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 Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]

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MessageSujet: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Ven 21 Déc - 1:40

Il y avait des jours ou la routine semblait tout simplement refuser de s’installer sur le pont d’un navire de guerre. Pourtant, la mission dans laquelle l’amirale s’était lancée n’avait rien d’excitante ni même de très intéressante, elle s’attendait même à ce qu’elle soit franchement contreproductive : une patrouille dans la bordure extérieure à la recherches de hors la loi, pirate ou même troupe du Cartel Hutt infiltré recherchant à les attaquer. Elle ne se faisait pas vraiment d’illusion, son énorme défenseur stellaire n’était pas adapté à ce type de chasse et sa présence plus que massive entrainait la fuite des bâtiments ennemis avant même le premier engagement. Toutefois, elle ne se voyait pas restée à quai au chantier naval de Mon Calamari. Un équipage avait besoin d’action et de mouvement, à défaut de pouvoir apporter le second, Sarisa restait tout à fait apte de fournir la première. La dame avait les bras croisés dans le dos, surveillant chaque rapport et scrutant les écrans radar devant lesquelles elle passait dans l’espoir d’obtenir une cible suffisamment alléchante afin de lancer son super bâtiment à sa poursuite, un espoir vain, mais elle restait droite et stoïque : elle se devait de montrer l’exemple devant son équipage et ne pas perdre la foi.

Toutefois, un évènement inattendu survint : un officier de liaison radio signala l’interception d’un message en approche de l’orbite de la planète Tarek Varam, un système sans grand importance. Sans rien d’autre à se mettre sous la dent et ne voulant guère raté une opportunité, l’amirale donna l’ordre d’essayer de trianguler le message et de lui faire entendre. Le moins que l’on puisse dire est qu’il représenta une surprise de taille pour l’équipage tout entier : en apparence pourtant, il s’agissait d’un message de détresse banal et automatique comme des dizaines de navires de guerre galactique embarquait, mais ce n’était pas cela qui faisait la singularité de ce message : c’était au contraire les informations qu’il révélait sur l’identité du navire qui l’envoyait qui l’était plus. A en croire la transmission, il s’agissait d’un navire de classe Acclamator Discret, qui affirmait appartenir aux forces de la république galactique. La datation employée par le navire était encore basée sur la réorganisation de Ruusan, un système de mesure du temps qui n’avait plus court depuis la naissance de la Nouvelle République il y avait cinquante-huit années de cela… Autrement dit, ce message n’avait rien de banal, certainement pas…

Cependant, il s’agissait de ne pas s’enflammer : l’on parlait d’un navire accidenté depuis quatre-vingt années sur une planète réputé hostile et impitoyable. Il n’y avait donc que peu de chance de trouver des survivants. De plus, rien ne pouvait garantir qu’il ne s’agissait pas d’un message leurre de forces hostiles destinée à induire les navires de passage en erreur, mais rare étaient les pirates qui aurait pris le risque de dater un message avec autant d’années, souvent, ils préféraient une période bien plus courte afin d’attirer les cibles ayant le cœur sur la main. Toutefois, quelles chances y avait-il de trouver des survivants après plus de quatre-vingt ans de naufrage. Très peu, mais l’amirale n’en avait cure. Ses hommes, qu’importe qui ils étaient, avait le droit à une reconnaissance de leurs sacrifice, même quatre-vingt ans après leurs crash. De plus, sa nature curieuse reprenait le dessus et si le Discret était réellement ce qu’il prétendait être, alors elle voulait savoir de quoi il en retournait exactement et connaitre l’histoire tragique des derniers instants de ce bâtiment de guerre. Autrement dit, elle devait maintenant prendre des décisions rapide et lourde de sens pour tout le monde, elle allait lancer le Défenseur Stellaire dans une mission de recherche pouvant tourner dans une mission de sauvetage.


« Essayer de scanner la planète pour trouver l’épave, il s’agit d’un monde hostile, trouver une trace de technologie de la taille d’un Acclamator ne devrait pas être trop compliqué. Une fois localisé, envoyer une sonde de reconnaissance afin d’avoir une vision préliminaire de l’épave. Maintenez également un canal de communication ouvert, au cas où ils disposeraient encore d’un moyen de communication. Ah et allez me chercher le maître Oblivarion, je pense que cela sera susceptible de l’intéresser. »

Sarisa donnait rapidement ses directives, sans détours, afin de pouvoir mettre rapidement son équipage en branle. Si ce navire était réellement ce qui prétendait être, cela signifiait qu’il avait peut-être embarqué un chevalier Jedi et dans ce cas, Aquilus devrait se montrer intéressé de connaitre son sort, c’était pour cette raison que Sarisa avait décidé de le faire venir sur le pont. Elle croisa les bras sous sa poitrine et attendit les résultats de ses premières directives. Les scanners ne l’avaient pas détrompé : la localisation de l’épave sur un monde hostile ne fut guère difficile, il n’y avait plus donc qu’à y envoyer une sonde en rapprochant le Star Dreadnought de la planète, dans le cas où un système de communication existerait encore et qu’ils auraient l’idée de rechercher une fréquence disponible. Elle avait toutefois pris soin de mettre les systèmes de défense en alerte au cas où il s’agirait d’un piège, même si bien peu de pièges a vaisseau pouvait être redoutable pour un Star Dreadnought, hormis un escadron de Bes’uliik, mais l’amirale Shi’Sima doutait largement d’en croiser. Elle se retourna en décroisant les bras en entendant la porte s’ouvrir derrière elle, le maître Oblivarion allait faire son apparition et elle prendrait le temps de lui expliquer la situation, pour l’instant, il n’y avait pas grand-chose à en dire de toute façon…
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Ven 21 Déc - 12:08

    Aquilus Oblivarion était pensif dans l’aile à tribord du croiseur. Silencieux, le regard planté dans le vide interstellaire, il réfléchissait. Attentif au cours de la Force comme s’il était pied nu dans un ruisseau, il laissait cette dernière l’envahir, apportant une touche de calme et de sérénité que le vieil humain avait apprit à apprécier au fil des années. Le vrombissement sourd et étouffé des turbines et autres réacteurs de l’imposant vaisseau avait quelque chose de rassurant.

    L’Ordre Jedi, ou plutôt le Covenant l’avait affecté à cette mission de routine afin de souligner l’appui tacite des Jedi à la Confédération des Systèmes Libres. Chose plutôt inédite lorsque l’on sait que l’opinion première du Veilleur vis-à-vis de cette guerre froide contre l’Alliance Galactique était la neutralité absolue : mais avec les récents évènements, le Maître Jedi n’eut d’autre choix que de reconsidérer sa position en matière de géopolitique. Malgré l’application avec laquelle, les Jedi s’étaient pliés aux lois votées à leur encontre par le Sénat de Coruscant, l’Alliance continuait de leur poser moult obstacles leur empêchant d’accomplir leurs devoirs efficacement. Les Sith étaient de retour. Plus aucun doute n’était permis quand à leur présence sur la scène galactique. Et même si pour le moment ils n’avaient pas encore tenté une action violente ou ouverte à l’encontre des Jedi ou de qui que ce soit, leur simple existence était une plaie. Un grain de sable venant perturber l’équilibre déjà trop instable du processus de maintien de la paix. Curieusement, l’Alliance ne semblait pas se préoccuper de leur réapparition, même si Aquilus savait pertinemment que leurs services de renseignements devaient être informés de la situation. Ainsi, la Confédération des Systèmes Libres semblait être l’allié de choix –pour ne pas dire le seul- des Jedi dans leur lutte contre leur ennemi millénaire.
    La réponse des confédérés fut plutôt un soulagement de voir enfin les Jedi prendre part à ce conflit à leur côté, en réalité le fait que l’Ordre soit représenté à bord de leur vaisseau était synonyme d’espoir. Un espoir dont les troupes confédérées avaient bien besoin.

    Le Jedi était accompagné de sa disciple : Callista Miransi pour cette mission et l’adolescente méditait silencieusement à côté de lui. Exio lui avait conseillé de se plonger dans la Force pour patienter durant le voyage, mais aussi pour que sa padawan prenne l’habitude de ce genre d’exercice, elle qui préférait passer ses journées à se perfectionner au sabre à dans sa maîtrise du Makashi. Ce n’était pas grave en soi, mais Aquilus tenait à ce qu’elle ne compte pas uniquement sur son sabre pour s’en sortir : la Force était une alliée sur laquelle il fallait toujours compter.

    Le Spectre Gris fut soudainement tiré de ses pensées par une enseigne qui pénétra dans la salle dans laquelle il se trouvait. Sans avoir besoin de le sonder, il sentit chez le jeune humain une pointe d’excitation mêlée à un certain respect : l’amirale Shi’Sima semblait l’avoir fait demandé sur le pont.

    Exio Breakshield remercia poliment l’enseigne et se rendit au lieu de rendez-vous tout en indiquant à Callista de le suivre. Il fallait bien l’admettre : ce croiseur était particulièrement grand. Le Veilleur n’avait pas vraiment l’habitude de voyager dans un aussi grand bâtiment de guerre, aussi il lui avait fallu quelques minutes pour mémoriser rapidement le plan du vaisseau et ses coursives principales. L’armée : ce domaine était si loin de lui. A vrai dire, bien que de nombreux Jedi furent de brillants généraux durant la Guerre des Clones contre les Séparatistes, Aquilus lui n’avait que très peu de notions de tactique et en matière de commandement à grande échelle et pour cause : toutes les missions qu’il avait effectuées à présent avaient été exécutées en solitaire, ou au sein d’un groupe d’une dizaine de personnes au grand maximum.
    Le Veilleur s’était petit à petit bien plus spécialisé dans les opérations en effectif réduit et demandant plutôt de la subtilité tel que l’exploration de tombeaux Sith, les assassinats ou autres missions requérant une certaine discrétion. Malgré tout, il n’en restait pas moins un combattant dangereux de part ses pouvoirs mais aussi par sa maîtrise de la forme V.

    Ses pas le conduisirent jusqu’à la passerelle de commandement du vaisseau ou il croisa à nouveau Sarisa Shi’Sima. A vrai dire il ne connaissait pas grand-chose de cette amirale si ce n’est qu’elle avait été, il y a peu la Commandante Suprême des Forces Armées. Son parcours était des plus surprenant pour cette jeune femme n’ayant pas encore atteint ses belles années, et qui pourtant commandait déjà des vaisseaux plutôt imposants avec tout le degré de responsabilité que cela demandait. Bien qu’elle fut Hapienne et donc supposément jolie, Aquilus n’éprouvait aucune attirance particulière à son égard si ce n’est qu’elle avait un certain charme. La surplombant, il enleva son capuchon, révélant son visage légèrement creusé par les rides. Il inclina respectueusement la tête pendant que son apprentie fit de même, puis il demanda :


    - Que se passe t’il amirale Shi’Sima ? Votre enseigne ne m’a que brièvement parlé d’un signal de détresse ancien émit depuis l’une des lunes de Tarek Varam.

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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Ven 21 Déc - 14:54

Les troupes étaient en pleine effervescence. Des sauveurs, des êtres divins leurs avaient accordés des sauveurs. Eux qui ne s’accommoderait jamais à la vie sur ce piège à échelle planétaire ils avaient une chance de pouvoir s’en sortir. Si ils n’avaient pas été en plein territoire hostile et avec une formation militaire, certains auraient sans doute pleurer. Certains criaient leur soulagement, le calme serait de longue durée vu le bruit du vaisseau qui tiendrait la plupart des créatures loin du périmètre de sécurité. La journée n’en serait pas calme pour autant. Sam n’en pouvait plus de répéter ses ordres par les transmetteur encore en marche des casque des clones. Il répétait inlassablement la même longue phrase toutes les cinq minutes très précisément : « Rassemblement dans la zone de sécurité ! Ceci n’est pas un exercice ! Rassemblement dans la zone de sécurité... ». Chacun savait que ce n’était pas un exercice. Puisque ce genre d’exercice ne se produisait que tous les trois ans par faute d’intérêt. Qui parmi eux avait déjà songé qu’un supérieur potentiel viendrait les chercher ? très franchement, si un tel soldat avait exister il avait probablement du mourir il y a quelques temps. Les clones lustraient leur armure comme ils le pouvaient, d’autres exhibaient leurs différents trophées comme des dents de Killar, le petit nom donné aux créatures qui avaient tués le Général Kin Mir. 610 quand à lui posait à peine le pieds à terre, à peine de retour d’une mission de ravitaillement. Ils avaient eut la chance de trouver des banthas dans le secteur 16 de la lune et étaient à peine montés dans la canonnière pilotée par 511 qu’ils avaient entendu Sam hurler tellement fort sur le canal privé qu’ils en avaient sursauté tous les deux. Bien entendu les hommes n’entendaient pas leur commandant et ne se posaient même pas de question. « Six, tu rameute tes hommes illico au secteur sécurisé. Un vaisseau immense arrive. On a aucune chance, mais ils ne tirent pas. Ils viennent nous sauver les mecs ! ». Ce relâchement soudain du commandant, et surtout le connaissant bien, provoqua la même joie chez les deux gradés qui s’empressèrent de ramener leurs hommes, abandonnant là des pièces de viandes fameuses.

Pied à terre, l’agitation était à son comble. Tant et si bien qu’il ne fallut que quelques secondes à Six pour perdre de vue son équipe ainsi que 511. Mais de toute manière ils allaient se retrouver d’ici quelques instants. Au pas de course, le capitaine se dirigea vers l’entrée principale de la base, ou les galons jaunes du commandant brillaient à n’en plus finir. Il avait toujours dit vouloir bien présenter mais jamais il n’avait pousser le vice à ce point. La différence entre Sam et six était impressionnante. Lui avait les bottes poussiéreuses et boueuses de l’homme qui vient de la foret. Son armure était griffée par les banches et une trace rouge sang formait une auréole sur son épaule. Cette tache venant des pièces de viandes qu’il avait chargé à bord de l’engin de son ami. Tous ses hommes devaient avoir cette trace, mais il n’avait pas pris en compte cette envie de bien présenter devant d’éventuels supérieurs. Six quand à lui ne désirait pas caché tout le mal qu’ils avaient eut à s’en sortir. Il avait vu le jour sur cette planète hostile, oublié par la république depuis des années. Il était certain que la guerre n’avait pas permis la mobilisation d’une escouade de sauvetage, il aurait même trouvé cette idée saugrenue, mais voilà ce qu’il était : Un capitaine en plein territoire hostile ! Les rangs se formaient lentement mais surement, tous déjà au garde à vous alors qu’il était évident que le débarquement ne se ferait pas si facilement. Le terrain dégagé était trop restreint pour un vaisseau pareil et même en s’activant il faudrait des heures pour couper les arbres, ainsi il était prévisible de voir arriver des vaisseaux plus petit, peut-être des chasseurs ou encore des canonnières. Six songea un instant aux yeux de 511 dans son casque à l’idée de découvrir de nouveaux vaisseaux. Un petit rire rapide fusa à travers son casque. Il était aux côtés de son commandant, planté sur ses pieds et le dos bien droit. Il savait que si il n’optait pas pour cette position Sam lui tombera dessus avec rage.

Les autres soldats eux ne tenaient pas vraiment en place. Ils chahutaient entre eux dans les rangs soit disant discrètement, discutaient entre eux ou encore essayaient d’essuyer le mieux qu’ils le pouvaient leur arme et leur armure. Les armes par contre n’étaient pas menaçante. Elles était rangés le long du corps dans un salut maintes fois révisé. Le soleil chauffaient énormément, mais la période des grandes pluies n’allaient pas tarder et les soldats pouvaient donc passer des heures dehors ne craignant que de trop transpirer dans leurs combinaisons. La soif se faisaient ressentir chez le capitaine qui revenait de mission, il mourrait littéralement d’envie d’ordonner aux hommes qui l’avaient accompagnés d’aller boire avant de se déshydrater, mais ce serait désobéir à Sam et cela n’était guère une bonne idée. Il détestait rester comme ça, prostré dans son coin sans avoir le droit de bouger. Il avait l’impression d’être encore en apprentissage et cela lui pesait énormément. Il était désormais capitaine et n’avait nullement besoin d’être chaperonner de la sorte. La gorge serrée, il regardait ému tous ces hommes qui resteraient en vie. Toutes les pertes qu’ils avaient subit, tous ces cadavres qu’il avait enterré avec 511 dans un soucis d’hygiène et de respect n’étaient pas morts en vain. Voilà une idée qui lui réchauffait le cœur. Voilà pourquoi un petite larme solitaire et discrète glissa le long de sa joue. Il portait son casque, cela ne l’inquiétât donc pas le moins du monde. Cependant tout n’était pas joué et il se ressaisit rapidement : Il n’était pas dit que ces hommes venaient en paix pour les aider. Il fit signe à tous les hommes qui avaient servit avec lui. Un petit signe simple, mimant un homme qui appuis sur la gâchette. D’un même gestes tous chargèrent leurs blaster et le remirent sous forme de salut. Sam se pencha vers lui d’un air calme, mais celui-ci avait grandit avec 610. « Qu’est ce que tu fais là au juste ? ».

