Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 L'après Steria [PV : Talia]

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MessageSujet: L'après Steria [PV : Talia]   Ven 28 Déc - 17:37

Après que ce cher Pyrrhus ait mis Inaya dans son vaisseau, après que Sérina l'ait évacué de Steria ... Tout était devenue flou, noir et douloureux. La rousse était seule à bord, seule dans le noir. Elle avait bien entendu la voix de Sérina, mais l'IA ne pouvait rien pour elle, absolument rien. Ce qu'il fallait à la jeune femme était des soins, et un nouveau bras. Ca y est ... ses deux bras allaient être de métal, pourvut d'une incroyable force, certes ... mais c'était une partie d'elle qui s'en allait. A force de fixer le plafond de son appareil, la jeune femme ne se rendit même pas compte ... qu'elle sombrait dans l'inconscience. Bercait pas le ronronnement du moteur, elle semblait dormir mais pour celui qui regardait plus attentivement... Inaya avait mal, elle grimaçait dans son sommeil, elle gémissait lorsqu'une pique de douleur l'assaillait.

Lorsqu'elle reprit connaissance, la lumière l'aveugla. Elle sentait toujours le froid du planché métallique dans son dos, mais elle n'était plus seule. Il y avait la voix de Sérina qui donnait des ordres à tout va, qui s'inquiétait pour la jeune femme ... il y avait les médecins du Consortium, des têtes qu'elle connaissait, qui la regardaient, l'occultaient et finalement la soulevaient. Quelqu'un la transportait sur une civière, enfin. On allait prendre soin d'elle... La dernière chose qu'elle vit avant de s'évanouir de nouveau fut la chevelure couleur de feu de sa patronne, de sa femme, de celle qu'elle aimait ... La voir ici, en vie et en bonne santé fit sourire la jeune femme avant qu'elle ne perde connaissance. Elle qui avait dû supporter la vue de son corps sur Steria, la vue de sa bien aimée que la vie avait quitté ...

Elle reprit de nouveau connaissance sur la table d'opération, alors qu'ils venaient de lui administrer de quoi la réveiller. Son regard se promena dans la pièce sans réellement la reconnaitre puis elle s'endormit de nouveau, paisiblement. Cette fois-ci c'était l'oeuvre des médecins ... ils allaient lui mettre un nouveau bras. Quelques temps plus tard, elle ne saurait dire combien, la jeune femme s'éveiller dans un lit. Pas le sien, il était trop dur... Elle se redressa sur le matelas et ramena ses genoux contre sa poitrine avant d'étendre son bras pour l'observer. Identique à l'autre, nul ne pouvait savoir qu'on vérité il était artificiel ... mais elle, elle le sentait jusqu'au plus profond de sa chaire.


« Me voilà encore moins humaine qu'avant ... peut être ferais-je un jour concurrence à Darth Vador. »

Elle se laissa tomber en arrière et ferma les yeux. Cette pièce était vide de toute âme ... Elle se sentait seule, encore plus maintenant qu'elle était rentrée chez elle. S'allongeant sur le côté, elle se mit en position foetal et ferma les yeux... elle avait besoin de dormir et d'oublier ce qui lui était arrivé ... jusqu'à ce qu'elle fasse son rapport à Talia, bien sûr. Talia ... elle n'était pas là. Pourquoi ?! Pourquoi sa femme ne venait-elle pas la voir, prendre de ses nouvelles, soin d'elle, la réconforter alors que ça n'allait pas ... Une larme coula le long de sa joue avant que la fatigue ne l'emporte et la conduise jusque dans les bras de Morphée.

Lorsqu'elle se réveilla de nouveau, elle était dans sa chambre. Combien de temps avait-elle dormit ? La douleur était moindre... Elle se sentait propre, presque bien. Mais il manquait quelque chose ... Regardant un peu mieux autour d'elle, Inaya se rendit compte qu'elle était dans sa chambre. Sa chambre... Voilà bien longtemps qu'elle n'y avait plus dormit. Mais si elle était ici, Talia ne devait pas être bien loin. Prenant une inspiration, elle cria alors tout en se redressant sur son lit.

« TALIA ! »

La rousse se laissa ensuite retomber, attendant de voir si celle qu'elle voulait voir aller venir, si elle l'avait entendue ... Somnolant, elle attendit, les paupières closes.
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Dim 30 Déc - 1:02

« Est-ce que j’ai l’air d’en avoir quelque chose à faire? Regarde-moi dans les yeux et ose me le redemander pour voir! J’ai dit que je ne voulais pas être dérangée jusqu’à ce que j’en décide autrement alors tu vas faire ce pourquoi tu es un de mes lieutenants : mon job quand je te le délègue. Des fois, Urai, je me demande si tu me considères vraiment par mes décennies d’existence ou comme le personnage que je joue!

Au cas où tu l’ignorerais, on l’a pratiquement ramené à la petite cuillère. Son esprit en a pris pour son grade et les séquelles physiques, elle ne risque pas de les oublier de si tôt! Elle a besoin de moi Urai ou alors elle risque de ne jamais s’en remettre. Pour ce faire, il est évident que de se pointer cinq minutes ne suffira pas. Alors sois gentil, prend ma place, je sais que tu es capable de faire tourner la boite comme un champion. »


Quel bordel mais quel bordel… Bon, je ne voulais même pas parler de cette opération qui à mon avis avait coûté bien plus qu’elle avait rapporté. Quel merdier. Qui aurait pu croire que non seulement, les choses dégénèreraient à ce point mais qu’en plus, le seul élément du Consortium de Zann que j’ai envoyé me revienne si grièvement blessé? Et dire que j’avais pensé que ce serait une opération des plus simples, avec les deux grandes puissances trop occupées à se tirer dessus pour interférer… Mais bon. Le mal était fait, la mission avait été bordélique et Ina devait m’en vouloir, plus que justement d’ailleurs. J’avais supervisé de A à Z son retour, les opérations médicales nombreuses qu’elle avait reçu et bien sûr, la conception de son nouveau bras. Tant qu’à y être, j’avais aussi mit son autre bras artificiel à jour. Ne jamais rien faire à moitié.

