Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 L'échiquier se met en place [PV Anaru Glittertind & Allana Djô]

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MessageSujet: L'échiquier se met en place [PV Anaru Glittertind & Allana Djô]   Ven 8 Mar - 14:14

    Aquilus Oblivarion errait dans le temple, mais avec un but bien précis en tête. Le vénérable Maître Jedi préparait son opération sur Korriban afin d’effectuer une reconnaissance des lieux pour estimer la présence, ou non, des Sith sur leur monde natal. La guerre couvait, et le Covenant était bien déterminé à essayer de saper toute intervention des Sith dans celle-ci. Même si cette cabale Jedi légendaire ne pouvait pas empêcher un conflit ouvert entre l’Alliance Galactique et la Confédération des Systèmes Libres, le Covenant espérait que les Sith ne joueraient aucun rôle dans celle-ci, quitte à faire appliquer des méthodes radicales. Les Sith étaient un poison. Un poison galactique redondant, insidieux qui profitait toujours des tensions entre gouvernements pour accéder au pouvoir afin d’assouvir leurs envies de domination, leur tyrannie mais également de destruction des Jedi. La mission que l’Ombre Jedi avait proposée au Conseil Jedi avait été approuvée par celle-ci malgré quelques mises en garde par rapport aux risques pris.
    Pour Exio Breakshield, ce risque était nécessaire et calculé : il comptait bien essayer d’évaluer les forces et faiblesses des Sith afin de leur porter, dans une seconde opération, un coup critique anéantissant leurs efforts pour prendre l’ascendant sur les Jedi, voire causant leur destruction totale. Mais pour cette mission de reconnaissance, il ne pouvait pas être seul. Il lui fallait alors, sélectionner les Jedi les plus compétents pour cette opération. Cela faisait donc déjà depuis une semaine qu’avec l’aide de son droïde, FROST, il compilait et rassemblait les données de l’Ordre Jedi afin de pouvoir faire son choix. Pour le moment, il ne vit qu’une personne capable de l’accompagner et ayant les épaules suffisamment larges pour l’aider : la Maîtresse Jedi Shemaï Relk. Son profil et les missions qu’elle avait accomplies la plaçaient en tête de liste pour son choix. Restait à savoir si elle serait d’accord pour cette mission, et c’était donc pour cela qu’Aquilus avait ordonné à son droïde d’aller lui délivrer un message pour convenir d’un rendez-vous afin d’aborder ce sujet.

    Datapad en main, le Maître Jedi était plongé dans l’étude des listings fournis par FROST lorsqu’il remarqua un détail intéressant : le chevalier Jedi Bren Cavi avait été retrouvé mort sur Nar’Shaddaa. Mauvaise nouvelle, mais les premiers résultats de l’enquête écartèrent immédiatement l’œuvre d’un éventuel Sith. En effet, selon différents témoignages, celui ayant tué ce Jedi était un mercenaire reptilien répondant au nom de Pyrrhus Hellstorm. Sans doute que Bren avait tenté de l’appréhender suite à un meurtre que le redoutable lézard avait commis sous ses yeux, et que ce dernier avait tout naturellement refusé de le suivre. C’était regrettable, mais Exio Breakshield mis cette pensée de côté : l’Ordre Jedi enquêterait sans doute plus en détail sur ce mercenaire encore méconnu dans le monde du crime organisé. D’un geste du doigt sur son datapad, Aquilus referma la fenêtre du dossier de Bren Cavi pour tomber sur un candidat plus adéquat : Allana Djo.
    Celle-ci était selon les données des archives de l’Ordre, une descendante d’Anakin Skywalker, mais plus surprenant encore, il s’agissait de la fille de Jacen Solo, plus tristement connu sous l’identité de Darth Caedus. Cela promettait d’être intéressant à court comme à long terme. Exio n’était pas du genre à considérer une personne seulement de part ses origines génétiques, mais si elle était effectivement une descendante d’Anakin Skywalker, l’élu de la prophétie, il y avait de fortes probabilités pour qu’elle soit talentueuse, et donc de facto, un élément de choix pour la mission de reconnaissance de Korriban. D’un œil rapide, il vit qu’elle était Chevalier Jedi, mais cela n’avait guère d’importance aux yeux de l’Ombre Jedi. Si elle survivait assez longtemps, il n’y avait pas à douter une seule seconde que la Force lui avait accordé une destinée de taille.

