Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 Coruscant nocturne {Styxana [Abandonné]

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MessageSujet: Coruscant nocturne {Styxana [Abandonné]   Jeu 27 Déc - 18:56

Lorsqu'Aenaya descendit de son petit vaisseau après s'être posée sur le gigantesque astroport de Coruscant, la première chose qui la frappa fut l'épaisseur de l'air. Une atmosphère tiède, légèrement étouffante, saturée de sons sourds qui étourdissaient l'oreille non habituée à cette agitation. Coruscant était une ville grouillante dont l'âme semblait éternellement en mouvement, une ville inépuisable où l'on sentait insignifiant face aux silhouettes intimidantes des gratte-ciel. Ceux qui étaient étrangers à ce centre de la Galaxie s'y sentaient rarement à l'aise mais pour la jeune femme qui se frayait déjà un chemin à travers la foule avec une aisance déconcertante, cette planète était un lieu familier. Amical. Elle connaissait la plupart de ses rues, de ses coins et recoins, pour les avoir pratiquées durant les premières années de sa vie. Il lui semblait se revoir enfant, toute petite mais déjà habituée aux rencontres cosmopolites, aux couleurs chatoyantes, aux ruelles sombres où sa curiosité la poussait malgré l'interdiction paternelle. Aujourd'hui, elle revenait en ces lieux pour la première fois depuis son départ et sur son visage se lisait la joie et l'impatience, une certaine fébrilité presque enfantine. En marchant dans la rue, le nez en l'air, la demoiselle heurta plusieurs passants dont la mauvaise humeur ne suffit pas à la décourager et continua à sa route pendant quelques minutes.

On aurait pu croire à une jeune femme découvrant la planète mais l'approche de sa destination l'amena à transformer son expression et à se concentrer sur le véritable objectif de sa venue ici. Officiellement, elle rendait visite à ses parents. Officieusement, ses motivations n'auraient pas plu aux troupes de l'Alliance présentes dans la capitale. Quelques jours plus tôt, un de ses indicateurs avait réussi à obtenir une information importante au sujet d'une commande d'armes dont la provenance et le but demeuraient encore inconnus mais qui devait transiter par un intermédiaire, un Twi'lek à la peau d'un vert pâle dénommé Kryrino. Cet intermédiaire était son affaire et il s'agissait de récupérer les documents en sa possession afin d'en apprendre davantage sur cette étrange commande. Pour ces motifs, il était impensable de mener à bien sa mission dans le giron familial, surtout en cas de danger. Or, malgré son jeune âge, si Aenaya avait bien appris une chose c'était que les activités auxquelles elle se livrait impliquaient toujours un danger et que son espérance de vie était sans doute en-dessous de la moyenne de celle des jeunes humaines. Mais cela, elle y pensait rarement. Au-delà de son air ingénu, le risque ne lui faisait pas peur, au contraire. Il lui donnait sa force. Sans doute sa jeunesse y était-elle pour quelque chose dans cette sorte d'insouciance et d'inconscience mais aussi dans son talent certain pour s'acquitter avec brio de ses tâches dont elle s'accommodait toujours en s'adaptant.

Ainsi, aujourd'hui, la situation exigeait que la demoiselle parût inoffensive et assez charmante pour pouvoir approcher sa cible sans s'attirer de soupçons. Hors de question pour elle de laisser voir que Coruscant n'était pas sa planète, il fallait effacer toute trace de sa culture Naboo pour se glisser dans la peau d'une jeune humaine habituée au monde de la nuit. Alors que le soir tombait, il aurait été difficile pour quiconque de deviner sa réelle occupation. Vêtue d'un pantalon de cuir noir mettant en valeur la finesse de ses cuisses et l'arrondi de ses hanches ainsi que d'un haut court mêlant le noir et l'argent en un corset entrelacé de son ventre à sa poitrine sur laquelle reposait un pendentif aux entrelacs délicats travaillés par un artisan Naboo, elle avait relevé ses cheveux en une savante coiffure parsemée de pierres argentées brillantes et de quelques plumes blanches et qui dégageait sa nuque. En entrant dans la boîte où elle était sûre de trouver la personne qu'elle cherchait, elle passa devant une glace et sourit à son reflet, espiègle, s'amusant de ce déguisement qui ne lui ressemblait pas mais qui la faisait paraître parfaitement à son aise dans cet endroit. Adressant des sourires charmeurs à ceux qui croisaient son regard, il semblait difficile de douter de la parfaite sincérité de son attitude de femme séductrice et futile, adepte des nuits de danse et de jeux. Pourtant,  Aenaya ne manquait  rien de ce qui se passait dans cette boîte éclairée par quelques lumières tamisées qui reflétaient des lueurs rouges et rosées et dont l'ambiance était assurée par une musique planante entrecoupée d'éclats de voix aériennes. Quelques petits groupes s'étaient formés autour du bar, suivant parfois des yeux les nouveaux arrivants. La jeune femme fit le tour de l'endroit puis aperçut enfin celui qu'elle cherchait. Ils marchaient tous deux dans la même direction et leurs regards se croisèrent en arrivant au bar, dirigé par un homme immense qui maniait verres et bouteilles emplis de liquides colorés avec une aisance incroyable. Charmeuse, elle s'installa près de lui et commanda un verre tout en effleurant le pendentif à la naissance de sa poitrine, un sourire malicieux logé au coin de ses lèvres. Au bout de quelques minutes, la conversation s'engagea naturellement, minutieusement orientée par la demoiselle qui s'assura de ses charmes. Quelques mots chuchotés à l'oreille, les yeux baissés par fausse timidité à ses avances, une main délicatement posée sur son épaule... Le twi'lek se montra séduit.

