Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 [Anaxes] La Croisée des Chemins

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MessageSujet: [Anaxes] La Croisée des Chemins   Lun 13 Mai - 0:15


Route Perlemienne…
Système Axum…
Anaxes…
5h00...


Cinq heures du matin, une nouvelle journée commence sur Anaxes. La vie s’éveille lentement, mais surement sur la planète. Anaxes, surnommé la protectrice du noyau, est une planète paisible et célèbre pour sa Citadelle, nom donné aux bâtiments de formations militaires construits sous l’ancienne République et qui a fait la renommée de la planète. Là n’est pas le seul fait historique de l’astre, Anaxes est en effet l’une des rares planètes à avoir su résister aux envahisseurs extragalactiques. Les Vongs s’écrasèrent sur les défenses de la planète avant de continuer leur chemin en direction de Coruscant. Depuis ce jour, l’école militaire de la citadelle est bondée de jeunes recrues voulant apprendre auprès des meilleurs, mais à n’est pas le sujet qui nous intéresse.

Nous partons un peu plus haut, sur une colline avoisinante au sommet de laquelle s’érige une tour de sept étages, le cerveau d’une entreprise nommée la KL Corp. Sept étages, c’est bien peu me direz-vous, mais vous devez savoir que l’entrée au sein de la tour se fait au pied de la colline et que ce ne sont pas moins de treize étages qui sont enterrés. L’architecte de ce bâtiment avait pour stricte consigne de ne jamais faire d’ombre à la citadelle, quelle que soit la position du soleil dans le ciel et le contrat fut respecté. L’édifice est principalement constitué de métaux et de vitres, permettant ainsi d’avoir une structure solidement ancrée dans le sol, mais offrant aussi une magnifique vu pour les personnes travaillant dans le bâtiment. La tour possède un surnom, la tour d’eau, en référence à Thron Anho, directeur général et fils du fondateur de la Kl Corp, mais aussi parce que le soleil, en frappant les immenses baie vitrées, projette des reflets semblables à des vagues sur le sol avoisinant. Sur la tour, aucune écriture, aucun panneau pour indiquer l’utilité du bâtiment. Si vous rentrez dans ce lieu c’est que vous savez pourquoi vous venez, ce qui élimine déjà un bon nombre de parasites pour les hôtesses d’accueil.

Revenons-en au moment présent. Il est cinq heures du matin, la citadelle commence à s’éveiller, la tour elle, ne devrait voir un début d’activité commercial qu’à partir de huit heures. Pourtant, les trois derniers étages viennent de s’allumer. Le dix-huitième étage, comprenez l’avant avant dernier, est composé du bureau de Thron Anho, de celui de sa secrétaire, du comptable et du chef de la sécurité. Ce dernier est d’ailleurs un affreux bougre qui fait très bien son boulot et heureusement, vu le prix qu’il est payé. Le dix-neuvième étage sert d’appartements personnels au directeur de l’entreprise. Tous les jours, à cinq heures du matin précisément, cet étage s’allume et la silhouette de Thron Anho apparaît face au lever du soleil. L’homme, aujourd’hui âgé de soixante ans, connait une certaine routine dans sa vie, en effet, sa journée s’agence toujours de la même manière : debout cinq heures, méditation jusqu’à sept heures, puis petit-déjeuner et préparation diverse et enfin commence les rendez-vous jusque tard le soir et ainsi de suite. Il en est ainsi depuis plus de dix ans. Anaxes est une planète propre de par le d’industrie implantée sur la planète, mais aussi tranquille grâce à la présence de l’armée et aux traditions militaires solidement ancrées dans les mœurs des citoyens de la planète. Bref, Thron a décidé il y a une dizaine d’années, de ne plus quitter sa planète, sauf pour des rendez-vous d’une extrême importance, les holo-communication existent et il les utilise le plus possible.

Aujourd’hui pourtant, il y a quelque chose de différent dans l’air, Thron le sent, ou plutôt le ressent. Comme tous les matins, le sith médite, comme rarement, il va être frappé d’une vision, trouble mais puissante. Il se déplace librement dans l’espace, mais, sans savoir pourquoi, une masse sombre se rapproche de lui, sans cesse plus grande, sans cesse plus implacable, elle absorbe les mondes, éteint les étoiles et se rapproche sans cesse de l’esprit vagabond de Darth Fames. Une main se tend et attrape l’esprit du sith. Ce dernier ouvre les yeux, il est face au soleil du système d’Axum, il est six heures trente et son don vient de se manifester. Le papy se relève lentement mais souplement, avec beaucoup plus d’aisance que ce que son âge devrait lui permettre. Il s’éponge le front et s’assoit dans un fauteuil, lui aussi en verre. Le sith presse un bouton sur ledit fauteuil et d’un coup, le décor change. Les vitres deviennent opaques, des images sont projetées sur les murs, une maison est créée. Sur la gauche, une cheminée semble cracher sa chaleur réconfortante. Thron se trouve assit dans un grand et moelleux fauteuil, il y a un tapis sur le sol, une table de salon avec une bouteille de vin posé dessus. Bien entendu, tout ceci n’est qu’illusion, mais le sith ressent le besoin d’apaiser ses sens pour étudier ce qu’il vient de voir. Il n’aura pas besoin d’étudier longtemps. Il le sait, il est à la croisée des chemins. Aujourd’hui ou demain, quelque chose arrivera au sith, une rencontre certainement, amicale peut être, avec une personne, dangereuse, puissante et sombre, mais tout est flou, quelque chose cloche et Fames ne parvient pas à mettre le doigt dessus.

Sept heures, pour ne pas inquiéter son chef de la sécurité, Thron suit sn train-train quotidien. Il enfile sa longue robe pourpre, attrape sa canne, se voute comme le vieillard qu’il devrait être et descend dans ses appartements. Comme tous les matins, sa secrétaire, son comptable et le chef de la sécurité, appelons-le Bob, car chef de la sécurité c’est trop long, attendent dans le salon. Bob a préparé le petit-déjeuner. Thron prend sa tasse de thé et commence à a siroté pendant que la secrétaire lui énonce ses rendez-vous de la journée. La journée est plutôt tranquille, seul le rendez-vous avec un Corellien semble être réellement important. Vient ensuite le tour du comptable, qui donne rapidement quelques estimations du chiffre en fin de journée, les pertes et les gains de la journée d’avant et les éventuels opportunités à saisir. Sept heures trente, Bob, la secrétaire et le comptable descendent dans leur bureau respectif. Le sith lui, va dans sa salle de bain pour se préparer. Il se regarde dans la glace et ne peut s’empêcher d’y voir une masse sombre derrière lui, un nuage cherchant à l’attraper. Il chasse cette mauvaise pensée de son esprit et termine de se préparer.

