Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]

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MessageSujet: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Sam 23 Fév - 15:39

C'était une belle journée, ensoleillée, comme à son habitude. Le vent balayait avec vigueur les poussières des gigantesques steppes arides de la portion Est de Trandosha. C'est sous un soleil de plomb qui faisait onduler l'air ambiant et les rafales de sable que Galdur Raknar, Trandoshan mature, attendait, à l'abri derrière la coque de son vaisseau.
Il se cachait le visage à l'aide de son bras droit tout en balayant la zone de son regard, grimpé sur un rocher. Au loin, quelques Banthas se déplaçaient lentement en foulant le sol de leurs pas lourd. Galdur lui même s'abaissa et prit une poignée de sable-poussière de ses deux mains. Il joignit ces dernières et laissa un peu des minéraux s'écouler paisiblement entre ses six doigts patauds avant de se frotter les mains pour disperser le sable sur sa peau en adressant quelques mots en langage Dosh.


" Déesse Jagannath, bénissez cette terre. "

Par la Déesse des points... Tout cela lui avait manqué. Raknar trouva Dosha plus resplendissante que jamais auparavant en ce jour de retour. Oui mais, nuance prêt, il n'était de retour que pour un court laps de temps et non pour se marier et composer sa propre famille. Beaucoup de projets restaient à réaliser, dans sa tête. L'un d'entre eux changerait peut-être à jamais la face de Dosha...
C'était une drôle d'idée que de proposer son rendez-vous ici. Ce n'était pas un lieu sûr, pour les étrangers, c'est à dire, toutes les races extérieures à Trandosha. Le blocus de Kashyyyk était toujours en place... En voyageant dans l'atmosphère de Trandosha à bord du vieux transporteur T'doshok qu'il avait récupéré il y'a quelques temps, Galdur avait put observé les avants-postes de surveillance et leurs longues antennes. Des droïdes de scan se déplaçaient également en virevoltant dans les airs et effectuait des contrôles journaliers d'identités envers la population.
Alors qu'il observait encore le paysage de sa planète natale, un de ces drones mis en place par Kashyyyk et la CSL vint le perturber. Galdur ne bougea pas, il ne fallait pas se mouvoir. Le drône se leva doucement au niveau de ses yeux et procéda à un scan qui aveugla Raknar le temps d'un flash. Du bruit s'échappa du droïde traitant les informations et une voix robotisée retentit.


" Identification : OK. Galdur Raknar. Merci de votre coopération. "

L'engin ronronna et s'en alla dans une autre direction, à la recherche d'autre Trandoshans à analyser. Dans le ciel, une barge de transport Arakyd Industries flottait, allant déposer sa précieuse cargaison vers les rares villes de Dosha possédant des Spatioports. Maintenant que la Station Avatar, base de production Trandoshanne n'était plus, les T'doshoks n'avaient plus le droit de produire quoique ce soit sinon leurs propres nourritures, conformément aux règles du traité mis en place par Kashyyyk pour limiter la planète.
Galdur fulmina. Comment ces pourritures de Wookies aidés par la CSL osaient faire cela ? Patience, patience, cela prendrait fin un jour ou l'autre.
Lentement, Raknar regarda le message qu'il avait enregistré et entra le nom de son destinataire : Talia Zann.
Quelle gamine surprenante et pleine de ressource, Galdur l'appréciait, même si plusieurs questions se bousculaient dans sa tête. Il repensa à la première rencontre avec le CDZ. Il avait été accueillit par une certaine "Mirage" jeune femme humaine plutôt surprenante. Ce qui ennuyait Galdur, c'était qu'il avait alors eut une impression de déjà vu sur Dantooïne, quand il eut rencontrer Talia Zann, comme si il avait eut le pré sentiment que le caractère des deux se ressemblait dans un certain sens.

Raknar aurait aimé crier à la mauvaise magie, mais il ne pouvait pas se baser sur des impressions primaires pour guider ses choix et il n'avait absolument rien trouvé de conséquent à ce sujet. Il devait faire erreur, supposa t-il. Ainsi, le Trandoshan entra sa validation et diffusa son message :


" A l'intention de Zann.

Quelques temps ce sont écoulés, depuis notre dernière rencontre. Cela va sans doute paraître presque arrogant que j'écrive de cette manière en m'adressant directement, mais je préfère jouer franc-jeu comme je l'ai toujours fait. J'ai eu le temps de réfléchir aux paroles que nous avons échangés et à quoi je m'engageais ainsi. Je ne pensais pas un jour que j'ai à revoir mes stratégies mais ce que vous avez dit et "l'accident" que j'ai subis m'ont radicalement fait prendre conscience de plusieurs facteurs et que je devais commencer à creuser plus loin que prévu.
Je n'adhère toujours pas avec vos principes de liberté directe, que j'ai des "chaînes" qui entravent mes gestes. Même si cela est sans doute vrai : Je suis fier de porter cette charge.

Ce n'est pas là la question. Non, je désirais vous revoir, mais en dehors des schémas habituels. Je veux dire, en dehors des projets de travail. Je pense que nous avons des choses à nous dire, en tout cas, pour ma part, j'en ai. Bon, j'avouerais que ce n'est pas non plus totalement innocent : J'ai effectivement de nouveaux éléments que je dois vous montrer dans l'urgence, mais je voudrais aussi qu'on échappe un peu à ce foutu train-train de boulot afin qu'on cause réellement face à face.

Logiquement, c'est à ce moment là que je dois poser la question : Acceptez vous oui ou non ce petit rendez-vous ? Eh bien, sachez d'abord que j'aimerais que ce soit VOUS qui me rejoignez et non l'inverse. Comme je l'ai déjà dit, j'ai des éléments cruciaux en jeu et j'ai ma propre voie à explorer.
Donc, si vous l'acceptez, j'aimerais que vous me rejoignez sur Trandosha. Eh oui. Je dépose mes cordonnées dans ce message, essayez de viser les steppes. Mais je dois vous mettre en garde :

Faites profil bas ou demandez à quelqu'un de mon espèce de vous aider : Kashyyyk à mit en place un blocus qui contrôle ceux qui rentrent dans l'atmosphère de Dosha. Montrez donc pattes blanches et ne laissez aucun signe d'hostilité. Ca c'était l'étape facile : survivre à Kashyyyk, maintenant, plus dur : Survivre à Dosha.

Les T'doshoks n'aiment pas les étrangers. En fait, il y a toutes les chances du monde pour que quelqu'un tente de vous assassiner si quelqu'un vous remarque : C'est pour cela qu'il faut que vous soyez... Seule. ( Encore une fois, c'est vous qui voyez si oui ou non vous acceptez mon idée. )
Faites profil bas. Il ne faut pas que l'on vous repère : Je vous recommande de passer par les zones non-peuplées et d'être aussi furtive que possible : La pitié n'existe pas, pour les Non-Trandoshans. Le dernier humain en date qui à fait une violation de territoire à été retrouvé en morceau dans les égouts.




Ces quelques paroles, vous en faites ce que vous voulez. Rejoignez moi ou non, c'est vous qui décidez. Il y a des risques, et ce n'est peut-être pas à moi de commander ainsi. Mais souvenez vous : J'aimerais causer et surtout, vous montrer deux ou trois trucs..."



Dernière édition par Galdur Raknar le Dim 31 Mar - 17:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Dim 24 Fév - 14:17

Comme c’est mignon : un Trandoshan qui s’en fait pour moi. Il est sympa Galdur mais des fois je le trouve naïf : on ne finit pas chef du CDZ sans avoir le crâne dur, la peau solide et les os difficiles à briser. Franchement, je n’en étais pas à mes premières incursions en terrain dangereux, loin de là. Depuis le temps que je vivais, bien avant mon identité actuelle, j’avais fait bien pire. Qui plus était, il faudrait plus que ce blocus ridicule pour m’empêcher d’aller et venir sur la planète. Nous n’avions pas inventé les boucliers d’invisibilité pour le simple plaisir de la chose : on s’en servait, figurez-vous. Le droide qui serait capable de percer mes jouets n’était pas encore né. Il fallait de l’instinct, de l’intuition et ça, les machines en étaient absolument dépourvues. Tant mieux pour moi et pour la galaxie en générale.

Ce serait catastrophique si les droides devenait comme nous voire pire… Meilleurs que nous! Mais bon, ce n’était pas demain la veille et donc mon vaisseau pu se poser sans encombre. Quoi, vous pensiez qu’il allait m’arriver un tas de péripéties improbables avant d’arriver à Galdur? Hello? C’est la vie réelle ici, pas un film, un jeu vidéo ou un jeu de rôle, bordel! Non quand vous avez un bon vaisseau, un bon équipement et de la cervelle entre les deux oreilles, c’est vous qui créez des péripéties, des embûches plutôt aux autres. Non, toutes les scènes de ma vie n’étaient pas faites du matériel qui fait les bandes dessinées ou les récits à succès. Une fois posée, je verrouillai mon vaisseau pour empêcher qu’on me le pique avant de le rendre invisible à nouveau. On n’est jamais TROP prudente. Il me restait un petit kilomètre à faire, histoire de ne pas être TROP près.

Encore une fois, pas de problème. L’invisibilité, c’était dans les armes de la famille depuis… Et bien depuis belle lurette! J’avais donc hérité de l’équipement de ce cher Tyber et donc Galdur aurait la surprise de sa vie en me voyant me matérialiser devant lui. Pas très théâtral mais vachement amusant par contre. Les gens oubliaient bien souvent que ces technologies aussi rares qu’onéreuses existaient. Tant mieux, c’était tout à mon avantage. Il fallait bien que j’ai l’air d’avoir plus qu’une carte en main. Ce petit, après tout, m’avait fait quitter mon lit douillet et traverser une partie de la galaxie, sans escorte, pour une rencontre dont il gardait les détails avec la promesse de quelques informations. Juste assez pour piquer ma curiosité, pas assez pour être spécifique. La belle affaire. Bah, on ne peut pas tout avoir tout le temps non plus. Dommage, par contre.

Et donc je fis mon apparition. Sous le nez de Galdur. Enfin… À quelques pas de lui mais voir sa tête en ce moment valait tous les crédits du monde. Il avait l’air en meilleure forme que la dernière fois et je notai que son bras avait repoussé. Sympathique ça, la régénération. Je me promis de creuser la question sur un potentiel projet de génétique dans le genre sérum pour guérir plus efficacement mes p’tits gars. Un bon chef prend soin de ses troupes et sans vouloir me vanter, je me considérais comme une excellente chef. Rares sont les chefs criminels qui prennent aussi son de leurs hommes que moi. Le respect mène à la loyauté, ce que la peur ne sait faire. C’est la clé du vrai succès quoi. Enfin bref, devant son air ahuri, je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire amusé certes mais pas moqueur. J’aimais faire mon petit effet, quand même.


« Galdur mon p’tit, t’as de la chance que je t’aime bien parce que franchement, côté hospitalité, on fait mieux comme endroit. T’aurais pas pu choisir encore moins sympathique? Enfin, bon, c’est pas l’enfer sur terre non plus. En passant, je vois que t’as pas perdu d’autres morceaux depuis la dernière fois, c’est bien ça. Les Trandoshans m’étonneront toujours, increvables et têtus en plus… »
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Dim 24 Fév - 15:34

Pour le coup, c'était un peu perdu dans ses pensées à observer le paysage, se demandant si c'était oui ou non une bonne idée que d'avoir littéralement fait venir son boss ici, que Galdur accusa l'effet de surprise.

Cette fois, il voulut hurler à la mauvaise magie.

C'était déjà difficile pour lui d'accepter les effets, euh, bizarres de la technologies, si en plus on se mettait maintenant à apparaître comme ça, devant lui, sans prévenir, il risquait rapidement de faire une crise de nerf. Au lieu de ça, il eut la réaction typique d'un Trandoshan se posant des questions : Ses yeux louchèrent et sa mâchoire inférieure se posa sur sa lèvre supérieure. Sa main dégaina prestement son ACP puis le braqua vers la cible qui se révéla... comme étant amicale. Raknar poussa un long soupir, fermât les yeux et plaça sa main gauche sur son visage en marmonnant.

- Bordel ! M'avez fait peur...

