses cicatrices à cause des différences de température, mais elle avait appris à l’ignorer avec le temps. Elles avaient atterrit dans une salle commune servant probablement au repos des différents employés. Il n’y avait pas à dire, les civils disposeraient toujours d’un confort dont les militaires ne pouvaient que rêver la nuit, mais c’était en même temps ce qui les rendaient si faible et forçait les militaires à les défendre. Chacun son rôle en quelque sorte. Severnaya se débarrassa de son sweet-shirt et le lança au lieutenant en indiquant qu’il s’agissait de ne pas attraper froid. Santar resta l’espace de quelques secondes interdite : elle venait de traverser un conduit d’aération qui les avaient toute deux fait suer à grosses gouttes et elle lui donnait un sweet-shirt pour qu’elle « n’attrape pas froid » ?!?


« Euh Capitaine nous sortons d’une conduite de ventilation et… »

La jeune femme n’eue jamais le temps de terminer sa phrase, celle-ci resta en suspend devant le spectacle qui s’offrait à elle. La jeune femme, la petite fille de l’une des personnalités les plus haïes de la galaxie, n’hésitait pas à se mettre à moitié nue devant le pauvre lieutenant qu’elle était pour pouvoir récupérer ses munitions. Alors certes, elle-même n’était pas très pudique et elle l’avait prouvée, mais elle restait tout de même quelque peu surprise. Elle se massa la tempe, laissant finalement choir le vêtement que lui avait donné la capitaine sur le canapé, faute d’avoir pour l’instant d’autre option, l’enfiler sans s’être un minimum rafraîchit n’était pas à ses yeux une options particulièrement viable. Par contre, elle ne se priva pas pour admirer le spectacle, certes, elle en avait vu d’autre, mais elle voyait surtout des gros machos entretenant leurs montagne de muscle, les femmes, et aussi séduisante à ses yeux, c’était bien plus rare. Si elle n’avait pas compris totalement l’intérêt de la manœuvre, car il lui avait quand même semblé bien plus simple de retirer les munitions du sous-tif sans le retirer, elle n’allait pas se plaindre d’avoir une belle vue. Mais au final, après avoir posé l’arme et les munitions sur un bureau, la jeune femme alla jusqu’au frigo pour en sortir deux bouteilles et en donner une à Artemis qui s’empressa de la récupérer d’un geste parfaitement maitrisé.

Boire lui ferait le plus grand bien en effet, elle en avait besoin pour se rafraîchir les idées et pouvoir se reconcentrer un peu, le spectacle offert avait était des plus particuliers, hors, elle n’avait pas le droit de se laisser déconcentrée par cela. Toutefois, Severnaya semblait avoir remarquer qu’Artemis ne s’était pas privée pour pouvoir apprécier le spectacle, il fallait dire qu’elle n’avait pas spécialement recherchée a être discrète non plus, surtout que le Capitaine s’était donnée un peu plus en spectacle en laissant de l’eau couler sur son corps a demi-nue, une vue qu’il était difficile d’ignorer. Lorsqu’elle cessa de boire pour pouvoir dire quelque chose, la jeune femme ne put retenir un sourire en coin. Cela faisait bien une éternité qu’elle n’avait plus songer a ce genre de choses, même lorsqu’elle n’était pas encore estropiée, elle avait la réputation d’être une fille plutôt sérieuse, voire d’un ennui mortel et ne s’était jamais intéressé a personne autrement que par le défi potentiel représenté en combat ou parce que ses personnes voulaient l’enfoncer parce qu’elle était une femme, un comportement qu’elle ne supportait de toute façon pas !


« Vous n’êtes pas mal ! »

Elle ne faisait que refléter le fond de sa pensée, mais cela sembla profondément troubler la capitaine qui rougit d’une manière visible, le teint de peau de son visage semblant presque s’harmoniser avec celui de sa chevelure. Elle devait réellement préférer les femmes pour rougir à ce point d’un compliment venu d’une autre femme, mais il y avait autre chose, une preuve qu’elle n’était pas habituée. Le milieu militaire n’était pas vraiment celui où l’on passait son temps à vouloir se draguer mutuellement, bien au contraire, de plus, en tant que Daala, son simple nom avait dû être décourageant pour nombre de soupirant, les rares qui avaient dû s’intéresser à elle étaient ceux qui y voyait un avantage à tirer de la situation et il était logique qu’eux soient chassé de son cercle de fréquentation et de cible potentiel. Toutefois, la jeune femme savait se rattraper, même si ce fut hésitant, le fait de se voir retourner le compliment plaça le lieutenant dans une situation de malaise certain. Elle perdit quelque peu son temps à s’observer elle-même, se demandant bien ce que Severnaya pouvait lui trouver. Elle n’était pas terrible, son corps présentait les stigmates de son accident et ses prothèses étaient disgracieuse, lorsqu’elle se regardait, elle avait davantage l’impression de voir une machine qu’un être humain.

Cette diversion avait laissé le temps à Severnaya de partir afin de chercher un plan, après s’être rhabillée bien évidemment. Finalement, enfiler le sweet-shirt ne lui paraissait plus une si mauvaise idée. Vidant la bouteille d’un trait, elle alla le récupérer pour l’enfiler rapidement puis vérifia le pistolet blaster ainsi que les chargeurs laissé par la jeune femme. Le pistolet était actuellement vide, dans la situation actuelle, ce n’était pas raisonnable. Elle le chargea rapidement et vérifia l’équilibre en pointant l’arme dans une direction aléatoire. Apparemment, elle était bien entretenue, pour une capitaine de vaisseau, Severnaya semblait savoir ce qu’elle faisait. Toutefois, ce n’était étonnant lorsque l’on savait qu’elle avait connue Hartmann, ce dernier était impitoyable avec l’entretien du matériel et vérifiait tout, pour le plaisir de pouvoir coller des corvées particulièrement désagréable sur le moindre défaut qu’il constatait. Reposant l’arme, elle décida de fouiller la pièce à la recherche d’un quelconque équipement pouvant lui donner des renseignements. Elle le savait tout autant que la Capitaine, elles avaient besoin d’un plan pour pouvoir se repérer dans le bâtiment, mais il y avait également d’autre choses à faire : parvenir à faire venir la police sur les lieux pour coincer les preneurs d’otage, empêcher l’interception des données sensible et sauver les otages… Autant dire beaucoup de travail.

Toutefois, l’ouverture des tiroirs ne donnait pas grand-chose : au moins trouva-t-elle une barre chocolatée sur laquelle elle se jeta sans réfléchir, n’ayant pas encore eue l’occasion de manger quoi que ce soit de la soirée, ainsi que quelques autres choses stupide, comme des Holo-jeux qui ne lui serait d’aucune utilité dans le cas présent. En revanche elle finit par mettre la main sur le data pad d’un employé de la société qui lui, était bien plus prometteur que tout ce qu’elle avait pu voir jusqu’à présent. Allant s’asseoir sur l’un des canapés en croisant ses jambes métalliques, la jeune femme prit donc bien le temps de le lire. Il s’agissait d’une sorte de journal intime, recherchait pourquoi il avait était perdu dans cette pièce était futile, l’employé en question l’avait probablement dissimulé ici pour pouvoir le remplir pendant ses pauses, mais il n’était pas assez bien caché pour avoir échappé à l’attention de Santar. Afin que l’auteur puisse retrouver facilement les informations dont il avait besoin, il avait divisé les différentes parties de son data pad en grand dossier centrer sur un sujet particulier : vie familiale, vie professionnelle, vie sentimentale… Beaucoup de futilité, mais Santar espérait quand même parvenir à trouver des indices sur ce qu’elle recherchait. Elle décida donc de regarder la vie professionnelle en premier, les deux autres n’avaient aucun intérêt.
Malheureusement, l’on ne pouvait pas dire que le reste était d’un intérêt capital également. Santar du survoler des dizaines de pages qui parlaient des relations exécrables qui le liait avec les autres employés. L’homme qui tenait se data-pad semblait être un pourris qui jouait sans cesse sur la pression exercé par le patron et dénoncer sans cesse ses camarades s’ils n’effectuaient pas des services pour lui, en crédit pour les hommes, en nature pour les femmes… Elle espéra un instant que les terroristes lui aie collé une balle dans le crâne, mais elle se reconcentra rapidement sur la lecture, ici, cela commençait à parler du patron et de ses habitudes. L’on ne pouvait pas dire que c’était une grande surprise, mais son bureau était situé au dernier étage, au sommet de la tour. Bien que l’employé ne savait pas exactement ce qui s’y trouvait, plusieurs des armes sur lesquelles il avait travaillé y avait atterrit. Toutefois, Santar avait du mal à s’imaginer que ses mercenaires soient venu juste pour dérober quelques armes expérimentale des entreprises privés Coruscanti, il était bien plus rentable de les obtenir via un contrat louche avec ses entreprises, de plus, ils avaient parlé du jackpot et aussi puissant soit-il, un modèle unique d’arme ne pouvait pas se monnayer si cher, ceux d’un destroyer révolutionnaire en revanche… Mais vu comment parler l’employé, elles avaient plutôt affaire a un concepteur d’arme de poing, elles n’étaient pas sur Kuat ici après tout.

Severnaya revint en trainant un cadavre, ce qui laissa Santar abandonner rapidement son data pad qui risquait de ne plus avoir grand choses d’intéressant à révéler. Du sang coulait sur la commissure de ses lèvres, elle avait dû se battre avec ce type, mais l’avantage, c’était qu’il avait une arme et des munitions. Contrairement à ceux qu’elles avaient vu dans la conduite d’aération, celui-là ne semblait pas armé jusqu’aux dents, mais plutôt de manière assez classique, peut-être un ancien militaire ou quelque chose dans ce goût-là. Santar se rapprocha de la Capitaine afin de pouvoir prendre les choses en mains : première chose à faire : fouiller le cadavre afin de voir s’il n’avait pas d’information intéressante sur lui, seconde chose : faire son marché en récupérant la ceinture, les munitions et le fusil blaster et enfin en dernier, dissimuler le corps afin de pouvoir éviter qu’il ne donne l’alerte chez les terroristes. Bon, le système de communication réclamant des rapports allait finir par se rendre compte de l’absence de la sentinelle, mais au moins, les deux femmes auraient gagné un peu de temps, ce qui était toujours appréciable.


« Hum… Vous essayez de vous faire des nouveaux amis sans moi ? Fallait me dire qu’il y avait une fête, cela vous aurez évité bien des soucis. »

La jeune femme se permit d’essuyer d’un revers de main métallique le sang qui coulait sur le menton de Severnaya avant de prendre le corps afin de le fouiller de manière sommaire. Il n’avait visiblement, hormis le minimum syndical d’un mercenaire, rien de particulier : ses types n’étaient pas stupide, ils ne laissaient pas de données permettant de compromettre leurs commanditaires ou les raisons de leurs présences. Elle décida donc de passer aux choses sérieuses en s’emparant du fusil blaster, un EE-3 assez classique chez les mercenaires, ainsi que de la ceinture du mort portant les munitions ainsi que les détonateurs thermiques, dans le cas où elles auraient besoin d’une plus grande puissance de feu. Se servant de la bretelle du fusil pour garder l’arme à l’épaule, elle enfila rapidement la ceinture autour de sa taille, ce qui transformait le sweet-shirt en un ensemble curieux jupe grosse chemise, pour ensuite trainer le corps d’une seule main avec une facilité déconcertante afin d’ouvrir un casier vide, d’y glisser le cadavre puis de le refermer aussi sec, s’assurant qu’il n’ouvre pas la porte à cause de son poids. Une fois qu’elle fut satisfaite, elle reprit la parole afin de pouvoir s’exprimer sur la situation en place.

« Je n’ai pas trouvé grand-chose dans le data pad de cet employé, juste que le bureau du patron est au dernier étage et qu’il avait l’habitude de s’y faire livrer certains prototype d’arme que ses employés développer. Quoi qu’il en soit, avec le peu d’information que l’on a, le choix semble s’orienter entre sauver les otages d’abord ou alors se rendre au dernier étage pour faire sauter le caisson des terroristes qui essayeront de faire parler l’organisateur de notre petite réception. Les chefs d’entreprises sont souvent entrainés pour résister aux petits tours de Jedi, mais à mon avis, ses brutes lui réservent d’autres surprises désagréables. L’on peut essayer également de trouver un moyen de communication pour prévenir les autorités, elles s’occuperaient des otages le temps que l’on se charge des gros bonnets. Vous avez une idée de ce qu’ils recherchent exactement ici ? »
« D'après les informations que j'ai en ma possession, Lynn Truman est sur le point de signer un contrat juteux avec l'état-major... Vu que cette info, a été classée secret défense, je pense qu'il a dû mettre au point un sacré joujou. Le plus urgent à mon sens est de neutraliser ces salopards... J'ignore leurs motivations mais une chose est sûre s'ils mettent la main sur ce nouveau projet, il pourrait créer un véritable bordel qui pourrait potentiellement mettre la sécurité nationale en péril... Qui plus est mon intuition me dit que les otages font partie de leurs plans... Je pense donc que nous ferions d'une pierre deux coups si nous nous occupions de nous mettre en travers de leurs route »


Santar soupira, certes, elle n’aimait pas beaucoup les invités, mais l’idée de se contenter d’avancer jusqu’au dernier étage en fonçant jusqu’au chef des terroristes pour pouvoir abattre rapidement la tête de file ne lui semblait pas la meilleure. D’une part parce qu’elle se sentait elle-même bien plus obligée envers l’Empire que l’Alliance Galactique, qu’elle voyait déjà morte et moribonde, mais aussi parce que même si ce n’était que des pourris corrompu, l’idée de laisser les civils mourir des mains des terroristes lui semblait assez détestable. Le seul moyen de s’assurer qu’il n’utiliserait pas le chef des terroristes comme moyen de pression serait de progresser en infiltration et en éliminant les cibles sans bruits, mais rien n’indiquait qu’ils ne contrôlaient pas le système de vidéo surveillance, de plus, si elles se rapprochaient trop, le chef risquait de menacer la vie des otages pour les empêcher d’avancer. Ce n’était pas en les sacrifiant qu’elle serait mieux appréciée. La jeune femme croisa les bras, elle réfléchissait à une solution alternative…

« Ok, on va aller les flinguer, mais l’on ne peut pas laisser les otages sans surveillance, sinon, ils s’en servirons un moment ou un autre comme moyen de pression pour nous stopper. Le moyen le plus cible serait de forcer le déclenchement de l’alarme incendie pour faire venir les services de sécurité qui découvrait alors l’affaire et serait obligé de réagir. Vous avez vu un terminal en neutralisant notre nouvel ami ? Je ne suis pas aussi douée que Graisseur pour cela, mais forcer le déclenchement d’une alarme incendie fait partie de mes compétences, puis arroser les terroristes et Hartmann nous offrira une diversion amusante. »
« Désolé, je n'ai vu aucun terminal... mais il est fort probable d'en trouver un près des endroits clés de l'immeuble... à savoir les laboratoires...situés dans les sous-sols... »
« Les sous-sols… »


La jeune femme accusa le coup, les sous-sols, cela leurs ferait faire un détour et perdre un temps précieux… Elle regrettait réellement de ne pas être avec ses hommes sur le coup. Prenant une posture de réflexion, elle prit le temps de réfléchir… Il y avait bien une autre solution pour pouvoir faire un maximum de bruit qui alerterait les passants. Elles devraient courir vite pour échapper ensuite aux patrouilles et se cacher, mais… Souvent, comme une partie de ses bâtiments de grosses entreprises étaient accessible aux grands publics, ils disposaient d’ascenseurs sur les flancs du bâtiment qui n’avaient que des vitres pour séparer les gens du vide, rien qui résisterait à la prothèse mécanique de Santar. En y glissant un détonateur thermique, il ne pourrait plus ignorer la menace et serait bien obligé d’envoyer des renforts, au moins une voiture de patrouille pour aller voir ce qu’il se passe…Ce n’était pas possible de perdre son temps à aller jusqu’au sous-sol. L’inconvénient serait que les terroristes seraient alerté d’une présence ennemie, mais sans savoir où se trouvait exactement les deux femmes et avec la police en plus sur les bras, Artémis estimait qu’à long terme, elle serait gagnante et le temps joue toujours dans ce genre d’affaire.