Et maintenant? Je ne savais pas trop par quel bout commencer. Un rapport de mission était hors de question dans l’état actuel des choses mais paradoxalement, j’avais besoin de ces informations. Je ne voulais pas la brusquer dans sa guérison progressive mais en même temps, je ne pouvais pas me soustraire à mes autres obligations. C’était enrageant que de toujours être prise sur la ligne et de devoir toujours trancher, avec les conséquences qui vont avec. Cette fois-ci par contre, je n’aurais pas trop à me forcer : j’avais laissé un émetteur dans la chambre d’Ina et son long cri demandant ma présence ne passa pas inaperçu. Rebroussant chemin (j’étais dans ma résidence quand même), je dévalai les escaliers avant de passer dans l’aile où résida ma rouquine préférée. Ouvrant la porte d’un geste brusque, je me rendis jusqu’à son chevet.


« Je suis là Ina. Bon retour parmi nous. J’ai eu si peur… Mais c’est fini maintenant. Tu es en sécurité parmi les tiens. Les médecins m’assurent que tu guéris très bien et que tu ne garderas pas de séquelles additionnelles de ta dernière… Mission. La simple pensée que j’aurais pu te perdre… En fait tu sais quoi? Je ne veux PAS y penser. Je suis là, tu es là, nous sommes réunis… C’est ce qui compte.

Tu as l’air d’aller mieux en tout cas. Tu es encore un peu pâle mais autrement, tu n’as pas mauvaise mine. Je t’ai vue plus amochée. Tu te rappelles cette fusillade sur Tatooine? Qui aurait pu croire que l’alcool de ce trou à rat serait si volatile d’une part et propre à faire une bombe artisanale qui déchire? J’ai senti le mauvais alcool pendant des jours et toi tu as dû attendre qu’une partie de tes cheveux repoussent… »
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Sam 5 Jan - 2:47

Aller elle entendre le cri de sa bien aimée ? Maintenant, Inaya avait mal à la gorge, il lui semblait que sa voix avait baissée d'une octave ... Mais ce devait être son imagination. Et, tandis qu'elle observait le plafond en attendant que sa femme daigne venir, en espérant que celle-ci l'ait entendu, elle se mit à compter les secondes avec une certaine impatience. Finalement, au bout de cinquante-deux secondes, Talia fit son entrée d'une façon assez brusque et traversa la pièce pour se rendre au chevet de la rousse, qui posa alors son regard émeraude sur sa belle. Celle-ci la rassura de suite, ce qui tira un léger sourire à Inaya, qui demeura cependant silencieuse, fixant sa femme d'un regard brillant. Oui, qu'elles soient réuni était ce qui comptait le plus en cet instant... Doucement, jaugeant ainsi sa nouvelle prothèse, la jeune femme prit délicatement la main de sa patronne de femme dans la sienne et serra doucement ses doigts. Talia, dans l'espoir de remonter le moral de sa femme, évoqua alors la fusillade de Tatooine, une mission qui avait valu une coupe de cheveux ... genre pétard, gros pétard. D'la bombe quoi, littéralement. Foutu alcool ... mais cela n'empêchait ni Talia, ni Inaya de boire jusqu'à plus soif, encore heureux ! Quoi qu'il en soit, ce petit changement de sujet tira un maigre sourire à la rousse, qui se redressa doucement et lâcha la main de sa belle pour saisir son menton entre son pouce et son index. Elle plongea son regard dans le sien, émeraude et gris-argenté. Ce regard lui avait terriblement manqué et lui rappelait d'ailleurs la véritable forme de sa femme, forme que peu avait pu apercevoir... Ina était chanceuse d'un côté, elle avait eu tout le loisir de l'admirer, de la sentir même ... De façon très intime. Quoi qu'il en soit, la jeune femme rapprocha doucement ses lèvres de celles de sa femme et, alors que quelques centimètres les séparées, elle prit la parole d'une voix douce, pourvue d'une once de ... peur ? Mais aussi de soulagement.

« Je t'aime, Talia. »

Et Inaya posa doucement ses lèvres sur les siennes, laissant un léger soupir lui échapper lorsqu'elle retrouva ce contact, cette sensation qui lui avait tant manqué. Les sentiments et Talia n'allaient pas réellement ensemble, il avait fallu beaucoup de temps à la Polydroxol pour comprendre ce qu'était l'amour, pour apprendre à aimer Inaya comme celle-ci aimait Talia ... et encore récemment elle avait enfin comprit qu'Ina lui faisait l'amour ... par amour, justement et non simplement pour le plaisir qui en découlait. L'amour était un concept que les Polydroxol ne connaissaient pas, de base, il était donc normal que Talia ai du mal ... même si cela avait souvent été blessant pour la jeune rousse qui s'était souvent heurté à un mur, au tout début.

Délaissant ses lèvres, elle passa ses bras autour de son cou et, d'une impulsion, invita Talia à s'allonger à côté d'elle. Avec ses deux cents kilogrammes, Inaya ne pouvait pas l'attirer à elle sans l'aide de la Force si sa patronne ne le désirait pas, mais en cet instant, comment pouvait-elle ne pas le vouloir ? Une fois allongée, l'humaine vint nicher sa tête dans le cou de sa femme et referma un bras sur sa taille, sa main agrippant la sienne. Il était également utile de noter que sous les couvertures, elle était nue comme un vers ... mais ce n'était pas cela qui allait la déranger, loin de là.