Darth Fames pénètre dans son bureau. Ce dernier donne tout de suite le ton : un bureau en métal, gris et brillant, une chaise, un datapaad et une autre chaise pour le client. Rien de plus, si ce n’est le même bouton que dans la salle de méditation. Ici, on modèle de décor en fonction du client, pour qu’il se sente à l’aise. Le vieil homme regarde par la fenêtre et écoute. Les trompettes s’élèvent depuis la citadelle, il est huit heures, pile à l’heure, comme toujours. La matinée commence calmement et se termine de la même manière. Deux nouveaux contrats, peu d’argent à gagner, mais ce n’est pas grave, Thron a proposé de faibles prix pour faire un peu de pub sur les mondes reculés d’où venait les deux clients. Ces derniers sortent du bureau en ayant l’impression d’avoir roulé le directeur général de la KL Corp. Thron le sait, ils reviendront et leurs amis viendront et c’est à ce moment-là seulement qu’il engendrera réellement de l’argent. L’après-midi commence, le rendez-vous avec le Corellien, ce dernier accuse un retard parfaitement calculé de dix minutes, trop calculé, il a cassé l’effet qu’il voulait créer et s’en rend compte dès son entrée dans le bureau du sith. Ce dernier fait semblant d’être un peu chagriné par le retard, mais se lève quand même pour échanger une franche poignée de main avec le client. Ce dernier à la poignée ferme et bref, un homme de caractère qui sait ce qu’il veut, le rendez-vous risque d’être intéressant. Les premières formalités passées, les deux hommes entrent dans le vif du sujet. Le décor du bureau change pour créer une pièce chaleureuse. Le corellien sourit devant la technologie qu’il découvre, Thron lui glisse le nom de l’entreprise qui a créé le concept avec un sourire, 1-0 pour le sith.


« Monsieur Anho, je souhaiterai faire appel à votre entreprise pour transporter du matériel sur Corellia. Ce sont principalement des matières premières pour la construction de vaisseaux spatiaux. Je sais que vous êtes spécialisé dans les ressources de premières nécessités, mais vos prix ont attiré nos faveurs et nous souhaiterions pouvoir négocier un contrat avec vous. »

« Nous sommes effectivement spécialisés dans un certain type de fournitures, mais ce uniquement en temps de crise. Bien que la crise ne soit plus très loin hélas, nous ne sommes jamais contre la venue de nouveaux clients, vous êtes donc le bienvenu dans nos locaux et dans nos bureaux. Pour ce qui est du transport de matériaux, cela ne pose aucun soucis, il faudra simplement nous donner la nature exacte du matériel a transporté pour que nous puissions au mieux préparer nos vaisseaux. Je vais avoir une liste de renseignement précis à vous demander, nous pourrons ainsi en déduire rapidement le prix. »

Thron fit un sourire au Corellien qui le lui rendit. Ce dernier repris la parole pendant qu’il consultait son datapaad.

« Il vous faudra acheminer du corail depuis le système Bogoa, situé dans le secteur Immerian Outback dans les région d’expansions… »

Le corellien fit une moue en terminant sa phrase. Il savait que les régions d’expansion étaient remplies de pirates et que cela allait forcément entraîner un surcout. Il savait aussi que la KL corp serait l’une des seules entreprises à accepter ce genre de contrat. Fames demanda à son interlocuteur de continuer.

« Il faudra livrer le corail sur Corellia, nous parlons d’environ cent mille tonnes par semaines. »

Le directeur pianota quelques secondes sur son datapaad avant de regarder le Corellien dans les yeux.

« Ce type de transport n’est pas sans risque, vous le savez tout comme moi et mon entreprise n’a pas les habilitations nécessaires à la constitution d’une flotte de guerre, il vous faudra donc protéger nos vaisseaux ou payer un surplus pour le remboursement des vaisseaux en cas de destruction.

Pour le transport de cent mille tonnes, il faudra compte sur six Galofree. L’une d’elle sera quasiment vide, donc l’entreprise vous fera cadeau de ses voyages. Nous partons sur une base de 100 crédits par tonne pour le transport, auquel s’ajoute une taxe de 50 crédits par tonne au vu des caractéristiques de Bogoa. Comptez une taxe supplémentaire de 50 crédits pour les risques inhérents à tout voyage dans l’espace. Si vous ne voulez pas assurer la protection de nos vaisseaux, une taxe de 200 crédits par tonne sera ajoutée au prix pour les éventuelles pertes. Dans cette configuration, cela vous fera un prix de 38 millions de crédits par semaines. Si le contrat dur plus d’un mois et qu’il n’y a aucun accident pendant ce premier moi, le coup de base du transport passera à 50 crédits par tonne, ce qui fera passer la facture à 33 250 000 crédits. Si au bout de trois mois il n’y a pas eu d’incident, le coup de base baissera de nouveau pour passer à 25 crédits la tonne, permettant de faire une économie de 7 125 000 crédits par rapport au prix d’origine. »


Thron marqua une pause pour laisser le temps au Corellien de digérer les informations. Le directeur allait maintenant faire un autre devis, mais ce coup si avec protection garantie par l’entreprise que représentait le client :

« Maintenant, si vous vous engagez à protéger nos vaisseaux, le prix du transport sera de 100 crédits par tonne, avec la taxes de 50 crédits par tonne pour les risques inhérents aux voyages ainsi qu’une taxe de 50 crédits par tonne pour les caractéristiques de Bogoa, ces deux taxes s’ajoutant au prix initial. Nous restons sur une base de six Galofree avec le sixième offert, ce qui nous fait donc un prix de 200 crédits par tonne, soit un montant total de 19 000 000 de crédits par semaines. »

Le Corellien eut un sourire en comparant aux premiers prix annoncés.

« Bien entendu, les six vaisseaux vous sont réservés, donc qu’ils effectuent ou non un voyage comptera quand même dans le montant qu’il vous faudra verser. Pour des raisons de sécurité, les vaisseaux resteront en orbite de Corellia et n’iront sur Bogoa que dans le seul but de récupérer le matériel à transporter. Je vous imprime les devis, ils vous seront certainement utiles. »

Ces deux types de contrats étaient classiques. Le deuxième paraissait très avantageux pour le client, mais il risquait beaucoup plus de perte de la KL corp en cas d’attaque pirate et l’absence de prix dégressif au cour tu temps permettait à l’entreprise de gagner au final beaucoup plus d’argent. La discussion dura encore une heure durant avant que le client ne s’en aille. Thron, content de lui s’accorda une petite pause. Du moins, pensait-il avoir le temps de le faire.


Dernière édition par Thron Anho le Mar 14 Mai - 23:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Anaxes] La Croisée des Chemins   Mar 14 Mai - 16:27

Le hasard était une notion des plus abstraite, et pourtant existait-il bien? Se peut-il que la sommes de plusieurs évènements, apparemment sans rapport ni incidence les uns sur les autres, engendre des répercussions capable de redistribuer toute ces options que l'on croyait enterrée, sans qu'on le sache ou qu'on le veuille? On pouvait le croire. Pourtant, et en dépit de cette logique qui pousse chaque être à croire ce qu'il voit ou constate, un Sith pouvait se prévaloir de voir plus loin que le simple profane, sans pour autant réussir à percer ce mystère. Peut être après tout le hasard n'existait-il pas, peut être même que la Force aiguillait l'esprit pour mieux résoudre ce problème nouveau. C'était en tout cas ce que Darth Nelius se plaisait à croire alors qu'il se rendait sur Anaxes, car coïncidence ou pas, le prochain mouvement qu'il s'apprêtait à faire pouvait bien ouvrir de nouveau possibles pour l'Ordre Sith. Des possibles capables d'accélérer et de faciliter les plans du Sith'Ari.