« J’ai une meilleure idée, ramassez votre flingue et suivez-moi, on va jouer un peu ! »

Elle attendit que la rousse prenne son arme puis prit la tête, prenant le EE-3 bien en main pour éviter toute mauvaise surprise. Toutefois, rien à signaler, peut-être que l’homme de Severnaya avait tué était la seule sentinelle de cet étage. Une fois arrivée devant l’ascenseur, elle appuya sur le bouton d’appel et le voyant indiqua que celui-ci était en train de remonter. Cela sembla le bon moment pour Artémis afin de frapper. Elle ferma le poing et frappa violemment dans la vitre avant de sortir un détonateur thermique de sa ceinture pour l’activer et le jeter dans le trou… Il n’y avait plus une seule seconde à perdre, sinon, elles risquaient fort d’être secouées…

« Aller on détale ! »

Elle piqua un sprint afin de pouvoir échapper à l’explosion dans la première direction venu. Cette dernière ne manqua pas de se faire rapidement entendre… Si les forces de sécurité de l’Alliance n’entendait pas cela, c’était que le régime était définitivement foutu…
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Lun 29 Oct - 23:30

    Continuant de tirer cet immonde cadavre vers l’endroit où je me trouvais quelque instant plus tôt, je m’employais également à réfléchir à toute cette situation. L’identité de ces hommes me préoccupait. Pour le moment, aucun indice ne nous avait été délivré…ce qui était fort dommage… Je devais donc me contenter d’émettre des suppositions. De toute évidence, il ne pouvait pas s’agir d’un commando de la Confédération des Systèmes Libres. Ce dernier aurait été bien plus discret et n’aurait pas cherché à prendre des otages si cela pouvait être évité. Certes les mesures de sécurité de cette tour devaient être des plus importantes mais un commando des SpecsForce aurait tôt fait de trouvé un moyen pour s’assurer de remplir sa mission sans accro. Or prendre des otages était toujours une option des plus problématiques. Cela était toujours facteur d’imprévu ! A moins d’avoir un plan des plus vicieux et des plus ingénieux, les chances de succès d’une telle mission avoisinaient généralement les 0 %. Qui plus est, ils avaient tous le visage découvert. Ils ne craignaient donc pas d’être reconnus. Par ailleurs certains des membres de cette équipe était bien trop équipés ce qui dénotait donc d’un manque de « professionnalisme » flagrant. La seule hypothèse valable qui me traversait l’esprit était que soit s’il s’agissait de vulgaire « braqueurs de banques » qui étaient attirés simplement par l’argent présent en ces lieux, soit qu’il s’agissait de hors la loi ayant une idée bien précise en tête : En plus de mettre la main sur tout l’argent présent ici, ils étaient bien capable d’emporter avec eux les armes afin de les mettre en vente sur le marché noir voire même de les mettre en vente lors d’une séance privé avec des hommes de la Confédération et de l’Alliance Galactique ce qui de toute évidence leur octroierait un sacré pactole en retour… Autant dire que cela risquait de faire du chambard s’ils parvenaient à remplir leurs missions… chose que je ne comptais pas permettre… quitte à finir avec la majeure partie de mes membres en moins.

    Parvenant enfin dans ladite pièce, j’aperçus du coin de l’œil, Artémis se redresser subitement à ma vue. Il fallait avouer que ramener un cadavre dans une situation pareille avait de quoi être intéressant. C’était presque un moyen efficace pour briser la glace…du moins pour nous autres vivants… Pour le mort cela ne risquait pas d’être avantageux vu qu’il restait toujours aussi…rigide !
    Laissant, le lieutenant s’occuper des « formalités » avec le macchabée, je me massais la nuque et en profitait pour voir si sa fouille se révélait être fructueuse… J’en profitais également pour tenter de trouver un plan qui pourrait nous permettre de nous sortir de cette situation… chose qui n’allait pas être aisée… Je n’étais déjà pas une personne habituée à opérer sur la terre ferme. A vrai dire, on pouvait même affirmer que j’étais encore qu’un bleu-bite même si, j’avais suivie une formation au sein de la 501ème. Certes, j’avais fait mes preuves depuis ma sortie de classe mais seulement dans le domaine spatial… Je n’avais jamais eu à réfléchir dans ce genre de situation… Le lieutenant était bien plus expérimentée et plus compétente que moi dans ce domaine. Il était clair à mes yeux qu’il était primordial que je tienne compte de ses observations, chose que de toute manière j’aurais fait à bord de mon vaisseau en compagnie de mes subalternes…
    Malgré ce manque d’expérience, je tâchais tout de même d’établir un plan. La situation actuelle était très claire : nous étions en infériorité numérique, nous étions donc obligées d’employer des techniques de guérilla qui pourraient nous donner ainsi l’avantage… Si nous nous contentions d’avancer bêtement vers le danger en se déplaçant à découvert, nous étions de finir notre journée entre 4 planches de bois… chose que je ne comptais pas expérimenté au vu de mon jeune âge… Il était aussi très claire qu’à un moment ou à un autre, notre présence allait être découverte… ce qui renforcerait la vigilance de nos ennemis et rendrait notre tâche que plus difficile… Le moment ou cet instant arriverait ne risquait pas d’être des plus avantageux pour nous… car allait sans doute se poser la question de nos déplacements : Une fois repérée, je doutais que nous puissions rester toutes les deux ensemble… Il était important pour nous de rester discrètes… Or se déplacer en binôme à partir du moment où une présence ennemi et indéterminé est attestée par l’adversaire, n’était pas une chose très judicieuse à faire… Il était également très important d’empêcher coute que coute que nos ennemis réussissent leurs coups d’éclats… Cela ne risquait pas d’être facile… Si seulement nous étions au courant des déplacements ennemis… nous aurions ou nous adapter en conséquence…
    Pestant contre ce manque d’information, je tâchais d’essayer une autre solution jusqu’à ce qu’une voix, qui m’était inconnue, s’élève dans la pièce… Celle-ci demandait à un homme de faire son rapport et ce de façon insistance… Cet homme en question devait sans doute être le macchabée au sol… Ayant pris conscience de tout cela, je fis rapidement le lien et pris aussitôt entre mes mains le système de communication du cadavre ! Cet objet allait grandement nous facilité la tâche et nous tenir au courant des moindres faits et gestes de cette unité. Finalement la situation n’était peut être pas aussi perdue que cela.


    « Hum… Vous essayez de vous faire des nouveaux amis sans moi ? Fallait me dire qu’il y avait une fête, cela vous aurez évité bien des soucis. »

    Je haussais un sourcil devant cette réplique pour le moins originale. Le lieutenant ne manquait pas d’humour d’après ce que je pouvais voir. C’était bon à savoir ! Elle avait le moral au beau fixe ! Qui plus est c’était un moyen efficace de nous faire oublier dans quel pétrin nous nous étions fourrées.

    « Désolé de ne pas vous avoir envoyé de carton d’invitation, mais c’était un dîner en tête à tête aux arguments frappants »

    Haussant une nouvelle fois un sourcil, je ne pus m’empêcher de trouver le geste du lieutenant envers moi assez étrange et assez… surprenant… Certes essuyer le sang qu’il me restait sur le visage était louable, mais comment dire… je n’étais vraiment pas habituée à ce que l’on me « materne » comme cela… Personne n’avait fait attention à moi comme cela pas même ma grand-mère qui ne manquait jamais une occasion de m’endurcir et ce malgré son amour pour moi… A l’époque, j’avais beau me cassé la figure et saigner, j’étais sûre de recevoir de la part de Natasi ce genre de sermon : « Tu dois faire fi de la douleur et te montre forte »… Bref je n’avais pas le loisir d’avoir droit à de l’amour maternel… chose que je n’avais jamais connu vu que mes parents étaient morts.
    Néanmoins, malgré l’étrangeté que représentait ce geste, il me touchait aussi… Je trouvais agréable que l’on puisse se soucier un tant soi peu de mon sort et ce sans se montrer hypocrite… chose que j’expérimentais presque sans cesse étant donné mon nom…

    Une fois le lieutenant « habillée, j’écoutais ce qu’elle avait à me dire. Certains de ses propos ne m’étonnèrent guère… Truman, d’après ce que j’avais pu voir, était la représentation même du type aimant le pouvoir et voulant à tout prix se prévenir d’un quelconque incident…. Ainsi il n’était pas étrange pour moi que cet homme ait pu entreposer certains de ses bijoux technologiques au sein de son étage personnel… J’en étais même à me dire que cet homme voulait sans doute garder certains produits uniques afin de pouvoir les revendre au prix fort à certains particuliers… Il y avait fort à parier que ses clients n’étaient pas tous des modèles de vertus… Si l’identité de ses acheteurs venaient à être révélés, il y avait fort à parier que cela ferait un scandale qui le condamnerait à renoncer à son siège au sénat… chose qui ne serait pas déplaisante, je devais bien l’avouer !
    Quand elle m’exposa son avis, quant-aux options qui s’offraient à nous, je ne manquais pas de grimacer… Sauver les otages étaient certes louable mais ce n’était pas primordial… A vrai dire, je me fichais même un peu de leur survie vu que je n’arrivais à en blairer aucun… Si le chef de cette organisation criminelle venait à les tuer, il était sûr de rendre un grand service à l’Alliance Galactique… Avoir moins de baudruches au sein de ce régime lu ferait de loin le plus grand bien… Qui plus est tenter de sauver les otages était pour moi une perte de temps : si le cerveau de toute cette affaire était aussi intelligent que je l’envisageais alors non seulement ces otages seraient bien protégés mais en plus ils joueraient un rôle important dans le déroulement de son plan. Allez les sauver revenait donc à sauter dans la gueule du loup pour moi. Une sacrée artillerie devait nous attendre la haut… Même si nous parvenions à tuer les personnes entourant les otages, rien ne pourrait garantir que nous parviendrons à les faire sortir de l’immeuble ! Pour l’instant nous ignorions à combien d’hommes nous avions affaires… Ils pouvaient être 10 comme 50 !
    Se concentrer sur les otages ne m’enchantait pas aussi car nous laisserions alors le champ libre à nos ennemis pour se concentrer sur leurs objectifs ! Or s’ils étaient ici comme je le croyais pour cette histoire de nouvelle arme de destruction massive, cela ne risquait pas d’être des plus plaisants ! Je préférais de loin sacrifier tous les otages présents en ces lieux afin de pouvoir protéger l’Alliance Galactique et les Vestiges de l’Empire. La sécurité de ces deux régimes ainsi que la stabilité de la galaxie étaient bien plus importantes et plus vitales que la survie d’incompétents à peine capable de se torcher le cul à l’aide d’un morceau de papier !
    Quant-à l’option prévenir les autorités, elle n’était peut être pas judicieuse… D’un coté cela nous enlevait une épine du pied car nos adversaires allaient devoir se concentrer à la fois sur les forces de l’ordre, sur la présence d’ennemis non identifiés au sein de l’immeuble à savoir nous, sur la surveillance des otages et sur la réalisation de leurs objectifs. Si on comptait en plus, que nous allions tuées quelques uns de leurs hommes, cela risquait de devenir très vite pour eux ingérables… Cependant cette option avait aussi son revers : le cerveau de toute cette affaire avait sans doute prévu l’arrivée des autorités. Vu les systèmes de sécurité présent dans cette tour, il devait s’attendre à rester des heures ici… Or la prise en otage de personnalité importantes n’allaient pas passer inaperçus pendant des heures… Si j’étais à sa place dans une telle situation, j’aurais fait en sorte que les autorités se plient à mes 4 volontés étant donné les nombreuses vies en danger. Ainsi, il y avait un risque que ces hommes disposent d’avantages qui joueraient en leurs faveurs…ce qui ne risquait pas d’être bon pour nous…
    A mes yeux, il valait mieux s’occuper du chef de toute cette opération. Si nous parvenions à nous faufiler discrètement jusqu’au dernier étage et que nous parvenions à tuer ces hommes, nous aurions alors la possibilité de le prendre en otage afin de dissuader ces hommes… Certes ces derniers voudraient alors jouer avec la vie des otages afin de voir si nous allions nous rendre… Mais vu que je ne leur accordais pas d’importance, ils allaient être déçus… Qui plus est, cette personne voulait sans doute se rendre indispensable et avait donc imaginé un plan qu’il ne devait révéler qu’au fur et à mesure… Sa survie serait alors primordial pour ses hommes…du moins si ces derniers voulaient rester en vie et devenir riche ! Le tuer ou le mettre dans l’incapacité de donner des ordres, mettraient ses subalternes en situation délicate ! En résumé, ils seraient perdus et ne sauraient plus quoi faire… Ils pouvaient encore tuer les otages mais la réalisation de leurs objectifs deviendraient impossible ce qui était tout aussi satisfaisant pour moi !


    « D'après les informations que j'ai en ma possession, Lynn Truman est sur le point de signer un contrat juteux avec l'état-major... Vu que cette info, a été classée secret défense, je pense qu'il a dû mettre au point un sacré joujou. Le plus urgent à mon sens est de neutraliser ces salopards... J'ignore leurs motivations mais une chose est sûre s'ils mettent la main sur ce nouveau projet, il pourrait créer un véritable bordel qui pourrait potentiellement mettre la sécurité nationale en péril... Qui plus est mon intuition me dit que les otages font partie de leurs plans... Je pense donc que nous ferions d'une pierre deux coups si nous nous occupions de nous mettre en travers de leurs route »

    D’après son soupir, je compris très vite que mon idée, ne lui semblait pas du tout satisfaisante. Je savais pertinemment que je n’allais pas être aimée après de tels actes mais je n’en avais que faire… Je n’étais déjà pas très aimée actuellement… Cela ne changeait strictement rien ! Entre sauver des milliards de vies et quelques dizaines, pour moi, le choix était vite fait. C’était un sacrifice mais un sacrifice nécessaire. Je n’aimais pas beaucoup l’idée de voir des gens innocents se faire tuer mais je ne pouvais pas faire autrement. A mes yeux, nous étions au pied du mur et devions faire un choix ! J’avais fais le choix le plus dur en terme de vie mais aussi le plus simple ! C’était pour moi le seul capable de résoudre au plus vite toute cette histoire.