Néanmoins, Aenaya savait que ce jeu ne saurait durer trop longtemps car l'homme avait rendez-vous avec celui qui projetait d'acheter ces armes, aussi ne tarderait-il pas à s'éloigner. Elle préféra alors prendre l'initiative et prétexta des amis à retrouver avant de le quitter avec un léger clin d’œil. Au passage, sa main l'effleura et parvint à glisser dans sa poche un discret émetteur qui lui permettrait de ne pas perdre sa trace. Elle espérait bien pouvoir le retrouver une fois qu'il aurait obtenu les documents qui l'intéressaient et les récupérer par les moyens qui s'imposeraient. En s'éloignant, elle commença par se diriger vers les toilettes au cas où il se retournerait pour la suivre des yeux puis étudia avec attention la disposition de la salle afin de trouver le meilleur endroit pour l'observer sans qu'il la vît. Une table pour deux personnes dans un coin isolé où les néons colorés projetaient assez peu leurs faisceaux attira son attention. D'ici, il ne la remarquerait pas, surtout s'il était occupé à parler affaires. La jeune femme alla donc s'y installer avec le plus grand naturel. Assise, ses doigts pianotèrent sur la table, donnant l'impression qu'elle attendait un quelconque rendez-vous, et à aucun moment elle ne douta de son succès. Une légère impatience prit naissance au bout de ses doigts. L'idée de cette chasse dans cet endroit insolite lui plaisait, se retrouver à nouveau sur Coruscant était réconfortant et réjouissant, et le blaster dissimulé dans ses hautes bottes était suffisant pour la rassurer si bien qu'elle se permit un deuxième verre aux couleurs ambrées qu'elle porta à ses lèvres d'un geste assuré. Après de longues minutes, le Twi'lek était toujours au bar sans aucune nouvelle compagnie et le temps commença à se faire long pour la demoiselle assise à sa table. Soudain rendue d'humeur dansante, elle s'autorisa une légère entorse à ses principes et quitta son poste d'observation. Après tout, cette longue attente n'avait rien de naturel et pouvait presque paraître suspecte. Aenaya se dirigea alors vers la piste de danse d'un pas léger, un sourire malicieux aux lèvres. Cette musique lui plaisait et de la piste, elle pouvait tout à fait surveiller son homme sans pour autant se faire repérer puisqu'elle était loin d'être seule à se laisser aller au gré des notes rythmées. Ce personnage, décidément, lui plaisait bien...
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MessageSujet: Re: Coruscant nocturne {Styxana [Abandonné]   Ven 28 Déc - 1:39


    Coruscant. Planète capitale de la galaxie, ou plutôt centre galactique brillait de mille feux lorsque vint le crépuscule. Les lueurs d’orange et de rose s’entrelaçaient à travers le ciel calme et paisible sous le regard contemplatif de sans doute, nombreux habitants des quartiers médiums et hauts. Oui Coruscant était le joyau de la galaxie, et celle-ci gravitait autour de la capitale de l’Alliance Galactique. Cette pierre précieuse était brillante et sa beauté se diffusait à travers les nombreux médias vantant la supériorité implicite de la capitale par rapport aux autres planètes plus ou moins éloignées. Captivant les yeux des indénombrables habitants telle une danseuse se mouvant avec grâce et élégance sur la scène de l’univers, ce diamant luisant était le centre d’attraction de centaines de civilisations. Des trillions d’individus parcouraient sans cesse sa surface et ses airs de façon permanente comme une fourmilière dans laquelle, les fourmis ne dorment jamais.
    La vie était toute autre pour ceux « d’en dessous », bien loin de ces racontars évoquant les richesses économiques et culturelles de la planète, son cadre agréable, propre et sa beauté architecturale.
    Oui, car il y avait bien des individus existant sous l’épaisse ceinture de gaz séparant ceux à l’existence plus ou moins facile, et les autres : les marginaux, les plus misérables des pauvres de Coruscant. Sous cette couche de gaz polluée et opaque, c’était une toute autre planète que l’on découvrait, bien moins reluisante mais surtout, dont très peu de personnes dans la galaxie avaient conscience. D’aucuns compareraient Coruscant à une pièce à deux faces : pile, la plus belle et resplendissante des pièces, un travail d’orfèvre forgé dans un métal rarissime et sans la moindre imperfection. Face, une pièce forgée vulgairement, dans un acier ordinaire et bas de gamme, rouillée et corrodée de l’intérieur. Deux mondes diamétralement opposés cohabitaient sur une seule et même planète, cloisonnées, l’un en profondeur, l’autre en altitude par un épais brouillard toxique et totalement opaque. Les bas fonds étaient une véritable zone de non droit dans lesquels les forces de sécurité de Coruscant ne s’y aventuraient que rarement pour deux raisons : premièrement c’était un endroit laissé aux mains des pires crapules de la planète donc potentiellement dangereux même s’ils avaient les moyens de régler ce problème, et secondement –et c’était bien la, la véritable raison du problème- car leurs dirigeants, « ceux du dessus » négligeaient complètement cette population, considérant qu’elle n’avait aucun intérêt à être protégée puisque ne produisant rien, et ne votant pas.

