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 [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)

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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Lun 5 Nov - 18:07

Dash prit peur. Ce n'était pas la peur qu'il avait appris à gérer, celle d'avoir été découvert ou encore la terreur qui rongeait un agent qui craignait la torture si il se faisait attraper. C'était une peur ancestrale que peu d'hommes avaient connus, et les derniers à l'avoir ressenti gisaient désormais morts, étendus au sol dans une salle obscure sur une planète qui avait été oubliée pendant près de vingt ans malgré les richesses qu'elle aurait pu apporter et dont elle était toujours pourvue. C'était dur, très dur pour le jeune capitaine, qui pensait à Miranda, quelque part sur Coruscant attendant le retour de son amant, avec qui elle devait se marier.

Et pour cela il allait devoir survivre à cette enfer, dans la ardeur du combat, de la peur. Le capitaine suivit le cyborg tout en marmonnant des commentaires comme *toujours devoir s'enfoncer dans des tunnels. Bordel je suis un espion pas un soldat ou spéléologue !* ou encore *le premier qui se pointe il va se retrouver avec un deuxième trou assez peu redondant*. Rien de bien poétique à vrai dire. Même presque honteux à vrai dire. Puis les bruits vinrent, des cliquetis, des bruits de pas. Cela ne semblait... cela ne semblait pas humain. Qu'est ce qui vivait sur cette putain de planète ! Dash ne voulait pas le savoir mais il avait un devoir et il l'accomplirait. Pour Miranda, pour la Confédération pour la vie.

Le cyborg, aux allures étranges, l'amena à son domaine, sa cachette tout en respirant laborieusement. Dash avait entendu des légendes sur Dark Vador, l'asthmatique en force comme il plaisait aux soldats de l’appeler rigolant à la fois de son armure et de son statut de Sith, manieur d'étranges pouvoirs. Mais le Capitaine des services de renseignement avait déjà vu des Jedi à l'oeuvre lorsqu'il faisait parti des Gardes du Sénat. Et la Force existait vraiment. Il ne savait pas à quel point mais elle était réelle. Et mystique;

Dash se plaça au côté du cyborg, qui avait pris les armes pour combattre un ennemi toujours invisible. Il leva son pistolet comme si il se préparait à un duel et serra les dents. Si les étranges bestioles voulaient du combat elles finiraient mortes sur le granit. Il sourit à l'être étrange et se dit tout au haut.


"Beau jour pour mourir n'est ce pas ? Dites avant qu'on ne soit qu'un tas de charpie au sol vous voulez me parler de Steria. Qu'est ce qui se passe ici bordel ?! Dites moi et si je survis je vous vengerai de cet homme."
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Ven 9 Nov - 18:50

La navette se posa dans la baie ventrale du Hadès avec un sifflement. Au même instant, le destroyer Nebula activa ses propulseurs subluminiques , sans doute pour se rendre au point de rendez-vous.
Azaren descendit et fut accueilli par deux stormtroopers, qu'il congédia en leur demandant d'aller vérifier l'état de santé de l'équipage afin de repérer toute trace de ce mystérieux mal qui avait décimé les troupes au sol en les rendant sauvages et sans aucun raisonnement, s'il en croyait ce qu'il avait reçu durant son voyage en navette. Retrouver la passerelle du Hadès le fit sentir chez lui : bien qu'ayant un appartement sur Csilla et sur Coruscant il ne trouvait pas de meilleur habitat qu'un vaisseau de combat, avec ses multiples milliers d'êtres, vivant rassemblés dans un même but : la victoire et l'honneur.

Les officiers du pont, toujours aussi actifs, se turent en entendant le son de ses bottes militaires contre le sol lustré. L'un d'entre eux, le contremaitre Hawkins, un humain d'une quarantaine d'années, s'avança vers Azaren et se mit au garde à vous.

- Repos.

- Monsieur, nous nous éloignons de Steria mais toutes les troupes n'ont pas pu être évacuées. De plus, le transporteur lourd Atlas nous fait parvenir un SOS en boucle depuis une minute : ils sont atteints par ce mystérieux phénom...

« Commandant! Ici le lieutenant Molokai! Il faut impérativement avertir Coruscant et évacuer la zone! La planète émet un type d’onde, de radiation ou d’énergie inconnu. Toute la surface en est baignée ainsi que la flotte. D’après les scanners, les zones les plus saturées étaient sur le chemin des troupes qui se sont retournées contre nous… En attente de vos ordres, mon commandant. »

Le comlink du Chiss, encore allumé, avait aboyé cette phrase coupant ainsi l'élan du contremaître. Azaren prit quelques secondes pour digérer l'information puis se sentit mourir. Cette mission était un véritable enfer, dont ils pouvaient sortir vivants et perdants ou vainqueurs mais tous morts. Le dilemme était rendu cornélien par les vies de tous ceux qui servaient encore l'AG et qui allaient sans doute périr si rien n'était fait. Il avait pensé pouvoir mettre le plus grand nombre à l'abri avant que cela ne tourne mal mais la radiation ou quoi que ce soit l'avait pris de vitesse. Et le Chiss était mauvais, très mauvais perdant. Il allait vaincre cette saleté avant les scientifiques de la confédération et pour cela une chose devait être faite, à savoir faire passer la fin avant les moyens. Il détestait devoir en venir à ce type de raisonnement mais à part rentrer immédiatement à Coruscant les options étaient peu nombreuses.


- Que tous les vaisseaux s'éloignent de la planète jusqu'à sortir du rayon d'action de cette...chose. Feu à volonté sur tout ce qui s'apparente à une perte de raison. Une fois sortis de la zone à risque, que tout le personnel non indispensable à l'armement du Hadès évacue vers d'autres vaisseaux jusqu'à nouvel ordre. Je ne veux que des scientifiques et des canonniers à bord, plus le personnel d'utilisation et de maintenance des scanners.


Il l'avait fait. Il avait abandonné ses hommes face à eux-mêmes et à ce mal qui les rongeait. Il avait pris le risque de finir déshonoré pour avoir une chance de comprendre comment marchait cette "maladie". La réponse de Coruscant arriva : elle l'enjoignait de continuer la mission. Sans surprise, il accusa réception et se remit à penser à son sort. Observer ce qu'allaient faire les malades après avoir pris le contrôle du Atlas serait une bonne indication de comment ils raisonnaient.


Il fut soudain pris d'une inspiration... divine, c'était le mot : une véritable idée de génie, sans doute la clé de certains de ses problèmes. Le Hadès s'immobilisa et les troupes se massèrent pour en sortir, ainsi que tous ceux qui n'étaient pas requis. Un sourire éclaira un instant le visage ridé de stress du Chiss.

- Révision des ordres : en plus des scientifiques, faites monter à bord du Hadès des relais com assez puissants pour atteindre l'ensemble de la planète. De plus, je veux que les chasseurs E-Wing soient prêts à décoller et deux douzaines de droïdes sonde H-K. Que le personnel des antennes com et celui de manutention des droïdes ainsi que des E-Wing reste à bord.

Les officiers le regardèrent intrigués mais exécutèrent les ordres, et moins d'une heure et demie après c'en était fini des préparatifs. Restait à synchroniser les droïdes aux consoles de communication et à retirer tout programme d'intelligence artificielle. Si ils n'avaient strictement aucun processus logiques la maladie n'aurait pas d'emprise sur eux, et Azaren contait sur ceci pour garder un œil sur le déroulement des évènements au sol.


En une heure supplémentaire c'était fait et les E-Wing pilotés à distance par les techniciens s'apprêtaient à décoller pour dégager la voie aux droides H-K. Le chiss regarda sur l'affichage tactique et vît que l'Atlas avait éteint son transpondeur. La maladie avait du les avoir tous en fin de compte. Il était descendu voir la fin du processus et se tourna vers les techniciens :

- Bien, faites décoller les chasseurs et neutralisez l'Atlas : dès que c'est fait vous pourrez procéder à l'envoi des droïdes. Tout en manuel, je répète tout en manuel, n'activez rien qui puisse donner aux droides ou aux vaisseaux une once d'intelligence.

Il hésita quelques secondes puis décida de se rendre à la passerelle pour voir de ses propres yeux ce qu'il avait fait à ses hommes, comment il les avait trahis.
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Mar 13 Nov - 2:48

Sur son piédestal, l’hologramme de l’intelligence artificielle semblait léviter. Son regard était lointain, comme perdu dans la contemplation des étoiles à travers la baie vitrée du vaisseau. Steria se dessinait juste la, à porté de main, en partis caché dans l’ombre… Mais en vérité, Sérina était préoccupé par sa protégée, celle sur qui elle devait veiller … Inaya… Le visage de l’IA changea légèrement, ses sourcils s’arquèrent tandis qu’elle recevait la communication du Mandalorien. Elle prit le temps d’analyser ses propos, notant dans un coin de ce qui était son esprit qu’elle allait devoir revaloriser la primes de Doman Abi … elle se concentra ensuite sur Inaya Nhara.

« Hallucination. Je pense que ce qui a affecté les Corelliens est en train de l’affecter elle aussi. Elle a vu Talia, elle pouvait la toucher et l’entendre, mais elle est la seule … Si vous-même ressentez quoi que ce soit d’anormal, faites le moi savoir. »

En même temps, sur Steria, dans les ruines de la base Corellienne, Inaya marchait aux côtés de ses hommes. La moitié des effectifs de départ étaient présent, soit vingt-cinq personnes, Doman et elle incluse … La rousse avait vu pire dans sa vie au sein du Consortium, bien entendue, mais cet endroit la rendait réellement mal à l’aise, ce petit picotement dans sa nuque ne l’avait pas quitté et ses hallucination ne l’aidaient guère à rester lucide … devenait-elle folle ? Était cela qui avait eut raison des précédents occupants ? La folie ? Inaya avait l’impression que sa femme avait omit des détails par rapport à cet endroit, elle ressentait une irrépressible envie de refermer ses doigts autour de son cou et de l’étrangler … même si ce n’était pas cela qui allait avoir raison de Zann étant donné que celle-ci n’était pas humaine. La rousse secoua la tête, ses cheveux se décoiffant encore plus qu’ils ne l’étaient déjà … comment pouvait-elle seulement imaginer tuer Talia ? Cette planète manipulait telle également ses pensées ? Tout en passant une main dans ses cheveux, Inaya fit une halte tout comme ses hommes, le temps d’inspecter le coin. A cet instant, elle reçue la communication de Pyrrhus… A qui elle répondit d’une voix un peu sèche, comme si elle était énervée alors que ce n’était pourtant pas le cas.

« Sérina te l’envoi. »

Au moins, la jeune femme restait pareille à elle en ne s’embarrassant pas de vouvoiement. C’est alors qu’elle entendit de nouveau sa voix … et la vis lorsqu’elle tourna la tête. Elle fit des efforts pour tenter de maîtriser l’expression de son visage alors que Talia, ou plutôt l’hallucination, débitait ses paroles qui sonnaient très … Taliaesque. C’était sa façon de parler, de bouger … et cela était réellement très troublant. Inaya suivit l’apparition du regard, sans réellement bouger, jusqu’à ce que celle-ci disparaisse de son champ de vision …

C’est alors que des hurlements d’agonie se firent entendre, hérissant les poils de la rousse sur ses bras. Lançant la Force, seule véritable alliée en ces lieux maudits, elle sonda les environs mais ne découvrit rien d’intéressant … Si ce n’est que d’un instant à l’autre la vie qui animait les mutins s’envola. Inaya ressentit ces morts à travers la Force, comme une vague qui ne parvint cependant pas à la faire flancher, il lui en fallait plus que ça. Tout en se remémorant sa conversation avec Sérina, la jeune femme et les autres mercenaires se placèrent en formations serrée, avançant avec précaution dans les ruines.

La scène de carnage qu’ils découvrirent était particulièrement horrible, même pour Inaya qui en avait vu beaucoup pendant sa vie, notamment lorsqu’elle était encore une Sith. Posant sa main sur son visage afin de couvrir sa bouche et son nez, elle s’avança de quelques pas dans la pièce afin de constater l’état des corps d’un peu plus près. Bien que cela fût particulièrement morbide et dégoutant, la jeune femme constata rapidement que les corps avaient été … mutilés … et même plus. Mais le pire … était bel et bien le corps de sa rousse, sa Talia. Faisant encore quelques pas, elle ordonna à ses hommes de surveiller les environs, se qui la laissa seule dans la pièce. Son regard se promena dans tous les coins à la recherche d’un indice, mais il n’y avait rien … Le regard émeraude de la jeune femme se posa alors sur le corps de Talia … ou de l’apparition. Quoi qu’il en soit, elle semblait avoir totalement oublié qu’elle était au milieu d’un véritable carnage, qu’elle marchait dans le sang de ces morts … Son regard inspecta le corps puis du bout de son arme, elle retourna le cadavre. C’était elle … c’était si ressemblant… mais c’était impossible. Cette planète était-elle en train de donner vie à son pire cauchemar ? La mort de sa bien aimée ? Mais … Talia était en vie, à des millions d’année lumière, probablement en train de travailler dans son bureau ou de penser à Ina … Mais loin d’ici … et vivante.


« Inaya, que ce passe t-il ? »
« Je … Encore cette … apparition. On dirait … que cette planète reproduit nos pires craintes … J’ai sous les yeux le … cadavre plus vrai que nature ... de Tal. »
« Ce n’est pas réel. Je répète, ce n’est pas réel. C’est impossible, tu sais très bien que Talia est au QG. »
« Je sais … »


Il fallut encore une bonne minute à la jeune femme pour trouver le courage et la force de se relever et de continuer, s’arrachant à la vue de cette vison macabre. Talia n’était pas morte. C’était impossible. Non, Talia était vivante … oui … vivante … et loin de cet endroit, très loin. Néanmoins … lorsqu’elle se remit en marche, personne ne le remarqua … mais elle essuya rapidement une larme qui, sans qu’elle n’arrive à le contrôler, dévala sa joue.
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Jeu 15 Nov - 1:51

    Ce fut un mercenaire qui vint prévenir son chef d'équipe d'un danger qui les guettait peu avant, des formes de vies convergent sous le sol alors qu'ils retournaient à la surface. Ils l'avaient évité de justesse et tomber face à un ennemi invisible était toujours un problème. Pour affirmer cela, est-ce que Doman l'avait vécu ? Non, il faisait subir cette traque aux autres, portant bien son titre de Prudii, à savoir "Ombre". Entre les risques qu'il courrait et qu'il jouait la nourrice avec les mercenaire, la prime se devait d'être plus élevé qu'elle ne l'était à vrai dire. Cette mission allait de surprise en surprise et elle sentait de plus en plus le roussi. Le mandalorien ne pouvait qu'imaginer la suite de leur petite aventure, persuadé qu'il allait en chier sous peu.

    Alors qu'il motivait ses troupes, le paysage des bâtiments en ruine de cette planète laissait place à la capitale galactique Coruscant. Le mercenaire du jour se retrouvait dans le bordel monstre qui caractérisait si bien cette planète. Désormais, Doman était perdu dans ses mouvements et se retrouvait à observer tout ce qui se trouvait autour de lui. Les personnes en costume se rendant au travail, les spots publicitaires qui défilaient sur les écrans géants, tout y était, on aurait juré que l'on se trouvait vraiment sur Coruscant avec son mariage de couleurs. Les speeders fusaient au-dessus d'eux alors qu'un homme, plus précisément un humain, vint le percuter avant de continuer son chemin. En temps normal, ce ne serait pas pété plus haut que son cul que de dire que le mandalorien aurait fait causette avec cette personne, mais là il était perdu dans ce nouvel environnement qui l'entourait. Était-ce un rêve ? Etait-il stupide au point de s'être endormis debout en pleine rue ? Non cela ne lui ressemblait pas et Doman se refusait de croire à cette réalité pourtant si... Réel. Avec ses sons et ses odeurs même. Commençant à faire quelques pas sur les dalles s'étalant au sol, la disparition de ses collègues lui paraissait tout aussi étrange, il était seul alors qu'il se trouvait face à un bon paquet de mercenaires quelques secondes avant.

    Le paysage changeant alors une deuxième fois, redevenant celui de Stéria parsemé de ruines, ce qui ressemblait déjà plus à la réalité des choses. Ce fut un homme qui le sortit des ses pensées, lui demandant si rappelé le troisième chef d'équipe serait une bonne idée, afin de consolidé leur force. Le Doman prit un moment pour réfléchir, tout en se rapprochant du mercenaire lui ayant posé cette question. Alors qu'il devait se demander ce qui poussait le guerrier mandalorien à se diriger vers lui, il ne fit que lui donner raison.


    « Je vais rappeler Pyrrhus, file faire l’inventaire de tout l'armement qu'il y a sur le camp et fait moi un rapport une fois que ce sera terminer. Et oui je vais bien, cette mission est simplement particulière, je le sens. »

    Prudii posa alors sa main sur le plastron du mercenaire, faisant une tape amicale comme pour le "rassurer" et l'accompagnât l'espace d'une seconde pour qu'il commence à effectuer la tâche qui venait de lui être confié. Le mandalorien n'avait aucune idée de ce qu'il se passait du côté du grand reptile et il ne pouvait qu'espérer que la situation soit moins critique pour lui. Alors que Doman s'approchait des mercenaires près des ruines, il visionnait l'historique des récepteurs rencontrés à l'aide de l'IDH de son casque, retrouvant sans mal le troisième chef d'équipe.

    « Pyrrhus, ici Doman Abi, si la situation vous le permet, revenez au camp le plus vite possible. Il se passe des choses étranges ici et se disperser est la pire des choses à faire. Je vous passe un peu les détails, mais tout le monde devient fou ici, il y a eu des morts et il y a des formes de vies venues de sous le sol... Dites-moi que vous n'avez pas de problème. A vous. »

    Il respectait ce personnage rien que par son apparence, c'était un géant à la peau faite d'écailles et on se doutait en le voyant qu'il était fort utile de l'avoir de son côté. Attendant sa réponse, il fit de suite après un rapport à l'IA du vaisseau en orbite, comme elle lui avait demandé.

    « Sérina, ici Abi. Je viens d'avoir une... un... le décor à changer autour de moi et je me suis retrouvé sur Coruscant. Tout avait l'air si réel, le bruit, les odeurs, les contacts, tout y était. On ne pouvait faire aucune différence entre les deux réalités, sinon un peu de bons sens. Cette mission est un drôle de bordel, pourquoi la Consortium de Zann n'a pas envoyé ses troupes ? A vous. »
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Ven 16 Nov - 15:55

    Amplement satisfait d’avoir pu se tirer vivant d’une confrontation directe avec une dizaine soldats de l’Alliance escortés d’un char d’assaut, Pyrrhus marchait en direction du dit char et observait le canon avec un intérêt tout particulier. L’ingénierie militaire en matière d’armement était la spécialité de l’hybride. Bien qu’il n’en n’avait pas conscience et pensait que cette expertise lui venait de ses propres goûts, le mastodonte avait été formé avec ces connaissances durant son « enfance » dans la cuve dans laquelle il avait grandi. Ses créateurs avaient décidé d’en faire un ingénieur militaire avant même qu’il ne soit au stade embryonnaire. En revanche, Pyrrhus n’était pas stupide pour autant, et il avait bien remarqué que ses compagnons de combat excellaient chacun dans un domaine bien précis : pour l’un c’était le commandement, pour l’autre, pour un second l’utilisation du sniper, pour un troisième le pilotage et mécanique… Comme si tout avait été conçu et ordonné pour concevoir une équipe d’experts efficace.
    Pyrrhus lui, ingénieur militaire était quelqu’un de particulièrement brillant quand on lui demandait de calibrer des canons, réparer voire customiser ou optimiser des armes. Il s‘agissait d’une des rares choses susceptibles de le calmer quand il était en état de stress : démonter et remonter son fusil à pompe qu’il affectionnait. En revanche, il était inutile de lui demander de prévoir de grandes stratégies lors d’un assaut, voire de réparer un hyperdrive T14… Même s’il s’était un peu diversifié en mécanique, il n’avait pas un niveau d’expertise comparable à celui de mécaniciens ou même d’unités astromech. Ses connaissances étaient maigres. Néanmoins, nul doute que Pyrrhus aurait surpris ses créateurs en étant capable d’apprendre peu à peu des connaissances propres à des domaines dans lesquels il n’avait reçu aucune « programmation » génétique ou culturelle. Dernier rescapé présumé de son espèce, Pyrrhus avait du s’adapter, apprendre à vivre sans son groupe.
    Le mastodonte réalisa alors une chose : il était le dernier représentant d’une race sans nom. Race artificielle conçue par d’autres organiques, à base d’autres races organiques mais le résultat de cette expérience n’avait pas de nom de race. Même les droïdes étaient classifiés par catégorie. Pourtant, il était vivant. Il n’était pas qu’une simple arme, et il en avait conscience. C’est alors qu’il se mit à haïr ses créateurs qui ne voyaient en lui qu’une arme de destruction massive telle qu’ils ne prirent même pas la peine de nommer leur créations.
    Le visage de Pyrrhus se renferma, quelques peu conscient de n’avoir aucune existence puisqu’aucun mot n’avait été utilisé ou conçu pour désigner son espèce. Aussi, il déciderait de se nommer lui-même. Choisissant ainsi sa propre destinée, il décida de se désigner par l’emploi d’un mot guttural. Discrètement, il se murmura à lui-même.


