Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 L'Arrivée

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MessageSujet: L'Arrivée   Ven 2 Nov - 18:09

    Le Night Spade quitta l’hyperespace, pour apparaître et glisser silencieusement dans l’obscurité scintillante d’étoiles du vide spatial. Amorçant sa descente vers Korriban, le vaisseau corellien Hwk-290 atteignit rapidement l’atmosphère et ne tarda pas à fendre l’air de sa coque argentée. Léger, maniable, élégant, ce vaisseau avait cependant de nombreux désagréments comme par exemple l’absence totale d’équipement et un blindage digne de ce nom, prévoyante, la propriétaire de ce vaisseau avait prit les devants et équipé son vaisseau en circonstance pour bénéficier d’armes et de défenses convenables en cas d’attaque de sa navette par des pirates de l’espace. Quatre canons laser ainsi que deux lance missiles à concussion avaient été installés plus un générateur de bouclier et une couche de blindage supplémentaire sur la coque de son vaisseau.

    Survolant l’antique temple Sith maintes fois restauré de Korriban, l’appareil s’immobilisa au dessus de ce qui ressemblait à une plateforme d’atterrissage avant de se poser en douceur.
    D5-TO était un droïde protocolaire d’une catégorie méconnue souvent utilisée par la noblesse de Champala. Sa forme était tout ce qu’il y avait de plus humanoïde et était programmé pour le protocole, le pilotage, la diplomatie, traduction ainsi que la médecine et chirurgie. Une de ses autres fonctions était aussi l’espionnage et le meurtre secret. Etant donné sa nature protocolaire, personne n’irait se méfier d’un droïde tel que D5-TO, ce qui était là sa force. Disposant d’informations variées sur l’anatomie de plusieurs centaines d’espèces différentes de cet univers, il savait parfaitement ou frapper avec précision pour neutraliser un ennemi isolé. Attention, même s’il s’agissait d’un assassin, D5-TO n’est pas un droïde de combat pour autant. Néanmoins, il sait se montrer plutôt manipulateur et menteur pour assurer sa survie même s’il paraît incroyablement peureux.

    Se déplaçant de façon plus fluide que les unités 3-PO, la machine rencontra un astromech affecté à la maintenance répondant au matricule R6-T2 qui l’interpella dans une série de bips et de sons compréhensibles uniquement par les machines. R6-T2 était le droïde chargé de la maintenance, de la réparation ainsi que du piratage informatique, ce qui lui permettait d’assister D5-TO dans ses missions d’espionnage et de siphonnage de données quand ils se posaient sur des planètes. Tissant un réseau complexe d’informateurs de part plusieurs logiciels implantés dans des serveurs de plusieurs planètes, la propriétaire du vaisseau passait parfois des heures à analyser les données à l’aide de ses droïdes afin de couvrir ses arrières, s’informer sur les menaces la concernant directement, se tenir informée de la situation galactique de façon générale.

    D5-TO répondit au mécanicien en brassant l’air de son bras gauche comme s’il cherchait à chasser un insecte et pesta.


    - Bip, bioup, burp. Zouing zouing. Woot.


    - Non R6. Je ne te permets pas de me critiquer sur mes talents de pilote. Je pilotais déjà des navires bien plus gros que celui-ci alors que tu n’étais encore réduit dans un processeur. Je sais que le moteur auxiliaire droit a besoin d’être ménagé, néanmoins permet moi de te rappeler que je ne suis pas responsable des réparations. Et que si tu étais aussi brillant que tu le clames à qui veut l’entendre, nous ne parlerions plus de ce problème.


    Si D5-TO avait bien deux défauts de fabrication, c’était son égo et sa fâcheuse tendance à être beaucoup trop bavard au point de laisser filtrer quelques informations confidentielles avant qu’il ne s’aperçoive de ses erreurs.

    - Wooot. Bipbup.


    - Comment ça que je me fasse enfoncer un condensateur dans le… ? Juste ciel ! Allons R6 reste poli veux-tu. Ce n’est pas parce que tu est lent à effectuer les réparations que je me permet d’être aussi familier avec toi. Alors je te prierai de faire de même.


    L’échange dura quelques minutes avant que D5-TO ne se décide à battre en retraite devant un petit R6-T2 vulgaire et plutôt insolent. Le droïde protocolaire entra dans une cabine. Celle-ci était luxueuse ce qui contrastait beaucoup avec le reste du vaisseau. Il s’agissait en réalité d’une partie de la calle qui avait été séparée de celle-ci par des cloisons rajoutées, la pièce était plutôt sombre mais loin d’être plongée dans les ténèbres grâce à plusieurs appliques diffusant une lumière tamisée d’un rouge sombre. Un lit une place plutôt confortable était sur la gauche tandis que la droite de la cabine donnait sur un bureau noir sur lequel trônait un terminal d’ordinateur partageant le bureau avec un casque mandalorien de couleur grise, qui était juste à côté d’une grande armoire fermée de couleur grise. Bien qu’il ne put sentir précisément quelle odeur renfermait la pièce, les capteurs olfactifs du droïdes détectèrent de l’encens ainsi que plusieurs parfums plutôt agréables et enivrant qui devraient plaire à un large panel d’espèces organiques. Assise a même le sol et tournant le dos au robot, il y avait pourtant une silhouette plutôt longiligne qui semblait ne pas avoir réagi à l’apparition du droïde.

    - Votre excellence, je vous annonce que nous sommes arrivés à destination.


    - Avons-nous été suivis D5 ?


    Répondit simplement une voix féminine tirée de sa méditation et qui était plutôt sensuelle.

    - Négatif. R6 et moi-même avons pris toutes les dispositions nécessaires que vous nous avez recommandées. Cependant si je puis me permettre, vous devriez revoir la programmation de ce droïde. Son langage est des plus inappropriés pour quelqu’un de votre rang votre excellence.


    Restant silencieuse, la Chagrienne se redressa du haut de son mètre quatre vingt-dix, surplombant le droïde puis fit volteface en souriant. D5 était toujours a se plaindre du comportement plutôt familier et facétieux de son compagnon. Styxana n’en n’avait cure et trouvait ceci plutôt divertissant. Malgré les apparences, la Dame Noire de la Sith savait que ces deux droïdes s’appréciaient bien plus qu’ils ne voulaient l’admettre, et pour rien au monde elle ne voudrait les remplacer. Leur fidélité et leur loyauté compensaient amplement les défauts de ces deux machines qui la suivaient dans tous ses déplacements.
    Revêtant le masque de la Dame Noire, Styxana mit son capuchon sur la tête. Elle portait une bure traditionnelle Sith de couleur noire sous laquelle se trouvait son armure de combat. Ayant passé la durée du voyage à méditer sur la Force, la chagrienne se distinguait des autres Sith de part la couleur de ses yeux n’étant pas mordorés, signe qu’elle restait insoumise au Côté Obscur de la Force. Styxana prit la parole en souriant.


    - Tu es trop bavard D5. Si tu continues, je pense que je devrais couper ton vocalisateur définitivement.


    S’il avait pu pâlir de peur, D5 serait sans doute devenu si translucide que l’on aurait pu voir ses circuits sous sa coque, reculant d’un pas, il bégaya.

    - Mais, mais mais… pourquoi me feriez-vous cela votre excellence ? Je…


    Marquant un moment de pause, il remarqua le sourire de la chagrienne et se reprit.

    - Ah je vois, vous plaisantiez. Si je puis me permettre votre excellence, les organiques ont un humour qui me paraît parfois quelques peu difficile à cerner mais plus encore à analyser et


    Styxana le laissa parler et quitta sa cabine, descendant de son vaisseau, elle put alors contempler à nouveau le gigantesque temple Sith, vestige de la gloire révolue des Seigneurs Noirs se tenir droit devant elle. L’architecture même du temple était écrasante, rappelant à chaque individu s’y approchant qu’il n’était que peu de choses en comparaison du pouvoir des Sith. Mais Styxana elle voyait cet excès de vanité comme une erreur stratégique plus qu’autre chose ainsi qu’un défi à relever. Un temple de cette taille était visible de loin, ses plus hautes tours pouvaient alors servir rapidement de point de repérage facile à un groupe de bombardiers souhaitant pilonner la zone, là ou une installation plus modeste aurait été moins facilement détectée à grande distance.

    Quittant lentement son vaisseau, Darth Calisomnus laissa derrière elle les deux droïdes à bord de son vaisseau et fit quelques pas en direction de l’entrée. Elle s’immobilisa puis se détourna de sa trajectoire pour observer le paysage rouge s’étendre vers l’infini. Prenant une grande inspiration, elle entendit quelqu’un arriver sur cette plateforme, la Dame Noire se retourna alors dans un mouvement gracieux et élégant.

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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Sam 3 Nov - 18:41

Partie de chasse...