« J'ai eu tellement peur, Talia. Peur comme jamais. Ce mal qu'il y a là-bas ... il ... Tu es apparue, aussi réelle que maintenant. Tu m'as parlé, je pouvais te toucher ... tu es parti et tu es morte. Je me rappelle encore tes hurlements avant que ta voix s'éteigne. J'ai vu ton corps, c'était ... horrible. Je savais que c'était une illusion, que tu étais ici, en sécurité mais je ne pouvais m'empêcher de douter. Ca avait l'air tellement réel. Je ne sais pas si je supporterais cela encore une fois ... je t'interdis de mourir avant moi, Tal, sinon je te ramène à la vie pour te faire la peau moi-même. »

Aussi forte pouvait-elle être sur le champ de bataille, Inaya pouvait aussi être extrêmement vulnérable comme présentement. Elle montrait ici un visage que peu avait vu. Celui d'une femme terrifiée par l'idée de perdre celle qu'elle aimait. La jeune rousse savait très bien qu'elle allait partir avant sa femme, normalement, puisque celle-ci pouvait vivre des siècles ... Elle avait du mal à accepter cela, savoir qu'elle allait vieillir, changer alors que Talia allait demeurer celle qu'elle était. Peut être qu'un jour, elle n'allait plus vouloir d'Inaya, lorsque celle-ci aurait quarante, cinquante ans... Vielle et fripée. Et Inaya préférait mourir plutôt que de voir celle qu'elle aimait se détourner d'elle.

« Tal' ... Fais moi me sentir femme. J'en ai besoin, j'ai besoin de toi. »
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Lun 7 Jan - 17:00

« Du calme ma belle, du calme. Tu viens de passer au travers de quelque chose de particulièrement éprouvant, ne va pas non plus forcer la note. Tu as besoin de repos avant toute chose et ça tu n’y couperas pas. Je refuse de prendre le risque de voir ton état se détériorer. Tu as déjà frôlé la mort assez de fois pour cette semaine. Privée de sortie pour le reste du mois ma belle… Pour ton bien. »

Si elle ne portait rien, moi j’étais habillée. Bottes d’armées, un pantalon qu’on aurait davantage vu sur un explorateur, un chasseur de primes ou un contrebandier que sur la chef d’une faction criminelle et une veste sans manche, avec ses poches utilitaires et le reste. Sous la veste, une sorte de camisole sport. Une tenue que j’utilisais pour m’entrainer et d’ordinaire, je m’entrainais en deux occasions spécifiques : pour conserver des réflexes affûtés ou quand j’étais nerveuse ou que quelque chose me trottait dans la tête. Vous pouvez aisément deviner ce que j’avais en tête. Si j’avais dit à Ian que je ne voulais pas parler de Steria, cette opération, elle, refusait de me sortir de la tête. Dans un siècle ou deux peut-être. J’avais la mémoire extrêmement longue… Ce qui était à la fois une bénédiction et une malédiction. Là, on parlait de la deuxième catégorie.

Je restai longtemps allongée à côté d’Ina, sans trop bouger ou faire quoi que ce soit. Les circonstances de nos retrouvailles étaient loin d’être ce que j’avais espéré et sans trop pouvoir expliquer pourquoi, en ce moment, je ne me sentais pas bien à ses côtés. La regarder faisait naitre en moi un curieux sentiment… Et je n’avais aucune envie de chercher des réponses dans l’instant. Ce n’était pas que je ne voulais pas être avec elle, loin de là. Simplement, il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas et que j’étais bien incapable d’expliquer. Après un long moment passé à ses côtés, à la laisser profiter de ma présence, je me redressai sur un coude, les sourcils froncés. Ina dû s’en rendre compte car elle rouvrit les yeux, plongeant son regard dans le mien.


« Je ne te comprend pas. Tu devrais me haïr. M’en vouloir pour ce qui t’es arrivé. Ta loyauté pour moi t’a coûté un bras et pourtant… Tu ne sembles même pas fâchée après moi. Si tu le prends si bien, pourquoi est-ce que moi je me sens si mal? Si pour toi ce n’était qu’une autre mission mais un peu plus éprouvante, pourquoi aies-je en moi ce curieux sentiment que je ne sais identifier? Tout ceci n’a aucun sens. »

J’aurais voulu pouvoir me convaincre que tout allait bien aller maintenant mais j’en étais incapable. Toutes les autres fois, tout avait été planifié d’avance. Il n’y avait pas de facteurs aléatoires aussi nombreux que sur Steria. Nos informations étaient au minimum adéquates, au mieux ultra précise. Pourquoi alors l’avais-je envoyé là-bas avec des mercenaires alors que je savais très bien qu’elle devrait composé avec des statistiques défavorables et des informations au mieux fragmentaires? Pourquoi avais-je tant tenu à ce que cette opération ait lieu? Étais-je devenue arrogante au point de négliger l’essentiel? Pourquoi ce sentiment de trahison alors? Pourquoi est-ce qu’Ina prenait la perte d’un membre et une expérience aussi traumatisante si bien? Tout cela n’avait pas de sens. Pas pour moi. Était-ce encore des subtilités humaines?
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Mer 16 Jan - 17:26

Inaya était calme, peut être trop. Il y vrai qu'elle devrait haïr Talia ... c'est ce que beaucoup diraient, tout du moins. La rousse n'était pas ainsi, elle savait que sa femme n'avait pas eu autant d'informations que d'habitude, Ina savait qu'il s'agissait d'une mission risquait ... et elle avait accepté. Il était toujours possible de tenir tête à Talia, mais elle ne l'avait pas fait. Certes, elle avait eu peur, elle aurait pu mourir là-bas encore plus que d'habitude, mais ... c'était ainsi. Elle était une hors la loi, un membre du Consortium de Zann. La mort faisait malheureusement partie des risques. Mais qu'elle soit privée de sortie pour le mois n'était pas non plus pour lui déplaire, elle aurait ainsi le temps de se remettre correctement, de se reposer et prendre du bon temps ... cela faisait une éternité qu'elle n'était pas allée à la plage, tient. Et a l'heure actuelle, même si Talia refusait de s'occuper d'elle ... intimement, elle ne lui en voulait pas, elle comprenait ...