    Finalement au bout de quelques minutes, elle se décida à parler et donna son avis. Comme je l’avais pressenti, elle n’avait pas beaucoup aimé mon idée. Néanmoins, elle semblait croire que voir des gens se faire tuer allait m’arrêter dans mon entreprise… Et bien elle se trompait… J’étais prête à aller jusqu’au bout de mon entreprise si cela avait des chances de succès. Je n’étais pas le genre à lâcher prise sous prétexte que l’on me mettait la pression… Au contraire… je tentais même d’inverser cette pression pour l’infliger à mon adversaire. En somme, c’était une sorte de combat de volonté… du moins je le voyais comme cela.


    « Désolé, je n'ai vu aucun terminal... mais il est fort probable d'en trouver un près des endroits clés de l'immeuble... à savoir les laboratoires...situés dans les sous-sols... »

    A travers cette question, j’avais bien évidemment deviné ce qu’elle comptait faire. Elle cherchait à prévenir les autorités afin qu’ils soient alertés de cette situation et puissent occuper les terroristes… Cette option était sans doute celle qui coupait la poire en deux à mes yeux… Elle présentait autant d’avantages que de défauts comme j’avais pu le voir quelque instant plus tôt mais au moins elle avait le mérite de ne pas tuer les otages…du moins pas tout de suite… Restait à espérer que le responsable qui gérerait cette situation de crise ne soit pas un abruti fini…sinon on pouvait dire adieu à notre avantage ! S’il y avait vraiment une chose que je détestais, c’était bien de ne pas avoir tous les éléments en ma possession… Je n’aimais vraiment pas laissé le hasard décidé de ce qui allait advenir ! Je préférais de loin avoir un plan, quitte à ce qu’il soit improvisé sur place mais qui au moins se basait sur des conditions réelles…

    « J’ai une meilleure idée, ramassez votre flingue et suivez-moi, on va jouer un peu ! »

    Me saisissant de mon arme, je la suivis aussitôt jusqu’à la cage de l’ascenseur extérieure la plus proche et ce sans rechigner. Je n’avais pu m’empêcher de constater avec amusement, qu’elle m’avait donné un ordre alors qu’elle était bien moins gradé que moi. Même si je ne lui en voulais pas pour une telle chose que je trouvais d’ailleurs normale au vu de la situation vu son expérience, je ne pouvais m’empêcher de saisir l’ironie de la situation. Voir un sous officier donner un ordre direct à un officier n’était pas une chose courante ! Le portrait que cela offrait était fort cocasse.
    Remarquant qu’elle avait cassé sa vitre, je compris très vite ce qu’elle voulait faire lorsqu’elle se saisit de son détonateur. Vu que nous n’avions aucun moyen à notre disposition pour alerter les autorités autant faire cela à l’ancienne. Cela avait le mérite d’être sûr de fonctionner, cependant, notre « couverture » allait sauter et ce sans faire de jeux de mots bien sûr !

    Finalement au bout de quelque secondes, elle lança le détonateur et je m’empressais à sa suite de me mettre à l’abri afin de réchapper au souffle et aux flammes de l'explosion… Explosion qui ne tarda pas à se faire entendre alors que nous étions bien à l’abri quelques mètres plus loin…
    Alors que le silence commençait à revenir, je pu discerner un bruit de sirène. Les autorités étaient au courant ! Nous étions désormais tranquilles ! Il fallait avouer qu’avec un tel moyen de communication, nous étions sûres à 100% de nous faire entendre.


    « Et bien, ils ne pourront pas nous rapprocher d’occuper illégalement les lieux, nous avons frappé avant d’entrer ! » Je soupirais « Si seulement, l’état major pouvait réagir si rapidement... »

    Il est clair, que j’aurais beaucoup apprécié si l’état major avait réagi de la sorte quand la Confédération des Systèmes Libres était née et qu’elle avait tenté d’assassiner certains membres importants de l’Alliance Galactique… Malheureusement, l’Alliance n’avait rien fait… Nous n’avions eu droit qu’à la mise d’une Guerre Froide qui ne nous était pas des plus favorables sur le long terme… Il était clair qu’au tout début de cette histoire nous avions clairement l’avantage. Hormis Mon Calamari et Corellia, les autres planètes n’auraient pas constitués un grand défi à relever ! A vrai dire, si guerre il y avait eu à ce moment, elle n’aurait sans doute duré que quelque mois sauf pour les deux mondes cités plus haut qui pouvait de par leur chantiers navals mener une résistance âpre et féroce. Qui plus est, Mon Calamari pouvait comme elle l’avait démontré tenir un siège passif pendant 1 ans et ce sans broncher…

    Entendant soudainement plusieurs bruits de couloirs, je fus tirée de mes pensées et fît signe à Artémis d’ouvrir la route. Je savais qu’elle était capable de nous ouvrir la voie vers un endroit bien plus sécurisé que celui-ci. Vu ce que nous avions fait il y a quelques minutes, nous étions devenues à cet étage des cibles bien trop faciles à abattre. Nos ravisseurs avaient très certainement du faire le lien entre l’explosion et la présence de personnes indésirables et non surveillées dans l’immeuble. Il ne faisait aucun doute qu’ils allaient donc couvrir presque toutes les issus afin d’empêcher quiconque de sortir de cet étage sans être remarqué… Malheureusement pour eux, ce genre d’immeubles étaient remplis de portes de sorties… Nous pouvions en effet encore sortir par des conduites de ventilations, par des cages d’escaliers voir même par le conduit pour les déchets…
    Ainsi, cela ne m’étonna guère quand le lieutenant s’arrêta pour tenter d’ouvrir les portes en métal d’une cage d’ascenseurs. Afin de ne pas rester en reste, je tâchais de la couvrir et de surveiller le périmètre du mieux que je pouvais. Il était hors de question que quelqu’un nous surprenne. C’était totalement exclu. Pour le moment nous étions acculées, mais d’ici quelques secondes nous allions avoir droit à notre ticket de sortie. Il fallait juste espérer que nos ennemis ne s’approchent pas de notre position actuelle auquel cas je devrais nous protéger ce qui dévoilerait notre position et rendrait notre échappatoire compromise…
    Malgré ce que l’on aurait pu croire, je n’avais pas peur et je ne tremblais pas absolument pas en tenant mon Dl-44. En cet instant je me sentais pleinement en vie et j’appréciais cela. Sentir l’adrénaline parcourir ses veines et ses poumons avaient de quoi vous revigorer ! C’était qui plus est une sensation que j’adorais toujours ! Me retrouver au milieu de l’action avait été toujours une chose que j’appréciais. C’était dans ce genre de moment que l’on pouvait découvrir réellement qui on était et que l’on pouvait se surpasser. Certes, je n’étais guère habituée à vivre l’action d’aussi près, vu que à bord de mon Destroyer j’étais mieux protégée qu’ici…mais même en sachant cela je n’étais pas inquiète loin de là…. C’était dans ces moments que j’avais l’impression de vivre et d’accomplir quelque chose ! Je n’aimais guère rien faire devant l’adversité ! Après tout c’était aussi en partie pour ça que j’étais devenue une militaire !

    Au bout de quelque instant, j’entendis un bruit sourd mais très net qui me fit comprendre que le Lieutenant avait réussi à accomplir sa tâche. Constatant qu’elle avait ouvert un passage suffisamment grand, je pus m’engouffrer dans la cage d’ascenseur à sa suite tout en veillant à ce qu’aucun ennemi ne se présente… chose qui par chance n’arriva pas. Le destin nous offrait un petit coup de pouce qui n’était pas des plus négligeables !
    Aidant le lieutenant à fermer les portes en métal, nous pûmes après cela pousser un soupir de soulagement. Le danger était écarté. Nous étions en « sécurité ». Certes cela était relatif vu qu’il nous faudrait tôt ou tard revenir sur le devant de la scène mais au moins nous pouvions bénéficier d’un peu de « repos ». Vu la tâche qui nous attendait, cela n’était pas négligeable.


    « Oh merde, je rêve c’est pas vrai ça, on est abonné aux sous-sols et aux ascenseurs. Et on dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit ! »

    Je ne pus m’empêcher de faire cette touche humoristique vu que quelque instants plus tôt on s’était servi d’un ascenseur comme moyen de communication. C’était vraiment ce que l’on pouvait nommer l’ironie du sort ! Toute cette histoire nous en faisait vraiment bien baver ! Mais je ne m’en plaignais bien au contraire ! Au lieu d’une soirée chiante, j’avais droit à une soirée particulièrement mouvementée dans laquelle j’étais en charmante compagnie. En clair, malgré le danger de mort qui planait sur nos têtes, je préférais tout de même cela à ce que je j’aurais pu me taper !

    « Après-vous Lieutenant ! »

    Certaines personnes auraient pu en cet instant m’accuser de ne pas vouloir prendre la première place sous prétexte que c’était la plus dangereuse… S’ils l’avaient fait, ils se mettaient le doigt dans l’œil. Je ne craignais absolument pas le danger ! Mais dans le cas présent, j’étais de loin la personne la moins expérimenté. Nos chances allaient croissantes si je laissais Santar ouvrir la voie. Qui plus est, elle était plus à même de nous défendre dans cette situation. Même si je m’entrainais quotidiennement afin de garder une certaine forme physique, je demeurais quelque peu « rouillée ». J’avais donc plus de chance d’échouer lors de situations délicates comme celle que nous pouvions vivre à l’instant : Si on découvrait notre présence dans la cage d’ascenseurs et que l’on commençait à nous canarder, il se fait sans dire que j’aurais beaucoup plus de mal que le lieutenant pour riposter, continué d’avancer et tenter d’éviter les projectiles de nos chers ennemis. Finalement, cette expérience avait quelque chose de bénéfique. En plus de faire la connaissance d’Artémis, j’étais en train d’acquérir une véritable expérience sur le terrain… Si on rajoutait à cela le fait que j’avais déjà fait mes preuves dans le combat spatial, mon CV risquait à ce train là de devenir une véritable encyclopédie !

    « Si nous parvenons à nous en sortir Lieutenant, faites-moi promettre de simplement vous inviter chez moi au lieu d’aller chercher les ennuis dans une soirée ! »

    Alors que nous progressions bien lentement, dans cette cage d’ascenseurs, je tâchais de me concentrer sur mon ascension. N’étant pas très rompu à ce genre d’exercice, je préférais pêcher par excès de prudence… La moindre erreur pouvait m’être fatale ! Une seule bêtise et je pouvais finir 10 étages plus bas… sauf si bien sûr je parvenais à retomber sur l’ascenseur situé quelque mètres plus bas… Cependant, je n’étais pas forcément sûre d’atterrir sur ce dernier. J’avais autant de chance de basculer dans le vide que de me retrouver plaqué contre le toi de cet élévateur… Comme le disait ma grand-mère : « Il valait mieux prévenir que guérir ! »
    Autre point notable de notre situation, c’était encore une fois le lieutenant. Fort heureusement pour elle, je n’étais pas le genre de personne à fixer intensément une autre personne sous prétexte qu’elle était presque en petite tenue. En effet vu ma position et la sienne, je pouvais, rien qu’en levant la tête avoir une vision assez charmante de l’arrière train de mon alliée… Au moins, elle n’avait pas à se retrouver avec un de ses hommes dans cette situation… Ces derniers, en prenant connaissance de ça, ou en voyant cela, auraient aussitôt pris un malin plaisir à la chambrer…. Comme d’autres personnes auraient bien aimé me chambrer quant-à mon manque de pudeur dans la pièce de repos… J’espérais d’ailleurs que cette salle n’avait en sa possession des caméras…auquel cas ces enregistrements risquaient d’être assez fâcheux…

    Soudainement alors que je m’apprêtais à gravir un nouvel « échelon », l’appui sur lequel reposait mon poids céda…ce qui me fît tomber bien entendu… Sur le moment j’avais été surprise tout comme avait du l’être le Lieutenant qui n’avait rien pu faire pour empêcher cela. Cependant, même si je savais que je courrais vers une mort certaine, je restais calme… Paniquer n’aurait rien changer à ma situation et hurler aurait tôt fait de dévoiler la position du Lieutenant… C’est donc sur ces pensées que je glissais dans le vide, sans aucun moyen de pouvoir stopper cela… Bien que très courte, cette chute dura pour moi une éternité… éternité pendant laquelle, je regrettais de « lâcher » le lieutenant comme ça et pendant laquelle je regrettais de ne pas avoir pu servir pleinement l’Alliance Galactique et l’Empire et de ne pas avoir l’occasion de pouvoir les défendre dans le conflit qui s’annonçait… Sinon aucune pensée d’ordre personnelle ne m’assaillit… Je n’avais personne dans la vie, j’étais une solitaire… Dans le domaine du privé par contre, je n’avais eu nul désir…nul envie… Je n’avais vécu que pour servir et défendre ce en quoi je croyais… C’était peut être triste de voir une existence sans réel « vie » mais je n’en avais que faire… J’avais dédié ma vie à ces régimes, et je n’avais rien à réclamer de personnel. J’avais fait un choix et je m’y tenais encore !
    Au bout de ces secondes de battement, je finis par atteindre le sol… Au moment où je l’atteignis, je sentis une terrible douleur dans l’abdomen puis ce fut le noir complet…



    Je ne savais pas si j’étais morte… des souvenirs se bousculaient dans ma tête… Des souvenirs de mes classes mais aussi de mon enfance… Si c’était ça la mort, cela n’avait franchement rien de novateur… A vrai dire cela en était même presque frustrant pour les personnes qui espéraient avoir quelque chose d’original dans l’au-delà… N’étant pas quelqu’un de spirituelle, je m’en moquais éperdument… J’aurais même préféré plutôt avoir affaire au néant…cela m’aurait évité de me tourner les pouces, le cul sur un nuage blanc… Hormis compter peut être tous les nuages et avoir accès à un holonet faisant la liaison au-delà – galaxie, j’allais vraiment m’emmerder à fond… Et le plus ironique c’est qu’on ne pouvait même pas se tuer pour y échapper vu que cela ne rimerait à rien et relèverait du domaine de l’absurde : se tuer alors qu’on est déjà mort…vachement logique ! Bref je sentais que je risquais de trouver ma mort bien longue…
    Je fus brusquement « tirée de mes pensées », lorsque j’entendis la voix ô combien charmante de mon ancêtre Natasi Daala… Celle-ci de sa voix tonitruante m’assénait des paroles que j’avais déjà entendues :


    « Si t’as envie de vivre, bats-toi ! Et Si tu es sur le point de mourir, bats-toi jusqu’au bout ! Assures-toi d’emmener quoiqu’il arrive ton ennemi dans les limbes avec toi afin de décrocher une ultime victoire avant de trépasser ! Il faut que ton honneur soit sauf, ma petite, c’est primordial ! Montre leur de quoi est capable une Daala ! Montre leur, que même si tu es au pied du mur, tu peux être déterminée et aussi combattive que le serait un Mandalorien ! Fais en sorte qu’il redoute ton nom et n’oublies jamais quel adversaire redoutable tu représentais ! »

    « Oui, oui, bordel, j’ai compris cette putain de leçon Grand-mère… Mieux vaut prévenir que guérir ! Je ne sais pas la peine de radoter encore et encore cette foutue maxime ! »