610 ne détourna même pas la tête vers lui, restant droit et regardant l’énorme vaisseaux complètement inconnu ouvrir ses portes pour laisser passer ses petits vaisseaux. Six posa sa main sur l’épaule du commandant. « Je couvre nos arrières camarade » Sam n’ajouta rien. Sa manière à lui d’acquiescer une initiative. Calmement il reprit son poste, avançant en tête alors que les capitaines et quelques lieutenants se disséminaient partout. Six fit signe à 511 de le rejoindre. Leurs hommes étaient assez discipliner pour rester en rang selon les ordres des sergents. Et il savait que son ami voudrait voir les vaisseaux de plus prêt et le plus vite possible. Ce n’est pas tous les jours qu’on se fait sauver la vie après tout. Autant Sam tentait d'obtenir une démarche élégante et droite en alliant une posture décontractée et une rapidité de gestes militaires. Six et une bonne partie des autres capitaines eux ne cherchaient à impressionner personne, se contentant de marcher pour accueillir leurs sauveurs avec méfiance. La vérité c'est que Six préférait avoir 511 pour le couvrir que tous les autres capitaine. Ils faisaient une très bonne équipe alors que les autres capitaines étaient tous plus différents les uns que les autres.
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Dim 23 Déc - 2:04

    Quand la canonnière de 511 se posa sur l'aire de rassemblement, le lieutenant en sortit aussitôt et voulu courir jusqu'au centre de communication. C'est là qu'il trouverait les meilleures informations pensa-t-il. Les pensées se heurtaient dans sa tête, il n’arrivait pas encore à se faire à l’idée qu’enfin, un vaisseau approchait. Il avait vécu assez longtemps pour voir la fin de cet enfer, il allait survivre et retourner à la République, cette maitresse pour qui il avait été créé et programmé pour la servir. Au fond de son esprit il savait qu’il ne pourrait vivre sans cette force à qui obéir, sans cette cause à défendre. Ils n'étaient que des clones, des soldats fabriqués dans des cuves. Mais ils étaient aussi uniques, et lui, Stigma 511, lieutenant de la République, il pensait à l’avenir, et cela lui faisait mal. Dans la bousculade il n'eut pas le temps d'en avertir 610, et c'est bien seul qu'il arriva dans l'épave par une porte découpée il y a longtemps au sabre laser, pour pénétrer dans l'ancien centre de commandement auxiliaire reconvertit en unité de surveillance pour la balise de détresse et en centre de communication improvisé. Il y trouva le commandant Sam, en proie à une grande excitation. Il criait tantôt ses ordres pour que le millier de clones s'organise pour recevoir ces visiteurs, et tantôt il hurlait à tous de faire le silence pour entendre une éventuelle réponse du vaisseau au message qu'ils tentaient de lui envoyer.

    "Ici survivants du Discret à vaisseau inconnu, me recevez-vous ? J’appelle le vaisseau inconnu, ici le régiment Endurance, 4eme armée de secteur de la République, me recevez-vous ?"


    Ce message partait toutes les minutes dans l'espoir qu'une réponse vienne dissiper leurs doutes sur la nature des arrivants. Car il existait encore un risque que ce soit l'ennemi qui les ait retrouvés en premier. Nul ne l'ignorait, sauf peut-être le commandant. Le poids de la responsabilité se dégageait d'un seul coup, et l'idée que ses hommes allaient survivre le rendait euphorique. Ce fut Stigma 511, en bon officier cynique, qui glissa d'un ton doucereux à l’un des officiers présents :

    "Capitaine, vous devriez donner l'ordre d'armer les blasters, on ne sait jamais."


    Le capitaine Dek devint aussitôt sombre et approuva d'un signe de tête après un moment de réflexion. Il chargea 511 de poster un pilote dans chaque canonnière, et une petite équipe d'ingénieurs alla en toute hâte tenir prêt à l'action les quatre ALAP-T qui dormaient dans les profondeurs du Discret. Il s'agissait de faire bonne impression, mais s'il s'agissait d'ennemis, ils se battraient comme des lions pour s'emparer de leur vaisseau et revenir à la République. Stigma 511 s'y préparait d'ailleurs plus qu'à l'idée de rencontrer des âmes charitables. Lui n'y croyait pas, dans le meilleur des cas ce serait de féroces contrebandiers à qui il faudrait arracher leur survie à prix d'or, soit les droïdes avaient gagné la guerre, et il faudrait défendre chèrement sa vie. Mais pour l’heure, il s’agissait surtout de faire bonne figure, puisqu’ils ne pouvaient pas se permettre de refuser cette entrevue avec ce don du ciel, ces secours espérés en vain pendant 80 années standard.
    Après une trentaine d’essais, il fut clairement établit que leur relais de communication n’était pas en état de marche, ou alors sa portée était si faible qu’ils ne parvenaient pas à contacter le vaisseau entrant dans l’atmosphère. Alors tous renoncèrent et sortirent se mettre en place dans l’espace dégagé. En réalité, l’émetteur était parfaitement intact, mais le récepteur, qui n’avait rien reçu pendant de si longues années, était hors d’usage, si bien qu’ils n’entendirent pas la réponse des visiteurs. Le vaisseau en vue, semblable à aucun autre qu’ils ne connaissaient de mémoire de clone, se plaçait déjà en vol stationnaire au-dessus de l’épave, l’arrivée d’une quelconque navette ne saurait tarder.
    Courant pour prendre sa place dans le rang, 511 jetait un œil de tous cotés. Il n’était pas tranquille. Ou plutôt il était terriblement anxieux. Contrairement aux autres clones qui étaient tout à l’euphorie de la délivrance, lui ne pouvait s’empêcher de craindre que tout tourne mal. La guerre devait être finie depuis longtemps, et d’après ce qu’il savait, la victoire de la République était loin d’être acquise lors du départ du Discret, et l’absence de secours ne faisait qu’alimenter ses craintes de voir surgir un ennemi qui sans aucun doute les massacreraient. Plus qu’un autre, 511 se tenait prêt pour un sale coup. Comme les autres il portait son DC-15a le long du corps, se tenait raide avec les autres lieutenants derrière les capitaines eux-mêmes aux cotés de Sam. 610 était là, et ils se firent un signe de casque. Ils savaient à quoi pensait l'autre, que le danger existait, mais qu'ils feraient honneur à la République. Le monde extérieur se manifestait enfin à eux, sous la forme de cet énorme vaisseau dont ils devinaient la puissance colossale. Qui composait son équipage ? Parviendraient-ils à les submerger par une attaque éclair si cela tournait mal ? Et s'ils étaient amis, à quoi pouvait bien ressembler la République aujourd'hui ? Il n'en savait que ce que Kin Mir lui en avait enseigné, qu'elle était belle, libre et juste, et qu'elle incarnait ce pour quoi ils se battaient. Cette pensée lui donnait du courage, car il savait que ces valeurs méritaient qu'on se batte et qu'on meurt pour elles. On distinguait à présent les navettes qui descendaient vers eux, pour se poser devant le régiment organisé comme à la parade, près de l'épave de l'Acclamator et sa ville de tôle improvisée. 511 observait d’un œil avide ces vaisseaux qui avaient 80 années d’avance technologique sur ses canonnières à lui, les armes qui devaient probablement percer avec une horrible facilité leurs vieilles armures Phase II, tout cela l’angoissait et le fascinait à la fois. Cela allait être le tout premier contact avec des êtres d’une autre planète pour chacun d’eux, car ils étaient tous natifs de la 3eme lune de Tarek Varam, leur planète natale, leur foyer, leur prison, dont ils allaient enfin être délivrés.
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Jeu 27 Déc - 16:57

Alors que son maître s'était contenté d'accepter la mission de rapprochement avec les forces confédérées sans faire de vagues, Callista n'avait pu s'empêcher de manifester un enthousiasme débordant et un soulagement simple à la simple idée que l'Ordre se décidait enfin à saisir la main tendue. Et, de fait, les premières heures passées à bord de l'immense défenseur stellaire avaient été extraordinaires pour la jeune fille qui semblait s'être donnée pour tâche de parcourir les kilomètres de coursives afin de voir ce que tout le monde faisait sur ce vaisseau. L'enthousiasme de la jeunesse dirait-on...

Seulement, la douche froide était vite venue. Il lui fallait méditer afin d'exercer sa patience. Méditer ? Exercer sa patience ? Alors qu'un monde s'offrait à leurs yeux. Tout cela était désespérant et la jeune fille ne comprenait pas du tout ce qu'elle prenait pour un manque d'intérêt à l'encontre de la CSL de la part de son maître. Mais, faisant contre mauvaise fortune bon cœur malgré sa frustration à ne pas pouvoir continuer d'arpenter le vaisseau, elle s'efforçait de suivre les courants de la Force. Et n'y parvenait pas trop mal finalement. Certes, il lui arrivait de s'exercer plus longtemps au sabre, le Makashi demandant une discipline exigeante et une pratique quotidienne, mais séparer ainsi Force et sabre lui semblait empreint d'une grande naïveté. Enfin, ce n'était pas à elle de juger. Mais franchement, méditer pour méditer alors qu'il y avait des gens issus de tant d'horizons différents réunis autour d'un but commun ayant trait à la défense de l'Ordre Jedi et de ses idéaux. Du coup, avec une charmante petite moue qui, évidemment, ne cachait rien de sa désapprobation, elle s'était plongée dans l'exercice imposé par Maître Oblivarion.

Elle devait cependant bien avouer qu'elle y trouvait un intérêt certain. Plongée dans ses pensées profondes, elle analysait - autant qu'elle le pouvait ce qui était assez peu - les événements que vivaient la galaxie. Comme le fait d'avoir été envoyés en mission sur un énorme SDS qui croisait dans des systèmes sans intérêt.

Heureusement, les longues heures de méditation furent bientôt troublées par l'arrivée d'une enseigne de l'amiral O'Shi'Sima qui, heureusement, annonça un événement suffisamment important pour bousculer une routine qui menaçait de devenir fatigante. En moins de temps qu'il ne fallut à Aquilus pour lui faire signe de le suivre, elle fut debout à ses côtés prête à se rendre sur le pont. Ils écoutèrent tous ensemble le message qui tournait en boucle sur les consoles de communication pour enfin que soit décidé l'envoi de navettes en direction de la surface de la lune du système dont Callista avait déjà oublié le nom. Des membres de la République ? Mais laquelle ? L'Ancienne ? La Nouvelle ? Elle penchait pour la première possibilité vu que la guerre des Clones avait été évoquée juste avant. Enfin, pour tout dire, la jeune fille s'en moquait un peu. Elle était surtout impatiente de descendre et inquiète de l'état où l'on découvrirait ses hommes qui devaient attendre une mission de sauvetage depuis des éons. Elle se porta d'ailleurs immédiatement volontaire pour accompagner la première navette qui serait envoyée en surface.

Alors que l'appareil descendait, accompagnant les premiers membres de l'équipe de reconnaissance, la jeune fille plaqua son nez contre les baies vitrées pour regarder ce qui les attendait. Tout d'abord, l'épave vieillotte et malmenée d'un immense croiseur d'une classe antique. Puis des milliers de petits santons blancs qui se débattaient et se rangeaient voire d'autres qui courraient dans tous les sens. Ils étaient trop nombreux pour qu'elle puisse les compter avec précision mais elle estima rapidement qu'ils étaient plusieurs centaines à les attendre l'arme au poing...Charmante intention. Profitant du laps de temps pendant lequel la navette manœuvrait, elle en profita pour se recoiffer, remontant la lourde masse de cheveux bruns en un chignon serré ne laissant libre que la tresse traditionnelle et complexe qui marquait son statut de Padawan.


"Ce serait mieux que nous passions les premiers, non ?" demanda-t-elle à son maître se doutant vaguement que les soldats confédérés n'étaient peut-être pas au paroxysme de la joie à l'idée d'aller affronter l'inconnu. Et puis, cela faisait également partie des responsabilités traditionnelles des Jedi. A eux diplomatie et négociations serrées pour le compte de l'idéal républicain. La navette finit par s'immobiliser et, lentement, la passerelle descendit sur le sol pour livrer le passage aux deux Jedi qui regardaient les hommes immobiles en armure blanche. Les yeux de la jeune fille accrochèrent les immenses marques présentes sur les carcasses des vaisseaux abandonnés et elle haussa les sourcils en voyant des marques de l'ancienne République. "Hé ben ! Si c'est pas vieux ça , je ne sais pas ce que c'est !" s'exclama-t-elle tout en descendant la passerelle aux côtés d'Aquilus Oblivarion et en s'assurant que son sabre était bien accroché à sa ceinture après avoir écarté les pans de sa bure jedi. Des clones ? Les pauvres... Coincés ici depuis si longtemps. Elle regarda autour d'elle, plissant les yeux comme pour les compter et, soudainement, s'exclama d'une voix assez forte pour être entendue :

"Qui commande ici ? Nous venons sans intention hostile."
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Jeu 10 Jan - 14:15

    Aquilus Oblivarion insista pour faire partie de l’équipe envoyée au sol pour prendre contact avec les rescapés du Discret. Lorsque Sarisa Shi’sima lui annonça la nouvelle, le Maître Jedi fut stupéfait et inquiet à la fois. Ces survivants semblaient s’identifier comme étant des membres de la République. Or cette dernière s’était depuis, fondue à travers l’Alliance Galactique, ce qui laissait supposer deux choses : soit il s’agissait de soldats de l’Ancienne République ou de la Nouvelle. L’Ombre Jedi avait appris très tôt de quoi étaient composées les troupes de l’Ancienne République dirigée par le chancelier Palpatine, avant que ce régime ne se transforme en l’Empire Galactique que tous connaissaient… La première question qui vint en tête du Jedi était de savoir si ces soldats avaient reçu l’Ordre 66 même s’ils étaient piégés sur cette planète. Après tout, peut-être que les fréquences utilisées par Darth Sidious avaient pu atteindre cette lune sans que les soldats n’aient pu répondre à cette directive nauséabonde pour confirmer l’ordre reçu ?
    Non. Les clones étaient tous morts depuis fort longtemps… Mais la prudence était mère de sûreté, et si le Seigneur Noir avait eu des cartes en main dont le Covenant lui-même n’avait pas eu connaissance ? Après avoir reçu les informations de l’amirale Shi’Sima, le Maître Jedi embarqua avec sa padawan pour descendre jusqu’à cette lune afin d’en avoir le cœur net, poussé par la curiosité de rencontrer les vaillants combattants Clones dont son père avait maintes fois vanté le mérite et leurs capacités. La prudence le retenait également, Garrus Breakshield ainsi que Neri Aiones lui avaient également raconté que ces soldats avaient également été assez téméraires pour attaquer le Temple Jedi de Coruscant lors de l’Ordre 66, et qu’avec le soutien de Darth Vador, ils avaient pu éliminer bon nombre de Jedi ce jour là. La méfiance gagna le cœur d’Exio qui comptait bien assurer la sécurité des membres de la CSL chargés de prendre contact avec ces naufragés de l’espace.

    Lors de la descente en navette sur la lune, Aquilus Breakshield vit alors assez rapidement l’épave de ce qui devait être un croiseur de classe Acclamator en piteux état. Sa crainte ne diminua pas : il savait que les clones de la République utilisaient ce genre de vaisseaux afin de se déployer contre les forces de la Confédération des Systèmes Indépendants… Même si en théorie, tous étaient morts depuis longtemps, il s’inquiétait toutefois de trouver des clones. Et lorsque sa padawan plaqua son nez sur le hublot pour observer le sol, Exio Breakshield ne put s’empêcher de jeter un œil par-dessus l’épaule de l’adolescente afin de regarder, à son tour, des centaines ou peut-être des milliers d’individus en armure blanche grouiller comme une fourmilière, s’affairant ici et là à travailler de chœur pour accueillir leurs sauveurs. Le Maître Jedi s’inquiéta un peu plus. Malgré son talent dans la Force et sa maîtrise de son sabre laser, il n’avait aucune envie de vouloir se frotter aux restes d’une armée clonée de l’Ancienne République. Et le Covenant gardait un mauvais souvenir de ces soldats ayant littéralement surpris les prédictions des clairvoyants Jedi lisant l’avenir…

    La navette s’immobilisa et Callista suggéra à son maître d’y aller les premiers pour apaiser d’éventuelles tensions. Malgré son ressenti, Aquilus acquiesça de la tête. Même s’ils étaient hostiles, les Jedi se devaient de garantir la protection de l’équipage de la CSL coûte que coûte, et s’ils se trouvaient entre les confédérés et les clones, les premiers auraient l’avantage d’avoir suffisamment de temps devant eux pour s’enfuir tant que les Jedi les défendraient. Il resta muet à la nouvelle exclamation de sa disciple lorsqu’elle vit les antiques signes de l’Ancienne République sur diverses caisses tandis qu’il descendait à ses côtés. Alors que Callista Miransi prit la parole en devançant son maître, Aquilus fit quelques pas en avant, laissant ses mains bien en évidence pour ne pas attiser les tensions. Lentement, il abaissa le capuchon de son visage afin qu’on puisse lire la sincérité qu’il dégageait. Dissimulant son inquiétude, il devait savoir rapidement si ces clones avaient reçu l’ordre 66 ou non aussi, il laissa entre-apercevoir son sabre laser et joua le jeu de sa disciple. Tous deux feraient écran au cas ou les clones ouvriraient le feu. Même si leur matériel était dépassé, les forces de la CSL déposées sur terre étaient en infériorité numérique, un paramètre à ne pas négliger… En attendant le fait qu’ils n’aient toujours pas été agressifs était une bonne chose. Exio se rappela également que les Jedi étaient de facto, des officiers supérieurs des clones. S’ils n’avaient pas reçus l’Ordre 66, se présenter comme étant des Jedi apaiseraient peut-être les rescapés ? L’Ombre Jedi s’ouvrit à la Force, se baignant dans ce flux rassurant avant de prendre la parole.