    D’un point de vue plus pragmatique et personnel, Exio estima que réussir à convaincre Allana de rejoindre le Covenant serait un atout de poids pour la cabale Jedi. Celle-ci aurait donc l’honneur de compter dans ses rangs, une Skywalker, ce qui d’un point de vue historique n’était pas rien. Mais chaque chose devait venir en son heure, et pour l’instant, il faudrait déjà parvenir à la mobiliser pour cette mission. L’aval du Conseil Jedi était un avantage sur ce point.
    Alors qu’il se rendait en salle d’entrainement, il sentit soudainement quelque chose entrer en contact avec lui de face : une jeune femme, non humaine venait de lui rentrer dedans alors qu’Exio avait concentré toute son attention sur le dossier d’Allana et commençait à réfléchir à la façon de la recruter. Aquilus ne s’en rendit pas toute de suite compte, mais il reconnut alors une zélosienne vêtue de la tenue des padawan, qui était tombée à la renverse. Rassemblant sa mémoire, il se souvint qu’il s’agissait de l’apprentie d’Arsenicia Ombrelune, la Grande Maîtresse de l’Ordre Jedi et avec laquelle, Exio avait déjà eu la chance de converser librement.


    - Tout va bien ? Je suis confus, je ne vous avais pas vue arriver.

    Avenant, il garda son datapad en main gauche tandis que l’Ombre Jedi tendit sa main artificielle à l’apprentie afin de l’aider à se relever.
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MessageSujet: Re: L'échiquier se met en place [PV Anaru Glittertind & Allana Djô]   Dim 10 Mar - 18:40

Assise dans un coin de bibliothèque, je laissais pour la énième fois filer entre mes doigts les pages d'un épais volume dans le bruissement effilé du papier. C'était d'un œil nonchalant que mes amandes parcourraient vivement ce défilé d'encre séché, suivant l'avancé de ces lettres obscurcies qui défilaient ainsi à vive allure. Et ce fut sans prévenir que mon index interrompu la danse de cet aller aérien, s'interposant subitement entre deux feuillets dont un T' manuscrit et stylisé ornait avec majesté l'ouverture d'un nouveau paragraphe … Comme satisfaite, un faible rictus étira ma commissure de lèvre. De deux doigts, j'effleurai doucement une page, puis une autre, mon regard devenu alerte furetant alors une succession de mots savamment mis en évidence par un caractère dense. Jusqu'à ce que je dénichais l'objet de mon attention:

Teela .nf: (1) Aire, étendu, superficie. (2) Partie externe d'un corps, d'un objet.

J'inscrivai la traduction de ce détail en mémoire, soufflant doucement, et posai mollement mon menton au creux de ma main dont le coude se trouvait enfoncé sur la table, pour murmurer du ton de l'évidence:


- C'était donc ça ...

S'il y avait bien certaines facultés qu'il m'était possible d' acquérir le plus spontanément du monde, le décryptage, puis l'apprentissage d'une autre langue était pour le moins plus ardu à obtenir. Mais pas impossible, si je prenais la peine de m'y pencher un tant soi peu. Je fermai ce livre-ci, et retournai vers celui dont j'avais eu l'obligeance de m'accaparer. Je repris alors ma lecture sibylline, rangeant avec une négligence non feinte une poignée de brins chlorophyllée derrière mon oreille qui venait de choir devant mes éclats d'âmes. De quel genre d'impétuosité m'avais je donc été saisi pour ouvrir un recueil dont je ne connaissais que partiellement l'idiome ? Douce nostalgie des longues heures passées ou dépensées au près de ma mère m'enseignant le basic ? Ce tyran invétéré, au perfectionnisme obsessionnel ? Non. Pas pour le moindre du monde. En vérité, il se trouvait que j'avais laissé ma main dériver sur les immenses rayons, pour en piocher un au hasard. Et ... Mauvaise pioche ! Ce dernier était en zabraki. Mais loin d'en avoir été découragée, j'avais saisi cette opportunité pour me faufiler vers les allées de glossaires afin de m'emparer d'un dictionnaire bombé par le temps. Pour la suite, je m'étais exclu dans un coin il y avait de cela quelques heures …