Mais revenons au commencement de cette histoire. Lors de cet instant, banale en surface, mais qui pourtant avait tout changé. Ce soir sur Almas ou il avait consulté une fois de plus la base de données que contenait le temple de Korriban et dont il s'était emparé. Ancienne propriété d'Odum, puis de Reylos, elle contenait des informations plus que précieuses sur quantité d'individus, tous reliés aux Sith. Chercher quelque chose de précis s'était révélé aussi long que fastidieux, mais il avait fini par trouver une information capitale. On pouvait la résumer en deux mots: Darth Fames. Ce nom mystérieux et inconnue du Sith'Ari avait immédiatement éveillé son attention et l'avait poussé à de plus amples recherches. Ce qu'il était parvenue à trouver avait largement mérité l'investissement irritant qu'il y avait consacré. En effet, Darth Fames n'était pas un Sith comme les autres.. C'était un électron libre, un Sith qui avait grandi loin des siens mais qui pourtant œuvrer à ses projets. Potentiel menace ou véritable Eldorado, Darth Fames restait tout même une énigme pour Nelius, qui ne connaissait en réalité bien peu de chose malgré ses recherches. Qu'importe toutefois, car il connaissait également la seconde identité de Fames: Thron Anho, directeur de KL corp, une entreprise qui avait implanté son siège sur la planète Anaxes. C'était peu, mais amplement suffisant pour envisager de rendre une petite visite à ce fameux Anho.

Darth Nelius avait pourtant du faire preuve de patience pour monter cette expédition, qui se voulait avant tout secrète. D'abord dans l'optique d'obtenir d'autres renseignements complémentaire, mais aussi pour ne pas éveiller de soupçons potentiel. La soudaine apparition d'un Seigneur Sith provoquerait fatalement des remous au sein de l'élite, si bien que Nelius préférait attendre de divulguer pareil information, pour ne pas dire la taire. Pour prendre une décision, il lui fallait avant tout savoir de quel trempe ce Darth Fames était fait. En cela, le fait de disposer d'un outil caché tel que le Syndicat était plus qu'utile, tant dans le cadre d'une investigation que dans celle d'une approche. Mais là n'était pas la seul assurance qu'il avait souscrit, bien au contraire. Tant qu'il ignorerait comment le Sith exilé pouvait se comporter à l'égard des siens, il avait décidé de ne pas dévoiler son véritable visage. Œuvrer dans le plus strict secret restait essentiel pour l'Ordre et ses plans, sans compter qu'il n'était pas encore prêt à se dévoiler aux yeux d'éventuels ennemis.

Voilà sans doute pourquoi il avait tant de mal à reconnaître son visage. Debout devant l'unique miroir que contenait sa cabine personnel à bord de la Nébuleuse, il restait songeur en détaillant ce visage lisse d'où aucune de ses scarifications n'était visible. Il lui avait fallut user de grande quantité de maquillage, de ce genre qu'affectionne tant les espions, pour réussir à cacher l'ouvrage des anciens mages de Nyméria. Mais comme à l'époque ou il avait infiltré les corps de l'armée de l'Alliance, cela ne suffisait pas. Tel tels stigmates restait fatalement visible sous la surface, quel que soit la quantité de maquillage ou de synthéchaire utilisé pour les masquer. Heureusement, Nelius pouvait compter encore une fois sur le côté obscur, qui lui fournissait l'outil idéal pour masquer ce que d'aucun considèrerait comme des difformités. L'illusion qu'il utilisait était subtile, assez en tout cas pour duper l'utilisateur de Force qu'était Fames. Deux décennies après avoir abandonné son ancienne identité, il était redevenu K'hol Jedden. Autant dire que le changement offrait un étrange contraste entre les deux facettes de sa personne. La sonnerie de son comlink se déclencha, le sortant momentanément de sa contemplation curieuse.

-Seigneur Nelius, nous arriverons dans l'espace proche d'Anaxes dans quelques instants, l'avertit Othos, son éternel âme damnée.
-Reçu, Qélan, répondit-il, utilisant volontairement le nom de code du guerrier pour lui rappeler l'importance de la couverture en cours.

Car en cet instant, Darth Nelius laissait place à l'ambassadeur du Syndicat, que l'on envoyé en vu d'un éventuel contrat entre les deux entreprises. Lorsque l'espace proche de la planète fut atteint, ce fut Nelius qui s'occupa d'entrer en contact avec l'instance qui gérait l'espace locale. Il fallut un certain temps pour obtenir le droit de se poser sur l'une des pistes atterrissage appartenant à la KL corp, mais au final l'autorisation s'était moins faite attendre qu'il s'y était attendu de prime abord. K'hol avait beaucoup à faire auprès du chef d'entreprise. En attendant que sa navette ne parcours le trajet qui le séparait encore du siège, il alla prendre le temps de se vêtir comme se le devait un représentant d'entreprise. Il n'avait pas emmener son Sabrolaser, ni aucune arme que ce soit d'ailleurs, pour d'évidentes raisons: il n'avait aucune chance de les introduire dans le bâtiment, pas sans un minimum de préparation et d'aide intérieur, hors cela aurait prit trop de temps. Mais le Sith'Ari n'était pas inquiet, loin de là. Son arme de prédilection était le Côté Obscur. En lui vivait l'ombre et l'avanie, le désespoir le plus infinie et le plus corrosif. Il était Darth Nelius.

Quand la porte d'accès du vaisseau s'ouvrit enfin pour laisser à Nelius et son sbire le soin de descendre, il n'en était pourtant rien. Au yeux du monde, les deux visiteurs tant attendues en cet matinée n'était qu'un simple Nagaï et un humain estropié, trop ordinaires en tout cas pour que l'on soupçonne leur véritable nature

Et pourtant, pourtant l'Ombre était satisfaite, car elle était à la croisée des chemins, quoi que cela puisse vouloir dire...

-Ambassadeur Jedden, nous vous souhaitons la bienvenue sur Anaxes, dit un homme d'un trentaine d'année, qui se trouvait dans l'optique évidente de les accueillir. Veuillez me suivre, le directeur vous attend.
-Je vous remercie pour vos égard, répondit Nelius tout en souriant. Espérons que mon collaborateur et moi même auront l'occasion de visiter votre belle planète après avoir rencontré ce cher directeur Thron, l'on nous en à dit beaucoup de bien.