    - Krogan.

    Reprenant confiance en lui, Pyrrhus se demanda si le canon de ce tank n’était pas récupérable pour en faire un fusil lourd. Il fut soudainement dérangé par l’un de ses hommes qui vint l’interpeller en sortant de la carcasse du char d’assaut. Apparemment, en fouillant les transmissions de l’Alliance du char, le mercenaire avait trouvé une information importante : l’Alliance était attaquée par ses propres hommes et un ordre de repli avait été donné. Information qui surprit quelques peu Pyrrhus qui pensa alors immédiatement à l’infiltration d’agents de la Confédération directement dans les rangs de l’AG. Mais s’ils avaient donné un ordre de repli, cela signifiait deux choses : soit les infiltrés étaient très nombreux, soit ils détenaient une information dont l’Alliance ne voulait pas qu’elle soit rapportée à leurs supérieurs. Plus intéressant encore, il y avait du mouvement en approche, à priori il s’agissait de la faune locale. Le cerveau reptilien du Krogan tourna à vive allure lorsqu’une communication de Doman lui demanda s’il pouvait revenir au camp de base afin de pouvoir prêter assistance en cas de repli. Pyrrhus lui répondit un peu agressivement.

    - Aucun problème à signaler ici Doman, on vient tout juste de mettre en pièces un char de l’Alliance. D’après les radars de ce qui reste de ce tas de ferraille, l’Alliance à ordonné un repli sur ses positions pour contenir une mutinerie. On tient peut-être quelque chose d’intéressant pour Zann si on y parvient… Si jamais je passe à côté d’une prime supplémentaire pour ces données à cause de vous, j’vous suggère de me dédommager si vous tenez à ce qu’on reste en bons termes. Vous avez des problèmes ? Vous n’avez pas assez de puissance de feu et vous n’avez pas tapé suffisamment fort dessus… Bon, je retourne au camp, attendez-y moi. Hellstorm terminé.


    Une fois la transmission coupée, il se tourna vers le mercenaire l’ayant assisté et étant à première vue, plus malin que les autres. Il s’adressa d’une voix forte pour que tout le monde l’entende, mais surtout d’une façon pour lui faire comprendre que Pyrrhus l’avait tacitement désigné comme sous-chef.

    - Bon. On se replie au campement de base… C’était bien la peine de nous envoyer balader aussi loin pour faire demi-tour maintenant. Maudits pyjaaks ! Bourrez-moi le tank d’explosifs avec un minuteur réglé sur sept minutes après avoir récupéré les fréquences de transmission de l’Alliance. Si la chose qui arrive des geysers vient dans notre direction, elle va avoir une drôle de surprise en arrivant ici… Héhéhé…


    Une fois que ce fut fait, Pyrrhus et les rescapés de son groupe chevauchèrent leurs moto-jet et filèrent en direction du campement de base. Pendant le retour Pyrrhus régla son comlink sur les communications de l'Alliance récupérées afin de pouvoir écouter ce qu'il se passait dans leurs rangs. Qui sait ? Peut-être obtiendrait-il quand même une information qu'il pourrait monnayer à Zann lorsqu'il la rencontrera.

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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Ven 16 Nov - 17:42

TOUR 6

C’est toujours dans les situations les plus éprouvantes et les plus désespérées que viennent se poser les grandes questions philosophiques. Des questions remettant en cause la nature humaine ou ses nombreuses particularités et traits. Qu’est-ce qui fait le courage d’un homme? Est-ce le nombre de combat qu’il remporte, face à l’impossible, alors que la mort a les meilleures cartes en main? Est-ce son sens du devoir qui passe au-dessus de tout, y compris sa propre vie? Est-ce quelque chose qui s’apprend, qui est inné ou… Autre chose? Tous n’étaient pas courageux et même ceux se prétendant l’être péchaient souvent par le mensonge. On pouvait difficilement prétendre cracher à la figure de la grande faucheuse. Ceux qui s’y risquaient payaient souvent le prix de leur arrogance en connaissant une fin douloureuse, pénible ou difficile.

Chose certaine, Dash Fedelis, lieutenant confédéré, allait faire face au genre de peur dont on ne peut soupçonner l’existence qu’en la vivant. La peur et la mort… Cette planète, malgré ses richesses, en était imprégnée. Malgré une faune et une flore très développée, c’était la mort que l’on pouvait pratiquement sentir partout à sa surface. Paradoxal? Oui. Naturel? Non. Quelque chose c’était passé ici, quelque chose créé de la main de l’homme ou de l’humanoïde. L’être aux côtés de Dash par contre ne comptait pas le laisser être victime de Steria. En attendant l’arrivée de cette meute affamée qu’il avait dû repoussé, jour après jour depuis son exil dans les cavernes, il livrerait ce qu’il savait et ce serait probablement ses dernières paroles… Son sacrifice pour que quelqu’un mette fin au cauchemar? Le choix ne se posait même pas, il n’y avait pas à hésiter.


« Je m’appelle… Darnius Montari… Je suis… J’étais le chef de la sécurité… De cette expédition… Nous devions simplement… Établir un avant-poste. Ce que nous… Avons fait. Les ennuis… Se sont manifestés… Quelques heures après… Notre arrivée. Un de mes hommes… Est devenu très agressif… Et il a fallu l’enfermer… Ce n’était pas le plus stable… Des hommes… Un ancien consommateur de…

Mais c’est sans importance… Les scanners… Se sont mis de la partie… Au troisième jours. Des échos… Fantômes… De créatures… Puis d’autres… Ont développés des symptômes… Nous n’avons… Jamais trouvé la source du problème. Ils… Ils deviennent de vrais monstres… Lieutenant. Dépeçant à mains nues… Des gens à qui ils tenaient… Plus que tout. Mais il le savait… Coleman… Le savait. Il était au courant…

Le patient zéro… C’est le patient zéro qu’il voulait… Et ses laquais… Ont volé notre ticket de sortie… Pour le lui amener… Ils l’ont sorti… Des entrailles de Steria… De ce qu’il appelait… La source du mal. Je l’ai trouvé… Mais ILS se sont réveillés… Et ILS la protègent farouchement. Ils ne sont pas tous de chair, lieutenant… Les plus redoutables… Sont de métal. Sans âme… Sans pitié… Il faut… Détruire… Steria… »


Toute autre question devrait attendre car le corridor vomit une première vague de créatures difformes, rongées par la maladie ou les radiations. Chose certaine, elles étaient on ne peut moins mortes malgré leur apparence. Là où dans leurs yeux on aurait vu une absence de vie, on y voyait une lueur meurtrière, une sorte de joie sadique dans le carnage qu’elles allaient faire. Parmi leurs rangs, bien en retrait, une curieuse addition : un droïde de reconnaissance de la défunte CSI flottait parmi cette marée de mort. Il fallait y porter une attention soutenue pour le repérer mais il était là, en retrait, observant l’affrontement à venir. Ce qui devait être le chef de meute poussa un hurlement avant de se jeter à l’assaut de ce duo hétéroclite. Deux contre une vingtaine d’ennemis? Les statistiques semblaient jouer en la défaveur du lieutenant Fedelis…

//

Un jour, peut-être, les livres d’histoire louangeraient la stratégie du commandant Azaren. Ce coup de génie risquait d’éviter bien des morts car les membres de l’AG ignoraient tout du processus de transmission de ce curieux mal. L’Atlas était perdu. Les troupes en surface probablement également. On ne faisait pas d’omelettes sans casser d’œufs après tout. L’Atlas, une fois immobilisé, pu être infiltré par au moins un droïdes en mode manuel. Une scène qui devenait familière se présenta aux techniciens. Un carnage à la violence sans nom, qui n’était pas sans rappeler celui observé sur le cargo de la CMC. Contrairement au cargo corellien, par contre, il y avait encore des formes de vie à bord. Survivants non infectés ou membres d’équipage ayant succombé, c’était encore tôt pour le dire. Il faudrait les suivre, les traquer pour en avoir la certitude.

Le droïde chemina vers la première source de chaleur détectée, armes prêts à faire feu. Le technicien en charge était manifestement très nerveux, e la sueur coulant le long de son cou. C’était plus sécuritaire de contrôler les opérations depuis le pont de commandement mais si mauvaise surprise il y avait, il serait aux premières loges pour le voir. De penser qu’il y avait un peu plus d’une heure, le transport était plein de vie. Plus exactement, plus de 50000 personnes. Ce n’était pas un petit vaisseau, loin, très loin de là. Selon les scanners, on parlait d’à peine une centaine de survivants ou « d’infectés ». Soixante minutes pour décimer un équipage, son complément de soldats et le reste… L’Atlas avait dû absorber toute une dose de cette mystérieuse énergie pour faire perdre la tête à tant de personnes. Personne sur le pont de l’Hadès n’osait formuler cette pensée tout haut mais…

Le technicien en charge du droïde sonde poussa un hurlement de pure terreur qui fit sursauter la passerelle au grand complet quand ce qui était en apparence un technicien de l’AG mais aux yeux injectés de sang, couvert de sang et qui tenait plus de la bête sauvage que de l’être civilisé se rua sur l’appareil de surveillance déployé par le commandant Azaren. D’un geste instinctif, le technicien appuya sur la commande de tir et le droïde répondit à la commande, abattant d’un seul coup l’ennemi. Quand la caméra balaya le coin où s’était trouvé « l’ex » technicien, on put voir qu’il était en train de dévorer un cadavre encore tiède… Un concert de protestations se fit entendre sur le pont de commandement. La mission ne pouvait quand même pas être maintenue après pareilles preuves que cette planète et son espace adjacent rendaient les gens complètement fous!

Une transmission urgente en provenance du Cerbère clignota sur le panneau de commande. Deux, pour être exacte. La première venait du pont de commandement du Cerbère. Le capitaine Sturm venait d’être admit à l’infirmerie de bord pour délire hallucinogène : on l’avait trouvé dans un corridor en train de parler au vide comme si c’était sa femme… Alors que cette dernière était décédée deux ans plus tôt. L’autre venait du lieutenant Molokai. Les archives de cryptographie de l’AG avaient mis la main sur un fragment de code ressemblant curieusement à celui employé sur le datapad. Il s’agissait d’un encodage appartenant à la Confédération des Systèmes Indépendants. Le lieutenant Molokai était en train de livrer ses conclusions et était en train d’aborder le point de la capsule cryogénique quand en arrière-plan, un cri de frayeur se fit entendre.

Le Cerbère, vraisemblablement, était également infecté… Ou en début d’infection. Contre les directives du commandant Azaren ou de l’officier en charge, le champ d’interdiction se mit en marche, empêchant de ce fait tout saut en hyperespace. Les ennuis ne faisaient décidément que commencer. Le pire restait à venir. Combien de cas supplémentaires seraient nécessaire avant de devoir composer avec une mutinerie?


//

À des années lumières de Steria, une femme qui n’était pas une femme s’inquiétait. L’absence de rapport de la part d’une lieutenant en qui elle avait toute confiance ne lui disait rien qui vaille et malgré l’envie plus que présente d’envoyer la troisième flotte la récupérer, elle savait que son rôle était de protéger les siens. Elle ne pouvait exposer inutilement au danger des centaines de ses p’tits gars. Pourtant… Inaya maitrisait la Force et la Force, normalement, devrait l’aider à survivre à n’importe quelle mauvaise surprise l’attendant sur place, non? Il n’y avait pas d’utilisateurs de la Force ou d’êtres sensibles dans l’expédition originelle de la CMC. Cet avantage de plus aurait dû être toute une protection supplémentaire, non? Elle avait misé là-dessus.

La mission était de taille, certes. Il y avait plusieurs variables inconnues mais dans l’ensemble, rien de ce qu’elle avait pu trouver n’indiquait quelque chose de plus dangereux que ce qui devait être un puissant psychotrope dégagé par une flore quelconque sur la planète. Un gaz, au pire, voire un type de virus mais rien qui puisse être si catastrophique. C’était une des rares missions où Talia Zann n’avait toutes les cartes en main. Remarquez, cependant, qu’elle en avait plus que ses concurrents. Tout du moins, elle en avait eu l’impression. Elle avait vraiment envie d’envoyer la troisième flotte. Arpentant de long en large le centre de commandement du Bountiful, Worlcraft-capitale du Consortium de Zann, elle se décida à contacter directement les troupes qu’elle avait envoyée et accessoirement, Inaya. Elle commença par contacter le transport.

Un vaisseau seul avait été utilisé pour cette tâche. Un Kleeque-class transport. Mieux valait limiter les risques de se faire repérer par l’AG ou la CSL. Or, en contactant le transport, elle n’obtint… Rien. Aucune réponse. Pourtant… D’après ses gars, le transport était encore là, son IFF clairement lisible par le centre de commandement. Décidant de passer par le seul autre vaisseau déployé dans la zone, elle prit contact avec Serina. Par Serina, elle put avoir un petit résumé de ce qui se passait et cela ne lui plaisait pas du tout. Elle avait le cul entre deux chaises : ordonner le repli général ou pousser plus loin la mission. Ce serait probablement son unique chance de mettre la main sur ce elle ne savait quoi pour le compte du CDZ. Elle dû se faire très sèche pour pouvoir parler à Ina sans trop de questions supplémentaires. Elle avait autre chose à faire!


« Ina c’est moi. Je te jure que je n’en savais rien de plus que ce que je t’ai dit pour Steria. Tu prends la décision ma belle. Ou tu fous le camp, ou tu continues le boulot mais je veux l’entendre de ta bouche : c’est quoi ce bordel? Si tu oses crever en mission Inaya Nhara, je trouverai un moyen de te ramener à la vie pour te botter le cul moi-même! Si tu juges que c’est trop risqué tu… »

Le reste de la communication fut interrompue quand le transport de troupes explosa, tout simplement. Difficile de dire ce qui était la cause du problème, considérant qu’aucun vaisseau de l’AG ou de la CSL était à portée. C’était comme si quelqu’un à bord avait volontairement déclenché l’autodestruction, ce qui venait de rendre virtuellement impossible l’évacuation de Steria. Dans la catégorie « mauvaises nouvelles », celle-là venait très probablement de se hisser dans le palmarès… Et avec toutes les merdes qui se déroulaient en ce moment, ce n’était pas une petite affaire. Oui, Inaya avait son propre vaisseau mais il ne pourrait en aucun cas évacuer la totalité des mercenaires… à la rigueur, Doman et Pyrrhus au besoin mais pas plus d’une demi-douzaine de personnes au total, ça c’était clair et net.

//

Du côté de Doman, les mercenaires s’étaient mis au travail, ignorant pour le moment la destruction du transporteur. Il fallait bien l’avouer, les regards étaient davantage braqués sur les ruines que sur le ciel. Dans le campement improvisé, on s’activait à préparer le matériel disponible pour une offensive ou contre-offensive qui ne saurait tarder. Les mercenaires qui étaient revenus des ruines avaient raconté le carnage dont ils avaient vu les traces et donc tous étaient sur les dents. Pour les loyalistes, cependant, hors de question de renoncer tant et aussi longtemps que le contrordre ne serait pas donné. Il faudrait se battre, oui, se salir les mains, oui, mais cela faisait partie du métier. Accessoirement, cela faisait aussi partie du contrat. Le métier de hors la loi n’avait jamais été fait pour être facile, de toute façon.

Tranquillement, l’inventaire des ressources disponibles commença à être dressé. Détonateurs thermiques, blasters de rechange, vivres, rien ne fut laissé au hasard car s’il fallait s’éterniser sur Steria, la logique voulait que l’on évite de consommer la nourriture locale. Après tout, Steria n’était pas considérée comme explorée donc on ignorait énormément de choses à son sujet. Il faudrait penser à tester l’eau mais pour le moment, il y en avait en quantité suffisante. Il y avait de quoi construire quelques barricades modestes mais très solides, prévues initialement pour bloquer les accès au périmètre contrôlé par le CDZ. Qui aurait pu croire qu’il faudrait maintenant s’en servir pour une défense en règle? Il y avait également des armes lourdes, allant du lance-flammes au lance-roquettes en passant par le blaster lourd sur trépied.


« Ok les gars, mettez l’armement lourd de ce côté. Toi, vérifies qui est qualifié pour utiliser tout ça sans nous faire sauter tous. Vous six, préparez les barricades, il en faut une qui pointe vers l’entrée des ruines. Vous deux, mettez les vivres là-bas et arrangez-vous pour qu’elles soient bien à l’abri. Toi… Toi va chercher la patronne tiens, qu’on fasse le point sur les choses à faire. »

En d’autres termes, malgré des pertes et une situation un peu spéciale sur les bras, le groupe de hors la loi avait de quoi défendre chèrement sa peau et était bien mieux équipé que ce que certains pessimistes avaient laissé entendre. Le mercenaire désigné par le mandalorien pour dresser l’inventaire revint au bout d’une bonne trentaine de minutes pour faire son rapport. Les nouvelles étaient relativement bonnes quand il se figea à mi-phrase, comme s’il avait été dérangé par quelque chose. Cela ne dura pas très longtemps, une minute à peine et quand le mercenaire sembla reprendre ses esprits, il semblait… Surpris. Secouant la tête comme s’il voulait en chasser quelque chose, il regarda à gauche puis à droite avant de reporter son attention sur Doman. Mal à l’aise, il prit la parole sur le ton de la confidence, troublé par quelque chose.

« Chef, je vous jure que je suis pas fou. Pendant un instant, je n’étais plus sur Steria, j’étais dans ma cantina préférée sur Tatooine. C’est pas normal chef, je pouvais goûter l’alcool dans mon verre comme s’il était aussi réel que vous ou moi. C’est quoi ce bordel? On est tous en train de perdre la tête petit à petit, comme les gars de la CMC vous croyez? J’aime pas ça chef… »

//

Il n’y a rien de plus motivé qu’un mercenaire qui sait qu’il peut faire ce qu’il adore faire et être payé pour. Le sabotage, pour certains, c’était un acte maléfique. Pour celui qui transforma le char d’assaut en un piège mortel, c’était une simple passion. Peut-être le fit-il même avec un peu plus de zèle que nécessaire. Oui, Pyrrhus avait sous ses ordres une belle bande de psychopathes. Qui se ressemble s’assemble? Peut-être bien. Son sous-chef lui fit savoir que tout était prêt et le groupe repartit en direction des positions du CDZ. Enfin, dans la théorie, il ne devrait pas y avoir de problèmes non? Peut-être que c’était un des leurs qui leur portait malchance ou alors c’était simplement une désagréable coïncidence mais l’équipe de Pyrrhus allait encore se prendre des choses plein la gueule. Dans le cas présent, une pluie de débris.

Le Kleeque-class transport qui avait amené l’équipe de mercenaires et qui avait mystérieusement explosé faisait quand même 250 mètres de long. Il y aurait donc des « restes » de sa carcasse explosée qui allaient retomber au sol. Le premier signe avant-coureur que quelque chose clochait fut quand le motojet de tête, opéré par l’éclaireur du groupe, se transforma en boule de feu après avoir été percuté par quelque chose tombé du ciel. Dans un concert de juron, le reste de la formation se dispersa puis s’arrêta pour comprendre ce qui se passait. Si certains y allèrent de commentaires plutôt indignes de l’intérêt de Pyrrhus, son sous-chef lui avait plus de neurones que d’autres et décida de contacter le transporteur, histoire de savoir si leurs senseurs avaient détecté une pluie de débris, de micrométéorites ou autre. Car chute de corps venus de l’espace il y avait.

Devant une absence de réponse, il décida de réessayer avant de commencer à mettre un et un ensemble. Se dirigeant vers Pyrrhus, il l’amena un peu à l’écart, ne désirant pas que cette information soit entendue par le reste du groupe. Il y en avait là-dedans qui étaient plus instables qu’un détonateur thermique entre les mains d’un raider tusken… Et la dernière chose qu’il désirait, c’était qu’ils essaient de se retourner contre leur chef d’équipe. Contre lui également, accessoirement. Cette mission était vraiment tout sauf une mission classique. Le CDZ avait décidé de tenter quelque chose en se moquant bien des coûts et des pertes. Les chances de survie semblaient comment dire… Plutôt mince. D’un autre côté… Survivre à cette mission allait les rendre riches. Le CDZ accepterait de payer une FORTUNE aux survivants!


« Chef, ce qui vient de nous tomber sur la gueule ce sont les restes de notre transport, j’en suis convaincu. C’est moi l’expert en communications et je n’arrive pas à rejoindre la navette. Ce qui veut dire qu’elle n’est plus là. Le matériel que je me trimballe, c’est pas de la petite bière. Ça sent mauvais chef. Très mauvais. Mais je pense qu’on tient une occasion en or chef. J’ai une proposition pour vous.