Si passer d'un recueil à l'autre toute les vingts lignes pouvait paraître harassant ou pour le moins rebutant, je n'éprouvai guère de gêne à m'y atteler avec conscience. D'une parce qu'il m'était affable de faire varier les plaisirs et que j'avais déjà parcouru un nombre notable des bouquins mis à disposition, or tomber sur un sujet encore inexploré avait de quoi faire naître moi une curiosité des plus éveillée. Aussi, plonger ma réflexion sur quelque chose de concret était en soi apaisant, si ce n'est réconfortant. Inhibant volontiers toute errance de l'esprit vers des sujets plus délictueux et dont, je ne possédais la moindre satisfecit à ressasser une fois de plus ... C'était donc dans cette optique que je m'étais enfoncée une fois encore au sein de ses immenses rangées de livre, au point de m'égarer volontairement entre deux galeries imminentes dont l'ombre rafraîchissante se trouvait inondée par l'incidence lumineuse ressortant fièrement du dehors au travers de la baie vitrée. J'élançais d'ailleurs un regard sur celle-ci, un petit air songeur s'imposant de vigueur ... Ce n'était point une de ces journées à passer dans l'opacité de ces murs épais, mais bien l'occasion d'aller aérer son bout de nez dans un vent léger dérivant sans causer mal ou frisson envers ceux qu'il croisait ...

La vague à l'âme, je soupirais avec une légère moue sur mon minois affable, pour reprendre ma lecture. En soit, je n'avais peu d'envie d'aller dehors. Pour une raison précise, effectivement: tarir au mieux certains souvenirs encore ouverts à vif en mon esprit, sur lequel je ne comptais épiloguer ... Mais une contradiction s'imposait : entre inclination pour assouvir mes moeurs instinctives à sillonner au grand air et refus manifeste de songer qu'une telle option n'aurait que pour conséquence d'effleurer une certaine sensibilité ... Je replongeais dans mon bouquin avec entêtement, pour relever mon visage quelques instants plus tard, rouvrant le glossaire précautionneusement partant en quête vers la lettre ... Roh ! Et puis ... C'en était assez!

Besoin de déraidir les jambes. Je refermai sèchement un livre puis l'autre, me relevai, m'emparai des deux volumes et me glissai à nouveau entre les rayons. Débarquant devant celles souhaitées, je me plaçais sur la pointe des pieds dans un équilibre précaire en apparence, mais assuré, afin d'atteindre l'étagère prédestinée à accueillir mon glossaire. J'y glissai mes bouts doigts entre deux autres livres pour y créer un interstice suffisant me mordant la commissure des lèvres gauche dans un aspect de concentration, et y enfoui le plus gros opuscule non sans mal, tapant et poussant dessus pour qu'il daigne rester en place. Quelle idée de les placer si haut ?! Sur cela, mon recueil à l'idiome nébuleux en main, je sortis enfin de la bibliothèque ...

Malgré la soudaine spontanéité qui m'avait saisi quelques instants plus tôt, je finis par changer d'avis. C'est que j'étais d'humeur des plus indécise ce jour-ci, irrésolution qui avait de quoi me fatiguer, tergiverser n'étant guère caractéristique de mes innombrables manies de chlorobionte lunatique. Me retrouvant ainsi errante, telle une âme affadie par la recherche d'une excuse ? D'une distraction? Ou bien d'une diversion ? Je me décidais d'emprunter un détour avant de mettre ma truffe retroussée au vent, mon bouquin en main ...

Alors que je passais nonchalamment à côté des salles d'entraînement, dépassant deux d'entre elle, je finis par dériver dans l'encadrement de la troisième. Me penchant en avant par delà le cadre de la porte, mes fils de jade s'en allèrent danser au grès de la gravité, tandis que mes yeux d'émeraudes et inquisiteurs furetaient déjà la salle. Personne. Un bon tiers devait profiter de ce temps clément qui jusait à l'extérieur, rien d'étonnant en soit. Peut être était ce mieux ainsi. Je m'avançai en son centre, furetai la pièce de mon oeil éclairé en quête de … d'inspiration ? Pour fatalement, virer de bord, et pivoter vers l'une des fenêtres. D'un air pensif, mon minois se pencha légèrement de côté, tandis que mes prunelles teintées de ce vert inhumain observaient consciencieusement le paysage qui siégeait derrière son reflet. Effectivement, une cohorte vivante s'amoncelait ici et là dans les jardins qui se situaient juste en dessous de la vue qui s'offrait ainsi à ma vision. J'en étais presque envieuse. Je levai ma main libre vers une onde d'influence lumineuse que la vitre filtrait doucement, pivotant ma paume vers le ciel, je la plaçais de façon à recevoir sa chaleur en son creux …