    - Comme ma padawan vient de le dire, nous venons sans intentions hostiles. Je suis le maître Jedi Aquilus Oblivarion, et voici mon apprentie Callista Miransi. Comme nos titres respectifs l’indiquent, nous représentons l’Ordre Jedi. Nous sommes prêts à vous prêter main forte avec nos alliés, et souhaiterions nous entretenir avec votre officier supérieur chargé de vous commander.


    Guettant le moindre signe d'hostilité, Exio espérait secrètement que ces clones n'ouvrent pas le feu. Même si, à priori, ils auraient du le faire immédiatement dès qu'il s'était revendiqué comme étant un Jedi... Mais ne l'ayant pas fait, l'Ombre Jedi estima que l'Ordre 66 n'avait pas été reçu ici. Restait à savoir si cet ordre était néanmoins programmé et encore en sommeil avant d'évoquer cette période sombre de l'Histoire galactique...
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Dim 13 Jan - 22:33

Le silence était total dans les rangs. Il n’y avait que le bruit persistant du réacteur du discret, le bourdonnement des réacteurs dans le ciel ainsi que ceux des vaisseaux approchant. Plus une voix, plus la moindre agitation. La fébrilité son comble les hommes se campait sur leurs pieds avec inquiétude et serrait tellement leur blaster que la plupart ne sentaient plus leurs phalanges. Pas de vent en particulier, pas d’autres bruits dans la jungle, juste ces centaines de soldats et ces vaisseaux qui s’apprêtent à fouler le sol de cette planète abandonnée. Les clones sont inquiets, mais pas tous. Certains sont tout excités et on hâte de voir qui vient les sauver. Ami ou ennemi, ils sont leur seul chance de pouvoir quitter cet enfer. Sam fait partit de ces hommes. Les bras croisés sur sa poitrine vaste il regarde les vaisseaux arrivés avec une ligne de capitaines postés derrière lui. Stigma 610 lève la main et un bruit de chargement se fait entendre. Les hommes gardent pourtant leurs armes sous forme de salut, pour ne rien laisser paraitre et bien entendu le vaisseau arrive. C’est dans le calme et la tension que les portent s’ouvrirent et qu’en premier descendirent… Un gamine et un homme barbu dans des habits qui rappelaient quelques peu ceux du Général Kin Mir. Mais Six ne voulait pas croire trop rapidement à une chose qui serait bien trop parfaite pour une simple coïncidence. Il garda le poing fermé le long de son corps pour signifier à ses hommes qu’il fallait rester sur le qui-vive. Magnifique stress. Puis soudainement le mot magique : Padawan. Dans un grand bruit, le régiment entièrement réunis firent le garde à vous maintes fois répétés. Comme un même homme, comme une même unité. Sous le regard rond de la plus jeune humaine. Premier contact féminin de leurs vies. Même les savants survivants étaient des hommes. Cependant ils avaient eu des informations là-dessus. Pas toutes certes, mais le plus important des différences physiques et des différences de capacités.

Sam s’approcha des Jedi droit et fier comme le bon militaire qu’il était. Le regard droit dans celui du plus âgé sans même faire ne serait-ce qu’attention à la fameuse padawan. Ses cheveux rasé laissés à l’air libre et son casque sous le bras il se posta à quelques mètres du trentenaire et le salua. « Sampi 92, commandant clone du régiment endurance » le silence se fit alors que chaque clone reprenait sa position. L’ambiance était tendue, cependant après quelques instants chaque capitaine leva la main et ouvrit le poing. Les armes se baissèrent, un petit bruit qui se fit grand indiqua que bon nombres avaient désarmés leurs blasters. La pression retombait. C’était un Jedi, il ne pouvait pas être mauvais. Il restait cependant à savoir si il n’avait rien à voir avec un éventuel Sith. Mais malgré tout la tension disparut dans les rangs, restant comme un arrière-gout dans la bouche de six qui garda son blaster chargé. Quelques instants de réflexions lui permirent de savoir que 511 avait forcément fait de même. Il connaissait très bien son ami et savait qu’il préférait rester prudent, tension ou non. Cependant six s’attarda, lui, sur la jeune fille à côté de son maitre. C’était un padawan et pourtant elle était si jeune. Jamais il n’avait pu imaginer un padawan comme ça. Kin Mir était un padawan mais il ressemblait bien plus au trentenaire qu’à la jeune humaine. C’est avec cette réflexion qu’il la jaugea des pieds à la tête. Se demandant si sa carapace dissimulait la même détermination que feu son général. Imaginer une chose pareille le dérangeait. Même les créatures des alentours avaient l’air dangereuse et l’était. Les clones étaient tous robustes et formés au combat et elle avait juste l’air d’une adolescente qui n’avait encore jamais combattu vraiment. Sans pour autant la juger négativement, Six venait d’évaluer le personnage et ne comptais pas se séparé de l’image qu’il avait d’elle à moins d’une démonstration.

Mais son attention fut rapidement détournée par son ami qui s’approchât de lui discrètement. Après tout c’est lui qui avait exigé la présence de son binôme prêt de lui alors il n’avait rien d’autres à y redire. Sam avait l’air de faire son rapport au nouveau général mais Six continuait de se méfier. Pour plusieurs raisons d’ailleurs. Si lui était un Jedi pour de vrai alors il craignait aussi qu’il ne soit pas à la hauteur de son ancien général. Cependant il ne fit aucune remarque. C’était son supérieur et un point c’est tout. Gardant la posture droite exigée lors de rassemblements pareil, il ne put cependant s’empêcher d’assurer ses arrières en faisant un signe à 511 pour savoir si son blaster était toujours chargé. Les hommes avaient besoin d’espoir et d’autres choses rassurantes, hors de question de leur demandé de s’inquiéter. Et puis certains avaient forcément eut la même réflexion qu’eux. La position droite du soldat était certes forme de respect, mais n’était pas une habitude pour bon nombre d’entre eux. Les rangs commençaient à gigoter sur eux-mêmes et même le capitaine semblait avoir cruellement envie de poser sa main sur sa hanche et se détendre. Les hommes qui escortaient le Jedi descendirent alors des différents vaisseaux, probablement après un signe qui aurait échappé à Six. Ceux-ci aussi semblaient méfiant, mais pas tous. Certains totalement détendus avançaient presque à la hauteur du maitre. Les armes des autres le firent tiquer et il entendit sans difficultés que les autres qui pouvaient voir les soldats arrivés rechargeaient leurs blaster. Ils n’avaient pas conscience de ce que pouvait dire Sam à l’homme. Cependant aucun des capitaines ne sembla juger nécessaire de leur dire de se calmer. La position de salut était mal respectée, les capitaines eux-mêmes n’entendaient rien à ce qu’il se passait entre les deux représentants. Certains capitaines avaient rechargés leurs armes et d’autres avait abandonné la posture de soldat pour être mieux campés sur leurs pieds pour intervenir. Six quant à lui avait juste légèrement reculé son pied droit en cas de danger pour pouvoir se propulser vers l’avant.

Le cœur mal accroché, son souffle se fit plus agité. La peur. Des hommes aussi nombreux qu’eux arrivaient et le double devait les attendre au sein de l’énorme bâtiment dans le ciel. Si jamais ils avaient des intentions hostiles le seul moyen de s’en sortir sans trop de problèmes serait la jungle, cauchemar qu’ils connaissaient mieux que personne. Ses dangers seraient leurs protections. Il était absolument impensable que ces hommes purent résister. Mais ils pourraient toujours revenir avec d’autres personnes et avec les informations nécessaires pour détruire leur régiment. Mais la résistance était encore le point le moins horrible à imaginer. Six savait qu’il pouvait compter sur ses hommes pour le suivre et pour être efficace. La moitié pouvait facilement s’occuper de deux hommes à eux seuls. Le capitaine avala sa salive et lança à nouveau un regard à son acolyte qui s’était stoppé net en voyant les hommes armés sortir des différents vaisseaux. Si quelqu’un devait ranger ses armes c’était bien eux et certainement pas le régiment. Ainsi Six fit un petit geste de la main, un seul et unique et les hommes qui le virent dressèrent leurs armes vers les soldats en face. Symbole de tension. Pour finir et pour être clair, puisque Sam ne semblait pas comprendre six décida qu’il devait bien dire quelque chose. « Si vous êtes venut nous aider, rangez vos armes. »
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Mer 23 Jan - 18:04

    Stigma était extrêmement nerveux à l'idée de rencontrer les premiers êtres pensants originaires d'une autre planète. Il y avait bien quelques insectes géants à l'esprit étonnamment communautaire sur cette lune, mais c'était en tout cas la toute première espèce avec laquelle ils avaient des chances d'entretenir des rapports pacifiques. Cela allait grandement les changer. Droit dans les rangs, 511 transmettait aux rangs de derrière le signal de charger les armes et les tenir prêtes. La multitude de claquements légers qui s'entendaient dans son dos lui démontrait l'excellence de leur formation et cette aptitude à faire circuler les ordres par un simple geste du poing. Ces protocoles, inventés il y a 80 ans, devaient encore être assez renommés dans la galaxie actuelle. Du moins il le supposait, tant les années d'exil forcé ne leur avait pas permis de trouver meilleur système.

    La navette, d'un design qui lui était totalement inconnu, se posa enfin, et deux silhouette en pèlerine étrangement familière en sortirent, suivie par des hommes en armes aux tenues étranges, en tout cas étranges pour des clones n'ayant jamais vu que des armures Phase depuis des générations. La plus petite des silhouettes s'exprima alors d'une voix forte et autoritaire, que Stigma 511 trouva déplacée, dans la mesure où il était manifeste que l'autre silhouette était son supérieur. Quoi qu'il en soit il avait senti dans son intonation qu'elle outrepassait quelque peu ses droits. Cette voix était curieuse, aigüe, selon des accents qu'il n'avait jamais entendu. Lui n'ayant jamais connu que la voix grave et puissante des clones, c'était aussi une nouveauté auditive. Mais il y avait tellement de choses qu'il ignorait sur cet univers. C'est alors que le plus grand des deux parla d'une voix forte, habituée à commander, et pour 511 tout changea. Des Jedis, enfin. De vrais Jedis de l'Ordre, de Coruscant, de la République !! Ils étaient sauvés, par les meilleures personnes qui soient. Ainsi la République avait très probablement gagné la guerre contre la CSI, Kin Mir les avait avertis que le comte Dooku ne ferait pas de prisonnier en cas de victoire sur l'Ordre. Ainsi ce scélérat était sûrement mort ou condamné, la République avait triomphé, et ils allaient enfin rentrer... Stigma n'en revenait pas. Et ce Jedi lui apparaissait comme un envoyé divin, sa voix pleine d'assurance l'avait transcendé, et il se sentait près à le suivre jusqu'au cœur des pires batailles.
    511 se détendit complètement, son soulagement était immense. Même s'il ne bougea pas, il pleura de joie, en silence sous son casque. Malheureusement, la majorité de la troupe ne partageait pas son soulagement. La plupart des soldats, surtout aux derniers rangs n'avait pas entendu les paroles des Jedis, et l'agitation gagnait la troupe. Les officiers paralysés par la tension n'osaient pas ouvrir le comlink pour faire passer un message dans les rangs, ce que voyait la majorité était que les officiers faisaient signe de charger leurs armes, d'autres ayant entendu remettait la sécurité, l'incompréhension parcourait les rangs comme un vent d'angoisse. Tout ce que voyait 511 était le dos de Sam, le seul à porter les bandes jaunes du rang de commandant, en pleine discussion avec le maitre Jedi. Les rangs étaient de plus en plus nerveux, et la situation était de même pour les soldats accompagnant les Jedis, ce qui multipliait l’inquiétude. Les clones redoutaient les armes nouvelles de ces hommes, même s'ils accompagnaient des Jedis, et de leurs côtés, ces hommes redoutaient ce millier de clones alignés comme à la parade, en armure de combat et l'arme au poing, les casques les dévisageant de leurs mines impersonnelles. Stigma entendit son camarade 610 lancer une première sommation, qu'il savait être la dernière, et pour que son camarade en vienne à lancer de tels avertissements alors que son supérieur était en pleine discussion avec les officiers d'en face, il fallait que la situation soit dramatique. Quelques blasters se levèrent, ils approchaient du point de rupture.
    C'est alors que les choses prirent brutalement un tournant que nul n'aurait envisagé, et qui fit tourner au drame cette scène qui aurait dû être de liesse.

    Stigma 511 et plusieurs centaines de clones en même temps virent la silhouette de Sam vaciller, puis il s'écroula dans les bras du Jedi, roula sur le dos et ne bougea plus. Aussitôt les quatre premiers rangs de la troupe mirent un genou à terre et braquèrent la troupe d'en face, tous les blasters se pointèrent sur ceux qui venaient peut-être d'assassiner leur commandant, mais par chance aucun coup ne partit. La faible troupe d'en face, même pas une centaine, fit de même, mais la vision de 1300 blasters braqués sur soit devant refroidir les ardeurs. Au moment où Sampi s'effondra, 511 et 610 s'élancèrent à l'unisson, imités par un autre capitaine proche de 610, lui aussi entrainé par Kin Mir. Cela expliquait très probablement pourquoi les trois clones s’étaient élancés, ils partageaient tous un lien particulier avec Sam, à travers les enseignements du padawan.
    Arrivés le premier, Stigma se jeta à genoux près de son commandant et retira son casque. Il pleurait à chaudes larmes, et après avoir levé ses yeux baignés de larme vers le Jedi et le padawan, il enleva lentement le casque de Sampi, qui ne respirait plus. Ses yeux étaient grands ouverts, fixes pour l’éternité, et il y avait sur son visage une expression de surprise et d’incompréhension. Les craintes exprimées par Siral Ma étaient fondées. Le cœur de Sampi 92 avait une légère malformation, et l’émotion suscitée par l’arrivée de ces sauveteurs avait eu raison de lui. Mais 511 n’arrivait pas à comprendre pourquoi il était tombé d’un seul coup, comme foudroyé, au milieu d’une conversation avec leurs sauveurs. Pourquoi cela n’était-il pas arrivé quand le vaisseau fut annoncé ? Stigma se demandait bien ce que le Jedi avait pu dire à son commandant pour que l’émotion ait raison de lui. Seulement un autre problème se posait à présent. Le prochain commandant, Koppa 47, n’était pas prêt, il n’avait que 6 ans, et sa formation tactique était loin d’être achevée. Qui allait les commander, en cette heure la plus décisive de leur histoire ?
    Stigma ferma les yeux de Sampi et se releva lentement, pleurant toujours à chaudes larmes. Ce n’était pas la première fois qu’il perdait un camarade, un frère d’arme, mais il s’agissait là de celui qui les avait commandés depuis sa naissance, celui qui avait remplacé tant bien que mal le padawan Kin Mir, celui qui fut comme un père pour eux. Il était si injuste qu’il soit mort maintenant, à l’aube de leur libération. 511 n’arrivait pas à envisager l’avenir sans lui. Stigma croisa le regard du padawan, et s’aperçut qu’il s’agissait d’une femme. Sans trop savoir pourquoi, il en fut gêné et se hâta de se ressaisir, passa sa main gantée sur son visage pour en essuyer les larmes puis remit son casque. Il s’y sentait mieux, comme isolé, à l’abri.
    Ils se tenaient là tous les cinq autour du corps du commandant, sans dire un mot, tandis que de part et d’autre, les deux troupes continuaient de se braquer mutuellement, attendant un ordre, un signe, qui rendrait l’ouverture du feu évidente. Mais il ne se passait rien, les trois clones accusaient le coup et les Jedis avaient probablement du mal à comprendre ce qu’il se passait. Au bout d’un long instant de silence, 511 donna un léger coup de coude à 610, et lui fit un signe de casque en direction des deux Jedis. Il fallait qu’il prenne les choses en main, qu’il assure l’intérim. Il était certain que Zêta 113 et les autres capitaines approuveraient cette décision. Pour encourager son ami à prendre les devants, 511 fit un demi pas en arrière, laissant les deux capitaines sur le devant de la scène. Il n’était qu’un lieutenant, il devait rester à sa place.
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Mer 23 Jan - 21:02



La jeune fille laissait, tandis que parlait son maître, errer son regard juvénile sur les milliers de carapaces plus ou moins immaculées qui peuplaient la plaine devant l'épave de l'antique Acclamator. Beaucoup plus roué et habitué au monde des adultes, Maître Aquilus semblait mettre tous ses soins à parler d'une voix lente, claire et grave bien que légèrement pontifiante selon elle. Enfin, elle l'avait vu sur Bastion, elle n'était pas du tout au fait de toutes ces petites subtilités qui, pour le moment, ennuyaient encore suffisamment ses vertes années pour qu'elle s'en désintéresse quelque peu sinon tout à fait. Pour sa part, elle était simplement curieuse. Elle sentait bien l'hostilité résiduelle de la petite armée, la peur, terrifiante si elle devait en juger si rapidement, d'avoir été découvert après tant d'années et la lueur d'espoir qui, lentement, embrasait jusqu'aux cœurs les plus aguerris.