Platitude, platitude, creuse mais pourtant si essentielle aux profanes... Mais c'était un sacrifice nécessaire pour mieux jouer le rôle de K'hol.
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MessageSujet: Re: [Anaxes] La Croisée des Chemins   Mer 15 Mai - 13:03

S’il y a bien une chose à laquelle Thron ne s’était jamais préparé, c’était de rencontrer l’un de ses « frères ». Les seuls sith que Fames ait connu, étaient son maître et Odum. Les deux étaient morts, ce qui avait mis un terme aux interactions entre le sith et ses confrères. Le directeur n’en avait pas trop souffert, il s’en moquait même éperdument, car il savait, au fond de lui qu’il serait un jour retrouvé. S’attendait-il à ce que ce jour soit arrivé ? Certainement pas, bien que son pan soit près, il avait encore des faiblesses à combler, sans parler de l’homme lui-même qui, depuis quelques semaines, n’était pas au mieux de sa forme. L’âge commençait à rattraper l’humain, il allait donc devoir de nouveau pratiquer l’une de ses méditations curatives pour se redonner un peu de peps.

En fait la vision qu’il avait eue lors de sa méditation matinale l’avait poussé à réfléchir à sa condition de sith. Il ne l’avait jamais réellement fait depuis la mort de son maître. Pendant dix ans, il avait continué à préparer son plan, à agrandir sa fortune personnelle, à se créer des contacts, oubliant presque ce qu’il était avant tout, un sith. Toute la journée durant, il s’était posé une seule et même question : qu’est ce qui fait de lui un sith ? Il se le demandait. Ses liens avec l’ordre lui-même étaient inexistants. Son respect pour le code sith ? Il se retrouvait au sein de certaines des phrases, mais ledit code ne guidait pas Fames dans ses actes de tous les jours, alors pourquoi se considérer comme un sith ? Il en avait reçu la formation, on lui avait inculqué les préceptes spirituels et il les avait appliqués dans certaines situations, mais après ? Thron œuvrait pour aider l’ordre dans une guerre qui n’arrivera peut-être jamais, car c’était son devoir, sa manière de remercier le côté obscure pour ce qu’il lui avait apporté. A bien y réfléchir, Fames, Darth Fames, le sith, servait le côté obscure à sa manière. Il n’avait jamais tué ou violé, jamais fait preuve de barbarie ou autres actes répressibles, non, il avait œuvré, travaillé des dizaines d’années durant pour réussir là où tant d’autres ont échoué. Il connaissait les histoires de Bane, de Palpatine et son acolyte Vader, de Krayt et Caedus et il avait su en tirer des leçons. Le seul sith à avoir jamais régné sur la galaxie était Darth Sidious. Il avait aussi été le seul sith à avoir pris son temps, à avoir construit son plan, couche après couche pour écraser ses adversaires sans leur laisser d’échappatoire. A son niveau, c’est ce que faisait Fames, il construisait un plan, implacable, qui pourrait chambouler la guerre à des moments cruciaux. L’humain n’avait pas la prétention d’égaler son modèle, il n’en partageait même pas à philosophie. Les temps avaient changé, la règle des deux avait été abolie, maintenant, Thron avait du soutient, même si ce dernier était encore invisible pour le moment. Tout comme Sidious, le sith avait œuvré pour son ordre, contrairement à Sidious, il le faisait en remettant une partie de son plan sur les épaules des autres membres dudit ordre et ce, même si la trahison est l’un des fondements de l’ordre sith. Dans un sens, Fames se considérait comme différent, il ne souhaitait pas trahir son seigneur, car il choisirait ce dernier, il ne tuerait pas d’autres sith car tous peuvent avoir leur utilité, il ne cherchera pas à faire de la politique au sein de l’ordre, car le pouvoir personnel au sein de l’institution sith devait passer après l’accomplissement du plan. Une fois les jedi détruit et la galaxie à leur merci, les sith pourront se permettre de ne penser qu’à leur propre pouvoir, mais pas avant.

D’un point de vue plus spirituel, Fames ne voyait pas le côté obscure ou plutôt la force, comme une arme à soumettre. Le sith prenait plaisir à se laisser guider par cette dernière, tout comme il appréciait de la contrôler dans certains domaines, c’était en quelque sorte un échange, un pacte passé entre l’être vivant et la puissance mystique. Cette dernière accordait son pouvoir à l’être et l’être acceptait de subir les caprices de ladite force. Cette simple vision était certainement la plus proche de celle qu’avait Fames de la force. Point de matérialisme ou de recherche de pouvoir pour lui, il avait appris ce qu’il avait voulu apprendre, pliant la force à sa volonté, mais en échange, la force se servait de lui pour être son… Oracle ? Prophète ? Thron ne le savait pas bien, mais sa relation avec la force et le côté obscure de ce côté-là était proche du fanatisme. Ses longues heures de méditations matinales, il les passait à sentir, ressentir et comprendre les voix du côté obscure qui ne pouvaient être expliquées par des mots. Le sith ressentait chaque vague de cette énergie noire qui l’entourait et l’habitait, il en acceptait chaque facettes, il avait vieilli plus vite que n’importe quel homme, mais pourtant il était en meilleure santé que la plupart d’entre eux. Il avait le corps d’un homme de soixante-dix ans, mais avait la force physique d’un jeune de trente ans. Il n’était pas un combattant, mais se savait capable de vaincre la grande majorité des êtres peuplant de cette galaxie, il n’était pas meilleur gérant d’entreprise que les grands pontes kuati, mais pourtant sa réussite éclair pouvait l’amener à être aussi connu que cette famille et tout ça, il le devait à son dévouement au côté obscure et à lui seul. La force lui a volé des années de sa vie de par le temps qu’il a passé à l’étudier, mais il en a gagné bien plus en longévité et en efficacité grâce à ce qu’il a appris. Au final, Fames était un fanatique, il se considérait intérieurement comme a voix du côté obscure et œuvrait pour la réussite de son ordre bien qu’il ne sache rien de ses membres actuels. Peut-être sa vision annonçait sa rencontre avec les sith, peut être signifiait-elle sa mort, il n’en savait rien et ce n’était pas le moment de penser à ça, son nouveau client arrivait.

Sa secrétaire venait de l’annoncer, la navette de l’ambassadeur du Syndicat était en approche pour atterrir. Thron ordonna qu’on ralentisse un peu l’atterrissage et il consultât son datapaad. Il effectua plusieurs recherche, mais ne trouva aucune information ou presque sur les activités du syndicat. Il en savait encore moins sur leur préposé ambassadeur, mais le sith admettait bien volontiers qu’il était loin de connaître toutes les entreprises de la galaxie. Il se prépara pour le rendez-vous, transformant au passage son bureau en gigantesque centre de surveillance. Des dizaines d’écran étaient apparu sur les baies vitrées. D’innombrables points de vue accordés par les innombrables caméras installées sur les propriétés de la KL Corp. Il scrutât l’approche de la navette, ses quelques tous dans le ciel en attendant d’avoir l’autorisation d’atterrir et la descente des passagers. Le sith effectua un zoom sur les deux êtres qui descendirent du vaisseau. L’un était un Nagai, Thron en fut surpris, il était rare d’en croiser aussi loin de leur monde. L’autre un simple humain, le sith s’en désintéressa vite quand il remarqua que c’était le Nagai qui parlait. Ce dernier était irréprochable dans son comportement, trop irréprochable, le directeur de la KL savait maintenant pourquoi le Nagai avait le poste d’ambassadeur pour ce fameux Syndicat. L’humain regarda la fiche de son employé chargé d’accueillir les nouveaux arrivants. Il n’avait pas de fausses notes sur son cv, pas d’avertissement, pas de blam, de brillantes études, une famille riche, bref, tout pour réussir, à se demander pourquoi il occupe ce poste actuellement.

