Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)

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MessageSujet: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Ven 25 Mai - 21:41

Il y avait une règle non écrite avec les cantinas : quiconque capable de mettre une bonne correction au videur devenait la terreur de l’endroit… Et à ce juste titre, on le laissait tranquille. Le videur, bon joueur, avertissait ensuite les clients du « danger public » présent dans l’endroit… Et on laissait sagement tranquille celui ou celle qui avait réussi à mettre un œil au beurre noir au videur. Drôle de coutume mais on faisait avec. Après tout… S’il y avait bien quelque chose de durable, c’était les affaires de cantinas qui ne tombaient jamais vraiment sous le contrôle d’une autorité quelconque. Cela faisait le charme (et l’horreur de certains) des cantinas… Et c’était un bon test pour les nouveaux initiés mercenaires, pirates et chasseurs de primes pour tenter de mettre son poing sur la gueule du grand baraqué gardant l’entrée. Je vous le dis, c’est un classique incontournable. Demandez le au barman : il vous le dira, lui.

Quand le videur fait partie d’une des espèces les plus… Imposantes dirons-nous, à avoir parcouru la Galaxie, un Locan rien de moins… Celui ou celle capable de lui régler son compte prenait du galon! Et ici, toute personne passant la porte de cette cantina se faisait avertir que la demoiselle avec la capuche était à éviter. La preuve? Cette personne c’était moi et j’étais toute seule dans mon coin et les sièges environnants étaient vides. Plusieurs préféraient se tenir debout et loin de moi qu’à proximité et assis… Je ne m’en formalisais pas : en fait, je fumais dans mon coin ce qui était manifestement un cigare tout en buvant ce que n’importe quel barman aurait qualifié de « truc à réveiller le plus mort des morts ». Une dure de dure qui préférait garder une aura de mystère : votre dévouée Talia Zann en personne! Quoi? Parce que je diriges le Consortium de Zann, je ne peux plus sortir prendre un verre si j’ai envie?

Donc j’étais assise seule et fumait mon cigare avec délectation, me disant que la vie pouvait effectivement se résumer à un bon verre, un bon cigare et une bonne baston… Les deux pieds sur le comptoir du bar, bien installée dans mon siège, je faisais plus… Respectable que d’habitude, lorsque j’étais couverte de blessures et de sang, le mien comme celui de mes ennemis… C’est ça la vie de criminelle… j’étais également plus « disciplinée » que d’habitude également : je n’avais pas eu de problème (jusqu’à présent) avec les autorités… Et même si j’étais entrée en armes, je n’avais pas encore tiré sur qui que ce soit, ce qui était un signe encourageant! Tant que personne ne venait me déranger dans ma bulle… Il ne devrait pas y avoir de problèmes… Le hic dans tout cela : je prenais la place restante sur le comptoir du barman, ce qui forçait le nouveau venu à passer à portée… Et donc à me déranger dans mon « espace vital ».

Ce qui avait été suffisant à faire virer de bord plusieurs nouveaux arrivants… C’était bien d’avoir la paix, une fois de temps en temps : mine de rien, l’Alliance Galactique et la Confédération des Systèmes Libres me tapaient parfois sur les nerfs avec leurs conneries de régulations et autres absurdités du genre… Sans oublier ces imbécilités de papiers et de permis… Et les stormtroopers qui m’avaient contrôlé devaient être des imbéciles de première : ma gueule était placardée un peu partout dans la Galaxie pour divers… Actes « libéraux » jugé « inadmissibles » pour la bonne éthique et la sainte morale, face aux règles de l’Alliance Galactique et blablabla… Je me montrais nonchalante mais disons que le Consortium De Zann n’était pas réputé pour sa gentillesse… Enfin bon bref, je filais le parfait bonheur… Pour le moment en tout cas. Toute chose ayant une fin… Ce n’était qu’une question de temps avant l’échéance fatidique…


Dernière édition par Talia Zann le Mar 12 Juin - 3:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Mer 6 Juin - 11:49

♫♪♫

Coruscant - Angle de Broad Street et de Purple Square

- Block XJR/498 -

Cela faisait maintenant 5 heures que l'inspecteur Irons planquait dans un conduit d'extraction d'air. D'après son interface holographique, dont la lumière bleutée offrait un faible répis à l'obscurité ambiante, il devait se trouver à l'applomb du sas d'entrée de l'appartement de Xxuun Tog situé au 127 ème étage du bâtiment.

D'après les plans dont il disposait, il s'agissait d'un "Cube", structure géométrique d'une vingtaine de mètres carrés, sans fenêtres et sans autre issue que le petit sas d'entrée sécurisé. Les cubes se voulaient spartiates mais ils offraient cependant une sécurité accrue pour ceux qui aspiraient à la tranquilité. "One door, One exit, One target". Le block XJR/498 n'était qu'un assemblage de cubes sur plusieurs centaines de mètres de hauteur. Vu de l'extérieur, il n'était qu'un block de férobéton sans fenêtre, énième phalus déchirant le paysage de la cité capitale.

L'opération "Idiot's array" fut ordonnée trois jours plus tôt et l'inspecteur Irons déployé en moins de 36 heures. Sa mission consistait à localiser un tueur en série, surnommé "Sabacc", dont le mode opératoire pour le moins exotique, entrait dans le champ de compétence de la division IDENTITY dans laquelle bossait Jack. "Sabacc" était recherché pour le meurtre de 54 victimes, toutes retrouvés grimées à l'effigie d'une des figures du Sabacc. Les corps étaient tellement mutilés qu'il restait encore du travail pour parvenir à toutes les identifier. 54 victimes ... 54 cartes ... le jeu de sabacc en comptant 76, IDENTITY ne pouvait se permettre de passer à côté du tueur. La réputation de "Sabacc" faisait déjà la une des journaleux locaux ... et low cost ... qui prenaient plaisir à discréditer le travail des FSC.

Irons avait été mis sur le coup dès le 24 ème meurtre. Il avait remonté la piste du tueur sur plusieurs mois ... et avait assisté impuissant à l'assassinat de 30 nouvelles victimes. Autant dire qu'il jouait sa carrière sur ce coup là. La piste l'avait conduit jusqu'à Broad street où un sans abri l'avait rencardé sur un "putain de mec bizzare, moi j'vous dis m'sieur l'officier", un homme qui "vous fait pisser dans vos frocs rien qu'en le croisant" et qui "vous regarde toujours avec un sourire de malade" Il n'en fallut pas plus pour Jack qui planqua durant deux jours au milieu des clodos. Il croisa la route de Sabacc la deuxième nuit alors qu'il regagnait l'entrée de son block à trois heures du mat. Il semblait boiter et ses vêtements étaient détrempés.

Ce n'est que le lendemain matin, qu'Irons appris le décès d'une 54 ème victimes. Il apprit également que le tueur présumé avait été coursé par un groupe de skins qui trainaient dans les alentours. La poursuite s'était terminée au bord du Derryls, petite rivière souterraine qui court sous le permabéton du secteur Purple. Jack fit le rapprochement avec le suspect "humide" du block XJR et l'opération "Idiot's Array" - en référence à la main gagnante de l'étalage de l'idiot au sabacc - avait été montée. Irons disposait de deux sections d'assaut de la GAR, des storms à l'armure d'ébène, disposées dans les deux cubes adjacents. Les gars d'IDENTITY étaient également dans l'coup. Ils planquaient en civil autour du block, tous grimés de sorte qu'ils ne soient pas identifiables. Ainsi une prostituée twi'lek tapinait à l'angle de la rue, un couple d'humain faisait du lèche vitrine, s'étreignant amoureusement, un grand père Ithorien lisait son journal sur un banc de Purple Square et un groupe de trois potes terminait de s'étirer après leur footing quotidien. Irons disposait de ses cartes en main ... il ne lui restait plus qu'une seule inconnue ... Quand est ce que Sabacc se déciderait à pointer le bout de son nez ? ...

Sa position était inconfortable et son dos, en appui sur la cloison du conduit, commençait à le faire souffrir. L'aération avait volontairement été coupée, d'une part pour lui permettre de s'infiltrer sans risque d'être hapé par les élices, et d'autre part pour faire monter la température dans les cubes du 127 ème étage ... Irons ne souffrait pas de clostrophobie, mais il ne faudrait pas que l'attente se poursuive une heure de plus. Il fit glisser ses doigts sur l'image bleutée qui flottait devant lui et en balaya plusieurs avant d'arriver sur celle qui l'intéressait. Une image tridimentionnelle thermique indiquait la position des "points chauds", autant de coeurs battant au rythme de l'adrénaline. Irons pouvait distinguer les Storm mais seul le cube de Sabacc restait dans le spectre du bleu ... vide de tout occupant ...