Enfin, bien que sensible à tant de peines, elle était surtout curieuse de la situation. Un bataillon entier perdu sur une petite lune d'un système de seconde zone ? Voilà qui aurait piqué au vif l'intérêt des plus feignants des Hutts. Elle était certaine que le sujet passionnerait les archivistes du Temple d'Ossus. Elle souleva légèrement les sourcils en voyant tous ces clones les saluer avec respect alors qu'ils demeuraient si hostiles...Un défaut de conditionnement ? D'autant plus qu'elle sentait des regards lourds peser sur elle. Était-ce parce qu'elle paraissait bien jeune aux côtés de la barbe grisonnante d'Oblivarion ? Enfin, cela semblait être le cadet de leurs soucis puisque la sortie des soldats confédérés, l'arme au poing, sembla raviver bien des tensions que la révélation de leur état de Jedi semblait pourtant avoir dissipé. Et bien évidemment, une des armures blanches demanda à ce que les autres soldats abaissent leurs armes. Logique mais assez étrange considérant que, si ils se sentaient agressés, les Jedi pouvaient tout aussi bien tourner les talons puis revenir à la tête suffisamment grande pour annihiler la résistance de quelques mille hommes. Elle jeta un coup d’œil aux Confédérés qui devaient penser qu'ils avaient mis les pieds dans un beau guêpier.

La peur soufflait sur les hommes assemblés sous ses yeux n'épargnant sans doute que son Maître. Ainsi que Callista dans une moindre mesure. Non pas qu'elle doute survivre à un affrontement mais l'idée de dévier les tirs d'un bataillon entier pour permettre aux nouveaux venus de réembarquer lui souriait assez peu. D'autant que cela aurait été bien dommage et l'aurait empêché de commencer à rassasier son extraordinaire curiosité. Elle leva une main fine à l'adresse des soldats d'O'Shi'Sima leur indiquant de baisser leurs fusils d'assaut avec un sourire rassurant. Après tout, Maître Oblivarion avait la situation bien en main. Et elle se retînt également de faire remarquer au soldat clone que, si ils n'avaient pas voulu venir aider, ils se seraient contenter d'un sympathique bombardement orbital. Du genre beaucoup moins fatigant et bien plus aimable à l’œil. Mais bon, elle avait cru comprendre que les plaisanteries n'avaient pas vraiment cours dans l'entourage de son maître. Aussi en resta-t-elle à un intérêt tout à fait historique.

"Il y a longtemps que vous vous trouvez ici ?"demanda-t-elle subitement, visiblement extrêmement intéressée par la réponse que pourrait lui faire le commandant de la troupe.

Vu le design de l'épave vieillotte derrière eux, il était à craindre qu'il y soit depuis aussi loin que la naissance de Yoda ou bien depuis le temps bien lointain de l'Ancienne République ou alors même de la Nouvelle. D'autant qu'elle ne se souvenait pas de l'utilisation de clones après ces époques...Mais, avant même que l'homme ait pu esquisser le début d'une réponse, le malheureux s'effondra sous le regard ébahi de la jeune fille qui n'avait encore jamais vu quelqu'un mourir sous le flot de ses questions. Elle en fut si surprise qu'elle mit quelques secondes à réagir, dépassée par trois clones bondissants qui se rapprochèrent à la course de leur chef tombé au sol. Sans chercher à s'imposer, tandis qu'un grand dadais pleurnichait en fermant les yeux de son commandant, elle s'agenouilla à son tour et saisit le poignet du pauvre homme. A son tour, elle ferma les yeux, entrant en transe durant quelques secondes avant de relever la tête en direction de l'autre Jedi.

"Il n'y a plus rien à faire, Maître. Il a rejoint la Force."

Elle jeta un coup d’œil inquiet aux clones qui se relevaient, en pleurant pour certains, mais tomba de haut en remarquant qu'ils faisaient immédiatement taire leur tristesse et essuyaient leurs larmes devant elle. Avaient-ils vraiment peur qu'une petite fille se moque d'eux ? Pire, elle eut soudain l'impression qu'ils souhaitaient reprendre la discussion au dessus du corps encore chaud de celui qui était, cinq minutes auparavant, leur chef respecté. Et les deux groupes qui se tenaient toujours en joue comme des ennemis mortels...Elle jeta un nouveau regard, plus sérieux et presque maternel, vers le clone qui s'était essuyé le visage pour cacher ses larmes.

"Ne pleurez pas, soldat. La mort n'est qu'une aventure supplémentaire dans la vie d'un homme et Sampi 92 est en paix désormais,"lui dit-elle avec une gentillesse simple qui serait peut-être perdue tant les concepts de vie et de mort chez les Jedi étaient différents des autres individus. Puis, se tournant vers son maître et celui que tout semblait désigner comme le remplaçant du disparu."Son cœur s'est arrêté. Il vaudrait mieux l'annoncer à vos compagnons avant que l'irréparable ne se produise à nouveau. Nous sommes venus pour répondre au signal de détresse et non pour nous lancer dans une petite bataille qui n'apporterait rien à l'Ordre ou aux Systèmes Libres."

Replaçant la main du mort sur sa poitrine en une position qui lui semblait être de circonstance, elle se releva souplement pour jeter un nouveau coup d’œil à tous les clones qui les tenaient en joue. Et les leurs étaient à nouveau dans la même position sans doute pour protéger une retraite qui risquait fortement d'être des plus risquées si jamais le contingent d'armures blanches décidait d'ouvrir le feu sur le groupe mené par Maître Oblivarion. Selon elle, rester ainsi sur ses positions était idiot, d'autant plus maintenant qu'un des clones venait de mourir.

"Soldats, baissez vos armes. Ce sont des hommes de la République et je sais qu'ils ne nous veulent aucun mal et qu'ils ne désirent que quitter ce monde qu'ils habitent depuis trop longtemps."

Certes, la gamine ne faisait pas bien peur et semblait un peu jeune. Mais elle était une padawan de l'Ordre et venait d'énoncer ce qui s'apparentait fortement à un ordre jedi direct qui ne prêtait pas à discussions et palabres. Pas quand celui qui le donnait était capable de découper un corps en rondelle avec un sabre-laser. Et vu qu'elle n'avait pas vraiment envie de continuer à assister à une rencontre où deux personnes se regardaient en chiens de faïence, elle fit un geste à l'attention de certains personnels techniques qui commencèrent à décharger de grandes caisses.

"Il y a des rations militaires là-dedans. Rien de très appétissant mais toutes les protéines nécessaires y sont. Et...des kits médicinaux si tant est que vous en ayez besoin pour certains de vos hommes."

Bon, il lui serait difficile de faire plus amical comme proposition à moins de se muer en danseuse aux sept voiles de Zeltros, chose qui, étonnamment, ne lui disait rien qui vaille.
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Jeu 24 Jan - 16:09

    Le Maître Jedi vit alors un des clones s’approcher du groupe. Sans doute le commandant de la mission pensa-t’il. Le clone avait enlevé son casque et s’identifia comme étant Sampi-92, commandant du régiment Endurance de la République. Le fait qu’un clone se montre coopératif rassura le vieil homme qui prit alors le temps d’écouter ce que l’officier se trouvant en face de lui avait à dire. Ce fut sa padawan qui posa la première question qui brûlait les lèvres de son maître depuis plusieurs minutes. Alors qu’il commença alors son rapport, le commandant s’écroula dans les bras d’Aquilus. Il n’y avait eu aucun coup de feu, d’un côté comme de l’autre, mais la mort de Sampi-92 avait eu de quoi exciter les soldats clones présents. Le corps du commandant se relâcha et le Maître Jedi fit de son possible afin d’atténuer sa chute sur le sol. A genoux sur la dépouille de l’officier, il releva immédiatement la tête vers les deux forces armées présentes. Les clones étaient plus nombreux que les troupes confédérées débarquées, et Exio supposa qu’ils devaient connaître la planète mieux que n’importe qui d’autre dans la galaxie. Néanmoins les Confédérés avaient aussi plusieurs cartes dans leur jeu : deux Jedi, un armement plus sophistiqué ainsi qu’un bâtiment en orbite équipé de turbolasers lourds capable de tirer un trait définitif sur ce qu’il restait des ces reliques vêtues en armure blanche. Une retraite serait néanmoins difficile et meurtrière si jamais la situation venait à dégénérer.

    Déjà plusieurs sous officiers clones s’élancèrent vers leur commandant, lançaient-ils l’offensive ? Aquilus eut un mouvement de recul, plaçant instinctivement son bras artificiel entre les clones et Callista. L’autre main était quant à elle prête à se saisir de son sabre laser afin de se défendre. Un des clones, un lieutenant selon les couleurs de son armure fut le premier à arriver sur le cadavre de son commandant, il retira son casque pour pleurer son décès. Le Maître Jedi resta méfiant mais relâcha sa garde quelques instants, laissant son apprentie rejoindre le corps de Sampi-92. Elle confirma le décès du commandant.


    - Je vois. Puisse-t-il enfin goûter à un repos amplement mérité après avoir vécu cet enfer. Il n’y a point de mort, il n’y a que la Force.

    Callista prit les choses en main, exigeant que les troupes confédérées abaissent leurs fusils. Malheureusement, les soldats confédérés ne semblaient pas obéir aux ordres de l’apprentie. Exio Breakshield allait devoir user de son autorité de Maître Jedi pour se faire écouter. Il se mis entre les soldats confédérés et les sous officiers clones encore agenouillés devant le cadavre de leur commandant et s’exprima d’une voix forte et ferme qui ne laissait aucune chance aux troupes des Systèmes Libres pour rétorquer quoique ce soit.

    - Vous avez entendu ma padawan ? C’est un ordre soldats ! Abaissez immédiatement vos armes. Je prendrai la responsabilité de ce qu’il adviendra devant l’amirale Shi’Sima s’il le faut. Je vous le garantis.

    Les troupes débarquées obéirent instantanément aux ordres du Maître Jedi qui fut déçu de s’apercevoir que sa padawan n’avait pas été écoutée. Pourtant, s’il avait laissé autant de marge de manœuvre pour son apprentie, c’était bien pour que celle-ci apprenne à se faire écouter et gagner en autonomie. Et pour le moment, l’Ombre Jedi n’avait rien à redire sur les paroles ou le comportement de sa disciple si ce n’est que celle-ci ne semblait pas se montrer assez méfiante avec les clones, ni assez ferme avec les troupes confédérées.
    Aquilus Oblivarion rejoignit ensuite les sous officiers et Callista pour reprendre la discussion là ou elle s’était arrêtée.


    - Vous voyez, nous ne sommes pas venus vous abattre. Comme l’a déjà dit ma padawan, nous sommes venus vous prêter assistance, nous disposons de vivres et de soins médicaux. Nous nous excusons également de la nervosité de nos hommes. Maintenant, dites à vos troupes de faire de même capitaine. Une fois que ce sera fait, nous souhaiterions tirer le fin mot de cette histoire avec le second du commandant Sampi-92. Lequel de vous s’agit-il ?

    Le Maître Jedi avait également noté que son apprentie semblait attirer l’attention des soldats clones présents. Plusieurs hommes isolés sans contact féminins depuis fort longtemps avaient de quoi l’inquiéter un peu. Il savait les clones disciplinés, et le statut de padawan de la jeune femme devait en théorie, la protéger d’une agression. Mais qui savait depuis combien de temps ils étaient là ? Quoiqu’il en soit, Aquilus ne resterait pas passif et n’allait pas laisser son apprentie se défendre seule si jamais, les pulsions primaires de ces soldats venaient à exploser soudainement. Exio se doutait bien que Callista était également consciente de ce fait, et il savait également que sa disciple ne se laisserait certainement pas faire. Il avait remarqué également que le clone s’étant penché sur son supérieur avait remis son casque. L’espace d’un instant, l’Ombre Jedi avait vu le visage de Jango Fett, ou plutôt de ceux qui avaient lancé l’Ordre 66 sur Coruscant. Des brides de souvenirs héritées de son père et de sa mère rejaillirent dans son esprit : le temple était attaqué, des centaines de Jedi tombaient sous les tirs de la 501ème légion menée par Vador en personne.
    Oui, Aquilus n’était pas prêt à faire pleinement confiance à ces clones qui allaient devoir à nouveau, et sans aucun doute, se battre dans le conflit à venir entre l’Alliance et la Confédération… Ces clones délaissés l’intriguait, était-ce là, l’œuvre d’un seigneur Sith inconnu ? Une assurance ? Un plan ? Et si on avait voulu que les Jedi les découvre ? Beaucoup trop d'hypothèses, beaucoup trop de questions sans réponses... Exio Breakshield espérait bien tirer cette histoire au clair et avertir le Covenant de cette découverte.
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Ven 25 Jan - 0:34

Être officier supérieur n’avait rien de bien excitant. Alors que les deux Jedi étaient parti a la rencontre des naufragées prétendu de l’ancienne république, Sarisa était donc maintenant condamnée à attendre les rapports venant de ses hommes ainsi que des Jedi. Elle avait choisi minutieusement les membres du petit commando qui accompagnerait les deux Jedi, des types assez doué pour pouvoir combattre un petit groupe de pillard pirate si jamais ceux-ci se manifestait, mais tous portaient l’uniforme du Consortium d’Hapès. Même si en soixante-dix ans, le design de celui-ci avait évolué, les marquages ainsi que le symbole de l’amas était lui toujours le même. De cette façon, Sarisa espérait pouvoir être identifiée en tant que force de l’amas, ce qui éviterait a tout le monde de devoir s’expliquer avant d’avoir quitté cette planète, si possible, l’amirale préférait éviter de devoir laisser son Super-Bâtiment si proche d’une planète peu connue et dans un espace qui n’était pas franchement le plus proche de celui des systèmes libres. Cette occasion lui permettait cependant de pouvoir donner du travail à son équipage, maintenant et elle s’en rendait bien compte, tout le monde était fébrile, attendant sans vraiment trop vouloir y croire les résultats de cette folle épopée. Sarisa ferma un instant ses prunelles écarlates, se laissant doucement bercée par le flux de la Force qu’elle ressentait tout autour d’elle, la ruche de vie que représentait le Super-Destroyer.

Toutefois, elle rouvrit soudain les yeux lorsque le communicateur lui indiquait soudain une communication venant de ses hommes sur le terrain. L’officier commandant, un capitaine des forces spéciales qui en avait vu d’autre, parla, comme à son habitude, d’une voix monocorde et froide, celle que l’on attendait pour une personne de son rang. Ce qu’il décrivait, qui passait en clair dans toute la salle de commande, surpris tout le pont de commandement : il y avait bel et bien des clones, ou tout du moins des personnes en armures clones perdu sur ce caillou et aligné parfaitement en rang devant le petit groupe. Il parla de l’incident avec la mort soudaine de leur officier commandant, sans aucune explication pour le moment puis demanda les ordres. Puisqu’elle avait fait partie de la maison, Sarisa savait très bien comment fonctionnait les Jedi, ils prenaient rapidement les choses en main afin de pouvoir apaiser les tensions. Toutefois, il était important à ses yeux que le capitaine et ses hommes ne restent pas totalement en retrait, ils représentaient autant le Consortium d’Hapès que la Confédération des Systèmes Libres, il était donc important qu’il participe également.