Les clients entrèrent dans le bâtiment. Thron fit disparaître tous les écrans de ses vitres, rendant le bureau de nouveau entièrement vide à l’exception des deux chaises et du bureau lui-même. Le vieil homme s’assit et ordonna à son chef de la sécurité de ne laisser entrer que le Nagai. Une fois le message envoyé, Fames se mit à attendre. Plus il y réfléchissait et plus cette rencontre paraissait étrange à ses yeux, il espérait avoir très vite des réponses à ses questions. La porte du bureau s’ouvrit, le sith se leva pour accueillir son invité.


« Bonjour et bienvenue ambassadeur, entrez je vous en prie, ce bureau est autant votre que mien. J’espère que vous avez fait bon voyage ? » Thron ponctua sa phrase par un geste de la main pour inviter son éventuel futur client à s’asseoir. Le directeur s’assit derrière le bureau, joignant ses mains devant lui.

« Que me vaut l’honneur de votre visite ? Je ne vous cache pas que je suis surpris de voir un Nagai officier en tant qu’ambassadeur pour une entreprise de taille galactique, je pensais que vous étiez plus porté sur le développement de votre monde natal. Quoi qu’il en soit je le répète, vous êtes le bienvenu au sein des locaux de la KL Corp et par extension, sur Anaxes. Si vous le désirez, nous pourrons visiter la citadelle, si votre emploie du temps vous le permet et que l’envie de découvrir cette planète vous envahit. »

Thron se voulait aimable et charmeur et n’hésitait pas à ponctuer ses phrases de grand, bien que faux, sourires. En réalité il était très mécontent de ne pouvoir en savoir plus sur son visiteur et l’entreprise qu’il représente. Il était néanmoins réellement sincère quand il parlait d’Anaxes, bien que ces premières paroles ne soient que superficielles, mais néanmoins obligatoire pour détendre l‘atmosphère.

« Oh ! Suis-je bête, j’ai oublié de me présenter. Je me nomme Thron Anho, directeur général et principal actionnaire de la KL Corp. »
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MessageSujet: Re: [Anaxes] La Croisée des Chemins   Jeu 16 Mai - 11:26

Redevenir K'hol n'était pas aussi simple que le Seigneur Noir ne le pensait. Presque trois décennies à avoir abandonné cette personnalité fantoche avait suffit à la tuer, mais heureusement restait cette infime écho, souvenir devenue presque opaque d'une époque ou la jeunesse, la fougue et la ruse laissait place à l'abime infinie qu'il se plaisait à devenir. Ainsi, retrouver certaines habitudes qu'on les êtres normaux pour d'adresser au reste de la plèbe lui prenait du temps. K'hol était certes un homme d'une politesse impeccable, métier oblige, mais cela ne suffisait pas à le décrire. Son allure sereine et détendue n'était trahie que par son regard perçant, qui semblait détailler chaque détails qui s'offrait à lui. C'était un requin, un homme d'affaire, prêt à tout pour mettre à l'aise son interlocuteur afin de parvenir à ses fins. Ses habits impeccables soulignaient l'importance qu'il attachait à l'apparence, et semblait atténuer grandement la fâcheuse habitude qu'avait son visage à prendre un air froid et distant, le rendant ainsi plus impérieux, presque noble, impression que sa posture droite et digne ne faisait que renforcer. Tout les outils était à sa disposition pour tromper Darth Fames, du moins le temps que cette mascarade ait encore un sens. L'humain vieillissant n'étant pas le derniers des imbéciles, il y avait fort à parié qu'il se méfiait déjà de lui, sans même l'avoir rencontré. En effet, le manque d'information dont il pouvait disposer était voulue, non pas pour l'induire en erreur cette fois, mais plutôt pour tester ses capacités de réaction. Arriverait-il à découvrir sa véritable identité? Nelius lui avait laissé en tout assez d'indices pour qu'il le puisse, à condition bien sur de posséder cette subtilité que l'on sentait poindre chez ce Sith mystérieux. A n'en pas douté, cette rencontre promettait d'être des plus captivante.

L'homme envoyé à leur rencontre les emmena bientôt K'hol et Qélan à la destination tant désirée. La petite marche permit néanmoins au deux Sith de pouvoir détailler plus amplement les lieux, dans le cas éventuel il faudrait partir précipitamment. L'importance de l'effectif sécuritaire et les nombreuses caméras étaient des facteurs révélant insidieusement l'une des facettes de Fames: sa paranoïa. Ainsi, même sans avoir vécu auprès des siens, il saisissait l'importance de la prudence... C'était un point positif, car l'histoire avait souvent démontré ce qu'il arrivait lorsque l'on combinait arrogance, vacuité et obscurité. Pour que ce genre de désastre ne puisse se reproduire, Nelius avait instauré une nouvelle ère ou l'intérêt de l'Ordre et l'Obscure prévalait sur la simple personne. Hors de question de remettre en cause ce bienfait en enrôlant un individualiste à même de rompre cet équilibre encore naissant entre les Sith. Thron Anho ne s'en doutait surement pas en cet instant, mais croiser la route du Sith'Ari n'était pas sans conséquence.

Lorsqu'enfin le Sith fut introduits dans le bureau du directeur de la KL Corp, il fut accueilli par un Thron Anho aussi respectueux et disposé que K'hol ne l'était. Ses manières impeccables et son sourire pouvait en berner plus d'un, c'était incontestable.

« Bonjour et bienvenue ambassadeur, entrez je vous en prie, ce bureau est autant votre que mien. J’espère que vous avez fait bon voyage ? Que me vaut l’honneur de votre visite ? Je ne vous cache pas que je suis surpris de voir un Nagaï officier en tant qu’ambassadeur pour une entreprise de taille galactique, je pensais que vous étiez plus porté sur le développement de votre monde natal. Quoi qu’il en soit je le répète, vous êtes le bienvenu au sein des locaux de la KL Corp et par extension, sur Anaxes. Si vous le désirez, nous pourrons visiter la citadelle, si votre emploie du temps vous le permet et que l’envie de découvrir cette planète vous envahit. »

- Et je vous en remercie, Directeur. K'hol Jedden, Ambassadeur pour le compte du Syndicat des 501. Je ne vous cache pas que visiter cet endroit serait plaisant, car le peux que j'en ai vue invite à la découverte. Espérons que je puisse en avoir le temps une fois ce rendez vous terminé, car j'ai bien peur d'avoir un emploi du temps des plus chargés.