Il abaissa son arme et se gratta le front. Bon eh bien voila, il y était. Restait plus qu'a trouver les mots, pas facile en sachant qu'on avait finalement son patron en face de soi. Galdur tapa contre un bouton sur la partie arrière de son Transporteur et la rampe s'abaissa lentement dans un bruit mécanique. Une lumière rouge apparut dans la soute et le Trandoshan s'enfonça dedans en baissant la tête avant d'attraper un objet situé au fond, son ombre se mouva en déplaçant l'objet et en détachant les sangles qui le retenait au mur. Soit dit en passant, la soute était parfaitement vide, hormis quelques ustensiles de maintenance solidement fixé sur la paroi, la poussière supposait qu'il n'avait pas été utilisé depuis longtemps.
Un rouleau de "papier toilette" ( Qui ressemblait plutôt au manuel d'utilisation du transporteur, au vue de sa couleur et des écritures inscrites dessus ) roula innocemment hors du véhicule, ravi d'être libéré par un mouvement trop ample du Trandoshan qui avait alors frappé une étagère. Ce dernier s'exprima.

- J'voulais vous remercier pour c'qu'vous avez fait, Zann. Même si ça ressemble à rien pour vous, je vous en dois une. Et puis, ce n'est pas tout le monde qui accepte ainsi de prendre du temps pour causer avec ses gars. Je m'attendais à ce que vous refusiez mon appel. Comme quoi, je me trompais. Et puis, vous m'avez donné à réfléchir. J'aurais jamais crus avant qu'il existe des personnes digne "d'intérêt" en dehors de Dosha, vous manquez pas de cran et j'aime ça.

C'était une sorte de caisson, comme ces boites où l'on plaçait des munitions pour armes lourdes lors des temps de guerre. La caisse glissa lentement sur le métal du vaisseau pour venir fouler le sol en soulevant un peu de poussière. Raknar tapa sur le couvercle de la boîte et sourit.

- Coté hospitalité, bienvenue sur Trandosha. Râlez pas, ça vous fait du bien de sortir. Pas besoin de demander comment vous avez passer les sécurités et la population. Concernant les morceaux, non j'ai rien perdu, même si ça à faillit. ( Il désigna le caisson ) Ça a un rapport avec ça, mais on en parlera plus tard. Pas ici, en tout cas. Ça vous dérange si je prends un peu de votre temps ?

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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Lun 25 Fév - 0:39

« Me remercie pas, tu pourrais bien finir par le regretter. Tu sais, c’est un peu une malédiction : tous ceux qui finissent par m’apprécier se retrouvent à devoir défendre leur peau parce que ceux qui me détestent veulent leur faire la peau. Et en passant, Galdur, je ne serais pas ici si je n’avais pas de temps à te consacrer. C’est pas pour être méchante mais c’est beaucoup de boulot diriger le CDZ… »

Le tout dit avec humour, attention! Je n’allais pas me montrer désagréable avec Galdur quand même. Je l’aime bien ce petit donc pas besoin de sortir les crocs et de jouer au boss avec lui. J’étais venue, donc c’était un signe de mon intérêt. Autrement, j’envoyais soit mes subalternes ou un message disant que j’avais autre chose à faire que perdre mon temps. Bah oui. Les affaires, ça demande des efforts et de l’énergie et je dis « conneries » au premier qui me dira que non, cela peut se prendre à la légère et sans efforts. Je peux vous garantir qu’on ne bâtit pas une puissante faction criminelle en se tournant les pouces et en sortant partout faire les fêtes sans prendre le temps me consacrer aux choses importantes. J’avais plusieurs décennies d’existence et j’avais bien vu quelles compagnies avaient survécu au passage du temps.

Si on se demandait si l’état des lieux me dérangeait… Pas du tout. Pas le moins du monde en fait pour la simple et bonne raison que j’avais vu des endroits bien pire. Dans une vie précédente, j’avais passé un bon moment en pleine capitale hutt, avec les odeurs, la faune locale et le reste. Il faudrait plus qu’un peu de poussière ou un peu d’huile (savait-on jamais) pour me faire froncer les sourcils. Habituée à divers styles de vie, je ne m’offusquais pas facilement des choses ou de ce genre de choses, pour être plus spécifique. Restait à voir où Galdur voulait en venir parce que… Là dans le moment, j’avais une petite idée mais pas beaucoup de pistes. Faute de pistes… Comment voulez-vous arriver à un jugement objectif? Je suis une curieuse moi. Et là je voulais savoir. Que voulez-vous. J’étais ici pour savoir moi. Il savait attiser ma nature fouineuse.

De quoi, au juste, pouvait-il bien vouloir parler? Et ici, de tous les endroits de la galaxie? Chose certaine, on ne causait pas politique galactique, traités juteux ou infos cruciales au milieu d’un environnement potentiellement hostile. On le fait à l’abri des regards, on le fait dans un endroit sécuritaire et si ici c’était sécuritaire, moi j’étais la réincarnation de l’Empereur Palpatine. Était-il nostalgique ce cher Galdur? Peut-être, qui peut savoir. Je ne lis pas les esprits moi, je suis juste bonne juge de caractère. Entre les deux, il y a toute une marge, que je le veuille ou non. Et puis du reste… Lire les esprits, c’est carrément de la triche, ça je vous le dis. Où est le défi si c’est du tout cuit? Travailler, de temps en temps, permet de rester en forme et tant mieux s’il allait falloir faire un peu d’exercice pour atteindre un lieu plus sécuritaire. C’est toujours bien le sport.


« Alors, de quoi tu veux causer dis-moi? Je suis sûr que ce sera plus intéressant que ma dernière conversation en date. Ce connard de petit merdeux de marchand n’a pas eu l’air de comprendre que les prix, c’est MOI qui les fixe. Pas lui. Je te jure Galdur, ils essaient de te convaincre de les aider à éliminer la concurrence et au final, ils essaient de mener toutes les discussions à leur avantage. Tsss… »
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Lun 25 Fév - 11:32

Galdur ne voulait pas faire son rabat-joie, et il avait quelque peu délaissé la conversation avec Zann quand il eut noté quelque chose. Si il n'avait pas été occupé à observer le paysage, il aurait très bien vu Zann arriver. Les yeux des Trandoshans voient les spectres thermiques, autant qu'un détecteur de chaleur.
Lorsqu'il l'avait rencontré pour la première fois, sur Dantooïne, Galdur avait noté un spectre de chaleur purement égal dans toutes les portions du corps de Zann, faible. Sur le coup, il était partit du principe que le corps humain mis en température normale disposait alors d'une équilibrage qui faisait qu'il n'avait aucune zone plus chaude qu'une autre, du moins, pas de manière flagrante. Dans le froid, c'était la zone du cœur, la portion la plus chaude du corps humain, cette zone cruciale devait rester à une température moyenne sous peine d'avoir un arrêt cardiaque. Les spectres de chaleur faisaient alors pleinement ressortir le cœur de l'individu et affichait des zones plus fraîches à la tête et aux pieds, zones de réception de la chaleur. Dans le chaud, cela aurait dû être l'inverse, la tête et les pieds devaient avoir une augmentation de température mais le cœur, encore une fois, devait garder son chiffre de trente sept degrés celsius. Une vérité générale : La température du cœur restait TOUJOURS constante, contrairement au reste du corps, car c'était l'organe qui régulait lui même à sa guise les échanges thermiques avec le reste de l'organisme, privé de ce dernier, les êtres humains auraient depuis longtemps atteint le zéro absolu : -460 degrés.
Les yeux de Galdur se posèrent pendant un long moment sur Zann sans qu'il ne dise un mot. Vraisemblablement, le Trandoshan était en train de sonder les résultats de son "analyse" du spectre. C'était étrange, Zann avait une chaleur égale en proportion dans cet endroit où le soleil tapait pourtant dur et même si il y avait eut une légère évolution coté température, il était anormal qu'elle soit parfaitement stabilisée partout et qu'elle demeure aussi basse dans un endroit franchement étouffant.

C'était comme si Zann avait une densité élémentaire égale qui faisait qu'aucune zone n'avait de réelle réception de la chaleur : Cela se voyait avec les machines. Le métal n'absorbait pas le chaud dans son intérieur et seule la couche externe, celle en contact avec l'air, était susceptible d'avoir un changement quelconque. Le métal était quelque chose de froid. Les machines ne dégageaient pas de chaleur corporelle.
Hors, le corps de l'être humain était trop complexe pour s'appliquer à de telle chose. Il était organique, émettait de la chaleur et avait une trop grande diversité d’éléments ( Métaux lourds, minéraux, liquides... ) pour qu'il y ait une stabilisation parfaite de la température.
Raknar grimaça à nouveau. Il y avait anguille sous roche ou du moins, il était victime d'un événement paranormal plutôt étrange.

- Ce soleil... Fait chaud à la tête, pas vrai ?

Tout en attendant la réponse de Zann, il tira une balise de position de sa poche et l'éteignit. Depuis le temps qu'elle fonctionnait ses "contacts" l'avaient surement repéré. Et bien sur, quelques drones de surveillance allaient se joindre à la compagnie. Tant mieux, cela ne ferait que pimenter le voyage. Des bruits de moteurs rugissaient, au loin, dans les steppes de Trandosha et une poussière s'élevait depuis la zone sud. Quelque chose approchait, mais dans ce paysage à perte de vue, il pouvait alors être très loin.

[ Bref, à toi de me dire si cela correspond, je ne sais pas comment fonctionne les Poly. Je suis parti du principe que par leur nature métallique, il ne dégageait pas de chaleur corporelle et avait un comportement semblable aux machines via spectres infrarouges. Fait moi signe si il y a erreur et je changerais tout cela. ]
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Lun 25 Fév - 20:57

« Chaud? Non, pas vraiment. Je me trimballe toujours plein de petits gadgets utiles dont un dispositif de camouflage. Un héritage de famille. En plus de te rendre à toute fin pratique invisible… Et bien il permet de jouer avec la façon dont la température vient t’embêter. Me demande pas les principes scientifiques exacts derrière, on en aurait pour des heures à débattre. Pourquoi? T’as chaud toi?

C’est quand même pas Tatooine ici. Tu dois avoir l’habitude non, t’es né ici que je sache. De toute façon on dit approcher de midi non? C’est normal que ça tape fort. Vous en êtes à quelle saison au fait? Ça expliquerait la chaleur tiens. Si t’as si chaud, je te file une gourde et on n’en parle plus. Je pensais que le froid vous engourdissait, tu devrais aimer la chaleur non? Ton organisme est comme celui d’un reptile, je me trompe? »


Il se prenait pour miss météo ou quoi? On s’en foutait de la température merde. Il faisait peut-être chaud mais moi, la température, je m’en foutais comme de mon premier mauvais coup. C’était une blague ou quoi, on était ici pour parler affaire ou mondanités? D’accord, le but premier ce n’était pas de parler affaire, il avait clairement dit que ça viendrait plus tard mais quand même… Je doute que les Trandoshans fassent causette comme ça dans la vie de tous les jours. Dites-moi mon cher, cette température st ambiante pas n’est-il pas? N’importe quoi oui… Il cherchait à faire quoi, gagner du temps? Si oui, gagner du temps pour quoi, exactement? Qu’on se le dise tout de suite, j’ai horreur qu’on se paie ma tête. Et là, avec une question pareille… Vous vouliez que je le prenne avec un sourire, peut-être? Non, pas vraiment, désolé.

Quand il sortit la balise de localisation de sa poche, je pensai en premier lieu à un piège. C’était un grand classique ça, la balise de localisation, un des préférés des espions professionnels. Mon réflexe suivant aurait été de le transformer en passoire mais bon, il fallait rester rationnel. Si Galdur avait vraiment voulu me tuer, se serait-il donné autant de mal? Non, ce n’était pas son style, pour ce que j’avais pu voir. Cela ne voulait pas dire que je ne méfiais pas pour autant, comme le prouva la main que je posai sur la crosse de mon arme. Il voulait faire dans la discussion mondaine? Je pouvais faire aussi. Un petit avertissement déguisé ne lui ferait sans doute pas de tort. Vous savez, le truc amical, un niveau en dessous de la menace déguisée… On n’est jamais trop prudent, je vous le dis. Faites confiance aux experts… Autant tester ses réactions.