Intrigant cette sensation de bienséance qu'un tel toucher faisait naitre en moi, une fois que j'y confier mon attention ... Chaleur régénératrice … Ferveur réparatrice … Apaisante et douce clarté qui comme un souffle de vie, venait réveiller avec vigueur chacune de mes cellules d'un long sommeil … La sensibilité et la réactivité de mes sens s'en voyait doucement décupler sous sa clairvoyance, comme muée par cette source intarissable envers laquelle mon métabolisme ployait sous son effervescence, et déployait ces récepteurs pigmentés dans l'espoir d'en acquérir davantage … Je retournai ma main, laissant ce fin faisceau glisser et danser sur chacun de mes doigts, pour la rabaisser ensuite … Je relevai mon menton, puis mes amandes, c'est alors que de manière magnétique, ces dernières se posèrent sombrement sur un coin d' écurie qui dépassait à grand peine de l'encadrement de la fenêtre une vingtaine de mètres plus loin … Inconsciemment, ma main libre se glissa dans une de mes poches, serrant un petit objet de verre au sein duquel, une fine et unique plume reposait vaillamment. * Raagh ! * Pestai je mentalement, agacée par tant d'oisiveté de ma part. Je soupirai élevant mes prunelles avec véhémence, jusqu'à ce que des échos de pas me firent sortir de mon songe.

Cillant et fronçant d'un dernier regard au travers de la vitre, je tournais lui obstinément le dos, jugeant finalement, que si je n'avais rien à escompter en ce lieu, il était temps d'en changer. Une main dans la poche, l'autre tenant mon bouquin, je me dirigeais donc vers la sortie, résolue d'en finir avec tout type de flâneries. J'avançai donc, élançai un œil en arrière, vérifiant ainsi que je ne laissais rien derrière ma personne, prodiguant un pas, puis un autre, et ce ! Pour indéniablement perdre l'équilibre après avoir heurté quelque chose qui indéniablement, n'était pas là présentement ...

Titubant un frêle instant, j'élançais en vain une main fébrile vers un point fixe espérant ainsi récupérer une once de stabilité ! Ou bien, une harmonie notable d'accord au sein de mes mouvements ? Mais irrévocable à cet appel, la gravité hurla sa légitimité. Je m'effondrais sans un son, quoique lâchant un faible grondement illustrant ma surprise. Ce n'est qu'ensuite, que je pestiférai au près de mes * côtes en coton.* alors que clouée au sol, j' esquissais une grimace de douleur, et que je secouais de la tête, devenant verte lors d'un quart de seconde.


- Il n'y a pas de mal ... J'avais la tête ailleurs de toute manière.

Fis je, d'abord en soulevant une épaule avec désinvolture, me frottant toutefois une côte qui n'avait eu la bienséance de rester à sa place, à savoir ? Muette et exemptée de toute contestation sensitive. Je lançais un regard à la volée, ramassais mon livre promptement et j'attrapai la main qu'un Jedi me tendit, me laissant soulever avec aisance par une main mécanique que je ne manquais pas de retenir. Ayant ainsi repris pied, efflanqué mon bouquin sous une aille, et levé ensuite mon regard verdoyant sur ce personnage impromptu, mon teint virant à la normal, je pu ainsi reconnaître un Maitre Jedi qu'il m'avait déjà était possible de croiser … Reconnaître restant toutefois, un mot des plus avenant pour ne dire qu'entraperçu , il y avait bien de cela … ? Deux bon mois sans doute ? Je me grattais le lobe de l'oreille un chouilla gênée, pour néanmoins prononcer d'un voix affermie :

- Hmm … Merci.