Basculant sa console de communication il ouvrit un canal sécurisé vers l'Officier com' assis confortablement devant son écran dans un fourgon stationné à l'extérieur.
" - Demise ici Freelancer." Une voix masculine déformée par le système complexe de cryptage et l'épaisseur des murs cracha dans son oreillette.
" - Transmettez Freelancer"
" - Le colis n'est toujours pas livré. Vous avez quoi de votre côté ?"
" - Ici Demise, dehors c'est un vrai bordel, la place est bondée de monde, on a du mal à garder un contact visuel entre nous. Ca devient tendu Freelancer, il ne faudrait pas que ça dure dans le temps, au risque de blesser des civils"
" - Bien reçu Demise. Si on arrive à contenir le colis dans la boîte ça devrait le faire. Nos tontons flingueurs devraient pouvoir éviter de tuer quelques cibles collatérales"
Une nouvelle voix, plus roque, vint se joindre à la conversation.
" - Ici Destroyer, je t'emmerde Freelancer. Tu sais où tu peux te le mettre mon canon de DC"
" - Ho ho ho, vla que stéroide man nous fait une crise. T'inquiète Destroyer, on pourra toujours comparer nos engins une fois le boulot fini. En tout cas, dis à tes gars de viser avant de tirer, hein ?"
" - (silence sur la ligne) ... connard de flic ..."
" - Ici Demise, fermez vos gueules les gars, j'ai pas envie de devoir sortir de mon fourgon pour venir vous botter les shebs. vous avez vos ordres, alors bouclez là et ...."
Irons passa en canal prioritaire, coupant, de fait, toutes les communications
" - Mouvement dans l'couloir, on passe en phase 3"


♫♪♫


Depuis sa position, Jack aperçu une silouhette en survêtement dont le visage était masqué par une capuche. Il tenait dans ses bras un colis et marchait en direction de l'entrée du cube de Sabacc. L'homme n'émit aucun son et il ne semblait pas à l'aise ... quelque chose clochait ... Jack eut un gout amer dans la bouche ... quelque chose était en train de merder ... et pourtant il était si proche du but ...
" - Ici Destroyer, on a un contact sonique à hauteur du sas d'entrée. Que tout le monde se tienne prêt."
" - Destroyer ici Freelancer, j'sais pas ... j'ai un mauvais pressentiment ... y a quelque chose qui cloche"
" - T'as la frousse oué Freelancer, pas habitué à risquer ta peau et ( nouveau silence ) .... contact volumétrique ... le colis vient de pénétrer dans le cube. Boomer, tu actionnes les charges à mon signal. Pas d'chichi, on entre, on le neutralise et on s'rentre à la maison"
" - Freak Destroyer, t'emballes pas, y a un truc qui va pas j'te dis"
Le cerveau d'Irons fonctionnait à tout rompre ... il se repassa la scène de l'arrivée de la silhouette ... Elle marchait en silence en direction de l'appart ... elle marchait ... Freak!! elle marchait ... elle ne boitait pas ...
" - Destroyer, annule ton ordre, c'est pas lui"
" - Ohh ta gueule Freelancer, Boomer ?"
" - yes boss ?"
" - Ok pour les charges, top action dans 2 secondes .. 1 .. go go go!!!"


Le bruit sourd de la détonation entra en résonnance avec les parois de permabéton, faisant vibrer les cloisons à l'unisson. Irons n'avait plus aucun visuel dans l'appartement tellement la fumée avait envahi la pièce. Il perçut quelques tirs de blaster puis plus rien. Les storms avaient donné l'assaut sans attendre son top ... vert de rage, Jack fit sauter les vis de la bouche d'aération et s'engouffra dans le couloir.

C'est au moment où il s'approcha du sas d'entrée qu'il perçut une présence derrière lui. Il prit quelques secondes pour confirmer son pressentiment, secondes qui lui sauvèrent la vie. Du coin de l'oeil, il croisa le regard plein de folie d'un homme au sourir glacial qui se trouvait dans l'encadrement de la cage d'escalier. Il le vit le saluer d'un geste de la main tandis que de l'autre il actionnait une petite télécommande. Irons fut soufflé par l'explosion qui se déclencha dans l'appartement. Tout ne fut que blancheur. Ses oreilles hurlaient dans un sifflement qui le coupait du reste du monde. Sonné, il aperçut Sabacc s'enfuir en boitant dans la cage d'escalier. Ne pouvant prendre le temps de voir si les storms étaient encore en vie, il partit à la poursuite du tueur en hurlant dans son système com qu'il avait besoin d'une assistance médicale au 127 ème étage et que le tueur prenait la fuite par les toits.

Plus il avalait les marches d'escalier, plus il sentait son coeur prêt à exploser. Jack avait mal de partout mais l'adrénaline prenait le pas sur la douleur. Il ne pouvait voir Sabacc mais il commençait à percevoir le bruit encore faible de son rire sadique. Ce connard était en train de se marrer.

D'un coup de rangers, Irons défonça la porte donnant sur le toit du bâtiment. Son automatique en main, il sortit à l'air libre et chercha du regard sa cible. Sabacc se trouvait là, face à lui, les bras écartés, le visage plein de folie. Il venait de se rendre compte qu'il s'était lui même piégé. Un hélicoptère des FSC survolait sa position et le braquait sous la lumière de son projecteur. L'aile volante qu'il avait prévu d'utiliser pour s'enfuir avait été détruite d'un coup de blaster lourd lorsque Jack avait donné sa direction de fuite. La voix du tueur avait du mal à se faire entendre à cause du hurlement des rotors en action.


" - Alors Inspecteur, il faut croire que vous n'êtes pas un si mauvais joueur que ça ... Me voilà piégé avec vous au sommet d'un immeuble de 160 étages. Il est temps de finir la partie ... alors lequel de nous deux va se coucher ?"
" - T'es un malade Sabacc. Un grand malade. Tu n'as aucune chanche, alors ferme ta gueule, mets les mains sur la tête et tourne toi doucement."
" - Hu hu hu ohhhhh ouiiiiiiii inspecteur. Vous voulez me mettre les menottes, j'aime déjà l'idée. Mais pour cela, vous devrez me les passer vous même."
Une détonation se fit entendre, suivie d'une grimace du tueur ... peut être plus de surprise que de douleur. Alors que le canon de l'arme d'Irons terminait de fumer, du sang s'écoulait de la cuisse gauche de Sabacc.
" - T'as peut être pas bien compris ce que je t'ai demandé ducon. Tu penses avoir à faire à un flic normal, mais tu sais rien de moi, alors si tu ne veux pas que la prochaine soit un peu plus centrée sur la droite, tu fais ce que je te dis"
" - Et c'est moi que tu traites de malade ... Tu n'as pas des lois à respecter ? J'ai des droits, et toi tu n'as pas le droit de ..."
seconde détonation ... petit cri strident du tueur qui se tate les parties pour voir si elles sont toujours en place.
" - Mais il est malade ce flic !!!! Ok, ok, c'est bon, voilà, je les mets mes mains sur ma tête."
Jetant un oeil sur l'hélicoptère" - J'suis avec un malade, appelez la police!!!!! Il va finir par me buter ..." Relevant un sourcil et abaissant sa ligne de mire, Irons s'approcha du tueur en bougonnant." - Non mais il est vraiment barge ce mec ..." Puis lui enfilant les menottes"Xxuun Tog, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de 54 victimes et le meurtre de soldat de la GAR. Vous pouvez garder le silence, bien que je ne vous le conseille pas, vous avez également le droit d'avoir un putain de pourris d'avocat ... Et tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Avez vous compris vos droits espèce de malade ?"
" - 54 victimes ... la 55 ème compte pour moi ou pour vos soldats qui ont fait feu sur elle ?"
Sa dernière question fut saluée par un violet crochet du droit qui le fit chuter sur le flanc. Toujours en ricanant, Sabacc décida qu'il vallait peut être mieux se taire pour l'instant. C'est à ce moment là que choisirent les storms pour se déployer sur le toit en criant go go go. Destroyer s'avança en direction d'Irons, son armure était toute cabossée, signe de la violence de la déflagration. Il n'avait pas bonne mine et il semblait moins fiers que les minutes précédentes. Il retira son casque et s'adressa au Lieutenant des FSC.
" - Euuu ... Freelancer, je voulais vous dire ..."
Irons ne le laissa pas terminer et lui enchaina un direct du gauche qui lui fit craquer les os du nez. Destroyer ne broncha pas, il ne l'avait pas volé celui là.
" - Vous n'êtes qu'une merde Sergent, vous avez mis en péril toute l'opération ainsi que la vie de votre équipe ..."
" - Lieutenant, vous aviez raison ... je suis désolé. Je vous en dois une, et je paye toujours mes dettes."
Le système com d'Irons sonna à cet instant. Destroyer décida de laisser l'inspecteur tranquille et commença à repartir en direction des étages inférieurs. Tout autour de lui, les forces de sécurité terminaient de se déployer. Sabacc avait été pris en charge et son transferement se ferait par voie aérienne. La bombe avait explosée dans l'appartement, mais elle restait d'intensité mineure, faite pour tuer des flics en gilet pare-blaster et non des soldats en armure de combat ... Destroyer avait eu chaud, aucun de ses hommes n'était blessé. Ils avait cependant fait feu sur la victime, la tuant sur le coup. Après l'explosion, ils s'étaient rendus compte qu'il s'agissait d'une femme grimé en reine de la mort, autre figure du sabacc ... Elle devait les emporter avec elle ... Ce tueur était vraiment un grand malade. Alors qu'il arrivait à l'encadrement de la cage d'escalier, la voix d'Irons le stoppa net.
" - Sergent ? Vous m'avez dit m'en devoir une ?"
" - Et un Storm tient toujours ses promesses inspecteurs, pourquoi ?"
" - Et bien je viens de recevoir une info. Une de nos cibles a été repérée dans une cantina du secteur d'hardway. Elle se nomme Talia Zann et c'est un gros morceau. J'ai besoin d'un peu de renfort sur ce coup là ... du renfort qui sait se servir de ses poingts. Ca vous tente ?"
" - Plutôt deux fois qu'une Freelancer, j'rappelle mes gars et on se tient à tes ordres."
" - Demise ici Freelancer, on vous laisse faire le ménage. On décale sur Hardway, je crois qu'il y a moyen de choper Zann"
" - Bien reçu Freelancer, t'es en vaine aujourd'hui, profite en. Central ici Demise"
" - Central, transmettez Demise."
" - Fin de l'opération "Idiot's Array" Freelancer bascule avec Destroyer sur une interpellation secteur Hardway. Prévoyez des renforts. Demise terminé"
" - Bien reçu Demise. Bonne chasse Freelancer. Central Terminé."
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Mer 6 Juin - 23:59