« Toi c’est la météo ton truc? Moi, ce serait plus les armes. Tu sais, dans un métier comme le nôtre, il faut avoir de quoi stopper même les aliens les plus coriaces. C’est pour ça que dans la famille on se trimballe de jolis outils. Le genre de truc qui peut faire sauter le blindage d’un véhicule. On a d’ailleurs un héritage de famille assez intéressant pour ce genre de choses. Ah au fait… C’est un détail mais…

Bon tu vas me dire que c’est trois fois rien mais ça me chipote quand même, tu comprends? Tu me demandes de venir seule et tu ramènes tes copains? J’espère que tu sais ce que tu fais quand même, Galdur. La CSL est juste à côté et il se trouve que moi, j’ai des amis un peu partout. Il le faut quoi. Tu veux que je te présente les miens aussi? Je dis ça comme ça, comme tu as l’air d’aimer faire des surprises… »
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Lun 25 Fév - 23:13

" Hé, pas la peine de vous énerver ! Pas la peine de vous énerver..." Marmonna Galdur en rangeant la balise dans sa poche.

Il allait pas la manger ni faire quoique ce soit d'hostile. D'une part parce que si il le faisait, il romprait alors son serment envers Dosha qui demandait à ce que l'on soit toujours droit dans les affaires et d'une autre part parce que la proposition alléchante de Zann concernant la planète trottait toujours dans son esprit.
Un module d’invisibilité aussi poussé ? Les humains devaient vraiment avoir du soucis à se faire pour vouloir à ce point se prendre pour Dieu et défier les lois de la nature. Il soupira en songeant que tout cela n'était qu'une immense sottise et que les humains venaient au monde surement fous pour avoir de pareilles envie. Après tout, ne poussait t-ils pas un énorme cris, quand ils sortaient de leurs œufs ? Même si Galdur n'était pas certains qu'ils provenaient de là mais plutôt directement du ventre de leur mère. Drôle d'idée, c'était sale et douloureux. Mais il fallait bien faire avec, de toutes façons, Raknar supposait que les Trandoshans valaient mieux qu'eux. Un Wookie était un adversaire respectable. Un Tusken était un adversaire honorable. Un Mandalorien était un adversaire respectable. Un humain... Eh bien disons qu'ils étaient tellement bizarres qu'il était difficile d'avoir une quelconque idée sur eux.
Trahir Zann ? Mauvaise idée. Et puis, disons le comme les choses le sont : Galdur avait peur de cette gamine. Parce qu'elle était anormalement imprévisible et qu'il ne savait pas si ce qu'il disait la vexait ou lui plaisait. Autrement dit, il était assez frileux à lui parler ainsi mais elle avait tout de même sut taper fort dans son estime et aussi dans son appréciation en étant téméraire et en même conciliante. Pragmatique, la Talia.

" Laissez tombez, laissez tombez. Je trouvais juste étrange que votre spectre thermique soit aussi stable dans un endroit pareil. Mais si c'est l'un de vos maudits gadgets humains qui fait le travail... Ça ne m'étonne même pas. Et pour votre culture, oui, je trouve qu'il fait agréable ici. Même si je n'aime pas qu'on me rapproche à un "Reptile". Certaines personnes m'ont déjà traités de "Lézards difforme". Je ne sais pas ce qu'est un lézard mais je suis sur que ce n'est pas un compliment. Et puis vivre dans ces planètes neigeuses ou couverte de tempêtes... C'est idiot ! "

Les bruits de moteurs se firent un peu plus intense et le brouillard se rapprocha encore un peu. Galdur mit une main sur son front pour cacher le soleil et regarda.

" Bon. J'ai appelé un ami qui va nous emmener dans un lieu plus confortable et tranquille dans lequel nous pourrons ouvrir tranquillement ce caisson, je vous donne un indice : Ça à un rapport avec les Hutts. En fait, c'est possible que cela ne vaille pas vraiment la peine que vous vous déplaciez. Mais je connais quelqu'un de particulièrement proche qui aimerais vous rencontrer... De toutes façons, j'aurais été obligé de vous présenter tôt ou tard. Et je sais que nous avons des intérêts communs, Zann. J'apprécie que vous ayez accepter de venir ici. C'est une petite fierté de vous faire voir cet endroit comme il est."

Le visage de Galdur s'illumina d'un franc sourire.

" Z'avez une sacré paire dans le calbute, si vous me pardonnez l'expression. C'est pas tout le monde qui aurais pris le temps de partir à la rencontre de ses gars. Pour vous, ça veut pas dire grand chose, mais de vous à moi, les Trandoshans, ça se rend loyal à partir du moment où vous avez considération de ce qu'ils sont et de ce qu'ils défendent. C'pour ça que je me plais bien, à vot' service, parce que vous passez pas votre temps à essayer d'entretenir les vieilles conneries soit disant avant-gardistes pour décrédibiliser l'endroit. Qu'est ce que vous voulez, on est patriotes mais bordel, qu'est ce qu'on aime ça." Ricana t-il ravi.

Il haussa par la suite les épaules.

" Ah bordel, ça fait du bien d'être de retour au pays. Z'êtes une vraie amie de Dosha, Zann. Ce serait avec fierté que je tuerais en votre nom. Vous avez un drôle de talent pour inspirer les gens, Zann, vous le savez ça ? Un autre motif de notre raison ici, en plus du caisson et de mes remerciements personnels, c'est que j'ai reçu l'ordre de vous présenter à ma clique, de la part de mon patriarche respectif. Bon, c'est vrai, j'ai un peu triché car je mêle le travail à la procédure sociale de Dosha, mais z'allez pas râler hein ? Y a quand même un motif d'intérêt professionnel qu'est là, même si il est peut-être moins présent que le reste, je pense que c'est important. Vous parliez de type qui veulent vous faire la peau ? Dites moi où vous voulez que j'aille et j'irais me peindre moi même le visage avec le sang de vos ennemis. Je sens une fureur guerrière revivre en moi depuis que je vous connais ! Je veux me battre Zann ! Je veux écraser des os et accrocher la chair aux murs ! Enfin une autre occasion de tailler des crânes ! En ces temps agités, des cibles à abattre en hurlant un nom, c'est la plus belle chose qu'un Trandoshan puisse rêver, non ?"
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Mar 26 Fév - 4:09

« Galdur, je l’ai toujours dit et je le dirai toujours. Il y a deux vérités impossible à négliger dans la vie et je ne parle pas de ces conneries philosophiques genre la mort et les taxes. Non, c’est plus pragmatique que ça. Premièrement, les apparences sont trompeuses. Rien n’est exactement ce qu’il a l’air d’être et c’est quand tu vois au-delà des choses que tu trouves la vraie richesse du monde.

L’autre vérité c’est que la loyauté est la meilleure des défenses. L’argent, c’est de la merde pour le vrai guerrier. L’argent rend faible Galdur, la richesse rend idiot si elle n’est pas utilisée. Pourquoi est-ce que mon CDZ prospère là où les autres se cassent la gueule? Parce que je n’utilise pas la peur. Mes gars ne me craignent pas. Ils me respectent. Certains prononcent mon nom comme une prière. Et je les respecte. »


Ça n’avait l’air de rien mais je prenais vraiment le temps d’apprécier mes subordonnés et mes partenaires d’affaire. Vous ne me verrez pas faire des affaires avec des gens qui s’attirent mon mépris. Tout du moins, pas des affaires honnêtes. J’ai du genre à être extrêmement exigeante quand je me retrouve face à des imbéciles qui pensent pouvoir me mener par le bout du nez. Galdur ne le saurait sans doute jamais mais j’avais refusé des invitations de chefs d’état sur une question de principes. Mes principes, pas les leurs, évidemment. Lui, un « simple » chasseur de primes, recevait un privilège que des gens cinq fois, dix fois, cent fois plus importants n’avaient pas eu. C’est une question d’importance à mes yeux, pas d’importance au sens large. Autant vous dire que sa loyauté faisait plaisir et que j’avais hâte de rencontrer son paternel.

Je notai dans un coin de ma tête l’aversion évidente de Galdur pour la technologie. Enfin… Certaines technologies. Il était bien équipé pour un technophobe. C’était hypocrite de sa part de commenter sur des technologies de pointe quand son propre armement était loin de la massue et de l’arc à flèche. Enfin bon, question de culture sans doute. Ce n’était pas nécessairement les attributs physiques qui faisaient un bon adversaire. Pourquoi un tireur d’élite serait un adversaire moins redoutable qu’un guerrier trandoshan type? Il fallait trouver le tireur, s’en approcher et ENSUITE le butter. Non franchement, là-dessus, Galdur et moi on ne s’entendraient probablement jamais. Probablement étant le mot clé. Restait à voir ce qu’en dirait la jeune génération trandoshan. Leçon de base : si tu ne peux convaincre les parents, convainc les enfants.

Quand enfin cette curieuse délégation de trandoshan se pointa le bout du museau, j’étais en train de fumer un cigare, bien peinarde. C’était tout sauf féminin mais justement, je ne m’habillais jamais comme une femme. Se battre en jupe, c’est archi con, surtout si vous rajoutez à l’ensemble talons hauts et maquillage. Je fumais, je buvais et je faisais comme les hommes pas par envie de défier la norme établie mais par pragmatisme. Comme si c’était MA faute si les standards des humains étaient faits ainsi. Toutes les sociétés, heureusement, n’étaient pas aussi stéréotypées. Si d’ordinaire le commun des mortels est mal à l’aise devant un trandoshan (et c’est pire devant un groupe de trandoshans), moi j’arborais un air neutre mais pas indifférent. Une curiosité polie, si vous préférez. Quoi, si c’était des potes de Galdur, ce serait probablement mes potes aussi…


« Ah au fait Galdur, quand je dis reptile, c’est pas péjoratif. C’est plus dans le sens système à sang froid, tu vois le genre. Quant à tes potes… Je comprends mieux pourquoi les Wookies ont demandé à la CSL de leur filer un coup de pouce. Merde, ils pourraient manger de la soupe sur la tête d’un humain moyen. C’est pas normal d’être aussi grand! Vous mangez quoi bon sang?! »
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Mar 26 Fév - 14:08

Galdur ne releva pas la dernière phrase de Zann mais il eut un rictus féroce et hocha la tête lentement en observant la silhouette du véhicule s'approcher. Tant mieux, tant mieux... Il était heureux de la situation. Alors pourquoi se plaindre de quoique ce soit ? Pas la peine de relancer des hostilités en discutant techno.

" Qu'est ce que vous voulez Zann, il faudra se faire à l'idée que notre magnificence vous fasse de l'ombre encore quelques temps ! " Plaisanta t-il agréablement en ricanant.

Puis, elle bondit. Furieuse et rugissante de colère, la Motojet "Urban navigator" privée de son module de transport secondaire mais à la carrosserie peinte de manière à représenter une mâchoire d'un quelconque requin à son extrémité. Le véhicule gronda en s'avançant à pleine vitesse et fit un dérapage plus ou moins contrôlé qui souleva un vent de poussière. Des éclats de rire retentirent et quand le nuage de fumée fut dissipée, on put pleinement apercevoir les pilotes de l'engin.
Trois Trandoshans, aussi débraillés que leur conduite, étaient embarqué sur le véhicule. Comme la motojet n'était censée avoir qu'une seule et unique place, ils avaient dû improvisé. Le pilote était à sa place logique mais le second était accroché juste derrière lui. Le troisième, carrément de trop, s'agrippait aux réacteurs de l'engin, hilare. Ils échangèrent des grognements et louchèrent en marmonnant quand ils aperçurent Zann.

Spoiler:
 

" Hé, Galdur t'avais pas parlé d'humains ! J'comprend pourquoi tu te faisais du soucis. " Marmonna le pilote en soulevant ses lunettes de conduite.

Raknar s'approcha et envoya son poing fermé dans celui du conducteur qui hocha la tête en signe de salut. Il en fit de même avec les deux autres passagers, même si il ne les connaissait guère. Ces derniers devaient certainement venir d'une quelconque ville du coin, à la vue de leurs tenues qui faisaient penser à celle des pilotes de Motojet, lors des courses dans le désert.