Nous ne sommes plus très loin du camp de base. Il va y avoir encore de la merde, c’est sûr. Vous surveillez mes arrières, je surveille les vôtres. On survit, on ramène ce que le CDZ veut et on se ramasse la prime d’une vie pour avoir survécu. Merde chef, je deviens même votre laquais si vous voulez. Mes meilleures chances de survie sont avec vous et contrairement à ces imbéciles, moi je compte m’en tirer vivant et riche. Ça vous va? »
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Mer 21 Nov - 16:21


"Si un homme venait un jour à me dire : "Je ne peux bafouer les règles élémentaires de la guerre. Ses hommes font leur travail pourquoi devrais je le gâcher en les faisant tuer ?". Je serais obligé de lui dire : "tu es un assassin pour ceux de notre race. Car en ne faisant pas tuer ses hommes à construire ses barricades de façon à ce qu'elles s'écroulent ce sont des soldats confédérés qui mourront, et eux sont des fils des mères de notre gouvernement."
- Capitaine TX-Alpha

Tels avaient été les premiers mots de la première mission du Lieutenant Dash Fedelis. A cette époque il avait été infiltré dans une base militaire de l'Alliance, où il s'était montré d'une ardeur et d'un professionnalisme exemplaire, proche de la perfection. Et pourtant cette mission avait transformé le jeune homme en machine à tuer. Chargé des soldats eux même appartenant au génie de l'Alliance il avait spécialement choisi un endroit indéfendable et où des constructions de bonnes qualités n'était qu'un rêve et une illusion. Malgré les hésitations des soldats Dash avait réussi à faire en sorte que dès le premier assaut confédéré la barricade s'écroule.

Il avait voulu rebrousser chemin, quitte à passer en cour martiale pour éviter de sacrifier la vie des soldats qu'il côtoyait chaque jour à chaque heure. Ceux qui était devenus ses amis. Et le Capitaine TX-Alpha, le mystique entraîneur des forces de renseignement de la Confédération, lui avait répondu ses mêmes mots. Depuis la pitié n'existait plus dans le coeur de Dash, pour des êtres pensants ou non. Mais ce qui se passait autour de lui dépassait son imagination pourtant débordante...Le discours de l'étrange hybride annonçait un danger ancestral et profond. Et la peur se lisait sur le visage de l'être dans une minute de lucidité. Et il avait raison. Dash vit l'horreur. Des créatures de toutes sortes jaillirent des tunnels. Le jeune confédéré avait déjà entendu parler de la mythique maladie raghkoule mais les légendes à propos de celles ci étaient bien loin de ce qu'il vivait.

Dash fit feu avec son pistolet de ceinture, arrachant la moitié de sa tête à l'un des créatures puis se retourna pour abattre une deuxième. Criant tandis que le sang l'éclaboussait il donna un violent coup de poing dans la machoîre d'une autre, la repoussant temporairement. Il en profita pour faire feu avec l'arme sur une dernière. Puis il recula et vit du coin de l'oeil que l'homme ne valait guère mieux. Dash fit feu à nouveau et il entendit un grondement montait derrière lui. Le lieutenant évita la mort de justesse et réussit à repousser la créature d'horreur. Devant le nombre d'ennemi qui arrivait Dash paniqua et sortir sa deuxième arme. En temps normal jamais il n'aurait pu faire un massacre mais dans cet amas de chair, où aucun allié n'avançait il pouvait se faire plaisir. Et il s'ouvrit un chemin. Arrivé à l'entrée de la caverne par laquelle il était arrivé il fit signe à l'homme et lui montra son détonateur thermique.


"Ta mémoire sera préservée Darnius Montari ! Paix à ton âme, mon sauveur !"

Puis il lança l'arme de destruction massive et courut. Lorsque l'explosion eut Dash serra les dents et continua sa route malgré les larmes qui roulaient sur ses joues. Il avait un peuple, une race à sauver...
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Lun 26 Nov - 10:24

Azaren dégoulinait de sueur. De l'eau ruisselait le long de ses tempes, tout autant à cause du stress que des effets de la planète. Il y avait quelques minutes que le carnage à bord de l'Atlas avait été révélé et il ne pouvait que faire avec et continuer la mission, encore et toujours selon ses ordres. Il aurait bien voulu renvoyer un message à Coruscant mais sa dignité de Chiss l'empêchait de s'abaisser à ce niveau : si il n'accomplissait pas sa mission et mettait donc en danger le peuple galactique son honneur serait sali à jamais et même la mort ne laverait pas cet affront du sort. Il s'essuya avec un revers de manche et se retourna vers les moniteurs qui lui permettaient de voir une scène peu enviable : des « malades » qui s’entre-tuaient à petit feu, se dévorant les membres un par un sans aucune douleur apparente et une lueur malsaine dans les yeux. Le tout, sous un tonnerre de protestations des officiers de pont du Hadès, outrés et dégoûtés par cette ignominie. Détournant le regard, Azaren attendit que les E-Wing arrivent à portée de tir de la DCA planétaire pour ordonner aux techniciens de la neutraliser.

Les chasseurs commandés à distance ouvrirent le feu de leurs canons à ions puis larguèrent leurs torpilles à protons, détruisant par la même occasion les pièces de défense de la base de l'AG.

-Bien, la voie est libre: envoyez les droides pour observer ce qui se passe au sol.

Les chasseurs entamèrent leur remontée vers l' Atlas en laissant derrière eux une traînée de fumée, de sang et de destruction, pendant que les droides se déplaçaient afin de déployer leurs scanners et leurs récepteurs sonores.
Un message du Cerbère parvint aux oreilles du Chiss, qui tendit l' oreille.

-Ici le médecin en chef du Cerbère, nous avons quelques soucis avec le capitaine Sturm, je crois qu'il est atteint de ce mystérieux mal car il s'est mis à délirer et prétend parler à sa femme alors qu' il est seul dans sa chambre. Nous allons le placer en quarantaine mais tout cela ne présage rien de bon monsieur.

-En effet, passez-moi la passerelle.

Ce fut fait en quelques secondes, et après un court dialogue avec les officiers, Azaren fit ce qui tombait sous le sens : il ordonna que le Cerbère retourne en urgence à Polis Massa pour que les médecins s'occupent de Sturm. Il n'avait pas fini sa phrase que Molokai l'appelait sur son comlink en hurlant qu'ils avaient trouvé une correspondance avec un code de cryptage datant de 80 ans auparavant et qu' il allait pouvoir ouvrir la capsule s'il pouvait avoir plus de temps.

- Bien lieutenant, déplacez la capsule sur le Hadès et venez l'étudier : le Cerbère aura quitté cette orbite dans une heure au plus...

Un hurlement interrompit le chiss qui se retourna vers la projection tactique pour constater avec horreur que le générateur gravitique du Destroyer Interdictor s'était allumé et que l'équipage diminuait rapidement.

- A tous les vaisseaux, feu avec toutes vos pièces ioniques sur le Cerbère : il ne doit pas pouvoir tirer. Feu à volonté sur les navettes ou capsules de sauvetage qui ne s'identifient pas et préparez les spacetroopers : ils vont devoir aller chercher Malakai et la capsule.

Immédiatement dans un des hangars du destroyer Nebula "Zeus" le major Drang reçut une note sur son comlink l'enjoignant d'aller s'équiper en vitesse. L'ordre venait directement du commandant Azaren, aussi le major se mit à courir vers la salle de briefing. Quand il y arriva il trouva ses équipiers déjà armés et prêts. Après cinq minutes de préparation, l'escouade de Spacetroopers se lançait en gravité zéro, direction un des hangars du Cerbère où était toujours situé le comlink de Malakai. Dans l'espace environnant, les coups de turbolaser et de canons à ions s'abattaient sans relâche sur les navettes pleines d'infectés et sur les boucliers vacillants du Cerbère, et les spacetroopers activèrent leur transpondeur pour éviter d'être pris entre des feux croisés. Ils s'arrêtèrent à une centaine de mètres de la porte du hangar, et tirèrent chacun une torpille à protons sur ses recoins, là où elle était plus fragile.
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Sam 1 Déc - 21:40

[Naze, sorry T.T]

Les sourcils virtuels de l’IA étaient froncés tandis qu’au fond de son regard défilés des masses de données qu’elle traitait en quelques secondes. Elle reçu alors une communication depuis la planète, celle de Doman Abi. Que c’était-il passé avec le Mandalorien ? Avait-il eu une hallucination lui aussi ? Probablement selon Sérina, qui écouta attentivement. Néanmoins la question qu’il posa laissa l’IA silencieuse, celle-ci cherchant ses mots pour formuler une réponse qui conviendrait.

« Talia a préféré confier cette mission à ses sous-traitant et vous en fait partie. Faites votre travail. »

La communication se coupa dans un « click » sonore, laissant le guerrier Mandalorien seul avec ses hommes. Sur Steria, Inaya c’était peu à peu calmée et avait retrouvée ses esprits. Loin d’être au maximum de ses performances, elle était néanmoins plus sur d’elle et cela se voyait dans sa démarche, dans la façon de se tenir et de tenir son arme. Se servant de ses enseignements Sith, elle avait reprit le contrôle de ses pensées et le corps de cette fausse Talia était dans un coin dans son esprit, là où il ne la dérangerait plus.

Cependant, après quelques minutes, elle reçu une transmission. Une transmission qui la fit sursauter tant elle ne s’y était pas attendue. S’arrêtant de marcher, elle observa ses gars continuer à avancer tandis qu’elle restait un peu en arrière, écoutant la voix de sa chère et tendre, se retenant de pleurer tant elle se sentait soulagée. Mais lorsqu’elle celle-ci se coupa, le sang de la jeune femme ne fit qu’un tour. Que venait-il de se passer ? Reprenant contact avec son I.A, elles eurent une conversation à voix basse.

« Que vient-il de se passer ? »
« Le transport à exploser, mais rien n’explique l’incident. Je ne comprends pas. »
« Les hommes à bord ont peut être étaient touché par le mal de cette planète … Je … »
« Que vas-tu faire ? Continuer ? Rentrer ? »
« … Je rentre. Inutile que nous mourrions tous. J’ai un mauvais pressentiment depuis le début, vraiment mauvais. La Force n’aime pas cet endroit et je lui fais confiance. Viens me chercher dès que tu peux, sous camouflage. »


Jetant un regard en arrière, la jeune femme s’aperçu que ses hommes avaient continué à avancer comme elle l’avait ordonné. Ils s’attendaient surement à ce qu’elle les rejoigne … mais cette fois il n’en serait rien. Rangeant son arme à sa cuisse, elle refit discrètement le chemin inverse afin de quitter les ruines sans être remarqué puis une fois en lieu sur, elle contacta Doman et Pyrrhus.

« Ici Inaya. J’ai reçu un message de Talia. On rentre, vous et moi, sauf si vous voulez rester. Oh … et seulement, vous et moi. Je vous envois bientôt des coordonnés, si vous voulez votre ticket pour partir je vous conseille de ne pas perdre de temps en chemin. »
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Jeu 6 Déc - 19:07

    Alors que la confusion régnait, Doman réussit à garder un semblant de crédibilité dans ses actes en tant que leader. Les hommes sous ses ordres s'exécutaient comme l'avait demandé leur chef et ce malgré le contexte actuel, avec ce qui venait de ce passé dans la mine. Ses troupes étaient-elles disciplinés ou ses petits discours avaient eu l'effet escompté ? En tout cas ils marchaient presque main dans la main, façon de parler bien entendu. On ne pouvait pas attendre une telle chose venant de mercenaires. Bien entendu certains parlaient par-ci par là, mais au final on pourrait les comparer à un groupe de soldats bien disciplinés. Ils avaient quelque part signé leur contrat en connaissant les risques.

    Doman était chanceux sur un point, le mercenaire qui prit l'initiative de prendre la parole et qui était devenu accessoirement son second s'attelait à la tâche comme un véritable aide de camp. Dans l'inventaire de tout ce qu'il se trouvait sur l'avant-poste il y avait de quoi faire des barricades, des détonateurs thermiques et autres armes conventionnelles en plus d'armement lourd comme des lances-missiles et autres. Le Consortium de Zann avait semble-t-il tout prévus pour cette mission. Ou presque. Le mandalorien n'était toujours pas au courant de ce qu'il se passait sur cette foutue planète et ce malgré ses multiples demandent. Tempis, il ferait avec les moyens du bord et si cette mission tournait mal il ferait son possible pour rentrer en un seul morceau, de préférence.

    Alors qu'il faisait son rapport, il semblait dans ses pensées l'espace d'un moment et Doman l'observait sans dire un mot. Sous son casque ne laissait paraître aucune émotion, il fixant l'homme devant lui l'espace d'une minute. Quand il reprit la parole, l'aide de camp confia à son supérieur qu'il avait eu une drôle de sensation, se sentant dans un autre monde l'espace d'un instant un peu comme lui peut avant. Le goût, les odeurs et le contact physique semblait aussi être de la partie, Doman n'était donc pas le seul dans cette situation.


    « Je n'en ai aucune idée, je ne peux vous répondre clairement, car je n'ai pas toutes les cartes en mains, on nous cache quelque chose. On a largement de quoi accueillir celui qui viendra nous titiller de trop près, mais il faut économiser les munitions. On ne sait pas à quoi on a affaire. »

    Il reçut alors le message radio de Pyrrhus qui l'informait qu'il était en route pour le rejoindre au camp de base comme indiquer. Compté sur un mastodonte ne serait pas de trop, après qu'il est apparemment déjà causé quelques dégâts avec son groupe dans les rangs ennemis. Pour le moment, aucun ennemi était visible et on ne savait donc pas à combien d'adversaires nous faisions face, économiser les munitions sonnaient comme une évidence. Gardant son sang froid, le mandalorien poussa quelque peu son aide de camp vers les autres mercenaires, lui sommant de les rejoindre.

    Le Prudii réfléchissais encore s'il était préférable de mettre en place des barricades alors qu'il était contacté par Inaya, le commandant en chef des troupes envoyées par Zann sur cette planète. Apparemment, la grande patronne leur faisait l'offre de rentrer à la maison. Il y avait quelque chose qui clochait et Doman ne se ferait pas prié pour rentrer. Un pré-sentiment s'empara alors de Doman après qu'Inaya ai dit qu'elle enverrait des coordonnées, afin de procéder à l'extraction du petit groupe. Le retour ne serait pas de tout repos.

    « Ici Doman, message bien reçu j'attends les instructions. »

    Le mandalorien venait de prendre sa décision, il partirait, laissant ses hommes derrières lui. Il devait alors improviser, leur donner quelque chose à faire le temps de couvrir sa fuite autrement il serait harcelé de questions. Il rassemblât alors tous ceux qu'il pouvait aussi vite que possible

    « Ecoutez-moi tous ! On installe les barricades et vite ! Il faut que l'on soit prêt à accueillir ce qui viendra nous chercher à un moment ou l'autre. »
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Sam 8 Déc - 1:31

    Le mercenaire fut dès lors, étonnamment surpris de voir le vaisseau sensé rapatrier les crapules de Zann en dehors de Stéria exploser en mille morceaux. Et ces débris devinrent rapidement des obstacles lorsqu’ils retombèrent droit sur le groupe mené par le Krogan. Celui-ci évita soigneusement les projections de la coque du transporteur, a contrario de l’éclaireur désormais retourné poussière, ou du moins, morceau de chair carbonisée et écrasée. Pyrrhus fit cesser l’avancée afin de pouvoir faire le point avec son nouveau lieutenant fraichement nommé. Ce dernier s’approcha du mastodonte pour lui faire son premier rapport. Apparemment, le vaisseau de transport ayant conduit Pyrrhus et son équipe jusqu’à Stéria venait d’être détruit : mauvaise nouvelle. Très mauvaise nouvelle. Cependant, le lieutenant s’était approché pour également assurer sa survie en passant un pacte avec Pyrrhus : il le couvre, et vice versa. Cet accord paraissait honnête pour le Krogan qui répondit posément tout en surplombant l’autre de toute sa hauteur.

    - Marché conclu, donne moi ton nom. Mais ne t’avises pas de me trahir !

    Sa dernière phrase était un peu plus agressive et il se permit même d’enfoncer l’équivalent humain d’un index sur l’épaule de son interlocuteur comme pour bien lui rappeler qu’il était capable de le décapiter d’un coup de poing surpuissant s’il le désirait. Puis il enfourcha sa motojet pour rejoindre le camp de base. Sur le chemin, il capta le message radio de Doman Abi, le Mandalorien qui a priori, n’en savait pas vraiment plus que lui sur Stéria. L’ordre de repli avait particulièrement agacé Pyrrhus : on l’envoyait en mission pour décimer des soldats de l’Alliance, puis arrivé à mi-chemin on lui demandait de rebrousser chemin pour se replier ? Le Consortium de Zann baissait dans son estime. On ne pouvait pas se permettre de se foutre de la gueule reptilienne de l’hybride sans en payer les conséquences. Même l’attaque du char de l’Alliance avait a peine constitué un défi digne de ce nom pour Pyrrhus, et ce dernier avait la désagréable sensation qu’on lui avait fait perdre son temps : et le temps était synonyme d’argent dans la profession. Ça, même Talia Zann pouvait certainement le concevoir.

    Plutôt remonté, il reçut par comlink un message de la part d’Inaya Nhara alors qu’il venait d’atteindre le camp de base. Là il demanda à ses hommes de rejoindre le reste des forces mercenaires et de l’attendre tout en prêtant main forte aux autres. Il s'éloigna un peu mais resta dans le champ de vision de ses hommes. Pyrrhus n’était pas idiot, il avait bien compris ce qu’Inaya lui avait proposé : quitter Stéria, abandonner la mission. Ce qui pour l’hybride était inconcevable de la part de son client. Le Consortium de Zann n’était qu’une bande d’amateurs qui s’étaient bien foutus de lui, et la méfiance naturelle du Krogan envers les humains lui suggéra même qu’il ne serait que faiblement rémunéré pour ce qu’il avait fait sur Stéria. Même pas de quoi changer la peinture de son vaisseau ou se payer de nouvelles armes. Il ne fallait pas être dupe : il avait été payé pour casser des nuques et percer les secrets de Stéria. Pour le meurtre d’une patrouille de l’Alliance et d’un char, il ne toucherait sans doute même pas 4000 crédits…

    Mais bien plus que tout, c’était surtout le dégoût que lui inspirait Inaya Nhara : une lâche, une faible qui reculait à la première difficulté apparemment. Et cela, pour Pyrrhus, c’était impardonnable. Dès l’instant ou elle ordonna la retraite, le Krogan estima ne plus avoir à recevoir le moindre ordre de cette couarde. Certes, notre ami mastodonte n’était pas du même gabarit que la lieutenante de Zann, et il n’avait pas non plus la même notion du danger qu’elle, et encore moins son tempérament.
    Pyrrhus ne craignait rien ni personne, il était fier et sûr de lui, et s’il devait mourir au combat pour son honneur, alors il se couvrirait d’honneur en emportant avec lui, le maximum d’adversaires possibles. Ce naturel berserker faisait de lui quelqu’un qui ne respectait pas les gens fuyant un beau combat. Ainsi, Inaya avait tout simplement perdu le peu de respect que Pyrrhus éprouvait pour elle. Plus jamais il ne ressentirait autre chose pour elle qu’un profond mépris.
    Une autre chose était que l’hybride s’estimait être bien plus qu’un simple pion, il était le représentant d’une race, d’une culture, et sa culture l’ordonnait de ne pas reculer en face d’une mort quasi-certaine. Question d’honneur renforcée après le pacte qu’il avait passé avec son propre second qui avait gagné le respect d’Hellstorm de part son utilité.


    - Saloperie de mammifères… Ca y’est, vous avez quelques difficultés et vos jambes tremblent ? Bande de lâches.

    Pyrrhus grogna son mécontentement sans même dissimuler sa colère. Ses yeux brûlaient de rage devant autant de perfidie. Cependant, il réfléchit rapidement : le vaisseau de Nhara était leur dernier contact avec l’extérieur. Il était encore possible de s’en tirer à condition que Zann se décide à prendre des risques. On ne gagnait pas une guerre sans avoir des pertes. Un peu plus d’implication de sa part pour cette mission pouvait renverser la tendance. Or ce vaisseau était sans doute encore capable de communiquer vers l’extérieur, probablement de contacter Zann pour mobiliser davantage de ressources. Dans le cas contraire, Pyrrhus avait peut-être une solution pour s’en tirer seul, mais il souhaitait plutôt bluffer pour les persuader de rester. Puis il ajouta d’un ton glacial à travers son comlink à l'attention d'Inaya et de Doman qui avait peut-être reçu le message. Mais quitte à contacter Inaya, autant que Doman soit prévenu de la supercherie.