Fis je, éclairant alors ce petit minois d'un sourire antique de zélosien, tandis que pour justifier mon dernier mouvement d'affecté, je glissais discrètement une mèche pour le moins effronté derrière ce lobe d'oreille.
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MessageSujet: Re: L'échiquier se met en place [PV Anaru Glittertind & Allana Djô]   Lun 11 Mar - 16:30

Allana Djo n'était pas précisemment ce qu'on pouvait qualifier comme étant une Jedi accomplie: qu'elle ait fini son apprentissage était un fait encore assez récent, sa formation avait été interrompue par de nombreuses promenades à travers la galaxie avec sa famille, quelques attentats sur Hapès, beaucoup de jeux politiques et de traques de chasseurs de prime voulant sa tête... Il lui avait fallut attendre qu'elle perde ses grands parents avant de trouver le moment de se jeter à corps perdu dans l'apprentissage de la Force et passer au stade supérieur, celui tant convoité de chevalier Jedi.

Cependant, il ne fallait pas oublier que ne pas être une Jedi accomplie ne signifiait pas ne pas être une Jedi aguerrie. En effet, tous ces "contre-temps" qu'elle avait déjà pu rencontrer, toutes ces fois où elle avait dû se battre pour survivre, se battre pour se frayer un chemin dans le vaste monde, se battre pour être réunie avec ceux qu'elle aime, se battre avec le poid héréditaire de Jacen Solo qui pesait sur ses épaules, se battre contre Hapès, se battre pour Hapès, se battre pour l'Alliance Galactique, puis se battre contre leurs lois discriminatoires, se battre contre ceux qui en voulaient au Solo-Skywalker, se battre pour ceux qui comptaient sur la famille Solo/Skywalker.; se battre, physiquement ou moralement, encore et toujours, lui avait permis d'acquérir une expérience certaine pour le combat.

Et maintenant, affronter le danger n'effrayait plus la Jedi de vingt-six ans. Elle était Amelia Solo et Allana Djo, elle était Jedi et Princesse Hapienne, elle était l'enfant de Jacen Solo mais également celui de Dark Caedus, et elle avait fini par admettre la dualité de sa personnalité, tout comme la dualité du monde qui l'entourait. Tout pouvait être divisé en deux si on y réfléchissait bien, et il n'y avait rien de plus rassurant que de savoir que tout avait sa place quelque part. Peut-être étais-ce le caractère carré et limite obsessionel de sa mère, dont elle avait hérité, qui faisait que savoir les choses à leur place suffisait à ses yeux à les rendre simples. Elle savait désormais pour quelle partie, pour quelle moitié elle se battait. Et à partir du moment où on réalisait cela, on ne pouvait plus avoir peur.

Il n'y a pas d'émotion, il y a la paix.
Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance.
Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité.
Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie.
Il n'y a pas de mort, il y a la Force.


Elle avait pourtant eu tant de mal à mémoriser ce code par coeur lorsqu'elle était enfant, en tant qu'apprentie. Elle avait l'impression que lorsqu'elle essayait de l'apprendre, tout entrait par une oreille et sortait par l'autre. Elle s'escrimait dessus, comme sur une poésie, et à force de le lire et de s'obliger à le mémoriser, elle avait finalement réussi à pouvoir le recracher par coeur, mais sans comprendre. Mots par mots, détachés. Une suite de lettre sans le moindre sens. Mais ça, c'était avant. Maintenant, elle savait que si elle avait compris le sens du code plus tôt, il serait rentré tout seul. Aujourd'hui, elle pouvait le réciter sans hésiter, comme une prière. Elle avait l'impression que chacun de ces mots avaient été écris pour elle, pour qu'elle, Allana, comprenne le sens de la force.

Et elle pensait avoir compris. Pas totalement tout compris, bien entendu: une vie entière ne serait pas suffisante pour exploiter toutes les voies de la force. Mais elle avait tout de même assimilé la base, ce qu'il lui fallait pour être sereine au combat, et sereine avec elle même. Bien sur, il ne fallait pas trop qu'elle se mette à méditer sur le sens de la Force et de la vie. Son propre père, Jacen Solo, avait eu à son âge la même tendance à philosopher, et à vouloir étudier le sens profond de tout ce qu'il savait. Ce qui l'a mené à devenir un seigneur Sith, à assassiner sa tante, déclencher une Guerre dans la galaxie, arracher Allana à sa mère, et finir tué par sa soeur jumelle.