    Ces laissés pour comptes vivaient dans des quartiers miséreux salis par la crasse, la pollution et le manque d’hygiène manifeste de ceux qui y vivaient, ou plutôt survivaient. Et beaucoup naissaient, vivaient et mourraient sans même entrapercevoir la lueur du soleil à cause de la pénombre artificielle qui régnait : les gaz ne laissaient filtrer aucun rayon de lumière naturelle. La seule lumière présente émanait des enseignes publicitaires et de l’éclairage artificiel ou autres néons grésillant. Inutile de préciser que lorsqu’on échouait dans les bas fonds, on était autant en sécurité que sur Nar’Shaddaa.

    Ce contexte et ce lieux était donc propice au développement du crime organisé. Oh certes, ces réseaux et autres gangs n’avaient pas autant d’influence que ceux que l’on pouvait trouver sur Nar’Shaddaa, néanmoins ils étaient suffisamment organisés et armés pour se faire craindre même si eux-mêmes, se faisaient étonnamment discrets lorsque la GAG ou le FSC effectuait quelques descentes annuelles pour coffrer quelques bandits ayant fait l’erreur d’essayer d’étendre leur réseau au dessus du plafond artificiel et trouble. Les accrochages entre les forces de l’ordre et les bandits étaient plutôt rares car même si les criminels étaient souvent financés par les Hutt, ou autres autoproclamés barons du crime, ils n’étaient pas assez fous pour se frotter aux troupes de sécurité et escouades bien mieux équipées et entraînées qu’eux, sauf s’ils étaient suffisamment payés pour le faire.

    Et ce fut dans ce milieu dans lequel était tombé Styxana Mirkwind : la sombre Dame Noire de la Sith, représentante de la Symphonie. Depuis la prise de pouvoir de Darth Nelius, elle savait que ses jours étaient comptés. L’opportuniste Nagaï cherchait d’abord à consolider son autorité en éliminant ceux qui avaient la bêtise de se dresser ouvertement contre son règne. Darth Calisomnus elle était restée passive pendant l’évènement et se contentait de mener sa vie comme si rien n’avait changé, car dans l’absolu, rien n’avait changé. Les Sith avaient troqué un tyran contre un mégalomane, et l’un ou l’autre avaient une vision bridée, mutilée et naïve de la Force. Ce détail amusait généralement la chagrienne qui se surprit à avoir bien plus de points communs avec les Jedi qu’avec les natifs et héritiers de Korriban, même si bien entendu, la Dame de la Désolation vouait une profonde révulsion envers le pacifisme : doctrine phare des adeptes du Côté Lumineux.
    Oh, il n’avait pas été difficile pour la Dame Noire d’entrer dans le centre galactique : son identifiant mandalorien faisait l’affaire et on ne lui posa pas plus de questions quand elle se rendit dans les bas fonds.
    A vrai dire, quand on savait comment s’y prendre il était très aisé de pénétrer dans Coruscant dès l’instant ou l’on avait pour piste d’atterrissage une vieille plateforme tenue par des Hutt dans les ghettos et autres niveaux inférieurs. Par ailleurs, Styxana savait que des millions de personnes vivaient dans cette zone en totale clandestinité sans même que les pouvoirs publics et autres services d’immigration de l’Alliance puisse être en mesure ne serait-ce que d’estimer au million prêt le nombre exact d’individus sur son sol.
    Darth Calisomnus n’était que de passage dans les bas fonds, elle s’était rendue dans le secteur Yuum dans le but de récupérer quelques artefacts d’origine Vong afin d’en comprendre et étudier leur fonctionnement. Ce secteur avait été touché par les envahisseurs au début de ce siècle, néanmoins même si Coruscant s’était rétablie de leur domination, certains secteurs des bas-fonds regorgeaient encore de certains vestiges et trésors. Seuls les plus téméraires osaient récupérer ces objets de valeur dans l’espoir de les vendre. Les autres préféraient éviter les recoins n’ayant pas encore été « dévongifiés » par superstition.