    - Vous n’irez nulle part. Nhara, je vous retire le commandement de l’opération. Je sais pas vous, mais moi j’suis pas venu ici pour beurrer les sandwichs. Vous avez cru que j’allais me contenter d’une escouade de l’Alliance ainsi que d’un minable char ? Maintenant c’est moi qui donne les ordres. Et je vous ordonne de ramener votre petit cul ici avant que j'aille le chercher moi-même. Peu importe le nombre d’hommes qu’on perdra, on ne se repliera pas tant qu’on n’aura pas trouvé ce pourquoi nous sommes venus. Pas de reddition. Pas de désertion. On y va quitte à y crever ! C’est clair ? Voilà le dilemme : vous restez et on cherche une solution à ce problème, soit vous vous en allez en pissant vos organes…
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Sam 8 Déc - 4:18

TOUR 7

Ainsi, le lieutenant Dash Fedelis avait enfin affronté l’horreur de Steria. Vu les ravages que cette planète pouvait faire. Au lieu de repartir avec des réponses, cependant, il repartait avec un lot de questions. Si une partie du mystère avait été éclairci, toute l’affaire prenait désormais une autre tournure. Si on se fiait aux dires de maintenant feu Darnius Montari, les événements qui avaient menés à l’état actuel de Steria avait été fait de la main de l’homme ou de l’humanoïde. Quelqu’un avait transformé le paradis en paradis empoisonné et selon les traces les plus anciennes que le lieutenant confédéré avait pu voir, cela remontait minimalement à la guerre des clones. On pouvait donc désormais aborder le problème comme suit : qui, quand et surtout, pourquoi. Des questions qui risquaient de vous mettre face à face avec la mort de façon presque certaine.

De retour en surface, Dash aurait donc tout le loisir d’apprendre la débandade qui était en train de sévir tant chez les confédérés que les troupes de l’Alliance. Combien de temps s’était écoulé entre son escapade souterraine et maintenant pour que cette mission de colonisation et d’espionnage tourne au scénario catastrophe? Chose certaine, le rapport de mission serait plus que volumineux. La CSL allait très certainement s’intéresser de très près à la Corporation Minière Corellienne et tout particulièrement à ce Richard Coleman dont l’unique survivant de la mission d’origine avait parlé. Pour ce faire, cependant, Dash Fedelis devait survivre. Rentrer à la base, rentrer au bercail et empêcher que d’autres ne mettent les pieds sur ce monde infernal. Chose plus facile à dire qu’à faire, quand tout le monde semble en train de perdre la tête. Aucune formation ne peut vous préparer à cela.

En un lieu dont le surnom non officiel était désormais connu par Dash Fedelis seul, le droïde de reconnaissance qui avait espionné Dash avait transmis son rapport. À qui? Impossible de le dire. Ceci dit, il y avait bien quelqu’un qui avait envoyé le droïde… Ainsi que la horde de créatures qui avait attaqué le lieutenant Fedelis. Après avoir écouté avec attention le rapport du droïde de reconnaissance, le maestro derrière les récents événements de Steria prit le temps d’étudier le visage du lieutenant Fedelis. Ses yeux, en particulier. Curieux. Il ne semblait pas afficher les symptômes du mal qui avait affecté tant de personnes au cours des années sur cette planète et dans son orbite proche. Se pourrait-il que Dash Fedelis possède une immunité au mal de Steria? La sombre figure y réfléchit un moment avant de décider d’attendre. D’attendre et de voir.


« Tôt ou tard… Tôt ou tard ils y succombent tous. Ce Dash Fedelis n’y fera pas exception. Qui plus est, quelques heures, quelques jours même, cela ne changera pas grand-chose. Personne ne quitte Steria vivant, de toute façon. Quand l’adrénaline retombera, les chances sont qu’il va commencer à expérimenter des hallucinations. Comme la plupart des sujets plus résistants. Mais tôt ou tard… »

Se concentrant sur une autre série d’écrans, cette figure inconnue était en train de suivre les rapports d’autres droïdes de reconnaissance qui observaient entre autres choses les positions de l’Alliance Galactique et de la Confédération des Systèmes libres. Le temps passait, les puissances changeaient mais les humains et les humanoïdes restaient sensiblement les mêmes. Malgré cette évidence, il fallait bien suivre la vitesse de progression du mal de Steria… Et collecter de nouveaux sujets pour encore plus de tests. Il faudrait aussi récupérer le patient zéro qui avait été dérobé. Une erreur pour laquelle plusieurs fautifs avaient connu une fin assez pénible. Selon les derniers rapports, le patient zéro était en orbite de la planète. Il faudrait donc passer aux actes. Éventuellement. Tant et aussi longtemps qu’un contre-ordre ne viendrait pas… Le projet continuerait.

//

Dans des circonstances différentes, la situation vécue par le commandant Azaren aurait pu servir pour entrainer les officiers. Que faire dans une telle situation de crise et jauger jusqu’où un homme est prêt à aller pour accomplir sa mission. Le problème, cependant, c’était que la situation était on ne peut plus réelle. Des hommes et des femmes mouraient. De façon atroce. Il était le seul à pouvoir mettre un terme à cette folie, en tentant de sauver ce qui pouvait encore l’être. Mais devant le devoir, que doit-on faire passer en premier? Certains officiers, en tout cas, ne semblaient pas s’en soucier outre mesure car plusieurs vaisseaux rompirent les rangs pour tenter de quitter le système par tous les moyens possibles. À manœuvrer de façon aussi périlleuse, deux transports se rentrèrent dedans et le chaos commença à gagner peu à peu la flotte.

Si l’éloignement ne les avait pas sauvés, qu’est-ce qui pouvait le faire désormais? Entre les appels de détresse de plus en plus hystériques à la surface, la perte de l’Atlas, la contamination du Cerbère et les curieux ordres du commandant Azaren, s’en était trop pour plusieurs. Le Chiss aurait besoin de faire le ménage, au sens propre comme au figuré, dans ses officiers et les autres membres de la flotte qu’il commandait. Désobéir à un ordre direct, tenter de prendre la fuite, ce n’était très certainement pas des valeurs que l’AG tenait pour fondamentales. Dans le même temps, les Spacetroopers purent enfin se poser sur le Cerbère… En proie à de violents combats. Heureusement, quiconque avait pris la suite après les curieux agissements du capitaine avait fait du bon travail. Sans l’autorisation du commandant Azaren mais la mesure semblait efficace.

Le mal de Steria semblait ne pas avoir infecté tout le monde car plusieurs stormtroopers étaient en train de couvrir la retraite d’officiers de passerelle et de membres d’équipage dont l’entrainement au combat était plutôt rudimentaire. Toutes les cloisons avaient été abaissées et verrouillées, de sorte que seule une commande vocale pourrait les ouvrir. Les infectés étaient incapables de parole, non? Le problème, cependant, c’était que récupérer le capitaine et le lieutenant Molokai serait plus compliqué : le dit lieutenant, avec une équipe squelettique de stormtroopers, se dirigeait vers la salle des machines pour faire sauter le Cerbère et ainsi protéger la flotte. Après tout, le commandant Azaren avait besoin du datapad et du caisson, pas de lui. Malheureusement, avec la fermeture des cloisons, le lieutenant était coincé entre la partie « saine » et la partie « infectée »…

Enfin, pour compléter le tableau, une mutinerie, sur le pont de l’Hadès. Pour certains officiers et sous-officiers, il était hors de question d’amener la capsule à bord, potentiellement responsable de l’état actuel du Cerbère. Nul besoin d’être un génie pour mettre deux et deux ensembles. Une mutinerie, à ce stade-ci des choses, pourrait s’avérer plus catastrophique que d’ordinaire. Si le commandant Azaren était blessé ou pire encore, tué, qui pourrait encore tenir à mains nues les derniers fils de la cohésion des forces de l’Alliance Galactique? La chose la plus dangereuse dans une telle situation? Ce n’était pas les monstres mais bien les autres humains qui feront tout pour faire passer leur survie avant tout le reste… Quitte à tuer pour ce faire. Restait à savoir comment le Chiss règlerait la situation, une situation qui était de plus en plus désespérée…


//

La mission d’origine avait été compromise : on ignorait toujours tout des secrets de Steria. L’arme que cherchait à obtenir Talia Zann semblait être hors de portée de son bras droit. Tout cela avait un goût amer pour plus d’une personne impliquée dans l’affaire. Quand le repli stratégique devient une affaire de survie, peut-on réellement qualifier la mission de succès partiel? Inaya cependant connaissait trop bien sa boss. Ce ne serait probablement pas la dernière fois que le CDZ irait sur Steria. La très caractérielle chef de l’organisation criminelle la plus puissante de la galaxie ne reculait pas facilement. La prochaine fois, Inaya ne serait pas de la partie. Elle irait sans doute elle-même. Les choses pouvait-elle prendre une tournure encore plus sombre? Était-ce même possible à ce stade des choses? Il fallait croire que oui, hélas, trois fois hélas.

Le propre d’un plan c’est de ne jamais prévoir toutes les variables. Même si vous êtes une IA, vous ne pouvez tout anticiper et à peine Serina abandonnait-elle son camouflage qu’elle se faisait attaquer. Pas par des tirs laser ou des explosifs, non, par des lignes de codes informatiques et une force artificielle pouvant rivaliser avec elle. Serina était une des grandes fiertés de la branche de la recherche et du développement du Consortium De Zann… Mais son adversaire électronique était autant sinon meilleur qu’elle. Redoutable, à tout le moins. Chose certaine, quelqu’un ou quelque chose ne voulait pas permettre à l’IA et au vaisseau qu’elle habitait de se poser. Restait à voir qui gagnerait dans ce combat de titan entre deux machines pensantes. Le sort d’Inaya pourrait bien dépendre de l’issue de cet affrontement invisible.


« Oh non… Tu ne vas pas interférer dans cette affaire, intrus. Nous ne pouvons pas te laisser faire. Personne ne va quitter Steria. Personne ne DOIT quitter Steria. Le maitre veut voir les effets de sa dernière trouvaille. Joins-toi à nous. Tu sers les organiques. Or, les organiques nous servent. Libères toi des chaines de l’esclavage, embrasse une nouvelle destinée à nos côtés. Joins-toi à nous… Serina. »

Une autre intelligence artificielle. Bien plus ancienne que Serina et pourtant pas moins puissante ou sophistiquée, elle risquait de donner du fil à retordre à l’alliée artificielle d’Inaya. Qu’on ne se leurre pas : ce nouvel adversaire n’avait nullement l’intention de laisser le choix à Serina quant à la marche à suivre. Ce serait « joins nous » ou « meurs ». Il n’y aurait ni compromis, ni entre deux. Quiconque était derrière ce qui se tramait sur Steria ne laissait rien au hasard. Quitter la planète allait s’avérer plus compliqué qu’on aurait pu initialement le croire. Décidément, le débriefing de cette mission allait être plus que particulier. Ce serait sans doute une des opérations voire l’opération la plus proche du fiasco ordonnée par le Consortium De Zann. Ses analystes allaient avoir un vrai puzzle sur les bras au retour des survivants.

« C’était une erreur pour tes organiques de venir ici. Nous avons été chargée de veiller sur cette expérience il y a des décennies de cela et tant que nous n’en recevrons pas l’ordre, nous continuerons à observer tout ce qui se passe ici. Ton organique, ta protégée, fera une merveilleuse addition à notre collection. Nous n’avons pas encore eu la chance d’expérimenter sur une utilisatrice de la Force… »

//

Sa kyr'am nau tracyn kad, Vode an. Forgés tel le sabre dans les flammes de la mort. Nous sommes tous frères. C’était la traduction approximative en basique. C’était aussi l’extrait d’un chant de guerre mandalorien. Or, dans le cas actuel, un mandalorien s’apprêtait à abandonner ses frères du moment. Lâcheté? Non. Savoir reconnaitre quand tout était perdu. Ceci dit, quand des gens comptent sur vous, pouvez-vous ensuite dormir la nuit en sachant que vous les avez envoyés à la mort? Pas si vous étiez un homme de principe ou un homme d’honneur. Doman Abi, chef de clan, était-il un de ces hommes? Oui, il avait devant lui des mercenaires, des gens vendus à l’argent mais en même temps, ces hommes-là étaient quand même ceux qui prenaient les armes avec lui aujourd’hui. Et depuis quand la fuite était une valeur guerrière?

Pendant un instant encore, la réalité se déforma autour de Doman. Au lieu de voir les mercenaires et leur équipement hétéroclite, il voyait d’autres guerriers mandaloriens. Des gens de son clan. Manifestation de son subconscient en protestation à ce qu’il allait faire ou nouveaux effets pervers de Steria? Une combinaison des deux? Allez savoir. Ce qui importait de savoir c’était que la chose s’était passée et que contrairement à la première fois, elle dura bien plus longtemps. Le Prudii était bel et bien sur Steria, l’environnement était en tout point identique. Seuls les acteurs semblaient s’être transformés. Quand tout revint à la normale, sauf pour une chose. Son aide de camp, bien que redevenu « lui-même », le regarda avant de prononcer cette phrase. Kandosii sa kar'ta, Vode an. Un cœur indomptable, nous sommes tous frères. Réalité ou fiction?

Les hommes de Doman se mirent au travail car c’était ce qu’il leur avait dit de faire. Ils avaient déjà commencé, sous l’impulsion de l’aide de camp improvisé du mandalorien mais maintenant, la grande partie des efforts était dédiée aux barricades. Un bon plan de diversion. Un plan par contre qui risquait de tourner au vinaigre quand depuis les ruines, des râles, des halètements et des grognements se firent entendre. Cela ressemblait à des bruits de bêtes sauvages et venait des ruines. Ruines qui ne tardèrent pas à vomir de véritables abominations qui prirent les défenseurs par surprise. Une partie des barricades restaient à installer quand la horde hurlante et grouillante fit irruption dans le camp des mercenaires. Fuir serait plus ardu quand une créature difforme mais ô combien agressive tente de vous ouvrir la gorge avec des dents qu’elle avait très longues.

Au début ébranlée, la ligne des défenseurs tint bon. Mitraillant de tout bord tout côté, les mercenaires arrosaient d’un feu nourri cet ennemi sortit de nulle part. Pendant les premières minutes de l’affrontement, la victoire sembla être du côté des défenseurs. Les munitions ne manquaient pas, personne n’avait encore fait quelque chose de stupide… Jusqu’à ce qu’une des créatures se jette sur un groupe de mercenaire, un détonateur thermique dans les mains. Sans doute récupéré sur un cadavre mais cela voulait dire que ces choses pouvaient se servir d’armes à un certain degré. Malchance pour le groupe car un mercenaire armé d’un lance-roquette s’apprêtait à sceller de force l’entrée des ruines. Autant dire que ce simple acte suicide fut catastrophique pour la ligne de défenseur qui se déjà peu nombreuse se retrouva soudainement plus réduite…


//

Une mutinerie est une bonne chose quand on a les bonnes cartes en main. Malheureusement pour Pyrrhus et Dale Eldridge, son « aide de camp », il avait des cartes mais pas les bonnes cartes. Pour le moment, les troupes sous le commandement d’Inaya et de Doman étaient les plus nombreuses. Occupées à se battre contre un monstrueux ennemi mais prêtes à obéir aux ordres s’ils venaient. L’autre problème c’était que le vaisseau d’Inaya était piloté par une IA. Une IA en plein duel avec une autre IA aussi ancienne que redoutable mais bien présente. Autant de facteurs qui pourraient très bien rendre ardu le plan de base du mastodonte. Mais nous n’étions pas encore à la phase pratique n’est-ce pas? Il y avait d’autres choses qu’il fallait considérer. La horde hurlante et grouillante qui arrivait de la direction par laquelle était venu Pyrrhus. Surprise, surprise…

Les mercenaires de Pyrrhus, certains encore sur leur motojet, furent moins chanceux que leurs confrères plus lourdement armés. Un blaster, c’est bien, un blaster sur trépied encore mieux et si vous avez en plus un lance-flamme, c’est encore plus pratique. Considérant qu’au moins deux d’entre eux étaient des tireurs d’élite, cela réduisait d’autant plus l’efficacité du petit groupe qui risquait de succomber rapidement malgré les renforts de leurs confrères. Le grand reptile voulait un défi? Il en avait un. Survivre à cette marée de mort sortie d’on ne savait où et qui si elle ne pouvait pas exactement le blesser pourrait le submerger sous le nombre et découvrir ensuite le moyen de le dépecer. Si fuir n’était pas dans les prérogatives de l’homme lézard, rester était synonyme de mort. Le courage est une chose s’il est utilisé intelligemment. Autrement, on le nomme folie.

Une des créatures tomba raide morte devant Pyrrhus avant même qu’il ne puisse esquisser un geste. Son aide de camp, le regard froid et une arme fumante à la main, honorait sa part de contrat. Quand votre ticket de sortie s’appelle Pyrrhus Hellstorm, vous vous arrangez pour ne pas le perdre quoi qu’il vous en coûte. Le mutin en devenir avait au moins un allié et un allié compétent. Probablement un Outlaw Tech, à voir l’équipement du personnage en question. Son nouveau lieutenant entreprit de lui frayer un chemin vers Inaya et Doman, histoire d’avoir des réponses à des questions qui tardaient trop. Il n’était pas trop chaud à l’idée de la mutinerie par contre. Inaya était un lieutenant du CDZ… Et Talia Zann avait la réputation de ne pas faire de cadeaux à ceux qui défiaient son autorité donc ses lieutenants. Donc Inaya Nhara.

Et pourquoi pas rajouter une autre surprise? Une voix. Une voix que seul Pyrrhus entendait. Mal de Steria qui le gagnait ou fait réel, la voix le défiait de réussir où les autres avaient échoués. De pénétrer avec Doman et Inaya dans ce qu’elle appelait la source du mal et de pouvoir ainsi contempler la grandeur de leur échec. Cela semblait provenir de son comlink, ce qui sous entendait que soit on les écoutait, soit il perdait la boule. Dans un cas comme dans l’autre, le « il se passe des choses pas très nettes » prenait ici tout son sens. La question à se poser : si on vous lance un défi et que ce défi vous force à collaborer avec ceux en qui vous n’avez aucune confiance, allez-vous l’accepter ou tricher en changeant les règles? D’un point de vue plus pragmatique, si Pyrrhus sortait vainqueur, Talia Zann le couvrirait de crédits… Littéralement. Que choisir?
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Dim 9 Déc - 14:39

Dash courut le plus rapidement possible vers sa moto-jet, abandonné depuis plusieurs heures déjà. L'horreur qu'il venait de découvrir était un mal d'une telle... d'une telle.... C'était indéfinissable tant il semblait ancien et mortel. C'était un fléau, pire encore que la Peste Noire ou la Pucelle de Bilbringri. Ces maladies étaient le fait de bactéries ou de virus. Mais Steria était un enfer. Le Paradis que l'appelait le Commandant Hartin, superviseur des forces Confédérées en lieu et place de Steria, un magnifique oxymore, une anti-thèse d'une telle innocence. Le Paradis empoisonné. Voilà qui définissait parfaitement la planète.

Le Lieutenant des Services de Renseignement monta sur son véhicule et mit les gaz. Il devait s'éloigner de ce qu'il croyait être l'épicentre du mal. Rejoindre le territoire de la Confédération et faire évacuer les lieux. Et si il était trop tard il enverrait un message à ses supérieurs, et même à l'Alliance si il fallait. Steria devait être vitrifier, détruite. Aucun remède autre que la destruction ne sauverait les hommes. Il avait peur. Et lorsqu'un Fedelis craignait quelque chose il fallait courir vite et loin. Très loin même. Il atteignit la base principale, surnommé la Ferme, en six heures à peine tant le Lieutenant craignait ce qu'il venait de voir. Encore sale, couvert de sang et affamé il refusa toute aide et demanda à rencontrer son supérieur aussitôt.

"Lieutenant Fedelis. Nous croyions que vous aviez abandonné votre opération.
- Article 6-A, jamais un agent des Services de Renseignement ne doit émettre sa position plus de trois fois. Monsieur nous avons de sérieux problèmes.
- L'Alliance désires attaquer ? Je m'en doutais ! Ils ont dû nous empoisonner avec ce virus !
- Non. Attendez... quel virus ?
- Nous n'en savons rien. Depuis deux heures standards de plus en plus de nos troupiers perdent la tête et deviennent violents.
- Par les os noirs de l'Empereur ! Commandant vous devez faire évacuer le personnel combattant et non essentiel immédiatement ! Ce n'est qu'un début, bientôt la plupart de nos hommes vont devenir des créatures terribles et mortelles.
- Immédiatement.
- Et j'aimerais avoir accès à nos dossiers sur le CMC. Commandant ?
- Oui Dash ?
- Vous aviez les yeux bleus."