« Présentez-vous capitaine, apaisez les tensions et afficher votre appartenance à l’amas d’Hapès. Nous étions neutres pendant la guerre des clones, ils sauront au moins que nous ne les menaçons pas. Gardez votre calme et tout ira bien, nous avons la situation bien en main de toute façon. »

- - - -

Depuis le temps qu’il servait au sein des forces de sécurité Hapienne, le capitaine avait vu bien des choses, mais jamais il ne se serait attendu à observer ceci. Des clones de Jango Fett toujours en vie, en arme à côté d’un Acclamator calciné et en ruine depuis plus de quatre-vingt années… Il ne savait pas quoi en penser. Il était un vétéran de la seconde guerre civile galactique, pour lui, la première était une simple page holo d’histoire, alors voir ici des personnes perdues depuis la guerre des clones… La nervosité avait rapidement gagné le rang des soldats, d’autant plus que la confiance que pouvait apporter un Hapien moyen a un Jedi pouvait se révéler plus que limité. Leurs loyautés se tenaient d’avantage avec l’espoir d’obtenir les faveurs de la reine et d’avoir ainsi une promotion offerte par leur déesse vivante plutôt que par réellement volonté de servir l’idéal Jedi. Toutefois, il fit un signe pour faire baisser les armes. Son esprit s’était accélérer à toute vitesse : il y avait Raxus au sein du conseil de la CSL, une planète qui utilisait encore les droïdes de la Confédération des Systèmes Indépendant et qui s’était joint, on ne savait trop pourquoi, au mouvement séparatiste nouveau. Maintenant des clones de Jango Fett… Il imaginait sans peine comment ses hommes allaient être déstabilisés par les changements galactiques…

D’un geste, il donna l’ordre de déployer le ravitaillement qu’ils avaient emmené, malheureusement, ce n’était pas grand-chose, mais il pouvait en faire venir plus en entrant en communication avec l’Amiral. Les deux Jedi en avait fini avec les présentations, c’était son tour. Il se devait de pouvoir être identifiable s’il voulait pouvoir inspirer un certain climat de confiance entre les deux forces en présences, sinon, cela n’était rien de plus qu’une peine perdue. Le Vétéran s’avança donc non loin des deux Jedi et salua l’assemblé de capitaine présent en face de lui, imaginant le visage de Jango Fett derrière tous les casques immaculés à la visière en T si caractéristique, se demandant si ses derniers ne voudraient pas simplement rejoindre les Mandaloriens… Ce qui ne serait pas une bonne nouvelle ni pour l’Alliance, ni pour la Confédération, du moins, tant que ses derniers n’avaient pas choisi leurs camps, même si l’immense majorité du peuple galactique souhaitait les voir rester dans leur système, leur assistance serait précieuse… Mais ce n’était pas à lui de penser à ce genre de chose.


« Je suis le capitaine McLeary, de l’armée de sa majesté la Reine Mère d’Hapès. Nous sommes neutres et nous ne sommes venus que pour vous aider à sortir d’ici. Si vous avez besoin d’autres vivres, je peux en faire venir, mais j’aurais besoin de connaitre la quantité exacte. A voir l’état de votre camp, vous avez fait du bon travail soldat, mais je doute que vous souhaitiez rester ici n’est-ce pas ? L’on peut vous ramenez où vous voudrez, mais nous avons besoin d’une estimation du nombre de personne à transporter ainsi que du matériel éventuel à récupérer avant de pouvoir lancer les navettes. »
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Sam 26 Jan - 3:43

Le temps s’arrête et la vie se fane. Lentement le corps de Sam se relâche devant les clones. Dans les yeux et la tête de Six, tout se déroule avec la lenteur de la floraison de la fleur d’eau sur le territoire 7. Doucement, les yeux de Six s’écarquillent à mesure qu’il réalise. Son propre corps avance avec celui de 511 et de Zêta 13, aussi surnommé Zed. La bouche entrouverte, il fut le seul à marcher vite, sans courir. Le dos droit, les yeux dans le vague, il eut le même réflexe que son ami et lieutenant et retira son casque avec lenteur. Les yeux posés sur son supérieur, il se souvint des paroles de son Général, lui expliquant la défaillance cardiaque du futur commandant à l’époque. Ils savaient tous que cela arriverait. Mais pourquoi si près du but !? Pourquoi si proche de la fin ? Il avait le droit de connaitre une autre terre que celle-ci, d’autres fleurs, d’autres arbres. Tout cela était infiniment injuste et autant 511 était écroulé avec les larmes plein les yeux. Autant le visage de Six n’était que torture sèche, les sourcils froncés et la bouche entre ouverte. Injustice, voici un mot qui résumait bien leur condition depuis près d’une centaine d’années. Les dents serrés, Six coinça son casque entre son coude et ses côtes et se pencha vers son ancien supérieur hiérarchique. Regardant ses yeux fermés par la main de son ami, il resserra ses lèvres d’un même mouvement, le regard ampli d’un air de décision finale. Il savait dès à présent qu’il emmènerait son commandant jusqu’à la planète mère afin de l’enterrer comme un homme libre de retour chez lui plutôt que comme un prisonnier mort au combat de cette planète maudite. Ses poings se serrèrent, ce qui fut légèrement mal interpréter par les quelques hommes ayant les yeux rivés sur lui. La tension était totalement oubliée dans la tête du capitaine et ainsi il ne put qu’entendre les rangées d’Hommes mettre le genou au sol dans le but d’inonder les éventuels adversaires d’un feu nourri.

Se relevant devant les hommes inconnus, même une fois présentés, le capitaine Stigma 610 relâcha prise sur ses mains. Il demanda simplement à Zed d’un geste d’emmener le commandant loin de ce qui n’était plus la place de son repos. Avec 511, ils étaient les seuls à procéder à ce genre rites funéraires. La mort de leurs compagnons ne pouvait être sans importance à leurs yeux. Il écouta passivement ce que les autres avaient à dire tout en réalisant qu’avant de faire cette demande à Zed, les deux compagnons avaient reculés de quelques pas pour le laisser en avant. Le plus expérimenté au combat devait prendre le relais le temps que Koppa puisse prendre le relais. Le plus expérimenté, le plus gradé et surtout celui ayant eu le meilleur professeur se trouvait droit devant le Maitre Jedi à l’heure actuelle. Son estomac se contracta soudainement, comme pour lui rappeler que l’évacuation de ses soldats, ses hommes, dépendaient de ce qui allait suivre. La pression était à son apogée et le stresse suintait de tous ces pores. Mais il ravala le tout, il ne devait que sauver ses hommes, pas de quoi stresser pour autant. L’important, et quel qu’en soit la manière, c’était de quitter cette terre hostile. Terminant d’écouter le nouvel arrivant tout de noir vêtu. Il avança d’un pas encore puis se tourna face à ses hommes. « BAISSEZ VOS ARMES, CE NE SONT PAS NOS ENNEMIS ». Le stress et le manque d’expérience dans le commandement de tous les hommes présents firent que son discours s’embrouillait d’avance dans sa tête. Se mordant la langue, ravalant sa salive et tentant d’écarquiller les yeux pour s’éclaircir les idées, il remit son casque sur sa tête avant d’entamer d’une voix presque monocorde, quoiqu’un peu secouée par les émotions qui le traversèrent à la mort de son ami.

Cependant la phrase de la jeune Padawan retint son attention. Elle avait parlé de système libre et l’esprit du capitaine avait mis du temps à comprendre ce qui le gênait. Il avait repensé à la confédération des systèmes indépendants, ces satanés droïdes au service des séparatistes. Il resserrât les dents mais ne voulut pas alerter les autres, pas avant d’avoir une explication. Pourquoi les jedi auraient trahis la république ? Pourquoi l’Ordre aurait rejoint ce qui s’approchait si dangereusement du côté obscure. Six s’approcha donc du maitre jedi afin que la conversation soit un peu plus privée. « Quels liens avez-vous avec la confédération des systèmes indépendants au juste ? Vou venez d’en parler ! Vous êtes de mèches ? » Le respect dut au général s’était évaporé avec l’éventualité d’un retournement de situation de ce genre. Qui savait, en dehors de ces hommes, ce qui s’était déroulé durant leur naufrage ? Qu’est ce qui avait changé au sein de la République ? La guerre était-elle seulement terminée ? Tant de questions et si peu de réponses. Le compte rendu de leurs effectifs attendrait, ils devraient d’abord répondre à leurs questions. Même si la mort les guettait, les clones étaient tous prêt à emmener le maximum d’ennemis avec eux et ainsi mourir certes, mais mourir avec panache. L’énorme bête de métal dans le ciel était impressionnante, mais ne leurs faisaient pas peur au final. S’ils devaient combattre, ce serait une routine créé depuis pas mal d’années.

Le capitaine croisa les bras devant lui, gardant discrètement les mains dégagées pour empoigner son arme face à un éventuel ennemi. Il écarta ses jambes, prenant le risque que ses hommes remarquent que sa posture offrait une magnifique opportunité en cas de combat de dernière minute. Cependant, les hommes ayant compris, devraient aussi avoir saisi l’importance de ne pas faire paniquer le millier d’hommes pensant enfin être sauvé. Agir d’une même voix pas de soucis, créer des tensions et ainsi bousiller leurs chances d’être évacuer non merci. Le regard posé sur le maitre Jedi ainsi que sur le dénommé McLeary, il attendit ce fameux compte rendu. Certes l’amas d’Hapès lui était familier, une histoire de neutralité bancale dans les fichiers, mais rien de plus précis. Ainsi donc rien pour rassurer le capitaine. Comment une troupe de neutre pouvaient être entièrement avec la république et les Jedi ? Cela ne consistait pas en une preuve à part entière. Il observait que derrière l’ombre formée par l’immensité de métal survolant la planète, les nuages commençaient à se formés. Rien de bien alarmant pour les outils de bords d’un vaisseau, mais simplement la certitude d’un avantage sur leurs adversaires. La pluie ne pardonnait pas par ici et avait tendance à plonger la planète dans une pénombre inquiétante. Bien entendu cela donnerais un avantage contre les troupes d’infanteries, mais certainement pas face à ce vaisseau complètement boosté technologiquement et qui sans le moindre d’un doute aurait pu les repérer rapidement. Sa gorge se resserra en imaginant un énorme laser le couper en deux du ciel jusqu’à lui. Mais il préféra rester positif. Peut-être n’était-ce qu’un malentendu après tout ? L’explication tardait à venir, et sur le visage de son vis à vis il comprit que celui-ci ne saisissait pas de quoi il parlait. Ainsi donc il ajouta : « La petite Jedi a parler de Systèmes Libres, quels sont vos liens avec les droïdes alors !? » Pour le coup son ton avait été bien trop pressant et cassant à son propre gout. Mais le stresse commençait à lui donner des crampes et il savait que c’est dans ces moments-là que l’on fait les pires erreurs. Un seul geste brusque venant d’en face ou même des siens et il craignait l’échange de sangs et de feu dans la seconde. De ce que prétendais ces soit disant Jedi, ce n’était pas dans leur intérêt non plus. Encore faudrait-il être sûr que ce soit de vrais Jedi…
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Lun 28 Jan - 0:56

    Aquilus Oblivarion fut soulagé de voir les clones enfin décidés à ne plus se montrer menaçants. Néanmoins la tension était toujours palpable, et le Jedi savait que s’il devait être obligé de se servir de son arme, il défendrait sa padawan ainsi que les soldats confédérés avec une ténacité similaire à celle d’un fauve. Il ne se laisserait pas abattre. Jamais. Hors de question de subir le même sort qu’avaient subi les Jedi pendant l’Ordre 66. Et le Covenant ne laisserait jamais une telle tragédie se reproduire. Pas maintenant alors que les Sith étaient de retour. Le Maître Jedi resta cependant silencieux lorsque le capitaine clone commença à demander quels étaient les liens unissant les confédérés avec la défunte CSI. Exio Breakshield se raidit en voyant le sous officier en face de lui commencer à prendre une posture défensive. Le pistolet était à portée de main, et le Spectre Gris se tenait également prêt à tirer sa lame et décapiter le clone d’un geste s’il devenait hostile. Et à si petite distance, le Veilleur n’aurait qu’à faire deux pas en avant tout en accompagnant son geste de son arme. Le capitaine resta muet tandis que le vénérable Jedi jeta un œil à Callista. Il ne lui en voulait nullement, il souhaitait juste pouvoir la regarder peut-être pour la dernière fois.

    Aquilus fit un pas vers l’avant : ces clones avaient été isolés depuis bien trop longtemps et n’avaient aucune information depuis. Leur méfiance était compréhensible. Mais cette situation ne pouvait plus durer. Le clone voulait des réponses ? Il allait en avoir. Confiant et déterminé, le Maître Jedi planta son regard droit dans celui du capitaine à travers la visière. Exio Breakshield n’avait pas peur. La Force était avec lui, et son aura lumineuse irradiait les personnes environnantes. Il était la braise dans l’obscurité : il apporterait les réponses à son interlocuteur. Il n’était nullement intimidé par les clones. Sa voix s’éleva, neutre, basse mais à la fois plutôt brute afin que chacun de ses mots s’impose comme une réalité dans l’esprit du soldat qui lui faisait face.


    - Tout d'abord, ne manquez pas de respect à ma padawan soldat. Celle-ci est commandante selon la hiérarchie établie par la République. Vous voulez des réponses ? En voici capitaine. Nous avons tous été manipulés, Jedi, Clones, Droïdes, Séparatistes... La Guerre des Clones n’a été qu’une vaste mascarade destinée à servir les plans d’un seul homme. Le Chancelier Palpatine n’était nul autre que le Seigneur Sith Darth Sidious, le maître du Comte Dooku. Cette guerre avait pour objectif de lui permettre d’obtenir les pleins pouvoirs. Dans les dernières heures de la guerre, Coruscant a été attaquée par les Séparatistes, Palpatine a été capturé par le général Grievous. Il fut tiré des griffes du kaleesh grâce à l’intervention d’Obi Wan Kenobi et Anakin Skywalker qui réussirent même à éliminer Dooku. Une fois le général Grievous vaincu sur Utapau par Maïtre Kenobi, le chevalier Skywalker découvrit le double jeu du Chancelier et prévint Mace Windu. Mais Darth Sidious parvint à éliminer les Jedi chargés de l’arrêter. Anakin Skywalker a été séduit par le Côté Obscur de la Force et trahit Maître Windu en aidant Darth Sidious à l’éliminer. La suite ? La République est devenue l’Empire Galactique. La CSI a quant à elle été mise en déroute par les troupes impériales après que Darth Vador ait assassiné les dirigeants séparatistes.


    Aquilus marqua une légère pause comme pour s’assurer que son interlocuteur le comprennait bien. Venait la partie la plus tragique de l’histoire de la guerre des Clones : l’Ordre 66. Les images héritées de la mémoire de son père et de sa mère surgirent du passé telle une piqure vous arrachant subitement d’un sommeil serein. Inexorablement et en dépit de la résistance des Jedi, ceux-ci ne purent empêcher les clones d’accomplir les desseins de l’Empereur. Garrus Breakshield et Neri Aiones firent de leur mieux pour évacuer de nombreux Jedi lorsque tout fut perdu. Malheureusement, leurs efforts furent bien maigres en comparaison des moyens déployés par l’ennemi. Garrus et Neri avaient utilisé la mémoire de Force pour que leur fils, Exio Breakshield ait un aperçu de cette sombre époque et qu'il sache que malgré tout, il fallait garder espoir et force pour continuer la lutte. Il reprit ses esprits. Puis il ajouta d’un ton plus sérieux, mais plus bas que tout à l’heure. Si ces clones avaient été programmés avec l’Ordre 66, alors il valait mieux qu’il soit le seul à entendre…

    - Et vint la directive 66. Vos frères clones de la 501ème légion ont lancé l’assaut sur le Temple Jedi pour nous éliminer, car notre seul crime a été de vouloir sauver la République de l’influence de ce Seigneur Sith. J’ai vu ce qui s’est passé… Ce jour là, l’Ordre Jedi a presque été décimé. Maître Yoda et Kenobi ont essayé de tuer l’Empereur Palpatine, ainsi que Darth Vador son serviteur, mais sans succès. Quelques années plus tard, l’Empire à éliminé la dernière poche de résistance séparatiste sur Mustafar avant d’attaquer Kamino lorsqu’un bataillon de clones fut conçu pour résister au nouvel ordre en place. Les choses ont changées en prêt d’un siècle. L’Empire fut vaincu. Deux autres guerres secouèrent la galaxie plus récemment. Mais je pense avoir été plutôt direct sur les évènements vous concernant directement. Désormais, tout ce que vous avez à savoir, c’est qu’une nouvelle guerre couve encore entre l’Alliance Galactique, et la Confédération des Systèmes Libres suite aux lois anti-Jedi proférées par l’Alliance. La Guerre des Clones est finie, et vous aurez accès aux données historiques de la galaxie afin que vous puissiez vous mettre à jour.

    Il laissa un long silence planer tandis que son regard se fit inquisiteur. Après tout, ils étaient deux Jedi en face d’une cohorte de clones potentiellement hostiles. Et pour que le capitaine prenne conscience que ses paroles précédentes étaient plutôt déplacées. Qui était le menaçant ? Qui était le menacé ? Même si le rapport de force terrestre était pourtant évident, Exio Breakshield espérait que cette fois-ci, il n’aurait plus besoin d’être constamment sur ses gardes afin de tirer la discussion au clair. Quoiqu’il en soit, il donna l’impression d’être sûr de lui et confiant. Le capitaine ne tenterait rien d’osé. Le Maïtre Jedi reprit la parole d’une voix suffisamment claire et bien plus cordiale pour que l’entourage proche l’entende.