Voilà une perspective qui n'enchantait pas la Jedi hapienne le moins du monde. Elle n'avait pas l'intention de répeter les même erreurs, et trop de choses reposaient sur ses épaules, il fallait qu'elle réponde également aux attentes qu'on avait envers elle. Et pas seulement en tant que Chume'da (bien que ces responsabilités là soient évidentes): il y avait également ce qu'on attendait d'elle en tant que Jedi, surtout en ces périodes de conflit, où les Jedi étaient mis à l'épreuve, et devaient se montrer fort. Et elle avait des responsabilités héréditaires aussi: quoi qu'elle fasse, elle sera toujours comparée au reste de sa famille. La famille Solo/Skywalker était un modèle, et elle avait toujours grandi en sachant cela.

La jeune femme acceptait donc les responsabilités, toujours, quelles qu'elles soient, quand elle estimait en être capable. Et elle s'était donc proposée pour accompagner le Maitre Jedi Aquilus Oblivarion sur Korriban lors de sa mission. Bien entendu, elle était parfaitement consciente de n'être, malgré son expériences, ses talents naturels, et ses dons héréditaires, qu'une Chevalier. Et non pas un Maitre. Elle était donc certaine de ne pas être prise. Mais au moins, elle avait fait savoir, qu'au cas où, sait-on jamais, elle, Allana Djo, serait là.

Ce jour-là, donc, la Princesse Hapienne, vêtue de la tenue Jedi traditionnelle, avec ses cheveux roux et ondulés accrochés, marchait d'un pas ferme et assuré dans la bibliothèque du temple Jedi. Elle venait à peine de consulter les archives (elle avait un doute qui persistait à propos d'un petit détail historique, et avait besoin d'en avoir le coeur net en allant vérifier), et avait trouvé ce qu'elle était venue chercher: la confirmation de quelques information. Ce n'était totalement pas prioritaire, certes, mais Allana aimait connaitre. "Il n'y a pas d'ignorance, il n'y a que la connaissance". C'était sa manière à elle d'interprêter et d'appliquer le code Jedi.

Elle poussa les lourdes portes de la bibliothèque pour retourner dans ses quartiers avant d'attendre qu'on la contacte, quand elle apperçu le maitre Oblivarion, en grande conversation avec une Padawan Zelosienne. Allana ne connaissait la Padawan que de vue, et ne voulait pas interrompre leur conversation. Elle adressa un léger signe de tête au Maitre Jedi quand il croisa son regard, et repris son chemin, s'apprêtant à repartir.

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MessageSujet: Re: L'échiquier se met en place [PV Anaru Glittertind & Allana Djô]   Mer 13 Mar - 20:08

    Aquilus Oblivarion ne s’attendait certainement pas à tomber sur Anaru Glittertind qui, d’après ses souvenirs était la padawan d’Arsenicia Ombrelune, autrement dit la Grande Maîtresse de l’Ordre Jedi présidant le Conseil, comme le vénérable et regretté Maître Yoda l’avait fait en son temps. En revanche, la jeune zélosienne ne semblait pas avoir reconnu l’humain de quarante sept ans se tenant devant lui. Ce qui ne le vexa nullement à vrai dire. De part sa nature d’Ombre Jedi, et compte tenu de la situation galactique actuelle, Exio Breakshield était de moins en moins présent au sanctuaire Jedi d’Ossus. Le Veilleur était quelqu’un préférant les opérations de terrain aux longues discussions, il était donc tout à fait naturel qu’il ne soit plus très présent. Pourtant, le Maître Jedi s’était vu nommé au rang de Conseiller par Arsenicia Ombrelune et avait déjà eu la chance et l’extrême honneur d’assister et de participer au Conseil Jedi. Pourtant, Aquilus Oblivarion préféra se retirer du Conseil Jedi après deux sessions houleuses : il ne s’y sentait pas à sa place.

    Le surnommé Spectre Gris avait la réputation d’être un Jedi assez énigmatique et taciturne la plupart du temps. D’aucuns l’avaient parfois entraperçu errant dans les couloirs du temple la nuit à des heures tardives. Mais depuis ces derniers mois, il n’en n’était rien. Ses insomnies chroniques avaient cessé de tourmenter l’esprit de l’humain. La formation de sa padawan et la situation galactique actuelle l'ayant tiré de la torpeur dans laquelle il avait sombré par le passé.