Une nouvelle mission remplit, une de plus. A force de les compter, bien que cela ne fût certainement pas le cas, le nombre de missions effectuées pour le compte de Darth Reylos ou pour son propre compte aurait de quoi lui faire penser qu’elle était plongée dans une routine éternelle, ennuyeuse, morose, bien loin d’une guerre que l’on disait imminente. Et pourtant, malgré cela, Darth Irya prenait toujours autant de plaisir à traquer, chasser, voyager pour suivre, retrouver sa proie. Partie de cache-cache dans un environnement qui comptait des milliers de mondes, de planètes et d’avantages de cachettes possibles. C’était un challenge, un défi à chaque fois. Assise dans le cockpit de son vaisseau personne, un banal YT-2000 qui filait à travers les étoiles aussi vite que la lumière, la jolie Twi’lek Lethan, à la peau satinée parcourue de sombres tatouages Sith, contemplait la baie vitrée, ainsi que son tableau de borde, perdue dans le vague, dans ses pensées comme toujours. Envisageant dès qu’elle avait un moment à tuer, son avenir, elle tentait de deviner ce qui lui offrirait le destin, le futur comme opportunité. Oh naturellement, elle savait mieux que personne que la chance devait se provoquer, qu’elle restait quoiqu’il arrive, maîtresse de sa vie, de ses choix, ses actions. Mais la Sith reconnaissait également que souvent, la Force pouvait l’aiguiller sur un chemin qu’elle n’en aurait peut-être pas pensé à emprunter en premier lieu. Il fallait savoir écouter les fluctuations de la Force, ses remous…

Korriban n’était pas le monde favori de la Sith. Si elle y avait passé une grande partie de sa vie, y avait connu des épreuves, des souffrances terribles, c’était également un lieu où elle devait côtoyer de trop près les autres Siths. En tant que Twi’lek, alors qu’elle n’était qu’une simple apprentie, les autres étudiants de l’académie s’étaient évertués à la voir comme une future esclave. Associant sa race au rôle d’esclave, de sous-fifre, ils avaient reproduit fidèlement le schéma que l’on trouvait en bien des mondes concernant les Twi’leks. Aujourd’hui, Darth Irya était une Dame Sith et elle ne devait sa réussite qu’à elle-même, son talent, son aptitude à combattre, à anticiper les actions de ses adversaires et surtout, à retourner les défauts des autres contre eux-mêmes. Elle se souvenait des nombreuses heures passées seule dans les sous-sols de l’Académie Sith à explorer, lire, découvrir les récits d’anciens puissants Siths, véritables guerriers, conquérants, à déchiffrer leurs pensées, leurs méthodes. La vanité, l’excès de confiance, l’instinct de supériorité étaient des sentiments courants, fréquents chez les adeptes, utilisateurs du Côté Obscur. Et au final, quand on prenait le temps d’étudier, de se cultiver un peu, au lieu de ne fréquenter que les centres d’entrainements ou les arènes de duels, alors on comprenait facilement que beaucoup de très puissants Siths avaient péri de façon stupide, grotesque, bien humiliante en comparaison de la gloire qui avait été la leur…

Loin des arcades du pouvoir, des conspirations, des discussions politiques, des tractations, Darth Irya était avant tout une Sith discrète. Elle aimait autant étudier que tuer. Le savoir était une arme équivalant à un sabre laser selon elle. Sa pensée, sa philosophie sur l’Ordre Sith aurait tôt fait de la faire condamner par ses pairs. Aussi pour cela, elle ne parlait que peu, voir presque jamais. Son regard, ses expressions de visage, ses gestes ou encore son attitude parlait aussi bien que des mots. Cela faisait quelques jours maintenant qu’elle s’était posée sur Korriban, monde de tombeaux, de cimetières. Comment pouvait-on ressentir un sentiment de supériorité, en demeurant sur une planète ainsi, là où aussi loin que porte le regard, il ne cesse de rencontrer ruines, tombeaux, déchéances ? Une question que la Twi’lek s’était bien souvent posée, alors qu’elle contemplait le vaste désert qui s’étendait là, face à l’Académie. Darth Reylos ne l’avait pas convoqué depuis son retour sur Korriban, elle ne savait d’ailleurs même s’il était présent en cet instant. Laissant sa bure traditionnelle dans ses quartiers, elle opta en ce jour pour une tenue beaucoup plus séduisante, provocante, aguicheuse, tentatrice. Un simple corset noir en cuir, qui enveloppait et mettait en valeur sa poitrine, ainsi qu’un bas semblable à celui de danseuses Twi’leks que l’on trouvait un peu partout dans des mondes comme Tatooine ou Nar Shaddaa et qui ne cachait au final qu’uniquement le strict nécessaire. C’était sa façon à elle de bousculer les traditions figées dans le temps, les regards de ceux qu’elle croiserait dans les couloirs de l’Académie…

Aucun d’eux ne l’avouerait ouvertement devant elle, mais beaucoup la dévisageaient avec envie, désir. La plupart voyaient en elle un objet de désir, d’autres une esclave sexuelle possible, ou encore une amante providentielle. Elle, aimait à les provoquer encore plus dans leur égo, à grand renfort de sourire taquin, moqueur, de regards provocants, tentateurs, séducteurs. Sa démarche féline, gracieuse, élégante, ajouté à ses Lekku qui gardaient en eux ce pouvoir de fascination chez certaines espèces, Darth Irya se décidait à s’aérer un peu l’esprit. Sabre laser à la taille, elle ne semblait guère dangereuse ainsi vêtue. Quelques apprentis entrèrent en collision alors qu’ils n’avaient d’yeux que pour sa poitrine, ou ses fesses à peine cachée par le tissu sombre léger censé les dissimuler. Un surveillant haussa les épaules à sa vue et continua son chemin, la maudissant certainement entre ses dents. Mais la Twi’lek n’avait que faire de tout ce monde présent en cette Académie. Bientôt, elle se chercherait une tanière bien à elle, où elle pourrait méditer, se préparer. Son esprit sans cesse en alerte fut attiré par une aura nouvelle, bien présente dans le Côté Obscur de la Force. Une présence qu’elle venait tout juste de sentir, de détecter. Curieuse, en quête de nouveauté, la Dame Sith se dirigea vers la source de cette anomalie soudaine, pour croiser le regard d’une nouvelle venue, qui venait visiblement de se poser. L’attitude sur le visage de Darth Irya demeurait neutre. Interdite, silencieuse, arrêtée proche de la porte conduisant sur l’aire d’atterrissage, elle fixait cette femme mystérieuse dont elle ne parvenait à placer un nom sur son visage. Finalement, après de longues minutes ainsi, à s’épier, se dévisager, se regarder, la Twi’lek finit enfin par prononcer quelques mots…


"Il n’y a rien ici que nostalgie. D’une gloire passée, nous sommes pensionnaires d’un musée."

C’était très osé, très provocateur, très dédaigneux à l’égard de l’Ordre Sith. La jeune combattante n’avait jamais été de celle à se prétendre meilleure que les autres. Lorsque cela était nécessaire, elle affrontait celui qu’il fallait pour faire sienne sa gloire. Si elle adorait plus que tout le combat, donner la mort de bien des manières, sa nature ne se résumait pas qu’à une simple bouchère. Intriguée par cette Sith, Darth Irya n’était pas prête à reprendre sa route dans l’Académie…
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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Dim 4 Nov - 2:19

    La guerrière Sith était en plein étude à la bibliothèque de la citadelle Sith sur Dromund Kaas. Elle lisait des traités concernant la planète Korriban et ses mystérieux mystères, rien de plus mystérieux, quoi. La Twi'lek s'intéressait toujours aux histoires des planètes, mais nul n'était plus intéressant que celles de cette planète. Minerva était également une habile chasseuse d'holocrons Siths et Korriban était le meilleur endroit pour en trouver des authentiques. Mais plus tôt, elle concultait un ouvrage qui traitait de la Force du côté Obscur. Elle lisait des textes concernant la Tempête de Force et le Champ de mort. C'est pouvoirs de la Force était bien trop puissant pour que la Twi'lek les apprennent pour le moment, mais au moins elle aura appris comment ils fonctionnent. Après tout, Darth Fatalis connaissait déjà l'Absorbtion de vie et le Champ de mort n'était qu'une variante qui absorbait l'essence vitale de plusieurs cibles à la fois au lieu d'une seule.


    Elle fut surprise par le propriétaire de la bibliothèque qui lui averti qu'ils fermait bientôt. Bien que Minerva était contre et avait même envie de le tuer quelques fois pour pouvoir passer des nuit blanche à s'enrichir de savoir, elle ne pouvait pas désobéir aux règles de la citadelles. Elle sorti alors à l'extérieur et alla prendre un verre à la Cantina de Kaas City avant de rentrer chez elle où son apprenti était en pleine méditation. Rinoa était son apprenti depuis un ans exacetment et Minerva était fière d'elle. Elle l'avait tellement modelé à son image depuis qu'elle l'avait corrompu qu'on aurait dit une deuxième Minerva, mais de race humaine.


    Continu ta méditation jeunes fille et refait le même entraînement demain car je serai absente.


    Bien Maître.


    Elle alla se coucher et tomba dans un profond sommeil. Mais durant son repos, elle fit un rêve... ou plutôt un cauchemar selon elle. Elle était encore une fois au Temple Jedi d'Ossus où tous ses anciens compagnons Jedi étaient autour d'elle et ils parlaient ensemble. Minerva avait même sa couleur naturelle, c'est à dire rose vive avec les yeux bleu et des différents tatouages sur son beau visages.


    Le lendemain elle se réveilla et se dirigea vers la cuisine où elle pris un bon déjeuner en repensant au rêve qu'elle venait de faire. Elle en avait marre de toujours faire des rêve nostalgiques, sa vie n'était plus avec les Jedis et cela depuis six ans maintenant. De toute façon même si elle redevenait Jedi (même si ce n'était plus possible aujourd'hui) ils l'emprisonnerait pour la vie avec les crimes qu'elle avait commis depuis qu'elle est Sith. De tout façon elle avait toujours cette haine et une colère noire envers le Conseil Jedi qui l'avait oublié selon elle. ELle sorti ensuite dehors et se dirigea vers le hangar des vaisseaux. Elle monta à bord de son chasseur Fury, le Fureur Noire pour ensuite décoller en direction de Korriban. Une fois l'atmosphère de Dromund Kaas quittée, elle enclencha les turbos propulseurs pour passer en hyper-espace. Elle arriva en vue de la planète après quelques dizaines de minutes.