" Talia ? J'vous présente Vango Jormungar. Désolé mais pour le confort, faudra repasser. "
" Si t'es pas content, c'est l'même tarif Raknar, je te rends un service. Oh et... Salut m'zelle."

Galdur tourna la tête et aperçu quelque chose qui dépassait, à l'extrémité de l'engin. Une corde avait été tendue et à son extrémité gisait un corps d'un autre T'doshok, inanimé, il était sale puait la boue et la crasse et plusieurs de ses os semblaient avoir été brisés par le voyage mouvementé qu'il avait du effectué. Même si ce dernier respirait, son sale état laissait présager qu'il ne serrait pas debout avant un bon petit moment, enfin quelques semaines surement. Jormungar ronchonna.

" Y tournait autour de ma sœur ! J'lui ai fais passé le goût de r'commencer."
Aboya t-il.

Raknar se contenta donc de détacher le pied de l'individu mais n'essaya pas de le relever ou quoique ce soit d'autres, c'était pas ses oignons. En lieu et place, il attacha son caisson à l'aide de cette même corde et sollicita de la place sur le véhicule, Galdur parvint donc à se dénicher une petite place, oui, petite. En fait, il était assis sur le réacteur droit de l'Urban Naviguator et parvenait à s’accrocher en tenant le tuyau d'échappement tiède de l'engin. Il hocha la tête en grimaçant vers Zann.

" Vous montez ? "
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Mar 26 Fév - 15:08

« Salut les gars. Chouette bécane, ça a de la classe. Rien à voir avec ces conneries de speeder bikes. Bon je suppose qu’y faut bien prendre place mais… Attend voir… Je viens d’avoir une idée sympathique. Donne-moi un moment, je retourne à mon vaisseau et je reviens m’installer avec vous. Je sens que je vais partir une mode, Galdur. Les gars, je vais vous montrer comment on voyage, moi. »

Je ne suis pas idiote vous savez? Je savais que c’était un test et je savais que si je refusais de monter, je risquais de ne pas obtenir le support que je voulais. Ou tout du moins, je risquais de venir mettre du sable dans l’engrenage des plans prévus par Galdur. Autant faire bonne impression et pour ce faire, il fallait épater la galerie. Quand on a mon âge et mon expérience, on en arrive à un point où l’on peut carrément déconnecté ce qu’on appelle « instinct de survie » de nos pensées (ir)rationnelles. Dans mon cas, c’était l’un de ces moments où pour l’intérêt supérieur de tous, j’allais agir de façon… Pas irresponsable mais bon. Quelque chose dans ce goût-là. Messieurs les Trandoshans, vous allez être impressionnés. Vous allez voir de quoi Talia Zann est capable… Et vous allez en rester muets de stupéfaction.

Une fois à mon vaisseau, posé pas trop loin, je me rendis dans la soute et fouillai dans une pile de pièces que j’avais découverte en cours de route. C’est ce qui arrive quand vous prêtez vos affaires à Urai Fen. Des fois, il oublie de ranger ce qu’il rapporte de ses voyages. J’y avais vu une sorte de grosse coupole. Genre antenne radar mais en plus petit. Il s’en était servi comme bouclier de fortune, si je me fiais aux marques de blaster dessus. Pas grave, moi, il me servirait de soucoupe. Moi dessus, à tenir une corde elle-même reliée à un speeder déglingué. Ce serait comme un skimboard… Mais sans aucune technologie de répulseur dessus. Ultra dangereux et il fallait soit être complètement fou ou extrêmement courageux pour faire un truc pareil. Mais l’histoire ne s’arrêtait pas là. Oh non! Si vous voulez mettre dans votre poche des mâles plein de testostérone…

Il faut accepter de se mettre en valeur. Dans mon cas, j’étais arrivée avec une combinaison de pilotage tout ce qu’il y a de plus classique et j’étais ressorti avec une combinaison moulante, ce que je porte d’ordinaire en fait, mais sans la cape. La cape, j’allais l’amener oui mais pas la porter. Des plans pour se tuer ça! Disons que quand je revins vers les potes de Galdur, je pus presque entendre certaines mâchoires se décrocher. Je savais comment attirer le regard, moi. Accrochant une autre longueur de corde à la caisse, je m’installai derrière, sur mon disque et le temps que mon idée finisse d’entrer dans le crâne de mes potentiels nouveaux amis, j’étais prête pour ce qui serait sans doute la balade la plus mouvementée de toute mon existence. Ce serait toute une balade… Mais cela laisserait toute une impression et je marquerais un tas de points.


« Eh les gars, arrêtez de me regarder comme ça. Une femme a le droit à ses hobbies comme tout le monde et une combinaison moulante, c’est plus aérodynamique. On y va ou pas? Fais-moi voir ce que t’as dans le ventre, pilote. J’étais une brute en skimboard, plus jeune. T’a qu’à demander à Urai Fen, il s’en souvient très bien lui. Comment vous dites déjà, en Dosh… Ah oui, c’est ça. Lucumba! »
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Mar 26 Fév - 17:39

" Mais qu'est ce qu'elle fout ? " Questionna Galdur en regardant derrière lui.
Jormungar s'était penché sur le tableau de bord et il activa le moteur de la bête.
" J'en sais rien, mais si elle veut qu'on bouge... Attends un peu, on va rire..."
Il enclencha l'accélérateur et les moteurs de l'Urban ronflèrent de rage en laissant échapper une lueur bleuté au niveau de ses réacteurs. Galdur sentit la chaleur sous son postérieur et se demanda si il allait se faire griller l'arrière train durant le trajet. En pleine steppes de Dosha, sans obstacle, Jormungar n'avait aucune raison de ralentir, autrement dit, il allait devoir s'accrocher. Zann encore plus.
Le pilote rabattit ses lunettes et eut un sourire féroce.

" Elle va s'en mordre les doigts. Néanmoins, courageuse, ta copine là." Lança t-il persuadé de ce qu'il avançait.
" Ta gueule, c'est mon patron."
" J'aimerais bien avoir un patron comme ça."

Il se tourna, fit un signe de la main à Zann pour signaler qu'il allait lancer les moteurs. Galdur renforça sa prise sur le réacteur et se permit de coincer une portion de sa ceinture entre deux plaques métallique. Le bruit de l'alimentation monta peu à peu et on retint son souffle. La combustion pulsa et les deux réacteurs de lancement se lancèrent en affichant la lueur bleue du carburant en pleine transformation. Le départ fut progressif quoiqu'un peu brusque sur le début. Personne ne se retourna maintenant car la seconde vague de vitesse allait alors venir. Jormungar abaissa son second levier et cette fois, ce fut les deux réacteurs principaux qui vrombirent, propulsant cette fois l'engin à pleine vitesse. Et sans aucun détail à prendre en considération, autant dire qu'il envoyait, l'Urban Naviguator, les Trandoshans plissèrent les yeux à cause des bouffées de vent qui leur arrivait en pleine face et s’agrippaient solidement à la coque du véhicule pour ne pas tomber. Galdur daigna alors regarder derrière lui et eut de nouveau la grimace caractéristique des T'doshoks.

Son regard fut lancé sur Zann pendant un long moment, il aurait aimé décroché ses yeux d'elle mais il n'y parvenait pas. En revanche, sa main alla taper l'épaule du Trandoshan embarqué à coté de lui qui se retourna à son tour et ouvrit grand la bouche.
Dans un murmure presque inaudible, une poussière dans la tornade de bruit que représentait l'Urban Naviguator, Raknar parvint à marmonner quelques mots :

" Mon Patron est complètement barge."
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Mar 26 Fév - 20:31

Que voulez-vous, je suis folle. Ou quelque chose s’en rapprochant, ça c’était sûr et certain. Combien de Hutts ou d Vigos du Soleil Noir auraient simplement osé penser faire ce que j’étais en train de faire? J’étais sur un disque métallique trainé par un véhicule lancé à grande vitesse dans une plaine plus ou moins régulière et ce sans autre protection qu’une combinaison moulante renforcée et une paire de lunettes. Personne d’autre n’aurait osé faire un truc pareil. Moi je le faisais par amour du risque oui mais également parce que je savais ce que cela me rapporterait. Les Trandoshans respectaient le courage et l’audace et je venais de faire une démonstration difficile à battre. Vous vous adaptez aux mœurs des cultures avec lesquelles vous travaillez si vous voulez arriver à vos fins. Logique élémentaire.

En tout cas, je pouvais sentir le regard d’au moins deux d’entre eux sur moi, dont Galdur. Si j’arrivais à bon port en vie et pas trop amochée, ce serait un gain de points supplémentaires. Remarquez qu’il était assez difficile d’amocher un polydroxol et c’était quelque chose dont j’étais assez fière. Ça, mes futurs nouveaux amis ne le savaient pas et mon poids supérieur empêcherait ce foutu disque de partir dans tous les sens. Talia Zann, t’es géniale. Oui, je savais faire de l’autocongratulation à mes heures perdues. Ah, si Galdur savait ce que j’étais vraiment, me traiterait-il avec le même respect? À ses yeux, serais-je simplement de la mauvaise magie? Difficile à dire. Personnellement, je ne m’étais jamais penché sur la question de « et si ton secret était révélé »? J’avais toujours prit les bonnes précautions pour empêcher une telle éventualité.

Si c’était possible, la vitesse sembla augmenter et je compris vite pourquoi. Un quatuor de drones nous avait pris en chasse. Qu’est-ce que ces saloperies pouvaient nous vouloir? C’était pas possible de faire une petite course dans les plaines sans avoir les autorités de la planète d’à côté au cul? Non vraiment en cet instant précis, la CSL me tapait profondément sur les nerfs. C’était une chose de vouloir protéger les Wookies, c’était une autre de faire des ingérences dans les affaires internes d’une planète qui ne tombait PAS sous votre juridiction. Au moins, nous, les criminels, on avait la décence de vous faire savoir très clairement quand on prenait le contrôle de tel ou tel secteur de la planète. Je peux vous garantir que les gens de Balfron savaient parfaitement QUI avait le vrai contrôle de la planète. Ils recevaient d’ailleurs de juteuses parts des profits.

Restait à voir comment nous allions nous en sortir. Moi je n’avais aucun problème à juste tire sur ces gugusses jusqu’à ce qu’il n’en reste que des fragments de métal épars mais il y avait des chances pour que les habitants du coin eux préfèrent éviter les hostilités. Savait-on jamais : entre quatre drones et un régiment wookie, il y avait une différence de taille. C’était revenir à choisir ses combats mais encore là… Je n’étais pas non plus experte de la géopolitique locale. Ma solution : attendre et voir. S’ils décidaient de se battre, je me battrais. Sinon… Ces machins avaient bien une vitesse de déplacement maximale non? On ne créait pas ces drones pour faire la course mais bien pour la surveillance, après tout. Étaient-ils armés? Je ne me souvenais plus du modèle précis, dans le moment. C’était quand même intéressant non? Mon premier conflit local…
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Mar 26 Fév - 22:01

[ Vache. T'as eu un train d'avance sur moi, j'allais aussi faire rappliquer les drones. ]

Jormungar était plutôt concentré sur sa conduite mais les braillements de ces camarades à propos de potentiels drônes le tirèrent de ses pensées. L'une des machines, plus vivaces que les autres, parvint à dépasser très légèrement le véhicule et se permit de se mettre en plein dans le champs de vision du pilote avant de se retourner et de placer son module d'identification devant le visage de Jormungar. Une voix mécanisée plutôt polie s'en échappa.

" Attention, vous circulez à une vitesse anormalement élevée dans un territoire sous autorité. Veuillez vous identifier. "
" Bouge de là, saloperie !" Aboya Jormungar
" Alerte, deuxième rappel à l'ordre. Veuillez ralentir et décliner votre identité. "
" DÉGAGE ! "

Le drône qui n'était pas spécialement impoli mais conçu dans un but précis se permit de flasher le visage de Jormungar sans dire un mot avant de se placer sur le coté gauche de l'Urban Naviguator. Le Trandoshan ferma les yeux , plaça sa main droite sur ses yeux et se mit à conduire en zigzag. Galdur manqua de tomber sur le coté dans un mouvement un peu trop brusque. Il hurla qu'on lui explique ce que signifiait ces secousses.

" Cette saloperie m'a aveuglé ! J'vois plus rien ! " Hurla le pilote en tentant de garder une trajectoire aussi droite que possible.