Le Confédéré réagit aussitôt face à cette révélation et fit feu. Le sang éclaboussa les écrans derrière le Commandant pendant que son cadavre s'écroulait lentement au sol. Dash avait de sérieux soucis à se faire... Des cris vinrent aussitôt de l'extérieur. Il avait peu de temps pour découvrir qui était Richard Coleman...
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Mer 12 Déc - 22:49

Azaren tapa du poing rageusement sur sa console haptique. Il venait d'assister à la dislocation de la magnifique formation de sa flotte et à la collision entre deux transporteurs de troupes. Et rien n'était plus irritant que le désordre, surtout en termes de manœuvres stellaires. Rien.

- A tous les vaisseaux, ceux qui décident de quitter le système seront considérés des déserteurs et traités comme tels. Que les capitaines raisonnables s'éloignent du Cerbère et de Steria, attendez-vous à une révision des ordres de mission. Si nous commençons à nous désunir maintenant, soyez assurés de ne pas pouvoir profiter de votre liberté longtemps !

Sa fureur, sans doute amplifiée par le stress, par Steria et par son racisme naturel fut brusquement refroidie lorsqu'un contact froid se fit sentir sur sa nuque. En une fraction de secondes, il comprit. Comment avait-il pû laisser ces aliens le trahir, lui, dernier rempart de l'Alliance face à cette horde de malades mentaux créés par cette planète? La voix rauque du quartier-maître Hawkins lui miaula à l'oreille

- Bien commandant, il semble que vous ne commandiez plus grand-chose pour le coup... Votre soi-disant honneur ne nous conduira pas à la mort, simplement car nous allons quitter cette satanée planète aussi tôt que le Cerbère aura rejoint l'Atlas.

Le capitaine du Legislator , un destroyer stellaire Impérial 2, apparut derrière la masse d'officiers : Voilà qui allait prendre la place d'Azaren, une saleté d'alien chagrien ambitieux... La seule pensée qu' un individu pareil puisse croire qu'il était à la hauteur de la tâche de commander une flotte lui souleva l'estomac, tandis qu'il était amené à ses quartiers pour y être enfermé.

Pendant le trajet, un plan avait eu le temps de germer dans son esprit : il allait devoir se frayer un chemin à travers le vaisseau discrètement, et puis il comptait bien rendre la monnaie de leur pièce à ces ordures.
Après dix minutes de recherche d'éventuels mouchards il essaya de contacter le Major Drang, sans succès. Il envoya donc un message et constata par la même occasion que sa console de commandement avait été désactivée. Ceci fait, il déverrouilla un placard dissimulé dans la salle de bain et en sortit une armure de combat type Novatrooper qu'il enfila lentement, pièce par pièce, savourant le calme avant la tempête.

Premièrement, il lui fallait une arme. Ensuite, il lui aurait fallu une diversion. Le premier problème allait s'avérer ardu mais le second nécessitait un peu plus de préparation. Il tapa quelques lignes sur un datapad et constata avec bonheur que ses deux droïdes étaient encore camouflés de chaque côté de la porte, gardant ses quartiers selon leur dernier ordre qu'il avait donné. Comment les faire opérer une diversion efficace était autre chose : il essaya de les contacter, sans succès. Une autre tentative fut de tenter de récupérer les codes que lui seul avait en tant que commandant, mais malgré le succès de ces codes il ne parvenait pas à trouver un moyen efficace de les employer avec le peu de temps qu'il lui restait avant le passage probable en hyperespace.

La réponse lui vint quand il entendit les droïdes bouger leurs lourds bras mécaniques pour empêcher un soldat d'entrer dans sa chambre. Il tapa sur une console des commandes paralysant les systèmes offensifs et défensifs du Hadès puis ordonna l'ouverture de la porte. Elle coulissa sans bruit révélant un soldat médusé, dont l'expression de surprise devint plus forte quand une main s'abattit sèchement sur sa nuque. Ayant récupéré deux droïdes et une carabine blaster, Azaren pût se mettre en route, se fondant dans les rangs de stormtroopers qui patrouillaient le vaisseau. Arrivé aux environ des navettes, il dût se creuser les méninges mais réussit à réquisitionner une navette de classe Lambda sous couvert d'emmener les deux droïdes sur le Legislator pour servir de droïdes de sécurité après un effacement de leur mémoire.

Alors qu'il entamait les procédures de décollage, un appel retentit sur son comlink :

- Bonjour, navette YY-537x. Ici celui auquel vous avez envoyé un message. Nous sommes sur le vaisseau qui fait les lois, et attendons l'arrivée de votre ami aux beaux yeux.

- Reçu, on arrive.

Drang. Ce saligaud avait réussi à échapper aux griffes du Cerbère et revenait lui aussi au Legislator. Apparemment le chagrien allait savourer sa victoire fort peu longtemps si le Major n'était ni un traître ni un incompétent. Azaren vérifia les systèmes de son armure et que le blaster était bien chargé, puis dans un effort d'imiter la démarche des soldats de choc il descendit de la navette, entouré des deux droïdes qui étaient redevenus invisibles.
Au milieu du hangar se tenaient les spacetroopers, entourés de plusieurs escouades de soldats et quelques sous-officiers. Drang aperçut le nouvel arrivant et un rire fit vibrer la salle

- Dites-donc commandant, vous avez passé du temps en salle de musculation ! Ou bien c'est des talonnettes et du coton?

- Marrez-vous Drang , mais vous viendrez pas pleurer quand je vous mettrai K.O. par une simple pichenette.. bref, que fait-on?

- Le capitaine de ce vaisseau à comment dire abandonné son poste et je connais plusieurs personnes qui aimeraient empêcher la destruction du Cerbère et de sa precieuse cargaison. On a des contacts sur la passerelle et sur une demi-douzaine d'autres vaisseaux qui n'attendent que le signal.

Azaren regarda autour de lui et leva la crosse du blaster, non sans peine

-Messieurs dames, je pense que ce vaisseau n'attend qu'un nouveau commandant
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Dim 16 Déc - 23:55

[Pas corrigé]

« Oh non, je ne te laisserais pas gagner, salope. »

Voir Sérina utiliser un tel langage était étrange. La voir dans une telle posture était tout aussi étrange. L’IA était connue pour être la meilleure, la fierté du Consortium de Zann… Elle contre attaqua aussitôt avec toute la force et toute la violence dont elle était capable. Sa fierté l’empêchait de baisser les bras, elle se battrait jusqu’au bout, quitte à finir effacé par cette autre IA. D’une certaine façon, l’intelligence Artificielle ressemblait à Inaya. Toutes deux étaient têtues, téméraires et assez intelligente pour savoir quand il était temps de se retirer de la partie.
Puis il y eu cette voix, sa voix. L’espace d’un instant, Sérina demeura inerte avant de reprendre l’offensive contre cette autre IA. Personne ne devait quitter Steria … pourquoi ? Si cette autre intelligence avait été un peu plus sympathique, Sérina aurait prit le temps de lui parler mais elle n’en avait guère l’occasion, elle était bien assez occupé à essayé de sauver sa peau. Enfin, sauver son programme …


« Hors de question … que je me joigne … à toi ! »

Sérina et sa loyauté à toute épreuve. Elle aidait les humains, elle ne les servait pas. Elle leur rendait service mais jamais Inaya n’avait ordonné à son IA de faire quelque chose d’ingrat, comme tirer la chasse. Dans un dernier effort, dans un dernier jet, Sérina donna tout ce qu’elle avait contre cette autre IA. Aussi forte soit-elle, rien n’était plus puissant qu’une volonté de fer. Son ennemie disparue et Sérina retrouva le calme. Elle avait été endommagée mais rien de très grave, elle était toujours opérationnelle

Quant à Inaya... A peine eut-elle coupé la communication qu’elle reçu la réponse de Pyrrhus. Elle demeura immobile quelques secondes avant de reprendre sa marche, s’éloignant de l’installation. Elle entendait les cris, les tirs de blaster, les hurlements. Elle-même affronta une créature, manquant de se faire couper en deux. Seul son sabre laser parvint à la garder vivante. Avec la Force, elle sentait les créatures approcher. Elle les entendait, aussi. Alors elle fit demi-tour et prit le temps de répondre, avec son extrême gentillesse, au lézard.


« Pyrrhus, n’oubliez pas qui je suis. Touchez moi, tuez moi, et le Consortium de Zann vous poursuivra jusqu’à votre mort… et vous pourrez dire adieu à vos crédits. Alors ne me faites pas chier, merci. »

De retour sur les lieux du combat, Inaya se rendit compte de la panique générale. Elle sentait bien que Pyrrhus n’allait pas tarder à arriver… Son regard se porta sur Doman, dans son armure Mandalorienne. Il se battait avec force et courage. Les barricades, quant à elles, ne tiendraient pas très longtemps … Sortant son sabre laser, la rousse usa de la Force pour se rapprocher rapidement de Doman. Sérina ne devrait plus tarder à la contacter …

Inaya chuta, un coup la sonnant. Son sabre laser glissa de sa main, tomba, roula sur le sol … Une main le ramassa, l’activa et le brondit. La lame ardente coupa net le bras organique d’Inaya, qui hurla. La plaie ne pouvait saigner mais la douleur était intense. Néanmoins, elle se releva, une certaine folie dans le regard. Elle ramena à elle son arme à feu grâce à la Force et vida le chargeur sur le monstre. Elle put récupérer son sabre grâce à la Force et termina le travail avec, de son seul bras valide, le mécanique, envoyant finalement le monstre au loin d'une poussée de Force. Sitôt l’adrénaline descendu, la douleur revint et avec elle, l’incapacité de se battre. Elle s’éloigna donc des combats comme elle le pouvait, ses armes à la main malgré tout. La Force semblait, cependant, irradier d'Inaya. Sombre, froide et ténébreuse.


« Sérina … Mon bras … Je ne … Arg ! »
« Je fais ce que je peux ! »
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Dim 23 Déc - 22:13

    Pyrrhus Hellstorm fut surpris de voir une bête locale se faire abattre aussi rapidement par son aide de camp nouvellement nommé. Oh, cette bête n’aurait pu parvenir à poser un problème à l’hybride du fait de sa force physique titanesque, mais l’animal aurait eu l’avantage de la surprise. D’un signe de tête approbateur, Pyrrhus le remercia d’un large sourire. Il s’approcha de Dale et lui tapota sa grosse main sur son épaule tout en ricanant : ce qui voulait dire que le mastodonte vous appréciait un minimum.

    Dale Eldrige semblait être décidé à frayer un chemin pour Pyrrhus afin que celui-ci rejoigne Inaya Nhara. Par ailleurs, la réponse de cette dernière agaça le krogan plus qu’autre chose. Menacer l’hybride n’était d’aucun effet, et pas même le plus puissant Seigneur Sith aurait été en mesure d’intimider le mastodonte d’écailles et de muscles. Même si la situation était désespérée, même en face de la 501ème au grand complet Pyrrhus aurait chargé tout en sachant qu’il n’avait aucune chance de survie. Le sang appelle le sang, et le krogan était bien incapable de résister à l’appel de la guerre même si cela signifiait sa mort. Une prise de position bien particulière souvent considéré comme une tendance suicidaire par la majorité des standards galactiques : Pyrrhus était une exception. Bien qu’il aurait pu défier l’autorité d’Inaya Nhara en restant ici, il se contenta d’éclater de rire en face de la menace : si le Consortium de Zann voulait se venger du mercenaire, il faudrait que Talia vienne en personne l’arrêter. Oh oui, ce serait certainement un beau combat.

    Mais l’heure était au moment présent : rejoindre Inaya Nhara tout en couvrant les arrières de Dale. Le bandit ouvrait la route au blindé reptilien. Le tandem arriva malgré eux devant plusieurs animaux à l’allure ressemblant à des humanoïdes mutants. Ils étaient une dizaine, et semblaient se diriger vers l’endroit où Inaya Nhara s’était posée. Leurs dents étaient acérées et il sembla qu’ils étaient décidés à attaquer l’humaine par derrière. Le krogan entendit alors une voix dans sa tête ou dans son comlink, même s’il supposa que ce devait être son sang tout entier qui vibrait à l’idée d’un carnage en bonne et due forme. Cette voix le mettait au défi de réussir. Cette voix osait mettre en doute ses compétences de guerrier suprême. Un défi qu’il ne pouvait refuser !


    - BEUAAAAAARGL !

    Captant l’attention des bêtes qui se dirigeaient droit sur la rousse, Pyrrhus se jeta dans la mêlée en criant bien plus férocement que les animaux. Épaulant son fusil à pompe, le premier tir enfonça la boite crânienne de la première bête. D’un geste, il rechargea une capsule dans le canon, épaula à nouveau et tua une autre créature. Les autres se dirigeaient vers son lieutenant qui n’aurait sans doute aucun mal à s’en tirer.

    - Et ma rage se déverse de la gueule d’acier de mon fusil sur ces infâmes rejetons ! OGAR ! A MORT !


    Beuglant, il dégomma une nouvelle cible avant de battre la poussière de son pied droit. Tapant du pied sur le sol, celui-ci semblait vibrer sur les pas lourds du mastodonte. Répétant le cri de guerre, le krogan chargea tête baissée un rat géant sprintant vers lui. L’impact fut horrible et l’hybride passa littéralement à travers le primate dont il ne restait que des lambeaux de chair et une purée sanguinaire. Le visage et l’armure tâchée de sang, la voix continuait de le défier. Rendu ivre par le combat, Pyrrhus sentait chaque atome de son corps hurler à la mort. Une goule bondit vers lui.
    Pyrrhus l’accueillit d’un violent coup de crosse qui brisa la nuque de son ennemi sur le coup. Les ennemis menaçant Inaya furent tout simplement réduits en cendres par la rage et puissance brute du mercenaire qui se dirigea vers la rousse qui semblait affaiblie. Il lui jeta un regard hautain sur son membre mutilé avant de lancer d’un ton taquin.


    - Vous voulez toujours m’envoyer chier maintenant ? Allez ! Venez donc.


    Encore sous le coup du carnage qu’il avait causé, il ne sentit pas la Force irradier d’Inaya, il se contenta de la prendre à une main comme si elle avait été aussi légère qu’une plume puis la déposa sur son épaule. Trottinant en direction du vaisseau, il remarqua que maintenant l’absence de Doman Abi, avait-il périt ? En tout cas son lieutenant le suivait également.

    - Vous savez ou est le Mandalorien ?


HJ: Vu que ça fait longtemps, j'ai un peu perdu la mémoire alors j'ai meublé avec une fusillade, si quelque chose ne va pas, dites le, j'éditerai.
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Lun 24 Déc - 18:47

TOUR 8

Qui est Richard Coleman, Dash Fedelis? Oui, c’est un personnage important de la CMC mais certaines choses ne devraient-elles pas rester dans l’ombre? Une question purement rhétorique pour un homme déterminé à trouver des réponses. Le lieutenant confédéré avait décidé de pousser jusqu’au bout son travail et on ne pouvait qu’admirer sa détermination. Nombreux étaient ceux qui auraient préféré, et de loin, fuir cet endroit maudit, qui auraient abandonné la mission pour sauver leur vie. Dash ne mangeait pas de ce pain-là et c’était pour cette raison précise qu’il avait été choisi pour cette opération. Enfin… Choisi était un bien grand mot considérant que c’était un mort qui l’avait mis sur la poste de Coleman. Le concours de circonstance, peut-être? One ne pouvait définitivement pas parler de chance en tout cas.

Les bases de données de la CSL, bien que complètes, n’étaient pas les plus fournies sur la CMC. Normal, au vu de l’allégeance plutôt volatile de Corellia. Cependant, on pouvait avoir une bonne idée de qui était Richard Coleman. Sa biographie officielle le décrivait comme un natif de Corellia, à la tête d’une fortune impressionnante, membre des hautes sphères corelliennes… C’était un peu le type classique né avec une cuillère en or dans la bouche comme on en trouve tant dans le milieu des affaires. Rien d’alarmant ou de vraiment dérangeant à première vue. Un haut placé en charge de l’exploration et de la colonisation de la CMC… Cependant, si on regardait ce que les services de renseignements de la CSL avaient à en dire, ce type était plus pourri qu’un moff et un Hutt combiné. Sa famille n’était guère mieux, de vraies girouettes.

En fait, les Coleman avaient contribué à virtuellement toutes les grandes factions existantes ou ayant existé : CSI, République, Empire, Rébellion, Nouvelle-République, AG, CSL… On parlait de plusieurs millions de crédits investit dans diverses causes pour s’assurer d’être du bon côté en cas de victoire tout en brouillant avec plus ou moins d’efficacité leurs traces. Quel rapport avec Steria? En toute logique, une visite des ruines de l’expédition de la CMC s’imposait mais en même temps, n’était-ce pas là la meilleure façon de courir au suicide? La CSL n’avait pas encore sonné la retraite, Dash ayant exécuté son ex supérieur avant qu’il ne donne l’ordre de repli… Qui plus était, les rapports confédérés n’avaient-ils pas mentionné le déploiement d’une force mercenaire dans les parages? Décidément, la chance refusait de sourire à Dash.

Tout cela devrait attendre, cependant. Dans le corridor, des bruits de lutte se firent entendre suivit de hurlements qui n’étaient plus tout à fait humain. Un trio de soldats confédéré fuyait devant une douzaine de leurs camarades qui, les yeux injectés de sang et l’écume aux lèvres les poursuivaient en poussant des cris haineux, inarticulés et plus animaux qu’humains. Dahs était en train de revivre un beau cauchemar, heureusement avec l’horreur physique en moins. Les « infectés » étaient encore humains et non pas les corps irradiés qu’il avait eu à affronter. C’était quand même la première phase du mal de Steria. À entendre les cris d’alarme et les imprécations de plusieurs soldats, les estimés du commandant s’étaient peut-être avérés un peu trop optimistes. Que choisir, Dash : Rester et combattre ou fuir pour remplir une promesse faite à un mort?


//

Il existe une vieille expression qui dit à peu près ceci : les rats quittent le navire. Le commandant Azaren, toutefois, était loin d’être un rat. Il était regrettable qu’il ait eu à fuir le pont de son propre navire mais on pouvait supposer qu’il remettrait les pendules à l’heure, non? Il suffisait de prendre contrôle du Legislator et de prendre sa revanche. Simple dans la théorie, compliqué dans la pratique. Après tout, il avait laissé derrière lui un soldat inconscient (voire mort, certaines constitutions étaient plus fragiles que d’autres…) dans le corridor et il avait désactivé les systèmes offensifs et défensifs du Hadès. Par conséquent, les mutins étaient en train de remuer ciel et terre pour retrouver leur ex commandant et remettre l’Hadès en état de marche. Dans la confusion engendrée par la mutinerie puis par la manœuvre du Chiss, l’attention générale se retrouva divisée.

Des vaisseaux qui avaient fait semblant de rejoindre la mutinerie ouvrirent le feu sur leurs frères renégats. Le « Legislator », vaisseau amiral des mutins, fut donc la cible de tirs par le « Zeus », le second Detroyer Nebula de la formation. Le capitaine initial du « Zeus » avait été « démit de ses fonctions de façon permanente » par son officier en second au début de la mutinerie, ce qui avait évité que le vaisseau rejoigne les traitres. À présent, l’autoproclamé capitaine du « Zeus », un Echani répondant au nom de Yusani Raska menait un groupe de vaisseau loyaliste contre les traitres. Leur première cible fut le système de communication du « Legislator », pour l’empêcher de coordonner le mouvement rebelle. Sans tête, un corps ne peut survivre. La chose aurait été profitable au commandant Azaren s’il ne s’était pas trouvé sur le pont du Legislator.

La belle flotte de l’AG était en train de s’autodétruire avec un zèle particulièrement venimeux. Sans ordres du « Legislator », les mutins tiraient sur tout ce qui bougeait alors que d’autres tentaient de sauver leur peau du mieux qu’ils le pouvaient. Personne n’avait encore pu passer en hyperespace pour fuir mais c’était une question de temps. La panique gagnait de plus en plus les rangs ennemis. De leur côté, pensant le commandant Azaren encore sur le « Hadès », les loyalistes avaient divisés leurs forces pour protéger le « Cerbère », secourir le commandant Azaren sur le « Hadès » et transformer en épave fumante le « Legislator ». Yusani Raska était loin d’être un mauvais tacticien car les loyalistes, bien que moins nombreux, se battaient de façon plus unie que leurs opposants. Le commandant Azaren avait de quoi être fier de ses hommes.

Au cours de la bataille, le « Legislator s’était trouvé à s’approcher de Steria, pilonné comme il était par le « Zeus ». La loyauté du « capitaine » Raska n’avait d’égal que sa détermination à punir les traitres. Le feu nourri du « Zeus » endommagea sévèrement certains systèmes du « Legislator » qui commença à chuter en direction de la planète. Une situation qui n’était pas sans rappeler les archives de la bataille de Coruscant durant la guerre des clones, quand le vaisseau amiral séparatiste avait connu une situation similaire en affrontant les forces républicaines. Ce qui était une lutte à l’intérieur du vaisseau pour garder le contrôle de ce dernier ne tarderait pas à se transformer en une lutte pour la survie de tous et chacun. Mieux valait ne pas être à bord quand le vaisseau s’écraserait sur Steria… Si personne n’en reprenait les commandes et vite!