    Elle survola la planète et se posa sur une petite plate-forme d’atterrissage juste à côté d'un vaisseau qu'elle n'avait jamais vu. Elle pris son armure rouge et noir Sith, sorti de son vaisseau et remarqua une Chagrienne et une autre Sith de la même espèce que Minerva (qui était vêtue d'une façon assez provocante), discuter entre elles. Elle avança alors vers les deux femmes et se présenta à son tour, mais avec un ton assez rude (son ton naturelle) même si ce n'était pas son attention.


    Tiens tiens, c'est la première fois que je vois une Twi'lek Sith, au moins je ne suis plus la seule. Bonjours à vous deux, je suis Darth Fatalis.
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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Dim 4 Nov - 17:03

    La chagrienne n’eut pas à attendre très longtemps avant d’avoir de la visite en ces lieux. Darth Calisomnus s’était tournée vers la nouvelle arrivante d’un pas gracieux et élégant, son regard saphir croisa alors les deux iris mordorés d’une twi’lek au teint écarlate. Sa peau rougeoyante contrastant avec le noir de jais de ses tatouages, la Dame Noire de la Sith n’eut pas besoin de davantage d’indices pour en conclure que l’inconnue devait être assurément fidèle au Côté Obscur de la Force. Le regard de la chagrienne n’avait pas changé, et ce malgré l’emploi et l’apprentissage de la voie des ténèbres. L’Ombre n’avait pas encore de prise sur la Dame Noire qui prenait soin de ne pas se laisser corrompre par cette grande source de pouvoir.
    L’Histoire lui avait maintes fois prouvés que les plus puissants combattants de la galaxie s’étaient tous laissés aveuglés par leur puissance, pêchant par orgueil, tous avaient payé cette erreur de leur vie. Le contrôle, l’ordre, son culte, les codes d’honneur Mandaloriens, voici ce qui la retenait d’être dévorée vive par la gueule béante de l’obscurité. Styxana s’y accrochait car il s’agissait de la seule voie qui permettrait aux Sith d’accomplir leur destinée. Le chaos ne menait qu’à la destruction mais surtout, à l’autodestruction de l’Ordre Sith. L’inconnue fixa Darth Calisomnus avec insistance mais conserva un visage neutre, si neutre que la chagrienne fut bien incapable de déceler quelque chose d’intéressant sur son visage, si ce n’est sa beauté. Selon toute vraisemblance, la twi’lek était suffisamment expérimentée pour ne pas laisser sa gestuelle ou ses expressions trahir ses pensées. Styxana retira le capuchon de sa tête, révélant son visage de chagrienne au teint bleu, plus elle inclina la tête sur la gauche. Elle cligna des yeux, conservant toujours une expression de calme et de sérénité sur son visage. La Force était avec elle, comme toujours, confiant son pouvoir à sa prêtresse la plus fidèle et loyale.
    Ce n’était pas, à première vue, une meurtrière envoyée par le Sith’Ari afin de l’abattre, ou alors celle-ci était plus maligne que les autres bourreaux envoyés pour la tuer, il y a de cela, plusieurs années.

    Observant l’espace d’un instant, le corps de la nouvelle arrivante, Styxana remarqua qu’elle portait tout sauf la tenue traditionnelle Sith. Portant avec élégance un corset noir mettant en valeur sa poitrine ainsi qu’un pagne similaire à celui des danseuses de son espèce, détaillant le physique de la jeune Sith, Darth Calisomnus en conclut rapidement qu’elle devait user de ses charmes pour faire tourner bien des têtes, ce qui l’amusa légèrement.

    La chagrienne n’était pas en reste, par dessus sa bure de Sith entre ouverte, un œil attentif pourrait voir que la Dame de la Désolation arborait un bustier en cuir noir retenant sa poitrine avantageuse. Sur cette dernière, tombaient ses deux lethorns que le profane qualifierait de « tentacules se terminant par une pointe » ou que les plus ignorants confondraient avec des lekkus twi’leks. Pantalon noir aux jambes, et bottes aux pieds, Styxana surplombait la twi’lek de part son mètre quatre vingt dix, et son corps bien que féminin laissait apparaître quelques muscles saillis par des heures d’entrainement intensif. Même si l’allure de Darth Calisomnus était plus imposante, ses formes au dessus des standards humains savaient aussi séduire, cependant Styxana bien qu’ayant conscience de cet avantage ne s’en servait que très peu. Préférant attirer l’attention par ses actes, ses paroles et son aura plutôt qu’uniquement par son physique. Néanmoins, la twi’lek était des plus charmantes et agréable à contempler, même s’il devait s’agir d’une combattante hors pair : la vie de femme au sein de l’Ordre Sith ne laissait pas le choix en la matière.

    La twi’lek prit alors la parole, s’exprima. Lâchant quelques mots calmement mais qui s’avéraient être particulièrement provocateurs. Nul doute qu’un Sith orgueilleux l’aurait déjà engagée dans un duel à mort pour cette insulte. Mais heureusement pour l’inconnue, la Dame de la Désolation n’était pas comme les autres Sith. Ayant elle-même tenté de déstabiliser le dirigeant de l’époque, elle savait plus que tout autre Sith ou se trouvaient les failles de leur ordre millénaire. Oui, la chagrienne avait tenté de sauver l’Ordre Sith de ses vieux démons et de les édifier au dessus de leurs plus bas instincts pour en faire de véritables guerriers crains et respectés.
    Silencieusement, Styxana se souvint de sa fuite de Korriban. Pourchassée comme un gibier par plusieurs Seigneurs Sith, elle se revoyait arpenter la galaxie dans son vaisseau ou encore les étendues verdoyantes de Naboo pour fuir. Elle les avait cependant tués, tous, sans hésitation en les attaquant un par un. Revenue sur Korriban, Darth Calisomnus répondit alors d’une voix calme et sereine à la twi’lek tout en s’approchant d’elle les bras croisés.


    - C’est exact ma soeur. Ces ruines devraient nous servir de leçon : aucun pouvoir n’est éternel. En des temps reculés, notre domination s’étendait sur la galaxie entière, et pourtant nous avons été défaits. Ce qui est tragique n’est pas tant la déchéance en elle même, mais plutôt le fait que les Sith sont bien trop imbus d’eux mêmes pour être visiblement capables d’apprendre de nos erreurs. La corruption de notre force provient de l’intérieur même de notre Ordre… Une fois que nous nous serons élevés au dessus des autres, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’une nouvelle folie ne nous contraigne à rester tapis dans l’ombre.

    Avec une délicatesse quelques peu précieuse, la chagrienne redressa sa tête pour observer l’architecture du temple Sith d’un regard contemplatif. Détournant son attention de la twi’lek, Darth Calisomnus finit pourtant par reposer son regard sur la nouvelle venue jusqu’à ce que le bruit de réacteurs attire son attention sur un vaisseau se posant juste à côté du Hwk-290. Cette arrivée provoqua un léger courant d’air qui fit virevolter la bure de la Dame de la Désolation. Styxana ramena son avant bras gauche devant son visage afin de se prémunir des désagréments et de la poussière millénaire chahutée par l’arrivée de cet appareil spatial. Une fois les réacteurs coupés, elle rabaissa son bras et jeta un coup d’œil à la twi’lek arrivée là avant le vaisseau avant de reporter son attention sur l’individu dont la silhouette se dessinait petit à petit.

    Styxana vit alors une autre twi’lek au teint tirant plus sur le saumon que l’écarlate que celle qui avait prit la parole. En revanche, celle-ci aussi avait une peau qui contrastait avec la noirceur infinie des tatouages qu’elle portait. En la détaillant un peu de ses yeux bleus, la chagrienne remarqua rapidement que la nouvelle twi’lek semblait plus petite que la précédente, mais également plus jeune. Malgré son apparence et les éventuelles cicatrices qu’elle pouvait avoir, sa gestuelle trahissait son inexpérience et probablement quelques doutes sur ses pouvoirs. Là ou la première twi’lek semblait afficher un peu plus d’allure, d’indépendance, de caractère et de confiance en ses compétences, Darth Calisomnus au premier abord, jugea la nouvelle venue comme étant un peu creuse et apparemment docile. Néanmoins si elle était encore en vie, cela signifiait qu’elle devait avoir un minimum de talent pour être acceptée au sein des Sith et qu’elle était suffisamment perspicace pour ne pas oser remettre en question son obédience. Restait à déterminer si cette même soumission n’allait pas ruiner son potentiel, car il lui restait encore beaucoup de chemin à parcourir avant de prétendre faire partie de la caste des Dames Sith. Darth Calisomnus remarqua également au premier coup d’œil, l’armure que la nouvelle portait, aussi, l’esprit de la chagrienne rangea définitivement la twi’lek dans la caste des guerriers Sith.

