Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 Comment plonger volontairement dans un nid de frelons ...

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MessageSujet: Comment plonger volontairement dans un nid de frelons ...   Jeu 7 Mar - 17:47

Dac, siège des Services de Renseignement de la CSL, 62 ABY.


- Directrice ! Votre vaisseau part dans une heure !

Thribialla se redressa dans un sursaut, tirée de son sommeil. Elle regarda autour d'elle, s'efforçant de se remettre les idées en place. Un bureau. Son bureau. Jonché de bloc de données, un appareil de lecture encore en marche, son ordinateur encore allumé. Il devait être tard ... Son regard dériva sur l'heure indiquée par l'appareil. Non, en fait, il était déjà le lendemain. Encore une nuit blanche passée à son travail. Elle foudroya du regard les dossiers qui trônaient sur le meuble. Voilà à quoi elle venait de passer les cinq derniers jours. Rien qu'à faire le tri dans les archives personnelles de son prédécesseur. A consulter toutes les archives auxquelles lui seul avait accès. L'image qui lui revenait sans cesse était celle d'un tas de lisier pouvant dissimuler quelques diamants. Même si cela paraissait long, inutile, et salissant au possible, vous n'aviez pas d'autre choix que de plonger les mains dedans, dans l'espoir de trouver la perle rare ...

Des dossiers sur toutes les personnalités importantes de la CSL, de l'Alliance Galactique, de l'Empire ... voilà ce qu'elle épluchait. Remplis des moindres détails de leur vie, de tous leurs vices, officiels ou officieux, de ragots, de rumeurs, de médisances, et autres. Pourtant, elle était bien obligée de les éplucher. Pourquoi ? Pour se faire une idée des personnes avec qui elle aurait à traiter, qu'elle aurait à affronter. Maintenant qu'elle avait accepté ce poste, elle serait bien obligée de monter au front. Pas comme quand elle n'était qu'une adjointe ... Mais pourquoi avait-elle donc dit oui ? Oh, elle le savait très bien. Encore une histoire de conscience ...

Par ailleurs, ce n'était pas la seule raison qui la poussait à s'obstiner dans cette tâche ennuyante et dont elle commençait à peine à voir la fin. Les Sith. Voilà ce qui la préoccupait. La situation était de plus en plus tendue entre la Confédération et l'Alliance. La guerre s'annonçait, inéluctable. Par le passé, chaque fois qu'un conflit de cette intensité avait embrasé la Galaxie, ils avaient été impliqué. A un degré plus ou moins important. Et il était plus que probable qu'ils soient déjà infiltrés dans les hautes sphères. Bien sûr, il était illusoire d'espérer tous les débusquer de la sorte ... Mais peut-être tomberait-elle sur un détail, une anecdote, quelque chose pour lui donner une piste ... L'embrasement galactique était déjà suffisamment dur à contrôler sans laisser en plus ces satanés pyromanes jeter de l'essence sur le feu !

La Firrerreo s'étira et gémit. Elle marcha jusqu'à la porte de la pièce et l'ouvrit, tout en se frottant les yeux, encore embués par le sommeil. Son secrétaire Farghul, Heerl, lui jeta un regard désapprobateur. Elle interrompit aussitôt la critique qu'elle sentait venir d'un geste désinvolte de la main.

- Je sais, Heerl, il faut que je me repose. Je dormirais une fois rentrée de déplacement, j'en ai presque finit avec les dossiers. Où suis-je attendue, cette fois ?

- Hapès. Convocation de la reine Tenel Ka. J'ai bloqué votre matinée. Tâchez d'être de retour dans l'après-midi, il y a une réunion sur la situation dans les Protectorats Mandaloriens.

Elle soupira et se passa les mains sur son front. Elle se sentait encore plus lasse que la minute d'avant. Elle croulait sous le travail. Elle devait se mettre au courant des différentes opérations en cours ou planifiées et en avaliser d'autres ; lire les rapports qu'on lui faisait remonter non-stop ; recevoir les différents Commandants pour les évaluer, eux et leurs sections ; plancher sur les réformes indispensables à mettre en oeuvre dans ses services. En bref, même en ne dormant pas, en passant toutes ses journées à travailler, elle n'aurait pas eu le temps de tout faire. Et à côté, il y avait ses filles, qui n'avaient que leur mère comme seule famille, elle-même qui avait souvent besoin de décompresser ... Et, comme si ça ne suffisait pas, elle était obligée d'aller faire des ronds-de-jambe à tout le gratin Confédéré. Les Sénateurs, les Conseillers, les dirigeants des différentes planètes ... tous voulaient se faire une idée de la nouvelle DSR, en personne. Et elle ne pouvait pas se permettre d'attirer déjà leur hostilité. Pas si elle voulait avoir les mains libres pour faire ce qui était nécessaire ...