Je suis en revanche agréablement surpris de voir reconnaître l'espèce dont je suis originaire, c'est assez rare, car les miens n'aiment pas voyager. En cela je suis bien différent, puisque voyager fait partie intégrante de mon métier. Ce qui fait de moi un Nagaï à part, du moins c'est que je me plais à penser »

Inutile de lui préciser que Darth Nelius n'avait aucun souvenir de sa planète natale ou de sa jeune enfance, même s'il était vraisemblablement né sur Nagi. Dans sa jeunesse, Son ancienne Maîtresse l'avait informé qu'il était au départ un jeune esclave qu'elle avait acheté pour ses évidentes connexions avec la Force. Elle n'avait en revanche rien révélé sur d'éventuels parents ou famille, ce qui au final importait peu. Savoir d'où il venait n'avait aucune importance pour Darth Nelius.

Après avoir serré la main ridée mais encore puissante de l'humain, ce dernier l'invita à s'asseoir en face de son bureau, ce que le Nagaï fit d'ailleurs sans discuter. Le petit jeu qui commençait à poindre entre les deux Sith ressemblait plus à un bras de fer qu'a une discussion polie entre deux inconnus. Chacun chercherait à prendre l'avantage sur l'autre, dans le but de mieux découvrir les raisons qui motivaient ses actions. En cela, on pouvait déjà dire que Nelius avait un coup d'avance grâce aux donnés qu'Odum avait put confiner dans son ancienne base de recherche. Fort de cet avantage, il pouvait dès à présent sonder Fames pour savoir si oui ou non, ce dernier était digne d'intérêt. Il allait falloir se montrer subtil, faire preuve d'une patience qu'il se savait posséder, avant d'arriver à ce fameux croisé où, Nelius le sentait, leur chemin allait se croiser.

-Je vous remercie pour avoir répondu affirmativement à ma demande de rendez vous, surtout en des délais aussi brefs. Il est vrai que c'est l'urgence qui a conduit ma direction à faire appel à vous. Nous avons... des clients en commun, de ce genre qui disent le plus bien de vous et de la capacité de la KL Corp à remplir ses engagements.

Une accroche des plus allusives, destinée avant tout à voir comment le fait de savoir qu'on puisse obtenir des informations sur sa personne le faisait réagir. En homme d'affaire avertie, Nelius savait qu'il dissimulerait sa réaction sous le vernis impeccable de l'apparat, mais pourtant... Le Sith en lui, toujours silencieux dans la Force, offrirait peut être de précieux indices à qui savait les dénicher, à l'instar de Darth Nelius. Il balisait un chemin, rassemblait les éléments, puis attendait le résultat qui en résulterait tout en prenant soin de garder sous le coudes quelques réserves. Mais sous l'apparence de l'homme d'affaire, c'était bel et bien le Sith qui œuvrait.

-Le Syndicat s'est spécialisé dans l'achat et la revente de toute sorte de matières, qu'elle soient solides ou impalpables. L'un de nos client souhaiterait que nous lui convoyons certains matériaux, rien de surprenant vous me direz... Sauf qu'en la matière, nous ne disposons pas du matériel adéquat pour transporter ce type d'élément.

Le chargement en question est un stock de 20 milles tonnes de lommite déjà traité et qui servira à la fabrication de vitre en plasticier. C'est un chargement exceptionnel pour nous, mais notre client est convaincu que nous parviendrons à lui fournir son stock dans des délais raisonnable avec le sérieux qui convient. Si nous remplissons nos obligations comme il se doit, il se peux même que les livraisons soit plus régulières, et surtout plus importantes.


Qui dit sérieux dit discrétion, mais autant de pas utiliser les grands mots quand on pouvait l'éviter. K'hol était après tout ici pour convaincre le directeur de se lancer dans ce projet. Ce n'était pas une affaire louche ni en dehors des marges de la loi, mais qui nécessitait un certain doigté. En effet, nombreuses étaient les entreprises à user de ce genre de procédé pour éviter les taxes inhérentes au transport de minerai. Thron n'aurait qu'a fournir les vaisseaux cargo sans se soucier du reste, ce qui lui conviendrait sans doute bien. Vu le prix que pouvait coûter un tel appareil, on comprenait pourquoi certaines sociétés préféraient de loin en louer. La Syndicat ne s'occupait aucune de ce genre de marché, se spécialisant uniquement dans l'extraction et la revente d'information, et plus épisodiquement dans le meurtre à la personne. Mais il fallait pourtant approcher Fames, dresser un contexte dans lequel il était possible de le mettre à l'épreuve. Qu'il parvienne ou non à prouver sa dignité ne dépendait que de lui, même si Nelius commençait à songer qu'il n'avait pas affaire à un Sith ordinaire.

-Nous ne demandons que le matériel adéquat bien sur. Nous disposons de nos propres ressources pour les défendre en cas d'éventuels attaques de corsaires galactiques.

Alors Fames, qui es-tu vraiment? Car si l'Ombre est patiente, elle l'es juste assez pour le bien de ses propres plans.
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MessageSujet: Re: [Anaxes] La Croisée des Chemins   Ven 17 Mai - 0:48

Il y avait quelque chose de bizarre dans cette pièce. Peut-être était-ce dû à la présence des deux sith, à leur force obscure qui se jaugeaient en secret. L’air était électrique, chacun des deux êtres regardaient l’autre de manière intensive, pour jauger les réactions, planifier le prochain coup, prévoir chaque mouvement. Rien ne devait être laissé au hasard aujourd’hui, la force était à l‘œuvre, elle avait fait rencontrer la puissance, incarnée par le Sith’Ari et l’accomplissement d’une vie rêvée par toute une galaxie, représenté par Thron. Un Nagai et un Humain, deux êtres se ressemblant physiquement et pourtant les différences entre les deux races en avait poussé une à rester sur sa planète et l’autre à se répandre telle une peste à l’avancer implacable. L’Humain avait conquis la galaxie et pourtant il était loin d’être la race la plus forte. En effet, Fames était passionné par les différentes races de la galaxie et, par pure curiosité, avait rassemblé bon nombre d’informations sur bon nombre de races, dont les Nagai. Cette curiosité avait aussi pour but de permettre au vieil homme d’immédiatement connaître son adversaire sur le plan physique et donc de savoir à quoi s’en tenir. Les Nagais étaient plus forts et plus rapide que les humains par exemple, mais cet avantage était surtout dû à leurs conditions de vies. Thron reprit la parole, prenant la voix et les mimiques d’un passionné.

« Je pense avoir été un Xénobiologiste dans une autre vie, j’ai toujours été passionné par les non-humain, qu’ils soient proches sur le plan physionomique de nous ou non. De plus j’aime savoir à qui je m’adresse et connaître la « race », si je puis me permettre, sans vouloir vous offensé, de mon interlocuteur. Pour ce qui est des Nagais, je ne connais que très peu de choses, les rares rapports et études que j’ai pu lire dataient des atrocités commises par la CSI il y a des dizaines d’années de cela. Je suis heureux d’enfin rencontrer quelqu’un comme vous et je tiens à vous confirmer que vous êtes bien… différent des autres membres de votre peuple, un exemple de réussite et d’intégration, nous savons tous que les non-humains rencontrent très souvent des problèmes d’intégration dans les grandes entreprises humaines. »

Le vieil homme fit une pause, prenant un air peiné.