Alors, la jeune rousse vint s'allonger de nouveau contre elle, sa tête sur son épaule, une main sur son ventre. Elle aurait préféré que Talia retire ses vêtements, ou au moins ses bottes, mais tant pis ... elle ferait avec. Sa femme lui avait bien trop manqué pour qu'elle fasse la fine bouche. Elles restèrent donc ainsi, silencieuses. Inaya se mit rapidement à somnoler, à la frontière entre le vivant et le rêve ... Mais elle ne voulait pas dormir, car cela signifiait qu'elle allait encore faire des cauchemars. Cela lui rappelait le temps où elle venait juste d'échapper à son père, où elle avait peur qu'il la retrouve et où, tous les soirs, elle se réveillait en sursaut, collante de sueur.

Elle sentit Talia bouger sous elle, se redresser sur un coude et ainsi la forcer à bouger également et à ouvrir les yeux. Inaya plongea ses émeraudes dans ceux de sa femme, l'air tout de même quelque peu fatiguée, mais aussi soucieuse. Quelque chose turlupinait Talia, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure.


« Oui ? »

Elle laissa alors Talia s'exprimer, lui faisant par de son malaise. Inaya comprenait ce sentiment, elle savait d'où il venait ... enfin, elle le pensait. Il était parfois drôle de voir à quel point la chef du Consortium de Zann pouvait être ... humaine ! La jeune femme se redressa, venant s'asseoir sur ses fesses tout en remontant le drap sur sa poitrine, plus pour la forme que par réel besoin.


« Écoutes ... Ça a été éprouvant, Talia. Mais je suis en vie. J'ai peut-être perdu un bras, mais je suis vivante alors que d'autre sont encore là-bas. A chaque fois que je pars en mission je cours le risque de ne pas revenir, tu ne peux pas toujours tout savoir, Tal'. Et si je t'en voulais pour ça, que devrais-tu dire, toi ? Pour toutes les fois où j'ai ... pété un câble ? Tu te rappelles quand je t'ai passé mon sabre au travers du corps ... si tu avais été humaine, tu serais morte. Je sais ce que tu ressens. Tu as l'impression de m'avoir envoyé à la mort, que tu es responsable de ce qui m'est arrivé. » - La jeune femme força gentiment Talia à se rallonger, venant s'asseoir sur elle, nue - « Je suis la seule responsable de ce qui m'est arrivé là-bas. J'ai perdu un bras parce que je n'étais pas assez concentrée. J'ai eu peur quand ce mal qu'il y a là-bas m'a ... montré... toi, morte. Mais ... je vais bien, maintenant. Je mets Steria derrière moi, fais en autant. Arrête de t'en vouloir, on est ensemble, là pour l'autre. » - elle se pencha et déposa un baiser sur ses lèvres- « Je vais bien, Talia. Et je ne suis peut-être pas aussi douée que je le voudrais pour te rassurer ... mais ça va. »
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Ven 18 Jan - 15:37

« MAIS QU’EST-CE QUI NE VA PAS AVEC TOI MERDE?! Je t’ai envoyé sur Steria parce que je voulais mettre la main sur un arme qui me donnerait un avantage décisif sur l’AG et la CSL, je t’ai envoyée SEULE avec des mercenaires en sachant foutrement que tu avancerais dans le noir quasi complet et tu me dis que ce n’est pas MA faute, que je ne suis pas responsable? BORDEL! »

Explosais-je. Depuis que j’avais appris ce qui s’était passé… Un acide semblait me dévorer de l’intérieur, ne pouvant accepter ce que j’avais fait. Ina aurait beau affirmer tout ce qu’elle voudrait, cela ne faisait que rendre l’acide plus virulent encore. J’avais passé des décennies dans cette galaxie, vivant chaque vie, chaque existence d’une façon différente de l’autre, tantôt d’une grande loyauté, tantôt la pire des traitresses mais aucune de mes « vies » jusqu’à présent, ne semblait avoir eu pour moi autant d’importance que celle-ci. À cause de Tyber Zann pour commencer puis à cause d’Ina qui m’avait fait découvrir plus à fond l’humanité. Ce que c’était que d’être humain, pour être plus exact. Je les connais bien les humains, quand même. Ils sont nombreux dans la galaxie et du genre à se penser excessivement importants.

Bref. Je réagissais de la sorte non pas parce que j’étais colérique mais parce que j’étais confronté à quelque chose, sur un plan émotionnel que je ne comprenais pas et ma réaction face à quelque chose que je juge menaçant, c’est l’attaque. Non, Ina ne méritait pas ma colère mais ne pas comprendre me rendait folle et j’aurais mille fois préféré ses injures, toutes méritées, à ce discours. À cette acceptation de la réalité alors que je me sentais responsable de ce qui s’était produit. Je ne m’en étais même pas rendue compte mais je pleurais. Il en fallait énormément pour que cela se produise mais là… C’était le cas. Des larmes humaines pour une forme humaine. Que voulez-vous, il faut croire que les choses changent parfois de façon inattendue, ce qui est encore drôle à dire après des siècles d’existence dans cette galaxie constamment en guerre.


« Ce sera quoi la prochaine fois Ina? Une jambe? Et après ça? L’autre jambe? Tes yeux peut-être? Tes poumons? Ton cœur? Combien de morceaux de toi es-tu prête à sacrifier pour suivre une femme qui n’en est pas une? Je suis deux cent kilos de denantium pouvant assumer n’importe quelle forme. Mes membres se régénèrent et sur le long terme, je peux me remettre de virtuellement toutes mes blessures. »

La forçant à descendre de moi, je quittai le lit, prit son sabre laser et l’allumai et sous son regard horrifié, commençait à me faire plusieurs coupures… Qui se refermèrent presque instantanément. Je coupai même une de mes mains qui se retrouva à repousser comme si de rien était. Tant qu’il y avait un minimum de perte en électroglobine, je pourrais faire ça pendant des heures. Je l’entendais crier, me hurler d’arrêter, me supplier d’arrêter mais moi je voulais lui faire comprendre que contrairement à elle, ma mortalité était beaucoup plus difficile à atteindre que la sienne. C’est quand elle tomba en bas du lit pour m’arrêter que je mis fin à la démonstration, pour me porter à son chevet. Je la remis dans son lit et la regardai tendrement… Même si le ton lui était aussi froid et sans âme que ma véritable nature.