Il parvint à ouvrir un oeil, puis un autre. Jormungar fulmina et loucha sur le droïde qui lançait des sommations de ralentissement. Ni une ni deux, le Trandoshan furieux se déporta violemment sur la gauche et percuta de plein fouet la machine des flancs de son appareil. Si le drône n'avait pas été détruit, les bruits bizarres qui s'en échappèrent ainsi que son vol devenu soudainement irrégulier laissait présager qu'il avait été quelque peu chamboulé.
" Merci de votre coopération. " Lâcha le droïde d'une voix déformée, prouvant ainsi qu'il avait définitivement été endommagé.
Le Trandoshan à coté de Galdur hurla d'une voix puissante qu'ils pourraient, plutôt que de les détruire, essayer d'en récupérer un. Il dit mentionna également le comptoir aux pièces détachées et que la mécanique de ces drônes pourraient se vendre à fort prix. Celui qui précédait le pilote se pencha en avant et récupéra quelque chose dans la boite à gant de la motojet, un splendide harpon métallique aux pointes blanches. Il mit ce dernier dans l'extrémité du canon d'un Fusil de chasse Trandoshan ( De son vrai nom, le Mark 1-B ). Les Trandoshans n'utilisaient pratiquement que les armes de leur propre production. Les ACP en faisaient partie, ACP pour Accelerate Charged Particule, c'était les seules armes produites par les T'Doshoks et patriotes comme ils étaient, c'était les seules qu'ils utilisaient, si bien qu'on appelait couramment "Flingue Trandoshan" tout ce qui était un ACP.
C'était pour la parenthèse culturelle. En pratique, le Trandoshan avait armé sa carabine d'un harpon et il la braquait maintenant droit vers le second drone. Le premier qui avait reçu un mauvais coup de la part de l'Urban Naviguator avait perdu sa cadence et se faisait distancer. Le tir partit dans une détonation et le blindage du droïde se retrouva soudainement percé de part en part par le harpon. Le Trandoshan coinça le canon de l'arme derrière lui de manière à ce que le fil métallique n'interfère pas avec la conduite de Jormungar. Pris au piège, le drone ne pouvait que suivre la motojet, ses modules de vol encore actifs mais clamant des messages de violation de la loi. Le troisième droïde eut moins de chance, voulant se rapprocher trop près de la motojet pour flasher le visage de Galdur, ce dernier avait finit, las de ces harcèlement, par lui mettre un bon coup de pied qui était venus fissurer le délicat verre de sa lentille optique. Par la force du mouvement, le drone s'était alors abaissé et avais touché le sol, et à une vitesse pareille, il rebondit en tournoyant avant de s'écraser de nouveau par terre en répandant des pièces brisées sur une dizaine de mètre.

Eh oui, mais il en restait un, plus en arrière, il cherchait à analyser Zann.
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Mer 27 Fév - 4:45

Il fallait bien l’avouer : on ne s’ennuyait pas avec ces types-là. Tant mieux parce que l’ennui, c’était contre-productif. Si si, je vous jure. Cela vous cantonnait à rester inactif et l’inactivité émousse vos réflexes et vous force aux mauvaises habitudes. Là dans l’instant, il fallait bien avouer que c’était du sport et je ne disais pas cela au sens figuré. C’était au propre des propres du sens propre. Merde, c’était devenu vraiment intense, avec les zigzags, la course contre les drones et le reste. Comment je parvins à rester accrochée, je me le demande encore mais j’étais sûre d’une chose : aucun être humain normalement constitué n’aurait pu survivre à une telle balade. Faut même pas chercher : si exposé, c’était tout bonnement impossible. Il y avait des choses qu’un corps ne pouvait physiquement faire. Un polydroxol, par contre…

Heureusement pour moi, les Trandoshans étaient bien trop occupés pour remarquer la chose. Ils avaient leurs propres ennuis. Ces foutus drones étaient vachement tenaces et je me promis alors qu’en rentrant au bercail, j’allais m’arranger pour aller faire un bon vieil acte terroriste dans les usines servant à les produire. Personne ne me contrariait de la sorte sans en payer le prix. Peu m’importait que je doive faire sauter une, deux, dix, cent usines. Elles y passeraient toutes sans exception! J’étais à ce point piquée au vif par l’insistance plus que déplacée de ces saloperies. Attendez voir… Un, deux, trois… Où était le quatrième de ces gugusses de malheur? QUOI!? Mais c’était le bouquet! Voilà que le quatrième de ces engins infernaux tentait de m’identifier MOI! Attend voir… Rien à faire moi de la valeur marchande de ces trucs… J’allais te le dissuader de recommencer.

Comme on le sait, je sors toujours avec une arme. Là, ce serait carrément suicidaire de s’en servir mais les hommes aiment les gros calibres et j’avais avec moi un héritage de famille qui, s’il n’était pas unique en son genre, avait l’avantage d’être d’une prodigieuse rareté. Hors de question de me laisser emmerder par un drone. Dans une détonation qui noya pendant un court moment tout bruit environnant (j’exagère mais pas tant que ça), je pulvérisais, littéralement, le drone. Évidemment, se tenir à une main à une corde n’est pas chose aisée, encore moins encaisser pareil recul mais quand vous avez mon poids… Cela confère certains avantages. Encore une fois, ce serait bien étonnant que mes amis écailleux remarquent quoi que ce soit. Comme quoi même au cœur de l’action, les évidences peuvent passer inaperçues. C’était quand même un soulagement.

Cette course folle touchait à sa fin par contre. Où que nous allions, nous avions maintenant avec nous un… Prisonnier, si on pouvait dire. Avant que les Trandoshans ne jouent avec, je comptais bien piller ses banques mémorielles : qui savait ce qu’on pourrait y trouver. Il faudrait que je le mentionne au plus vite, ces types-là ayant la réputation de faire de l’électronique de pointe avec un marteau. Sans doute y avait-il exagération mais vous savez ce qu’on dit des rumeurs : elles contiennent toujours une part de vrai. Je ne comptais pas creuser la question outre mesure, loin, très loin de là. Parfois, mieux vaut agir que de chercher à savoir et c’était justement l’une de ces occasions. Restait juste à survivre, garder une attitude décontractée, impressionner la galerie, jauger de la nouvelle situation et s’adapter en conséquence. J’étais championne là-dedans…
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Mer 27 Fév - 23:17

Le tintamarre provoqué par l'explosion du drone attira suffisamment Galdur et son compère installés à l'arrière de la Motojet pour qu'ils daignent se retourner plutôt que de s'épousseter des traces d'huiles et de la poussière qui avait résulté de ce petit passage pour le moins agaçant. Enfin, ils allaient pouvoir tirer profit du droide qu'ils tractaient. Ce genre de petite mécanique pouvait se révéler géniale dans deux sens : Soit ils vendaient ces composants électroniques aux récupérateurs des Comptoirs à pièces détachées dans les petites villes Trandoshanes, soit ils se servaient eux même de la mécanique afin de bricoler deux ou trois trucs, Galdur se souvint qu'a l'époque où il n'avait pas encore quitté la planète, l'un de ses frères cherchait du matériel pour terminer plusieurs de ses projets.
Ils verraient ça plus tard, pas sur que Jormungar accepte de partager. C'était déjà une chose qu'il accepte de gâcher du carburant à raccompagner Raknar, si en plus il se permettait de prélever sur la marchandise... Bah, tant pis.

Pour l'heure le spectacle que montrait Zann semblait suffire à satisfaire les yeux des deux. Difficile à dire si c'était un événement paranormal ou une chance de folie qui tombait sur le boss en ce moment. Du moins, le camarade de Galdur sembla très enthousiaste puisqu'il frappa frénétiquement la carrosserie en ricanant. Raknar serrait les dents lui, coincé dans un demi-sourire.

" C'est pas de la chance." Marmonna t-il.

Au moins, ils n'avaient pas vu le temps de trajet. Et pour cause, Jormungar s'était mis à ralentir, et ce dernier refusait d'aller trop loin dans les terres des Raknar. La dernière fois, Jormungar aurait failli être tué parce qu'il avait adressé un regard un peu trop soutenu à l'une des filles du père. Résultait des courses, pas question pour lui de trop s'avancer sur les Terres. Le véhicule perdit sa vitesse peu à peu et finit par s'arrêter. Jormungar descendit du véhicule et constata avec stupeur que Zann était encore là. Il jeta une pièce à celui qui était installé derrière son siège.

" D'accord, j'ai perdu mon pari."

Les trois Trandoshans étrangers descendirent à leur tour et s'empressèrent d'aller inspecter Zann en braillant plusieurs mots en Dosh. Ils tentèrent de regarder le morceau de ferraille utilisé par la manoeuvre et Galdur se sentit soudainement très seul, dans son affaire. Bah oui, plus personne pensait à ce pourquoi ils étaient là et personne semblait se soucier de la marchandise principale. En même temps, il était le seul à savoir ce qu'elle contenait...

Bon d'accord. Talia Zann marquait des points. Des gros. Galdur s'adossa contre la Motojet et croisa les bras, la tête tournée vers eux.

" Ouais bon, d'accord, c'était impressionnant."
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Jeu 28 Fév - 14:21

« Impressionnant qu’il dit… Les gars, vous êtes gentils mais la flatterie ne sert à rien contre moi. Quand on me cherche, on me trouve. Et ce drone l’avait bien cherché. Sympa en passant, le coup du harpon. Vachement bien pensé et vachement pratique. Ça doit être marrant pour la chasse au gibier à deux pattes. Faudra que j’essaie un jour. Alors Galdur, pour une non Trandoshan, comment je m’en sors? »

C’était sans doute une de mes balades les plus mémorables. Je ne me souvenais pas avoir eu autant de plaisir depuis… Un bon moment quand même. C’était quand même curieux de constater que c’était ici, au sein de cette culture étrangère que je me sentais soudainement le plus à l’aise. Enfin, dans le moment, entendons-nous. L’esprit de camaraderie avait toujours eu une place importante pour moi. C’était même une des pierres angulaires du CDZ. Nous étions une grande famille et nous étions efficaces car nous savions opérer ensemble. Cela n’avait l’air de rien, dit comme ça mais sur le terrain, cela faisait toute la différence, je peux vous le garantir. Voilà pourquoi il était plus facile pour moi de faire des points avec des espèces comme les Trandoshans qu’avec des êtres plus individualistes, ce qui demandait une bonne dose de duplicité.

Ainsi, nous étions rendus là où Galdur voulait que nous allions. Auprès des siens. Évidemment, la notion de territoire semblait plus ou moins floue pour moi car il ne semblait y avoir d’éléments topographiques proéminent permettant de servir de frontière naturelle. Peut-être que les Trandoshans avaient des techniques de marquage dont j’ignorais l’existence. Il y a toujours un moyen d’arriver à ses fins et je me doutais que les Trandoshans étaient suffisamment malins pour réussir ce que plusieurs jugerait difficile voire impossible. Après tout, même avec un embargo sur la tête, ils survivaient, non? Reportant mon attention sur Galdur plutôt que sur ses petits camarades (dont les commentaires ne m’échappaient pas : depuis le temps que j’étais en ce monde, j’en avais appris des langues…), je me demandais ce que cette escapade nous réservait encore.

Galdur était plein de ressources et il ne manquait ni de courage ni d’audace. Cela voulait dire que les prochaines heures seraient sans doute très hautes en couleur et pas nécessairement parce qu’on tirerait à tout va sur des ennemis. Un diner avec papa Galdur pouvait s’avérer aussi mouvementé que cette course en speeder dans les plaines. Il y avait différent terrains pour différents types de challenges. Dans mon cas, me faire accepter ou plutôt bien voir par un patriarche appartenant à une espèce extraterrestre. Quand on savait ce que le Trandoshan type pense des humains, il y avait de quoi se poser des questions et pas que des petites. Je n’étais pas humaine mais j’en avais l’apparence. À ce juste titre, j’étais soumise aux mêmes préjugés qu’eux. Autant attendre et voir ce qui se passerait. Je n’étais pas devin donc je ne savais pas ce qui m’attendait.