    N’écoutant que la Force, la chagrienne put de cette façon mettre la main sur une sphère organique qui semblait respirer mais qui était aussi active qu’une plante. Ce qui était le plus perturbant avec cet artefact, c’était surtout le fait que malgré qu’il puisse être « vivant », Styxana ne sentait pas sa présence dans le flux d’énergie dans lequel elle baignait depuis sa tendre enfance. Ses mains gantées de noir se refermèrent sur le petit objet dont le diamètre changeait au gré des inspirations et expirations. Le lieu était sombre, en réalité il s’agissait d’une ruelle abandonnée dans laquelle semblait s’être développé un véritable tapis de végétation Vong sur le sol et le long des murs sur une hauteur avoisinant les 30 mètres.
    Cette espèce de végétation se nourrissait des vermines et autres petits rongeurs ou insectes trop imprudents et attirés par l’odeur qui émanait d’elle. Retirant l’objet du sol, elle le fixa quelques instants, essayant vainement de deviner l’utilité d’une telle chose avant de l’envelopper dans un large sac noir puis de faire marche arrière pour regagner son vaisseau.
    L’avenue qu’elle empruntait était peu peuplée mais fréquentée quand même, l’endroit était sale, poussiéreux et une odeur nauséabonde semblait suinter de l’air lui-même. Darth Calisomnus était incapable de deviner s’il s’agissait d’un manque d’hygiène des autochtones, ou alors l’odeur fétide d’aliments trop exotiques pour elle entrain de griller dans les quelques restaurants mal famés qui avaient pu naître dans cette avenue. La chagrienne estima qu’il devait s’agir d’un mélange des deux.

    En tout cas, la Dame Noire de la Sith évoluait à travers ce décor misérable et pollué tout en se disant que si elle ne contractait pas une maladie en rentrant dans son vaisseau, elle pourrait s’estimer chanceuse. Ces bas fonds existaient depuis plusieurs millénaires, mais pourtant ils donnaient toujours l’impression de tomber de plus en plus en décrépitude. Quoiqu’il en soit, la pénombre ne dérangeait pas outre mesure Styxana : elle était habituée aux ténèbres depuis qu’elle avait posé les pieds sur Korriban après avoir quitté Champala, son monde natal. De plus que cette avenue était parsemée d’enseignes, de publicités et de quelques lampadaires publics qui assuraient une certaine luminosité à cette grande rue.
    Attentive –car l’endroit était quand même un coupe gorge-, elle pressa le pas jusqu’à son vaisseau sans rencontrer autre chose qu’un dugg essayant de lui revendre des bâtons de la mort en insistant lourdement. Une fois à bord, la chagrienne prit immédiatement une douche froide afin de laver sa peau de la souillure des profondeurs de Coruscant avec une obsession du détail inhabituelle.

    Le Night Spade s’éleva jusqu’à rejoindre un quartier moyen dans les environs du sénat et de l’ancien temple Jedi de Coruscant. Styxana Mirkwind savait que le temple était toujours occupé par des Jedi sous les conditions de l’Alliance Galactique bien entendu, néanmoins elle prit la précaution de masquer sa présence dans la Force. Lorsqu’elle remonta à travers l’épaisse ceinture de gaz de Coruscant, elle remarqua que l’obscurité était toute aussi présente que dans les profondeurs : la nuit était tombée. Cependant, la différence flagrante était qu’à cette altitude, l’ont pouvait apercevoir les étoiles scintillantes et semées au hasard sur l’immense toile noire de l’univers. Il lui restait autre chose à accomplir sur Coruscant avant de repartir, l’Imploratrice Sith se changea et laissa l’artefact au sein d’un coffre hermétique. Vêtue comme une citoyenne lambda de l’Alliance Galactique, la Dame Noire posa son appareil et se rendit dans un night-club dont la notoriété et la réputation ne cessait de grandir dans ces quartiers modestes et respectables. Lorsqu’elle quitta son vaisseau, elle inspira une grande bouffée d’air qui lui donna l’impression d’avoir littéralement voyagé. L’air était bien plus pur et frais ici que de l’autre côté du brouillard dans lequel elle était passée. Comme si la douche qu’elle avait prise ne l’avait pas seulement lavée de la salissure des bas quartiers, mais comme si celle-ci avait littéralement nettoyé la planète entière. Un nouveau monde bien plus familier s’offrait à elle. Ses pas déterminés la guidèrent jusqu’à l’Afterlife, le club en question.

    Vêtue d’une robe noire taillée aux bons endroits et dont la jupe s’arrêtait à ses genoux, elle était maquillée plutôt sobrement mais suffisamment pour être élégante et charmante pour son rendez-vous qui en réalité, n’avait rien de galant.
    Se frayant un chemin dans la file d’attente, Darth Calisomnus arriva devant le videur qui s’avéra être un trandoshan accompagné d’un imposant droïde de sécurité ainsi qu’un automate plus petit de classe 3PO, citant le mot de passe qu’on lui avait confié elle put pénétrer sans attendre.