    Styxana vit alors la nouvelle arrivante ne pas pouvoir se retenir d’exprimer une stupéfaction quant à la présence d’une autre twi’lek sur Korriban avant de se présenter sous le nom de Darth Fatalis. De ce fait, l’arrivante avait presque ignoré la chagrienne qui se sentit presque de trop dans la conversation. Certains sinistres et sombres seigneurs Sith, trop orgueilleux et blessés dans leur vaniteux amour-propre, n’auraient pas toléré le comportement de Darth Fatalis qui n’avait pas eu la présence d’esprit de s’incliner devant ses supérieurs. Darth Calisomnus s’amusa un instant à imaginer la nouvelle arrivante ne pas avoir le temps d’achever sa phrase puisque déjà suspendue au dessus du sol par un invisible pouvoir se resserrant autour de sa gorge. Les Sith disposaient d’un ensemble de règles implicites en matière de politesse dont on ne trouvait que de rares traces seulement si l’on était curieux. Pourtant, malgré l’absence de preuves formelles, ces codes de conduite et de bienséance étaient toujours en vigueur tacitement, et certains insouciants en faisaient toujours, la douloureuse expérience…

    Mais la fortune semblait être du côté de la twi’lek car sa négligence ne fut pas sanctionnée par Darth Calisomnus qui savait faire la différence entre le respect et le despotisme. Après tout, Darth Fatalis l’avait saluée, et la chagrienne répondit à son salut d’un hochement de tête nonchalant mais sincère. Styxana savait pertinemment que ses longues absences du territoire Sith faisait d’elle quelqu’un de mystérieux, de méconnue à un tel point que plusieurs adeptes du Côté Obscur ayant vaguement entendu parler de cette femme sans la voir croyait qu’il s’agissait que d’une rumeur sans fondement. Les apprentis étaient peu nombreux à avoir rencontré la chagrienne, mais cela ne les empêchaient pas de spéculer sur une théorie faisant de la Dame Noire quelqu’un qui n’avait jamais existé ailleurs qu’à travers quelques lignes de terminaux informatiques.

    Styxana avait également remarqué le ton quelques peu rude de la voix de la twi’lek, mais se doutait très bien que celui-ci était bien plus naturel, tenant plus de l’habitude que d’une volonté ponctuelle de s’imposer. La Dame Noire regarda alors la première twi’lek dont elle ignorait le nom, attendant de voir si celle-ci allait prendre la parole avant de reporter son attention sur Darth Fatalis. Là, la chagrienne cligna une nouvelle fois des yeux comme pour imprimer l’image de cette guerrière Sith dans son esprit et ne jamais l’oublier comme elle l’avait faite avec la première femme l’ayant abordée. Décroisant les bras, sa main droite épousa sa hanche tandis que le bras gauche vint à hauteur du cou de Styxana. Sa main se replia sur elle-même mais pas entièrement, de telle sorte que ses doigts restent tendus jusqu’à ce que leur extrémité atteigne presque le poignet. La voix toujours sereine et douce comme une brise d’été, Darth Calisomnus répondit avec politesse à la twi’lek.


    - Bien le bonjour Darth Fatalis. Je répond au nom de Darth Calisomnus. Il est fort probable que mon nom ne vous dise rien.

    Puis elle s’approcha de Darth Fatalis, se penchant quelques peu sur elle pour s’empresser d’ajouter à la twi’lek sur un ton un peu ferme tout en usant quelques euphémismes, une mise en garde que les oreilles attentives de Sith intelligents prendraient pour un bon conseil.


    - Si je puis me permettre, je vous suggère de ne point oublier les protocoles de bienséance en vigueur dans notre Ordre. Vous comprendrez aisément que trop de familiarités deviennent indéniablement inconvenantes pour les plus hauts représentants de notre Ordre. Beaucoup d’entre eux, sont susceptibles et n’apprécient guère les écarts de conduite. Enfin, si bien entendu, vous souhaitez pouvoir arpenter le temple Sith pendant encore de longues années sans aller au devant de déconvenues.

    Estimant s’être suffisamment exprimée, Darth Calisomnus tourna cette fois-ci son attention vers la twi’lek précédemment arrivée, attendant non sans une certaine curiosité, que celle-ci se présente et prenne une nouvelle fois la parole.

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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Lun 5 Nov - 15:58

La confrontation silencieuse, muette entre les deux Siths ne pourrait guère s’éterniser plus longtemps. Darth Irya n’attendait vraiment rien de particulier de la part de l’inconnue. Elle se plaisait uniquement insidieusement à la tester, à découvrir son caractère ou du moins, quelques traits de celui-ci, à savoir si elle était de celles qui préfèrent se battre pour un oui ou pour non ou de plutôt de celles qui réfléchissent avant d’agir, enfin un minimum. Passive, décontractée, la Twi’lek affichait intentionnellement cette attitude, afin de ne rien provoquer. Consciente de son rang, mais aussi des limites de son pouvoir, qui, contrairement à ce que beaucoup pensaient ici, en cette académie, n’était pas infini, elle n’eut que le temps de se couvrir les yeux lorsqu’une navette se plaça en phase d’approche, avant d’entamer un atterrissage classique et ordinaire. La journée s’annonçait riche en rencontre décidément. Une autre Twi’lek apparut à son tour, vêtue d’une armure de combat, laissant voir un teint pâle, presque rose. Nul doute que le Côté Obscur avait fait des ravages chez cette congénère. L’intonation de sa voix, sa façon de prendre la parole ainsi fit presque grincer des dents Darth Irya. Le commentaire de cette dénommée Darth Fatalis ne l’intéressa pas plus que cela. Les Twi’leks qui ne connaissaient pas une vie d’esclave, de danseuse étaient bien rares. Seules quelques exceptions parvenaient à choisir, connaître, expérimenter une autre voie. Oh bien sur, les Jedis recrutaient volontiers sur Ryloth et parmi les Twi’leks. Peut-être était-ce par attirance, ou peut-être par envie de connaître comme les plus riches de cette galaxie, le sentiment de puissance en se promenant aux côtés de l’une de plus belle créateur que pouvait compter l’univers…

Gardant volontairement le silence, elle ne crut pas nécessaire de répondre à sa congénère. Effectivement, elle n’était plus donc la seule Twi’lek présente en cette académie maudite. Il ne fallait pas être très perspicace pour arriver à cette constatation évidente. Mais cela ne changeait rien à la situation. Seule, ou pas, là n’était pas la question. Au fond d’elle, Darth Irya se sentait plus seule que jamais. La famille, les Siths, les amis, tout ceci n’avait aucun sens lorsque l’on souhaitait acquérir le pouvoir, la connaissance, un lien toujours plus puissant avec le Côté Obscur de la Force. Le reste n’était que des outils, ou des entraves qui empêchaient l’adapte de continuer à avancer sur le chemin qui l’amènerait à briser ses chaînes. La Chagrienne laissa entendre sa voix et ses paroles apportèrent beaucoup de réponses à la Twi’lek, habillée d’une façon bien étonnante au vue de ses interlocutrices. Il lui semblait que cette femme adoptait une même conception de l’Ordre, une même vision. C’était tout à fait peu probable, et pourtant, elle avait clairement écouté celle-ci l’appeler sœur, avant de lui révéler qu’elle pensait elle aussi, que l’Ordre connaîtrait de nouveau un cycle identique à ceux du passé. Darth Irya ne put alors s’empêcher de sourire, d’un sourire satisfait, malicieux, approbateur, léger rictus à peine visible sur ses lèvres mais bien présent néanmoins…

Le protocole. Ici, c’était un code, une règle de base, élémentaire. On ne l’enseignait dans un aucun cours, n’était révélée par aucun professeur et pourtant, elle s’appliquait à chaque instant, quotidiennement, partout en ce monde et au-delà. Croiser un Seigneur Noir et ne pas le saluer pouvait être votre dernière action de votre vie, votre dernier souvenir en cette dimension. Et même si beaucoup de Siths préféraient défier sans cesse l’autorité, histoire d’affirmer combien ils étaient supérieurs à ceux qui préféraient respecter la politesse, la bienséance, le choix était vite fait, surtout lorsqu’on fréquentait l’Académie depuis son plus jeune âge. Attentivement, toujours à observer, détailler les deux Siths en grande discussion, la Twi’lek ne put que rire face à cette explication bienvenue. Amusée par la situation, elle se décida enfin à quitter son emplacement, afin de rejoindre les deux autres…


"Il est de plus ambitieuses perspectives que celles d’errer ici en ce tombeau habité pendant encore plusieurs années non ?"

Toujours provocante, presque arrogante, Darth Irya laissait courir son regard d’un visage à l’autre, tout en gardant sur ses lèvres sensuelles, son sourire malicieux, taquin, moqueur. Non elle ne se sentait pas supérieur, elle se savait ambitieuse, aventureuse. C’était après tout une chasseuse et elle ne pouvait se faire à l’idée de rester trop longtemps au même endroit. Un coup à dépérir à s’encrouter, à se ramollir et finalement à se faire éliminer bêtement…

"Maintenant que je connais vos noms respectifs, j’imagine que vous vous attendez à ce que je me présente à mon tour non ?"

Inclinant uniquement le haut du torse d’abord face à Darth Calisomnus, elle réitéra son geste mais cette fois-ci, face à Darth Fatalis. Ce n’était pas une façon de s’avouer la plus faible, encore moins soumises aux exigences, volontés, ordres des deux autres Siths, mais plutôt une forme toute simple de politesse. Si elle demeurait une Sith profondément solitaire, indépendante, Darth Irya savait aussi bien se tenir lorsqu’il le fallait, s’adapter à toutes sortes de situations, et surtout, respecter une onde de protocole qui, même s’il tombait en décrépitude, demeurait toujours en vigueur en ce lieu important…

"Darth Irya."