« Alors Galdur, c’est encore loin avant de rencontrer ton paternel? Ça doit être tout un Trandoshan, si tu tiens de lui. Juste pour m’aiguiller un peu, il y a une façon précise de lui parler? Un titre à employer peut-être? Papa Galdur, ça me semble quand même plus ou moins convaincant, tu ne penses pas? Et arrêtez de rire vous autres, je demande ça en toute bonne foi. J’ai pas envie de frôler l’incident diplomatique! »
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Jeu 28 Fév - 22:28

Galdur haussa les épaules et reste silencieux pendant un très long moment.

" Ben, disons que ça fait mal à l'ego, de voir qu'y'en à qui gagnent bien plus en une journée alors qu'il m'aurait fallut des mois entiers pour atteindre un résultat comparable. "

De la jalousie. Curieuse futilité inventée de toute pièce par l'esprit et qui poussait souvent à faire des actes regrettables. Soit pour soi même, soi pour un autre d'ailleurs, c'était toujours plus facile de blesser quelqu'un dans cet état qu'autrement. Galdur se rassura à se dire qu'il n'était pas spécialement mauvais pour lui de ressentir ceci, au contraire, que cela l'aiderait justement à progresser dans de mauvaises passes futures, si il y en avait. En tout cas, c'était toujours éventuellement bon à prendre. Zann avait soulevé une question sans doute innocente vu d'ici mais néanmoins cruciale : Le respect envers les patriarches.
Vu qu'ils avaient tous leurs petites manies, Galdur ne pouvait pas dire si TOUT les patriarches acceptaient les modes de politesse qu'il allait évoquer, c'est pourquoi il se devait de prévenir Talia que ce n'était valable que dans le cadre "familial". Il se permit de se gratter le derrière, se craqua un peu le cou, bailla et entreprit de se curer le nain en réfléchissant.

" Nan, on est sur le territoire des Raknar, ici. Faut juste qu'on arrive à rentrer à la maison sains et saufs." Dit il un doigt dans la narine droite.

Ouais, faudra faire attention, si le membre de la famille qui faisait le guet à l'entrée de la caverne était un peu trop zélé, il pouvait facilement avoir envie de leur tirer dessus. Et tirer pour tuer, pas pour blesser ou pour intimider. Même rentrer chez soi était une épreuve.

" C'la dit, ouais, y'a quelques mesures à prendre. Premièrement, regardez le toujours dans les yeux et l'interrompez pas quand il parle. Deuxièmement, personne ne touche à son plumard. Troisièmement, personne touche à ses filles. Quatrièmement, posez pas de question sur ces relations antérieures..."
" Ton père était un sacré coureur de jupons, je crois qu'il à bien dû en tester une dizaine avant de trouver la bonne" Ricana Jormungar.
" Tu as une remarque à faire ? Ce n'est pas moi qui ai un père dont l'épouse est aussi sa soeur."
"Enfoiré."

Galdur hocha la tête et Jormungar se tut. Ouais, c'est clair que Raknar premier du nom avait fait pas mal de tentatives avant de se décider, mais après tout, c'était un patriarche pour le moins dans les normes et qui n'était pas spécialement si terrible que ça. Dur tout au pire, mais pas injuste. Qui plus est, lui même considérait que son hésitation était une erreur : Quitte à coucher avec sa soeur, les Trandoshans DEVAIENT se reproduire pour survivre. Et cela n'avait rien à voir avec un appétit sexuel plus ou moins présent chez les T'Doshoks, même si personne ne s'en plaignait pour le coup.

" Bref... Appelez le Raknar. Et pas autrement. On va devoir continuer à pied à partir de là. Jormungar, on te rappelle ?"
" Fait moi signe quand vous serez de retour. En attendant, on va aller démonter le drone." Répondit le pilote en enfourchant son Urban. Sa tête disparut sous le tableau du véhicule et il grogna. Visiblement, le moteur avait un peu de mal à reprendre sa route après de telle pointes et ces quelques chocs. Rien de bien grave cependant.
Galdur se tourna et tira une paire de jumelle de la poche intérieure de sa tenue et il plaça ses yeux dessus, vers les rocheuses que l'on aperçevait au loin.

" Dites moi quand vous serez prête à partir, Zann."
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Ven 1 Mar - 15:17

Alors… Nous en étions là. Rencontrer le paternel Raknar. Ze boss. Cela promettait d’être intéressant, c’était peu de le dire. Je m’imaginais deux personnages. Le premier, un personnage austère, sévère, très à cheval sur le respect de la tradition des Trandoshans. Le second, un type un peu comme Galdur, un bon vivant, tout aussi attaché aux principes mais avec un sens de l’humour. S’il avait été coureur de jupons dans sa jeunesse… Il ne pouvait pas être SI sévère que ça. Enfin… À moins de s’être sérieusement assagit avec le temps. Les gens ne changent pas du jour au lendemain… Mais bon, au moins, j’avais des lignes directrices pour agir, réagir et éviter l’incident diplomatique. Il serait malavisé de faire mauvaise impression. C’était quand même le géniteur d’un excellent sous-traitant. Faire attention. Faire attention…

Attention par contre : je n’allais pas soudainement devenir quelqu’un d’autre que moi. Je restais Talia Zann, je restais la chef du CDZ et si le père de Galdur avait la mauvaise idée de tenter de se payer ma tête ou de me manquer de respect… Il se rendrait compte que le blocus de sa planète n’empêcherait pas mes corrupteurs de lui faire sa fête. Aucun endroit n’était inaccessible. Tout est une question d’approche et de persévérance. Je peux vous garantir que des enlèvements d’endroits dits « les plus sûrs de la galaxie », nous en avions fait des tas. Pas tous avec le succès escompté, qu’on ne se trompe pas mais nous l’avions fait quand même. Personne n’était à l’abri de mon courroux. Utilisateurs de la Force, mandaloriens, durs à cuire… Personne. On ne bâtissait pas la plus puissante organisation criminelle qui soit sans pouvoir accomplir l’impensable, l’impossible même.


« Ok, on y va. Par contre, que les choses soient bien claires. Je ne me laisse insulter par personne et ça concerne ton père également. Je vais faire des efforts pour être en tout point convenable à ce que ton père veut mais je ne m’inclinerai pas. Et je ne le vouvoierai pas. Je ne vouvoie personne, même pas mon propre père. Alors si lui non, personne de chez personne. On se comprend? Allez, en route. »

Je le suivis sans perdre de terrain, habituée aux longues marches ou aux marches forcées. Contrairement à bien des dirigeants criminels, j’allais sur le terrain et pas à titre de spectatrice. J’étais au cœur de l’action avec mes troupes, je me battais avec elles et quand je devais faire de la supervision, ce n’était jamais en restant passive et en hurlant des injures. C’était penché sur la carte tactique avec les ordres coordonateurs de mission et je savais écouter un avis quand on m’en donnait un. Combien de dirigeants trop imbus d’eux même se contentaient d’un regard très superficiel et de leurs petits caprices? Et bien pas moi. Ce n’était pas mon genre et ce ne le serait sans doute jamais. Je savais que des vies étaient en jeu et que parfois, même si c’était un mot amer en bouche, retraite était le choix stratégique le plus logique.

« Alors, c’est quoi ton histoire avec notre bavard de conducteur? Un pote à toi? Il a l’air sympathique en tout cas. Tu sais, par contre, je pense qu’il regarde avec le mauvais angle les autres. Pour lui, j’étais simplement ton patron. S’il avait prit le temps de regarder, il se serait rendu compte que j’étais bien plus dangereuse que les apparences ne le laisse supposer. Trait de trandoshan ou simple insouciance? »
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Ven 1 Mar - 17:29

" Il s'en fout, Zann. C'est juste un coursier. Le genre de Trandoshan qu'a jamais quitté la planète pour vouer une carrière totale au service de la population. On a besoin de gens comme lui, il faut bien que l'arrière fonctionne pour que l'avant remplisse son rôle. Et puis, le courrier et les paquets n'arrivent pas tout seuls. Le territoire Jormungar est voisin du notre, par conséquent, on s'aperçoit souvent. Et Vango passe régulièrement nous livrer les colis qu'on lui demande. Du reste, son père et le mien ont souvent essayés de voir ensemble des propositions de mariages arrangés, entre nos deux familles. Vango était un potentiel candidat pour une de mes sœurs, du moins, c'est ce que lui voulait, mais mon père s'y ai opposé et il à dut abandonner sa conquête. Depuis, même si elle ne vit plus chez nous mais dans une autre famille par mariage, Vango continue de jeter son œil dans notre clique, mon père n'aime pas vraiment ça, c'est pour ça qu'il à préféré éviter de trop s'aventurer avec nous à bord de son engin. Je sais pas qui était les deux types qui l'accompagnaient, ils avaient des tenues de citadins. Peut-être des mécanos des ateliers proches, vu les taches d'huiles qu'ils avaient.

Galdur se rendit compte qu'il était plus détendu qu'il n'aurait du l'être. Mieux valait être prudent, avec les patriarches, en particulier quand un étranger s'adressait à eux. Enfin bon, si le Raknar paternel avait bien compris ce que son fils lui disait par messages privés, cela devrait bien se passer. Du moins, il fallait l'espérer.
Ils se mirent donc à cheminer vers les rocheuses du coin, où les Raknar avaient établis leur logement, à l'abri entre les rochers assurant une certaine intimité. Quelques Banthas se faisaient apercevoir dans les steppes, voyageant de territoires en territoires le temps que quelqu'un se décide à les abattre histoire de faire des provisions... Et aussi pour boire. L'eau était rare, dans cette région de la planète, dans la zone des plateaux et des steppes. La ville la plus proche était Askor, et il fallait s'y rendre constamment afin de faire le plein en flotte, sauf si vous aviez eut les moyens de vous faire construire des citernes et que vous payiez constamment pour les faire remplir. Et pour être honnête : Seul le chef de guerre de Dosha pouvait se permettre une telle dépense.

Les Raknar envoyaient leurs jeunes à tour de rôle chercher l'eau, souvent à pied, faute d'avoir un moyen de transport. Il fallait alors trois nuits et trois jours pour s'y rendre. Parfois, il fallait plus de temps, parfois, le jeune était en retard, mais malgré tout, tous étaient revenus. Même si certains avaient parfois subis quelques séquelles après avoir été renversé par un troupeau de Bantha paniqué, par exemple. Le choix de cet endroit comme habitation était alors illogique, pourquoi ne pas aller dans les Prairies où sur le bord des mers ? Simplement car cet endroit était aussi le meilleur afin de développer l'instinct et la force de ses jeunes. L'endroit où vous êtes né comptait, sur Dosha, pour vos affiliations ou vos mariages. Et quelqu'un qui vivait dans le désert ou comme ici, dans les steppes, était sensiblement plus respectable que les autres. Quoique vivre en marécage était assez dur aussi.

D'un point de vue géographique on pouvait affirmer ceci :
Hsskhor, la capitale se situait en zone tropicale, dans une jungle épaisse.
Varic, une autre ville majeure, dans le désert de sable de Trandosha.
Lorpfan, autre "grande" ville, dans le reg de Dosha.
Forak, ancienne capitale, à la frontière des prairies et des marécages.

Tout le reste était des petites villes sans réelle importance qui se contentaient de vivre leurs vies, éparpillées autour de la planète, alors ne parlons pas des demeures des nombreux ruraux et fermiers qui peuplaient le reste de l'espace. Chez les Raknar, pas d'élevage mais de la chasse sauvage pure et dure. Parfois, vous tombiez sur des oiseaux à abattre, parfois sur de gros animaux qui suffiraient pour une semaine, parfois rien.
Et aujourd'hui, c'était visiblement un jour de chance. Galdur, familier des lieux en avançant vers les rocheuses, perçus les traces d'un gros gibier qu'on avait abattu ici même et trainé de tout son long vers le repaire. De larges trainées étaient visible, dans le sol, avec quelques traces de pas. Six au total. Probablement un Bantha égaré qu'on avait chassé jusqu'à l'épuisement. Les pattes de l'énorme animal remontait une longue piste et étaient soudainement plus écartées à un endroit : Le lieu où l'un des chasseurs avait tiré sa première cartouche laser et où l'animal avait alors tenté de s'enfuir.

Raknar regarda alors furtivement vers Zann.