    Naturellement, Styxana Mirkwind était entrée sans armes comme le règlement intérieur de l’Afterlife l’obligeait. La tenante de cette société n’était nulle autre qu’Oryana Zanwlake une twi’lek respirant la sensualité à l’état pur. Les rumeurs allaient bon train sur elle, aussi elle avait la réputation d’être une femme impitoyable et s’appliquant à faire respecter une loi primordiale : « On ne fait pas chier Oryana. »
    Certains disaient qu’elle avait déjà fait disparaitre certains hommes ou certaines femmes gênantes ou la menaçant de façon plutôt directe avec l’aide d’un mystérieux assassin vêtu de gris et aux pouvoirs mystérieux, mais toutes les enquêtes du FSC ne purent aboutirent sur la moindre preuve pouvant relier sérieusement la twi’lek aux disparus. Peu de personnes connaissaient son visage et sa race au point que certains prétendaient qu’Oryana Zanwlake n’était qu’un titre personnel, ou encore un collectif d’individus. En dehors de ça, c’était une femme plutôt réglo qui ne dupait personne, débrouillarde, maligne et surtout qui tenait à faire respecter la loi et l’ordre dans sa boite de nuit au niveau des armes, de la drogue ainsi que de la prostitution. Même si ses danseuses étaient courtement vêtues, ce n’était certainement pas un club de charme, et son service de sécurité n’hésitait pas à distribuer les coups ou les tirs de rayons paralysants pour refouler les clients trop gênants ou trop à leurs aises. Oryana Zanwlake tenait à ce que son établissement reste respectable et mettrait en œuvre tous les moyens nécessaires pour le faire.
    Les plus intelligents savaient également qu’Oryana était une twi’lek qui trempait dans le trafic d’informations, et Styxana Mirkwind avait déjà eu l’occasion de faire appel à ses services concernant certaines de ses excursions en solitaire sur Coruscant. Ses tuyaux étaient toujours fiables. A vrai dire, les deux femmes se vouaient une certaine admiration mutuelle ainsi qu’une profonde estime l’une pour l’autre. La Force avait été à l’origine de cette rencontre, c’était elle qui avait guidé la chagrienne vers la courtière de la nuit, ou plutôt la Reine de l’au-delà comme elle se plaisait à le dire... Mais nous verrons ceci plus tard. Quoiqu’il en soit, la twi’lek ignorait tout de la vraie nature de la Sith. Oryana Zanwlake était une femme intelligente qui avait rapidement compris l’intérêt d’investir dans un bar-boite de nuit dans ces quartiers là : la classe moyenne représentant le plus gros de la population de ce secteur et des secteurs voisins, ils constituaient tous un véritable foyer intéressant d’informations puisque rassemblant des individus extrêmement différents et occupant différents postes au sein de sociétés. Mais elle avait parfois quelques riches et fortunés criminels des bas fonds qui venaient se détendre ici ou rencontrer certains du « dessus » pour recevoir quelques cargaisons ou remplir quelques services. Tout comme certains sénateurs ou citoyens bourgeois de Coruscant appréciaient parfois cette boite de nuit pour passer leurs soirées sans être reconnus par leurs pairs ou certains médias : les médias étaient toujours focalisés sur les plus grands établissements et les plus gros poissons de la finance, de la politique ou des stars. Aussi se fondre dans la masse était une vieille technique employée par ces gens là pour disparaitre le temps de quelques heures.

    Dans le fond, l’Afterlife était un de ces rares lieux qui pouvait servir de tampon entre les deux zones de Coruscant, ce qui faisait un endroit propice aux échanges et discussions, décloisonnant deux mondes qui échangeaient informations, astuces, tuyaux... Oryana Zanwlake savait tôt ou tard tout ce qui se disait dans ce club et revendait ensuite les informations aux plus offrants avec en bonus, leur discrétion. Informations militaires, économiques (les entreprises et autres grosses industries ou les financiers payaient grassement Oryana pour leur fournir des informations sur les valeurs sûres ou les prototypes mis au point par leurs concurrents, les médias aussi appréciaient les scoops vendus), rien n’échappait à l’œil et aux oreilles de la belle et terrible Reine de l’au-delà qui collaborait également avec le FSC pour renseigner les agents de sécurité de certains complots ou magouilles qui se tramaient.

    S’approchant du bar, Styxana Mirkwind commanda un brandy corrélien qu’elle termina rapidement. Oryana était au courant pour le rendez-vous mais n’avait pas fixé d’horaire : elle savait quand son invitée arriverait et avait toujours beaucoup d’affaires à gérer même en pleine nuit : l’information ne dort jamais. La Dame Noire de la Sith avait tout son temps devant elle et savait que la twi’lek ne l’oublierait pas. Elle la rejoindrait, par surprise comme d’habitude en tout cas, la chagrienne savait que la Reine de l’Afterlife savait se faire désirer.
    Patientant, la Dame Noire de la Sith termina rapidement son verre et repoussa deux mâles inintéressants tentant de l’accoster pour lui proposer de danser avec eux, mais Styxana se fichait éperdument d’eux.
    L’œil avisé de Darth Calisomnus remarqua alors une jeune humaine assise à une table entrain de fixer –ou du moins semblait rester immobile- en direction d’un autre twi’lek avant de se lever aller danser, en tout cas celle-ci était bien seule ce qui semblait curieux pour une femme aussi séduisante qu’elle. Mais il y avait autre chose, la Force semblait résonner chez elle, aussi faiblement qu’une étincelle dans les ténèbres de la nuit. En tout cas, cela avait suffit pour capter l’attention de la chagrienne.