    - Maintenant que les cartes sont entre vos mains, peut-être êtes vous plus enclins à ne plus nous menacer… Si vous souhaitez évacuer, apportez des réponses au capitaine Mc Leary ici présent. A moins que vous n’ayez d’autres questions ?
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Lun 4 Fév - 21:57

McLeary soupira, cette Padawan aurait était inspirée de ne pas faire mention des systèmes libres. N’était-elle simplement pas capable de comprendre qu’il était préférable parfois de garder pour un temps certaines choses sous silences ? Tout ce qu’elle était parvenue à faire était installé un climat de tension entre les deux délégations qui risquaient fort de les faire se transformer en vulgaire cible pour blaster. Même si tout le monde manquait d’action, le capitaine d’Hapès aurait préféré éviter une situation comme celle-ci ou les chances de succès en cas d’escalade du conflit étaient plus que limités, mais après tout, ce n’était pas lui qui décidait… Jouer le rôle des spectateurs ne lui plaisait pas plus que cela, il était un homme d’action préférant largement faire démonstration de ses talents martiaux, mais tant pis, les ordres de l’Amiral étaient comme ceux de la Reine : ils devaient être appliqué dans la seconde sans une seule once de contestation ni même de rébellion. Fort heureusement toutefois, il n’aurait pas besoin de faire l’explication des évènements historiques lui-même : le plus vieux des deux Jedi repris la parole, indiquant qu’il allait reprendre les négociations. Toutefois, McLeary ne put s’empêcher de trouver plus qu’étrange le fait que la république avait laissé des Padawans, de jeunes enfants, prendre la tête de troupe militaire, c’était se tirer une balle dans le pied, pas très étonnant qu’elle est chutée dans ses conditions…

Il garda sa réflexion pour lui toutefois et écouta Aquilus égrener avec patience les évènements qui avait conduit à la fin de la guerre des clones et les fondations du premier conflit civil galactique. L’histoire d’une guerre que la galaxie pensait comme la dernière et qui se révéla au final n’être qu’un conflit de plus au sein d’une très longue liste, une liste qui ne cessait de s’allonger encore et toujours au fur et à mesure des époques, l’humain était trop éphémère pour pouvoir réellement se souvenir de ses erreurs. Bon, dans le fond, lui s’en foutait, sans la guerre, il n’aurait pas de travail, mais il se demandait comment, dans une situation pareille, les Jedi parvenaient encore à maintenir leurs beaux idéaux candides et totalement en dehors des réalités. Ils devaient vraiment avoir la foi, être resté des éternels enfants ou au contraire entretenir un très gros complexe de supériorité, il n’en savait trop rien, après tout, il n’avait jamais réellement travaillé avec des Jedi jusqu’ici, juste l’Amiral, ex-jedi, qui ne comptait donc pas vraiment dans le cas présent.

Oblivarion s’exprimait dans le calme et savait conserver son sang-froid, une qualité nécessaire dans le cas présent. Ses explications firent revenir dans la tête du capitaine les explications qu’il faudrait fournir à propos des droïdes de combat, utilisé par Raxus et pourtant avec eux… Bon, il n’y en avait pas sur le pont ni même dans le Défenseur Stellaire, une mesure de prudence fort bien venue, mais un jour ou l’autre ils finiraient bien par savoir et à choisir, McLeary préférait que le topo soit fait avant le premier contact visuel pour éviter le tir fratricide, mais en même temps, sur cette question, il savait que ce n’était pas à lui de trancher ni même de s’en occuper. Il laissait l’amiral Shi’Sima s’en charger, attendant simplement qu’il puisse de nouveau en placer une. Le Jedi laissa un moment de silence s’installer à la fin de son discours, il faisait bravement face à plus de mille homme potentiellement hostile, ce qui faisait preuve d’un courage insensé ou d’une simple folie caractérisé, peut-être les deux à la fois, mais après tout, c’était ce qui faisait l’étoffe des grands hommes.

Le capitaine d’Hapès se mis toutefois quelques instants en retrait, il avait de nouveau une communication venait du Défenseur Stellaire et celui-ci n’annonçait pas de bonnes nouvelles : les écrans radars du Viscount annoncé l’approche rapide vers leurs positions de nombreuses créatures hostiles. Ses dernières avaient-elles finalement sentie que les proies qu’elles pourchassaient depuis plus de soixante-dix ans étaient en train de se faire la malle ? Difficile à dire, en tout cas, cela signifiait qu’il allait probablement devoir se défendre et vu la végétation, l’emploi de l’artillerie navale était totalement à exclure : cela embraserait à coup sûr la jungle, les condamnant à une mort violente par asphyxie, voire simplement brûler vif, deux perspectives qui n’étaient pas des plus réjouissantes et encore, il avait volontairement éliminer de son esprit la désintégration que pouvait causer les plus gros turbo-laser du navire de guerre super-lourd confédéré. Il était préférable donc de quitter rapidement l’endroit. Lorsque la communication fut rompue, le capitaine se rendit compte que l’on parlait de lui. Reprenant donc contenance, il se rapprocha du Jedi afin de pouvoir informer tout le monde des nouvelles, il fallait faire vite maintenant.


« Au risque de paraitre grossier, j’aurais tendance à vous conseillez de vous bouger : d’après les radars du vaisseau, l’on a des formes de vies hostiles qui approchent en nombre et on ne peut pas utiliser l’artillerie orbitale du vaisseau sous peine de partir avec les monstres. Si vous avez du personnel non-combattant, l’on les évacue en priorité. Vous serez placé en quarantaine dans le vaisseau, mais c’est la procédure standard pour les cas si particulier comme le vôtre, vous devez la connaitre normalement. Vous auriez une zone d’atterrissage plus large que l’on puisse faire venir plus de navette en rotation ? »
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Lun 4 Fév - 23:07

Les informations montaient à son cerveau comme le poison d’un serpent très venimeux. Tétanisé, il aurait tout donné pour être guéris par un caducée ou bien un moyen un peu plus récent comme de l’antipoison. Le cœur serré il enregistra tout ce que disait le maitre Jedi avec la mâchoire comprimée. Son regard ne pouvait plus se poser sur quoi que ce soit, comme emporté par la fleur orangée de la zone 26, puissant stupéfiant. Avec amertume, Six quitta sa posture défensive pour montrer qu’il était parfaitement à l’écoute. Malgré toutes ces nouvelles, ce radeau de la méduse qui leurs était tendu ne pouvait être boudé, voilà pourquoi le capitaine ne se demanda pas longtemps si ils devraient les suivre. Il réfléchit en même temps que le quadragénaire lui parlait à lui seul puisque ses camarades s’en étaient allé pour confier le corps de leurs défunt commandant aux premiers hommes à l’arrière et au passage rassurer les troupes sur la raison de la mort de celui-ci. Il entendit avec soulagement les armes se ranger et se déchargé, un bruit trop fin pour conclure qu’ils l’avaient tous fait d’une même voix même si c’était un ordre d’un supérieur. L’instinct de survie existe aussi parmi les clones. Six était perturbé par tout cela et le pire c’est qu’il avait totalement conscience que tout cela n’était que l’introduction à des centaines d’évènements que lui et ses hommes n’avaient jamais eu dans leurs bases de données. Retirant à nouveau son casque, les épaules en arrière et le torse bombé. Six entama donc : « Ainsi donc des clones et des tas d’hommes de confiance ont trahis la république ! » il tenta de desserrer la mâchoire, sans succès. « Cependant nous resteront fidèles à nos convictions et à notre éducation et nous suivront les Jedi pour leurs porter notre aide. « .

Il avait certes dit cela sous la colère froide de ces évènements dont il aurait presque honte. Mais il ne doutait pas que la plupart, pour ne pas dire tous, de ses hommes aurait suivi ses paroles d’un cri de ralliement pro républicain. Le casque sous le coude et le protocole dans la poche arrière, six avança son bras droit pour serrer la main de la personne qui serait désormais l’homme de confiance du régiment tout entier. Tout du moins à travers lui. Après un petit moment de réflexion – quelques secondes à peine – Aquilus Oblivarion, maitre Jedi et nouveau Général des clones avança sa main pour se saisir de celle du capitaine dans une poigne forte et solennel. Six se risqua même une petite remarque : « Main artificielle ? » puis se ravisant que cela ne devait pas forcément être un souvenir très agréable ou difficile à évoquer devant un inconnu – et pire, un éventuel assassin aux vues de ses dires sur le fameux ordre 66- le clone se recula alors avant de reprendre sa posture droite de rigueur devant un supérieur hiérarchique. « Rassurez-vous pour notre commandant, Général, les savants avaient détectés une défaillance cardiaque lors du processus de clonage. Cette perte est très dure pour nous et j’ose espérer que vous accepterez d’emmener le corps avec nous pour qu’il bénéficie d’une sépulture décente. On ne laisse pas les morts comme ça dans notre régiment. » C’était un sacré mensonge. Les autres n’avaient pas vraiment de respect pour les corps, partant de principe qu’ils n’étaient tous que de la chair à canon à peine bonne à faire le sale boulot. Mais 511, Six et quelques autres gradés partageaient cet avis. L’acoustique de la plaine n’était pas parfaite, cependant le capitaine avait parlé assez fort pour que les premières rangées entendent le dialogue. Le but était de rassuré les hommes pour éviter de créer des tensions inutile et qu’un coup parte à cause de la pression. Cependant les hommes en face n’avaient pas l’air de baisser leurs armes et il craignait que les clones ne rechargent à cause de cette tension. Une tension digne des plus grands affrontements des dieux de la mythologie galactique !

« J’ai effectivement d’autres questions. Mes hommes et moi pourront-ils avoir un récapitulatif des évènements de l’Histoire Galactique ? Quel support représenterez-vous, maitre Jedi, pour nous tous ? Qui rejoignons-nous, l’Ordre ou bien la confédération des systèmes libres dont nous ne connaissons rien ? Je suis navré Général, de me montrer si soucieux, mais il est des questions qui doivent trouver réponse au plus vite pour éviter tout manquement à la règle d’une part comme de l’autre. » Il lança un regard vers divers hommes ayant l’arme au poing et le doigt sur la gâchette, relativement dédaigneux. « Aussi, nous avons des hommes en cellule médicale, il faudrait donc de l’aide pour le transport direct des blessés. Ah et nous n’avons pas besoin de vivre, nous avons su nous débrouiller avec la viande et les plantes alentours, rassurez-vous. Capitaine, vous pouvez dire à votre bâtiment que nous ne lèverons pas les armes contre vous. Pour vous prévenir, les gradés n’ont pas forcément d’armure bariolée, mais ils viendront d’eux-mêmes vous voir. Stigma 511 que vous avez vu sera votre référent pour les questions aux lieutenants. Et vous général, avez-vous des questions ? » Un peu d’effronterie peut-être, mais il voulait aussi souligner qu’en dépit du manque flagrant de connaissance sur le monde alentour, ils n’en restaient pas moins de fiers soldats fier d’avoir tenu aussi longtemps abandonnés sur cette planète hostile. Un fait sur lequel il ne mettrait jamais assez l’accent à son gout. Il crut lire dans certains yeux de la désapprobation, là ou d’autres montrait presque de l’amusement. En tout cas il était persuadé d’avoir vu une lueur de jovialité dans la pupille du maitre et de sa padawan. En dépit de tout, il fit signe aux hommes derrière lui et l’organisation se mit en branle pour rassembler les affaires, prêts au départ.

C’est à ce moment donc que vint McLeary qui n’avait pas vraiment suivit manifestement, et pour cause le voilà avec de bien mauvaises nouvelles. Des formes de vies étaient en approche. Forcément un coup d’œil rapide appris à Six qu’il n’y avait plus de veilleur mis en place. Il enfila donc à nouveau son casque en indiquant à son nouveau général « Si vous permettez général… » . Puis il activa son comlink en avançant un peu vers ses hommes. « Bon des nounours viennent nous faire la bise. Je veux les deux dernières unités de surveillances sur la brèche, je veux un maximum d’homme pour déblayer ce bordel et tout ramener vers les vaisseaux de ces messieurs. 511 coordonne les forces barrières, Zed tu me trouve une cinquantaine de mec pour me raser une cinquantaine d’autres arbres, on a besoin de place. On traine pas ici, c’est l’heure de remballer. Go go go ! » Il avait pris l’habitude de s’adresser à ses hommes ainsi, après tout ils avaient tout partager depuis pas mal de temps et on peut dire que leurs liens n’étaient plus en développement. La conclusion de tout ceci devrait être absolument positive, ils devraient faire vite. Il attendait de son côté que les hommes du fameux amas d’Hapès soit mobilisés pour aider à décharger le contenu de la carcasse. Et surtout les clones avaient pour mission de transporter la machine à clonage, ils ne partiraient pas sans quitte à y laisser la vie. Ainsi donc les clones techniciens étaient déjà en train de démonter la machine –ça s’entendait d’ici avec de grands bruits de ferraille- et divers hommes de la barrière faisaient barrage plus près du Discret. Étrangement, et il l’entendait, les hommes étaient beaucoup plus serein à l’idée d’affronter encore les animaux régionaux que d’affronter ce bâtiment inconnu haut dans le ciel.

Il fit cependant signe à Aquilus Oblivarion de le suivre. Il tenait certes à lui faire visiter les lieux avant la suite des opérations, mais aussi à lui parler de Kin Mir. Ainsi donc il l’amena, droit comme un pic, vers le centre de la plaine. A cet endroit, recouvert par la boue et les racines coupées des arbres précédemment maitre des lieux, se trouvait un autel fait avec les moyens du bord. De grandes pierres plates avaient été entassées afin de déposer dessus un cube laissé par le Général ainsi que sa cape réduite en charpie et son sabre laser surplombant le tout. Six s’arrêta net devant l’édifice, saluant le sabre laser avec la ferveur que seul les officiers ont devant un homme qui les a bien menés des années durant. Se tournant enfin, après et seulement après avoir saisi le sabre laser, il avança vers Aquilus avec une larme à l’œil. Impossible de retenir cette bulle liquide à l’intérieur de lui, il tendit cependant l’arme au Général avec une voix un peu trop remuée à son gout. « Maître Kin Mir méritait amplement d’avoir le rang de Général et plus encore de Jedi plutôt que de Padawan. Il nous a tous guidés et éclairés et certains comme le capitaine et le lieutenant derrière moi, et même moi-même, ont été élevés par ce grand homme. ». Par la suite il lui compta l’histoire de Kin Mir et ce que ce grand général avait fait pour eux à plusieurs reprises. Espérant ainsi obtenir pour son maitre, ne serait-ce qu’à titre posthume, le rang de chevalier Jedi. Il profita de son récit pour essuyer de sa paume la trace humide sur sa joue droite. Pour reprendre consistance Six revint vers McLeary une fois qu’il put voir que les hommes s’affairaient bien à leurs tâches. « Capitaine, combien sont-elles ? J’ai besoin de savoir si on va avoir besoin de renfort ou non. Mais on ne part pas sans la machine de clonage ! » Tout cela n'avait pas pris plus de trois minutes, et il n'avait pas forcément poser les questions nécessaire dans le bon ordre et avaient probablement perdus de précieuses minutes. Mais pour lui, le Général Kin Mir primait sur tout. C'était après tout, son maitre à penser ainsi que celui qui l'avait éduqué des années durant.
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Mer 13 Fév - 1:56

L’ennemi menaçait et le Capitaine en était parfaitement conscient. Une nuée entière de créature s’étaient rassemblé pour un ultime assaut, avant que l’unique trace de civilisation de cette planète ne prenne la poudre d’escampette. Si cette planète avait disposé d’un intérêt stratégique quelconque, les troupes de la Confédération des Systèmes Libres auraient probablement procéder à un assaut en règle visant à éliminer la menace des prédateurs afin de pouvoir construire une base solide, mais cela n’était guère le cas et McLeary pouvait ainsi se concentrer sur ce qu’il avait réellement à faire, c’est-à-dire évacuer les clones présent. L’interlocuteur le plus actif, Stigma 610, avait de nouveau retiré son casque ce qui ne laissait plus aucun doute possible, l’on avait bel et bien affaire a l’un des clones de Jango Fett. L’Hapien savait que cela allait énormément compliquer les choses, tout expliquer en détail, parvenir à des nouveaux compromis… Enfin, ce n’était pas son problème. Pour l’instant, il avait un objectif à remplir : le clone lui avait demandé de l’aide afin de pouvoir transporter le matériel de clonage. Sans cela, l’unité était condamné à disparaitre, il s’agissait donc de sauvegarder son avenir et McLeary comprenait tout à fait.