    Maugréant quelques jurons, je refis peu à peu surface et constatais avec surprise que j’étais encore en vie et que j’avais atterri sur le toit de l’ascenseur ! Si j’avais été un être sensible à la Force, j’aurais pus dire en cet instant qu’elle était vraiment avec moi ! J’avais de la chance d’avoir réchappé à la mort ! A croire que l’on veillait sur moi ! Bien évidemment je savais encore dans quelle situation je me trouvais ! D’ailleurs je ne trouvais pas étrange de ne pas constater la présence d’Artémis. Vu la chute que j’avais faite, elle m’avait sans doute cru morte. Qui plus est, cela l’aurait très certainement mise en danger de rester à mon chevet.
    Alors que j’allais tenter de me relever, je sentis une terrible douleur au niveau de mon abdomen ce qui me fît pousser un gémissement. Posant le regard vers la zone concerné, je constatais avec horreur qu’un morceau de métal, et plus précisément une sorte de « tige », m’avait traversée de part en part… A première vue, elle n’avait touché aucun organe vital mais cela faisait tout de même un mal de chien… sans compter que cela pissait bien le sang… Sortir de cette position ne risquait pas d’être facile…bien au contraire… Fort heureusement pour moi le morceau de métal n’était pas bien long ce qui me permettrait donc de m’en détacher… Encore fallait-il le fer délicatement…

    Retenant ma respiration et serrant les dents, je tâchais de me dégager le plus doucement possible de cette « position ». Je devais faire extrêmement attention de ne pas toucher des organes de mon corps… Pendant tout le temps que dura cette opération, je dus me retenir de ne pas hurler tellement, cela dépassait de loin le seuil de douleur que je pouvais tolérer…
    Finalement, après plusieurs minutes, je m’étais parvenu à me dégager de cette entrave et je pus m’installer plus « confortablement » sur cet ascenseur… Cet effort m’avait épuisée… Mais hélas je ne pouvais pas me reposer… La situation ne me le permettait pas ! Il fallait que j’aide Artémis…et ce malgré mon état des plus déplorables…. A vrai dire dans mon état actuel, j’étais bien incapable de mener un combat des plus soutenus face à un adversaire… du moins tant que j’avais cette blessure qui demeurait ouverte, je restais faible… Si je mettais la main sur du fil et une aiguille ou bien sur autre chose, je pouvais espérer refermer la plaie…. Si je trouvais également quelques produits pharmaceutiques, j’avais peut être la possibilité de mettre la main sur des amphétamines ce qui pourrait donc pallier ma faiblesse… Hélas cela représentait beaucoup de si…et cela ne risquait pas d’être facile de trouver toutes ces fournitures dans un endroit rempli de terroristes…

    Parvenant à me tenir debout, je posais ma main contre ma blessure… Même si cela n’avait presque aucun effet, j’espérais ainsi bloquer un peu l’afflux sanguin…ou du moins le retarder le plus possible… Soulevant une trappe, je m’engouffrais dans l’ascenseur dont les portes étaient ouvertes. D’après ce que je pouvais voir, j’avais changé d’étage… Chose que je pouvais remarquer de par mon environnement mais aussi de par la pancarte en face de moi qui indiquait « niveau -1 »… J’étais complètement à l’opposé de l’endroit auquel je devais me rendre avec Santar… C’était fichtrement pratique ! Mais ce n’était pas ça le pire ! Le pire était que cet étage devait être rempli de terroriste armés jusqu’aux dents… moi je me retrouvais qu’avec mon seul Dl-44 pour seul défense… Le rapport de force était donc quelque peu déséquilibré ! Restait à espérer que ma présence passe inaperçu…ce qui allait être de toute évidence impossible… Mon sang tombait à grosse goutte sur le sol… Il suffisait donc de remarquer ces traces pour savoir qu’une présence indésirable était présente…et à partir de ce moment mes ennemis pourraient me suivre très facilement… Il fallait absolument que je mette un terme à cette faiblesse !

    Progressant avec difficulté or de l’Ascenseur, je constatais que toute la pièce qui s’offrait à moi était constitué d’atelier de travail ainsi que de zone protégées qui devaient être des labos. C’était donc ici que l’on construisait certaines armes et qu’on les expérimentait. J’avais peut être la possibilité de mettre la main sur un nouveau jouet capable de faire bien plus de dégâts que mon petit DL-44.
    D’après les divers bruits de conversations, que je pouvais entendre, les personnes présentes à cet étage étaient assez éloignées de ma position ce qui était une bonne chose. Je pouvais progresser à découvert pour l’instant… Qui plus est je pouvais me permettre de ne pas trop forcer sur mon organisme chose qui de toute manière aurait été impossible vu à quel point j’avais déjà du mal à marcher et à rester concentré sur un point bien précis… J’évitais d’ailleurs autant que possible de regarder ma blessure… D’après ce que je pouvais sentir, ma main était couverte de sang et cela était de même pour la majeure partie de mon pantalon et de mon débardeur… Cette sensation était franchement désagréable… Mais le pire était sans doute de sentir sa vie s’écouler petit à petit en pouvant sentir son sang s’écouler sur ses doigts et sa main…

    Alors que je continuais toujours d’avancer, arme à la main, j’entendis des bruits de pas qui se rapprochaient. Je tâchais aussitôt, et ce malgré ma blessure de me mettre à couvert derrière un atelier. Gardant le doigt sur la détente, j’espérais silencieusement, que ces hommes n’allaient pas remarquer ma présence et mes traces de sang… J’espérais avoir affaire à des brutes ce qui m’aurait pas mal arrangé dans la situation présente… Malheureusement pour moi ce ne fut pas le cas !


    « Hé Karl, t’as vu ces traces de sang ? »

    « Ouais, elles n’étaient pas là avant ! Nous avons un indésirable dans la place Messieurs ! »

    « 10 crédit qu’il s’agit de la personne qui a alerté les autorités ! »

    « Hans, nous avons un invité de dernière minute dans les sous sols, qu’en fait-on ? »

    Un bruit de radio se fît entendre :

    « Ramenez le moi ! Vivant de préférence ! »

    En entendant cela, je ne pus réprimer un Juron… Ma « couverture » venait de sauter… J’allais devoir me défendre avec les moyens du bord ce qui ne me réjouissait pas… J’étais acculée…et cela n’était pas très agréable ! Néanmoins, j’étais prêtre à me battre et ce même si je devais en mourir.
    D’après les bruits de pas que je pouvais entendre, j’avais affaire au moins à 4 hommes voire peut être 5… Ils étaient sans doute expérimentés et n’allaient pas me laisser une seule chance… Jetant un coup d’œil au dessus de l’atelier derrière lequel j’étais planqué, je vis que pour le moment ils étaient loin de ma position… Il fallait donc que j’en profite… non pour fuir vu que je n’en étais pas capable mais plutôt pour mettre le plus de chance de mon coté afin de survivre.
    Me saisissant d’une clé à molette, je l’envoyais le plus loin possible de ma position mais je tâchais aussi de l’envoyer vers une position qui me permettrait d’avoir un bon angle de tir sur quelque uns de mes ennemis. Lorsque l’outil atterrît, il fit comme prévu du bruit ce qui alerta les hommes présents dans la pièce et les fît se diriger doucement vers l’endroit d’où était venu ce « remue-ménage ». N’attendant, pas une ni deux, je me redressais, quelque peu et tirais sur le terroriste le plus proche de ma position puis sur l’autre juste à coté. Bien évidemment je tâchais vite fait de me remettre à couvert. Mes réflexes issus de mon entrainement, bien que rouillés, me sauvèrent la vie. En effet même pas un second plus tard, différent projectile issus frappèrent l’endroit où s’était trouvée ma tête. J’en avais tué deux, plus que 3 à abattre !

    Malheureusement pour ma pauvre carcasse, il m’était impossible pour le moment de riposter ce qui de toute évidence me mettait en rogne… Puis d’un coup les tirs cessèrent…et une certaine forme de silence fît place…jusqu’à ce que je vis rouler à coté de moi…un détonateur thermique… La vue de cet engin de destruction me tira aussitôt les paroles suivantes :


    « Fais chier… »

    Mue par l’adrénaline, je me remis aussitôt à canarder en direction de mes ennemis tout en tâchant de m’éloigner le plus vite possible et ce malgré ma blessure… Fort heureusement aucun tir ne parvint à me toucher ! J’avais même réussi à échapper à l’explosion du détonateur thermique et ce de peu. Si j’étais restée 3 secondes de plus à la même position, j’aurais été sûr de me retrouver transformée en tas de viande bien fumant ce qui était loin d’être charmant !
    Me mettant une fois de plus à couvert, je tâchais de me mordre la langue afin de ne pas gémir de douleur quand sans y faire gaffe la partie de mon dos blessée toucha violemment la structure de l’atelier… Reprenant mon souffle, je tâchais de rester aussi silencieuse que possible. L’explosion du détonateur avait répandu pas mal de fumée pour l’instant ce qui obstruait mon champ de vision et donc celui de mes adversaires. Toutefois ce n’était pas un problème. A l’Académie, on m’avait appris à faire fi d’un sens et à se servir des autres quand cela était nécessaire. On nous avait appris qu’il fallait être capable de réagir en toutes circonstances et c’était bien ce que je comptais mettre en œuvre ici…
    Étant très attentive à mon environnement, je remarquais juste à coté de moi la présence d’une bombonne d’oxygène. La présence de cet objet, fît apparaitre sur mon visage un sourire des plus malsains… Cet objet me donnait une idée…une idée des plus explosives… Ils avaient voulu me tuer ?! Ils faisaient les malins avec leur artillerie ?! Et bien j’allais leur montrer que s’attaquer à moi c’était s’exposer à des risques à des gros risques !

    Me relevant, je tâchais d’approcher le chariot transportant la bombonne de l’atelier puis je tâchais de retourner cette dernière malgré son poids et ma blessure afin que sa vanne d’ouverture soit située vers le bas et non vers le haut. Ils avaient cherché la guerre et bien ils allaient l’avoir. Je m’arrangeais donc par la suite à arranger ce chariot dans une position optimale, afin qu’il puisse couvrir le secteur le plus logique par lequel un ennemi pourrait arriver. Mes adversaires risquaient d’être surpris par ce qui les attendait.
    D’ailleurs l’un d’eux commençait à se rapprocher de ma position d’après les bruits de pas que je pouvais entendre… Remarquant que la fumée se dissipait de plus en plus, je commençais à me dire qu’il était temps que j’agisse…surtout si je voulais bénéficier de ma nouvelle carte. Ce fut donc pour cette raison que je lâchais d’une voix bien forte :


    « Hé, ducon ! »

    L’homme le plus proche se rapprocha donc le plus rapidement possible de ma position et s’arrêta à l’endroit que j’avais prévu à savoir celui situé non de loin de la bombonne à oxygène.

    « Et bien si j’avais su que cette appellation aurait eu autant de succès ! »

    Sans une ni deux, je sortis mon blaster, visais la vanne de la bouteille d’oxygène et tirais ce qui eut aussitôt pour effet de transformer cet objet en véritable missile ! J’avais réussi mon coup et venais par la même occasion de me débarrasser d’un indésirable ! Qui plus est, je devais reconnaitre qu’accomplir ce « tour de force » avait été plaisant. Il est vrai que petit j’avais toujours beaucoup aimé les explosions ainsi que les canonnades.

    « Alors quel effet ça fait ce truc là ?! »

    Sourire aux lèvres, je savourais mon succès mais fis tout de même attention à ce que celui-ci ne me monte pas à la tête. Il restait encore deux individus hostiles dans cette pièce ! Il valait donc mieux mettre les gaz tant qu’ils n’avaient pas encore ouvert le feu sur ma position… chose que je fis aussitôt.
    Courant le plus vite possible vers le labo le plus proche, je tâchais de repérer à l’avance les obstacles qui pourraient obstruer mon avancée. J’étais actuellement à découvert et était sous le feu de l’ennemi ce qui n’était très plaisant. Certes j’étais une cible en mouvement mais je demeurais une cible facile… Je n’avais aucune protection sur moi capable d’encaisser un tir de laser… Le moindre tir pouvait donc être mortel pour moi.

    Ce fut donc sans hésiter qu’arriver à proximité de l’entrée du labo, je me jetais littéralement dans celui-ci et me mettait à couvert. N’attendant pas une seconde, je me positionnais à coté du panneau d’ouverture et l’ouvrit d’un coup de crosse. Afin d’empêcher mes adversaires de s’approcher trop près de ma position, j’ouvris le feu mais ne pris pas la peine de viser… Viser n’aurait servi à rien. Le but avait été de les éloigner et de faire en sorte qu’ils se contentent de me canarder chose que je parvins à faire sans problème. Je me concentrais donc sur le panneau d’ouverture et tâchais de découvrir quels fils pouvaient permettre la fermeture de la porte anti-explosion… Ce petit repérage ne prit heureusement que très peu de temps. Il s’agissait de modèle standard que l’on trouvait partout...y compris des Star Destroyers. Afin de parvenir à mes fins, je produisis donc un court circuit ce qui abaissa la porte. J’allais enfin pouvoir me reposer et m’occuper de cette saloperie de plaie…

    Malheureusement pour moi, aucune trousse de secours n’était présente en ces lieux… du moins pas à première vue… Tout ce que je pouvais noter d’utile c’était la présence d’un droide astromécano qui semblait en mode veille… ça allait être très pratique pour me soigner… Il me fallait quelque chose pour me soigner ou du moins pour refermer la plaie… Or, si je tenais compte dans mon calcul de tous les éléments présents dans cette pièce… il y avait un moyen d’y parvenir mais cela risquait d’être très douloureux…


    « Pourquoi de tous les labos présents dans cet univers, il a fallu que je tombe sur celui qui n’a aucune trousse de soins… »

    Soupirant devant un tel constant, je remis « en route » le droide et tâchais de lui expliquer ce que j’attendais de lui à savoir ceci : Je voulais qu’il se serve du fer à souder présent dans ses circuits pour qu’ils cautérisent mes deux plaies… Bien entendu celui-ci protesta en affirmant qu’il n’était pas un droide médical mais un astromécano. Qui plus est, il ne se gêna pas pour me traiter de dingue. A croire que j’avais vraiment de la chance… En plus d’être tombé sur un labo quasiment vide de tout produit médical, il avait fallu que j’hérite d’un tas de ferraille à forte personnalité. Finalement devant mon insistance et à la vue de mon teint qui devenait de plus en plus pâle, il se décida à obéir.
    Après, m’être défait de mon débardeur afin de lui laisser le champ libre, je laissais le bout de métal sur roue appliquer son traitement… Sentir son instrument aussi brulant sur ma peau me fît aussitôt hurler de douleur tellement cela était intolérable. Bien entendu sous l’effet de cette douleur, je n’hésitais pas à prononcer tout mon répertoire de Juron…
    Une fois le premier coté fait, le droide s’occupa de l’autre coté de la blessure et appliqua une fois de plus son fer à souder sur ma peau… Une fois encore je poussais un gémissement de douleur… Fort heureusement pour moi, ce traitement ne durait que très peu de temps ce qui me laissait amplement le temps de récupérer de ces soins assez barbares…

    Quand le droide eut fini, je pus m’asseoir confortablement et pousser un soupir de soulagement… Tout ceci m’avait épuisé… J’avais besoin de repos… Si je me remettais debout maintenant j’étais sûre d’avoir la tête qui tournait. Je préférais rester donc sur le sol sans rien faire…jusqu’à ce que je sente la présence dans une de mes poches d’un objet. M’en saisissant je vis qu’il s’agissait de la radio que j’avais prise sur le cadavre. Vu que je n’avais rien à faire pour l’instant et que mes ennemis étaient désormais au courant de ma présence, je décidais de la rallumer.