    Tant pis, autant profiter de l’évènement pour aller sur la piste se détendre un peu, faire semblant de s’amuser et ne pas attirer l’attention en attendant qu’Oryana ne daigne pointer le bout de son nez. Battant ses pas au rythme du tempo électronique de la musique, Styxana dessina un sourire aguicheur sur son visage puis se fraya un chemin à travers la foule de danseurs pour rejoindre l’humaine, profitant des éclats de lumière et des faisceaux multicolores, elle put arriver sans attirer l’œil de qui que ce soit jusqu’aux côtés de l’humaine avec laquelle elle se rapprocha tout en essayant subtilement de sonder son esprit sans pour autant compromettre sa présence dans la Force.
    Darth Calisomnus était quelqu’un qui savait danser plutôt bien, et qui savait user de ses courbes pour faire tourner la tête de certains hommes afin d’obtenir ce dont elle avait besoin. Ses yeux bleus remarquèrent que l’humaine se débrouillait bien, mais semblait un peu préoccupée par quelque chose, ce fameux twi’lek certainement…

    La Dame Noire n’était pas dupe : soit ce twi’lek lui plaisait, soit elle cherchait à le suivre. Pour quelle raison ? Ca elle l’ignorait néanmoins Styxana comptait bien apprendre quelques pas de danse à la jeune femme après lui avoir fait comprendre.


    - Pas mal ! Tu te débrouilles, mais comme ça… ce sera bien mieux !

    Enchaînant les pas, le corps de la chagrienne semblait s’animer d’un feu intérieur qui la consumait. Son corps ondulait de façon fluide et sensuel tout en tournant sur lui-même au son de la musique, tantôt lent, tantôt saccadé. Les bras mi-levés ses poings étaient au niveau de ses yeux qui brillaient d'une flamme ardente promettant mille plaisirs à qui croiserait son regard. Et ses yeux étaient plantés droit dans ceux de l'humaine avec une insolente défiance.
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MessageSujet: Re: Coruscant nocturne {Styxana [Abandonné]   Lun 31 Déc - 2:03

Et pour l'instant, son présent consistait en cette étrange histoire d'armes qu'on l'avait envoyée régler depuis Naboo. En effet, depuis quelques temps, la confédération avait remarqué que dans les stocks d'armes livrées, le nombre d'armes reçues à la livraison avait parfois tendance à être incohérent avec le nombre d'armes expédiées. Il ne s'agissait que d'un écart assez réduit mais suffisant pour mettre la puce à l'oreille aux hommes chargés de recevoir la livraison et pour les pousser à envoyer un agent à la recherche d'une explication. De toute évidence, un intermédiaire était passé entre l'expéditeur et le destinataire, et cet intermédiaire était le Twi'lek qu'elle cherchait à suivre et qui ne tarderait sans doute pas à recevoir des documents au sujet de la prochaine livraison d'armes. Il s'agissait donc de savoir qui il était et pour qui il travaillait : s'agissait-il uniquement de profits personnels ou l'affaire avait-elle plus d'ampleur que prévu jusqu'à concerner l'Alliance ? La jeune femme penchait pour la première solution, ce qui faisait de cette mission quelque chose d'assez mineur, mais il se pouvait que cette soirée lui réserve des surprises. Mieux valait ne pas sous-estimer cet homme.Quitte à le laisser la sous-estimer pour s'assurer de son succès.

Au rythme de la musique, ces considérations prenaient forme dans les pensées d'Aenaya, tournoyant en formes imprécises dans l'arrière-plan de son esprit toujours concentré sur l'individu qui l'intéressait chaque fois que la danse l'amenait dans son axe. Du coin de l’œil, elle le vit porter quelque chose à son oreille. Déception. Il ne prononça pas un mot, se contentant d'écouter son interlocuteur. Néanmoins, une fois la conversation finie, elle le vit faire un signe en direction d'un droïde immense qui faisait le service pour lui demander un nouveau verre. Avec un peu de chance, cela signifiait que son contact avait du retard et qu'il pouvait se permettre de reprendre une boisson en l'attendant. Encore de l'attente. Voilà qui l'obligerait à travailler sur sa patience et sa capacité à se fondre dans la masse des clients agglutinés sur la piste. Un défi intéressant. Il était donc temps de se mettre sérieusement à la danse. Avec l'heure qui avançait, les corps se frôlaient parfois davantage et les danseurs perdaient peu à peu leur réserve pour des mouvements plus libérés. La jeune femme semblait légèrement à part dans cette ambiance électrique, dansant seule quoique avec un talent certain pour éviter toute distraction qui aurait été malvenue au beau milieu de cette mission de surveillance. Après s'être assurée que sa cible ne bougeait pas, son esprit s'autorisa à prêter davantage d'attention à la musique.