« Tu aurais pu mourir à cause de mon arrogance Ina et c’est quelque chose que je ne me pardonnerai jamais. Je tiens bien trop à toi pour considérer comme normal le fait qu’il t’arrive un pépin en mission, surtout que ce pépin est survenu à cause de moi. Ce que tu as vu et éprouvé est entièrement ma faute et rien de ce que tu diras ne peut altérer cette réalité. Je me suis rendue indigne de toi. »
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Mer 13 Fév - 1:42

C'était-elle attendue à une réaction aussi violente ? Non, certainement pas. Qu'elle fut sa réaction ? Sursauter, vivement, et manquer de tomber du lit tant sa surprise, et sa peur, étaient grandes en cet instant ... Inaya n'avait que très rarement vu Talia dans un était pareil. Colère ? Tristesse ? Desespoir ? Incompréhension ? Oui, c'était cela. La non humaine ne comprenait pas la réaction de la rousse, ce qui était compréhensible, bien sûr... Oui, elle l'avait envoyé sur Steria avec des hommes et des femmes qu'elle ne connaissait pas, avec très peu d'informations ... ces deux raisons étaient suffisantes pour qu'Ina claque la porte, mais elle ne pouvait se résoudre à cela ... Oui, elle aurait peut-être du se mettre en colère, mais elle n'en avait tout simplement pas la force, ni le courage. Elle souhaitait mettre ce douloureux épisode derrière elle et oublier. Se blottir dans les bras de l'être aimé et ne plus bouger ... mais Talia en avait décidé autrement.

Voir les larmes dévaler les joues de Talia brisa quelques choses en Inaya, qui ravala elle-même un sanglot, fermant les yeux quelques secondes pour se reprendre. La suite, elle l'écouta à peine. Un violent mal de crâne venait de l'assaillir et l'envie de se rouler en boule et mourir était forte ... La rousse posa ses mains sur chaque côté de sa tête, crispée. Talia c'était relevée, elle la délaissais alors que tout ce que la jeune femme voulait, c'était elle ... Plus de violence, plus de douleur ...

Les émeraudes, brillants de larmes, d'Inaya se posèrent sur son sabre au moment où Talia le prit. Elle comprit trop tard ce que sa rousse allait faire et ne pu que, malgré elle, observer celle qu'elle aimait se mutiler ... et voir son corps se régénérer presque aussitôt. Oui, Talia n'était pas humaine, Inaya le savait, le savait très bien même ... Celle-ci cria, hurla même, à la Polydroxol d'arrêter, de poser ce sabre. Son regard ne reflétait plus que l'horreur, la peur, la tristesse et la douleur. Une douleur sans nom... Ina avait mal. Mal pour Talia, qui ne comprenait pas, et mal pour elle. Les réactions de sa femme lui faisaient mal ... ne pouvait-elle pas simplement oublier, même un peu ?

Sans qu'elle s'en rende compte, elle tomba. Inaya rencontra le sol avec brutalité, sa tête se cognant contre le métal. Elle se sentit aussitôt défaillir et du faire de grands efforts pour ne pas s'évanouir... elle sentait le sang battre dans ses tempes, elle entendait son coeur dans sa tête, elle avait si mal qu'elle aurait voulu hurler, mais aucun son ne sortit de sa bouche, si ce n'est un sanglot. La rousse sentit alors les mains de la non humaine la soulever, la remettre dans son lit, la couvrir ... avec tant de tendresse qu'elle cru un instant que c'était fini... Mais le ton de Talia était froid, glacial même. Il eut raison des maigres barrières d'Inaya, qui éclata en sanglot, faisant redoubler d'intensité son mal de crâne. L'ancienne Sith pouvait être forte ... mais parfois si fragile. Elle avait à peine la force de parler, mais le fit tout de même, grimaçante, les mains sur ses tempes, comme si cela allait l'aider à supporter la douleur ...

« Et que vas-tu faire ? Me laisser ? Alors que j'ai ... que j'ai tellement besoin de ton soutien ? Oui, c'était horrible. Oui, j'ai mal. Oui, j'ai souffert, oui, je t'ai maudite... Mais ce fut mon choix d'y aller, je n'ai pas cherché à t'en dissuader, ou même à résister... Je savais que je n'avais que peu ... peu d'informations... Je suis aussi responsable de ce qui m'est arrivé, arrête ... arrête de mettre toute la faute sur toi ... Talia ... Je ... J'ai ... j'ai besoin ... de toi ... Je ... »

Elle ne termina pas sa phrase, elle ne vit pas la réaction de celle qu'elle considérait comme sa femme. Elle s'écroula sur son lit, en arrière. Ses cheveux s'éparpillèrent autour de son visage anormalement pale, ses bras revinrent près de son corps, les doigts encore crispés d'avoir tant serré son crâne dans le vain espoir d'arrêter la douleur ... Elle accueillit l'inconscience à bras ouverts, enfin, la douleur partait ... se calmait. Elle n'avait plus mal, dans le noir. Son esprit avait besoin de calme, de sérénité et non de la colère, de la froideur de Talia. Son corps avait besoin de repos, pas de subir se torrent d'émotions auquel il venait d'être exposé. Inaya était faible, et son corps venait de décider qu'il était temps qu'elle se repose.
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Mer 13 Fév - 4:14

Elle avait besoin de repos et moi j’avais besoin de réfléchir. Rester à ses côtés ne servirait pas à grand-chose, aussi je décidai d’aller retrouver Urai. Lui saurait me conseiller car dans le moment, je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas quoi penser, comment réagir. J’avais beau jouer à l’humaine, je ne saurais probablement jamais capable de les cerner entièrement et ce n’était pas faute d’avoir essayé. Peut-être pas autant que je ne l’aurais dû mais quand même… Il me fallait l’avis de mon plus proche ami et confident. En dehors d’Ina, il n’y avait qu’avec Urai que j’échangeais réellement. Que voulez-vous : il servait dans la famille depuis tellement longtemps qu’il était devenu la boite à secret par excellence des Zann. Je laissai donc Ina à son repos pour le convoquer. J’avais cruellement besoin de son point de vue.