    « Chapeau bas pour votre tour de Force mon cher Hans, vous m'impressionnez ! »

    Certes à travers cet acte, il était clair que je voulais en savoir plus à son sujet afin de réunir le plus d'information possibles. Mais cet acte avait aussi un autre but: Je voulais faire savoir au Lieutenant que j'étais encore en vie et presque bien portante !
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Ven 2 Nov - 23:21

L’explosion ne manqua pas de déclencher l’alarme, les autorités ne pouvaient maintenant plus ignoré la présence des terroristes au sein du bâtiment. La seule chose qui restait à faire aux deux jeunes femmes étaient donc de poursuivre la mission en sauvant cet imbécile de Truman avant qu’il ne fasse une grosse bêtise. Severnaya fit de l’humour en affirmant qu’elles avaient frappée avant d’entrer, mais soupira en remarqua que le haut commandement était loin d’être aussi réactif. Artémis comprenait bien sa position : une réaction violente contre la Confédération aurait probablement tué la tentative de rébellion dans l’œuf, mais le pouvoir politique autant que militaire avait jugé plus prudent la création d’un blocus, ce qui avait entrainé le renforcement de l’ennemi et la création de cette guerre froide. Toutefois, a la petite échelle de la lieutenant de la 501ème, la lenteur du haut commandement avait parfois ses avantages, l’on pouvait facilement accomplir une action en dehors des clous, mais nécessaire, puis la cacher sur le rapport sans que les huiles ne s’en aperçoivent… Une situation à laquelle tous les régiments d’élites militaires avaient dû faire face plus d’une fois. Les sous-officiers et officiers de terrain devait agir avec ou sans le consentement des grattes papiers, sinon c’était peine perdue…

Toutefois, les deux jeunes femmes n’avaient guère le temps de discuter politique ni d’ironiser sur le temps de réaction de l’Alliance galactique, des bruits de pas, probablement ennemi, indiquait qu’il était temps de partir. Serrant fermement son EE-3, Santar repris la tête avec un regard déterminé, analysant chacune des choses qu’elle regardait, essayant de remarquer chaque piège possible ainsi que les angles morts pouvant dissimuler des ennemis. Fort heureusement, elles ne croisèrent personne, bien qu’à tout moment, la sous-officier était prête à faire pleuvoir la mort pour pouvoir se frayer un passage. Elle n’aurait pas dit non à un peu d’action, mais pour le moment, il lui semblait que ce n’était pas la meilleure solution, elle ne trouverait que la mort en fonçant tête baissée, ils étaient trop nombreux et pouvait facilement les encercler. La jeune femme suivit son inscrit afin de se diriger vers la sortie qui lui semblait la plus avantageuse : elle avait l’embarras du choix certes, mais elle devait faire vite et choisir celui le plus improbable, c’est-à-dire l’endroit où elle trouverait le moins de soldats adverses armé jusqu’aux dents ! Sa réflexion l’avait rapidement menée vers les ascenseurs internes cette fois. Sachant que Severnaya avait suivi la formation d’Hartmann, Artémis ne se faisait pas de soucis, elle se doutait qu’elle serait capable d’agir de manière automatique face à sa tentative pour ouvrir la porte de l’ascenseur.

Tenter d’appeler l’ascenseur aurait était vain : maintenant que l’alarme sonnait, ils étaient désactivé. De plus, cette action n’aurait fait que donner leur position aux terroristes ce qui n’était pas franchement une bonne idée non plus. Soufflant un grand coup avant de se lancer, Artémis commença à poser ses mains sur la porte afin de tenter de faire usage de la force herculéenne que lui donnait ses prothèses afin d’ouvrir les portes assez pour qu’elles puissent entrer dans la cage d’ascenseur. Si elle avait pu faire usage de la Force, cela aurait était très simple, mais elle ne pouvait pas faire cela devant une Daala, c’était du suicide, alors elle préférait encore y aller à la main, même si c’était bien plus long. Bien entendu, elle aurait très bien pu se contenter de l’éventrer a coup de poing : elle aurait fini par céder, mais la discrétion aurait était foutue et une fois encore, il aurait était bien plus simple de les poursuivre. Prenant appui sur ses jambes, la demoiselle prit plus de force et serra les dents, mais elle finit par ouvrir une ouverture assez large pour y glisser ses doigts, ce qui lui facilitait la vie. Une fois que l’ouverture fut assez large pour qu’elle s’y glisse, elle passa la première puis fit de la place pour permettre à la rousse de la suivre.

Ceci fait, elle referma la porte avec l’aide de cette dernière, ni vue, ni connue. Ce n’était peut-être pas la solution la plus confortable, mais il s’agissait d’une des plus sécurisantes sans aucun doute. Maintenant, elles étaient en relative sécurité et pouvait prendre un peu de repos avant la prochaine étape qui serait loin d’être particulièrement réjouissante. Santar croisa les bras en observant l’ascenseur et le câble qu’il allait falloir escalader… Joyeux tableau ! Artémis lâcha un soupir, après les conduits de ventilation, cela… Elle était une soldate de front, faite pour les opérations militaires régulière, mais elle avait souvent l’impression qu’elle aurait sa place dans les activités commando, voire avec un peu d’entrainement dans l’Imperial Intelligence, vu ce qu’elle avait dû faire pendant des années au sein de la 501ème Légion Clone ! Se massant les tempes, elle fit craquer son cou alors que sa supérieure fit une remarque particulièrement ironique qui convenait assez à la situation…


« Après la ventilation et la cage d’ascenseur… Jamais deux sans trois… Peut-être le compacteur d’ordure ! »

C’était le pire qu’elle avait trouvée après ses deux épreuves, mais encore fallait-il passer la cage d’ascenseur. Pour le moment, la demoiselle regardait la corde en sachant très bien qu’en tant que militaire entrainée et avec toute son expérience à son actif et ses prothèses, il était préférable qu’elle passe la première, ses capacités physiques lui permettaient d’être plus efficace et réactive en cas de problème. D’ailleurs, Severnaya lui céda poliment et fort logiquement la place. Hochant la tête afin d’approuver la décision et se frottant quelque peu les mains, la jeune femme testa d’abord quelque peu le câble puis commença l’ascension. Lorsqu’elle eue assez de hauteur, elle noua ses jambes autour de celui-ci par réflexe, mais elle aurait largement put se passer de ce mouvement, ses bras mécaniques étant bien assez puissant pour lui assurer une ascension rapide, être cyborg rendait laid, mais cela offrait également des avantages insoupçonnable en terme de force et de capacité physique qui pouvait souvent combler l’absence des pouvoirs de la Force. Une fois de plus, la jolie rousse cru qu’il s’agissait du bon moment pour faire un peu d’humour et elle n’avait pas tort : ce projeté dans le futur, cela permettait d’exorciser : lorsque l’on risquait la mort à chaque instant, il fallait être capable de se détacher de cela et se projeter ensuite, sinon, alors l’on avançait plus, trop paralysé par la peur…

« Alors j’espère que vous aurez un canapé confortable, des petits fours, un repas bien copieux et une piscine, puis vous ferez l’effort de mettre une belle robe, j’en veux pour mon argent ! »

Bon, la demoiselle pouvait paraitre exigeante, d’autant qu’elle imaginait bien que la jolie rousse ne devait pas vraiment être du genre à mettre des robes, mais encore une fois, il s’agissait simplement de faire un trait d’humour. Ses membres mécaniques lui permettait de se déplacer avec bien plus d’aisance que la jeune femme et elle marquait parfois des pauses afin de ne pas trop la distancer, elle préférait pour le moment rester groupé, elles étaient plus forte ensemble. Toutefois, un coup du sort allait l’empêcher d’intervenir : Severnaya manqua un obstacle, ou celui-ci céda après avoir souffert du poids mécanique de Santar, en tout cas, le résultat fut le même : le capitaine du Chimaera chuta. De loin, cela ressemblait à une chute mortelle et le sous-officier de la 501ème ne pouvait absolument rien pour elle. Elle hésita à faire le chemin inverse pour la secourir, mais elle savait bien que la jeune femme lui en voudrait si elle était toujours vivante. La mission devait passer avant tout… Elle soupira, espérant qu’elle s’en tirerait, avant de se remettre à progresser naturellement vers le sommet de la cage d’ascenseur. Cette fois, elle était décidée à accélérer le mouvement, cette mauvaise plaisanterie d’amateur avait assez durée. Elle décida de laisser tomber la méthode classique maintenant qu’elle était seule et ne fit l’ascension qu’à la seule force de ses prothèses de bras, ce qui était bien suffisant et plus rapide à ses yeux. Si elle se dépêchait, elle pouvait créer assez de pagaille pour pouvoir faire comprendre au chef des terroristes qu’il avait terminé sa carrière dans le crime.

Lorsqu’elle arriva au sommet, Artémis senti qu’elle avait une autre opportunité que les portes : une grille d’aération, qui serait bien plus rapide que de tenter du vide d’ouvrir les portes de l’ascenseur. Elle prit un peu d’élan et se balança grâce au câble, ses deux pieds métalliques en avant, ce qui eut pour effet de défoncer la grille dans un lourd fracas. Un second mouvement de balancier lui permis de sauter pour attraper le rebord du conduit et ainsi pouvoir s’y faufiler. Elle du donc une nouvelle fois glissée à travers un conduit pour pouvoir rejoindre le dédale des couloirs menant jusqu’au dernier niveau. Déterminée à faire le ménage, elle ouvrit rapidement la grille avant de s’extirper du conduit, elle espérait bien qu’il s’agirait du dernier qu’elle aurait à emprunter de la journée, car elle devait admettre qu’elle commençait à être lassée. Curieusement, l’endroit où elle atterrit était plutôt calme, l’on ne trouvait personne, en revanche, un plan sur le mur indiquait la fonction des différents étages du bâtiment et la demoiselle décida de s’y pencher afin de savoir quoi faire. Malheureusement pour elle, elle n’était pas encore au sommet : pour une raison étrange, l’ascenseur n’allait pas jusqu’au dernier niveau. L’appartement du chef d’entreprise était en effet constitué de plusieurs étages. Santar avait compris qu’elle devait avoir affaire à un véreux assez vite, elle en avait maintenant la preuve : il avait gardé les derniers étages pour lui probablement afin d’y faire ses affaires louches.

Son sixième sens l’alerta soudain d’un danger et de manière mécanique, elle leva l’EE-3 vers la première cible a portée et ouvrit le feu, soudain décidée à faire un vrai carton sans vraiment réfléchir. Le tir fut d’une précision si diabolique que la tête se décrocha du corps, laissant le mercenaire choir sur le sol pendant que la soldate s’était déjà désintéressée de lui, avançant avec un regard qui en disait long sur ses intentions. Bien évidemment, cette simple action suffit à donner l’alerte, mais c’était exactement ce qu’elle voulait désormais. Elle était suffisamment rapprochée du sommet pour pouvoir se permettre de tuer les derniers un par un. A chaque détour de couloir, elle croisait un mercenaire, toutefois, ceux-ci semblait comme surpris de la voir… Mais pour le moment, elle était juste incapable d’y réfléchir de manière calme et posée. Une frénésie s’était emparée de son être et il fallait que la mort de sa camarade soit vengée, l’heure du grand nettoyage de printemps avait sonnée et en digne représentante de la 501ème, Artémis Santar allait se charger d’épurer le tout ! Son chemin était maintenant facilement identifiable, il n’y avait qu’à suivre les cadavres. La demoiselle rechargeait a une vitesse de l’éclair et plus rien ne semblait désormais capable de l’atteindre.

Au départ d’un couloir, alors qu’elle était face à une baie vitrée, elle se fit toutefois surprendre dans un angle mort par l’un des mercenaires qui lui décocha un puissant coup de poing. Un peu groggy, la cyborg marqua une pause le temps de récupérer, mais elle évita de justesse par un réflexe de vétéran le tir de pistolet blaster qui la menaçait à l’instant. Se pressant vers son adversaire, elle broya le canon de l’arme de sa main droite et tenta de lui décrocher un crochet du gauche, mais celui-ci contra la manœuvre en lui envoyant un coup de pied dans le ventre qui la sécha quelques instants. Parfois, elle regrettait de ne pas être totalement Cyborg. S’en suivit un violent corps-à-corps ou les deux adversaires s’attrapèrent par les épaules afin de tenter de se propulser contre le mur pour se faire plus de dommage. Mais au jeu de l’épreuve de force, la guerrière cybernétique était quelqu’un de plus puissante que son adversaire, ses membres mécaniques lui donnait un avantage indéniable. Elle reprit le dessus et plaqua son adversaire contre le mur, puis lui mis un bon coup de boule pour essayer de le sonner, avant finalement d’avoir une idée plus drôle : elle prit de l’élan puis se stoppa en lâchant son adversaire, qui lui fut incapable d’arrêter sa course avant la vitre qu’il brisa, effectuant le grand saut vers le vide.

Elle ramassa son arme et écouta un instant le cri de sa malheureuse victime avant de reprendre son chemin de sang. Toutefois, alors qu’elle avait commencée à investir les quartiers de Truman, richement décorée, elle entendit la radio de l’un de ses cadavres grésillé. Elle s’en empara et entendit la voix du Capitaine Daala en train de féliciter le chef des terroristes. Elle était donc toujours vivante. Cela la fit sourire… Elle n’avait donc plus qu’à terminer le travail puis réactiver l’ascenseur afin de pouvoir rejoindre la jeune femme et en finir avec cette journée. A elle la gloire, mais elle n’avait pas spécialement envie d’en retirer les lauriers : une fois le ménage terminé, elle prendrait probablement la poudre d’escampette afin d’échapper aux cohortes de journaliste et elle doutait que Severnaya veuille en faire autant. Elle décida de lui répondre, sachant très bien que le message lui était sans doute destinée, afin de pouvoir lui assurer également qu’elle n’avait rien et qu’elle n’avait d’ailleurs pas encore fini de botter des culs pour être vulgaire…


« Félicite le maintenant, car dans cinq minutes, ce sera trop tard… »

Jetant la radio, la jeune femme continua son chemin, remarquant que les mercenaires avaient détruit toutes les caméras, ce qui l’arrangeait fort bien. Durant la traversée des dernières pièces, elle ne trouva pas beaucoup de résistance, en revanche des caisses de prototype d’arme bien particulier qui devait valoir une fortune. Elle se stoppa sur un prototype de fusil blaster de combat qui lui semblait fort sympathique et disposant d’un chargeur suffisant pour pouvoir lui permettre d’en finir. Prenant les munitions et abandonnant son EE-3, elle reprit son chemin en ayant l’occasion de tester immédiatement l’arme sur l’un des mercenaires que le chef des terroristes avait envoyé pour tenter désespérément de l’intercepter. Le tir créa un vaste effet de dispersion qui transforma le ventre du malheureux en passoire. Celui-ci hurla sa souffrance, mais pour l’achever, elle se contenta de lui mettre le talon de sa prothèse mécanique dans la bouche, l’écrasant au passage afin qu’il cesse de crier, puis activa de nouveau la pompe et poursuivit son chemin qui était maintenant libre jusqu’au bureau de Truman. Il n’y avait plus que trois personnes au sein du bureau : Truman lui-même, le chef des terroristes ainsi qu’un dernier homme de main, probablement le petit chef de la bande de mercenaire qui devait espérer un gros pactole de cette opération. Il semblait sûr de lui et s’engagea vers la jeune femme avec la ferme intention de l’éliminer, ce qui semblait stupide : il n’avait même pas d’arme ! Artémis n’allait pourtant pas faire dans le sentimentalisme : elle ouvrit le feu sans réfléchir. Toutefois, elle ne fit qu’ouvrir un petit trou de métal au sein d’une couverture… Un change-forme ? Elle arqua un sourcil et ouvrit le feu encore : aucune importance, il n’y avait qu’à tirer jusqu’à-ce que cela meurt !