    Reposant son regard sur la jeune padawan se tenant devant lui. Celle-ci semblait être plutôt radieuse et sourit au Maître Jedi. Les yeux turquoise d’Exio remarquèrent chez elle comme un soupçon de fragilité et il la trouva également un peu introvertie, secrète et réservée. Le Veilleur devina alors qu’Anaru avait sans doute eu peu l’occasion de partir en mission avec sa maîtresse. Mais cela faisait partie des avantages et inconvénients à avoir été choisie par la présidente de la plus haute instance de l’Ordre. Cela était un honneur, mais les responsabilités incombant au tuteur laissaient parfois l’apprentie seule avec elle-même. Après tout, les leçons de sagesses venant de la part de la personne reconnue comme étant l’une des sages de l’Ordre ne pouvaient qu’être un plus non négligeable pour la zélosienne qui devait sans doute se sentir portée par la fortune d’avoir un mentor de la trempe d’Ombrelune.

    Il eut un sourire en coin tout en ayant la certitude qu’un jour, malgré tout, la jeune Anaru serait une Jedi accomplie. Peut-être irait-elle jusqu’à siéger au Conseil Jedi ? Aquilus ne la connaissait pas assez pour cela, mais étant quelqu’un d’assez proche d’Arsenicia, le Veilleur avait bon espoir qu’un jour, Anaru Glittertind ait l’immense honneur de représenter l’Ordre Jedi.


    - Toujours en mouvement est l’avenir, et l’idéal est de resté concentré tout en ayant assez de recul pour voir les choses dans leur ensemble… Vous êtes la padawan Glittertind est-ce exact ? L’apprentie d’Arsenicia Ombrelune ?

    Questionna Aquilus d’une voix plutôt chaleureuse et un brin professorale. Ce fut alors à ce moment là que le Maître Jedi vit celle qu’il recherchait passer devant eux : Allana Djô. Cette dernière le salua d’un hochement de tête tandis qu’elle comptait reprendre son chemin. Le Spectre Gris l’interpella.

    - Bonjour Chevalier Djô. Vous tombez bien, je vous cherchais justement pour vous annoncer quelque chose.

    La présence d’Anaru ne gênerait nullement la conversation : après tout cette opération n’était pas tellement secrète puisque validée par le Conseil Jedi. La zélosienne aurait sans doute l’occasion de voir de quelle façon le Maître Jedi préparait ses excursions en dehors d’Ossus quant il s’agissait de battre des Sith. Peut-être qu’Anaru n’avait encore jamais eu l’occasion de croiser la lame avec un Sith d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: L'échiquier se met en place [PV Anaru Glittertind & Allana Djô]   Lun 1 Avr - 21:28

Rêveuse ! Songeuse ! Était tout autant de ces éloges verbales que l'on pouvait effectivement m'attribuer par des regards distants. Loin d'être un mal en soit, ni une singularité bienséante d'ailleurs ; mes airs abstraits ne représentaient que d' intimes réflexions, mêlant raison, pertinence à l’irrationalité d'impressions sensitives, procréant un authentique bordel de mijotes et de pensées relevées dont il me plaisait à accentuer les nombreux détails que j'y entrevoyais … Certes, il advenait que l'esprit en question entame les cents pas, tournant en rond et radotant mentalement ; douée de facultés empathique telle que j'en étais généreusement pourvue, avouons qu'il s'agissait finalement d'un événement pour le moins récurent.
Si ce n'était récalcitrant.

Concrètement, ces contemplations intérieurs s'exprimaient de la même manière que ce flux émotionnel au sein duquel je m'étais enliassée, il y avait de cela un quart de seconde, c'est à dire avant de me retrouver fesses à terre … Et encore ! Aujourd'hui l'ambiance sensorielle qui flânait en ces lieux demeurait suffisamment calme pour espérer ne pas avoir à juxtaposer cette effluve aux miennes, atténuant donc l'influence de ces émotions parasites et quotidiennes … Néanmoins, c'était bien de par ces us, que j' abordais avec minutie chacun de mes dessins, décidée d'y porter les soins les plus vigoureux, étant ainsi éveillée par ce besoin d'implication. Non seulement pour ma propre satisfecit, mais pour celle d'autrui, aussi.
« Le cœur apaisé, l'esprit apaisé » m'avait on souvent rabâché ...