- C'est noté, Heerl. Je reviens dès que j'en ait finit avec les courbettes et les mondanités. Sinon, qu'ils commencent sans moi. Et oui, je me rendrai un poil plus présentable dans le vaisseau.

Le Farghul hocha la tête, un sourire complice sur les lèvres. Il était l'un des rares êtres à qui Trhibialla accordait sa confiance. Il connaissait son ancienne identité, son passé, et avait aussi contribué à ses vaines recherches sur le père des jumelles. Sa collaboration lui avait été précieuse, à l'époque où elle avait monté son programme d'infiltration des hautes instances ...

- Votre véhicule personnel vous attend en bas. Vous avez encore le temps de faire un crochet par votre domicile. Bon voyage, et bon courage, Madame. Soyez prudente.

Elle ne l'écouta que d'une oreille, déjà occupée à rassembler tous les blocs de données pour les fourrer dans le coffre-fort ultra-sécurisé de son bureau. Elle récupéra sa veste qu'elle enfila d'un geste sûr, puis elle sourit à son tour avec complicité à son vieux compagnon. Et répliqua, d'une voix ironique et désabusée :

- Allons, je ne me rends pas sur Nar Shaddaa, tout de même ! Juste sur Hapès ... et puis, invitée par la reine, tout de même ! Qu'est-ce qui pourrait m'arriver de mal ?

Beaucoup de choses, aurait-il pu répondre, mais il s'abstint. Tous deux le savaient pertinemment ...



Espace de Hapès, quelques heures plus tard.

La Firrerreo finissait de s'habiller lorsque le vaisseau entra dans l'atmosphère de la planète. Une bonne douche brûlante lui avait permis d'évacuer la majeure partie de la lassitude qui l'accablait. Elle avait d'emblée écarté l'idée d'une robe. De toute façon, elle ferait pâle figure à côté de la quasi-totalité des Hapiennes, alors bon ... Non, elle avait choisit un pantalon et une veste légère, confortables, bien taillés, dans des teintes plutôt neutres de gris et de bleus. Élégante, mais discrète, comme à son habitude. A peine maquillée, juste ce qu'il fallait pour dissimuler les cernes qui résultaient de sa deuxième nuit presque-blanche d'affilée.

Alors que le vaisseau se préparait à atterrir dans le spatioport, les autorisations ayant été données en un éclair une fois connue l'identité de la passagère, ses pensées voguèrent une dernière fois vers ses fillettes. Elles dormaient encore lorsqu'elle était passée en un éclair chez elle, et elle n'avait pas eu le coeur de les réveiller. Ces derniers temps, elle n'avait pas été très présente à la maison. Le spectre de son père repassa en un éclair dans sa mémoire. NON. Jamais. Elle s'était jurée qu'elle n'infligerait pas à ses enfants ce qu'elle avait subie. Elle était leur seule famille ... Avec regret, elle écarta les visages enfantins de ses pensées. Elle avait accepté ces responsabilités en toute connaissance de cause, alors il fallait assumer, dorénavant !

Le vaisseau se posa sur une piste secondaire, ce qui convenait parfaitement à la DSR. Une visite plutôt discrète, sans tout le décorum officiel, voilà qui lui convenait à merveille. De son côté, elle n'avait qu'un garde du corps. Plus, et elle aurait aussi attiré trop l'attention. Et celui-ci, un Zabrak, ancien des SpecFor, était extrêmement compétent et fiable. Quant à la Firrerreo elle-même, elle était encore une tireuse d'élite, et son blaster de poche suffirait de près. De toute façon, son métier lui avait appris une bonne chose : quand quelqu'un avait les moyens, le temps, la compétence et l'envie suffisante pour vous faire passer six pieds sous terre, il était quasiment impossible d'y échapper ...

Détendue, comme à son habitude, elle s'engagea sur la passerelle, non sans avoir remercié l'équipage, suivit de près par son protecteur. Un comité d'accueil restreint s'avançait déjà vers le vaisseau. Elle prit une profonde inspiration et expira lentement. Il ne restait plus qu'à espérer qu'elle parvienne à éviter d'être impliquée dans l'un ou l'autre des complots hebdomadaires de ses hôtes ...
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MessageSujet: Re: Comment plonger volontairement dans un nid de frelons ...   Jeu 7 Mar - 21:23


Quelques heures plus tôt...