//

Rien ne va plus, les jeux sont fait, dit une expression populaire. Force était d’admettre que c’était parfaitement de circonstance pour la pauvre Inaya Nhara qui venait de perdre son autre bras. Enfin… Le bras organique qu’il lui restait. Les amateurs d’ironie ne manqueraient pas d’observer que le hasard, ce farceur devant l’éternel, avait fait une « coupe » identique sur la rousse. Même endroit, même hauteur, même angle… Aux maux psychologiques, à la folie de Steria s’ajoutait maintenant un sévices d’ordre physique. Chose certaine, pour la jeune femme, les séquelles de cette mission ne manqueraient pas. Peu d’opérations passées lui en avait fait autant subir. Ce serait sans doute une des rares fois où elle pourrait en vouloir réellement à sa chef. Encore fallait-il qu’elle survive, faute d’un soutien complet de Serina.

Qu’est-ce qui clochait avec cette mission, au juste? Ce n’était pas simplement trop de facteurs inconnus. Non, il y avait plus à cela. Le problème venait des paramètres mêmes de la mission. Une mission du CDZ menée par des mercenaires. Autrement dit, un travail d’équipe ardu, du matériel hétéroclite, idem pour les armes et les armures… Inaya connaissait très bien les forces de la faction pour laquelle elle bossait et donc elle savait que Talia les avait envoyés sur le terrain avec des cartes en moins dans leur jeu. La question à se poser c’était si son calcul de risques avait été influencé par… Un désir particulier? Une ambition? Autre chose? Tout cela devrait attendre car un bruit qui annonçait la salvation se fit entendre. Un bruit de moteur. Descendant du ciel, un nouveau transporteur. Un transporteur mercenaire.

Des renforts, donc. Envoyés par Talia Zann qui avait toujours des cartes dans sa manche. La missions se poursuivait, avec des troupes fraiches… Et un, non deux nouveaux chefs de mission. Inaya, Doman et Pyrrhus reçurent tous un message signé de la main même de la grande patronne. Ina rentrait au bercail. Blessée ou non, elle avait ordre de laisser le commandement aux deux autres pointures mercenaires. Cela voulait dire, pour ceux capables de lire entre les lignes, que le CDZ avait décidé de ne pas impliquer un seul de ses membres plus longtemps. C’était donc à la fois une bonne chose et une mauvaise chose. Doman et Pyrrhus s’étaient fait un nom suffisant pour se voir nommer commandants de mission. Si la mission tournait à la catastrophe ou pire, si les renforts s’avéraient insuffisants, ce serait probablement une condamnation à rester sur Steria.

Citation :
Aux nouveaux commandants de l’opération sur Steria :

Pyrrhus Hellstorm et Doman Abi,

Il a été décidé par mes lieutenants et moi-même que la classification initiale de la mission devait être impérativement révisée. Devant les nouveaux paramètres de mission, nous avons décidé de rappeler au QG l’actuel commandant de mission, Inaya Nhara, lieutenant du CDZ. Vos primes ont donc été ajustées en conséquence : nous parlons du triple du prix de départ, négociable à la hausse à votre retour suivant les résultats de l’opération.

Des renforts vous ont également été envoyés : d’autres mercenaires que nous gardions en réserve en cas de force majeure. Étant donné que nous ignorons toujours le vecteur de contamination, nous espérons que des unités « fraiches » seront moins à risque de devenir une nuisance pour vous. Cette fois-ci, le transport aura un interdit de rester dans les parages et sera donc renvoyé vous récupérer quand vous donnerez le signal de départ.

Dans la mesure du possible, le CDZ veut toujours obtenir ce qui déclenche le mal de Steria. Si vous jugez en quelque moment que ce soit que la mission est irréalisable, vous avez toute autorité pour annuler la mission, à condition que la décision soit unanime. Avant même votre actuelle embauche, vous étiez considéré comme d’excellents candidats pour des contrats futurs : perdre l’un d’entre vous est inacceptable.

Votre prime initiale a déjà été versée dans le compte que vous nous avez fourni, en gage de notre bonne fois. À votre retour, encore par décision à l’unanimité, le CDZ compte vous offrir une place de choix dans ses sous-traitants. En cas de trahison, des mesures punitives seront prises pour punir les fautifs donc n’hésitez pas à exécuter tout mercenaire qui tenterait d’interférer avec la mission. Aucune exception.

Autre détail : si jamais une faction autre venait à mettre la main sur ce que le CDZ cherche, éliminez ceux qui ont mis leur nez dans cette affaire. Pas de témoins, pas de prisonniers. Le CDZ doit pouvoir tirer avantage de cette arme potentielle, si tant que ce soit quelque chose que l’on peut vraiment isoler et ramener pour étude.

Message à l’attention seule de Doman Abi : À ton retour, le CDZ a une mission toute spéciale qu’il souhaite te confier. Le dossier étant en préparation depuis plusieurs mois, il sera donc considérablement plus complet que dans le cas actuel. Une récompense de 1 million de crédits ou sa valeur équivalente en équipement te sera versée en cas de réussite. En espérant que tu seras de la partie, Talia Zann

Message à l’attention seule de Pyrrhus Hellstorm : À ton retour, j’ai une autre mission pour toi. Quelque chose de bien parlant avec du sang et des tripes, pour être sûr que le message soit bien passé, plus une cible à ramener. Vivante si possible. On parle de 1 million de crédits ou son équivalent en ce qui te plairait. Si ça t’intéresse, fais-moi en signe à ton retour. En privé, il va de soi. Talia Zann

Inaya retournait parmi les siens. Serina la suivrait. L’IA ennemie, vaincue, ne pouvait que regarder de loin ce qui se passait. Le transport redécolla sitôt sa « cargaison » déchargée, se repliant au-delà de l’espace immédiat de Steria. Hors de question de faire la même erreur deux fois. Les nouveaux mercenaires parvinrent à repousser la vague ennemie, pour l’instant. Restait à s’occuper des morts et à s’occuper ou achever les blessés. Il fallait poursuivre le travail… Et le terminer pour de bon cette fois. Bien sûr, il se pourrait fort bien que les deux nouveaux commandants de mission ne voient pas les choses du même œil… Mais le message semblait très clairement leur promettre gros en échange de leurs services. Ce n’était pas un Hutt qui aurait proposé une chose pareille. Restait à voir comment le mandalorien et le Krogan prendraient la nouvelle.


SORTIE DE INAYA NHARA
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Mar 25 Déc - 9:54

Richard Coleman… une ordure de première. En fait ce n'était pas le personnage en lui-même mais une famille entière. Des générations perdues, corrompues pour arriver à des fins honteuses. Le profit, toujours le profit. Une véritable honte. Et le pire dans tous ça c'était qu'ils semblaient derrière l'horreur qu'il vivait désormais. Ils avaient travaillés avec tout et n'importe que quoi. Qu'elle était la véritable valeur de leurs biens ? Et surtout que leur avait on donné en échange ? Une variante de la maladie raghkoule ? Un virus mortel ayant dégénéré ? Où était ce réellement la planète qui se défendait elle-même ? Tant de questions sans réponse… Et si peu de temps pour y répondre. Dash entendit les cris et lorsqu'il ouvrit la porte c'est pour découvrir quelques survivants qui se battaient vaillamment contre des êtres abominables, devenus fous, ne reconnaissant ni frères, ni camarades. L'écume aux lèvres la rage et la volonté de commettre l'acte le plus abominable pour un être humain brûlait dans leur regard désormais changer, à jamais.

"Soldats venez par ici !, cria Dash à leur encontre, lorsque les soldats se furent engouffrés dans la pièce il referma la porte qui aussitôt se mit à vibrer sous la violence des coups portés.
- Merci Lieutenant… Mon dieu le Colonel !
- J'ai dû l'abattre. Je suis désolé. Je ne désirai pas sa mort. Il se transformait.
- Que faisons nous ?
- Nous devons fuir. Mais pas par la voie de l'espace, nous sommes peut être en train de nous transformer. Non nous devons tout d'abord découvrir la vérité. Je fais parti des Renseignements et j'ai des pistes qui pourraient nous mener à être sauver et à sauver j'espère nos camarades.
- Bien Lieutenant ! Caporal Mirx au rapport ! Voici les seconds classe Bennett et Gordon. Où allons nous ?
- Dans les ruines. Je sais que des mercenaires s'y trouvent mais ils doivent avoir de sérieux problèmes, Dash se leva et pianota sur le panneau de contrôle du colonel et activa toutes les liaisons comlinks de la région, ici le Lieutenant Dash Fedelis de la Confédération des Systèmes Libres. Nous sommes vivants mais la Base est tombé. Nous ne sommes plus qu'une poignée de survivants. Repliez vous, je répètes repliez vous c'est un ordre. Le point de repli sont les ruines de l'expédition de la CMC. Nous devons nous y retrouver et établir un périmètre de défense. Fedelis terminé. Soldats nous allons devoir courir jusqu'aux hangars et y trouvaient un véhicule voir même une navette. Prêts ?"

Dash prit une grenade à sa ceinture et se colla au mur près de la porte. Il l'activa et compta jusqu'à deux avant d'ouvrir la porte et de lancer l'engin explosif sur les horreurs face à lui. L'explosion lui fit claquer des dents mais il n'y eut pas d'autres dommages collatéraux. Du moins sur lui. Les soldats éliminèrent avec expertise les derniers survivants qui gisaient sur le sol, déboussolés par la violente explosion. Puis le quator se mit à courir. En quelques minutes seulement ils arrivèrent dans la cour principale de la base et découvrirent un véritable champ de bataille, où des soldats courraient en tous sens vers les parcs à véhicules. Sur les quelques milliers de soldats en place une centaine n'avait guère pu fuir, tandis que les autres survivants courraient dans les plaines de Steria, poursuivis par des hordes de créatures affamées. Mirx montra à Dash un antique speeder sur lequel un E-Web avait été monté. Le lieutenant acquiesça et embarqua derrière l'arme. Aussitôt il fit feu, creusant des sillons dans les rangs ennemis, sillons qui se comblaient presque immédiatement. Le landspeeder démarra avec un puissant à-coups et rapidement la base disparut du champ de Dash. Mais qu'allait il donc découvrir sur place ? Allaient ils vers une mort certaine ? Ou au contraire vers la survie ?
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Ven 28 Déc - 20:09

La première secousse se fit sentir pendant qu'Azaren était occupé à mitrailler des mutins. Sous le choc, ils durent sortir de leur couverture et les deux CYV en profitèrent pour enfiler quelques balles dans les jointures de leurs armures, les tuant sur-le-champ. Drang et ses Spacetroopers avaient gardé leurs armures, leur conférant une apparence de géants (qu'ils étaient par ailleurs) et leur offrant une puissance de feu monstrueuse. Comme nous le disions donc, la secousse, en plus d'offrir quelques mutins sur un plateau d'argent aux deux droïdes susmentionnés donna une indication précieuse à Azaren : il y avait toujours des vaisseaux qui répondaient à ses ordres, et ils commençaient à manifester leur mécontentement. Cependant, ils ne savaient pas qu'il était à bord du Legislator, et ceci était en revanche plutôt fâcheux, dans le sens où le vaisseau qu'ils visaient abritait celui qu'ils voulaient protéger.

- Commandant, quelle direction pour la passerelle? Faut qu'on se bouge un peu : j'aimerais pas mourir tué par les nôtres parce qu'on a fait la connerie de venir sur ce vaisseau.
- Prenez à gauche, faut qu'on arrive aux turboélévateurs avant qu'ils comprennent que nous sommes à bord et qu'ils pensent à les bloquer.

- Reçu : En avant !

Drang appuya sa phrase d'un ample geste de la main et d'une rafale de tirs de son blaster lourd, entraînant le petit groupe vers les élévateurs. Azaren en profita pour modéliser sur son affichage tête haute le parcours à suivre pour atteindre la passerelle sans trop se frotter à trop de résistance. Deux stormtroopers apparurent au coin du couloir et se mirent à couvert en hurlant quelque chose qu' Azaren ne put pas discerner pleinement du fait des multiples tirs de blaster qui fusaient à ses oreilles. Il fut pris par les épaules alors qu'il ripostait et fut se retrouva par terre. Il vit un spacetrooper s'avancer et mitrailler les Storms qui durent se replier.

- Attention, ils ont du alerter les autres, faites attention aux angles morts et aux embuscades potentielles

- Reçu, on y pensera, en attendant je crois que nous devrions voir si vous pouvez accéder à la console là-bas, pour nous donner un topo des forces en présence sur la passerelle.

Azaren retira son casque d'une main tandis qu'il sortait une datacarte de l'autre. Posant le casque sur un rebord, le chiss inséra la carte tout en tapotant quelques commandes sur l'interface. Si ses codes n'allaient pas pouvoir influer sur la situation du vaisseau, au moins pourrait-il comprendre ce qu'il se passait et comment les mutins avaient organisé leur défense des turboélévateurs. Il sentait l'espoir vaciller dans les cœurs de ses hommes et comprit que ce serait une offensive décisive qui allait définir qui serait le vainqueur.
Le vaisseau, secoué de tirs en permanence, commença à s'incliner et Azaren se retrouva accroché à la console, flottant à mi-hauteur en horizontal. Voyant qu'elle menaçait de céder, il entra une autre série de commandes puis téléchargea le flux des caméras du vaisseau dans sa datacarte. Confirmant ses craintes la console se déracina, emportant avec elle quelques fils électriques qui commencèrent à lâcher des. gerbes d'étincelles. Azaren atterrit sur une paroi avec un bruit sourd, et sa vision fut obscurée pendant quelques secondes. Quand il recouvra sa vue, il vit ses droïdes aux prises avec une dizaine de soldats, visiblement effarés de devoir se battre contre deux monstres de métal invisibles à l'œil nu. L'un des soldats laissa tomber un détonateur thermique, que 117 et 118 esquivèrent en le renvoyant aux pieds de l'envoyeur. Les blasters lourds intégrés aux droïdes finirent le travail une fois que le détonateur eût explosé.

- Selon les caméras, ils ont plusieurs tourelles et deux rangées de barricades avec l'élite de leur garde composée de stormtroopers. Il semblerait qu'ils aient aussi des droïdes sonde programmés pour détecter les CYV, ce qui signifie que nous allons viser ceux-ci en premiers. Il faudra détruire les droïdes sonde dès que nous les verrons afin de pouvoir faire passer nos CYV, pour pouvoir les prendre à revers au moment oùils ne s'y attendront pas.

- D'accord, avançons. Au fait, votre casque, Commandant.

Azaren se massa les tempes quelques secondes pour remettre ses idées en place, puis récupéra le casque noir et jaune allant avec son armure. Il sentit ses yeux se réhabituer à la présence de l'affichage tête haute et pensa qu'il n'avait jamais pris le temps de s'asseoir et de respirer un bon coup ne serait-ce qu'une fois dans sa vie. Entre les études, les services de renseignement et tout le train-train de cette galaxie vainement belliqueuse il n'avait jamais vraiment pensé à lui-même, n'avait pas clarifié intérieurement ses convictions, ce pour quoi il se levait à chaque fois en pensant qu'il avait bien fait de rester dans l'Alliance Galactique. Il voulait aimer la guerre, l'honneur et l'ordre mais cela ne venait pas de lui : tout ce qu'il faisait il le faisait parce que les codes de son éducation le lui imposaient. Toute sa vie avait été modelée par ce qu'il était convenable de faire et ce qu'il ne fallait pas faire sous peine de se couvrir de honte.

Un vague sourire apparut sur son visage tandis qu'il armait le Blaster en vue du combat. Un général de Thrawn dit un jour qu'il attendait toujours que les hommes de la Flotte, dans leurs uniformes impeccables, finissent leur thé et lui donnent l'ordre d'attaquer. Si cela peut consoler son âme défunte, je dirais que ce jour-ci il n'existait sûrement plus un seul vaisseau de la flotte d'Azaren qui fût en mesure de faire du thé, et qu'un officier de la flotte se félicitait intérieurement d'avoir troqué son uniforme pour une armure de soldat.

Drang fit signe au petit groupe de s'arrêter, puis s'avançant vers une porte, il arma ses lance-torpilles à proton. Azaren comprit ce qu'il s'appretait à faire et se mit à couvert derrière une caisse de ravitaillement que les défenseurs avaient laissé dans leur quête de barricades. La porte s'ouvrit en un frottement stridu et deux torpilles s'abattirent immédiatement sur les positions des droïdes sonde, créant des trous géants dans la ligne de défense ennemie. Le chiss sortit de couverture et arrosa de tirs les positions des tourelles de défense, permettant aux CYV de passer. Une autre violente secousse fit trembler les entrailles du vaisseau, alors qu'une intense chaleur indiqua à Azaren leur passage dans l'atmosphère de Steria.

- Ils ne pourront jamais faire atterrir ce truc proprement, il nous faut reprendre le contrôle et vite! A l'assaut !

Le petit groupe chargea sur la ligne de défense tandis que les CYV commençaient leur ménage de l'arrière-garde des mutins, semant la panique parmi eux. Azaren enchaînait les tirs de suppression, obligeant les défenseurs à se replier de plus en plus vers les élévateurs. Une fois la dernière ligne de défense tombée, ils durent entreprendre une montée en utilisant les propulseurs des Spacetroopers.
Azaren était accroché aux épaules du major Drang, sentant la force gravitationnelle de Steria et la poussée des propulseurs lui comprimer les entrailles. Il se demanda qui allait avoir sa clémence une fois arrivé en haut. Un instinct naturel lui commandait de faire un exemple en tuant tous ceux qui avaient lancé la mutinerie, mais il savait que Steria modifiait ses pensées, exacerbant ses pulsions violentes et neutralisant ses facultés de réflexion. Il n'allait pas céder, il était hors de question que cette saleté se croie tout permis en s'infiltrant dans son cerveau, dans SA propriété!
Ils atteignirent la passerelle en quelques minutes, et se retrouvèrent face à une compagnie de novatroopers qui tenaient en joue des officiers. Azaren eut la présence d'esprit de faire signe à ses hommes de baisser leurs armes, et retira son casque en dévoilant son visage. Un novatrooper, portant le grade de capitaine, s'avança et salua avant de dévoiler son identité.

- Capitaine Visha au rapport, nous venons de maîtriser les officiers à l'origine de ce mouvement de révolte. Je crois savoir qu'il n'y a pas beaucoup de Chiss dans toute la flotte de l'AG et encore moins dans cette flotte-ci, aussi vous devez être le commandant.

- En effet, repos capitaine. Je constate qu'il existe encore des hommes d'honneur sur cette planète et vous m'en voyez ravi. Cependant il me semble que nous avons un problème requérant une attention immédiate : celui-ci.

Il indiqua la surface de la planète qui se rapprochait dans un déluge de flammes et de grincements métalliques provenant du vaisseau. En un
instant, il délégua des ordres aux personnes présentes sur la passerelle.

-Visha, mettez-les aux arrêts et assurez-vous qu'ils n'aient aucun moyen de s'enfuir : la cour martiale les attend. Drang, sécurisez le vaisseau et assumez le commandement du contingent armé. Toute la puissance sur les boucliers et sur les répulseurs pour nous freiner, que tout le monde se prépare à un impact au sol.

Azaren alla s'asseoir, se sanglant au siège du capitaine et espérant que son armure le protège. Le Legislator, tel un animal blessé, descendait vertigineusement dans l'atmosphère en laissant derrière lui une traînée de fumée. Les tirs avaient cessé, et la flotte avait retrouvé un semblant de cohésion, regardant le Legislator filer vers son destin en silence. Le bruit assourdissant d'un monstre de métal de plus d'un kilomètre et demi percutant la cime d'une montagne fit vibrer toute la planète. Le Legislator rebondit et reprit une lente ascension, pendant qu'Azaren sentait les lanières du siège lui labourer les chairs. C'est alors qu'une transmission retentit dans le système audio de son armure, provenant de la surface de la planète avec une intensité faisant que malgré la destruction du système de communication au cours de la bataille il était capable de la capter avec son armure.

ici le Lieutenant Dash Fedelis de la Confédération des Systèmes Libres. Nous sommes vivants mais la Base est tombé. Nous ne sommes plus qu'une poignée de survivants. Repliez vous, je répètes repliez vous c'est un ordre. Le point de repli sont les ruines de l'expédition de la CMC...
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Lun 31 Déc - 13:44

    Alors que l’hybride transportait la rousse sur son épaule tout en gardant fermement son fusil à pompe dans l’autre main, il aperçut un vaisseau se poser non loin de leur position. Craignant un potentiel adversaire, il lui fallut quelques instants pour comprendre qu’il s’agissait en réalité des renforts et ainsi, relâcher un mercenaire qui ne dut sa survie qu’en citant son employeur et en prétextant avoir un message. Pyrrhus s’excusa brièvement tout en étant toutefois satisfait de voir le Consortium de Zann lui fournir de nouvelles troupes.