Une fois dans mon bureau, je lui relatai ce qui venait de se passer et en bon Urai Fen, il écouta tout, absolument tout, sans commenter, s’imprégnant des détails et attendant que je finisse pour donner son verdict. C’était toujours plus sympathique que de l’étendre m’interrompre à tous les cinq secondes. Urai avait beau ne pas être un humain lui non plus, il les avait fréquenté suffisamment longtemps pour les comprendre mieux que moi. C’était probablement pour cette raison qu’il restait toujours aussi indifférent quand on parlait du changement et de la montée des puissances. Pour lui, les humains n’étaient bons qu’à cela : perpétuer des cycles. Mais je m’égare. Parler de ma vie amoureuse est chose rare mais là, il y avait vraiment urgence. Je ne voulais pas perdre Ina, grand mal m’en fasse. En même temps, je n’arrivais pas à me pardonner ce qui s’était passé…

Ce fut donc avec une certaine surprise que j’accueillis son commentaire. À l’entendre, c’était d’une évidente simplicité. Pour tester la solidité de notre relation, au vu de ce qui s’était passé, il fallait tout simplement que nous fassions quelque chose ensemble qui forcerait soit la coopération, soit la proximité. Ainsi, si nous étions encore capables de croire en l’une et en l’autre, l’activité choisie se passerait sans incident. C’était aussi, argumenta-t-il, le seul moyen de dissiper mes craintes. Pour me faire pardonner, soit je faisais en sorte de choisir une activité « dangereuse » qui me forcerait aux actes, soit je choisissais quelque chose de calme et le rythme e cette dernière, en combinaison avec une bonne vieille réflexion critique se chargerait de défaire le bordel dans ma tête. Pas si bête, bien que j’avoue que j’avais mes doutes. Comme toujours.

Restait à choisir cette fameuse… Activité? Sortie? Moment à deux? Que pouvais-je proposer? Je m’attelai à cette réflexion pendant deux bonnes heures avant de retourner au chevet de ma belle endormie. Ce n’était pas LA grande idée mais c’était UNE idée. Après tout, j’avais des projets en cours et quoi de mieux que de se remettre dans le bain qu’en participant à une mission importante à deux? Pas tout de suite mais ce serait à proposer.
Faisant un détour par la cuisine, je nous ramenai deux tasses de café fumant. Moi je n’en avais pas besoin mais je savais qu’Ina trouvait réconfortant de me voir agir comme une humaine donc… Enfin, à mon retour dans sa chambre, je la trouvai endormie mais ma présence sembla la réveiller, la sortir des limbes. Posant la tasse de café près d’elle, je pris la parole. Il fallait bien dire quelque chose, faire quelque chose…


« Je ne comprendrai jamais les humains. Je suppose que ça tu t’en doutais. J’avais besoin de conseils et donc j’ai exposé mon problème à Urai. Apparemment, il a trouvé un moyen infaillible de voir si notre relation était intacte. Quand je pense que cela requiert une bonne dose d’adrénaline, je me dis qu’Urai doit bien ignorer entièrement le sens et le mot du terme tranquillité… »
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Jeu 9 Mai - 5:48

[Pas génial, dur de reprendre après une si longue pause avec Ina xD J'espère que ça ira quand même]

    Même dans le noir, elle voyait. Elle sentait. On dit que ceux qui sont inconscient peuvent encore être sensibles à ce qui se passe autour d’eux. Inaya l’était. Elle ne pouvait le voir, mais elle sentit Talia la quitter, les bruits de ses pas qui s’éloignaient. Et elle replongea dans les ténèbres, encore. Elles vinrent l’engloutirent… mais ces ténèbres étaient les bien venu. Son corps se détendit et elle cessa de penser.

    Elle ignorait quel heure il était lorsqu’elle s’éveilla. Il lui sembla sortir la tête de l’eau et ouvrir les yeux… Ses paupières papillotèrent quelques instants, le temps de s’habituer à la lumière ambiante, puis son regard parcourut la pièce et elle se souvint enfin de ce qui c’était passé quelques heures plus tôt … Ensuite, ses émeraudes se posèrent sur Talia, assise près d’elle, une tasse fumante à la main et une autre posée sur la table de chevet … Au moins, elle semblait plus calme. Se redressant dans le lit, Inaya prit tout son temps et mit un oreiller dans son dos avant de s’appuyer sur celui-ci. Ensuite, avec précaution, elle fit léviter la tasse encore fumante jusqu’à sa main, refermant ses doigts sur l’anse.

    Soufflant sur la vapeur, elle inspira avidement une bouffée d’air, humant par la même occasion le délicieux arôme du café, dont elle but une gorgée, toujours aussi lentement, tandis qu’elle écoutait d’une oreille ce que Talia lui disait. Que celle-ci ne comprenne pas les humains, la rousse le savait … Enfin, Talia les comprenait, elle savait ce à quoi s’en tenir en général, mais lorsque cela devenait plus complexe, il était difficile pour elle de comprendre et saisir toutes les … nuances de la psychologie humaine, ce qui conduisait souvent à des éclats … comme précédemment.

    Une dose d’adrénaline ? Coulant un regard vers Talia, la jeune humaine haussa un sourcil, toujours en silence, avant d’avaler une autre gorgée de café, se brulant presque la langue au passage. Connaissant Tal, Inaya ne doutait pas un seul instant que celle-ci ait déjà prévu quoi faire … aussi, fermant les yeux quelques secondes, elle reposa la tasse sur la table de chevet, usant une nouvelle fois de la Force pour faire cela, puis se tourna complètement vers la non-humaine, assise en tailleur sur le lit. Un frisson parcouru son corps et hérissa les poils de ses bras, mais avant que Talia fasse quoi que ce soit, car elle prenait toujours soin d’Ina, celle-ci se passa la couverture sur les épaules et s’emmitoufla dedans …c’est qu’elle n’était pas beaucoup vêtue.