" Talia, ne sortez pas d'armes où quoique ce soit du genre, n'essayez pas non plus d'être furtive. Je crois qu'on nous observe déjà et que le veilleur à son arme pointée sur nous. Il faut continuer à avancer tranquillement et ne pas attiser de doutes. "
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Ven 1 Mar - 18:52

« Avoir su, j’aurais amené un cadeau, histoire de ne pas me faire trouer le cul. Pas grave, je ferai un chèque à ton père pour me faire pardonner. Ou je le lui ferai livrer. Qu’est-ce qui pourrait bien servir ta famille? Un speeder? Une navette? Il doit bien y avoir quelque chose que toi et les tiens vous pourriez vouloir, non? Tout le monde a ses petites envies, ses petites folies. J’en sais quelque chose! »

Ce n’était pas tant le fait qu’on me dise que je risquais de me faire tirer dessus qui me dérangeait, loin de là. Si effectivement il y avait un guetteur, il avait bien dû se rendre compte que c’était Galdur, un membre de la famille et qu’il était accompagné. Alors pourquoi tant de mises en garde? De toute façon, quand on me cherche, on me trouve. Que ce soit un Raknar ou je ne sais quel clan de Trandoshan, s’il osait tirer sur moi, il verrait de quel bois un Zann se chauffe. D’ordinaire, le message est suffisamment clair pour qu’il n’y ait pas de récidive, à moins d’être particulièrement con. Si je pouvais considérer Galdur comme un échantillon représentatif des sien, je n’avais pas trop à m’en faire. Remarquez que je m’en faisais rarement. Stresser pour rien, c’est contre-productif et c’est pousser vers la paranoïa. Ce que je voulais éviter.

Je continuai donc à marcher tranquillement, sans toutefois être imprudente. Ma main volerait vers mon arme en un geste si quelqu’un essayait de faire une connerie. C’était une des premières choses qu’on apprenait en étant Zann. Ton flingue est ton meilleur ami. Garde le à portée de main, chargée et si tu te sens capable d’assumer, merde au cran de sûreté. Si vous saviez ce qu’une fraction de seconde peut faire, entre la vie et la mort… Vous seriez surpris. Dans le métier comme dans la famille, nous apprenions les bienfaits de l’économie de temps, un art et une science que peu pouvaient se vanter de vraiment maitriser. Comment expliquer autrement tous ces imbéciles qui trouvaient le tour de mourir en se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment… Dans le genre devant le canon d’un flingue? Manque de maitrise, rien de plus.

La balade se poursuivit et j’étais maintenant certaine qu’il y avait une deuxième paire d’yeux qui nous surveillait. Il y avait une bonne part d’instinct là-dedans et le reflet du soleil sur le canon d’une arme. Un miroitement subtil qui n’avait pas duré plus qu’un moment mais je l’avais vu quand même. On ne prend pas un Zann par surprise. C’est le Zann qui vous prend par surprise. Nous devions donc approcher de la demeure du père de Galdur. Tant mieux : toute cette balade vers des objectifs connus de Galdur seuls commençait à me taper sur les nerfs. Oui, je lui avais accordé mon temps mais pas à n’importe quel prix. Les mystères, c’est drôle cinq minutes. À la longue, ça devient chiant. Et quand les choses deviennent chiantes, mon humeur change… Et rarement pour le meilleur. Là, mon humeur était à veille de changer. Drastiquement.


« C’est mieux d’en valoir la peine Galdur car je commence à perdre patience. Te donner mon temps, c’est une chose. Le gaspiller de la sorte alors que j’aurais pu me poser à côté de chez toi, c’est une toute autre histoire. À quoi ça rime tout ça? C’est un genre de test que tu me fais passer et dont tu vas m’annoncer miraculeusement le résultat? C’est chez toi ici. Pourquoi ils te surveillent? »
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Ven 1 Mar - 19:56

" Hum... Oui, c'est aussi une forme de test. Je ne peux pas et ne veux pas suivre n'importe qui. Je pousse le vice un peu loin et oui, c'est long. " Avoua t-il finalement.

C'est vrai, ce n'était pas vraiment le but mais entendre Zann dire ça lui avait fait germer l'idée. Après tout oui, c'était une bonne mise en condition. Si Zann voulait s'impliquer dans les affaires de Dosha, il était évidemment obligatoire qu'elle passe par la case rencontre.
Tirant la charge que représentait le caisson, ils arrivèrent à l'embouchure de la rocheuse. Le tireur finit par se montrer. Quel âge avait t-il ? Dix ans, à tout casser. Galdur ne connaissait pas son visage mais il avait la même teinte que le reste de la famille. Le jeune hocha simplement la tête quand il les vit débarquer, du haut de son rocher, puis, il se rassied et se remit à faire son guet.

" Ils ne me surveillent pas moi. Ils surveillent ceux qui pourraient avoir envie de piller notre logement. Je ne connais pas le veilleur. Il à du naître pendant que je n'étais pas là. "


Zann semblait de plus en plus agacé. Galdur nota ceci avec intention, cet énervement dû à l'impatience et à la question de savoir ce qu'on allait trouver au bout de la route. Ouais, d'un coté, cela valait pas le coup, du moins, le prétexte. Mais à coté, Raknar désirait qu'elle montre ses tripes à son patriarche de père. Zann avait mentionné bien des choses, mais Galdur refusait à s'engager dans quoique ce soit sans avoir l'avis du père. Même si il avait envie, de rester au CDZ. Après les dernières courtes discussions qu'ils avaient eut, cette longue expédition n'avait rien de réjouissant. Ils finirent par déboucher devant l'entrée d'une caverne. Il y avait deux Trandoshans et un cadavre de Bantha partiellement découpé à l'entrée. Les deux levèrent leurs pifs couverts de sang de leur travail et ils se contentèrent de regarder Galdur et Zann passer sans un mot.
Ce qui faisait office de logement aux Raknar était une sorte de cavité naturelle qui ne comprenait qu'une seule et grande pièce. Bien que plusieurs "trophées" tels que des armes brisées, des casques de soldats, des cornes en tout genre et la peau de certains animaux couvraient les murs, la lumière était filtrée par de fines stries dans la roche qui laissait des rayons apparaître éclairer l'endroit le jour.
Des plateformes en bois avaient été accrochées ici et là sur les parois, on y grimpait par échelles de cordes. C'était là qu'on roupillait. Mais aujourd'hui, personne ne dormait. Il y avait du monde, dans cette petite caverne. Un en comptant le veilleur, puis trois avec ceux qui coupaient la carcasse du Bantha et ici... Quatre, Huit, Dix, Douze, pour un total de Quinze personnes. Douze paires d'yeux qui louchaient attentivement vers Zann comme si ils avaient vu un fantôme. Trois femelles, Neufs mâles. Galdur jeta un œil vers une annexe couverte par un rideau tissé en fibres d'écorces et capta, à l'odeur, que les provisions que les deux Trandoshans qui étaient devant apportaient ne seraient pas de trop. La réserve puait le pourri.

Le pire restait à venir. Debout les mains dans le dos observait un Trandoshan effarement épais et plutôt grand. Un géant en comparaison avec les autres. Il y avait un nombre considérable d'estafilades sur sa face. Dont une qui lui barrait l’œil gauche qui était par ailleurs d'un blanc laiteux. Galdur ravala sa salive. Pas étonnant, ce silence de mort, si c'était son père qui avait pris les mesures d'accueil. Il aimait la discipline. Ceux qui étaient à l'extérieur finirent par rentrer et bouchèrent la sortie, à l'exception du veilleur. Quinze individu était donc là et fixaient Zann. Des grognements fusèrent, mais le grand Trandoshan se permit de lever la main et il aborda la conversation avec une voix plus douce qu'on aurait pus imaginer pour un individu pareil. Le Trandoshan bien nourri, on le reconnaissait : C'était celui qui dépassait les deux mètres et qui était aussi épais qu'une armoire à glace.

" Vous devez être Zann, n'est ce pas ? Galdur m'a annoncé que vous nous rendiez visite. " Lança t-il avec une sorte de sourire poli mais qui n'eut que pour effet de mettre mal à l'aise Galdur. Ce sourire tranchait étrangement avec les cicatrices de combat au couteau qui barraient la figure de Raknar. " Désolé pour cette invitation qui doit vous faire perdre du temps, mais... Comprenez que je dois voir avec qui mon fils s’entretient. Galdur ? "

Le fils croisa les bras et sa mâchoire inférieure passa par dessus sa lèvre supérieure.

" Inutile de faire cette mise en scène. Zann est la personne la plus forte que j'ai rencontrée et c'est elle qui me mènera vers les sentiers de la guerre. Et personne d'autres. Pas même toi." Dit-il pour montrer qu'il avait prit de l'assurance.

Raknar fronça les sourcils.

" Très bien, au moins, tu vas droit au but. Pouvez vous dire que cela est vrai "Zann", quels sont vos accomplissements ? Impressionnez moi." Reprit t-il. Sur le coup, le patriarche avait prononcé le nom du patron de Galdur avec une sorte d'amertume volontairement désignée.

Galdur regarda Zann attentivement, les mains dans le dos. A croire qu'il misait beaucoup sur la prestation de cette dernière.


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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Sam 2 Mar - 22:19

« Raknar, on sait tous les deux que t’es un malin. Pas vrai? Les imbéciles ne vivent pas vieux. Pas s’ils n’ont pas une armée de larbins pour les protéger. Toi, t’as pas besoin d’armée et je crois pas me tromper. Regarde ta demeure. Elle est bourrée de trophées. T’es pas un voleur donc tu les as gagné. Si tu les as gagné, c’est parce que tu sais juger les gens et que tu sais juger avec précision.

Au final… Pourquoi je te raconterais ma vie? Tu peux clairement voir ce que je suis, pas vrai? Une personne dangereuse, une tueuse, une combattante. Mais tu vois plus, je me trompe? Ça se voit dans la façon dont tu me regardes. Tu vois la meneuse d’hommes. Tu vois celle qui fait que des gens donnent volontairement leur vie pour moi. Tu vois Le vrai du faux dans ma légende. Tu sais pertinemment à qui tu as à faire. »


Je pus aisément sentir l’hostilité de certains des Raknar mais je ne cillais pas et je ne baissais pas le regard. Regarde mon dans les yeux, patriarche, et ose me dire que tu n’es pas capable de voir qui je suis. Ce que je suis, ça tu ne le sauras jamais. Par contre, un vrai leader, c’est à son regard qu’on le reconnait, pas à ses cicatrices. Qui de nous deux avait le plus à montrer, à la fin de la journée, lui ou moi? C’était un test sur la modestie, à coup sûr mais on ne me la faisait pas à moi. Je ne déballais pas mon sac pour le plaisir des oreilles et des yeux. S’il voulait mon histoire, il n’aurait qu’à attendre que mon biographe la publie. J’en avais plus que marre de ces conneries. Oui, je voulais la collaboration des Raknar mais bordel de merde, si leur indépendance ne valait pas plus que ces singeries, j’irais voir ailleurs. Il y avait plus qu’une famille de Trandoshan.

Je n’avais pas croisé les bras, ce qui aurait été une erreur stratégique. Je n’avais pas non plus crispé les poings ou courbé l’échine. Pour le moment, je restais indéchiffrable. Mon disait tout. Certains disaient que l’on n’avait pas à vous respecter si vous n’aviez pas de cicatrices pour prouver vos combats mais ceux-là, en général, je les remettais à leur place avec un bout de tête en moins. Dans l’instant, cependant, je regardais le vieux guerrier assis devant moi en attendant de voir qui de nous deux reconnaitrait la valeur de l’autre. Moi, j’étais venue ici avec une idée en tête. Quand j’avais une idée là-haut, elle y était et bien implantée en plus. Si le père de Galdur pensait que j’allais rebrousser chemin après m’être frotté à une famille de Trandoshans sur son territoire, il pouvait encore rêver. Je ne flancherais pas. En tout cas, pas pour lui. La tête haute.