    " - Une de nos cibles a été repérée dans une cantina du secteur d'hardway. Elle se nomme Talia Zann et c'est un gros morceau. J'ai besoin d'un peu de renfort sur ce coup là ... du renfort qui sait se servir de ses poingts. Ca vous tente ?"
    " - Plutôt deux fois qu'une Freelancer, j'rappelle mes gars et on se tient à tes ordres."
    " - Demise ici Freelancer, on vous laisse faire le ménage. On décale sur Hardway, je crois qu'il y a moyen de choper Zann"
    " - Bien reçu Freelancer, t'es en vaine aujourd'hui, profite en. Central ici Demise"
    " - Central, transmettez Demise."
    " - Fin de l'opération "Idiot's Array" Freelancer bascule avec Destroyer sur une interpellation secteur Hardway. Prévoyez des renforts. Demise terminé"


    Ah, la police. Leur matériel laissait à désirer, car je venais d'entendre une conversation plus qu'intéressante ... Qui suis-je ? Inaya Nhara, pour vous servir. Ou plutôt pour servir le Consortium de Zann et plus précisément ça très sexy et désirable chef, Talia Zann. Après une mission longue et éprouvante, j'étais de nouveau libre et surtout libre de rentrer chez moi, mais avant cela je devais sauver la peau de ma boss... car rentrer à notre base sans elle serait des plus ennuyeux, parce qu'avec Talia Zann, on ne s'ennuie jamais ! Vous n'imaginez pas ce qu'elle peut faire pour satisfaire votre appétit sexuel.

    Mettant le contact, je me dirigeais moi aussi vers ce secteur en empruntant un raccourcit, car je devais absolument arriver avant eux. Cela faisait un an que je n'avais pas vu le magnifique cul de Talia et je me demandais comment elle allait réagir, surtout si je lui tombais dessus dans une cantina sans prévenir. Mais j'étais ses yeux et ses oreilles et l'une des seules personnes à savoir où la belle se trouvait à toute heure du jour ou de la nuit ... et avant, la nuit, c'était souvent dans mon lit qu'elle se trouvait.

    Il y avait des tas de rumeurs qui courraient sur elle et moi et la plus drôle était celle qui me désignait comme sa doublure ou sa soeur jumelle et que nous aurions des relations torriiiiiiides. Bon, pour les relations, ce n'est pas faux, mais le reste c'est du flan. Talia n'était pas du tout le genre de personne à se planquer derrière quelqu’un d’autre, ça non.

    Je posais mon speeder à quelques pas de la cantina puis débarquais après mettre assuré que j'avais bien mon blaster et mon sabre laser, celui-ci camoufler sous ma longue vestes noirs dont je relevais le capuchon. Sous ce manteau, je portais une tenue noire qui moulait mes formes avantageuses à la perfection et j'étais chaussée de longues bottes à talons. Bref, j'avais une apparence plutôt sexy ... Par contre, courir avec des talons m'avait demandé un sacret entrainement, mais aujourd'hui je le faisais sans problème ... et un coup de talon où je pense ne fait jamais du bien.

    Entrer dans la cantina fut simple et je repérais tout de suite Talia. Son capuchon était relevé et masquait son visage, mais étant donné qu'il n'y avait personne autour d'elle, je ne pouvais pas me tromper. Prenant ma démarche la plus sexy possible, j'avançais vers elle, me moquant des regards des autres et, d'un revers du bras, retirais ses jambes du comptoir pour m'asseoir sur ses genoux. Avant qu'elle ait pu dire quoi que ce soit, je l'embrassais sauvagement, la tenant par le col. Après quelques secondes, je la lâchais et passais mes bras autour de son cou, une jambe de chaque côté de ses hanches.


    « Salut, ma belle. Je ne veux pas t'alarmer, mais il va y avoir une décente ici dans quelques minutes et ces gars viennent pour toi. »
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Jeu 7 Juin - 2:09

Vous savez ce qu’on dit du temps : c’est un enculé. Un salopard de première. Ici, en ce moment, j’avais presque l’impression qu’il s’écoulait à l’envers tant le temps semblait passer lentement. J’étais venue pour tenter de m’habituer à cette planète que j’avais en horreur. Fouillez-moi pourquoi, de tous les coins de l’univers, Coruscant était celui qui m’insupportait le plus. Il n’y avait même pas de raison particulière, enfin si, c’était le respect béat que l’on donnait à cette planète de merde. Le centre de la galaxie, la planète qui ne dort jamais, etc., etc. Coruscant à mon avis était et avait toujours été un aimant à emmerdes de toutes sortes, un nid de couleuvres, de conspirateurs, de débiles en tout genre et autre et si je l’avais pu, j’aurais effacé cette planète de la carte galactique. Plus de Coruscant, fini, au revoir. La sainte paix. Elle changeait d’allégeance tellement souvent en plus…

Au final, il y avait bien un truc qui ne changeait jamais : on pouvait tout acheter sur Coruscant, surtout ses politiciens et autres figures du genre. C’était le plus marrant en fait. Vous vous pointiez dans la cantina la plus proche, vous écoutiez les rumeurs et au lieu de vous tendre un menu, on vous donnait la liste des politiciens, officiels et autres, les plus corrompus. Si c’est pas sympa! Quand vous êtes à la tête d’une organisation comme le Consortium de Zann, c’est toujours bon de savoir quelles marionnettes vous pouvez faire danser. Vous seriez surpris de savoir ce que des permis parfaitement légaux peuvent vous permettre de faire… Très surpris même. Il faut bien les obtenir ces documents là et rien de mieux que de corrompre les fonctionnaires en charge. La corruption, le meilleur moyen d’obtenir ce que l’on veut. Plus efficace que n’importe quoi d’autre et en plus… Tellement plus flexible.