    « Alors … dis-moi tout. A quoi penses-tu ? Je dois t’avouer que l’idée de courir et m’exposer au danger ne m’enchante pas plus que cela, pas dans l’immédiat tout du moins. Le seul sport que je veux faire… ce fait à deux, et dans un lit. »

    L’insinuation était claire, l’invitation aussi. Inaya doutait fortement que Talia accepte et vienne vert elle, aussi elle se prépara à essuyer un nouveau refus de sa part, fermant les yeux quelques secondes. La rousse avait toujours était très crue dans ses propos, l’une comme l’autre ne s’embarrassait pas de manières en général, la plus âgée ayant tout de même un peu détint sur la première. Lorsque l’ont regardé bien, les deux femmes se ressemblaient énormément et sur nombre de points différents.

    Inaya demeura tout de même assise, les paupières closes et la tête légèrement penchée en avait. Quelques mèches camouflés son visage, visage qui de toute façon n’avait pas grands expressions en cet instant. Ses pensées, par contre, volaient dans tout les sens. Elle avait peur de perdre Talia… et elle ne se l’avouerait surement pas, mais sa blessure lui rappelait à quel point elle était … mortelle, par rapport à celle qu’elle aimait, qui était quasiment immortelle.

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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Ven 10 Mai - 14:57

« Je ne me sens pas d’humeur pour ce genre de jeux Ina, désolée. Sans doute les humains trouvent-ils une certaine facilité à passer par-dessus certains moments traumatisants mais j’ai besoin de réfléchir, de me remettre les idées en place avant de reprendre avec toi une relation… Normale. Il me faut, ironiquement, de ce temps dont je dispose en trop grandes quantités. C’est ainsi. »

Comment pouvait-elle penser à ce genre de choses? Elle en faisait une obsession ou quoi? J’étais en train de lui parler de la survie de notre relation, d’une reprise graduelle en la pleine confiance que j’avais en moi, en nous et elle me parlait de… Nul besoin d’être Jedi ou Sith pour détecter ce mélange d’irritation, de déception et d’incrédulité dans ma voix. Je me demandais si son commentaire n’allait simplement pas trop loin cette fois. Peut-être, qu’est-ce que j’en savais, au fond? Chose certaine, elle était loin d’aider. Très loin d’aider. C’était à croire qu’elle le faisait exprès. Peut-être était-ce le cas, aussi, je n’en savais rien. Chacun vit les choses à sa manière, peut-être notre façon de faire était-elle incompatible. Je n’avais pas d’expérience passée significative pour dresser une comparaison. Dommage, j’aimais pouvoir comparer les données.

« C’est quand tu me sors des répliques du genre que je regrette d’avoir accepté de devenir plus humaine. De ce que j’ai observé de votre espèce, vous carburez soit à la violence, soit au sexe. C’est votre façon de régler tous vos problèmes. Moi, je ne suis pas comme ça. En tout cas, pas ma partie plus humaine. Je m’inquiète pour vrai Ina et toi… Tu réagis comme si un simple coup de chiffon allait tout arranger. »

Je m’étais bien gardée de dire « tu me déçois » mais je suis persuadée qu’elle pouvait le deviner très facilement. Je n’avais pas envie de me fâcher après elle, pas après tout ce qui s’était passé donc j’optai pour une stratégie différente. Une habitude qu’Ina avait vu à quelques reprises. Quand quelque chose me contrariait, il fallait que je m’occupe l’esprit. Autrement, il m’arrivait de sauter un plomb et de me montrer vraiment incendiaire dans mes propos. Sortant de ma poche mon éternel datapad, je commençai à charger les détails de ma petite idée. Cela m’éviterait de penser à… Ça. Pour tout dire, je n’avais vraiment pas envie d’y penser. J’étais suffisamment éprouvée pour un bon moment. Secrètement, je pris une décision, pour ma santé mentale : j’allais me détacher tranquillement de cette nature plus humaine. Une vraie source d’ennuis.

« Je pensais à une petite opération à deux chez les wookies. Cela fait un moment que j’ai les Trandoshans dans ma ligne de mire. Ce sont de bons guerriers et ils feront d’excellents mercenaires. Du coup, je vais avoir besoin de savoir ce que les carpettes trament et piquer leurs dossiers concernant les Trandoshans qu’ils considèrent comme les plus dangereux. C’est toujours bien de connaitre la faune locale.

Si je veux faire cette opération avec toi, c’est parce que je sais que ce sera très dangereux et c’est pour me prouver que je suis encore digne d’avoir ta vie entre mes mains. Ce n’est pas de toi dont je doute. C’est de moi. Je doute d’être à la hauteur, d’être la bonne personne pour toi… Je dois vérifier, si on veut, que j’ai encore ce qu’il faut pour te mériter. Également, voir si nous avons encore la même complicité. »
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Ven 10 Mai - 21:57

    Mauvaise réaction de la part d’Inaya, très mauvaise. Une énorme boulette dont elle s’insulta mentalement. Mâchonnant sa lèvre inférieur, elle détourna le regard, s’injuriant en silence, mais articulant les mots qu’elle ne prononçait pas. Tout ce qu’elle faisait, c’était faire du mal à Talia … Celle-ci reprit la parole, blessante, mais criante de vérité. La jeune femme baissa la tête, ses longues mèches rousses venant cacher son visage au regard de celle qu’elle aimait. Elle percevait très bien dans le ton de l’autre rousse toute sa déception… Mais il était hors de question de pleurer à nouveau, c’était assez. Elle devait rectifier le tir et réfléchir avant de le faire, il était hors de question de fusiller son couple maintenant. La Force lui murmurait quelque chose, mais elle l’ignora. Elle devait à tout prit … tout faire pour ne pas perdre Talia. Elle ne supporterait pas tant de proximité après l’avoir perdue… elle ne pourrait plus travailler avec le CDZ si elle n’était plus rien aux yeux de Talia, alors que celle-ci était tout pour elle. Cela semblait désespéré en y pensant, mais c’était la vérité.