Elle ne crut pas nécessaire de rajouter qu’elle était la suivante de Darth Reylos. La plupart de ces missions pour le compte de Reylos demeuraient secrètes, discrètes. Personne ou presque n’en avait connaissance. Et puis, c’était également un fait qui pouvait changer d’un moment à l’autre, qui n’était en rien figé dans le temps. Darth Reylos pouvait mourir à chaque instant, comme tout autre Sith présent ici et ailleurs. La Twi’lek pouvait tout aussi le trahir, quand bon lui semblait, servir un Sith plus puissant, plus ambitieux ou bien encore accorder sa loyauté, ses services à qui lui conviendrait, lui apporterait pouvoir et puissance. Il en était ainsi chez les Siths. Intérêt, ambition, convoitise, rien n’était jamais gratuit, chaque acte entrainait une conséquence à plus ou moins brève échéance…

"Je trouve cette situation bien improbable…"

Un commentaire, une autre constatation, une remarque. Trouver dans l’Académie Sith, trois adeptes du Côté Obscur en train d’échanger mondanité et politesse sur une aire d’atterrissage pouvait paraître bien surprenant pour ce genre de lieu. Il n’était pas rare de croiser des apprentis échanger entre eux à la sortie d’un cours, ou même simplement dans les couloirs de l’Académie. Mais des Siths de cette envergure, c’était plutôt inattendue. Et Darth Iyra n’était pas stupide. Elle avait parfaitement senti, deviné le lien, la connexion, l’importance de chacune dans le Côté Obscur. On aurait pu, de l’extérieur, penser aisément à une confrontation, ou peut-être encore à un complot…

"Il y a une réunion aujourd’hui, ou quelque chose d’assez important pour que deux Siths comme vous viennent en cet endroit ce jour même ?"

Curieuse d’apprendre les motivations, raisons qui faisaient que les deux Siths venaient de faire leurs arrivées quasiment en même temps, ce même jour, Darth Irya cherchait à avoir des réponses, même si elle s’était montrée plus fine, plus discrète, plus diplomate par le passé. Si quelque chose se préparait, elle voulait en être informée avant. Toujours obtenir l’information le plus tôt possible, afin de pouvoir anticiper, réagir, se préparer voir se protéger. C’était vital.
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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Lun 5 Nov - 18:45

Désolé, veuillé me pardonner Dame Calisomnus, j'avais quasiment oublié tellement j'étais stupéfaite, dit-elle en se courbant au plus vite. En fait, c'est la première fois que je vois une autre Sith de race Twi'lek et pourtant, j'en connait beaucoup. Il faut dire qu'il n'y en a pas beaucoup non plus et mes parents étaient des Jedis et non des Siths, donc je croyais être la seule.


Elle regardait la Twi'lek et la Chagrienne, elle fut surprise que ces deux femmes ne présentait pas autant de signes du côté Obscur de la Force, certe la Twi'lek avait les yeux doré mais la Chagrienne avait les yeux à leur couleur normale. Tandis que la couleur rose vive de Minerva avait presque totalement disparu et ses yeux bleus était devenu doré/rouge.


Elle eu un petit rire silencieux quand Darth Irya prononça quelques paroles pour ensuite se présenter, mais un peu de façon arrogante. Minerva se reconnaissait très bien là. Fatalis était également du genre être méprisante et arrogante. Soudain, son apprenti sorti de son chasseur Fury pour appeler son Maître.


Maître, avec qui parlez-vous donc?



Retourne dans le vaisseau Rinoa et continu ta méditation, c'est un ordre.

Mais Maître....

J'ai dit entre à l'intérieur, dit-elle en foudroyant son apprentie. Désolé pour le contre-temps, elle est tellement têtu. Je veux lui apprendre justement l'Éclair de Force, haha! Bon et bien poru répondre à votre question Dame Irya, moi je suis ici justement pour fouiller les tombeau pour trouver d'anciens holocrons Sith, j'en ai déjà trouvé 3 ici d'ailleurs et vous deux c'est pour quoi?



[HRP]:désolé j'avais pas trop d'inspiration]
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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Mar 6 Nov - 0:30

    Styxana Mirkwind resta silencieuse un instant mais avait acquiescé d’un hochement de tête à la suggestion de la première twi’lek. Errer sans but dans le temple n’était pas ce qu’il y avait de mieux en matière d’ambitions, mais la chagrienne ne se sentit guère concernée par cette supposition. Néanmoins, elle y décela un double discours plutôt subtil, comprenant le sens de la phrase de la twi’lek. Cette dernière devait bien se douter que Darth Calisomnus n’était pas venue sur Korriban dans l’unique but de contempler le temple Sith, ou hanter ses ruines, tel un fantôme avide de vengeance mais tourmenté par sa propre condition et l’ennui éternel. Il était évident pour la Dame Noire que celle-ci se doutait, ou pensait que quelque chose se tramait. Perspicace, mais également quelques peu taquine et arrogante, la chagrienne se fit un premier profil psychologique de son interlocutrice. Dans cette ébauche, Styxana esquissa les contours d’une personnalité arrogante, ambitieuse mais suffisamment pragmatique pour ne pas laisser le pouvoir falsifier son estimation de ses capacités. C’était sans doute ce qui l’avait maintenue en vie jusqu’ici : c’était une femme de talent, ambitieuse, provocatrice, mais assez perspicace pour comprendre quand se taire et se faire discrète. La dénommée Darth Irya avait compris qu’il était bien plus intelligent de rester dans le sillage des Seigneurs Noirs tout en étant compétente, tout en ne devenant pas servile, plutôt d’essayer de défier sans cesse tout le monde par arrogance et stupidité. Patiente dans une certaine mesure, Darth Calisomnus dessina une twi’lek pouvant rapidement se lasser des choses. Même s’il fallait avouer que le temple Sith n’était plus ce qu’il était, d’un point de vue symbolique, il était indissociable de Korriban, elle même profondément ancrée dans l’histoire de l’Ordre a un tel niveau, qu’oser évoquer les Sith en omettant le nom de leur planète d’origine serait une hérésie.
    Avec l’âge et les bonnes expériences, Styxana avait bon espoir qu’Irya acquiers une patience bien plus solide.
    Qu’on le veuille ou non, Korriban était le noyau, le point central, le cœur, l’étoile autour de laquelle gravitait tout ce qui avait attrait aux obscurs pratiquants de la Force. Aussi, dédaigner ces ruines était un peu rapide quand on n’avait pas encore percé à jour tous les secrets enfouis sous plusieurs millénaires de poussière, de sable et de rocs par ceux qui jadis, étaient crains pour leurs talents guerriers et les pouvoirs qu’ils déchainaient sur le champ de bataille. Néanmoins, il était vrai que pour Styxana une vie d’archéologue était bien triste et vide de sens en comparaison à celle que la chagrienne menait. Il était loin, le temps ou la guerre pulsait le sang à travers ses veines, l’époque ou chaque atome de son être réclamait avec hargne le concert des armes automatiques vomissant la mort depuis leurs canons, la symphonie des cris de haine, de vaillance ou de souffrance, le requiem des corps s’entrechoquant. La guerre était un opéra, une sonate qu’appréciait Darth Calisomnus qui aujourd’hui ne se contentait plus d’être une simple musicienne suivant le rythme, mais une impitoyable chef d’orchestre dictant sa propre mélodie. Elle trouvait dans l’annihilation de l’autre, une certaine beauté qu’aucun art classique ne pouvait retranscrire ni saisir, une idée, un mouvement que l’on ne pouvait reproduire et que Styxana ne pouvait que savourer sur l’instant. Plus qu’une passion, il s’agissait d’une véritable exaltation que de sentir le conflit à travers ses cellules.
    Quand elle se battait dans le style acrobatique typique de l’Ataru, la Dame Noire pouvait ressentir son sang bouillonner en elle comme un torrent euphorisant ne laissant aucun doute quant à sa raison d’être : combattre. Attention, Darth Calisomnus ne prenait aucun plaisir à ôter la vie, en revanche elle tirait de l’affrontement en lui-même une telle passion qu’elle se sentait incroyablement vivante et la chagrienne avait l’impression de s’épanouir au fil des duels qu’elle menait de façon toujours honorable. Suivant un code d’honneur inspiré de celui dictant la vie des Mandaloriens, elle avait mis celui-ci à disposition de son culte : c’était par le combat que l’on servait la Force, et par le combat que l’on s’épanouissait, s’approchant petit à petit d’une compréhension de plus en plus approfondie de l’univers, un cycle vertueux dans lequel, le survivant sortait d’un combat toujours plus fort qu’il ne l’avait débuté, un processus d’auto-perfectionnement.
    Telle était la volonté de la Force, le corps de Darth Calisomnus n’était que le réceptacle de cette entité, et chacun des combats était une épreuve à relever.

    Cette sensation lui manquait depuis un petit moment, à vrai dire depuis qu’elle avait regagné sa place auprès du Sith’Ari en triomphant de plusieurs Seigneurs Sith dont la Main de l’Ombre. En y repensant, Darth Calisomnus trouvait amusant le fait qu’elle ait pu accéder au rang de Dame Noire de la Sith en combattant bien plus de Sith que des Jedi. Une fois son croquis spirituel de Darth Irya conclu, la chagrienne reposa son attention sur Darth Fatalis. Sondant presque de façon inconsciente la twi’lek, la chagrienne devina que des trois, elle était la plus faible. Cela ne dérangea nullement la chagrienne qui contrairement à de nombreux Sith n’éprouvait aucune répugnance à l’égard des plus jeunes s’ouvrant lentement à leur pouvoirs. Après tout, il fallait avoir une mauvaise foi de Hutt-esque pour prétendre ne jamais être passé, à un moment ou un autre, par cette étape lors de l’ascension vers le pouvoir.
    Darth Fatalis s’était inclinée rapidement tout en se couvrant d’excuses et de justifications superflues ce qui arracha à la chagrienne une crispation au niveau de ses lèvres. Les autres Sith voulaient, ou plutôt exigeant le respect et l’admiration de leurs sujets, mais méprisaient l’état de servitude dans lequel ils réduisaient les apprentis et par extension, toute personne inférieure à leur puissance. La twi’lek en faisait trop, se rabaissant plus que nécessaire. Devant le Sith’Ari, se courberait-elle jusqu’à ce que son front n’embrasse le sol ?
    Bien qu’ayant entendu ses excuses, Styxana répondit d’un simple geste de la main qu’elle avait suffisamment de clémence pour les accepter bien qu’elle ne dissimula pas un léger mépris –ou une certaine pitié- à l’égard de Fatalis qui semblait, petit à petit, se laisser ronger par le Côté Obscur.