J’étais donc en train de penser à ce que cette soirée jusqu’à présent merdique me réservait quand l’impensable se produisit : quelqu’un osa retirer mes jambes du comptoir. J’allais en faire des confettis, il (ou elle) se prenait pour qui? Un direct plus tard et Ce petit comique recracherait ses dents et son audace. Personne ne viendrait me déranger dans mes réflexions pseudo philosophiques! Ça et le fait que j’y tenais à ma bulle, non mais oh! Relevant la tête pour envoyer promener l’inopportun personnage, je retins avec peine une exclamation de surprise. Ah bah ça alors, Ina! Revenue d’entre les morts, selon certains. Quelle surprise ça. Et… Oh… Elle était contente de me voir dites donc. Ça tombait bien, moi aussi. J’ai le droit d’apprécier ma garde du corps, mon espionne personnelle, quelqu’un de beaucoup plus discret que ce cher Urai Fen… Non parce que Urai est superbement doué pour botter des culs… Mais zéro en discrétion.

Qui a dit que la vie ne réservait aucune surprise? Pas moi en tout cas car j’en eu une de taille. Revenue d’une mission qui s’était éternisée, disons que je ne me serais jamais attendue à la voir débarquer ici. Je répondis à son baiser par un baiser avant de lui sourire et de l’écouter attentivement. Quoi, il y avait encore des gens assez cons pour penser pouvoir me mettre la main au collet? Ah c’est sûr, allez-y, essayez. Si c’est une arrestation légale, mes avocats vont vous réduire en cendres. Si c’est une arrestation musclée, mes gars vont vous réduire en bouillie. De toute façon, j’avais la conscience tranquille : même si on m’envoyait en taule, je serais sortie avant d’avoir fini ma première journée. Un peu d’exercice me ferait du bien tiens. Une bonne bagarre, cela faisait un moment… Et c’était une bonne chose que je traine toujours mes outils de travail avec moi. Quoi, on a tous nos petites manies, non?


« Salut toi… Tu m’as manquée… Alors ma belle, tu débarques comme ça après tout ce temps pour m’amener de pareilles nouvelles? Et moi qui avait prévu nous prendre une belle chambre d’hôtel pour passer la soirée… Célébrer nos retrouvailles… Tant pis il faudra que ça attende. Faisons ça vite, tu sais que je déteste que ça s’éternise… En général cela s’entend. Et qui sont ces indésirables dont tu parles? Je suis curieuse… »


Dernière édition par Talia Zann le Sam 9 Juin - 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Sam 9 Juin - 7:53


Coruscant - Secteur Hardway - Cantina "Hell's Kitchen"

Une vingtaine de minutes s'était écoulée depuis qu'Irons avait reçu l'appel de son indic sur sa ligne sécurisée. Il se trouvait alors à plus de 300 mètres d'altitude, au sommet d'un block à l'angle de Broad Street et de Purple Square avec un tueur en série à ses pieds. Il lui avait donc fallu 20 minutes pour traverser, sirène hurlante, les couloirs aériens des niveaux médiants puis inférieurs. Jack disposait de deux escouades de la GAR, chose plûtot inhabituelle pour un flic des FSC mais combien rassurante lorsqu'on pénétrait dans "ville du dessous"

Depuis l'accession au pouvoir du fils Solo, et sa gestion de la crise corellienne d'une main de fer, les soldats de la GAR étaient terriblement craints. Nul n'osait ouvrir sa gueule en leur présence, de peur de finir dans un des camps de rétention mis en place à l'époque de Jacen. Le sergent Cassius Black - nom de code "Destroyer" - avait compromis, par un excès de zèle, la réussite de l'opération "Idiot's Array". L'interpellation de Sabacc avait abouti in extremis et il s'était engagé auprès d'Irons à être présent le jour où ce dernier aurait besoin de lui. Destroyer n'imaginait certainement pas que ce moment serait si proche.

Les deux hommes se trouvaient devant la façade d'Hell Kitchen, une cantina réputée dans le milieu. Jack avait préféré une approche directe, plutôt qu'un dispositif d'infiltration beaucoup plus long à mettre en place. Il disposait de 24 stormtroopers ultra entrainés et pour lui c'était largement suffisant pour contenir une éventuelle rébellion de Zann. Le sergent Black avait disposé une escouade en couverture autour du bâtiment et la seconde entrerait avec lui dans la phase d'interpellation.

Irons avait travaillé dix années consécutives à la brigade des moeurs. Il connaissait l'endroit, il connaissait les figures locales, il savait ce qu'il devait dire et ne devait pas dire et à qui il devait le dire. Il avait communiqué à Destroyer l'emplacement de la porte de service située à l'arrière du bâtiment, mais également l'emplacement des sorties dérobés sur les facades latérales ainsi que la bouche d'égout qui permettait un accès rapide au réseau des eaux usées en cas de fuite rapide. Le sergent de la GAR avait placé trois tireurs d'élite au dessus de chaque sortie, Boomer, l'expert en explosif avait piégé temporairement l'égout et le restant de l'escouade, soit 9 storms avaient constitué un cordon de sécurité dans les rues adjacentes. Leurs véhicules barraient la route aux curieux.

Durant le trajet, Jack avait reçu un second appel l'informant que Zann avait été rejoint par une femme, vraisemblablement une connaissance. Black et Irons avaient été contraint de réarticuler leur dispositif d'interpellation et avaient décidé que cette "invitée" ne constituerait pas une cible pour eux, du moment où elle savait rester à sa place.

Au top action, Black frappa à la porte de la cantina de son poing d'acier noir. Une trappe s'ouvrit et une paire d'yeux apparut. Le regard du videur étudia quelques secondes l'armure noire du storm puis la trappe se referma aussi sec. Le son roque d'une voix se fit entendre depuis l'intérieur, malgré l'épaisseur de la porte.

" - Cassez vous les militaires. On veut pas de vous ici.Destroyer resta sur le cul pendant qu'Irons pouffait de rire. Le storm coula un regard en direction du flic qui en disait long sur son état d'esprit. La voix du sergent résonna dans son commutateur.
" - Et ça ? .... c'est normal je suppose ? Faut que je rappelle Boomer ?"Jack n'arrivait pas à reprendre son sérieux. Il tapa sur l'épaule du storm et prit sa place devant l'entrée.
" - t'inquiète Destroyer, les voyous n'aiment pas les militaires. C'est tout. Laisse moi faire ..."Jack frappa de nouveau et la trape s'ouvrit. Il fallut quelques secondes au videur pour reconnaitre Irons mais cette fois ci, ils n'essuyeraient pas un refus.
" - Qu'est ce que tu veux Blue Boys ? On veut pas d'emmerdes, alors tes p'tits copains et toi vous fichez l'camps."
" - Je sais Roxx, t'inquiète ... on se connait toi et moi ... combien de fois je vous ai sauvé les miches à toi et à tes potes, hein ? J'suis pas là pour ton patron, mais juste pour un client."
" - Et ?"
" - Et bien si tu ne me laisses pas entrer, je ne pourrais pas retenir très longtemps mon autre ami ici présent, et ne pourrais garantir l'intégrité de ta porte et celle de ta cantina. Merde Roxx, j'te la fait pas à l'envers, j'en ai rien à foutre du business de ton patron. Je suis là pour Zann."
Jack perçut une réaction chez le locan, peut être du dédains, de la haine, ou un désir de vengeance. En tout cas, le résultat escompté était là et les cliquetis qui suivirent la fermeture de la trape étaient plutôt positifs. Lorsque le sas s'ouvrit, le locan apparut, masse imposante. Jack reçu de plein fouet les effluves épicées de la salle comme autant de souvenirs de dix années passés au milieu des putes, des drogués et des voyous.
" - C'te salope de Zann ... Fais moi plaisir Jack, colles en lui une pour moi."
"- Merci Roxx, et t'inquiète ... on est là que pour zann. Tu peux rassurer ton patron."


Alors que le Lieutenant Irons s'engouffrait dans l'établissement, suivi d'une douzaine de storms, Roxx activa son transmetteur pour informer son patron d'une descente de flics. Les storms prirent position dans la salle, couvrant chaque issue, offrant un angle de tir sur la table à laquelle deux créatures rousses étaient assises. La musique stoppa net. Les conversations ne se firent que chuchottement. Personne n'osait regarder un des storm dans la visière. Jack, Destroyer et quatre autres strom s'approchèrent de la table. L'inspecteur prit la parole, embrassant du regard les deux rousses, il fixa les siens sur Talia.

" - Talia Zann, je suis le Lieutenant Jack IRONS, des FSC et voici le sergent Black de la GAR. Vous êtes en état d'arrestation pour de multiples violation de la loi de l'alliance galactique. Je vous demande de ne pas manifester d'opposition auquel cas, je serais obligé de faire usage de la force."
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Sam 9 Juin - 22:45

    Nous aurions tout le temps ne nous retrouver après avoir quitté Coruscant, car il ne faisait, pour moi, aucun doute que nous pourrions quitter cette planète sans trop de problèmes. Quoi ? Les flics pensaient vraiment pouvoir nous avoir ? J'en riais d'avance. On ne s'attaquait pas à Talia Zann impunément, oh non. Combien de politiciens le Consortium avait-il dans la poche sans que cela se sache ? Moi-même j'ignorais le nombre exact. Quoi qu'il en soit, je n'avais pas vraiment peur d'avoir des ennuis, car quand on côtoie une Zann, il faut toujours s'attendre à des ennuis.