« Cela me navre d’ailleurs, à croire que l’empire pollue encore l’esprit de nombre de mes « confrère », bien que je n’aime pas ce mot. Quoi qu’il en soit, vous n’aurez pas de soucis à vous faire avec la KL Corp, soixante-neuf pourcent de mes employés et collaborateurs sont non-humains. Nous humains avons une trop grande estime de nous-mêmes et avons fort à apprendre de ceux qui nous entourent. Peut-être un jour accepterez-vous de me raconter votre parcours, je suis sûr que votre expérience de la vie me sera très enrichissante et ce, malgré mon grand âge. »

Conclu-t-il avec une petite pointe d’humour. Le sith avait essayé de faire croire que le sujet de la xénophobie était quelque chose qui le peinait. Ce n’était pas le cas, il en avait même totalement rien à faire, mais il vouait jauger la personne qu’il avait en face et sa réelle implication au sein de l’entreprise qu’il représentait. S’il était un réel ambassadeur, avec de l’expérience, alors il serait, normalement, touché par ce sujet et en aurait normalement vécu les discriminations. A l’inverse, il se pouvait tout à fait que ce jeune Nagai ne soit qu’un amuse-gueule, un centre de curiosité du syndicat pour détourner l’attention de leurs clients et les pousser à commettre des impaires. Fames ne savait trop quoi penser exactement, mais quelque chose clochait dans cette histoire, il en savait trop peu sur le syndicat et leur ambassadeur pour que ce soit une entreprise réel, ou en tout cas, pour qu’elle fasse réellement de l’achat et de la revente de « matières ». Ce genre d’entreprise laisse des traces sur l’holonet, or, l’holonet ne connaissait rien sur le Syndicat des 501. Ce rendez-vous ressemblait de plus en plus à un guet-apens et le sith enfouit dans le vieil homme n’aimait pas ça. Reprenant le fil de la discussion, Thron rebondit sur les dernières paroles de son interlocuteur.

« C’est tout à fait naturel pour moi de recevoir les clients qui viennent de loin et encore plus les nouveaux clients. Rare sont les gens qui pensent pouvoir me rencontrer, alors à chaque fois qu’on en fait la demande, j’accepte, moyennant quelques précautions bien entendu, mais elles resteront à ma discrétion. Je suis sûr que quelqu’un comme vous comprendra. »

Alors que les premiers mots étaient dits sur le ton de l’humour, la fin de la phrase était pleine de sous-entendus. Rien n’est laissé au hasard avec la force. La vision de ce matin, ce rendez-vous unique en son genre, le manque total d’information, tout était là pour pousser le Fames à se méfier du Nagai. Tout concordait avec la vision. Cette masse sombre… Le syndicat ? Cette main qui empoigne l’esprit du sith… Le Nagai ? A moins que la masse et la main ne fassent qu’un, mais dans ce cas, qui était quoi ? Se pouvait-il que le syndicat ne soit qu’une simple couverture ? Possible, mais dans ce cas, un passé et des traces de l’entreprise auraient été créées pour que le directeur puisse, comme à son habitude, traité l’affaire sans rien remarquer. Cette hypothèse laissait à penser que le Nagai n’était qu’un pion, et pourtant, Thron ne trouvait guère plus sur un certain K’hol Jedden alors qu’il était pourtant simple pour une organisation clandestine d’envergure de créer un passé et une histoire à une seule et unique personne. Rien ne concordait avec les pratiques habituelles de la pègre ou des escrocs. Dans ce cas, qui était réellement la personne qui se trouvait en face de lui ? Thron se le demandait. Il était maintenant temps de voir jusqu’où les informations dont disposait K’hol sur la Kl et son directeur allaient. Fames entrait en jeu au travers du vieillard.

« Votre affaire me semble fort intéressante et je puis vous donner quelques bases du contrat que nous pourrions passer. »

Le sith se leva de sa chaise, pris sa canne et appuya sur un bouton de son datapaad. Les murs changèrent de couleurs pour devenir sombre. Des carrés blancs apparurent, remplis de données diverses sur un transporteur de type Galofree. Taille, poids, contenance maximal, nombres disponibles, noms des pilotes et nombre de membres d’équipage, tout était visible sur le mur en face de Nelius. Sur le mur à sa droite, une ébauche de contrat tel que celui qui avait été signé avec le Coréllien plus tôt dans la journée. On y voyait des trous à remplir un peu de partout permettant de définir exactement le type de cargaison, le type d’assurance souscrite, le nombre de transports nécessaires, ect. Une fois l’affichage des données terminées, Thron annonça sur un ton joyeux et enfantin :

« Je ne m’en lasserai jamais. »

Avant de reprendre avec un sérieux et une voix grave dont chacun des mots se détachaient des autres d’une manière parfaite.

« La KL Corp a été fondé par mon père pour subvenir aux besoins de Coruscant pendant une période de crise importante. Sa mort fut prématuré et pris bon nombre de personnes, moi compris, au dépourvut. Fort de mes études et la fougue de la jeunesse m’habitant encore à cette époque, j’ai décidé de reprendre l’entreprise en main et de la développer. Comme vous le savez, tout développement amène son lot de règles et des paperasses. Je ne suis pas particulièrement attiré par a paperasse, mais les organes de contrôles des différents gouvernements veulent toujours savoir d’où vient mon argent. Cette situation m’impose de créer des schémas de base pour chaque contrat. Bien entendu, les contrats sont personnalisés en fonction des demandes du client, n’ayez crainte. Tout cela pour en arriver à ce que vous pouvez voir sur votre droite. Vous pouvez vous lever si vous le désirez.

Voici typiquement ce que j’appelle un contrat type. Ce schéma est utilisé pour tous nos contrats, chaque information inscrite dessus doit pouvoir être vérifié par les agents de la KL Corp, ainsi que par les organes de contrôle cités précédemment. Dans notre cas, votre demande exigera l’utilisation de deux transporteurs Galofree. L’un d’eux voyagera quasiment à vide, le problème étant que la soute maximale disponible sur ces transports, est de dix-neuf mille tonnes. Nous ne disposons pas de modèles intermédiaires entre la Galofree et le super transport XL. Cela entraînera possiblement une hausse de la facture au début, mais elle sera amortie sur la durée, si les cargaisons augmentent.

J’apprécie le fait que vous vous engagiez à protéger nos transporteurs, bien que cela soit tout à fait compréhensible vu que c’est en quelque sorte votre argent qui transite à l’intérieur. Néanmoins, nous avons, avant de parler de ces parties précises du contrat, un petit problème à régler »


La voix du sith devint imperceptiblement pus tranchante.