    - L’incident est clos ma sœur.

    Coupa Darth Calisomnus d’un ton ferme avant que la twi’lek ne rajoute davantage d’excuses. Tirée de ses pensées par Darth Irya, la chagrienne pivota la tête dans sa direction. La dénommée Irya demanda alors ce qui justifiait la présence de deux Sith aux abords de l’académie. Irya demanda s’il n’y avait pas une réunion ou tout autre événement important. Styxana inclina sa tête sur la gauche, caressa l’un de ses lethorns tout en s’éloignant de Fatalis d’un pas lent mais gracieux. Il y eut alors une quatrième voix dans la discussion, mais celle-ci se faisait plus lointaine.
    La guerrière Sith fut la première à répondre à ce qui était alors sa jeune apprentie, visiblement, cette dernière semblait encore un peu indisciplinée et la chagrienne estima que Minerva manquait un peu de poigne jusqu’au moment ou elle fit pleuvoir des éclairs de Force sur la jeune fille. A ce moment là, Darth Fatalis l’ignorait encore, mais elle venait de s’attirer l’antipathie de la Dame de la Désolation. Sa conception de l’apprentissage allait à contrecourant des méthodes « traditionnelles » que la chagrienne jugeaient primitives, usées, inefficientes et en grande partie responsables des décadences cycliques de l’Ordre Sith. Ces démonstrations de violence gratuite et très souvent disproportionnées vis à vis des apprentis les incitait certes à apprendre rapidement à puiser dans leur colère pour progresser, oui, cela les rendait également dociles pendant un temps. Mais ce que beaucoup de Sith ignorent, c’est que cette même violence, même si elle intimide et donne au maître, la place de dominant, celle-ci ne dure qu’un temps. Car il arrive toujours un temps ou l’apprenti ne crains plus le courroux de son maître, un moment ou l’apprenti estime être suffisamment puissant désormais pour défier son mentor et réclamer son titre. Ce comportement ayant inspiré la règle des Deux de Darth Bane était désormais désuet, mais il était naïf de penser que dans l’éternel affrontement entre l’apprenti et le maître, il n’y avait aucun fond de vengeance. Or, c’est toujours ce sentiment de revanche suite à des humiliations qui provoque ce retour de bâton, parfois au pire moment… ce qui entraîne la chute des Sith à chaque fois que ceux-ci, pourtant, dominent la galaxie en maîtres.
    La place de dominant se méritait, elle n’était pas donnée au maître. Obtenir cet honneur devait s’acquérir par le mérite, et non la violence. Et Darth Calisomnus était persuadée que le respect, la loyauté étaient de bien meilleurs liens de fidélités plutôt que la crainte et la jalousie. Ce n’était pas pour rien que les Jedi perduraient et malgré leurs désaccords, formaient un groupe bien plus uni dans la fraternité que dans la tyrannie d’un despote, comme c’était le cas chez les Sith. Bien que la chagrienne soit une Sith, elle n’avait aucune répugnance envers les Jedi et pensait que les Sith auraient beaucoup à gagner en adoptant certains de leurs préceptes. A vrai dire, Styxana n’avait aucune hostilité envers les Jedi si ce n’est un sentiment d’incompréhension totale vis à vis de leur vision de la Force, et leur amour du pacifisme. Selon la Dame Noire, les Jedi gaspillaient leur immense potentiel dans des concepts utopistes et déconnectés des réalités galactiques.

    Darth Fatalis éclata de rire puis se retournant vers Irya et la chagrienne, ajouta qu’elle était venue fouiller (ou plutôt profaner) les anciens tombeaux Sith à la recherche d’antiques holocrons encore cachés. Styxana Mirkwind ne put s’empêcher de penser que dans un sens, la twi’lel lui rappelait beaucoup D5-TO : beaucoup trop bavarde quant à ses intentions. Un défaut qui allait probablement lui porter préjudice à l’avenir.
    L’atmosphère sur cette plateforme devint alors rapidement glaciale. L’air chaud semblait s’être soudainement évanoui alors que pourtant le soleil était à son zénith. Le regard bleu de Darth Calisomnus s’était alors planté droit dans celui de Darth Fatalis, accrochant les yeux de cette dernière avec des crochets acérés pour qu’elle ne puisse se soustraire au regard noir empli de mépris et de colère que Styxana lui décochait. C’était fini pour elle, plus jamais elle ne pourrait espérer obtenir une once de sympathie et de respect de la part de Darth Calisomnus, et les chagriens étaient réputés pour être particulièrement têtus et implacables lorsqu’ils avaient une idée en tête ou une opinion sur quelqu’un.
    Sans même le moindre geste, un étau puissant et invisible se resserra autour du larynx de la guerrière Sith qui s’éleva lentement pour que ses yeux arrivent a la même hauteur que ceux de la chagrienne. En dehors de son regard, le visage de la Dame Noire restait parfaitement imperturbable, voire calme. Néanmoins la voix de Styxana Mirkwind se fit beaucoup moins agréable et s’échappa comme un murmure d’une froideur effroyable qui pouvait même parvenir aux oreilles de Darth Irya, et peut-être la faire frémir.


    - Un maître Sith n’abuse pas de ses pouvoirs à l’encontre de ses disciples. Vous pensez que c’est plaisant ? Tirez-vous une certaine satisfaction à mutiler les plus faibles ? Dans ce cas que pensez-vous de ça ? Trouvez-vous toujours ceci plaisant ma sœur ? Je pourrai vous briser ma sœur, oui, vous briser sans le moindre effort. Vous reconstruire, pour vous démolir à nouveau autant de fois que cela me plaira. Je pourrai vous infliger des supplices dont la souffrance dépasse votre entendement gratuitement. Pour le plaisir. Mais pourtant, je ne le ferais point. Votre incompétence me consterne bien trop pour que je le fasse.

    Ces quelques minutes parurent interminables jusqu’au moment ou Styxana relâcha l’étreinte autour du cou de Minerva, la laissant tomber au sol comme on laisserai choir un fétu de paille. La Dame Noir avait entendu la Force réclamer que le comportement de la twi’lek soit sanctionné à la hauteur de son acte, et pour toutes les fois ou elle avait pu infliger souffrance gratuite à sa jeune disciple. Darth Calisomnus avait ainsi rendu justice et espérait avoir rappelé à la guerrière Sith qu’il existe toujours plus puissant que soi dans la galaxie, et qu’un peu d’humilité était une vertu bien trop rare.
    Styxana frotta ses mains gantées de cuir l’une dans l’autre avant d’ajouter d’une voix un peu plus haute.


    - Si vous ne vous appuyez que sur vos pouvoirs pour asseoir votre autorité, vous êtes alors rien de plus que ces vermines esclavagistes et autres malandrins de Nar’Shaddaa. Vous ne méritez que mon mépris et finirez par récolter ce que vous avez semé. Maintenant, veuillez méditer sur la leçon que je vous ai inculquée, restez ou partez si vous le souhaitez. Mais veillez à ce que je n’ai plus écho de vos écarts de conduite.

    Le regard sévère de la chagrienne suivit alors Darth Fatalis se redresser avant de reporter toute ton attention sur le corps gracieux de Darth Irya qui attendait probablement sa réponse. La Dame Noire passa sa langue un bref instant sur sa langue supérieure comme si ses paroles précédentes avaient asséchées sa bouche. La température redevint normale. Styxana joignit ses mains tout en entrelaçant ses doigts fins et longs. Étonnamment, les traits du visage de Darth Calisomnus apparurent relâchés et sereins, sa voix reprit d’un ton toujours aussi agréable que le son de va et vient de l’écume sur une plage silencieuse. Comme si le fait qu’elle avait failli tuer Minerva il y a quelques secondes ne s’était jamais produit ailleurs que dans une hallucination collective.

    - Je n’ai pas été informée d’une quelconque réunion ma sœur. Je reviens sur Korriban après plusieurs mois d’errance afin de retrouver un peu de tranquillité et faire le point sur plusieurs sujets. Telle est la volonté de la Force ma sœur, car c’est elle qui guide mes pas à travers les étendues infinies de l’espace. Mais vous… attendiez-vous quelqu’un en particulier ?