    « La police locale, mais ils utilisaient des noms de codes lorsque j'ai intercepté leur transmission, impossible de savoir de qui il s'agit exactement. »

    Du coin de l'oeil, je vis le videur allait vers la porte. Il me suffit alors de lancer la Force dans sa direction pour savoir que nos amis étaient arrivés et qu'ils étaient vraiment décidés à nous avoir. Posant mon regard sur Talia, toujours dans la même position que précédemment, je l'en informais. J'avais déjà quelques idées, personnellement, pour virer ces flics sans trop de problèmes mais s'ils ne se montraient pas coopératifs, ça allait faire mal. Car, franchement, pensait-il vraiment que j'étais seule ? Ou que Talia c'était pointée seule sur Coruscant ? Et cette cantina recelait de gens prêt à tous pour s'attirer les faveurs de Talia Zann. Ce flic s'attaquait à un poisson beaucoup trop gros pour lui et il ne semblait même pas s'en rendre compte.

    C'est alors que les flics entrèrent et qu'ils s'approchèrent de nous, tout en bouclant toutes les issues. Je regardais ce petit gars dans les yeux tandis que lui regardait ma belle et délicieuse rousse. Lorsqu'il eut terminé de débiter son blabla à deux balles, je me levais.


    « Lieutenant, puis-je vous parler ? »

    J'écartais très légèrement ma veste, de façon à ce que Talia ne puisse pas voir le sabre laser que je montrais à ce Jack. Etant donné mon statut de corrupteur, mon visage ne pouvait pas lui être connu puisque nous bossions toujours « officiellement » en armure rouge. Et lorsque nos missions demandaient à ce que nous soyons plus discret (et donc pas d'armure), nous étions assez débrouillards pour ne pas nous faire avoir et de toute façon, avec toutes les identités que j'avais... Je m'éloignais de quelques pas, et chuchota alors, l'air agacée.

    « Bravo, Lieutenant. Je suis la Maître Jedi Jan Starfire et vous venez compromettre plusieurs années d'infiltration au sein du Consortium de Zann. Lorsque j'en informerais le Conseil, je ne manquerais pas de leur donner votre nom ... »

    Je coulais un regard qui se voulait neutre - très Jedi - vers Talia, puis revins vers le visage d'Irons. S'il ne mordait pas à l'hameçon, j'avais toujours une autre corde à mon arc, juste au cas où. Mais ... J'étais douée pour passer pour quelqu'un d'autre, après tout j'avais fais cela pendant de nombreuses années et encore plus pendant l'année qui venait de s'écoulait, lorsque j'étais en infiltration au sein du cartel Hutt.

    « Vous venez de vous attaquer à beaucoup plus gros que vous, pensez vous vraiment qu'elle est assez idiote pour venir sans renforts ? Et pensez-vous vraiment pouvoir la mettre derrière les barreaux ? Vous n'êtes pas le premier à essayer, Lieutenant. Et vous allez échouer, comme tous les autres, même si vous parvenez à la trainer devant un juge. »

    Je soupirais. Je devais continuer à jouer le jeu, maintenant que j'avais endossé le rôle du Maître Jedi. Je m'éloignais donc un peu, faisant signe au flic de faire ce qu'il voulait. Une fois hors de vu, je replaçais une mèche de cheveux derrière mon oreille et profitais de mon geste pour prononcer quelques mots sans desserrer les lèvres.

    « En position. »
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Sam 9 Juin - 23:50

Lorsque l’autre débita sa tirade, je ne réagis même pas, me contentant de finir mon verre et de regarder Ina faire ce qu’elle savait faire avec brio : jouer un jeu. Moi… Je ne m’en faisais pas outre mesure. Même s’ils essayaient de me boucler pour des infractions mineures, en ce moment, j’étais parfaitement « clean ». Pas d’objets volés, mon taux d’alcool dans le sang était exemplaire, rien de suspect… Que des papiers en ordre et bien légaux. Vous pensez vraiment que je me serais pointée sur Coruscant… Sans un minimum de préparation? Même pas en rêve. J’étais une Zann, dans la lignée de Tyber Zann et donc par conséquent, la corruption, ça me connait. Et le crime, accessoirement. Non, avant que ce type ne me coince si facilement, il devrait au minimum passer chef des FSC. Et encore, j’en avais déjoué des plus malins que lui. Le chef des SRA par exemple. Les services de renseignements de l’Alliance…

Il se pensait plus malin que les généraux, amiraux, gestionnaires et autres pointures à des kilomètres du simple flic qui avaient essayé avant lui? Grand bien lui fasse, ce serait une distraction agréable. Moi… J’avais dans mon jeu toutes les cartes dont j’avais besoin pour lui filer entre les doigts. Si le mensonge d’Ina échouait… J’avais encore plus qu’un as dans ma manche et ne lui ayant pas donné l’ordre de mentir, il ne pourrait s’en prendre qu’à Ina. Et ce n’était pas après Ina qu’il courait… Mais après moi. Et s’il pensait capturer Ina… Il se trompait tout aussi lourdement. Bien qu’évidemment agir directement me désignerait comme coupable, je pouvais commander de très loin les forces qui la sortirait de prison au besoin. Et Ina comprendrait : aux échecs, si le roi tombe, tout est fini. On peut cependant toujours ramener la reine en jeu. Restait à voir qui des deux camps avait le plus de stratégie.

Je regardais donc cet échange entre Ina et le policier ainsi que ce déploiement de force. On à coup sûr, toutes les issues étaient bloquées, avaient été étudiées, voire piégées. Ce type-là n’était pas du genre à faire les choses à la légère. Il allait donc falloir créer sa propre porte de sortie si besoin. J’étais armée, ce ne serait pas un problème et avant que vous ne le demandiez, oui, tous les papiers étaient en règle. Me tournant vers les musiciens, je fis un geste de la main et la musique reprit d’abord timidement puis avec plus d’assurance. Malgré la présence policière, la « vie » revint dans la cantina. Surprenant? Non. J’étais Talia Zann. La plupart des truands de cette cantina se prostitueraient pour avoir mon attention, une chance de se faire offrir un contrat par le Consortium de Zann. Alors si je disais : on continue comme si de rien n’était… On continuait comme si de rien n’était. Ainsi soit faite ma volonté.

Le videur m’était peut-être hostile mais ce n’était qu’un individu. Note à moi-même. Le faire assassiner. Rappelant d’une voix dans laquelle on pouvait sentir une pointe d’interrogation, je rappelai Ina à mes côtés, usant du nom d’emprunt que j’étais supposé utiliser en sa présence… Quand l’appeler Ina ou Inaya était trop risqué. Je demandais donc à « Eliana Ximena » ou plutôt « Eli » si vous préférez, de venir me rejoindre, lui demandant pourquoi elle était allée parler avec le flic. Le genre de ton qui laissait clairement sous-entendre : me dit pas que tu le trouves plus intéressant que moi quand même. Bien évidemment, c’était pour l’avoir près de moi au cas où le flic ferait quelque chose de prodigieusement stupide. D’ailleurs… J’allais devoir lui répondre à ce bouffon… Histoire qu’il nous foute la paix et qu’il retourne arrêter le menu fretin. Non mais franchement, s’il pensait poser ses sales pattes sur moi… En « tu », évidemment!


« Je pense que tu ne saisis pas toute la situation… Jack Irons c’est ça? De un, tu te pointes ici sans mandat… Donc c’est illégal. Ensuite tu m’arrête sans me lire mes droits… C’est donc une deuxième faute et ensuite de ça… Les charges que tu me sors sont tellement génériques que tu pourrais arrêter virtuellement la moitié de cette planète. De toute façon, tu ne peux pas m’arrêter. Tu veux voir pourquoi? Je vais te montrer un truc… »
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Dim 10 Juin - 7:46



Coruscant - Secteur Hardway - Cantina "Hell's Kitchen"

Savoir rester à sa place : Respecter la bienséance, ne pas outrepasser les limites de ses prérogatives, de ses attributions. Définition relevée dans le volume 1256987456 - Partie VII - de la bibliothèque de Coruscant.