Allana Djo sentit la perturbation dans la Force avant même de savoir de quoi il en était. Le simple fait de sentir cette étrange sensation en elle remuer et la mettre mal à l'aise fut suffisante pour la tirer de son sommeil. Elle ouvrit les yeux d'un coup et empoigna son blaster. Elle ne savait pas vraiment d'où venait cette sensation, mais avait sa petite idée: elle venait peut-être probablement d'entrer dans l'Espace Hapien. Le simple fait de baigner dans ce climat tendu, composé de secrets, de mensonges, de complots et d'arrangements honteux causerait un sentiment d'insécurité chez n'importe qui doté d'une moindre once de bon sens, sensible à la Force ou non.

Sa chambre était encore baignée dans le noir, mais elle entendait bien qu'il y avait pas mal de brouahaha dehors. De toute façon, il était temps qu'elle se lève, ne serais-ce que pour être présentable. Arriver à la cour Hapienne en ressemblant à une paysanne était presque aussi dangereux qu'arriver non-armée. Cependant le sentiment persista dans la force, et Allana se décida à s'habiller bien vite d'une combinaison de vol blanche pour sortir de ses appartement et rejoindre le Capitaine du croiseur. Croiseur de la Confédération des Systèmes Libres qui la ramenaient sur sa planète natale le temps d'une cérémonie, en transportant son précieux Faucon Millénium dans sa soute.

Ce n'était pas le chaos à bord du vaisseau - de toute façon, les soldats n'étaient pas entraînés pour réagir de manière aussi triviale à la panique. Pourtan, plus ça allait, et plus Allana sentait que le climat était inhabituellement tendu à bord du vaisseau. Elle marcha dans les couloirs d'un pas décidé, la tête haute comme toujours, avec la ferme intention d'obtenir des réponses. Les soldats prenaient le temps de s'arrêter pour la saluer avec un cérémonieux "Princesse", mais sans en faire des salamalecs, et c'était quelque chose qu'elle savait apprécier. Un officier, qui remontait les couloirs en sens inverse, et croisa son regard. Il s'arrêta aussitôt et la salua, au garde à vous, avant de lui annoncer:

- Justement, Princesse Allana, j'étais en train de partir vous chercher. Une communication a été établie avec la tour de contrôle Hapienne, et vous avez été demandée personnellement.


- Merci, Officier, je vais prendre cette communication tout de suite.


Elle continua de marcher d'un pas vif jusqu'à arriver dans la salle de communications. C'était une salle blanche aux murs incurvés, et aux reflets bleus causés par les projections holographiques. Les meubles étaient en chrome et en nickel, avec les écrans de communications integrés. C'était une salle belle et moderne, spécialement conçue pour recevoir des appels holographiques. Elle s'avança dans la salle et comme toujours, les regards convergèrent vers elle. Une Princesse ne passait jamais innaperçue. Alors une princesse particulièrement grande et aux cheveux roux flamboyants, pensez donc... Elle ne prêta pas attention aux autres et se dirigea immédiatement vers le capitaine du navire.

- Amiral Lanvel? Je suis demandée?


- Avancez donc, Allana Djo.


Elle s'executa et vient se placer devant le reflecteur. L'Amiral se recula pour laisser le champs libre à la Chume'da Hapienne. A peine la jeune femme eut-elle le temps de prendre sa place dans le fauteuil que le visage soucieux du chef de la Garde Royale de sa mère, la Reine Tenel Ka, se retrouva face à elle. Elle parut infiniment soulagée, et la salua avec une légère froideur - l'equivalent Hapien d'une salutation chaleureuse.

- Ainsi vous voilà, Chume'da.


- Que se passe t-il donc, Ducha Vannaris? Pourquoi demandiez-vous à communiquer avec moi, personnellement?


Ce fut l'Amiral Lanvel qui intervint.

- Cela fait près d'une heure que nous sommes en orbite autour d'Hapès, sans avoir l'autorisation de nous poser, avant qu'il ne soit vu que vous êtes à bord du vaisseau!


- Je vous l'ai dit, Amiral, il n'y a rien de personnel là-dedans. Les mesures de sécurité sont justes renforcées depuis la tentative de coup d'Etat.


- Quelle tentative de coup d'Etat? Que s'est il passé, sur Hapès?


- Il n'est pas très approprié d'en discuter à distance, Chume'da. Autorisation d'atterir accordée. Terminé.