Une par une, elle tira chaque salve d’énergie avec la ferme intention d’en finir avec cette chose, qu’importe sa nature. Lorsque le chargeur fut vide, elle était si proche que la déflagration propulsa la créature au sol, cette dernière ressemblant désormais davantage a une passoire qu’autre chose. Avec un petit sourire triomphant, la cyborg prit le temps de recharger son arme en tournant son attention vers Hans, qui semblait pourtant toujours aussi confiant. Artémis n’aimait pas cela : il était seul, pas armé, et bien que Truman semble effrayé, il n’avait pas l’avantage contre elle et cela malgré l’accoutrement ridicule avec lequel elle combattait. Elle commença à recharger doucement son arme et prit la parole avec une assurance qu’elle ne recherchait même pas à dissimuler une seule seconde.


« Maintenant Hans, vous allez vous préparez pour une bonne vingtaine d’années de taule au moins ! »
« A votre place, je n’en serais pas si certain… »
« Qu’est-ce que ? »


Alors qu’elle n’y prêtait pas attention, la créature de métal s’était auto réparée et relevée, essayant maintenant de lui arracher son arme. Par deux fois, elle essaya de jouer l’épreuve de force en se servant de ses prothèses, mais la créature en face d’elle semblait suffisamment déterminée et puissante pour lui permettre de résister. Par désespoir de cause, elle lâcha le fusil devenu inutile et attrapa son adversaire par les épaules, le plaquant sur le mur. C’était une très mauvaise idée : celui-ci ne semblait pas capable de ressentir la douleur et ne grimaça même pas face à cet impact. A la place, il fit de même et cogna la demoiselle sur le mur opposé avant de tiré vers une verrière contenant des statues portant les dernières nouveautés en matière d’armement mais aussi d’armure produite par la société de Truman. Perdant l’équilibre, la jeune femme senti les morceaux de verre entrée dans son corps, mais elle n’était pas encore au bout de ses surprises, puisque la créature l’avait poursuivi et l’attrapa par la gorge avant de l’envoyer valser vers la vitrine suivante. Celle-ci laissa un son strident d’alarme se faire entendre avant qu’Artémis n’eue l’occasion de se redresser quelque peu. Pour une raison qu’elle ne comprenait pas, la créature avait disparue, mais elle avait bousculée un mannequin portant un pistolet étrange ainsi que les lunettes noires servant pour la vision thermique : même s’il s’agissait d’un droïde, ses systèmes fonctionnel devait bien dégager de la chaleur. Elle décida donc de s’en équiper.

Elle n’était toutefois toujours pas au bout de ses peines : alors qu’elle le cherchait dans le petit dédale de couloir composant l’ultime étage, il s’était contentée de lui tendre une embuscade sur le balcon sans qu’elle ne puisse réellement comprendre comment : quand elle était sortie, il lui était tombée dessus et si elle n’avait pas eue de meilleure réflexes, elle aurait probablement finie broyé sous le poids de cette chose ! De rage, elle lui colla une droite mais ce fut ici sa dernière erreur : son poing s’enfonça dans le métal qui entoura clairement la forme de celui-ci avant de le faire glisser jusqu’à son ventre, puis la créature en profita pour boxer Santar qui eue quelques plaies supplémentaire avant de finir au sol, jamais elle n’aurait imaginé que ce Hans avait à disposition ce genre de serviteur. La créature a l’apparence masculine abandonna quelques instant la soldate afin d’aller s’emparer d’une Vibrolame alors que cette dernière essayait tant bien que mal de reprendre son souffle. Avant même qu’elle ne s’en rende compte, une douleur immense lui vint du bras droit : son adversaire avait planté la vibrolame dans le bras droit métallique de la soldate et la faisait tourner avec un regard sadique afin de l’arracher.

La jeune femme tenta bien de se défendre. Serrant les dents pour ne pas hurler, elle se servit de son bras gauche pour coller plusieurs coup de poing dans la tête de son adversaire, mais celui-ci ne semblait pas perdre prise jusqu’au moment toutefois ou Santar joignit les jambes au bras. Cette fois, elle parvint enfin a déployé sous l’effet de la douleur assez de forces pour pouvoir faire décoller cet enfoiré du sol et avoir un peu d’air. Toutefois, un coup d’œil sur son bras lui indiqua ce qu’elle voulait savoir : son bras droit était foutu. Grimaçante, la demoiselle l’attrapa de la main gauche et tira d’un coup sec afin de l’arracher : inutile qu’il pende et la handicape encore plus, mais cette manœuvre lui arracha un cri de douleur avant qu’elle ne jette le morceau de métal de rage sur le sol. Durant ce temps, l’autre type s’était relever et s’apprêtait à repartir à l’attaque, mais à cet instant, le lieutenant de la 501ème fut plus rapide et dégaina le pistolet expérimental en appuyant sur la détente : un projectile étrange et bleuté vint se coller sur la cible et rien ne se passa l’espace d’une seconde, laissant les deux adversaires interdit. Mais ensuite, une explosion retentie, ouvrant en deux l’être de métal. Celui-ci n’avait plus d’équilibre et reculait vers le vide, la jeune femme ne fit rien pour le stopper… Au final, il chuta dans un bruit de tôle froissé des plus étranges, alors qu’elle poussait un soupir de soulagement, il n’y avait plus qu’à en finir…

Elle se retourna et alla jusqu’au bureau. Hans avait senti le vent tourné et se dirigeait vers elle le blaster a la main, espérant ainsi en finir, mais elle fut quand même plus rapide : le projectile bleuté vint se coller entre les deux yeux et la jeune femme préféra ne pas regarder ce qu’il restait de lui lorsque l’explosion retenti… Rangeant l’arme à sa ceinture, elle alla rejoindre Truman qui semblait avoir du mal à réaliser ce qui lui arrivait : en quelque heure, il avait vu une femme faire un scandale dans sa soirée, puis subit une attaque terroriste et enfin la femme qui a fait le scandale tuer tous les terroristes, Santar pouvait comprendre que cela face beaucoup pour un simple civil. Toutefois, Truman était une ordure, quel que soit la raison de cette attaque, il en était probablement le premier responsable et pour cela, il devait lui aussi payé. Pour le moment toutefois, celui-ci ne semblait pas réellement réaliser que celle qui venait de le sauver n’était pas forcément animée de bonne intention à son encontre : il se leva et vint étreindre la jeune femme en prenant la parole


« Eh bien vous êtes une femme de caractère, félicitation ! Vous avez maitrisez ses hommes avec beaucoup de panache, lorsque je serais élu sénateur, je veillerai personnellement à ce que vous receviez une citation. »
« Rien à battre… »
« Comment ? »


Il recula, interdit. Artémis vis sa chance et le saisit à la gorge, le soulevant de terre en serrant sa prise. Elle voulait quelque chose qu’il avait intérêt à lui donner

« Ou sont les plans secrets qu’ils voulaient vous dérobez ? »
« Il n’y a aucun plan secrets… Nous sommes une entreprise officielle… Travaillant sans couverture… »
« Dites-moi ou ils sont maintenant ! »


Cependant, elle n’eue pas l’occasion d’en savoir plus : la nuque de Truman se brisa sous la poigne de Santar, il était mort… Mais dans sa mort, il lâcha ce qu’elle attendait de lui, il gardait ses plans sur lui depuis le début ! Bien elle n’avait plus besoin de rester ici : utilisant l’ordinateur de Truman, elle réactiva l’ascenseur et se traina péniblement jusqu’à lui. La bataille terminée, l’adrénaline venait de brusquement chutée et chaque mouvement était une torture, le sweet-shirt que lui avait confiée Severnaya ainsi que sa peau était couverte de son propres sang et coupé par le verre qui restait encore enfoncée dans sa peau, elle n’avait même pas recherchée a le retiré. Sa prothèse était endommagée et des câbles pendaient en laissant même parfois des étincelles crépitée, toutefois, elle fut capable de commander l’ascenseur jusqu’au niveau des laboratoires, afin de pouvoir retrouver Severnaya. Pendant la longue descente, elle se laissa même tomber sur le sol de l’ascenseur et souffla longuement, fatiguée et ressentant chaque douleur comme un véritable coup de poignard dans sa peau. La demoiselle s’en était toutefois tirée sans accroc, un enfoiré était mort, toute un groupe terroriste éliminé et les plans en lieu sûr dans sa main gauche… Elle se redressa quand l’ascenseur arriva en bas, s’appuyant au mur avec sa main gauche et découvrit la capitaine fatiguée, elle aussi mal en point avec une vilaine cicatrice, mais visiblement aussi victorieuse qu’elle. La seule réplique qui lui vint lors de cet instant exprima toute sa fatigue et sa volonté d’en finir avec cet immeuble de suite…

« J’ai besoin de vacance… »
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Dim 9 Déc - 0:33

    Attendant patiemment la réponse de mon interlocuteur, j’en profitais pour me rhabiller afin d’être dans une tenue un peu plus décente mais aussi afin de ne plus avoir à regarder le sang qui maculait mon corps et ma nouvelle cicatrice… Contrairement à celle que j’avais au bras, celle-ci était franchement beaucoup moins agréable à regarder mais également à toucher… Néanmoins, cela restait le cadet de mes soucis, je n’étais pas une personne qui prenait soin de son apparence… A vrai dire, je m’en foutais royalement… Je n’avais jamais pris la peine de me maquiller ou bien encore de gommer mon unique cicatrice à l’aide d’une opération de chirurgie esthétique… Je trouvais ces choses bien futiles dans mon cas.
    Je profitais également de ce moment de calme pour faire le compte des munitions qu’il me restait…et celui-ci n’était pas franchement très rassurant… J’avais perdu la plupart de mes cellules à énergies tandis que d’autres avaient été épuisées. Pour faire simple, j’étais presque à court de munitions… et je n’avais que mon DL-44 pour faire face aux deux hommes qui cherchaient un moyen de pénétrer à l’intérieur du laboratoire dans lequel je me trouvais… Certes j’étais en mesure d’abattre un de ces deux hommes sans problème mais le second allait me poser bien plus de problèmes et n’hésiterait pas à me canarder… A partir de ce point seuls 3 choix s’offraient à moi : soit je le laissais me canarder sans réagir, soit je lui rendais coup sur coup…soit encore je ripostais et tâchais d’aller à sa rencontre pour entamer un corps à corps des plus violents… Au vu de mon état, ce n’était guère conseiller mais je n’avais pas le choix…


    La radio se mit alors à grésiller :

    « Félicite le maintenant, car dans cinq minutes, ce sera trop tard… »

    Entendre cette voix me surprît. J’avais bel et bien reconnu la voix du lieutenant mais je ne m’étais absolument pas attendue à ce qu’elle me réponde. Certes j’avais utilisé ma radio dans l’espoir qu’elle puisse m’entendre mais j’étais loin de m’imaginer qu’elle aurait pu en avoir une entre les mains. Certes selon un certain point de vue cela était logique qu’elle en ait une vu qu’elle avait sans doute déjà commencé à faire son office en haut…
    Étant donné ses propos, je compris sans trop de difficulté, que non seulement elle s’en sortait très bien mais qu’en plus elle était sur le point de mettre un terme à toute cette histoire. D’ailleurs, je ne pus m’empêcher de me dire que les appréciations de ses supérieurs au sujet de ses aptitudes étaient bien loin de la réalité… Il s’agissait plus d’euphémisme que d’autres choses.
    Bien entendu ce ne fut pas la seule chose qui me surprît dans ses propos…En effet, j’avais noté qu’elle n’avait pas hésité à utiliser le tutoiement…comme si elle considérait qu’une barrière s’était abattue entre elle et moi. Certes, cela ne me gênait aucunement mais je ne pus m’empêcher de me demander la raison de ce revirement… Chose qui pourtant ne devrait pas m’occuper l’esprit vu que j’étais moi aussi dans une situation critique… Malheureusement pour moi, mon caractère était ainsi fait… Je ne pouvais jamais m’empêcher d’analyser les données que l’on me présentait et ce même si j’étais sur le feu ennemi… Il s’agissait d’une qualité mais également d’un défaut…qui hélas, ne pourra être sans doute jamais corrigé. Fort heureusement pour moi, je traitais ces données assez rapidement et put donc très vite mettre de coté cette histoire de tutoiement et ce à l’aide d’une simple hypothèse : Le lieutenant devait sans doute me considérer comme une personne ayant passé une sorte de baptême du feu à ses cotés… Cela avait ainsi permit une sorte de rapprochement entre nos deux personnes… chose qui semblait fort logique quand on savait que des liens se nouaient entre les membres d’une unité d’infanterie ou d’un escadron en raison du fait que ces derniers devaient affronter la mort presque quotidiennement… ce qui n’était pas mon cas même si je l’avais affrontée à deux reprises.

    Remarquant que Hans ne daignait pas répondre, sans doute à cause des actes dévastateurs de ma coéquipière, j’en revins à mon problème initial à savoir : mettre hors d’état de nuire les deux salopards qui cherchaient à me faire la peau derrière cette porte blindée… J’étais fermement résolue à les affronter… il ne me restait donc plus qu’à soit les attendre bien gentiment soit à décider moi-même des conditions de cet engagement… J’avais, à vrai dire, une nette préférence pour cette dernière solution. Elle présentait beaucoup moins de risques que la première… En effet, si j’attendais que ces hommes parviennent à abattre cette porte blindé, je pouvais être sûre qu’ils allaient se contenter de jeter un détonateur thermique et d’attendre bien patiemment dans un coin ma « sortie » afin de me régler mon compte une fois pour toute… Or je tenais à rester en vie et à avoir des cheveux gris ! Je tenais à devenir trop vieille pour pratiquer ce genre de connerie !

    Même si ma situation pouvait sembler désespérée, je n’éprouvais nulle peur. A vrai dire je conservais mon sang froid et ce sans aucun soucis. La peur n’était pas une chose que je connaissais… Qui plus est ressentir cette émotion, ne m’apporterait rien de bon si ce n’est peut être une puissante motivation… Malheureusement pour parvenir à une telle chose, il fallait savoir combattre sa peur chose que peu de personnes savait faire. La peur était une émotion négative, qui pouvait, si elle désirait, tétaniser totalement une personne. Or, il était hors de question que j’ai à subir cela…que ce soit ici ou encore à bord de mon navire. Si je doutais, si je commençais à perdre pied devant la moindre difficulté je n’étais qu’une incompétente, une personne méritant à peine de vivre… du moins c’était là mon avis. Il n’y avait en moi nulle trace de peur…nulle trace de doute…il n’y avait que moi…Severnaya Daala, capitaine du Chimaera, et petite fille de l’Amiral et ancienne chef d’état Natasi Daala… et je comptais bien leur montrer de quoi cette personne…ma personne…était capable.