Ayant terminée de me tortiller, je replaçai ce brin éméché de crinière à l'arrière de l'arcade auditive, frôlant doucement celle-ci avant de placer sobrement la main sollicitée le long de mon corps avec nonchalance, et observai sans démesure, ni excès, mais d'un oeil méticuleux, les traits de cet humain qui à présent me faisait face. Restant imperturbable devant le rictus qu'il venait de manifester, je me surprise pourtant à m'interroger sur l'authenticité de sa teneur … Était ce par ma perte soudaine de l'équilibre? Mon expression ébahie qui s'en résulta ? Ou bien s'agissait il d'une tout autre quiétude qui m'était alors inaccessible? En vérité, peu importait.

Puisqu'un intrigant sentiment m'informait qu'un détail échappait à mon instance. Je lançais à nouveau un regard en coin sur l'humain, mon petit air sérieux jurant avec l'expression espiègle qui s'en dégageait lorsque je cogitais en silence. Mon index et majeur gauche taponnèrent par deux fois le livre que je tenais toujours sous le coude avec nonchalance, tandis que je m'attelais fiévreusement à dissoudre ce mystère … Pas de doute, une info avait filtré au fin fond des méandres de ma souvenance sans s'y offrir d'accès. Un rapide check-up s'entama dans mon esprit, se résumant par un qui, quoi, où, comment ? Historique psychique au sein duquel je relatais et dénotais toute les fois où j'avais effectivement du avoir la décence de me pencher sur ce cas-ci. Cela, non sans espérer dégoter quelques détails qui m'auraient offert plus de matière vis à vis du maitre Jedi qui se tenait donc devant moi. Je me remémorais rapidement les lieux où j'étais maintenant sure de l'avoir croisé, de près ou de loin … Les Jardins ! En salles d'entrainement ! Et parfois même, après avoir attendu Maître Ombrelune devant la salle du Conseil … Un éclat de lueur, me fis sortir de mon bain. Aaaah ... Bon. Quoi d'autre ? … Mmmh, un nom peut être ?

Mais trêve de réflexion. L'humain s'adressant à ma mutine personne, mon attention fusa vers l'écoute de ses paroles, je ne pus m'empêcher de songer au contexte originel de cet idiome, mes éclats d'émeraudes pivotèrent brièvement sur le côté, éveillés d'un bref reflet de malice, tandis que le maitre Jedi achevait d'énoncer la teneur onirique de sa première tirade, ayant aisément reconnu là, l'une des maximes les plus prisés au sein de notre ordre. J'hochais ainsi de la tête d'un air entendu en guise de réponse, ma commissure de lèvres s'étirant doucement, illustrant ainsi une griffe de connivence avec ce dernier. J'haussais tranquillement d'un sourcil lorsque mon nom fut prononcé, d'abord étonnée que cet humain en détienne la connaissance, chose qui m'apparue ensuite légitime, s'il advenait qu'il avait véritablement siégé au Conseil tel que je supposais.


- En effet.

Fis je en inclinant courtoisement ce minois qui se trouvait être mien, alors que mon esprit repassait un à un les différent membre du Conseil Jedi afin d'isoler le nom de ce dernier, qui trainait là ! Flânant et pavoisant avec liesse sur ce bout de langue qui ne parvenait encore à obtenir une construction uniforme de lettres et syllabes pour former une association cohérente et prononçable ... Un Aq quelque chose sans doute ...

Mais coupant court à la conversation, et m'offrant gracieusement, un intervalle de temps supplémentaire afin d'isoler le nom de ce dernier au fond de ma mémoire, mes émeraudes passèrent de l'humain se retournant à une humaine à la rousseur altière qu'il interpella, une Chevalière, devinais je en estimant son âge, plus mature que le mien. Je la dévisageais rapidement, hochais du minois en guise de bonjour mon rictus éveillé élevant gracieusement mes traits. L'idée de m'extirper de là m'effleura l'esprit un brève instant, d'abord peu désireuse de m'incruster dans leur conversation, peut être même n'avait elle même pas lieux d'atteindre l'acuité de mes finaudes esgourdes, mais mon regard furetant d'un humain à l'autre, le ressentiment d'être une gêne ne s'influa pas ... Du coup, je laissais les méandres de ma curiosité se rassasier avec un petit sourire intrigué ...
Puis, c'était bien connu, les adultes trouvaient toujours de bonnes excuses pour s'éclipser sans mal de la jeunesse. Ne tenait qu' à eux d'en proférer une.
Pour ma part, j'en avais l'habitude ...

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L'échiquier se met en place [PV Anaru Glittertind & Allana Djô]
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