« Ce que je vais te dire par contre c’est que j’ai des projets en tête et ta planète en fait partie. Je me suis tapé un voyage en express jusqu’ici, j’ai dû endurer une balade assez mouvementée, je me suis trimballé le cul sur ton domaine à pied et je me suis farci suffisamment de pitreries aujourd’hui. Tu la veux libre de la CSL et des wookies, ta planète, ou pas? Parce qu’au cas où tu l’ignorerais…

C’est ton fils qui va m’assister dans la libération de ce monde et ce n’est certainement pas en me faisant perdre mon temps qu’il va s’attirer mes bonnes grâces. Je suis Talia Zann. Je suis le CDZ. Le voilà mon CV, Raknar. J’ai repris le flambeau laissé par mon prédécesseur. La buisness familiale. Et je peux te garantir qu’avec moi aux commandes, la récréation est terminée et pas qu’un peu. Ils n’ont qu’à bien se tenir. »


Dernière édition par Talia Zann le Dim 3 Mar - 15:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Dim 3 Mar - 0:11

Une flopée de grognements se fit ressentir et du mouvement par la suite puisque quelqu'un bondit sans ménagement et vrai préparation en direction de Zann. Un jeunot, peut-être quinze à seize ans, vu sa taille, mais le couteau de combat en os qu'il tenait était plus préoccupant que l'individu. Il se rua en direction de Zann en braillant que personne ne s'adressait au patriarche ainsi.
Galdur eut le temps de se retourner et se chargea lui même d'aller remettre son jeune frère ( Il cru reconnaître Ikss, Galdur l'avait déjà vu étant tout juste sortit de l'oeuf. Il semblait avoir gagné en zèle. Trop d'ailleurs. ) à sa place. La tenue du Trandoshan était imparfaite, il levait bien trop haut son arme pour pouvoir être relativement efficace une fois arrivé proche de sa cible, autrement dit, il ne s'attendait pas spécialement à ce que quelqu'un l'interrompe dans sa course. Galdur parvint à le ceinturer à la taille et le força à reculer de manière à l'acculer contre un mur. Chose plutôt facile : Galdur était plus grand et plus développé. Quand le dos de l'agresseur toucha la paroi, Galdur tira prestement le pistolet mitrailleur de sa ceinture et le colla sous le menton du Trandoshan qui lâcha son arme sur le coup.

" T'es sur que tu veux refaire ça ? " Marmonna t-il.

Si il ne tira pas, il se permit néanmoins d'asséner un bon coup de crosse sur la gueule du jeune qui chuta sur le coté en tenant sa mâchoire brisée à l'occasion. Raknar premier trouva cela amusant, mais plutôt par réaction à la prestation de Zann plutôt qu'a celle de Galdur qui n'avait fait qu'appliquer le règlement de sa propre famille : "Attaque est un ordre délivré par et uniquement par le patriarche."

" Moha ha ha. Cette gamine me plaît bien. Elle à compris des choses importantes. Tu n'avais peut-être pas tort, Galdur."

Le patriarche était passé d'un rictus arrogant à un vrai sourire ravi. Cette vision détendit un peu l'atmosphère et le reste du troupeau Raknar se permit d'approcher encore un peu et d'échanger quelques mots entre eux.

" Vous, je vous aime bien... Le reste de votre espèce, je sais pas, mais vous, oui. Ça faisait longtemps que j'avais pas entendu ce genre de choses. Je comprends que Galdur vous considère comme Ghrakhowsk, c'est pas tout le monde qui oserais venir ici et cracher cela à la figure du patriarche. "

Il s'approcha un peu et se contenta de lui tendre une main ferme.

" Raknar. Content de vous voir à la maison, Zann. Mon fils m'a déjà parlé de vos plans. Mais... J'aimerais encore éclaircir certains détails avec vous. "


Galdur, lui, justement était occupé à rapporter son caisson au centre de la pièce et avait déjà commencé à ouvrit les loquets qui le bloquaient. Au nombre de trois. Plusieurs membres de sa famille approchèrent mais il leur somma de se reculer. Cela prit un certain temps mais il fallait bien qu'il l'ouvre à un moment ou un autre. Galdur craignait juste que le contenu de ce caisson ne soit pas à la hauteur des espérances de Zann. Bah, de toutes façons, le trajet était entièrement justifié par la rencontre. Mais un petit détail restait à éclaircir. Raknar porta temporairement sur la caisse et se permit d'écourter sa conversation avec Zann.
Galdur fit sauter le dernier loquet et finit par ouvrir le conteneur.


Bork Varko était à l'intérieur. Du moins, ce qu'il en restait. A savoir la moitié, la moitié qui parlait heureusement. Il était encore en vie mais bâillonné et visiblement privé de ses jambes. Pas étonnant que Galdur ait réussit à le faire rentrer dans cet espèce de caisse, le Trandoshan était littérallement écrasé. Il avait les yeux mi-clos mais respirait, bien qu'irrégulièrement.

" Mission accomplie, boss. Je l'ai coincé." Dit Galdur.
" Nom de... Bork Varko ! Fils de..." Lança Raknar.

Deux fusils de chasse furent braqués sur les restes du Trandoshan.

" Désolé Zann. C'était peut-être pas ce à quoi vous vous attendiez mais il fallait passer par là au même titre que cette visite. Faut qu'on parle de ce qu'on va faire ensuite."
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Lun 4 Mar - 14:40

« Tu rigoles j’espère? Galdur, c’est bien mal me connaitre si tu penses que je ne suis pas femme à apprécier ce genre de choses. Une main vengeresse s’abattant sur les traitres et qui les ramène pour qu’ils obtiennent leur ultime jugement… Il y a une poésie là-dedans qu’on peut difficilement égaler. Au contraire, je regrette encore moins d’être venue. Les choses deviennent encore plus intéressantes! »

La notion de perte de temps, avec moi, était excessivement variable. Toute chose devait avoir un but et c’était cette finalité qui en général définissait ma notion de perte de temps. On pourrait penser, par exemple, que quelqu’un dans ma position n’était pas porté sur l’attente, préférant des résultats rapides et décisifs. C’était on ne peut plus faux. Il m’arrivait souvent de prendre un temps fou à m’entretenir avec les chefs corrompus de diverses milices locales pour planifier un mauvais coup et personne ne sait mieux que moi ô combien ce genre de personnage peut être lèche-cul et insupportable. Cependant, si au final cela faisait bouger mes pièces sur l’échiquier du monde criminel, même si les préparatifs avaient pris des jours, c’était du temps bien investi. Dans la situation actuelle, une fois les points aux I et les barres aux T…

Je voyais que j’avais fait avancer les choses avec les Trandoshans. En plus de cela, j’allais même pouvoir assister à leur forme particulière de justice. Ce serait pour le moins instructif. Sortant une sorte de petite seringue de ma ceinture utilitaire, je me penchai sur ce fumier de traitre et la lui injectai. Sa respiration se stabilisa et il semblait aller un peu mieux. C’était une procédure standard du Consortium de Zann : toujours faire en sorte que les prisonniers restent en vie le plus longtemps possible pour en extraire le plus d’informations posibles. Ce serait dommage que cette ordure crève avant d’avoir subi son juste châtiment. Je pouvais sentir le regard inquisiteur de Raknar père et fils et donc décidai de leur fournir une petite explication. Après tout, même si je ne leur devais rien de concret, il est toujours sympathique d’informer ses alliés.


« C’est un petit cocktail de drogues diverses très sympathique qu’on utilise en général pour garder en vie le plus longtemps possible nos candidats à l’interrogatoire. Là-dessus, mon petit Galdur, chapeau. Tu viens encore une fois de prouver ta loyauté au CDZ. En temps normal, je te l’aurais réclamé pour le faire juger et condamner par le CDZ mais… Je t’en fais cadeau à toi et à ta famille. »

On dit qu’il faut savoir créer les opportunités et pour m’assurer la coopération des Raknar, consentir à ce petit sacrifice était négligeable. Que dis-je, ridiculement négligeable. Un traitre trandoshan contre le soutien d’un clan complet? J’en sacrifierais une centaine s’il le fallait. De toute façon, quand vous bossez avec des sous-traitants, il faut qu’ils se sentent importants, utiles. Si vous faites tout à votre façon et avec votre justice sans jamais leur donner quelque chose en retour, comment voulez-vous vous assurer leur loyauté? Galdur avait plus que mérité les honneurs de faire ce qu’il voulait avec cette petite ordure et intérieurement, j’espérais que ce serait souffrant. Quand il s’agissait de collaborateurs des Hutts, je n’avais ni pitié ni morale. Je n’en avais pas beaucoup à la base mais… Là c’était encore pire, pour autant que ce soit possible.
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   Lun 4 Mar - 17:59

" Ouhahaha ! Excellent ! Ca va faire grimper notre popularité au sein des familles voisines. Imaginez ça : Le clan Raknar qui capture et punit un traître. Galdur m'a déjà expliqué quel était son crime et sa famille à été formelle : Bork, si c'est bien là son vrai nom, n'est plus reconnu comme un Trandoshan et n'a plus le droit de porter le nom de Varko." Ricana le père en se frottant les mains, ravi de l'opportunité.

La plupart des membres de la famille se dispersèrent dans les recoins de la caverne. Certains se jetèrent sur une radio de guerre employée habituellement par l'armée de l'Alliance Galactique : L'appareil avait été repeint en rouge écarlate mais sa fragile mécanique était exposée et semblait abimée, prouvant là que les Raknar n'avaient pas obtenus ce truc en l'achetant dans un commerce quelconque. Ils se branchèrent sur une fréquence et diffusèrent le message de la capture d'un haut criminel sur les territoires qui avoisinaient l'endroit. Impossible de contacter les Varko eux même directement, en revanche. Ils vivaient au niveau des plaines. Ce serait le bouche à oreille qui ferait le reste, de la bouche des coursiers à l'oreille des patriarches. D'autres s'étaient précipités dehors, juste au dessus de la caverne armés de torches et d'énormes morceaux de bois qu'ils transportaient à plusieurs.
Pas étonnant, ils allumaient un feu d'alerte pour signaler leur position. De manière générale, il y avait peu de chances pour que la CSL rapplique ou ose dire quelque chose : Ils ne se sentaient pas vraiment concernés par les événements patriotiques des Trandoshans et se contentaient de les surveiller via leurs drones.

Galdur était resté pensif en regardant la moitié supérieure de Varko dont les yeux scrutaient de droite à gauche, mi-clos. Impossible de dire ce qu'il pensait. Dommage, Galdur aurait aimé l'entendre clamer ses remords. Mais Varko n'était pas de ce genre là.

" Jiynko Mogrask est mort. J'ai survécu grâce à lui. Varko m'attendait, sur Dantooïne. Mais Mog' à flingué le technicien de surveillance du bâtiment. Du moins, c'est ce que j'en ai déduis quand j'ai retrouvé le cadavre du technicien. Son crâne avait été troué par un tir et vu les traces, on lui avait plaqué une arme contre le front. Par la suite, Mog' perdit la vit dans une attaque suicide quand Varko eut compris qu'il avait été roulé à son tour. Il cherchait à s'enfuir et Mogrask s'est jeté sur lui avec une ceinture de grenade. Si l'un est mort sur le coup... Lui à eut plus de chance, seules ses jambes ont été soufflées. Mog' était un traître, mais je crois qu'il à été embarqué... Il pouvait se racheter."

" Misère... Tu es trop clément, Galdur. Ce n'est pas comme ça que résonne les vrais chasseurs."


Galdur se tut et son regard se détourna.

" Non. C'est vrai." Répondit t-il tout simplement.
" Et qu'as tu as dire pour ta défense ?"
" Ma peau gratte. Peut-être la mue."

Ils échangèrent des séries de grognements entre eux et semblèrent se disputer d'une manière très relâchée. Finalement, ils cessèrent de se parler après que Raknar ait mit une claque derrière le crâne de Galdur et qu'ils aient échangés un ricanement. Galdur se tourna et alla vers Zann.

" C'est très généreux de votre part de nous livrer ce type. Et...hum..." commença t-il.

Derrière lui, Raknar s'agita et serra le poing avant de l'agiter en direction de son fils.

" Et je veux officialiser notre coopération, Ghrakhowsk. Zann, jahumba."
" Qu'est ce que vous en dites, Zann. Vous acceptez la servitude de mon fils ?"
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MessageSujet: Re: [Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]   

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[Trandosha] L'ennemie de mon ennemi [ Pv - CDZ ] [ Terminé ]
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