    Elle l’écouta donc parler, tournant enfin son regard vers elle. Inaya avait l’air … troublée, hésitant. Ce n’était pas souvent que cela lui arrivait … Mais devant Talia, elle laissait souvent tomber son masque, celle-ci y étant habitué. Ainsi, l’autre rousse faisait ami ami avec les Trandoshans … Il était vrai que ces lézards sur pattes faisaient d’excellents mercenaires. Pour avoir eu l’occasion de travailler avec par la passé, Inaya ne pouvait qu’approuver sa boss. Inaya n’avait encore rien dis, elle c’était contentait de se murer dans un silence quasi parfait, écoutant avant de réagir, réfléchissant en même temps.

    Lorsque Talia cessa de parler, la jeune femme bascula ses pieds hors du lit. Le contact du sol avec ses pieds lui glaça le sang et un frisson parcouru son corps, à l’exception de ses bras. De sa main droite, elle caressa son avant bras gauche… puis posa son regard sur la rousse, qui l’observait, silencieuse. Elle ouvrit la bouche pour parler mais aucun son n’en sortit. Elle referma celle-ci, chercha quoi dire, puis plongea une nouvelle fois son regard dans celui de celle qu’elle considérait comme sa femme.


    « Ecoute … Talia … » Elle soupira. « Je ne suis qu’une petite idiote… Je … Je ne sais pas ce qu’il m’a prit, pardonne moi. Je réagis n’importe comment. Je ne veux pas te perdre, je ferais tous pour que … nous allions mieux, je te le promets. » Elle fit une courte pause, faisant un geste pour prendre la main de la rousse, mais s’arrêta, la main en l’air, avant de reposer celle-ci sur son genou. « J’accepte de partir avec toi sur Kashyyyk, bien sûr… Et pendant le voyage, pourras-tu me parler de tout ce que j’ai pu manqué pendant mon absence ? » Cette fois-ci, elle posa sa main sur la sienne. « Je comprends ce que tu ressens … enfin je crois. Mais … J’ai confiance en toi, en nous… Quand partons-nous ? J’en ai marre d’être au lit. »
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MessageSujet: Re: L'après Steria [PV : Talia]   Lun 13 Mai - 14:32

« Idiote, non, je ne crois pas. Autrement nous ne serions pas ensemble et je n’aurais certainement pas fait e toi un de mes lieutenants. Ceci dit, je pense que nous pouvons être honnêtes en disant que du fait de ta précédente éducation, tu mets davantage de l’avant tes émotions, parfois avant ta raison. De fait, cela te fait tenir des propos parfois incompatibles avec ma propre façon d’agir. »

Se flageller mentalement n’arrangerait rien. Il fallait garder la tête haute et les idées claires. Ina n’avait pas mon âge ou ma maturité. Aucune personne ou alors une extrême minorité pouvait se vanter d’avoir mon expérience. Éphémères, la plupart des êtres pensaient au court terme afin de profiter au maximum de leur existence. Elle ne faisait pas exception. L’essentiel, c’était qu’elle prenne conscience de la chose et fasse en sorte d’éviter de reproduire à nouveau ce schéma. Après tout, il n’y avait pas de quoi en faire une montagne. Je n’étais pas fâchée après Ina après tout. Ma déception avait été brève. Restait à voir désormais comment les choses évolueraient. J’avais mes propres remords de conscience et c’était quelque chose que je pouvais trainer sur des siècles. À chacun sa façon d’aborder les choses et les événements.

Je ne prenais aucun plaisir à sa souffrance, bien entendu et la voir si émotivement fragile ne m’enchantait guère. Cependant, pour le bien de notre relation, je ne pouvais tout simplement pas faire semblant que rien ne me dérangeait. Au contraire, agir de la sorte pourrait détruire notre vie de couple car comme on le sait, il suffit d’un grain de sable pour enrayer la plus puissante des machines. Qui plus était, j’étais bien connue pour dire ce que je pensais sas rien retenir en termes de paroles. C’était une réalité qu’Ina avait apprise à accepter. Tout compte fait, malgré quelques faiblesses liées probablement plus à des traumas passés qu’à son attitude générale, elle était plus… Mature serait une approximation grossière mais c’était plus que cela. Il faudrait que je trouve le terme exact, éventuellement. Ce n’était pas, après tout, l’urgence du moment.


« Je ne veux pas que tu pousses trop tes limites, Ina. Tu viens de passer au travers de toute une expérience et je m’en voudrais de te faire quitter le lit avant une récupération complète. Je tiens à toi, quoi que l’on puisse en dire et humaine ou non, je prends soin des miens. Tu es sûre de vouloir entreprendre cette mission tout de suite? Je peux attendre, j’ai techniquement l’éternité devant moi… »

L’inquiétude était réelle et je serrai longuement sa main. Je ne voulais pas devoir remplacer sur elle un autre membre. Je lui avais déjà coûté un bras, techniquement deux si j’étais intervenue plus vite lors de notre première rencontre et devoir lui coûter une voire deux jambes ne me plairais absolument pas. Je n’étais pas du genre à abuser de ma position d’autorité et elle le savait. Elle savait tout aussi bien par contre que je prenais soin des miens. S’il fallait prendre du temps, j’allais prendre ce temps. Si elle avait besoin de temps pour elle, je le lui donnerais. La perdre me serait intolérable. Hors de question de l’abandonner. Le contact de ma peau était froid, étant plus proche en ce moment de ma vraie nature que de ce simulacre d’humanité, ce qui trahissait mon trouble. J’avais mes raisons pour rejeter mon apparence réelle.
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