** Putains d'amateurs de néons en jupe ... totalement incapables de rester à leur place, toujours à se la jouer Luke Skywalker au rabais ... Mais ma belle si tu étais réellement infiltré, tu fermerais ta gueule et tu viendrais pas te la jouer bon samaritain devant ta cible ... Qu'est ce que tu crois qu'elle va en penser la mère Zann ? ... Oh!! mon dieu, quelle aura !! Elle se lève, parle au flic et fait fuir une escouade complète de storm rien qu'avec sa voix ... Non mais je rêve ... Comment je vais faire maintenant pour lui sauver les miches ... **

Le maître Jedi venait de repartir en direction de la table de Zann, laissant Jack à ses pensées. Irrité par l'intervention irréfléchie du jedi, le Lieutenant Irons cherchait une solution pour extraire l'agent en mission d'un situation qu'elle ne maitrisait manifestement plus. Toujours à l'écart, il activa son interphace comlink.


" - Central ici Deux Neuf Six"
" - Central sur écoute, transmettez Deux Neuf Six"
" - J'ai besoin que vous transmettiez un message au Temple Jedi. Dites à ces fanatiques que l'un de leur maître, une certaine Jean Starfite ou Strafire, risque de compromettre une opération d'interpellation. Demandez leur d'entrer immédiatement en contact avec leur agent pour lui rappeler les modalités de l'article 52 de la GAR en matière de police judiciaire et des restrictions d'autorités ordonnées par l'ex chef d'état Daala au regard de l'Ordre Jedi."
" - Bien reçu Deux Neuf Six"
léger silence puis la voix féminine reprend." - Humm question Deux Neuf Six, et comment doit faire l'ordre pour entrer en contact avec son agent ?"
" - Rien à carrer Central, par magie, par télépathie, par fax ou par coursier ... j'en ai rien à fouttre. Le tout c'est qu'elle vienne pas parasiter notre job."
rire de la femme." - Bien reçu ... autre chose ?"
" - Oué, copie du message en crypté à l'ombre E.B 009 - Nom de Code "Veilleur" avec demande d'extraction d'un agent Jedi. On ne sait jamais, je devrais peut être lui sauver les miches à Merlin l'enchanteur."
" - Reçu Deux Neuf Six, on vous fait ça dans la minute. Central Terminé"


Une fois la communication coupée, Jack coula en regard en direction du Sergent Black. Un léger mouvement de tête lui confirma que l'intéressé avait capté la com' et qu'il acquiesçait dans ce sens. Irons se doutait que Destroyer continuait à donner des ordres à ses hommes sur le canal sécurisé de son buy'ce. Il percevait de léger mouvement lorsque la musique reprit. Un des storm se rapprocha de l'orchestre et quelques mots suffirent pour stopper net l'ambiance. Sur ordres de Destroyer, les plafonniers furent allumés et le sergent activa son intercom :


" - Je suis le Sergent Black de la 213 ème division de la GAR. Il s'agit d'une descente officielle autorisée par la convention Solo. Je vous demanderais de rester à vos places. Vous n'êtes pas concernés. Par contre, tout mouvement à compter de maintenant sera considéré comme un acte de rébellion. La convention Solo nous autorise à faire feu et croyez moi, mes hommes sont suffisamment aguerris pour descendre chacun d'entre vous. Nos casques disposent d'une cellule d'enregistrement vidéo. En cas d'émeute, les images seront traités à postériori et vous, ainsi que vos familles devront répondre devant la Haute cours de Justice. J'espère avoir été suffisamment clair.
Deux nouveaux storm pénétrèrent dans la salle, offrant une pression supplémentaire aux plus téméraires des clients. Dehors déjà, l'on pouvait percevoir le son des sirènes de police qui se rapprochaient.

Irons s'approcha de nouveau de sa cible. Il l'écouta déblatérer les dernières conneries en matière légale distillées au compte gouttes par les holovids du commissaire Julia Lescaults sur l'holonet. Levant un sourcil, il approcha son visage prêt du sien, pour plus de proximité :


" - Écoute moi bien poils de carottes ...
Plusieurs rires venant d'ivrognes se firent entendre. Manifestement, dans cette cantina, personne ne parlait comme ça à la jeune femme. " - Je viens d'avoir une journée de merde alors j'en ai rien à cirer des tes menaces, et je me fous de savoir si tu es fan de ces séries à la con sur les flics, mais garde toutes tes conneries pour ton avocat, ok ? Maintenant, soit une gentille fille, mets tes mains bien en évidence sur la table et laisse toi faire. " Puis, coulant un regard en direction du Jedi ... cherchant un moyen de ne pas briser sa couverture ... " - Et toi ... je me fiche de savoir que tu es proche du commissaire divisionnaire et que tu pourrais me faire terminer à la circulation ... rien que ça, ça pourrait te couter quelques années de taules pour tentative de concussion d'un agent de la FSC. Donc, si tu veux pas d'ennuis, apprends à rester à ta place." Enfin, à l'attention de Destroyer " - Sergent, à vous de jouer."
" - Zak ? Niklaus ?"
Deux soldats s'approchèrent de Zann.
Celle ci n'ayant pas encore posé ses mains à plat sur la table, les deux soldats avançaient prudemment, la tête de Talia dans leur ligne de mire.
A moins d'un mètre, le premier inclina le canon de son arme, le second restant en appui. Il s'adressa à zann d'une voix sans animosité:
" - Allé m'dame, ne rendez pas les choses plus compliqué. Donnez moi vos mains."
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Dim 10 Juin - 17:27

    Caché dans l'ombre, je continuais à donner mes ordres à voix basse, un peu en retrait, et sans articuler le moindre mot. Dehors, je savais que Spike ainsi qu'un paquet de nos hommes se m'étaient en position et qu'à mon ordre, ils feraient sauter la tête des flics qui se trouvaient encore dehors et que, bien sûr, ils arriveraient ici assez vite pour nous aider à filer. Peut-être faire péter le toit et venir nous chercher avec un transport ? Je ne savais pas trop comment Spike allait faire si je donnais l'ordre d'attaque, mais le connaissant je n'avais pas trop de soucis à me faire. Par mesure de précaution, j'ajoutais que si je ne lui envoyais pas un signal dans les dix prochaines minutes, il devrait lancer l'assaut.

    C'est alors que j'entendis Talia m'appeler en utilisant un faux nom. Je souris, elle était maligne, et je revins près d'elle, passant sa main sur ses fesses sans la moindre gêne en venant me placer à côté d'elle. Nous échangeâmes un regard dans lequel elle put clairement lire que les renforts étaient là et près à agir.

    Alors que le sergent Black prenait la parole, mon regard se posa sur les différentes têtes qui se trouvaient ici. Ils n'avaient pas vraiment l'air effrayé par les menaces du sergent, et en lançant la Force je sentais clairement que beaucoup d'entre eux étaient prêts à aider Talia et moi-même à sortir d'ici, la plupart guidé par la simple idée que, peut être, ils pourraient se joindre à nous. Et à vrai dire, si nous devions arriver à nous tirer dessus, les survivants pouvaient avoir une chance ...

    Le Lieutenant s'approcha alors de ma belle, et instinctivement je rapprochais ma main de mon sabre laser. Hors de question qu'il pose la main sur elle ou je lui coupais ce qui faisait de lui un homme, parole d'ex-Sith. Puis il s'adressa à moi, cherchant probablement à ne pas briser ma fausse couverture. Enfin, fausse ... Pas tant que cela. Il y avait vraiment eu une Jedi infiltrée répondant au nom de Jan Starfire, mais celle-ci avait périt dans des circonstances tragiques, cependant j'avais continué, comme elle, a envoyer des infos sélectionnées avec soins aux Jedi afin de faire croire qu'elle était toujours en vie. Pouvoir se faire passer pour une Jedi sans que le Temple informe les autorités que la dit Jedi était décédée, ça pouvait être pratique. Quant à voir Irons à la circulation ...


    « Ne me tentez pas, Lieutenant. »

    Les soldats avancèrent alors vers Talia, braquant leurs armes sur elle. Cependant, en ma qualité de garde du corps, parce que j'aimais cette folle et parce que j'avais une dette de vie envers elle, je ne m'écartais pas pour les laisser passer. S'il voulait l'arrêter, ils devraient me passer sur le corps, mais je savais encore manier mon sabre et je n'hésiterais pas bien longtemps avant de répandre leurs tripes sur le sol, ce n'était pas une armure de storm qui allait résister à ma lame.