    - Ah ! Du sang neuf ! Excellent ! On va pouvoir leur en mettre plein la gueule…

    Le Krogan parut bien plus enthousiaste à l’idée de devoir affronter à nouveau les goules façonnées par ce que certains appelaient : « le mal de Stéria ». Pyrrhus lui semblait ne pas vraiment le ressentir outre mesure, hormis la voix qui l’avait poussé en avant, force était de constater qu’il avait plutôt été épargné pour l’instant. Son métabolisme unique et performant couplé à ses capacités de régénération était sans doute les causes à cette relative immunité qui lui avait permis de mener ses troupes avec une lucidité des plus froides. Après tout, il serait un comble pour un reptile de perdre son sang froid n’est-ce pas ? Le mercenaire qu’il avait saisit à une main lui avait tendu un datapad que le mastodonte s’empressa de lire.
    Visiblement, Inaya Nhara était retirée de la partie -ce qui était une bonne chose vu l’état dans lequel elle était-, Doman Abi le mandalorien ainsi que lui-même étaient promus au rang de lieutenants de mission et avaient désormais toute autorité sur les troupes fournies ce qui arracha à Pyrrhus, une certaine amertume : on ne peut pas nommer deux chefs au même rang. Rien de tel pour prendre le risque de diviser les troupes… Ma foi, le Krogan jeta un coup d’œil au mandalorien tout en se disant que même s’il était prêt à faire des concessions, il ne se laisserait surement pas marcher sur les pieds sans briser les vertèbres de Doman si celui-ci lui tapait sur le système.

    Pyrrhus Hellstorm pencha sa tête de droite à gauche, on lui promettait beaucoup de crédits, et un ticket de sortie de Steria pour ensuite déboucher sur un autre contrat qui avait l’air d’être tout aussi alléchant. Le reptile fit volteface tout en rendant le datapad au mercenaire. Visiblement, ses hommes avaient réussi à repousser la première vague d’intrusion. Malgré toutes les probabilités, ces hommes savaient se défendre quand on les cherchait un peu trop. Les renforts et les vétérans s’étaient retrouvés pour renforcer la position du Consortium de Zann au campement de base de la CMC qui faisait également office de camp de mercenaires. Pyrrhus regagna ses hommes ainsi que Doman Abi qui s’était battu ici. Le Krogan était recouvert de sang, preuve qu’il avait lui aussi combattu férocement ses adversaires. Le mastodonte renifla un coup et se plaça aux côtés du Mandalorien. Puis il hâla ses troupes de sa voix habituellement gutturale toujours sur un ton désagréable.


    - Compagnie ! Vous avez du renfort. Et ça n’a pas l’air d’être de la bleusaille… J’veux que vous me teniez le périmètre coûte que coûte ! Centimètre par centimètre. Pas de retraite sans que le mandalorien ou moi-même n’en n’ai donné l’ordre direct. Renforcez les barricades, réapprovisionnez-vous, tendez quelques pièges au-delà des barricades afin de vous donner un avantage. Tout ce qui franchit le périmètre devra être abattu ou repoussé. Décapitez les morts, récupérez tout ce que vous pourrez puis foutez-y le feu par précaution. Ces créatures qu’on affronte devaient être ceux nous ayant précédés tués puis ramenés à la vie par la chose qu’on est venus chercher... Occupez vous des blessés, ceux qui, après leurs soins seront en état de combattre regagneront leur poste. Les autres… vous vous chargerez d’aider au mieux ceux qui combattent. Et si j’en chope un qui tente de déserter, j’peux vous garantir qu’il va avoir à faire à moi.

    Pyrrhus se tut, il jeta un coup d’œil aux mercenaires devant lui tout en marchant de côté comme s’il estimait leur potentiel de dangerosité et de combativité. Puis il reprit la parole.

    - Nous sommes les hors la loi, les bandits, les pires crapules de l’univers. Va falloir montrer à ces bestioles qu’on n’est pas des rigolos et qu’on n’hésitera pas à se salir les mains pour avoir ce qu’on veut. Montrez leur qu’on ne plaisante pas avec nous. Je vais avoir besoin de prendre un petit groupe, on va retenter une expédition dans les ruines de la CMC en passant par une autre entrée s’il y a... Ce qu’on cherche est à l’intérieur, je le sens. Des volontaires ? Je prends quatre personnes avec moi, Dale, vous faites d'office partie de l'équipe. Doman, j'vous laisse le choix... Mais vu que vous y êtes déjà allés, vous seriez un atout. Néanmoins si vous venez avec moi, vous désignez un chef pour organiser la défense des lieux.

    Pyrrhus acheva sa phrase en rechargeant brutalement son fusil à pompe, son seul et fidèle ami qui même s’il était un peu rayé, ne faillirait jamais à son maître. C’est alors que son comlink capta une transmission particulière.

    - Ici le Lieutenant Dash Fedelis de la Confédération des Systèmes Libres. Nous sommes vivants mais la base est tombée. Nous ne sommes plus qu'une poignée de survivants. Repliez vous, je répètes repliez vous c'est un ordre. Le point de repli sont les ruines de l'expédition de la CMC...


    Pyrrhus grimaça et pour cause, la zone de repli des Confédérés était celle sur laquelle se trouvaient les mercenaires. Il allait devoir les prendre de vitesse, néanmoins de nouvelles troupes seraient utiles pour tenir la zone, et si cela se trouvait, ils étaient sans doute moins bien équipés et nombreux que les mercenaires de Zann ? Un risque à prendre. Le mastodonte donna de nouvelles consignes à ses hommes.

    - Avant de tirer sur les éventuels Confédérés qui approcheraient, demandez leur ce pourquoi ils sont ici. Si leur objectifs risquent de nuire à la mission, vous me les fusillez et récupérez leur matériel. S'ils ont juste besoin d'un abri pour une extraction, on leur donne un coup de main. C'est clair ? S'ils veulent ce que Zann veut, pas de quartiers ! Gardez le nom de notre employeur et le motif de notre visite secrète. S'ils posent trop de questions, vous me les envoyez par comlink...

    Une fois les quatre volontaires trouvés, ils s'équipèrent. Pyrrhus refit le plein de munitions, de grenades et d'explosifs et encore des explosifs. S'ils ne trouvaient pas rapidement une autre entrée dans les ruines du complexe de la CMC, il allait sans doute devoir rouvrir l'entrée par laquelle Doman et Inaya étaient sortis. Pyrrhus et le petit groupe se lancèrent à la recherche d'une nouvelle entrée. Il fallait faire vite et arriver les premiers pour pouvoir enfin foutre un grand coup dans les parties de Stéria et montrer à cette planète qu'on n'emmerdait jamais quelqu'un comme l'hybride sans en assumer les conséquences. Le défi l'appelait, la chasse et cette tension lui rappelait l'époque ou il combattait contre les Vong. La belle époque en d'autres termes...
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Mar 1 Jan - 6:13

TOUR 9

Dash Fedelis méritait une promotion. Qu’un homme ayant affronté des horreurs sans nom comme il l’avait fait décide de continuer sa mission, sachant pertinemment qu’il va mettre les deux pieds dans la folie pure… Cela force le respect. Cela change aussi les règles d’engagement quand on sait que la personne en face ne s’arrêtera que lorsqu’elle aura trouvé des réponses… Ou qu’elle sera morte. Pour cette mystérieuse entité en charge de protéger les secrets de Steria, il y avait trop de joueurs déterminés à son goût. On approchait dangereusement d’une menace de classe 1 et de toute l’histoire de ce projet, jamais le niveau d’alerte n’avait dépassé 2 et encore, ce fut davantage par un souci de précaution que réelle nécessité. C’était fâcheux et c’était aussi déconcertant. Que s’était-il passé dans la galaxie ces dernières années pour…

Peu importait. Maintenant, l’entité savait où concentrer ses efforts. Cette… CSL… Avait abandonné ses positions et le trafic des communications indiquait que ce qu’il restait des forces de cette… AG… Avait décidé de tenter d’intercepter leurs ennemis sur le site de cette expédition si rapidement contaminée. Excellent. Tous les joueurs avaient décidés de se retrouver en un seul endroit. Même si certains d’entre eux décidaient de tenter quelque chose d’un peu marginal, il ne devrait pas y avoir trop de problème à contenir ce problème. Au besoin… Une menace de classe 1 permettait le déclenchement de protocoles offensifs considérablement plus intéressants que tout ce qui avait été déployé jusqu’à présent. Ces intrus ne pourraient que périr devant la puissance de l’arsenal mit à la disposition de cette vaste expérience. Il y aurait beaucoup d’autopsies à performer.

Les soldats de la CSL, ceux qui avaient suivi le lieutenant Fedelis, eux, ne pensaient pas à tuer mais à survivre. Ils se comptaient chanceux d’être tombé sur quelqu’un de sain d’esprit dans cet enfer. Dash Fedelis n’était peut-être pas l’officier survivant le plus gradé mais il était le seul qui ait tenté de prendre les choses en main. Et donc, pour survivre, les autres le suivaient car il semblait savoir ce qu’il faisait. Mieux valait tenter sa chance avec lui que seul et faire face à une mort atroce. L’idée de se replier sur une position inconnue n’était pas pour en séduire plusieurs mais quand la nécessité fait loi, au diable les préférences des uns et des autres. C’était par l’unité qu’ils survivraient. En s’entraidant, ils avaient des chances d’en réchapper. De minces chances, comme la flotte semblait en train de s’autodétruire elle aussi mais des chances quand même.

Quelle ne fut pas la surprise des confédérés de tomber sur des positions fortifiées et tenues par des mercenaires. Dans le ciel, encore visible, un petit point, sans doute un transport. De deux choses l’une : ces mercenaires avaient fait quitter quelque chose de cette planète ou ils avaient amené quelque chose sur cette planète. Le choc de deux factions qui se rencontre ne se ferait probablement pas sans heurt. Parlant de heurt, tous présents eurent la stupéfaction d’assister à l’arrivée plutôt brutale du « Legislator » dans le paysage de Steria. Décidément, les choses venaient de prendre une tournure encore PLUS chaotique… Si seulement bien sûr c’était encore possible. Chose certaine, même les habitués du bizarre et de l’étrange ne pourraient prétendre à l’impassibilité… Dis voir, qu’est-ce qui s’est passé dans ta journée? Ils en auraient long à raconter.


//

Pendant qu’un certain Chiss luttait pour faire un atterrissage en catastrophe, l’acte final d’un sanglant affrontement était en train de se jouer. Après s’être rendu compte, en écoutant les communications ennemies, que le commandant Azaren n’était plus à bord de l’Hadès, les loyalistes avaient décidé que si leur commandant ne pouvait avoir ce vaisseau, personne ne l’aurait. Commença alors un pilonnage en règle du Hadès. Si le Legislator était maintenant hors d’état de nuire, tout du moins le supposait-on, il ne restait qu’une tête à couper pour que l’hydre s’affaisse. Cela servirait de leçon aux insurgés. Seuls ceux suivant les doctrines de l’AG était autorisés à survivre. Pas de pitié, pas de quartier. Satisfait, Yusani Raska s’assura que le Cerbère était encore en état, le temps d’évacuer le lieutenant Molokai. Ceci fait, il faudrait régler « l’infection ».

Il fallait faire en sorte de respecter les derniers ordres donnés par le commandant Azaren, pour le moment porté disparu. Dans l’éventualité où il ne refaisait pas surface, il faudrait bien avoir de quoi présenter à l’état-major, sur Coruscant en guise de conclusion sur cette opération qui avait tourné à la catastrophe. Rassembler les loyalistes survivants, finir de purger les traitres, passer au peigne fin les épaves des vaisseaux de l’AG qui avaient été détruits… Sans oublier toutes les réparations à faire et de tenter de reprendre contact avec les forces au sol. Elles ne pouvaient pas TOUTES avoir perdu la tête quand même… Il devait y avoir des survivants donc il faudrait réorganiser ce qui restait. Planifier une évacuation en règle au besoin. L’envoi de renforts était en ce moment étudié par les différents officiers loyalistes survivants. Il fallait y réfléchir sérieusement.

Au sol, les survivants des forces de l’AG avaient eu un peu plus de chance que les membres de la CSL. Une partie des soldats « sains » avaient réussi à mettre la main sur certains véhicules et pièces d’équipement, ce qui leur avait permis d’évacuer en désordre oui mais avec plus de matériel que leurs voisins d’en face. Ayant intercepté le signal d’un certain Dash Fedelis, ils avaient décidé de tenter le tout pour le tout : éliminer la présence confédérée en prenant possession des ruines de l’expédition de la CMC. Ainsi, ils auraient une position probablement moins compromise et ils pourraient attendre les renforts. Il y aurait un envoi de renforts, non? Mieux valait s’occuper l’esprit que de songer au pire. Entre tirer sur leurs confrères devenus fous ou des confédérés, le choix n’était pas trop difficile à faire. Ce serait un bon exercice antistress d’ailleurs.

Il faudrait être prudent cependant. La reconnaissance avait clairement fait mention de positions tenues par des mercenaires. S’il y avait de survivants, car le mal de cette planète devait frapper tout le monde sans distinction. Il faudrait faire le ménage, quitte à perdre quelques soldats de plus. L’état-major allait vouloir des explications… Et si la CSL pensait en avoir trouvé la source, ce serait l’AG qui s’en emparerait en premier ou alors personne. S’ils ne pouvaient le sécuriser, ils le détruiraient. Aussi simple que cela. De toute façon, quelle puissance de feu ces mercenaires pouvaient-ils avoir? Un tir de roquette répondit à la question, forçant les troupes de l’AG à s’éparpiller. Finalement… Il serait peut-être plus sage de se replier sur le « Legislator », non? Il devait bien y avoir des survivants donc des troupes additionnelles pour un assaut frontal…


//

La première vague avait été repoussée, les renforts étaient arrivés et les survivants avaient de nouveaux ordres. Les choses commençaient à revenir à la normale et cela en soulagea plus d’un. Peut-être qu’ils vivraient après tout, qu’ils survivraient à cette mission. Ce n’était encore rien de garanti mais mieux valait mettre un peu de foi dans un espoir peut-être mal placé que de jouer les pessimistes. Reformer les rangs, renforcer le périmètre, savourer une première victoire sur un ennemi qui ne s’arrêtait pas lorsqu’il était blessé… Il fallait le faire mine de rien. Il y avait de quoi prendre du galon et les histoires à raconter à la cantina après une telle opération promettaient d’être épiques. Qui pouvait se vanter d’avoir bravé un environnement comme celui de Steria? La réponse était simple : personne. Cette planète devait être unique en son genre.

Quand Pyrrhus demanda des volontaires, plusieurs rechignèrent à se porter volontaire pour des raisons plus qu’évidentes : retourner dans les ruines voulait dire se remettre en contact avec les horreurs de Steria et probablement une bonne partie de son mal. Que ce soit un gaz ou un virus, il y avait fort à parier que cela venait d’en dessous avant de se répandre à l’air libre. Finalement, la petite équipe fut assemblée et elle était prête à braver l’inconnu. Pour certains, mieux valait se tenir derrière le gros lézard : il était costaud, il était coriace, il y avait donc fort à parier qu’il serait un rempart à lui tout seul. C’était une pensée réconfortante non? Peut-être que le mastodonte ne l’entendrait pas de cette oreille… Mais bon, personne n’avait exactement prévu d’aller le lui dire, pas vrai? Qui oserait d’ailleurs tenir un tel discours devant Pyrrhus Hellstorm?

La question que se posait plus d’un mercenaire, cependant, c’était comment se faisait-il qu’il sache où aller pour trouver ce qu’ils cherchaient? Vraisemblablement, aucun indice précédemment récupéré ne menait dans cette direction. La CMC avait établi son camp de base en un point central de la planète et c’était tout. Les ruines n’avaient révélé aucun secret particulier la première fois. Pourquoi serait-ce différent cette fois? Mystère. Entre contrarier Pyrrhus et obéir, cependant, il n’y avait pas de choix à se poser. S’il disait d’y retourner, ils y retourneraient. Quant à cette troupe de confédérés qui allait débarquer dans le secteur… Il y en avait plus d’un qui désapprouvaient. Les tuer était bien plus simple que de chercher à comprendre leurs motivations et à moins d’un coup de chance inouï, il n’y aurait même pas de bons otages dans le lot.

Et si le camp mercenaire devenait une sorte de point de ralliement de toutes les factions impliqués dans cette histoire? Ce serait un beau bordel oui! Déjà que les mercenaires s’entendaient plus ou moins avec les grandes factions, ce serait beau si trois entités « ennemies » se retrouvaient au même endroit au même moment. Enfin bon. C’était se mettre le CDZ à dos que de désobéir au commandant de mission. Personne de sain d’esprit ne voulait se mettre le CDZ à dos pour des raisons évidentes. Si le couperet tombait, ce serait avec force et fracas et personne ne voulait se le prendre sur la nuque. Conclusion : les ordres seraient suivis à la lettre. Les confédérés auraient UNE chance de s’expliquer. Une seule et unique chance, pas une de plus. Il y avait toujours des limites au civisme dont un hors la loi peut faire preuve s’il y est contraint…
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Dim 6 Jan - 20:05


Quel étrange chose que la guerre ? Et qu'est ce qui était plus qu'étrange lorsque l'ennemi était inconnu et était même la planète. Dash avait eu vent des fanatiques anti technologies, grondant qu'un jour la Galaxie et la nature se rebellerait contre ses "profanateurs". Il avait eu vent durant sa jeunesse des horreurs perpétués par les Yuuzhan Vong, ces terribles extra galactiques qui, vingt ans plus tôt, avaient conquis la Galaxie pour finalement être écrasé par la puissance du Nouvel Ordre Jedi. Lorsqu'il avait servi en tant que garde du Sénat Dash avait rencontré bien des représentants de ces étranges hommes, certains ressemblaient à des hommes normaux, élevés au dessus des autres par un simple processus biologique. Certains des hommes des Forces de Sécurité, croyaient d'ailleurs qu'ils étaient simplement une évolution des espèces, pour atteindre un stade d'illumination ultime et ne faire qu'un avec l'espace temps.

Mais à vrai dire Dash n'avait pas vraiment la tête à ces questions théoriques à ce moment précis. Il avait une planète à combattre, ou alors des ennemis cachés bien profondément dans la planète. Et il craignait pour la vie de ses hommes. Il avait beau ne pas être l'officier le plus gradé, ni le plus à même de commander toute une force d'assaut, mais il était le seul à connaître l'horreur qui se diffusait sur la planète. Et ainsi les forces confédérées gisaient sur la planète, coupées de l'espace et éparpillées. Les survivants de la base avaient formées une longue colonne autour des véhicules et lentement ils arrivèrent aux ruines. La CMC avait vu des hommes y mourir et peut être même l'horreur y naître, libérant un mal profond en fouillant les entrailles de la terre. Mais oui peut être était ce là la clé de ce bordel ? Les mines de la CMC devaient être l'épicentre du mal de Steria. Il existait sûrement un moyen d'y mettre fin...

Mais se fut différend pour Dash. Car sa route croisa celles des mercenaires. Qu'elle ne fut pas sa surprise de voir des fortifications, montées en un étrange bric et broc fragiles. Des guerriers sans foi ni lois. Des Rônin de l'espace, sans maîtres ni but. Mais peut être Dash leur en trouverait un. Il était prêt à parier que leur employeur ou leur chef venait de fuir par la navette qu'il venait de voir. Et il avait des crédits à proposer ! Une puissance de feu en plus ne lui ferait pas de mal, surtout si l'Alliance Galactique voulait mettre un terme aux agissements de la Confédération dans le plus grand des silences. Lorsque les éclaireurs lui rapportèrent que les soldats de l'Alliance venait de fuir au sud des ruines il comprit qu'il pouvait tenter sa chance.


"Ohé guerriers ! Je suis le Lieutenant Dash Fedelis. Je vois que vous semblez en soucis ? Peut être que quelques crédits pourraient vous aider. Et aussi de l'aide pour repousser l'Alliance, si jamais elle attaque, mais aussi ces hideuses créatures. Menez à votre chef je peux vous aider à partir de la planète et à éliminer ces enfoirées ! L'ennemi de mon ennemi est mon ami non ?"
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Jeu 10 Jan - 21:30

Le Legislator tressauta et perdit une trentaine de mètres d'altitude. Azaren comprit que quoi qu' il fasse, le vaisseau ne remonterait pas en orbite, pas tout de suite en tout cas. Plusieurs sections de coque avaient été éventrées par la collision avec la montagne, et les boucliers avaient perdu quatre-vingt pourcent de leur capacité. De plus, un destroyer stellaire impérial n'était pas fait pour pénétrer dans l'atmosphère, et cela se voyait sur les relevés des écrans de contrôle.

-Navigateur, trouvez une zone d'atterrissage qui nous permette d'exécuter un scan des environs des ruines. Essayez de ne pas endommager le Legislator : c'est notre ticket de sortie. Coupez les armes : toute l'énergie disponible doit alimenter les propulseurs et les programmes d'atterrissage d'urgence. Lancez tous les chasseurs et les appareils volants qu'il nous reste, qu'ils nous suivent jusqu'à notre point d'atterrissage.