Allana n'eut même pas le temps de protester que la Ducha raccrocha. D'accord, elle savait parfaitement que sur Hapès, le plus inquiétant serait qu'un mois entier se déroule sans attentat, ni tentative de coup d'Etat ou complots. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se ronger les sangs pour sa mère. Un jour où l'autre, même la solide Tenel Ka baisserait la garde et là...

Elle secoua la tête et se leva, puis elle retourna se préparer dans ses quartiers. Elle n'avait décidemment pas envie de se présenter comme une pouilleuse. Elle vérifia bien qu'elle avait refermé la porte de sa cabine derrière elle puis se doucha, et coiffa ses cheveux roux en quelques tresses fixées les unes aux autres. Le résultat fut bien piètre, comparé à ceux qu'auraient obtenus Leia et Tenel Ka. "L'important c'est de participer", ironisa-t-elle avant de choisir dans sa garde robe une longue robe en soie bleue ciel, ornées de perles blanches. Oui, c'était l'été actuellement, là où elle allait atterir, à la capitale: Ta'a Chume'Dan.

Elle rassembla ensuite ses affaires et les laissa sur le lit, pour qu'on les lui descendent au palais royal, et empoigna son petit blaster, le DL-22, ainsi que son sabre-laser, qu'elle dissimula sur elle. Lorsqu'elle vit par la baie vitrée que le vaisseau avait atterit sur la piste Privé de Tenel Ka, elle sortit de sa cabine. Entourée de sa garde royale, constituée, elle en était persuadée, d'au moins quelques unes de ses cousines éloignes, elle sortit du vaisseau.

Elle repéra immédiatement sa mère, et s'avança vers elle d'un pas malgré tout maîtrisé. Mais bien entendu, elle était soulagée qu'elle aille bien. La garde qui entourait Tenel Ka était encore plus grande que d'habitude, ne put s'empêcher de constater la jeune femme. Dès qu'Allana fut proche, la Reine-Mère prit la parole sans laisser pressentir aucune émotion dans son ton:

- Allana, ma fille. J'espère que tu as fait un bon voyage.


Elle répondit par quelques politesses de rigueur, avant de demander à pouvoir rentrer dans ses appartements. Elle voulait pouvoir parler en privé à sa génitrice. Elle ne comptait pas rester encore en dehors de la confidence à propos de ce coup d'Etat, et elle voulait veiller personnellement à ce que les coupables soient punies par la loi. Oui, punies avec un "e", par que comme toujours sur cette planète, il y avait de forte chances que ce soit un coup monté par des femmes. On pouvait dire n'importe quoi, mais Hapès et Dathomir se valaient bien, il n'y en avait en réalité aucune moins sauvage que l'autre.

Sitôt arrivée dans ses appartement privés, Allana ferma la porte à clé derrière Tenel Ka et elle. Tenel Ka haussa simplement les sourcils pour seule marque de surprise. Bien sur, Tenel Ka n'était jamais surprise. Ou du moins, ne le paraissait jamais. Et elle connaissait suffisamment bien son enfant pour savoir ce que la Princesse allait lui demander: des explications.

- Maman, qu'est-ce qu'il s'est passé? Qui a monté ce coup d'Etat? Quand? Vous avez trouvé les coupables? C'est quelle maison? Tout va bien, tu n'a rien eu?


- Doucement, Allana. Ce n'est rien que je ne puisse régler seule.


- Mais...


- Allana, si tu veux vraiment m'être utile à quoi que ce soit, laisse moi parler sans m'interrompre.


Elle detestait vraiment se faire rabrouer comme une enfant. Elle avait vingt-six ans, que diable! Cependant, Tenel Ka inspirait le respect, et Allana se tut donc et la laissa parler.

- On parlera de ça plus tard, veux-tu? Il n'y a rien de prioritaire dans cette affaire. Et pas de mais. J'avais juste un rendez-vous ce matin, avec la nouvelle Directrice du Service des Renseignements de la Confédération. Et avec tout le bazar créé par cet attentat, sans parler de la cérémonie à organiser. J'aimerais donc que tu lui fasses passer cet entretien à ma place. Je veux juste la jauger, savoir jusqu'à quel point elle est fiable, on peut lui faire confiance, et caetera.


Allana hocha la tête, elle était bien obligée d'obtempérer. Alors elle le ferait. Et c'était ainsi qu'elle retrouva quelques heures plus tard, entourée de sa garde, la chef du service des renseignements Thibialla. Pour éviter toute confusion auprès de son interlocutrice, elle fut celle qui s'avança en premier. Elle la salua d'un signe de tête avant de déclarer.