    D'un mouvement imperceptible, j'envoyais un petit signal à Spike, cela devait faire dix minutes qu'il attendait et je ne tenais pas à ce qu'il débarque maintenant car, connaissant Talia, elle avait encore quelques cartes dans sa manche.
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Dim 10 Juin - 18:11

« Oh tu veux que je verse une larme pour toi parce que t’as eu une mauvaise journée? Je ne suis pas ta mère, va pleurer dans SES jupes. Et à ta place, je dirais à tes gars de ne pas poser leurs sales pattes sur moi. Tu sais lire, monsieur le lieutenant des FSC? Alors regarde ce datapad. Eh oui. Immunité diplomatique, signé par des officiels de l’Alliance. Autrement dit… Tu ne peux pas m’arrêter. Comment tu dis déjà? C’est la loi…

Là tu vas me dire : quelle entité ou planète je représente? Facile. Lola Sayu, Myrkr, ce qu’il y a d’habité dans le champ d’astéroïde de Vergesso et une partie du gouvernement de Dathomir. Je suis ambassadrice pour ces mondes. À ce juste titre, et filmez bien cela, messieurs les stormtroopers, tant que mon gouvernement ne signe pas comme quoi il autorise ton gouvernement à me coffrer… Tu ne peux rien faire sans que ce soit illégal. »


Talia Zann, de quoi tu parles? On parle d’immunité diplomatique, un des plus beaux concepts à avoir été inventé dans cette galaxie. L’immunité diplomatique ne couvre, en principe, que les délits ou erreurs commis par un diplomate dans l’exercice de ses fonctions. Elle permet cependant à certaines personnes ayant des comportements répréhensibles d’échapper à toute sanction judiciaire. L'immunité diplomatique porte sur un ensemble de privilèges accordés par l’entité hôte aux membres du corps diplomatique d’une entité tierce et à leur famille durant leur séjour en poste dont principalement : l’exonération fiscale des diplomates et leurs employés mais aussi leurs familles, une inviolabilité des ambassades et liberté des communications (valise diplomatique) et le plus beau de tout : aucune poursuite judiciaire durant le mandat du diplomate envers sa famille et lui-même. Donc dans le cas actuel, j’étais considérée comme sous mandat.

Nous n’avions pas d’ambassade mais ce n’était pas si inhabituel, au nombre de planètes existant dans la galaxie… Ah oui, sur le dernier point évoqué, rajoutons ceci : l'immunité diplomatique ne peut être levée, à des fins judiciaires graves, notamment un crime ou un blanchiment d'argent avec preuves (liste non exhaustive) qu'avec l'autorisation de l’entité dont l'agent diplomatique ou l'ambassadeur assure la représentation par l'accord écrit du chef d’état et contre-signée de celle du ministre des affaires étrangères de l’entité d’origine, ne pouvant qu'expulser l'ambassadeur et/ou le personnel diplomatique et ainsi que sa famille qu'il estime persona non grata. Le diplomate considéré comme « non désiré » retourne sur sa planète d'origine avec une mise à pied de ses fonctions mais sans poursuite dans la majorité des cas. Sauf que le Consortium de Zann ne signerait jamais quoi que ce soit pour me retirer ce privilège donc on ne pouvait m’expulser.

Il y avait eu de nombreuses résolutions et conventions sur la question et ultimement, il était clairement stipulé que les privilèges et immunités sont inaliénables, y compris en cas de rupture des relations diplomatiques ou de conflit entre les États (auquel cas il doit fournir une aide logistique au retour des personnes et biens). Cette mesure ne concerne pas les ressortissants de la planète d'accueil qui jouiraient d'un statut diplomatique mais ce dernier point ne me concernait pas. Mais le document en lui-même, c’est un vrai, que vous vous demandez. Authentique, véridique et signé par de vraies personnes, sans qu’il n’y ai menace. Même en enquêtant, il serait impossible de trouver une irrégularité dans le processus et encore, cela prendrait des années avant de pouvoir être actuellement prouvé. Or là, nous étions à des lieux de cela. Je fis signe aux laquais de Irons de faire de l’air… Avant de reprendre la parole.


« Maintenant que c’est dit, que c’est lu et qu’il y a des témoins pour confirmer que j’ai présenté un papier parfaitement légal, je vais te demander gentiment de me laisser à ma soirée. Mes consommations sont payées, je n’ai rien fait de mal et tu n’as pas ce qu’il faut pour me coffrer. Évidemment, je vais porter plainte pour ce comportement inadmissible de la part de toi et de tes copains, ça aussi c’est une procédure légale, pas vrai? Bonne soirée, lieutenant. »
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Lun 11 Juin - 21:57


Coruscant - Secteur Hardway - Cantina "Hell's Kitchen"

** Talia Zan ... une diplomate ... je pensais avoir tout vu dans ma carrière, mais là, ça dépasse l'entendement ... la connerie humaine n'avait donc aucune limite **

Irons se pencha sur la table et se saisit du datapad. Alors qu'il s'éloignait du groupe, son regard fut attiré vers un détails entourant Zann ... quelque chose d'insignifiant pour la plupart mais qui activa dans son subconscient de flic une sonnette d'alarme. Songeur, il finit par s'éloigner dans un écart. Il parcourut le document dans ses grandes lignes et attesta du seau officiel de la chancellerie de l'Alliance Galactique ... Il y avait bien un politicar sans cervelle qui avait signé ce torchon ... Il nota mentalement les références du document et les compara à la base de données du ministère des affaires étrangères.

Les accords diplomatiques ne lui permettaient pas d'appréhender Zann, tout du moins pour le moment. La partie venait de prendre une tournure beaucoup plus complexe ... mais en l'état des choses, la mission d'Irons prenait fin en ces lieux et place.
Il s'approcha des deux femmes, bouscula d'un revers de main les verres dont l'alcool avait été vidé, et déposa le datapad sur le plateau de la petite table . Martelant son écran d'un doigt accusateur, Jack finit par accrocher le regard de la diplomate, la fixant plusieurs secondes. Puis ... sans autre formalisme, il tourna les talons. L'on pouvait sentir la tension dans sa voix :


" - Allé les gars, on décale. Fin du bal pour nous."Destroyer hocha la tête et lança ses ordres sur le canal sécurisé de son escouade. Les storms reculèrent non sans précautions et en quelques minutes la cantina retrouva son ambiance. Les lumières s'éteignirent et l'orchestre recommença à jouer. Seul un oeil averti se serait rendu compte d'un infime changement dans le décors ... un verre à whisky ... le verre de Talia Zann.

A l'extérieur, alors que les storms regagnaient leur véhicule de transport de troupes, Black et Irons partagèrent quelques mots ... l'amertume entourait les deux hommes de son voile brumeux.

" - T'en fais pas Jack, les femmes comme elles finissent toujours dans un caniveau, les cuisses en sang et un trou fumant dans l'front."
" - Humm ... je sais pas Sergent ... y a un truc qui va pas ..."
" - Encore un de tes pressentiments de trouillard de flic ?"
Le trait d'humour du soldat de choc ne sembla même pas effleurer l'inspecteur des FSC. Ce dernier était plongé dans ses pensées.
" - Bon allé accouche Blue Boy, c'est quoi ton problème avec Zann ? Va falloir que tu te fasses à l'idée que pour l'instant, tu ne pourras rien y faire."

" - Elle est plutôt bien gaulé non ?"
Le soldat manqua de s'etouffer.
" - Pardon ?"
" - Zann ... elle est plutôt bien gaulé comme nana ?"
" - Euuuu oué, pas mon style mais ça peut aller ... pourquoi, tu veux l'épouser maintenant ?"
" - Elle mesure combien ? 1 mètre 70, 1 mètre 80 grand max ..."
" - J'te suis plus là Blue Boy ..."
" - En tout cas, elle est pas plus grosse que l'autre Jedi ... la Starmachin ..."
" - Et ? ..."
" - Et à ton avis, elles pèsent combien ?"
" - Putain mais tu m'fais peur là inspecteur ... qu'est c'j'en sais moi combien elles pèsent ?"
" - 70 kilo toute mouillé à mon avis ... ça te semble bon, non ?"
" - Euuuu moué, ça pourrait être ça ... mais tu veux en venir où inspecteur ?"
Le cerveau de Jack était en ébullition ... il semblait en trans ... flérant quelque chose d'anormal ...