« Ok, l’on va vous aidez pour tout décharger. Je vais commencer à faire lancer les rotations, l’on évacue les blessés en priorité. »

Se tournant vers ses hommes, il donna ses ordres puis repris contact avec le pont du Viscount. Le Défenseur Stellaire venait de passer en phase d’alerte : même s’il ne pouvait intervenir lui-même, cela ne signifiait pas pour autant qu’il était démuni : des troupes supplémentaires étaient mobilisé pour arriver en renfort tandis que les escadrons de chasse étaient également mise en état d’alerte, s’il y avait des monstres volants ou des créatures assez grosses pour pouvoir être ciblée malgré la densité de la jungle, alors McLeary savait que les pilotes feraient leurs Job et Sarisa avait également tabler là-dessus. Sachant que si les clones partageraient leurs expériences avec le Maître Jedi, ils seraient loin de faire de même avec un simple capitaine de l’amas de Hapès, il se concentra sur l’établissement de sa zone d’atterrissage ainsi que la rotation de ses navettes. Tout devait être impeccablement minuté afin de ne rien laisser au hasard et gagner un maximum de temps. Il dissimulait toutefois un atout dans son holster : son Gun of Command, qui lui permettrait de semer la zizanie parmi les créatures en retournant certaine contre d’autre.

Lorsque le Jedi et le capitaine Clone revinrent vers lui, ce fut ce dernier qui prit la parole afin de lui demander combien de créatures s’approchait. C’était réellement un mouvement de masse et il put constater de visu en voyant les premières navettes que les forces de l’amas s’étaient préparé en connaissance de cause : alors que les blessés étaient embarqué rapidement, ils prenaient la place des troupes de choc de la garde de la reine Tenel Ka. Pour une troupe qui n’avait jamais vu de femme, ils étaient maintenant exposés à la beauté indiscutable des demoiselles d’Hapès en uniforme moulant portant de puissantes lances missile destiné à l’origine à la lutte anti-char. L’on trouvait également d’autres femmes et hommes avec un équipement plus standard, alors que dans le ciel, les premiers escadrons de chasseur effectuaient une sortie préliminaire. L’amiral Shi’Sima n’avait rien laissé au hasard et c’était tant mieux. Retrouvant une contenance toute militaire, le capitaine repris rapidement la parole, prouvant qu’il était également un vétéran endurcit ayant connu le feu pas mal de fois durant son existence, qu’il ne fallait surtout pas sous-estimer.


« Plusieurs centaine, au moins huit cent d’après les écrans radars, ils mettent le paquet pour tenter de vous stopper avant votre départ on dirait, mais comme vous pouvez le voir, j’ai pris la liberté de faire venir des renforts ainsi qu’une couverture aérienne, dans le cas où l’on aurait des monstres volants. Montrez-moi vos lignes, afin que je puisse disposer mes troupes en soutien des vôtres. N’oubliez pas que c’est vous que l’on vient sauver, donc vous quitterez le front avant nous, c’est bien clair ? »

McLeary réalisait bien que la nouvelle n’allait pas forcément enchanter 610, mais il avait des ordres de l’Amiral et Sarisa ne souhaitait pas voir un sauvetage tourner en catastrophe avec des pertes énormes juste parce que la Confédération aura préférer sauver avant tout ses propres hommes que les naufragés qu’elle venait de tirer d’un mauvais pas. Le regard du capitaine prouvait bien qu’il agissait sur ordre et qu’il ne changerait pas d’avis, McLeary avait déjà prouvé, lorsqu’il avait des ordres, qu’il savait se montrer têtu pour les exécutés ainsi que fanatiquement loyal aux ordres de la couronne d’Hapès. Et puis, il aurait peut-être une promotion pour un coup pareil, ce n’était pas tous les jours que l’on pouvait porter secours à la dernière unité galactique de clone de Jango Fett…
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Mer 20 Fév - 23:12

    La mine abattue, Stigma 511 gardait un visage tiré sous son casque. Cette mort sonnait comme un glas, ou un mauvais présage quand à la suite des évènements. Comment allaient-ils être guidés ? 610 était un bon capitaine, mais il manquait d'assurance. Ils étaient si jeunes... 14 ans, quel âge difficile pour commander le destin de 1300 frères, plus proches qu'aucun frère ne pourrait jamais l'être dans la galaxie. Sous son casque, il écouta les paroles de réconfort des deux Jedis et sourit avec difficulté. La vie était bien plus facile à vivre avec une telle philosophie, malheureusement lui n'y croyait pas. La Force lui était étrangère, et depuis la mort de Kin Mir il ne l'avait vue en activité. Il n'y avait rien, hormis la mort et la solitude. Combien des leurs étaient morts, le visage dans la poussière, les yeux ouverts d'effroi, tandis qu'une créature les dévorait ? 511 n'arrivait pas à concevoir qu'ils puissent être en paix. Une fois mort, il n'y a plus rien, rien que le néant, et le vide qu'on laisse derrière soit. Ravagé par ces sombres pensées, 511 ne se mêla pas à l'agitation que provoqua la mort de Sampi ni aux gesticulations des Jedis et de 610 pour forcer tout le monde à ranger leurs armes. Peu lui importait, puisqu'il n'y avait que la mort, surtout pour eux. Il est difficile pour un non-cloné d’appréhender le fonctionnement moral d'un être pensé et créé pour servir, n'être qu'un pion docile et fonctionnel. Remplaçable.

    Redressant la tête, il écouta le Jedi puis un officier venir proposer leur aide. De l'aide médicale et des vivres ? 511 eut un sourire mauvais sous son casque. Que s'imaginaient-ils ? Qu'ils n'avaient rien fait depuis leur naufrage sur cette lune ? Que depuis tout ce temps ils ne survivaient que par un bienheureux concours de circonstance ? Leur infirmerie était parfaitement au point, avec des clones médecins et des remèdes improvisés. Certes elle contenait des blessés, mais ils n'étaient pas sur un champ de bataille. Ou plutôt si, mais un champ de bataille qu'ils tenaient depuis 80 ans. Ils n'avaient pas tous les vivres qu'ils désiraient, mais nul n'était affamé. 511 n'eut pas le dire de leur dire ce qu'il pensait de leurs rations de survie ni de ce qu'ils pouvaient en faire, car le maitre Jedi se lança dans un résumé de l'histoire de la galaxie depuis leur époque, et ce moment l'intéressait au plus haut point. Ils devaient avoir manqué tant de choses.
    Les nouvelles étaient catastrophiques. Le Chancelier, un traitre ? Cela se pouvait après tout, mais la chose était grave pour ces clones qui étaient toujours conçus pour obéir à cette personne. L'Ordre 66 avait été donné ? En effet, il avait lu cet ordre lors de son instruction, et comme toute consigne il l'avait gravée dans sa tête. En apprenant que cet ordre avait été donné, 511 eut presque une impulsion soudaine, comme s'il allait y obéir. Mais les informations du maitre Jedi changeaient la donne. Certes, l'ordre venait du Chancelier, mais la République reste la plus grande maitresse, et en tant que traitre, ses consignes devaient être ignorées. La suite de l'histoire était des plus fascinantes, mais par malheur elle laissait leur destin dans le flou le plus total. Si les clones avaient trahis, et que l'Empire issu de leur trahison était tombé, il ne devait pas en rester beaucoup en vie, surtout si comme le disent les données un clone ne peut vivre plus d'une quarantaine d'années. Ils étaient donc les derniers clones, si nul n'avait hérité de cette armée ? Trop de questions se bousculaient dans sa tête, mais l'une principalement prenait le pas sur toutes les autres : qu'était devenu la République ? Qui allaient-ils bien pouvoir servir à présent, à quoi se rattacher quand votre organisme entier est programmé pour obéir ? Stigma 511 en aurait presque pleuré à nouveau.

    A cet instant l'officier qui les avait rejoints coupa court à ses réflexions et les avertit d'un nouveau danger. D'où venait-il déjà ? L’amas d'Hapès ? Il se souvenait en avoir lu une allusion dans la base de données, mais il n'en savait pas d'avantage. Quoi qu'il en soit, ils n'avaient pas le temps pour ces considérations, la discipline reprenait le dessus, et 511 reporta son attention sur 610, qui semblait avoir pleinement prit en main son nouveau rôle de capitaine. C'est à cet instant que 511 entendit son ami prêter allégeance aux Jedis, en leur nom à tous ? Pour la première fois de sa vie, 511 était furieux contre lui. De quel droit leur choisirait-il un maitre à tous, aussi arbitrairement ? 511 n'avait pas confiance en ces Jedis manifestement proches d'une Confédération dont ils ne savaient presque rien, et au nom inquiétant, de mauvaise augure. Lui ne jurait que par la République, et il ne se mettrait pas si facilement au service de ces Jedis, bien différents de ceux pour qui il avait été conçu.
    Il allait intervenir quand le capitaine d'Hapès les avertit d'une menace, mais une menace dont ils étaient habitués. Voilà bien 80 ans qu'ils étaient menacés par des formes de vie, et 511, du haut de ses 14 ans avait passé sa vie à les combattre. Le comlink tinta, et dans son casque résonnèrent les ordres de 610. Aussitôt, la machine militaire parfaitement rodée du régiment Endurance se mit en branle. 511 lui-même y trouva une bonne excuse pour remettre ses interrogations à plus tard. Il y avait un problème concret, une situation avec ses données, et une manière bien spécifique de l'éluder à leur avantage. Stigma 511, sitôt son ordre reçu, courut au milieu des clones, branchant son comlink à son tour et donnant ses instructions aux groupes de défense :


    « A tous les bataillons, en formation Êta. Couverture maximum à la lisière de la forêt sur tout le périmètre. Autorisation d'utiliser toutes les armes lourdes et les détonateurs, ne soyez pas avares en munitions. Tous les équipages des TIO/BA à vos postes, décollage immédiat. Unités de maintenance, protégez à tout prix les souches ARC, évacuation prioritaire. Attendez les ordres pour ouvrir le feu. »


    Rejoignant à la hâte le PC de commandement au cœur de l'épave, 511 y retrouva les ingénieurs et les officiers de communication en pleine effervescence. Penchés sur l'hologramme, 511 et une demi-douzaine d'officiers s'échangèrent les statuts des principales positions défensives, guettant nerveusement le tintement des comlink les informant de l'avancement des manœuvres. Quand il fut rassuré, 511 quitta la pièce et retourna au centre de la clairière, surveillant les mouvements de troupe tout en attendant que son copilote ait paré au départ sa canonnière personnelle. Il vit passer les caisses de lance-missile PLX, les sacoches de détonateurs thermiques, tout ce matériel économisé le plus possible pendant toutes ces années, faute de pouvoir en produire. Aujourd'hui ils pourraient s'en donner à cœur joie, jamais une bataille ne s'était annoncée sous de meilleurs auspices. Ce fut à cet instant qu'il entendit, relayé par 610 à tous les officiers, que les signaux étaient au nombre de 800, ce qui était une bonne nouvelle supplémentaire. Ils avaient connu pire, et d'après leur déploiement, 511 en déduit qu'il s'agissait probablement que ces espèces quadripodes intelligentes vivant sur l'autre hémisphère de la lune. De vieilles connaissances, dont ils sauraient bien venir à bout. D'autant plus qu'ils avaient du renfort.
    511 vit approcher puis se poser ces navettes venues d’au-delà des nuages, ces navettes dont une seule aurait pu changer leur destin 80 ans plus tôt. Mais alors ils auraient obéit à l'ordre 66. Oui, tout aurait été différent. 511 observa les troupes débarquer, et nota qu'elles étaient majoritairement composées de femmes. Une étrange sensation l'envahit en voyant ces corps différents, mais il n'était pas programmé pour s'y intéresser comme les non-clonés, supposa-t-il. L'éducation sexuelle n'était pas une donnée essentielle de leur entrainement flash. Lui ne remarqua que l'éclat farouche de leur regard, et leur armement imposa terminait d'en faire à ses yeux des soldats, et rien de plus. Il en allait ainsi pour tous les clones présents, la considération entre les deux sexes s'arrêtaient à des différences physiques, on ne leur avait jamais appris à penser autrement qu'en tant que soldats, et étant programmés pour n'être rien d'autre que des soldats, toute notion de flirt leur était fermée. Et comme ils ignoraient ce qu'il s'agissait, ils ne risquaient pas de le regretter.
    A cet instant son comlink tinta, et le copilote lui signala que toutes les canonnières étaient prêtes. 511 eut la présence d'esprit de se rendre d'abord auprès du capitaine McLeary et, lui tendant un communicateur, lui dit :


    « Capitaine, voici un plan de nos positions défensives et la fréquence de mon comlink. Je vous serais reconnaissant de demander à vos troupes de doubler en proportion les nôtres déjà en place, et de ne faire feu qu'à notre signal. Avec votre soutien la bataille devrait durer 35 minutes, avec une marge d'erreur de 10%. Bonne chance. »


    Puis il s'en retourna à l'entrée du hangar, en réalité une grande caverne de métal froissé où étaient stockés les véhicules, et après s'être assuré que les blessés continuaient d'être embarqués dans les navettes sous bonne escorte, il rejoignit son appareil. Le copilote lui tendit son casque de vol, puis il monta à bord, faisant vrombir les moteurs. Après avoir vérifié tous les systèmes et déverrouiller les missiles, chose qu'il n'avait pas faite depuis bien longtemps, il activa la liaison entre les appareils et tous les officiers clones et commanda :

    « A toutes les canonnières, décollage immédiat. Patrouille défensive en cercle, intervention sur les points 26, 45, 48 et 63 dès les premiers contacts visuels. Restez à baisse altitude et concentrez la surveillance sur les positions Varia, Umbra et Sepra. Puis feu à volonté en mitraillage au sol. Canonnière 7 et 9 avec moi. En avant. »


    Dans un long vrombissement, les 23 canonnières quittèrent l'une derrière l'autre les ténèbres du hangar, laissant derrière elles les deux unités hors service et les carcasses des cinq autres ayant servi de réserve de pièces détachées toutes ces années. Leur force de frappe au sol était tout de même imposante, et avec la disparition du rationnement en munitions lourdes, ils allaient faire beaucoup de dégâts. 511 était confiant, confiant comme il ne l'avait jamais été. Mais il ne laisserait rien au hasard, les créatures allaient mourir jusqu'à la dernière, et une fois cette bataille remportée, ils quitteraient cette planète maudite, où tant des leurs étaient morts. La 3eme lune de Tarek Varam ne sera pas leur tombeau.
    Tout en prenant lentement de l’altitude, 511 regarda les canonnières commencer leurs cercles autour de la carcasse, prêtes à fondre sur la lisière de la forêt et cracher le feu et l’enfer sur les créatures lorsqu’elles voudraient en sortir. Plus haut, dominant tout cela, 511 et ses deux ailiers patrouillaient eux aussi, surveillant les points importants. Il était fier de cette escadrille improvisée, mais tellement efficace. Un cri lancé dans son comlink lui fit reporter toute son attention sur son écran et le sol :


    « Ils arrivent !! »

    Presque immédiatement, 511 vit s’allumer des dizaines de points rouges sur son écran de contrôle, sur toute une moitié de la clairière. Les créatures concentraient leur assaut sur un même point, et les premières apparurent bientôt à la lumière, sortes d’énormes croisements entre des araignées et des lézards, à l’instinct grégaire très développé et possédant une structure de castes. Les premiers spécimens à sortir du couvert des arbres furent abattus sans pitié par les tireurs d’élite, puis quand apparut le gros de la troupe, les sous-officiers déclenchèrent le tir. Une volée de missile venus du sol et de l’air éparpilla leurs rangs, les détonateurs semèrent le trouble dans leurs lignes, et le tir de barrage acheva de les renvoyer sous le couvert des arbres. Cela n’avait duré qu’une poignée de minutes. Mais ils connaissaient ces créatures, assez intelligentes pour créer une diversion. Et en effet, peu de temps après, ce fut de l’autre côté de la clairière que se porta le véritable assaut. Parfaitement préparés, les clones reculèrent volontairement, créant un no-man-land d’une cinquantaine de mètres. Lorsque les créatures bondirent hors des fourrés, elles furent immédiatement cueillies en plein vol par des rafales de blaster bien ajustées. Mais la meute suivait derrière et bientôt une masse compacte de ces monstres émergea de la forêt, pour le grand baroud. C’est à cet instant que les canonnières frappèrent. Par vagues successives, elles balayèrent la lisière de la forêt d’une pluie de missile, sur toute la moitié de la clairière, retournant troncs et rocs, éparpillant des lambeaux de chair dans tous les sens. Coupés de leurs renforts dans la forêt, ceux qui étaient à découvert furent massacrés par les troupes combinées d’Hapès et du régiment Endurance. Une fois remis de leur surprise, les créatures tentèrent un ultime assaut, mais leur nombre était toutefois trop réduit pour réellement submerger les lignes de défense. C’était pour la phase la plus dangereuse, celle où un imprévu peut tout compliquer. Sous un feu nourri de blaster, les créatures jaillissaient du bois, seules ou en groupe, et de tous côtés, car elles revenaient en force là où s’était porté leur diversion. L’holocarte scintillait de points rouges sur tout le contour de la clairière, 511 entendait les clones crier des ordres ou des encouragements dans son comlink, l’habituelle cacophonie des batailles, saturée de bruits de tirs, mais aucun cri de douleur, manifestement les créatures n’arrivaient pas à franchir le rideau de feu les séparant de ce sympathique repas que représentaient les clones et leurs alliés. 800 créatures étaient bien peu de choses face aux presque 2000 soldats qui leur faisaient face, et cet impressionnant déploiement d’artillerie achevait de briser leur élan. Depuis la canonnière de commandement, 511 voyait toute la lisière de la forêt s’embraser sous les tirs de roquette et de blasters, les canonnières effectuant des mitraillages au sol meurtriers. La bataille ne durerait plus très longtemps…
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Jeu 21 Fév - 18:28

    Le capitaine clone semblait plutôt ne pas apprécier les nouvelles que lui apportaient le Veilleur, pourtant c’était la stricte vérité. Restait au clone le choix de l’accepter ou de se voiler la face, mais cela ne dépendait plus du Jedi qui estima avoir accompli son devoir. Devant les déclarations du clone, Aquilus hocha la tête, satisfait de la réponse du soldat. Le capitaine accorda une poignée de main au vieil homme qui l’accepta. Bien que tous deux portaient des gants, le clone semblait avoir remarqué que Spectre Gris avait été amputé et que son membre perdu avait été remplacé par une prothèse.