- Je suis Allana Djo, Chume'da du Consortium de Hapès. La Reine-Mère ne peut vous recevoir, c'est à moi qu'en est donc revenu la tâche.

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MessageSujet: Re: Comment plonger volontairement dans un nid de frelons ...   Mer 27 Mar - 19:56

La Chume'da du Consortium, Allana Djo. Thribialla pouvait remercier son obstination à consulter tous les dossiers de son prédécesseur. En un clin d'oeil, les informations collectées à son sujet lui revinrent en mémoire. La fille de Tenel Ka et de Jacen Solo, la fameuse princesse hapienne Jedi, se trouvait juste devant elle. L'héritière probable du trône du Consortium, rien de moins ! Et qui, avec sa beauté éclatante, son port altier, sa silhouette fine et gracieuse mise en valeur par une superbe robe bleue, ne dépareillait pas au milieu de sa suite. Thribialla ne pouvait que se féliciter d'avoir renoncer, dans un pur accès de vanité qui se serait révélé aussi futile que douloureux pour son ego, à porter une tenue semblable aux leurs. Au moins, sa tenue actuelle, sobre, de travail, indiquait clairement aux yeux des Hapiennes qu'elle était consciente de ne pas pouvoir rivaliser avec elles sur ce terrain, et qu'elle s'en contrefichait.

Avec un instant de retard, la Firrerreo s'arracha à ces considérations esthétiques et s'inclina avec élégance devant la Hapienne, sans outrepasser le strict minimum en la matière que lui fixait l'étiquette, tant dans l'ampleur que dans la durée. Faire preuve de respect envers un membre de la famille royale, sur son territoire, oui, mais sans se montrer servile pour autant ! Se redressant, elle fixa Allana droit dans les yeux. Le miroir de l'âme, avaient coutume de dire certains poètes. Et de fait, son expérience personnelle lui avait appris que cette idée somme toute poétique reposait sur des fondements concrets. On pouvait deviner beaucoup rien qu'en analysant le regard de quelqu'un. Ce qu'elle put lire dans ceux de la Jedi, en quelques battements de coeur ? De la sérénité, de la confiance en soi, de l'assurance. Des traits qu'elle appréciait grandement à titre personnel, mais qui ne lui facilitaient guère la tâche. Interrompant son examen, elle prit son ton le plus "politiquement correct", calme, courtois, mais agréable et chaleureux :

- C'est un honneur pour moi de faire votre connaissance, Chume'da. Je suis Thribialla, nouvellement nommée à la tête des Renseignements de la CSL. Mais j'imagine que vous deviez déjà le savoir.

Elle marqua une pause, puis, sur un ton préoccupé, on-ne-peut-plus sincère, elle entreprit de s'enquérir de l'état de santé de la reine. Il s'agissait de l'une des rares Hapiennes fiables, à ses yeux. Son soutien, indispensable à la CSL, l'était tout autant pour la restructuration et les réformes qu'elle envisageait d'appliquer aux Renseignements. Et puis, sur un plan plus humain, elle appréciait réellement Tenel Ka, du moins ce qu'elle devinait d'elle.. Malgré sa convocation qui ne lui en tapait pas moins sur le système !

- D'ailleurs, comment se porte votre Reine-Mère ? J'espère qu'il ne lui est rien arrivé de grave, pour l'empêcher ainsi de pouvoir se déplacer ? Est-elle retenue par des affaires urgentes ?

Tout en parlant, l'espionne en elle se mit à scruter attentivement le visage de son interlocutrice, à la recherche du moindre indice pouvant l'éclairer sur cette absence de dernière minute. Car ce n'était pas le genre de Tenel Ka, aussi bien d'après sa réputation que ses actions passées, de se défausser sur sa fille d'une convocation qu'elle avait elle-même ordonnée. Certains dirigeants auraient volontiers utilisé cette méthode pour humilier et rabaisser leur "invité", mais pas celle-là, Thribialla en aurait mit sa main au feu. Alors quoi ? La réponse la plus évidente, et aussi sa pire crainte, était qu'un nouveau complot venait d'être révélé. Et c'était bien la dernière chose qu'elle désirait : se retrouver impliquée dans l'une des machinations tortueuses dont les Hapiens s'étaient faits les spécialistes ...
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MessageSujet: Re: Comment plonger volontairement dans un nid de frelons ...   

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