    Avisant la droide astromécano qui était toujours à coté de moi, je lui ordonnais d’aller ouvrir la porte et ce sans plus tarder mais je lui demandais également de projeter un nuage de fumée après avoir ouvert cette porte… Pour certaines personnes, ordonner un tel ordre au vu de ma situation, semblerait être du suicide mais cela n’en était pas. Vu que mes adversaires étaient derrière cette porte en train de chercher un moyen de l’ouvrir, il ne faisait aucun doute qu’ils allaient être surpris de voir ce dispositif de défense être désactivé…ce qui me laissait pas mal de temps pour au moins abattre une des personnes présentes. Quant-à la seconde personne, si elle parvenait à survivre à cette altercation, je comptais m’en charger…personnellement…quitte à devoir user de mes poings et à en prendre plein la gueule… La difficulté ne me faisait pas peur…. Elle ne faisait que me motiver encore plus !

    D’un simple signe de tête j’ordonnais au droide astromécano d’exécuter les ordres que je lui avais donnés quelques instants plus tôt. Sans plus tarder je me mis en position de tir derrière un établi, et attendit que la porte s’ouvre… ce qui bien évidemment ne prit pas plus d’une minute…
    Comme je l’avais prévu, mes deux ennemis étaient dans ma ligne de mire et ce fut sans aucun état d’âme que j’abattis le premier d’un tir en pleine tête. Le second quant-à lui alla vite se mettre à couvert tout en canardant ma position. Malheureusement pour lui c’était sans compter sur l’écran de fumée que provoqua le droide. Vu que je ne cherchais plus à tirer vers mon agresseur et que celui-ci n’avait pas détruit le synthétique afin de mettre un terme à ce camouflage, il était impossible pour lui de découvrir ma position à moins de disposer de lunette infrarouge… Cependant comme un parfait crétin il continuait de tirer… Croyait-il vraiment que la chance ou encore une quelconque entité supérieur allait lui faire accomplir un miracle ? Je n’en savais rien mais au vu de ses actes, il semblait croire que continuer à tirer comme cela, allait lui permettre de se sortir de cette situation…

    Restant bien tranquillement derrière mon établi, je tâchais de repérer l’endroit d’où pouvait bien tirer mon adversaire… Au vu de son entêtement à riposter, je n’eus aucun mal à me faire une vague idée de sa position et ce malgré la fumée. Il ne me restait plus qu’à attendre qu’il recharge son arme pour aller à sa rencontre et lui mettre une bonne raclée… Le plus dangereux était bien évidemment le trajet qui me permettrait de le rejoindre… Celui-ci pouvait après tout recharger son arme très vite et se remettre à tirer… ce qui si j’étais à découvert, me mettrait dans une fâcheuse situation. Mais je n’avais malheureusement pas d’autre choix que de faire cela… vu que le droide n’avait plus de quoi produire un autre écran de camouflage. C’était donc quitte ou double….

    Attendant qu’il décharge son arme, je n’attendis pas une seconde pour bondir par-dessus l’établi une fois que son arme fut vide. Malgré la douleur que j’éprouvais encore au niveau de mon abdomen je tâchais de courir le plus vite possible vers sa position… Un observateur aurait très bien pu croire en cet instant que j’étais poursuivie par une armée de Mandalorien vindicatif tellement j’essayais de dépasser mes limites physiques…
    Alors que j’arrivais enfin vers sa position, j’entendis le cliquetis d’une arme et compris très vite qu’il avait réussi à la recharger. Sans hésiter, je sautais vers la silhouette que je pouvais distinguer dans tout cet amas de fumée… Mon poids ajoutée à mon élan fit que j’entrainais cet homme au sol ce qui lui arracha entre autre des mains son arme… S’ensuivit alors un bon vieux combat de pugilat… qui se révéla être très vite en ma défaveur. Mon adversaire était bien plus robuste et plus expérimenté que moi… Qui plus est, face à lui je n’étais qu’un bleubite en termes de combat… Autant dire, que je m’en pris plein la gueule…
    J’avais beau enchainer les crochets du droit et du gauche…rien n’y faisait… Il restait encore debout… Il semblait même prendre plaisir à me voir me débattre vainement… Bien entendu il ne manqua pas de me cogner à son tour… Outre quelques coups poings au visage dont un qui éclata l’une de mes lèvres et un autre aura sans doute pour conséquence de me faire hériter d’un sympathique œil au beurre noir, mon ennemi ne manqua pas de me boxer à l’estomac…et notamment à l’endroit ou se trouvait ma cicatrice. Au vu du sang qui maculait mes vêtements, il avait pensé à raison que j’avais été touché à un endroit ce qui me handicapait mais aussi pouvait me faire ressentir de la douleur si on le touchait avec très peu de délicatesse… Pour faire simple, j’étais dans une piètre situation et je prenais la raclée de ma vie…

    Ce qui devait finir par arriver, arriva… A l’aide d’un coup de genoux bien senti dans mon estomac puis d’un autre coup de poing, je m’effondrais sur le seul. Même si je n’étais pas en grande forme, j’étais toujours résolue à me battre même si je savais que j’étais en train d’aller au casse pipe... Qui plus est, j’avais été blessé dans ma « fierté » de militaire… Un enfoiré de première extérieur à l’armée, était en train de me malmener alors que moi qui avait reçu pourtant une excellente formation n’arrivait à rien… Il était temps que ça change !
    Je me remis debout sans plus tarder et allais à sa rencontre avec la farouche envie de lui rendre la monnaie de sa pièce. M’approchant au plus près de ce dernier, j’évitais un de ces crochets et en profitais pour lui donner un bon coup de pied dans les valseuses… ce qui de toute évidence le déstabilisa. Certes, ce n’était pas très glorieux, mais c’était là la seule solution que j’avais trouvé pour prendre l’avantage sur le mercenaire. Sans plus tarder, j’enchainais les crochets mais également les coups de pieds retournés ce qui au bout d’un certain temps le projeta au sol.
    Sans aucun état d’âme, je ramassais alors son arme et l’abattis d’un simple tir en pleine tête… J’en avais enfin fini avec toute cette histoire. J’étais certes mal en point, mais j’étais bien contente d’en être sortie vivante même si je gardais la tête froide vu à quel point j’en avais pas mené large pendant toute la durée de cette histoire.

    Un bruit d’ascenseur me ramena à la réalité et mue par le peu d’adrénaline qu’il me restait mais aussi par réflexe, je pointais mon arme vers l’endroit d’où venait ce bruit. A la vue du lieutenant mal en point j’abaissais aussitôt mon fusil et accourut vers elle. D’après ce que je pouvais voir, elle aussi avait eu pas mal de démêlés avec les personnes présentes dans cet immeuble. Au moins elle en était sorti victorieuse et presque en un seul morceau… si l’on exceptait le sang qui la maculait, son bras manquant et les morceaux de verre que je pouvais apercevoir enfoncés dans sa peau. Elle était franchement plus à plaindre que moi…

    Son seul et unique commentaire correspondait exactement à ce que je me disais vu que l’on en avait fini avec tout cela… Des vacances nous feraient sans doute du bien…mais c’était sans compter sur l’état major.


    « Des vacances ? Je vous l’accorde, nous en aurions bien besoin… mais vu ce que nous avons fait ici, j’ai la nette impression que l’on va nous faire vivre un cauchemar… et ce pendant notre temps de repos… Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je me passerais bien de faire la une de l’holonet après tout cela ! A vrai dire, je réclamerais presque que l’on m’affecte à une mission et ce le plus tôt possible afin de ne pas avoir à supporter les journalistes et les politiques ! » Je soupirais déjà rien qu’en imaginant le monde qui devait être présent à l’extérieur de la Vector Tower « Enfin…si vous le désirez, je peux faire en sorte que vous ayez des vacances loin des médias et ce en prétextant que votre état nécessite du repos et du calme ! Mais avant de songer à tout cela, il faudrait quand même songer à vous arranger un peu ! »

    Même si voir des membres synthétiques ne me gênaient pas, je devais reconnaitre que voir le lieutenant avec simplement des câbles et non un bras était assez déstabilisant. Même si je ne pouvais rien faire pour la soigner, je pouvais au moins lui rendre la pleine capacité de ses mouvements.
    Ainsi, je la forçais à s’asseoir contre un mur et à patienter le temps d’arranger ce léger souci. Je me doutais qu’avoir simplement des câbles à la place d’un bras ne devait pas être très agréable surtout quand on voyait que ces câbles étaient encore en activité du fait de l’électricité qui jaillissait à l’extrémité de ces derniers. Elle devait sans doute ressentir comme des picotements ou comme des élans de douleurs vu que ce genre de câbles représentait le système nerveux… Autant dire que cela ne devait pas être une partie de plaisir.
    A l’aide de ses instructions, je désactivais l’ énergie qui alimentait ce bras à l’aide d’un dispositif prévu à cette intention au niveau de l’épaule, puis une fois ceci fait, j’enlevais les vestiges du bras d’Artémis.

    C’est à ce moment là que le droide manifesta sa présence à l’aide d’une série de Bip bien sonore. Me tournant vers lui, je vis qu’il avait apporté avec lui un bras mécanique. D’après son discours, il s’agissait du dernier modèle de prothèse haut de gamme produit par Truman. Celui-ci, selon le droide, n’avait même pas encore été écoulé sur le marché. Qui plus est, l’astromécano me signala qu’il avait prévenu les autorités à l’extérieur et ce à l’aide d’un terminal afin de nous permettre de sortir sans trop de soucis de cet immeuble. Il aurait été en effet fâcheux que l'on se fasse canarder par des alliés durant notre sortie...
    Remerciant le droide d’un signe de tête, je commençais à fixer le bras de rechange au corps du Lieutenant. Cette tâche ne me fût pas facile vu que j’étais peu rompu à ce genre de pratiques. Au bout d’un certain nombre d’essais, je parvins à mettre parfaitement en place la prothèse ! Il ne me restait plus qu’à l’activer… ce ne risquait pas d’être au gout de Santar… Activer le système électrique d’une prothèse était toujours douloureux pour le « patient »… Malgré la modernité de la prothèse, personne pour le moment n’avait su pallier ce léger défaut de conception… Et dire que pourtant le génie humain avait permis de créer une arme capable de détruire des planètes en un seul tir… A la vue d’une telle chose, on pourrait penser que rien ne nous était impossible… et bien non…
    Le seul moyen de parvenir à faire ressentir le moins de douleur possible à Santar était de la distraire ou du moins de focaliser son esprit sur autre chose… Autant dire qu’un seul moyen me venait à l’esprit… Cette « diversion » ne risquait pas d’être au gout du Lieutenant mais je n’avais rien de mieux à proposer…

    Je m’approchais d’elle puis…laissant mon instinct ou mes sentiments prendre le dessus, je n’aurais su le dire…. Je l’embrassais et ce…à l’aide de toute la passion dont j’étais capable… Certes j’étais loin d’être une experte dans ce domaine, et ce baiser représentait mon tout premier baiser… Néanmoins je tâchais d’être la plus performante possible…. Même si je n’osais me l’avouer à moi-même, j’appréciais le contact de ses lèvres si douces avec les miennes… Ce baiser réveilla en moi un tumulte de sentiment que je n’aurais su qualifier…vu que je n’étais pas une personne habituée à ce genre de chose… Autant dire, que j'ignorais vraiment sur quel pied danser...
    D’après ce que j’avais pu voir, le lieutenant semblait vraiment surprise de mes actes mais aussi gênée de par le fait qu’elle rougissait et elle n’avait semble-t-il pas ressenti la réactivation de son membre vu que j’avais procédé à son activation pile au moment ou je l’embrassais…

    Rompant ce baiser, j’évitais de la regarder dans les yeux et me contentais de dire :


    « Je pense que nous devrions partir d’ici… »

    Artémis avait sans doute remarqué que je rougissais et ce de façon très nette… Je n’étais pas franchement quelqu’un de très à l’aise avec mes sentiments et même quand je tentais de m’en cacher, je rougissais ce qui faisait que tout le monde pouvait savoir que j’étais très gauche dans ce domaine… C’était sans doute l’une des seules choses sur lesquelles je n’avais pas de prises dans ma vie… Qui plus est les sentiments et le désir que j'avais ressenti durant cet instant si...magique avaient fait naître en moins une sorte de remise en question... ou plutôt son équivalent sentimental vu que cette remise en question n'avait rien de logique...
    Ce fut donc sur ces entrefaites que nous remontâmes à la surface…

    Après être arrivées au rez-de-chaussée et après avoir rencontré, de nombreux personnes dont des forces de l’ordre mais également des infirmiers et médecins, je pus constater le bazar qu’avait engendré toute cette situation au dehors. En plus de voir de nombreuses forces de sécurité et de véhicules, je remarquais la présence de journalistes qui ne manquèrent pas de m’interpeller lorsqu’ils me virent… Le droide astromécano, qui avait d’ailleurs décidé de nous suivre, avait sans doute du transmettre ses données non seulement aux forces de sécurité mais aussi à tous les canaux à proximité… Bref… si l’on exceptait la soudaine envie que je ressentais de mettre en pièce ce droide, je soupirais d’avance en imaginant non seulement les titres sur l’holonet mais aussi la tonne de paperasse que j’allais devoir remplir.

    Bien évidemment notre sortie se solda par un passage dans une antenne médicale… chose qui me fît grimacer. S’il commençait à m’examiner sous toutes les coutures, il y avait fort à parier qu’ils allaient me recommander d’aller dans une cuve à Bacta… Or pour le moment je n’en avais guère l’envie. Je n’aspirais qu’à un repos bien mérité loin de tout ce tumulte ! J’eus pour râler comme jamais, je dus quand même me résoudre à coopérer…
    Fort heureusement pour moi, ils avaient du comprendre que je ne désirais guère les accompagner… Ils se contentèrent donc de m’apposer quelques pansements au Bacta et me conseillèrent d’aller me faire examiner plus attentivement quand j’aurais plus de temps vu que pour le moment mes jours n’étaient pas en danger même si ma blessure à l’abdomen demeurait assez grave à leurs yeux.