    - L’œuvre d’un Sith.


    Lâcha-t-il avec une pointe d’amertume au fond de sa gorge. En effet, sans le vouloir le capitaine avait extirpé de la mémoire d’Exio un souvenir douloureux de son ancienne vie, avant sa première mort. Ce jour là, il avait perdu bien plus qu’un bras, il avait perdue une amie, une très bonne amie, ainsi que son mentor. Mais c’était du passé désormais. Le clone précisa ensuite les causes du décès du commandant venu les saluer en premier, chose à laquelle le Veilleur répondit d’un hochement de tête lorsque le dénommé 610 lui précisa Stigma 511 et le désigna comme étant le référent s’il avait quelques questions.

    - Bien. Nous veillerons à ce qu’il ait droit à des funérailles dignes de l’homme qu’il était. La Guerre des Clones est terminée depuis longtemps capitaine. Aussi, j’ignore si vous êtes toujours tenus d’assister l’Ordre Jedi. Ou plutôt le Nouvel Ordre Jedi... Je pense que vous serez libres de faire vos propres choix une fois que vous aurez eu accès à un récapitulatif historique des évènements ayant mené à la chute de l’Ancienne République jusqu’à aujourd’hui.

    Alors qu’il venait d’expliquer la situation au capitaine clone devant lui, le vénérable Maître Jedi fut alors interpellé par Mc Leary : plusieurs signes de vie hostile convergeaient vers le campement des clones. Problématique. Aquilus en arriva même à se demander s’ils n’étaient pas tombés dans un piège, mais il écarta cette pensée. Il fallait se préparer à combattre. Il acquiesça les ordres du lieutenant d’un hochement de tête afin de ne pas avoir à les répéter. Tout le monde obéirait. Exio Breakshield laissa Mc Leary et 511 gérer la défense des unités présentes ainsi que les soucis logistiques tandis que 610 le mena jusqu’à ce qui ressemblait à une pierre tombale rudimentaire faite de pierres plates. Sur cet autel que le Jedi supposa être sacré pour les clones, il put remarquer une cape laissée en charpie, ainsi qu’un cube et un sabre laser. Aquilus comprit immédiatement qu’il s’agissait de la sépulture du Jedi ayant commandé les clones depuis la Guerre portant leur nom et imita le capitaine 610 lorsque celui-ci salua l’autel. Le capitaine clone lui expliqua brièvement qui était ce Jedi : il s’agissait d’un padawan Jedi dénommé Kir Min. Exio Breakshield remarqua que le cube semblait être un holocron qui apporterait sans doute bien des réponses à cette situation. Après avoir demandé l’autorisation à 610, il le saisis entre ses doigts et le mis dans une de ses poches intérieures.

    - Ce n’est pas à moi d’en décider malheureusement, ne faisant plus partie du Conseil Jedi. Plus qu’un Chevalier, je pense que le padawan Kir Min mériterait le rang de Maître Jedi pour avoir su vous guider en ces heures sombres. Soyez assurés que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que son héroïsme et sa détermination soient reconnus, révélés à notre Ordre et que son nom ne tombe pas dans l’oubli.

    Saisissant le manche du sabre laser du défunt Kin Mir, il le soupesa de sa main artificielle et activa la lame d’or qui jaillit du cylindre chromé dans un bourdonnement rassurant. Le clone et le Jedi revinrent sur la zone de débarquement en silence. Chacun se préparant au combat à venir.
    Aujourd’hui, le temps d’un combat, l’âme de ce valeureux Jedi allait à nouveau accomplir son devoir à travers maître Aquilus Oblivarion.


    - Ma padawan et moi-même allons vous donner du temps pour repousser ces créatures pour que vous puissiez évacuer tout ce dont vous avez besoin.

    Rejoignant la zone de conflits, il n’eut pas grand-chose à faire face au déploiement des troupes clonique assez rapide et organisé. Cependant, certaines bêtes rescapées des tirs de barrage arrivaient à continuer d’avancer. Se jetant dans la mêlée au milieu des clones, Aquilus Oblivarion s’occupa d’essayer de neutraliser les animaux en usant de mouvements du puissant Djem So ainsi que de la Force.
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Dim 10 Mar - 16:08

La terre aurait pu trembler que l’animosité ne s’en serait pas sentis plus forte. Pourtant aucun clone ici présent n’avait peur ou ne doutait. Chacun attrapa son arme avec l’agilité de l’habitude et se mirent en formation en fonction de l’ordre reçu. Six les regardaient tous. Ecoutant rapidement ce qu’on lui disait mais sans réagir. Aujourd’hui était un jour de vengeance. Aujourd’hui était le jour où ils pourraient s’enfuir d’ici en tuant un maximum de ces créatures du mal. Le maitre Jedi avait fuit avec le sabre vers le front. Le maitre Jedi avait décidé d'honorer le sabre une dernière fois. Les poings du capitaine se resserrèrent soudainement et il avança vers une Mitrailleuse Z-6 à canon rotatif pour s’en saisir. Les créatures ne s’échapperaient pas. Il avait les dents serrées, les phalanges blanches sous son armure à cause de la pression autour de l’anse de la mitrailleuse. Il prit par l’aile gauche, celle que 511 ne surveillait pas avant de dire clairement dans son comlink à nouveau activé. « Aujourd’hui est le dernier jour de cette horreur. Je veux un maximum d’hommes à combattre. Capitaine Mc Leary envoyez des hommes protéger l’unité de clonage, nous avons des comptes à régler avec elles. » Il avança devant les troupes en faisant signe de el couvrir et actionna la mitrailleuse. Il n’était plus capitaine, mais bien une tourelle mobile, tuant créatures après créatures en portant l’immense arme à bouts de bras. Ses épaules vibraient en même temps que les lasers fusaient et les quelques créatures lui échappant étaient réduites au silence par les hommes derrière lui. Six n’avait plus envie de rire, il avait envie de pleurer. Pleurer sur tous les hommes morts au combat contre ces créatures, contre d’autres monstres, contre la chaleur et l’environnement, contre ces plantes inattendues.

Six avait envie de hurler de rage, de désespoir. Six voulait voir ces créatures tomber les unes après les autres. Le regard embué par les larmes il fit une erreur de débutant et se tourna un peu trop sur la gauche durant une seconde. Cette seconde suffit et une des créatures échappa aux tirs des soldats derrière. Il eut juste le temps d’entendre son nom dans le comlink avant d’être projeter en avant vers les lignes des monstres qui les attaquaient. Il lâcha la mitrailleuse sous la puissance du coup et se tourna pour voir au moins quatre de ces bêtes se ruer sur lui. Loin d’être lâche, les affronter seul était un suicide certifié, il prit donc la décision de tirer une première fois en tirant son pistolet blaster à sa jambière avant d’effectuer plusieurs roulades pour éviter les griffes des créatures sombres. Un nouveau tir et l’une des créatures s’effondra. Il entendit rapidement une autre patte arrivé près de lui, par réflexe il bondit. Nouvelle erreur. La bête fonça droit sur lui et il fut projeter en arrière par le crane dure comme la pierre de l’impressionnante créature. Son casque avait roulé vers les rangs de clones qui tiraient pour protéger leur Capitaine, mais ils ne réussirent qu’à toucher l’un d’eux et à en tuer un autre. Cependant Six était tombé près de la mitrailleuse. Allongé, elle était trop lourde pour qu’il puisse la manier ainsi sans risquer quoi que ce soit. Il bondit simplement de l’autre côté en orientant la mitraillette vers les pattes des créatures et tira. Des trous se formèrent dans les muscles de l’imposant monstre et six en profita pour faire bouger un peu la mitrailleuse pour toucher les pattes des autres adversaires au passage. Il se redressa enfin, attrapant la mitrailleuse à bout de bras et recula rapidement pour être à nouveau en sécurité.

« Hey 511, vous vous en sortez ? Ici c’est bientôt propre, on pourra venir sauver vos fesses ! » lança-t-il à la cantonade, le sourire aux lèvres sans un regard vers le haut. Il savait que son ami s’en sortait bien, mais il ne comptait pas mourir de stress durant ce combat inquiétant. Ce combat de la dernière chance. Tout était réuni pour qu’ils l’emportent et repartent tous vers une planète meilleure. Il était impossible que tout cela parte en fumée. En tout cas il ne laisserait pas faire une chose pareil. Donnant la mitrailleuse à un lieutenant derrière lui sans regarder de qui il s’agissait-il avança dans la ligne, son comlink toujours actif en demandant rapidement à McLeary « Vous avez un visuel de leurs troupes, il faut nous indiquer par où ils arrivent. Vous ou votre supérieur ça n’a aucune importance, mais nous avons les moyens de ne subir que des pertes minimales… » La suite de sa phrase resta en suspend mais il était inutile qu’il al termine, chacun avait bien compris ce qu’il avait à faire. Le capitaine attrapa un M5 rangé là et l’arma. Alors qu’il remontait la ligne il tira parfois entre les soldats pour toucher une créature qui était à sa portée. Il finit même par s’arrêter quelques minutes afin d’évincé un attroupement qui commençait à devenir dangereux pour leurs positions. Il put observer la fougue, l’empressement, la haine parmi ses soldats mais malgré ces émotions il pouvait aussi voir la discipline, le contrôle. Il était fier de chacun d’eux. Il savait ce qu’ils étaient et ce qu’ils avaient vécu. Il savait que ces soldats ne craindraient plus grand-chose. Il savait que ces soldats avaient un destin de grands hommes. Tout du moins il l’espérait car chacun d’eux le méritaient.

Six se demandait ce que pouvait faire le capitaine du vaisseau qui leurs faisaient de l’ombre, mais il devina que malgré ses demandes, il devait être en train d’en découdre avec quelque chose. Il attendit donc patiemment et sans se hâter, cherchant tout de même McLeary du regard en avançant. Peut-être était-il allé prêter main forte aux défenseurs des souches ARC du vaisseau. Après quelques pas, il put enfin voir les fameuses femmes en action. Leurs formes auraient pu laisser douter de leurs capacités, visiblement plus fines que les clones. Cependant les voir ainsi au combat laissait bien comprendre que chacun d’elle pouvait se permettre une bonne baffe à un clone sans trop risquer de craindre les représailles. Ces soldats, quoi que différents méritaient le même respect que ses hommes. Six passa sa main sur son torse, le long des fêlures qu’avait fait la créature en lui chargeant dessus un peu plus tôt puis continua son avancée. Ce combat était plein d’excitation pour les clones, il pouvait même entendre certain rire de leur vengeance. Mais les femmes, ces soldats très particuliers étaient calmes et froides. Elles regardaient les créatures comme elles auraient pu regarder un mur d’arbres inintéressants. Cela mis Six très mal à l’aise. Il eut plus l’impression d’être près de robots que près de personnes vivantes. Il pensa rapidement aux droïdes, puis décida de retourner dans ses rangs, sans être trop éloignés de ces femmes robotiques et si inquiétantes. Si elles éprouvaient si peu de choses faces à ces monstres, le capitaine n’osait imaginer leur réaction si on ordonnait leur mise à mort. Malgré une riposte violente et beaucoup de morts, ces femmes auraient probablement le dessus à la longue. Elles étaient mieux et plus entrainés que la plupart des soldats présents ici. Certes pas dans les mêmes conditions, mais il était fort probable qu’elles s’en sortent. Tout en tirant dans les yeux d’une des créatures trop proches d’eux, il croisa mentalement les doigts pour que tout se passe pour le mieux.


[Peut mieux faire, désolé...]
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   Lun 18 Mar - 17:49

Lorsque l’on était insuffisamment préparer, l’assaut d’une horde de créature sauvage pouvait être particulièrement surprenant et vous brisez comme une brindille. Toutefois, ici, avec des hommes restés coincé si longtemps ici que l’expérience du combat contre ses créatures représentaient bien plus que celle de toute la galaxie et les femmes guerrières d’Hapès dont l’entrainement et la ténacité étaient légendaire permettait aux troupes de tenir et produire un feu si nourris qu’il balayait tout sur son passage. McLeary n’avait pas grand-chose à faire, il se contentait de suivre les directives des clones. Chaque poste de combat fut doublée par une garde de femme guerrière tandis que les escadrons de canonnière pouvaient compter sur le soutien de la chasse venu du Viscount dans les airs. Le vétéran était d’ailleurs pleinement satisfait. Lorsque les premières créatures se dirigèrent vers lui, il visa la plus grosse avec son pistolet et atteint sa cible avec une précision diabolique. Alors que le tir semblait de prime abord être inutile, l’officier donna un ordre et aussitôt, le monstre se tourna contre ses congénères, créant une véritable pagaille sur l’endroit où il se trouvait. Le Gun of Command était réellement une invention redoutable, pouvant être considéré comme diabolique par les superstitieux, il était l’une des images de l’avancée technologique de l’amas sur le reste de la galaxie.

Dès que la créature qu’il contrôlait était éliminé, il tournait son pistolet vers une autre et reproduisait le processus, veillant à maintenir un véritable chaos dans les lignes adverses. Utilisé correctement, ce simple pistolet avait réellement le potentiel de transformer une zone de guerre bien plus facilement que ne le ferait un barrage d’artillerie, il suffisait d’imaginer que la cible de son attention soit un officier et de se représenter le chaos que cela engendrerait dans un dispositif ennemi… Mais pour l’instant, cela ne représentait rien de plus que de pouvoir admirer la destruction des hordes de monstres adverses. Ce n’était pas si difficile, mais l’homme imaginait facilement que vivre quatre-vingt années dans cet environnement ressemblait davantage à un enfer qu’à une promenade de santé. Il préférait encore les champs de batailles conventionnelle, les morts étaient plus propres et l’ennemi plus prévisible, même si le côté instinctif des hordes sauvages rendaient également les choses bien plus simple. Mais c’était également l’occasion d’observer l’efficacité des clones en combat. La Grande Armée de la République avait remportée de nombreuses victoires contre les droïdes de la CSI, malgré un rapport numérique très défavorable et McLeary pouvait ici comprendre en partie pourquoi, il ne manquerait d’ailleurs pas de faire un rapport à l’Amiral à ce sujet.

Discipliné, ne connaissant ni la crainte, ni le doute, les clones restaient sur leurs lignes, obéissaient aux ordres sans hésitations et se battaient avec acharnement contre un ennemi pourtant numériquement très supérieur. Ils n’avaient jamais abandonné, ce qui prouvait d’ailleurs leur obstination et leur remarquable mépris de la mort dans des conditions pourtant très difficile. L’officier savait que ses troupes n’avaient guère à rougir de leurs talents, mais tout de même, il ne sous-estimait pas le plus que pouvaient apporter les clones à l’armée de la CSL. Son Comlink sonna de nouveau, il posa la main sur son oreille et attendit les ordres. L’évacuation se déroulait bien, les blessés ainsi que le matériel de clonage, si important, avait déjà embarqué sur le Viscount, il ne manquait plus que les troupes combattantes. McLeary se tourna vers l’horizon, rien en vue… Les derniers monstres avaient laissé leurs instincts leurs guider la retraite après avoir perdu une grande partie de leurs meutes… Mais c’était probablement un retrait temporaire… Ils allaient retrouver d’autres meutes et hordes pour revenir au combat. McLeary savait ce qu’il avait à faire. Se rapprochait de 610, qui semblait être le leader, il dit alors.


« Votre Matériel et vos blessés sont embarqué à bord, c’est votre tour maintenant. Profiter de l’accalmie, ils vont probablement finir par revenir mais si l’on est assez rapide, l’on peut avoir filé avant qu’ils ne reviennent… »

Au pire, il tiendrait la ligne avec ses filles. Les Hapiens avaient prouvé qu’ils étaient capable de s’occuper de cela sans problème, entre ceux portant le Gun of Command et les autres, dont les capacités martiales étaient incontestable. L’objectif restait avant tout de faire évacuer les clones, des pertes dans leurs rangs pendant l’évacuation était à exclure au maximum, il se contentait de suivre la consigne de l’Amiral, rien d’autre…

[Pas extra non plus…Désolé]
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MessageSujet: Re: Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]   

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Le don de grandeur [PV Stigma 511-610-Aquilus]
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