" - J'aurais besoin d'une copie de ta capture vidéo dans la cantina .."
" - Et puis quoi encore, tu veux aussi mon DC - 215 ?"
" - J'déconne pas Destroyer ... Tu m'as dit m'en devoir une et ..."
" - Et j'suis là espèce d'ingrat ..."
" - Explique moi Sergent, explique moi pourquoi sur les deux femmes présentes face à nous tout à l'heure, pourquoi seul le fauteuil de Zann semblait soutenir un wookie obèse ? Revisionne tes vidéos et donne moi une réponse ... si tu en as une, ok, j'arrête là ... mais si tu as le moindre doute, tu me files une copie de ses senseurs. C'te femme pèse au moins deux cents kilo et ça ... sergent ... ça c'est pas normal.
Alors que les deux hommes filaient, sirènes hurlantes à travers les couloirs aériens en direction de la Tour des FSC, Destroyer n'avais de cesse de se repasser la séquence où la jedi se lève puis se réassoie à côté de Zann. Effectivement, l'on voyait clairement les pieds du fauteuil se plier sous le poids de zann alors qu'ils ne bougeait quasiment pas sous le poids de la jedi. Quelques minutes plus tard, il sortit une petite clef et la tendit à Jack.

" - Ok, tu m'as convaincu. Tiens et garde ça pour toi. Tu pourras l'exploiter de chez toi. Fais gaffe Blue Boy, fais gaffe où tu mets les pieds."Le véhicule de la GAR se stationna à l'entrée de la tour FSC. Jack en sorti et salua le sergent d'un mouvement de la main. Alors que ce dernier refermer la portière, Jack sorti un sachet contenant un verre. Il connaissait sa prochaine destination ... le labo d'analyse génétique. La salive de Zann et ses empreintes sur le verre lui en dirait peut être un peu plus ... mais ça c'est une autre histoire.

HRP/
Citation :
à la base, un Polydroxol est une flaque ressemblant à du mercure de 200 KG. Il n’a donc ni membres ni organes. Pour prendre forme, il doit « sculpter » ce 200 KG et c’est là que son sang, l’électroglobine entre en jeu.
La densité et la masse volumique d'un polydroxol en bonne santé est donc immuable et pèse 200 kg. Je me suis donc servi des ces données sur la fiche de Talia pour repartir sur une nouvelle intrigue. Vous n'en avez pas encore fini avec moi Mlle Zann ^^.
Bon jeu et au plaisir de se recroiser. Fin du RP pour ma part. Je lancerais la suite dans un autre post pour ne pas flooder celui là.

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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Lun 11 Juin - 23:36

    Je me retins de sourire lorsque ma belle présenta ses papiers, parfaitement légale, au policier. Je savais plus ou moins ce qui était écri sur ce datapad, mais au moins nous étions tirées d'affaire. Pourquoi n'avait-elle pas présentée ces documents dès le début ? Je me le demandais. Soit parce qu'elle avait oubliée, ce qui m'étonnerait, soit pour emmerder ce flic et lui faire bouffer sa fierté au dernier moment. En tout cas, lorsque le flic et ses stormtrooper furent partit, un léger rire m'échappa tandis que je me tournais vers Talia. Nous n'échangeâmes aucune parole, mon regard voulait tout dire.

    Je contactais alors Spike, me moquant désormais d'être discrète, et l'informa qu'il pouvait se retirer, lui et les quelques troupes qu'il avait avec lui. Maintenant que tout était rentré dans l'ordre, j'avais des choses à voir avec ma boss, mais pas ici. Non, mais un petit hôtel de luxe pour être bien tranquille ne serait pas de refus, mais avant cela j'avais besoin d'un verre. Je me tournais vers le barman, jetant au passage un regard noir au videur, l'homme qui avait osé ouvrir la porte aux flics. En moi, je sentis naitre une envie de tuer, de le tuer ...


    « Un whisky glace. »

    Je lui lançais quelques crédits pour payer ma consommation, mon regard balayant la salle avant de revenir à Talia. Maintenant, je pouvais la regarder à loisir, et je ne me gênais pas pour la déshabiller du regard. Ses formes avantageuses m'avaient terriblement manquées ainsi que nos ébats torrides. Mais cela faisait un an que nous ne nous étions pas vu, qui sait ce qui avait changé pendant mon absence, si elle n'avait pas ... Je chassais cette pensée de ma tête et terminais mon verre d'un trais sans même grimacer. Je revins ensuite auprès de cette si belle et désirable créature.

    « Je pense que nous avons des choses à nous dire, si nous allions dans un coin tranquille avec un minibar et des amuse gueule a volonté ? »

    Sans attendre, je me dirigeais déjà vers la sortie, j'avais besoin de prendre l'air. Au passage, mon regard croisa celui du videur et à ce moment, usant de la Force, je lui coupais la respiration. C'est ça, crève mon chou. Voilà ce qu'il en coute de nous trahir. Lorsque le gars tomba inanimé dans un coin sombre de la salle, j'étais déjà dehors, une cigarette aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Journée type dans la vie de Talia Zann (Terminé)   Mar 12 Juin - 3:51

« Au plaisir, Jack. Si jamais tu passes par une des planètes tombant sous ma juridiction, fais-moi signe, je te paierai un verre. C’est si rare de tomber sur un flic si honnête et compétent. Je ne passe pas de jugements, je ne fais que dire ce que l’on peut lire sur l’holonet. Je te proposerais bien un verre mais ce serait te forcer à aller contre les exigences du service. La politesse et le devoir peuvent être si conflictuels. Quelle pitié.

Donc, sergent, lieutenant, messieurs, ce fut un plaisir que de recevoir votre visite et ô combien instructif. Une première impression est toujours intéressante à décortiquer n’est-ce pas? JE vais avoir beaucoup d’étude ce soir, entre cela et un traité que je dois signer pour certains intérêts commerciaux de cette planète. Le travail n’attend pas, vous en savez quelque chose messieurs. Oh et Jack? Désolé pour ton partenaire. Quelle perte, un accident tragique... »


Jack Irons : J’avais entendu parler de ce type lors d’une précédente visite sur Coruscant… Et j’avais fait mes devoirs, évidemment. Quand je les avais fait faire, ces documents, on m’avait mis en garde contre lui. J’avais lu avec attention sur son cas depuis. Je l’avais bien dit : il faudrait plus qu’un vulgaire flic pour me coffrer. On ne pouvait combattre le système judiciaire… D’où l’avantage de savoir s’en servir contre ceux qui le défendent et le représente. Il faisait moins le fier, le lieutenant Jack Irons… Et s’il pensait être au bout de ses emmerdes, j’allais déposer une plainte pour harcèlement et vices de procédures tellement salée qu’il serait chanceux s’il ne se retrouvait pas muté à un poste où il surveillerait le trafic. S’il pensait qu’il en avait terminé avec cette histoire, moi non. Personne ne me faisait obstruction sans en faire les frais, d’une façon ou d’un autre. Le lieutenant Irons et tous ses petits copains.

S’il pensait être le seul capable de filmer… Il avait tort. Pour faire du chantage, il vous faut des vidéos, des preuves audios… Et justement, j’avais sur moi de quoi remplir ces fonctions. Le sergent Black était un gros bras quelconque, prévisible et peu dangereux. Jack Irons pourrait constituer une menace sérieuse…Quoi que je n’étais pas étrangère aux arrangements à l’amiable. Il n’avait pas besoin de mourir, s’il acceptait de se montrer raisonnable et coopératif. Tyber Zann l’avait toujours dit : tout le monde a un prix. L’argent n’était pas tout et j’étais prête à mettre ma main au feu qu’il y avait des dossiers non résolus sur son bureau parce que le coupable était trop protégé. Le Consortium de Zann se spécialisait dans le démantèlement de ces mythes. Il y avait toujours moyen d’en arriver à un arrangement. Remarquez d’un autre côté… Pourquoi s’intéresser à CET homme? Il était un simple agent des FSC.

Oui… Mais un agent bossant sur Coruscant, le « centre de la galaxie ». Enfin bon, il était temps de partir et je suivis Ina et je réprimai un sourire quand elle assassina discrètement le videur, grâce à la Force. Tant mieux, un truc de moins à mettre sur la liste des choses à faire… Je lui pelotai une fesse au passage pour montrer que j’étais satisfaite avec de reprendre une attitude plus professionnelle et de retrouver Spike et les autres quelques rues plus loin. Les enfants avaient eu peur pour leur maman mais là tout allait bien. J’étais de retour parmi les miens. Nous retournâmes dans la navette qui m’avait amenée ici. Changement de plan. J’étais partie sans finir mon verre étant donné que j’avais déjà payer et s’éterniser sur Coruscant aurait été peu sage. Direction le champ d’astéroïdes de Vergesso. Direction… La maison. Il n’y a rien de meilleur que son chez soi… Ça et des retrouvailles avec Inaya, bien sûr…
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