    C’est alors que dans toute cette cacophonie se fît entendre une voix tonitruante que le Lieutenant et moi connaissions, malheureusement fort bien :


    « Laissez-moi passer ! Laissez-moi passer, sale raclures de Confédérés ! » Il s’approcha enfin de nous « Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait dans cette immeuble ?! Vous avez failli nous faire tuer avec vos actes de bleubite mes deux louloutes ! Si je n’avais pas été là pour vous sauver la mise, personne ne s’en serait sorti ! Vous n’êtes vraiment que deux militaires de bas étage incapable de tenir un fusil mais au contraire capable d’écarter les jambes quand c’est nécessaire ! »

    Ce fut le commentaire de trop pour ma part… Sans attendre qu’il surenchérisse, je lui octroyais un crochet du droit dans son visage et ce de toute mes forces. Il m’avait suffisamment exaspérer pour recevoir un tel traitement. Devant la violence du coup, il fut bien entendu sonné ce qui m'enchanta. D’ailleurs je remarquais avec amusement que de nombreuses personnes avaient filmé la scène. Les recrues sous sa direction avaient désormais à disposition un moyen de faire chier profondément cet homme. Je ne l’enviais pas du tout ! Et puis je ne venais que de lui retourner l’ascenseur ! Après tout il nous en avait bien fait baver, Artémis et moi, durant nos classes mais aussi durant cette soirée. Ce n’était qu’un simple retour des choses.
    Avec une pointe d’amusement, je ne pus m’empêcher de dire au Lieutenant :


    « Vous êtes toujours si sûre qu’une Daala n’oserait pas commettre certains actes en public ? » Je la regardais droit dans les yeux « Si vous êtes toujours partante pour boire un verre, je vous invite chez moi ! Qu’en dites-vous ? »


Dernière édition par Severnaya Daala le Lun 24 Déc - 14:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Sam 15 Déc - 22:27

Oui, à ce moment-là, la seule pensée qui traversait le cerveau de Santar était de s’offrir des vacances, du repos afin de pouvoir récupérer. Elle avait un peu honte d’être aussi fatiguée pour un simple trip de combat, mais l’affrontement avec cette créature de métal étrange l’avait épuisé et grandement éprouvé, dans d’autres conditions, elle n’osait même pas songer à ce qui serait advenu d’elle, non, il était préférable de ne pas y penser. Faisant tous les efforts du monde pour oublier les douleurs causées par ses multiples ecchymoses, son bras arraché ainsi que les morceaux de verres mordant sa peau, le lieutenant de la 501ème légion clone n’était toutefois plus en état de combattre pour le moment, il lui fallait au moins un nouveau bras. Severnaya fit une nouvelle fois preuve de sa force de caractère en affirmant qu’elle souhaitait qu’on l’affecte le plus vite possible a une nouvelle mission afin de pouvoir échapper aux journalistes et a la une de l’holonet, mais cela serait probablement impossible, même en appelant Graisseur afin qu’il s’occupe de faire le ménage a grand coup de coude. Toutefois, cette réplique amusante eue le mérite de tirer un sourire à l’ainée des Santar. Serviable, la jeune femme proposa même de lui offrir un lieu de vacance reculé de tout ou personne ne viendra l’ennuyer pendant longtemps, mais elle ne l’entendait pas de cette oreille non plus…

« Je doute fortement qu’ils viennent me pourrir sous les pluies acides de Vjun, c’est aimable de votre part, mais comme vous, je n’ai guère envie d’être trop longtemps au placard. »

Toutefois, il fallait faire quelque chose pour ce bras endommagé, elle ne pouvait qu’être d’accord sur ce point, aussi, bien qu’elle ronchonna quelque peu, elle laissa Severnaya la forcer à s’asseoir en veillant à ne pas la faire tomber en même temps. Le contact avec le mur et le sol froid lui fit du bien et, posant sa tête vers l’arrière, elle ferma un instant les yeux en poussant un soupir de soulagement. Il y avait quelque chose de fort agréable de pouvoir enfin avoir le droit à une pause, mais aussi dans le sentiment que le pire était passé, affronté la colonne de journaliste était certes désagréable, mais au moins, elle n’y risquait pas sa peau comme durant les instants précédent et cette simple constatation n’avait finalement pas de prix. En tout cas, il était certain qu’avoir un bras mécanique arraché n’était pas la chose la plus agréable que l’on puisse avoir lorsque l’on était cyborg : chaque impulsion électrique produisait une douleur plus ou moins vive et elles étaient très nombreuses, autant dire que même si elle ne pouvait pas avoir un nouveau bras tout de suite, elle serait en revanche ravie de retirer celui-ci qui était endommagé afin de ne plus avoir à subir ses courts jus régulier qui ne faisait que lui imposer une torture qu’elle ne désirait guère.

Artémis expliqua rapidement à Severnaya comment la débarrasser de son moignon métallique. En fait, il suffisait d’appuyer sur un bouton situer sur l’épaule afin de pouvoir couper l’alimentation énergétique et pouvoir ensuite actionner deux systèmes mécanique retirant le bras et donc permettant au bras de glisser, il n’en restait plus que des miettes, mais ce n’était qu’une prothèse en métal et il en faudrait plus à Artémis pour être effrayée. La jeune femme regarda son bras avec détachement, elle était habituée maintenant à voir sa prothèse être pulvérisée et n’avait aucun attachement pour cette dernière, ce n’était pas son bras, juste un bout de métal lui permettant de l’utiliser comme n’importe qui le ferait avec un membre organique, et un peu plus encore certes… La demoiselle n’y portait toutefois aucun attachement sentimental et pour l’instant, la seule chose qu’elle ressentait était un soulagement suite à la fin de la douleur. Bien entendu, elle savait que poser le nouveau ne serait pas de tout repos et que la douleur serait intense, mais elle saurait serrer les dents et la supporter sans s’humilier, dix ans qu’elle vivait avec ses membres de métal, elle était donc habituée à souffrir désormais et savait y puiser une force de caractère bien à elle.

Sur ses entrefaites, un droïde astromécano fit son apparition avec un nouveau bras, un prototype du propriétaire de la boite, qui n’était même pas encore sur le marché et qui était son plus performant apparemment. Artémis attendait de voir, un nouveau type de prothèse lui serait surement bénéfique, pour l’instant, elle était prête à prendre un modèle pas très performant, pourvu qu’elle est deux bras en attendant de pouvoir retrouver ses habituels. Le droïde avait également veillez à prévenir les forces de police de l’Alliance pour permettre aux deux femmes de sortir sans problème du bâtiment, ce qui représentait un avantage indéniable, mais signifiait probablement également que la presse serait présente… Santar ne voulait même pas y songer, pour l’instant de toute façon, elle avait une épreuve au combien plus difficile qui l’attendait : la pose de ce fameux bras révolutionnaire qui lui donnerait la possibilité de retrouver enfin toute sa faculté de mouvement. Elle essaya de guider verbalement l’héritière Daala dans la pose de la nouvelle prothèse, mais le fait qu’il s’agisse d’un modèle différent ne facilitait pas forcément la tâche, malheureusement, les standards n’étaient pas uniforme selon les entreprises, même pour ce genre de produit, elles essayaient de fidéliser le client avant même de penser au confort de ce dernier, toutes des pourries…

Lorsqu’elle fut finalement en place, Severnaya trouva une méthode bien particulière pour l’empêcher d’avoir mal puisqu’elle vint l’embrasser. Pour beaucoup de monde, ce baiser n’aurait rien eu d’autre qu’un air répugnant, les deux femmes étaient épuisées, blessée, avaient un goût de sang dans la bouche et avait clairement besoin de repos. Mais un premier baiser après une épreuve aussi difficile et échanger avec tant de passion laissait plus de traces que tous les inconvénients que l’on pouvait y voir, même une femme comme Artémis était capable de s’en rendre compte. Ce moment si agréable fut bien trop bref aux yeux de l’ainé Santar, elle avait était si surprise qu’elle n’avait même pas pu participer pleinement, ce qui représentait une certaine frustration, mais elle n’était dérangée de l’avoir offert à elle. Furtivement, l’idée de ses hommes se disputant pour interpréter les paris sur cette soirée lui offrait une image amusante, mais ce moment intime l’avait également perturbée et elle rougit quelque peu, baissant la tête pour tenter de ne pas le montrer, un geste futile, c’était trop visible pour qu’elle parvienne à le dissimuler de cette seule manière. En rompant le baiser, la jeune femme signala qu’il était temps de partir, elle rougissait encore plus que Santar, ce qui lui donnait un air plus mignon. Pour détendre un peu l’atmosphère, Artémis décida de faire un peu d’humour en répondant comme seul un membre de la 501ème légion clone pouvait le faire


« D’accord, avant que le droïde ne nous fasse une crise de jalousie ! »

La jeune femme se redressa et bougea son nouveau bras afin de pouvoir s’habituer au mouvement de celui-ci avant de prendre la suite de l’héritière Daala vers la sortie. Décidément, cette planète ne lui réussissait clairement pas, à chaque fois qu’elle venait, cela tournait automatiquement a la catastrophe et il fallait faire preuve de mesure désespéré pour s’en sortir : au moins, cette fois, elle n’avait perdu qu’un bras mécanique, car Alexeï n’aurait pas était présent pour lui sauver la vie. Il fallut remonter au rez-de-chaussée afin de rencontrer enfin du monde. Des membres du personnel de sécurité avant tout qui venait féliciter les deux femmes, ce qui pouvait être quelque peu gênant. Artémis fit quelques signes signifiant que ce n’était rien, la seule chose qu’elles avaient faite, c’était faire leur devoir et rien d’autre. Pas de journaliste en vue pour l’instant, en revanche, elles eurent le droit toutes les deux à un passage par l’antenne médicale : entre ses cicatrices et ses nombreux bleus, Severnaya n’était pas particulièrement belle à voir, quand à Artémis, elle souffrait de nombreuses coupures et avait encore des morceaux de verre dans le corps. Elle laissa les toubibs faire leur travail sans rechigner, elle savait très bien qu’elle avait besoin de se débarrasser de ses saloperies et donc se laissa faire sans broncher. Après la pose de nombreuses compresses, les docteurs libérèrent les deux femmes, mais ce temps de pause avait laissé le temps a l’astromech de refaire son apparition, celui-ci ne semblait pas vouloir lâcher d’une semelle Severnaya.

Alors qu’elles pensaient avoir traversée le pire, une voix bien connue ce fit de nouveau entendre au-dessus du brouhaha pourtant puissant de la pièce : Hartmann avait survécu et s’approchait des deux femmes avec un air particulièrement courroucé. Cette fois, elles n’allaient pas coupée à la leçon de morale, un instant, Artémis regretta d’avoir lancé la grenade, elle aurait mieux fait de laisser les otages à leur sort, si cela avait pu faire tuer cet imbécile d’Hartmann. Mais elle chassa bien vite cette pensée, si des invités étaient morts, l’Alliance aurait placé cela sur le dos des Vestiges Impériaux et c’était une chose que Santar ne désirait absolument pas ! Bien entendu, Hartmann fit une nouvelle fois preuve de sa grande stupidité en insultant les deux femmes et en vantant ses propres mérites en affirmant qu’il avait sauvé la situation et qu’elles n’étaient bonnes qu’à écarter les cuisses. Alors qu’Artémis allait faire une réplique cinglante en indiquant a son ancien sergent instructeur que c’était fort dommage, car elle commençait à avoir mal à la main, Severnaya décida de régler elle-même le problème d’une bonne droite qui envoya le sergent dans les vapes, alors qu’il était filmé par les caméras de l’Holonet… Sa réputation allait en prendre un sacré coup cette fois, il l’avait bien mérité ! La jeune femme repris la parole et Artémis se tourna naturellement vers elle, elle lui proposait de la suivre chez elle afin de pouvoir boire un dernier verre… Oui, elles avaient bien mérité de pouvoir s’offrir un petit remontant !


« Je dois admettre que vous m’épatez, un coup pareil va entrer dans les annales de l’académie de la 501ème pour longtemps ! J’accepte avec plaisir pour le verre, après une soirée pareil, cela ne peut que nous faire du bien, je vous suis. »
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MessageSujet: Re: Piège de cristal [PV Severnaya Daala] [Terminé]   Lun 24 Déc - 14:33

    Sans ajouter quoique ce soit aux paroles du Lieutenant, je l’invitais à me suivre vers l’endroit où avait été apprêté mon speeder. Vu l’état dans lequel se trouvait les personnes présentes, il était totalement exclu qu’un membre du personnel de la Vector Tower ait pensé à me ramener un véhicule… Il y avait donc fort à parier que je devais ce miracle à ce petit tas de ferraille qui était je devais le reconnaitre très serviable même s’il avait son caractère… D’ailleurs il semblait s’être un peu entiché de ma personne vu son obsession à vouloir me suivre. Au vu des services qu’il m’avait rendu, je ne comptais pas le rabrouer pour cela ! Il faisait preuve d’un esprit d’initiative peu commun et était assez compétent ! Quoi demander de plus ! L’avoir à mon service ne me posait donc aucun problème même si je devais le reconnaitre, j’allais devoir m’habituer à avoir de la compagnie !

    Invitant Santar à prendre place dans le speeder et laissant le droide astromécano prendre ses aises, je tournais les clés et mis aussitôt les gaz sans me soucier du respect des lois en vigueur au sujet du pilotage de véhicule en pleine ville. Au vu de ce que nous avions accomplis Artémis et moi, je doutais que l’on n’ose nous appliquer un quelconque PV !
    Pendant tout le trajet, aucune de nous deux ne pipa mots. Pour le Lieutenant, j’imaginais que toutes épreuves l’avaient fatiguée et qu’elle prenait en ce moment un repos bien mérité. Dans mon cas, j’avouais ne pas trop savoir quoi dire… J’étais peu habituée à avoir des relations avec quelqu’un en dehors du cadre professionnel… A la mesure j’étais capable de débattre d’un sujet quelconque mais dès que cela pouvait toucher le domaine privé, je me montrais extrêmement maladroite… Dans le cas présent, je savais que je risquais de me montrer encore plus ridicule vu que j’avais osé l’embrasser… chose que je n’avais jamais faite avec quelqu’un avant… Bref, autant dire que cela me perturbait un peu même si je m’efforçais de n’y accorder aucune importance pour le moment. Fort heureusement, le Lieutenant n’avait fait aucune allusion à ce sujet ce qui faisait que je n’éprouvais qu’une gêne minime.
    Ce n’était bien sûr pas la seule raison pour laquelle je ne disais rien. J’étais moi aussi assez fatiguée… Mon corps avait atteint ses limites et ne demandait qu’à aspirer à un bon repos… chose que je comptais bien lui donner. Toute cette histoire m’avait permis d’ailleurs de découvrir qu’il était nécessaire de reprendre un entrainement physique des plus intensifs si je voulais acquérir un bon niveau dans le domaine du combat à mains nues mais aussi dans le domaine de l’escalade… Après tout à cause de cette lacune, j’avais bien failli mourir… Il était donc totalement exclu que j’ignore cela ! Sans la présence de Santar, il y avait fort à parier que j’aurais fini refroidi par un tir de Blaster dès le début de tout ce remue-ménage.

    Une fois chez moi, je me contentais d’un simple « Bienvenue » puis sans rajouter une quelconque phrase, je me dirigeais vers mon « bar » laissant donc Artémis observer ma résidence… résidence qui à la base n’était pas ma propriété mais celle de ma grand-mère… ce qui expliquait le luxe de certaines pièces même si depuis que j’avais cette propriété entre les mains, j’avais mis un point d’honneur à opérer certaine modification comme par exemple… le changement du lit… En effet j’avais changé le lit luxueux de ma grand-mère pour une simple couche de militaire ce qui me suffisait amplement. Bien évidemment, je n’avais jamais pris la peine de changer tout cet environnement de fond en comble vu que je passais la majeure partie de ma vie sur un vaisseau… vaisseau qui était à mes yeux mon véritable chez moi contrairement à cet endroit qui m’avait vu grandir et devenir la femme que j’étais aujourd’hui.

    Me saisissant d’une bouteille d’un alcool assez fort, je reviens vers Artémis et lui tendit un verre après l’avoir servi. Puis levant mon verre, je me contentais de dire :


    « A votre réussite Lieutenant !»



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