La musique a ce talent étonnant de distraire l'âme de toutes ses pensées encombrantes et de tout ce qui est extérieur à elle, pour peu qu'on se laisse guider par ses vibrations. Lorsque Aenaya s'ouvrit à la musique et à la danse, un léger changement s'opéra en elle. Le rythme se glissa dans ses hanches, son bassin, ses épaules et jusqu'au bout de ses doigts, et sa chevelure dont quelques mèches s'étaient échappées accompagna ses mouvements. Inconsciemment, ses yeux se fermèrent l'espace de quelques secondes, concentrant ses sens sur ce qui importait en cet instant précis. Ouïe. Les basses sourdes qui résonnaient en elle et dont la précision hypnotique l'emportaient, la ligne mélodique se dessinant derrière en un fond doux. Goût. L'amertume délicate de l'alcool toujours présente sur sa langue et jusque sur ses lèvres rosées. Toucher. Le froissement des vêtements, les épaules qui se heurtaient aux siennes l'espace d'une seconde, le bijou qui bougeait au rythme de ses pas sur sa peau nue.

Durant quelques secondes, ou peut-être quelques minutes, la jeune femme se laissa emporter par la danse. Un sourire à peine esquissé sur sa bouche vermeille, elle se déplaçait avec grâce et bougeait avec une assurance certaine, mettant en avant la courbure de ses hanches et dessinant la finesse de ses épaules. Lorsqu’elle dansait, ses mouvements de tête révélaient un cou délicat dont la peau pâle contrastait avec la noirceur de sa tenue ; de toute évidence, Aenaya était une bonne danseuse même si elle était loin de toucher la perfection et que ses mouvements étaient parfois maladroits. Pour autant, elle avait rapidement fait comprendre à ceux qui l'entouraient qu'elle ne tenait à danser avec personne pour l'instant et ses regards sombres en avaient déstabilisé et découragé plus d'un. Elle était donc seule sur la piste, et cette situation lui convenait parfaitement.

Après s'être laissée aller un instant au doux repos qu'offre la danse, elle reprit pourtant ses esprits et se reconnecta sur ce qu'il se passait aux alentours. Son homme était toujours là. Rien à signaler. Relâchant son attention, elle se hâta de détourner son regard de lui pour ne pas paraître suspecte et tournoya lentement sur elle-même, le faisant disparaître de son champ de vision. Au même instant se produisit une chose à laquelle la demoiselle ne s'attendait pas. Pas du tout. A peine avait-elle quitté de vue le twi'lek qu'une Chagrienne s'installait face à elle avec un sans-gêne tout à fait déboussolant et à une distance clairement inférieure à l'espace habituel que les danseurs laissaient entre eux. En un éclair, l'esprit d'Aenaya analysa la situation. Cette femme venait d'arriver, elle ne l'avait pas vue auparavant. Et elle tenait apparemment à en faire son partenaire de danse. Sa tendance à se méfier de tout et de tout le monde la poussait à se questionner sur cette étrange attitude. Quoiqu'elle fût peut-être parfaitement sincère. Quoi qu'il en soit, elle s'appliqua à bannir de son visage toute expression inconvenante qui aurait pu discréditer son apparence de cliente aux activités innocentes et banales dans une soirée comme celle-ci. Et surtout à bannir l'inquiétude première que causait cette rencontre impromptue dans le cadre de sa mission. Elle ne pouvait pas se permettre de renvoyer vulgairement celle qui lui faisait face et il n'était pourtant pas question de perdre de vue son objectif de la soirée.

Il lui restait pour l'instant assez de temps pour pouvoir se permettre d'entrer dans le jeu de la Chagrienne. La jeune femme remit délicatement en place une mèche de ses cheveux derrière son oreille puis lui fit face avec un sourire charmeur, presque joueur, détaillant son invitée surprise. Lorsque ses yeux bruns croisèrent son regard rougeoyant, elle fut pourtant déstabilisée l'espace d'une seconde par l'intensité de cet échange et l'absolue confiance que la Chagrienne semblait afficher. Pas mal ? Cette phrase transpirait l'insolence et la provocation. S'agissait-il de jouer ? Si tel était le cas, elle avait réussi à piquer au vif la curiosité d'Aenaya, qui venait par ailleurs de remarquer l'indéniable beauté de sa vis-à-vis. D'ordinaire, elle détaillait rarement les femmes mais il y avait en elle un charisme qui l'intriguait et elle ne pouvait que reconnaître en elle une danseuse talentueuse dont la sensualité ne lui échappait pas. Il paraissait cohérent en cette situation de réagir favorablement à la provocation de la Chagrienne.

La demoiselle se rapprocha d'un pas agile. La musique rendait les conversations difficiles, aussi se permit-elle de se pencher vers l'oreille de la danseuse afin de répondre à sa pique d'une voix douce et amusée, ignorant le tutoiement.


Et vous pensez avoir quelque chose à m'apprendre en la matière ? Je serais curieuse de voir cela. Est-ce vraiment le lieu pour des cours de danse avec une inconnue ? Quoique si vous êtes ici, vous savez sans doute mieux que moi que cet endroit permet nombre de choses...