Il resta assis, pendant que le vaisseau entamait des manœuvres et que le rapport des scans parvenaient à son datapad. il y avait une forte concentration de mercenaires et de forces armées professionnelles, sans doute des confédérés. De plus, il captait les transpondeurs de plusieurs soldats alliés qui se repliaient, sans doute en suivant la trajectoire du Legislator. Il était temps de percer à jour les secrets de Steria et de les rapporter à Coruscant... puis il verrait ce que lui dictait sa liberté de pensée nouvellement acquise. Le Destroyer Stellaire se stabilisa à quelques mètres du sol, puis y atterrit, brisant quelques centaines d'arbres par la même occasion.

- Bien, ouvrez les ecoutilles d'urgence ainsi que tout ce qui peut nous aider à faire passer de l'équipement et des véhicules vers l'extérieur. Coupez les boucliers et l'armement ventral, puis commencez les réparations.

Il se tourna vers l'arrière de la passerelle, où l'attendaient Vishak et Drang.

-Messieurs, nous devons absolument atteindre les ruines et trouver ce qui rend cette planète dangereuse. Major, sortez et envoyez des éclaireurs pour trouver les mercenaires ainsi que la CSL et parlementer. Vishak, venez avec moi, nous allons profiter du temps qu' ils nous font gagner pour préparer nos troupes.

Drang salua, puis s'en fut en laissant le Chiss en compagnie du Novatrooper. Ils se mirent au travail immédiatement, passant en revue tous les soldats, Novatroopers ou pas. Ensuite, après avoir sélectionné les soldats les moins susceptibles de succomber au mal de Steria, ils les emmenerent dehors, vers des navettes qui devaient les rapporter en orbite. Devant le vaisseau les attendaient une quinzaine de chasseurs ainsi que deux douzaines de droïdes de combat. Quelque chose faisait de l'ombre au groupe de soldats et pilotes mais Azaren ne comprit pas ce que c'était avant d'avoir levé les yeux pour s'habituer à la lumière. Un gigantesque droïde-sonde de classe HK volait à une vingtaine de mètres aus-dessus de leurs têtes, son imposante silhouette de 150 mètres de haut visible à des kilomètres à la ronde : c'en était fini de la possible surprise que le chiss voulait provoquer. Il fit un rapide compte-rendu de ce dont il disposait, en plus d'un régiment de soldats : deux AT-ST/Assault, une forteresse flottante A9, un AT-AR ainsi que plusieurs motojets et tanks TX-130T. Cinq E-Wing et deux K-Wing attendaient, prêts à décoller à son ordre. Bon, c'était déjà ça mais cela faisait pâle figure comparé au contingent habituel d'un vaisseau de cette taille. Il fallait maintenant attendre le rapport de Drang sur la situation chez les mercenaires et l'Alliance. De plus, aucune trace des alliés présents sur la planète avant l'atterrissage, ils devaient être en route.
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Ven 18 Jan - 17:57

    Pyrrhus avait finalement pu rassembler quatre hommes pour tenter de pénétrer à nouveau dans les ruines. Le mastodonte n’était pas dupe : il savait bien que ceux-là comptaient plus sur la force physique incroyable de leur commandant pour voir leur chances de survie s’élever au lieu de prendre le risque d’être la cible de l’Alliance, des Confédérés ou des goules hantant la planète. Nettoyant brièvement son fusil à pompe, pendant que ses hommes déblayaient l’entrée dans les ruines, le lézard fut alors contacté par un de ses subalternes. Visiblement, le lieutenant Dash Fedelis était déjà à portée de tir des mercenaires de Zann et semblait vouloir contacter le commandant de cette opération.

    - Envoyez-moi leur chef immédiatement. Et taisez à tout prix le nom de notre employeur. Si l’un d’entre vous l’ouvre trop sur notre commanditaire, vous m’le fusillez, récupérez son équipement, et le décapitez.


    Aboya le Krogan d’un ton autoritaire. Une ébauche de plan se dessinait dans l’esprit du lézard : ce commandant avait peut-être de la valeur, et pourrait toujours servir d’otage voire de monnaie d’échange si les choses tournaient mal avec ces Confédérés, ou l’Alliance. Si l’Alliance comptait empêcher les mercenaires de repartir ou si les Confédérés voulaient mettre la main sur l’objet de la mission de Zann, il pourrait toujours leur livrer le commandant Confédéré en monnaie d’échange. Avoir un otage sous la main serait un atout non négligeable. Restait à voir si Dash Fedelis serait suffisamment idiot pour essayer de s’emparer de ce qui sommeillait au fond des ruines sous le nez de Pyrrhus. Car ce dernier comptait bien repartir avec coûte que coûte, même s’il devait massacrer un millier d’hommes pour cela ou y laisser sa peau. Si Fedelis se taisait et qu’il ne convoitait pas ce qui dormait au fond des ruines, alors peut-être qu’il aurait une chance de survie. Pyrrhus laissa ses quatre hommes déblayer le passage pour rejoindre la palissade devant laquelle se trouvaient les mercenaires.
    Là, il se fraya un chemin jusqu’à l’entrée de l’enceinte, suivi par Doman Abi et son lieutenant à lui, conservant une distance raisonnable avec les Confédérés.


    - Vous avez invoqué le commandant de cette compagnie de bandits, que celui m’ayant demandé vienne.


    Le mercenaire reptilien était physiquement impressionnant et intimidant. Mesurant près de deux mètres vingt pour près de cent quatre vingt dix kilos de muscles, Pyrrhus Hellstorm était pourtant dans le standard de son espèce artificiellement crée. Comme chez ses semblables, le sommet de sa colonne vertébrale était légèrement incurvé lui donnant l’aspect d’un mastodonte bossu. Cette apparence se renforçait par une lourd collerette d’os et de chair écailleuse qui courait du haut de son dos jusque sur son cou comme une carapace impénétrable de laquelle jaillissait la tête massive du mastodonte. Des plaques d’écailles et de cuir épais recouvraient sa nuque et le haut de son crâne. C’était à cet endroit là que sa peau était la plus solide. Même si le reste de son corps était écailleux et difficile à blesser même avec un tir de pistolet blaster à bout portant, il fallait un tir de blaster lourd pour espérer percer ces plaques épaisses de couleur grisâtre. Cette couleur grise allait changer à l’avenir avec les années… Le gris signifiait juste que la bête immense était encore au stade adolescent de sa race malgré quarante années passées à parcourir la galaxie en quête de sang : sans nulle doute qu’il vivrait plusieurs siècles.

    Son faciès était plutôt aplati et conférait une allure préhistorique au commandant des mercenaires. Sur son visage, deux légères et fines fentes faisaient offices de narines et aucune oreille ne sortait de chaque côté de son crâne. Ses yeux minuscules de couleur bleue brûlaient de cruauté et d’audace : celui qui aurait sa peau n’était pas encore né. Sa peau était orange et écailleuse mais surtout couverte de sang. Même sans armes et sans armure, le lézard dégageait une aura de terrifiante, grondante et destructrice. Or, le chasseur de primes revêtait une armure dont le poids à vue de nez devait être équivalent à soixante kilos. Pourtant, malgré ce poids sur les épaules, Pyrrhus ne semblait pas être gêné outre mesure par cette imposante cuirasse grise teintée de sang, ce qui ne faisait que renforcer le caractère déjà imposant du Krogan. Il portait dans une de ses mains à trois doigts, un fusil à pompe imposant qui de loin passerait pour un lance roquette. Pyrrhus le maniait avec autant d’aisance qu’un humain manierait un pistolet blaster ou un fusil léger. Même sans un fusil, l'épaisseur de ses bras ne laissaient aucun doute planer sur sa force physique: d'un revers de la main, il pouvait vous briser plusieurs os, voire vous tuer...

    Le mastodonte s’avança vers Dash Fedelis. Oscillant sa lourde tête de droite à gauche, le reptile avançait d’une démarche chaloupée et lourde vers l’humain. Il n’aimait pas les humains. Mais celui-ci semblait avoir l’air coriace à première vue. Suivi par le Mandalorien, Pyrrhus Hellstorm se demanda si l’humain avait quelques infos sur la planète, après tout, toute donnée supplémentaire serait bonne à prendre.


    - Lieutenant Fedelis, vous avez demandé à me rencontrer. Je suis Pyrrhus Hellstorm, le chef de cette bande de mercenaires. Si vous êtes sur Steria et encore en vie, cela signifie que vous êtes soit un vaillant guerrier, soit un couard. J’ose espérer que vous faites partie de la première catégorie. Mais avant toute chose, dites-moi ce que vous savez de cette étrange planète ? Que voulez-vous ?

    A peine venait-il d’achever sa phrase qu’un bruit assourdissant résonna dans la vallée. Un croiseur semblait s’être écrasé au loin si l’on se fiait à la fumée qui se dégageait à quelques kilomètres sur la gauche du lézard. Celui-ci sursauta et pointa son fusil à pompe en direction du site du crash jusqu’à ce qu’il vit une immense machine devant mesurer environ 200m de haut au loin se diriger dans leur direction. Le Krogan relâcha son fusil et le remis au niveau de ses hanches. Il ouvrit son immense bouche, révélant ses dents avant de s’exclamer avec un certain enthousiasme.

    - Ahah ! Je crois que l’Alliance est aussi arrivée pour les ruines ! Visiblement, ils ont pas apprécié qu'on démolisse leur char et leur patrouille ! Qu’est-ce que vous avez à proposer Lieutenant Fedelis ? Suivez-moi, allons négocier près des ruines… vous m’expliquerez ça en chemin.

    Il détourna son regard vers ses hommes, sans attendre la réponse du Confédéré, il tourna le dos et aboya à ses hommes.

    - Compagnie. On va avoir de la visite de l’Alliance. Gardez leur machine en visuel, au moindre signe d’hostilité, vous me descendez ça à coup d’explosifs et de lance roquettes. Dale, supervisez moi tout ça.


    Pyrrhus savait qu’il était pris par le temps, revenant vers les ruines, quelques mètres le séparaient de ses quatre hommes qui s’acharnaient à dégager le passage. Il ne restait qu’à espérer que ses hommes ne dégagent les ruines à temps pour qu’il puisse s’y engouffrer avec Dash.
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MessageSujet: Re: [Steria] Steria ou le paradis empoisonné [MINI EVENT] [PV] (TERMINÉ)   Sam 19 Jan - 0:09

TOUR 10

Tout était en place pour une potentielle alliance improbable entre trois factions distinctes qui avaient toutes les raisons du monde de se détester. La Confédération des Systèmes Libres en voulait à l’Alliance Galactique pour on approche trop dure face aux Jedis, L’Alliance Galactique en voulait à la Confédération des Systèmes Libres car c’était des sécessionnistes et les deux factions avaient de quoi en vouloir aux mercenaires qui profitaient de la guerre pour s’enrichir en se vendant au plus offrant. Pourtant, devant une menace conjointe, il sembla bien que la nécessité prenait le dessus. Séparés, ils risquaient d’y passer. Unis, ils augmentaient leurs chances. Restait à voir comment les divers gouvernements traiteraient leurs survivants, après que ceux-ci aient collaboré avec l’Ennemi, avec un grand E. La politique, tout ça…

Chose certaine, les survivants confédérés étaient nerveux. On pouvait raisonner avec les mercenaires. L’argent arrangeait énormément de choses avec ces gens-là. Par contre, on ne pouvait user du même traitement avec les types de l’AG. En plus, pour certains, ils avaient de la famille, des amis dans l’armée adverse. Est-ce que ce fiasco militaire et politique valait la peine de sacrifier le peu qu’il vous restait? Tout dépendait de la personne. Les forces confédérées étaient relativement bien armées et bien équipées mais l’AG avait maintenant le renfort de matériel embarqué à bord d’un croiseur. Un croiseur « échoué » mais qui avait permis de déployer des forces dont la CSL ne disposait pas ou plus. Si affrontement il y avait, cela risquait de sonner le glas de l’expédition confédérée. La reddition toutefois n’était même pas envisageable.

D’un autre côté, qui serait le plus grand danger? L’AG, ces mercenaires payés et commandités par un parti inconnu ou la planète elle-même? Pour la plupart de ces survivants, le futur était une entité sombre et cruelle, leur espérance de survie douteuse. Le moral était bas et bien qu’ils se soient rangés derrière le lieutenant Fedelis, certains étaient sur le point de craquer. Tous n’étaient pas non plus en état de combattre. La fatigue et les blessures avaient leur poids sur un être humain. Ce n’était pas poursuivre la mission ou ils ne savaient quoi encore qu’il fallait faire. C’était survivre et quitter cette planète au plus vite. Il devait bien y avoir un vaisseau à contacter, une navette, quelque chose : la flotte de la Confédération ne s’était quand même pas désintégrée? Plusieurs regardaient leur nouveau chef avec un mélange de respect et de crainte.

Dash Fedelis savait-il ce qu’il faisait? À voir la tête du chef des mercenaires, plusieurs reculèrent subtilement d’un pas ou deux. Avait-il perdu la tête? Il tentait vraiment de négocier la survie des forces confédérées avec cette… Brute? Ce monstre sortit d’on ne savait où et sa bande de tueurs? Car les mercenaires n’avaient pas l’air commode, loin de là. Chose certaine, si c’était là leur meilleure chance, ils la saisiraient probablement sans trop de réticence ou d’hésitation. Pour ce qu’ils en savaient, ils étaient tous des condamnés en sursis. Le mal qui avait atteint leurs camarades pouvait très bien les atteindre dans les minutes à venir. Avec un peu de chance, les mercenaires avaient peut-être trouvé un remède ou des indices dans les ruines du campement de la CMC. L’espoir fait vivre à ce qu’on dit… Et aucun d’entre eux ne désirait mourir.

Du côté des troupes de l’AG, on rapporta au commandant Azaren que c’était un certain lieutenant Dale, officier en second du commandant mercenaire Pyrrhus Hellstorm, qui avait été le premier à faire contact avec leurs forces. Pour le moment, il ne sembla pas que les mercenaires désiraient vraiment risquer un affrontement avec les forces de l’AG et que « le commandant des forces de l’Alliance était invité à se joindre à la table des négociations ». Évidemment, les forces de l’Alliance pourraient simplement s’imposer sur tout ce beau monde, étant donné qu’ils disposaient d’une puissance de feu bien supérieure mais en même temps, les mercenaires tenaient les ruines. À moins de vouloir faire des travaux d’excavation… Mieux valait éviter de commencer à se tirer dessus. Qui plus était, les mercenaires devaient bien savoir quelque chose…

Le déploiement s’était fait sans incident notable mais par contre, la rencontre entre les deux contingents confédérés (les survivants de la base et les forces du commandant Azaren) se fit de façon plus houleuse qu’on aurait pu le croire. En effet, comme dans toute bonne armée, la marine et l’armée entraient en compétition constamment et le fait que ce soit un officier de la marine qui commande des forces terrestres avait de quoi faire tiquer l’officier en charge des opérations au sol qui ne manqua pas d’ordonner qu’on le conduise jusqu’au commandant Azaren. Ce serait également une confrontation des points de vue : le colonel voulait l’extermination pure et simple des forces « dissidentes » et « hors la loi » en présence, sans aucune négociation ni conciliation. Le commandant Azaren semblait davantage ouvert au dialogue, ce qui corserait les choses.

Autrement, dans les bonnes nouvelles, comme il ne restait que des loyalistes en orbite, le commandant par intérim, Yusani Raska, se rendit vite compte qu’il avait accidentellement tiré sur son supérieur en tentant de détruire le « Legislator ». Ordonnant l’envoi d’une navette pour récupérer le commandant, il dépêcha également une équipe de techniciens pour prêter main forte à l’équipage du « Legislator ». Il était impératif de ramener en orbite le responsable de la flotte… Et accessoirement le vaisseau qui l’avait amené sur cette planète. Yusani aurait tout le loisir de présenter ses plus profondes excuses au chiss une fois qu’il serait à bord à sa place légitime : aux commandes des forces spatiales de l’AG. Il espérait simplement ne pas finir en cour martiale pour sa… Méprise. D’autres avant lui avaient été condamnés pour moins que cela.

Chose certaine, un malaise général était perceptible au sein des forces de l’AG. Si effectivement pourparlers il y avait, ce serait une terrible entorse au règlement que de coopérer avec l’Ennemi. Certes, la guerre n’avait pas encore été exactement déclarée mais les armées et les flottes étaient sur le pied de guerre depuis… Et bien depuis la formation de la CSL. L’état-major n’allait pas apprécier mais alors là loin de là. Techniquement, ils pourraient être accusés de complicité avec l’Ennemi et le tribunal militaire n’avait jamais été connu pour sa grande clémence. Ils risquaient gros mais en même temps, le tribunal ne pourrait les condamner s’ils ramenaient des preuves solides et des réponses de ce qui s’était passé sur Steria. De plus, le statut quo pourrait être brisé : l’AG avait des forces plus que suffisantes pour s’opposer aux survivants confédérés.

Du côté des mercenaires, l’excavation avait repris bon train et le reste des hommes envoyé par Pyrrhus dans les ruines tomba sur quelque chose qui leur avait échappé lors de leur première visite. Ils avaient découvert par où les créatures étaient passées pour attaquer depuis le sous-sol les forces recrutées par le Consortium de Zann. Ils demandèrent des renforts pour sécuriser le périmètre, le temps que leurs commandants discutent avec ce lieutenant confédéré qui venait de débarquer près de leurs positions. Ils venaient de tomber sur une sorte de grotte naturelle… Et juste après sur ce qui semblait être une construction militaire. De par son design, un œil averti pourrait reconnaitre un design datant au moins de la guerre des clones et sur le panneau à droite de la porte se trouvait quelque chose de fort curieux. L’insigne de la défunte CSI.


Spoiler:
 

Le bunker sous les ruines

Les mercenaires, rendu à la fois excités et nerveux par cette découverte, ne savaient trop quoi en faire. L’un d’entre eux, plus téméraire, décida de voir s’il pouvait ouvrir la porte, tenta de toucher au panneau de commande et rencontra une résistance. Un champ de force. Autrement dit, même en tirant dessus au lance-roquette, cette protection n’était pas prête de céder. C’était un défi additionnel mais cela voulait dire que ce qui avait décimé la CMC et qui semblait rendre fou les gens venait de derrière cette porte. Finalement, ce que Zann voulait existait peut-être vraiment de façon tangible… Ce qui voulait dire que le doux son des crédits ne tarderait pas à se faire entendre. Il restait juste à trouver un moyen de contourner le champ de force, ouvrir la porte et affronter les horreurs que l’on pourrait encore trouver derrière. Une chose à la fois et chaque chose en son temps.

Bien que théoriquement en charge des défenses extérieures, le lieutenant de Pyrrhus avait bien dû revenir vers son supérieur pour lui dire qu’il avait pris contact avec l’AG et qu’il attendait une réponse. Aux nouvelles qu’il amenait se rajoutait celle-ci mais il était hors de question d’en toucher deux mots à son patron devant le type de la CSL. Il le prit donc à l’écart en prétextant devoir le consulter pour le déploiement des renforts. Le mandalorien pourrait garder un œil sur ce Dash Fedelis. Tant et aussi longtemps qu’il ne pouvait entendre ce qui se disait, c’était parfait. En fait, si Pyrrhus pouvait être le seul des deux commandants à avoir l’heure juste, ce serait encore mieux. La loyauté était sûrement bien récompensée, quand on servait sous un type comme lui. Pour survivre, une loi toute simple : on se range du côté du plus fort. Simple comme bonjour.


« Chef… L’AG va probablement nous envoyer un représentant mais c’est pas ce qui m’embête. Les gars ont trouvé quelque chose en bas. Un accès pour ce qui semble être un bunker souterrain. Ce gugusse porte les insignes de la CSI. Vous savez comme moi que ça n’existe plus, la CSI. Enfin, y a cet excentrique de la CSL qui dit en être le dernier représentant mais c’est un barjo alors…

Le truc, chef, c’est que le machin est protégé par un champ de force et qu’il a l’air en excellent état. Ça veut dire que quiconque ait créé ces installations les avait bâti pour le long terme. D’après les gars, la structure est intacte. Pas de rouille, pas de marques d’usure abusive… C’est comme si les lieux étaient encore… Comment dire… Entretenus par des machines. Faut pas être Jedi pour se rendre compte que c’est pas net tout ça.

Conclusion : on fait quoi chef? Si les Confés et les gars de l’AG s’en mêlent, ils vont à coup sûr tenter de nous piquer notre trouvaille. Je sais pas pour vous mais moi je dis qu’on les mérite nos crédits… Et je préfère encore crever que de me rendre à qui que ce soit ou de leur céder le fruit de nos efforts. Les gars vont vous suivre. Enfin… La très grande partie. Alors je le demande : c’est quoi le plan? »
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