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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Mer 7 Nov - 13:08

Ce qu’il y avait de bien avec les Siths, c’était qu’on ne s’ennuyait jamais et qu’ils avaient toujours le don de faire changer l’ambiance d’un instant en une fraction de seconde, passant du blanc au noir, du sucré au salé, d’une discussion banale en un affrontement. Autant dire qu’il valait mieux être effectivement sans cesse sur ses gardes. Cette Twi’lek qui, au fur et à mesure qu’avançait la discussion, se révélait être une Sith totalement improbable, en vain à faire une petite démonstration sur sa conception de l’éducation vis-à-vis de son apprentie. La foudroyant en un éclair (jeu de mots pourri mais j’assume), Darth Fatalis renvoya aussitôt son apprentie à l’intérieur de sa navette. Pour une guerrière Sith, Darth Irya la trouvait particulièrement indélicate, voir même un brin maladroite. Elle n’avait pas hésité en effet à révéler haut et fort que ses parents étaient des Jedis, face à deux Siths plus puissantes qu’elle. En ce lieu, c’était une forme de suicide recherché. Si cela venait à se savoir, nul doute que cette Twi’lek passerait un mauvais moment avant de certainement succomber sous les assauts des autres nombreux Siths présents à l’Académie et sur Korriban en général. De plus, elle s’excusait bien trop rapidement, allant presque même jusqu’à ramper face à la Chagrienne. Darth Irya n’eut pas à faire beaucoup d’efforts pour l’imaginer alors face au Seigneur Noir ou d’autres membres de l’élite Sith. Une guerrière comme Darth Fatalis passerait encore de nombreuses années à ramper, à se confondre en excuse si elle ne se reprenait pas rapidement en mains. Et si la suivante de Darth Reylos n’était pas du genre à blâmer les gens, encore moins à éprouver une once de pitié pour les faibles, elle savait toutefois par où elle-même était passée, ce qu’elle avait vécu, connu et ainsi donc, pouvait comprendre la période par laquelle passait en cet instant Darth Fatalis. Allait-elle savoir écouter ses ainées, adopter les conseils qui lui seraient transmis ?

Se préparant à prendre la parole, Darth Irya comprise bien rapidement que Darth Calisomnus allait répondre à cette mascarade. Et le spectacle ne se fit pas bien long à attendre. De nouveau, dans son coin, attentive, discrète, observant la scène avec intérêt, intriguée de la pensée de la chagrienne, les bras croisés contre sa poitrine, la Twi’lek Lethan admira avec quelle aisance Darth Calisomnu venait de soulever de terre sa congénère, afin de lui faire une sorte de morale. Elle-même n’avait prise sous son aile que durant une très courte période un apprenti. Celui-ci était mort assez bêtement dans un duel avec une autre apprentie, qui lui avait alors donné la leçon de sa vie, dans tous les sens du terme. Sourire narquois, malsain sur ses lèvres fines, sensuelles, Darth Irya prenait toujours autant plaisir à se délecter de la peur des autres, de la souffrance, de l’angoisse. Il fallait être fou pour ne pas craindre un Sith plus puissant que soi et il était certain que Darth Fatalis, en cet instant, ne devait pas en mener large au fond d’elle. Mais cette confrontation, si elle était censée remettre les points sur les i de la Twi’lek, avait surtout le mérite de donner de précieuses informations concernant la chagrienne à Darth Irya. Petit à petit, elle se brossait mentalement un portrait de cette Sith revenue après une longue absence et dont elle ne savait rien. Son physique, son caractère, ses motivations, sa pensée, ses convictions, tout ceci aiderait la Twi’lek à mieux la connaître, pour mieux la comprendre par la suite. Et si un jour, elle devait se révéler être une ennemie, alors Darth Irya saurait à qui elle a à faire…


"C’est peut-être vous que j’attendais qui sait…"

Darth Irya croyait en la Force et en son Côté Obscur. De trop nombreuses fois durant son enfance, la Force s’était manifestée à travers elle, la sauvant plus d’une fois de situations périlleuses. On l’avait cru folle tout d’abord, puis différente et enfin bizarre. Trop souvent elle avait souffert de ce lien avec la Force qu’elle ne s’expliquait pas. Naturellement, si un recruteur Jedi avait été informé très tôt des capacités de l’enfant Twi’lek, alors nul doute qu’il serait venu parler à ses parents et qu’aujourd’hui, cette enfant serait devenue une Chevalier Jedi. Mais voilà, c’était un Sith qui l’avait trouvé en premier et qui avait tué son père là, sous ses propres yeux. Un évènement qui scella à jamais son avenir. Il lui aurait fallut une minute de plus, pour qu’elle ne croise pas la route de ce monstre et ainsi, ne demeure qu’une simple et pauvre orpheline. Elle aurait finit certainement danseuse, ou esclave ou peut-être même mercenaire. Qui pouvait savoir ? Le rictus sur ses lèvres s’estompa pour disparaître bien rapidement. Se redressant pour faire face à sa sœur de l’Ordre, Darth Irya plongeait son regard mordoré dans le sien, notant qu’elle n’était pas à la merci du Côté Obscur comme l’étaient pourtant quasiment presque tous les autres Siths. Elle était différente et son physique ne faisait qu’affirmer cette première idée. Il n’avait pas fallut l’entendre, la voir à l’œuvre pour le comprendre non, Darth Calisomnus dégageait une aura différente, peu commune en ce monde, en cet Ordre. Et si d’ordinaire, on ne baissait jamais le regard lorsque l’on fixait un autre Sith, sans quoi l’on avouait alors son infériorité, Darth Irya voulait d’avantage tester en cet instant son interlocutrice…

"Vous ne trouverez aucune tranquillité ici… juste complots, manigances, querelles dignes des plus sordides cantinas de la galaxie. Mais si la Force vous a conduit ici alors je suis certaine que nous allons être amené à nous revoir."

Il y avait certainement deux façons d’interpréter les propos de la Twi’lek. Premièrement, spontanément, on irait pu y déceler un avertissement, voir une menace. C’était un peu comme-ci la suivante du très puissant Darth Reylos venait d’affirmer haut et fort qu’elle se trouverait sur le chemin de cette Sith revenue à son berceau. Mais on pouvait y comprendre une forme d’invitation, ou de soutien. Darth Irya ne s’était à aucun moment gênée pour exprimer son dégoût de ce monde, sa façon de penser, de juger cet endroit tombé dans la déchéance la plus totale. Après tout, la Twi’lek aussi avait écouté la Force et c’est grâce ou à cause d’elle, qu’elle-même s’était retrouvée ici, à rencontrer la chagrienne. Usant toujours d’ambiguïté, Darth Irya aimait plus que tout laisser planer le doute quant à sa nature, ses intentions, sa loyauté. Rien n’était jamais acquis avec elle, elle demeurait sans cesse imprévisible. Un léger sourire adressé à Darth Calisomnus et la Twi’lek se dégageait sur le côté pour laisser passer celle-ci selon son bon vouloir…

"Je suis curieuse de savoir pourquoi la Force vous a conduit ici… aussi, je pense que je vais vous observer quelques temps durant votre séjour ici."

Elle n’en n’oubliait pas sa mission, ni même Darth Fatalis et sa mésaventure, mais Darth Irya était une Sith opportuniste. Jamais elle ne ratait une occasion de découvrir le moyen de gagner en puissance, à travers un objet, un allié providentiel ou encore grâce à un holocron. D’ailleurs, si l’autre Twi’lek escomptait se promener librement dans les tombeaux d’anciens Siths assez puissants pour avoir réussis à fabriquer des holocrons, alors nul doute qu’un jour, elle ne reviendrait tout simplement pas de l’une de ses visites souterraines. C’était souvent la fin que connaissaient les pilleurs, les aventuriers maladroits et mal préparés. On ne dérangeait pas les esprits des morts sans en subir les tragiques conséquences…

"Darth Calisomnus… si je puis me permettre, il est des lieux plus propices néanmoins en ce monde pour y trouver une tranquillité certaine… la nuit, le savoir se collecte beaucoup plus aisément, lorsque les tourbillons de la haine se dissipe dans les brumes d’un rêves. Il suffit de savoir où le trouver."

La chagrienne comprendrait très certainement ce qu’insinuait en cet instant la Twi’lek. Un rendez-vous était proposé. Allait-elle répondre présente ? L’avenir nous le dirait prochainement…
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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Mer 7 Nov - 17:02

    Juste après avoir prononcé la raison qui poussa la Twi'lek à lancer une petite Éclair de Force sur son apprenti, la Chagrienne la tenu un peu en l'air en lui racontant que ce n'était vraiment pas la bonne manière à suivre pour éduquer un apprentie. Elle la relâcha ensuite et elle atterri sur le sol.


    Écoutez-moi bien, j'ai peut-être l'air faible pour vous deux parce que je suis guerrière Sith et non Dame, mais une chose est sûr, j'ai survécu à tous les missions qu'on m'a confié et je suis toujours en ce monde. Je connait très bien Darth Reylos et tous mes supérieurs. Je considère même Rinoa comme pas propre fille, je l'ai seulement foudroyer pour qu'elle rentre à l'intérieur, si vous saviez comme elle est têtu quelques fois. En même temps je fais monter sa haine et sa colère, je la trouve trop délicate, je sens qu'il y a encore un peu de Jedi en elle. Je l'ai corrompu moi-même et je vais en faire une Sith digne de se nom, peu importe si vous trouvez cela barbare ou non. Et puis j'ai vu votre expression sur le visage quand je vous ai parlé de mais parent, ne vous en faite pas pour ça je ne retournerai jamais chez les Jedis, j'ai d’ailleurs tué ma mère et mon père est mort de maladie.


    Minerva n'en revenait pas, ce n'était pas à son habitude de parler aussi longtemps, elle qui préférait rester peu loquace. Elle se courba une nouvelle fois devant les deux Siths et rebroussa chemin. Elle entra dans son vaisseau, appela son apprentie et ressorti avec elle.


    Maître, pardonnez-moi si je vous ai désobéi, dit-elle en sortant à nouveau du chasseur Fury.


    Aujourd'hui Rinoa, je vais t'amener avec moi, on va à la chasse aux holocrons Sith et les secrets qu'ils renfermes.


    Chouette!