Tout cela avait pour but de continuer cette petite manœuvre qui n'était pas déplaisante mais aussi de cerner davantage la Chagrienne. Son charme extrême, bien qu'il fût efficient sur elle, dissimulait certainement autre chose. Pour avoir elle-même utilisé ses atouts de séduction afin d'arriver à ses fins, Aenaya avait parfaitement conscience qu'une femme séductrice ne l'est jamais sans raison. Et elle comptait bien trouver pour quelle raison cette étonnante et charmante partenaire de danse s'intéressait à elle.

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MessageSujet: Re: Coruscant nocturne {Styxana [Abandonné]   Jeu 3 Jan - 2:49

    Darth Calisomnus aimait danser et l’ambiance de ces univers nocturnes qui prenaient vie une fois les derniers rayons de soleil disparus. Le bruit sourd des basses et les pulsations de la musique électronique faisaient vibrer chaque cellule de sa peau dans un magma enivrant lui rappelant la cacophonie de la guerre. Les tirs d’artillerie, cris de guerre ou de souffrance, et les explosions avaient délaissé leur potentiel meurtrier pour adopter une sonorité plus joyeuse et vivante. Ce paradoxe était plutôt amusant, et les vibrations de la musique ne faisaient qu’entraîner la chagrienne dans un rythme encore plus brutal et gracieux qu’un duel au sabre laser. Son corps était comme entré dans une sensuelle frénésie, un état second dans lequel, elle n’était qu’une marionnette entre les doigts du bruit et des lumières multicolores. Pivotant, tournoyant, ondulant au tempo de la musique, ses gestes épousaient ceux de la masse d’autres danseurs comme si elle ne faisait qu’un avec eux tout en conservant sa singularité : perle rare, insoumise et étincelante au milieu d’un collier.
    La piste lui appartenait, il s’agissait de son terrain au même titre qu’un champ de bataille qu’elle avait conquit par ses actes de bravoure. Styxana Mirkwind avait bien observé l’humaine qui lui répondit directement à l’oreille par le vouvoiement. Visiblement elle semblait bien curieuse d’apprendre quelque chose de la part de la chagrienne, mais elle ajouta également que dans ce genre d’endroit un bon nombre de choses restait possible.
    Cette réplique arracha à la Dame Noire de la Sith un léger rictus d’amusement, l’humaine était bien naïve de croire que l’Afterlife était un nightclub permissif vis-à-vis de la loi. Oryanna s’appliquait à la faire respecter, et son service de sécurité n’était pas très tendre avec les contrevenants, si vous étiez chanceux, vous pouviez vous en tirer en vous faisant raccompagner à la sortie, si vous l’étiez moins, vous risquiez de finir avec un tir de paralysant entre les omoplates ou encore quelques coups de crosse ou de poing selon le videur chargé de s’occuper de vous.

    Certes, l’Afterlife restait fréquenté par quelques criminels des bas fonds, ou sénateurs corrompus, mais ces catégories d’individus n’étaient pas assez fous pour tenter quoique ce soit ici, défier Oryanna publiquement ou encore semer le désordre. Ce club était plutôt sécurisé. Aussi, sans doute devait-elle faire allusion à un jeu de séduction particulier ou à une filature. Oryanna confirmerait tôt ou tard les soupçons de Styxana de toute façon.


    - Ce genre d’endroit n’est pas non plus permissif. Si tu recherches de la violence et des zones de non droit, cherche plutôt vers les bas-fonds. Néanmoins rassure toi, cette boite autorise le fait de s’intéresser un peu trop aux twi’leks un peu louches…

    Lâcha t’elle à l’oreille de l’humaine avec la même insolence que tout à l’heure. Sautillant frénétiquement sur ses chaussures la Dame Noire de la Sith savait qu’elle avait piqué au vif toute la curiosité de la jeune femme qui allait certainement se poser des questions. La chagrienne avait capté toute l’attention de son interlocutrice mais elle n’en dit pas plus pour préserver un peu de mystère autour de sa personne.
    Arborant un sourire charmeur, elle continua de laisser la musique s’exprimer à travers son enveloppe charnelle tout en continuant de rester attentive au twi’lek qui s’était soudainement levé avec son associé pour se diriger vers la sortie. Styxana Mirkwind rendit alors un fier service à l’humaine en s’approchant à nouveau d’elle, la serrant dans ses bras pour ne pas que sa cible ne reconnaisse l’espionne. Une fois passé devant le duo improvisé, Darth Calisomnus glissa quelques mots bien plus sérieux dans l’oreille de l’humaine.


    - Je crois que ton gibier se fait la malle ma belle ! Besoin d’un coup de main ?

    Continuant de garder le twi’lek et son compère à l’œil, la chagrienne attendit un bref instant et relâcha l’humaine pour attendre sa réponse.
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MessageSujet: Re: Coruscant nocturne {Styxana [Abandonné]   

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Coruscant nocturne {Styxana [Abandonné]
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