    Les deux Siths passèrent à côté des deux autres et ils entrèrent à l'intérieur


    Vous allez voir Dame Calisomnus, je vais encore revenir vivante, je ne suis pas aussi faible que vous croyez., dit-elle par télépathie à la Dame Noire en passant devant elle sans même la regarder.
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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Jeu 8 Nov - 22:11

    La Dame Noire de la Sith était toute ouïe lorsqu’elle écouta la réponse de Darth Irya. Visiblement celle-ci semblait porter toute son attention sur la chagrienne plus que sur l’autre twi’lek. Ainsi, c’était peut-être elle que la twi’lek attendait ? Styxana plissa un œil suspicieux, sentant probablement qu’une exécutrice pouvait très bien attendre un condamné pour l’abattre. Etait-ce une menace ? Darth Calisomnus sentait le regard dévoreur de cette jeune femme la contempler et scruter le moindre aspect de son corps, ou le moindre sentiment visible sur son visage. Darth Irya guettait le moindre signe qui pouvait lui permettre d’en savoir plus sur Styxana qui venait d’arriver sur Korriban. Cette dernière se laissa faire, jugeant que pour le moment, elle n’avait rien à craindre de la twi’lek. Son interlocutrice ajouta à la Dame de la Désolation que celle-ci ne trouverait aucunement la paix et la sérénité sur Korriban, mais plutôt intrigues et couteaux plantés dans le dos. Sa phrase était ambigüe et sonnait à la fois comme une menace et un bon conseil. Ne sachant sur quel pied danser pour le moment, la chagrienne se contenta de se fier à la Force et de rester méfiante. Sa démonstration de pouvoir avait du susciter l’intérêt de la twi’lek… Et sans doute qu’elle devait se douter que la couleur de ses yeux devait l’intriguer au plus haut point. Cependant, Darth Irya paraissait suffisamment intelligente pour ne rien tenter ouvertement et de façon frontale quelque chose à l’encontre de Darth Calisomnus.
    Elle resta de marbre, fixant de ses yeux bleus les lèvres de la twi’lek remuer qu’elle était bien curieuse de savoir pourquoi et comment la Force avait pu la mener jusqu’ici.

    Elle était surprenante, il y avait vraiment quelque chose en Darth Irya qui poussait la chagrienne à aller vers elle. Etait-ce la Force qui lui murmurait discrètement cette idée dans son oreille ? Probablement. La jeune femme restait souriante vis-à-vis de Darth Calisomnus et s’écarta pour laisser passer Darth Fatalis qui prit la parole pour s’adresser à celle qui l’avait étouffée quelques minutes plus tôt. La Sith répondit sur le ton de l’insolence, ton souvent employé par les plus jeunes. Là, elle parla pendant plusieurs minutes sur elle, cherchant désespérément à justifier son attitude dans une multitude de mots et autres palabres, donnant même plusieurs informations à la chagrienne qu’elle n’avait même pas demandé. Ce qui confirmait ce que Styxana Mirkwind pensait déjà de Minerva : elle était beaucoup trop bavarde et n’importe quel ennemi n’aurait pas besoin de beaucoup d’efforts pour trouver l’information qu’il désirerait. Pire que tout, elle avait l’outrecuidance de persister à se donner un air supérieur à travers ses mots et son attitude. Fallait-il que la chagrienne se montre plus violente afin que la guerrière Sith n’en rajoute point ?
    Le visage de Darth Calisomnus se fit hautain, naturellement dédaigneux et un tantinet arrogant tandis que sa bouche se tordit pour paraître le plus désapprobateur possible. Néanmoins, on percevait dans son regard quelque chose de méprisant, considérant la twi’lek prétentieuse au teint rose avec autant de crédibilité qu’une adolescente capricieuse. La voix de la chagrienne s’éleva à nouveau sur une intonation aussi sèche que les immenses mers de sable de Tatooine.


    - Si vous étiez aussi maligne que vous pensez l’être Darth Fatalis, vous auriez remarqué que je ne faisais aucune allusion à votre pouvoir, et encore moins à votre ascendance. Vous auriez également noté que je ne vous ai nullement demandé un curriculum vitae de votre parcours chez les Sith ainsi que vos rapports avec votre hiérarchie. Vous connaissez le seigneur Reylos ? Soit. Et alors ? Désirez-vous vous réduire à faire un puéril concours de connaissances que vous perdriez d’avance ? Ou alors pensez-vous que je devrais craindre ce minable cloporte rampant que je pourrai soumettre sans effort ? Libre à vous de croire en ce que vous désirez... Y compris dans des préceptes d’enseignement ayant prouvé mille fois leur inefficacité si cela vous plait, je n’en n’ai cure. C’est votre temps que vous perdez, et non le mien fort heureusement. Dans tous les cas, vous faites un bien étrange parent pour votre disciple… Persistez dans vos erreurs d’enseignement ainsi que votre manque évident de discernement, et vous connaîtrez tôt ou tard le même sort que vos regrettés parents.

    Puis, Styxana balaya d’un revers de sa main droite, l’air environnant comme si elle cherchait à repousser une mouche ou quelconque insecte la dérangeant et dont le bruit du vol était désagréable. Darth Fatalis communiqua par télépathie avec Styxana, sans doute dans une ultime tentative de prouver sa valeur. Darth Calisomnus se permit même de lâcher deux phrases d’une voix narquoise.

    - C’est cela. Allez donc voir dans la Bordure Extérieure si j’y suis Fatalis…

    Les yeux bleus de Darth Calisomnus suivirent le curieux tandem jusqu’à ce que celui-ci disparaisse à l’intérieur du temple Sith. Orientant de nouveau son doux visage vers la twi’lek, la chagrienne écouta Darth Irya et réfléchit quelques instant tout en caressant son lethorn gauche avec sa main droite. Une invitation… il s’agissait d’une invitation à laquelle, la Dame Noire de la Sith comptait bien répondre présente. Peut-être s'agissait-il d'un piège, mais quoiqu'il en soit, par confiance en soi, ou arrogance, Styxana Mirkwind était prête à relever ce défi sur son propre terrain.

    - Sans doute que nous nous reverrons ma sœur. La question à se poser n’est pas quand, mais dans quelles circonstances. Je cherche effectivement davantage de savoir ainsi que les lieux adéquats, et je comprends ou vous voulez en venir. Je serai présente lorsque la Force me révélera ce savoir. Naturellement, je devine que vous serez présente me tromperais-je ?

    Puis tel un serpent, elle fondit avec grâce et noblesse vers Darth Irya pour lui ajouter dans un souffle presqu’imperceptible avant de disparaitre dans les entrailles du temple Sith.

    - Retrouvez-moi à mon vaisseau, cette nuit à 22h50, au plaisir de vous retrouver ma sœur.
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MessageSujet: Re: L'Arrivée   Jeu 15 Nov - 16:36

Le ton semblait s’envenimer entre la Chagrienne et la Twi’lek à la peau pâle, rosé. Ce serait mentir de dire que Darth Irya l’avait presque sentit venir celle-ci. Pour autant, une réaction comme celle que venait de laisser voir la guerrière Sith était prévisible. Due certainement à un réflexe, à une fierté très mal placée, la suivante du Seigneur Reylos ne se serait jamais amusée à ce genre d’explication, surtout pas devant une supérieure, une Sith plus forte, plus expérimentée qu’elle. La fougue de la jeunesse ne pouvait pas tout excuser. La façon dont elle traitait son apprentie ne regardait qu’elle, Darth Calisomnus n’avait voulu certainement donner que son avis personnel. Même chez les Siths, il était bon de savoir entendre, écouter et assimiler les rares conseils que les Anciens pouvaient confier, donner. C’était toujours d’une aide précieuse en général, pour la suite des évènements. Malheureusement, la plupart des Siths éprouvaient une trop grande fierté, possédaient une trop haute estime dans leurs pouvoirs, leurs puissances, pour comprendre ce constat simple mais pourtant bien réel et efficace. Darth Irya n’avait pas bougé, se contentant d’écouter, toujours et encore, totalement imperturbable face aux deux adeptes du Côté Obscur qui s’affrontaient verbalement. Enfin affrontement, on n’y était pas encore, fort heureusement. Il y aurait une Twi’lek de moins à la tombée de la nuit sinon. C’était le lot quotidien ici après tout…

- C’est cela. Allez donc voir dans la Bordure Extérieure si j’y suis Fatalis…

Une répartie qui fit rire instantanément la Twi’lek aux sombres et obscurs tatouages, restée sur le côté le temps de l’altercation. C’était assez bien dit et terriblement drôle, même si, au final, Darth Irya n’aurait jamais cru entendre ce genre de chose en un monde pareil. Korriban devenait vraiment un tombeau. Même la philosophie pourtant millénaire des Siths venait y mourir. Il fallait faire quelque chose, et rapidement. D’un autre côté, la suivante de Darth Reylos n’était certainement pas ici pour tout révolutionner. Il y avait assez de Siths dans le coin pour cela. Un d’eux s’en chargerait surement. Quoique, le temps et l’histoire nous enseignait qu’un être, un Sith, capable de porter le Côté Obscur au zénith de sa puissance, n’apparaissait que bien rarement, un tous les 1000ans presque. Le prochain n’était donc pas prêt d’arriver si on en croyait les statistiques…

"Au plaisir Darth Calisomnus"

Darth Irya venait de se faire comprendre de la Sith qui revenait d’un long voyage sur Korriban. Ses découvertes ici allaient être intéressantes. La Twi’lek avait hâte de recroiser cette Sith le jour où, elle comprendrait dans quelle déchéance était tombée cette académie, cette planète. S’inclinant respectueusement face à elle, la suivante de Darth Reylos fila rapidement de ce lieu de rencontre, afin de ne pas attirer trop les regards et les soupçons, pour disparaître à l’intérieur de l’académie, attendant ce fameux rendez-vous…



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