« Il me faut en savoir plus sur le Syndicat des 501. Comprenez qu’une entreprise de la taille de la KL Corp ne peut se lancer dans le transport des ressources d’un nouveau client sans en savoir un minimum sur lui et nous n’avons eu que très peu d’information sur l’entreprise que vous représentez. Il nous faut connaître le plus de choses possibles sur le Syndicat avant de pouvoir faire affaire avec lui et ce pour des raisons évidentes de sécurités et, parfois, de légalité. »

Fames se tut, fixant son interlocuteur pour capter le moindre changement de comportement. La situation n’était pas normale et le sith était déterminé à en trouver la raison. Il allait commencer par creuser la piste du syndicat et il comptait le faire jusqu’au bout, puis il s’occuperait du Nagai si jamais le problème n’était pas réglé. Personne ne menait en bateau Darth Fames, absolument personne.
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MessageSujet: Re: [Anaxes] La Croisée des Chemins   Jeu 23 Mai - 11:17

Plus que malin ou débrouillard, on sentait les stigmates de la grandeur chez ce viel homme décharné. Toujours sous l'apparence de Thron Anho, c'était bel et bien Fames qui intriguait. Il ne serait jamais capable d'égaler la maîtrise martiale de Reylos et ou la puissance abyssale de Nelius dans la Force, mais il possédait une arme qu'il avait apprit à polir, à renforcer avec le temps. La subtilité. De ce fait donc, sous estimer cet être qui aimait se présenter au monde comme un gentil vieillard accessible serait une grossière erreur. Ce talent qui germait sous les yeux de Nelius était bien trop précieux pour qu'on le gaspille ainsi, et il convenait avant tout de mettre Fames face à la vérité. A ce stade, le Sith'Ari ignorait encore comment l'humain réagirait lorsqu'il comprendrait enfin l'ampleur de la supercherie. Quoi qu'au vu de ses précédentes réactions, il y avait fort à parier qu'il soupçonnait déjà quelque chose.

Mais il n'était pas encore temps de se prêter à ce genre de considération. Non, il fallait encore une fois se livrer à ce rituel insipide qu'affectionnent tant les êtres inférieurs. Fames continuait de disposer ses pions de manière habile. Conscient que la réponse au sujet de ses origines n'avait pu étancher l'intérêt de l'Humain, il ne fut pas surprit de le voir poursuivre sur sa lancée en lui demandant si sa condition de non humain avait une influence particulière sur son travail et sur son rapport aux humains. Une question qui se serait avérée pertinente si d'aventure on l'avait posée dans un autre contexte. Pourtant, en dépit de cet agacement qui commençait à poindre dans les tréfonds insanes de son esprit, Nelius savait qu'il devait se plier à l'exercice. Un représentant non humain devait toujours faire face à l'ostracisme et au rejet de certains humains, même au sein de groupuscule comme l'AG ou la CSL. Une entrave qui pouvait aussi se révéler fort utile, tant au niveau commerciale que relationnel. Connaître ce genre de détail, c'était après tout la raison d'être du Syndicat. Trouver l'information puis l'extraire, pour enfin l'utiliser lorsque le moment sera plus propice. En l'occurance, on n'imagine pas combien la diffusion d'une vidéo montrant une personnalité humaine faisant preuve de racisme pouvait être désastreux, du moins pour l'humain en question.

-Vous soulignez un point des plus importants, Président Anho. Il n'est pas facile pour un non humain de nouer des contactes, fussent-ils commerciaux, avec de tels personnes. Heureusement, le temps et l'expérience m'ont apprit que tout être peux renier ses principes pour son propre bien, à condition de savoir quoi lui proposer, cela va de soi. Enfin presque tout les êtres, il en demeurent certains si épris de leur croyance qu'ils ne peuvent s'en défaire. Enfin cela, vous devez le savoir bien mieux que moi.

Car après tout, rien ne pourrait changer le Sith en Thron Anho. Darth Nelius ne pouvait encore sentir sa présence obscur, mais pourtant il en était à présent certains. Ces quelques informations qu'il avait déniché dans l'ancienne base de donnée de Reylos était l'expression d'une réalité encore en devenir. Thron était un homme d'affaire, Fames était un Sith. Ces deux personnalités pouvait œuvrer pour l'Ordre, lui apporter un pied-à-terre pour mieux s'implanter au sein de l'alliance galactique. Mais pour cela, il fallait avant tout découvrir ce que l'humain voulait, car tout Sith n'offre que si lui même reçoit. Une tradition tacite, mais qui s'était pourtant inscrite dans l'âme même du Sith'Ari. Un Sith était avant tout un être fait d'ambition, et il n'y avait qu'a constater ce à quoi Thron avait consacré sa vie pour savoir qu'il ne faisait pas exception à la règle. Il était ambitieux, et prudent, comme il l'annonça lui même. Craignait-il pour sa propre survie? C'était à la fois probable et amusant. Certes, Nelius se trouvait dans son entre, certes son pouvoir était grand, certes il commandait sans doute une légion d'agent de sécurité, de droïde assassin ou d'autres gardes du corps capables de le protéger face à un danger, qu'elle que puisse en être la nature. Mais cela ne suffirait pas contre le Sith'Ari, pas s'il décidait subitement que Thron représentait plus un danger qu'une opportunité. Aurait-il voulue lui briser le coup en cet instant, et Thron n'aurait rien pu faire pour empêcher cela. Si Reylos avait prit sa place, si le Zabrak était parvenue jusqu'ici pour se faire menacer et questionner... La tête de Thron décorerait à présent son élégant bureau. Mais de tels procédés n'était pas à l'image de Nelius. Plus des être brutaux et incontrôlable, les Sith avaient évolués vers une compréhension du côté obscur et la fois nouvelle et complexe. Attirer Fames dans le giron de l'Ordre servirait bien mieux les intérêts Sith que d'en finir avec lui ici.

-Cela ne m'étonne guère, un homme d'affaire de votre stature doit pouvoir disposer d'une certaines sécurité dans l'exercice de son travail. Comme nous tous d'ailleurs, au vue de l'époque dans laquelle nous vivons. Pourtant, j'ai parfois l'impression que ce genres de mesures ne fait que conforter l'être, sans pour autant lui assurer qu'il sera à l'abri du danger. Je me plais à croire que le danger est un élément indissociable du reste de la vie. Ceux qui l'accepte peuvent s'élever, ceux qui s'en méfie reste cloués au sol.

Encore que prendre quelques mesures pour assurer sa propre sécurité était une notion élémentaire pour qui voulait côtoyer un Sith, surtout si ce dernier était en plus de cela un directeur d'entreprise vous accueillant dans son propre bureau. A l'instar de Thron, Nelius avait prit également quelques mesures. Pour autant, ce n'était pas sur ce détail qu'il focalisait son attention, mais bien sur l'humain, à qui il venait de parler d'une bien étrange façon. Toujours dans l'optique de baliser la piste devant Thron, il l'amenait peu à peu à se poser des questions, des questions qu'il se posait déjà mais qu'il pouvait à présent tourner sous un angle nouveau. Il fallait toutefois continuer cet entretien, suivre ce fils conducteur que les deux protagonistes s'étaient mutuellement imposés. Ainsi, lorsque le viel homme ramassa sa canne (objet dont il n'avait nul besoin pour se déplacer et qui pouvait se révéler d'une fonction tout autre que le simple appui) tout en invitant Nelius à le suivre, ce dernier ne manqua pas de le faire. Après avoir appuyé sur un bouton qui commandait l'apparition d'une quantité impressionnante d'appareil électroniques, il commença à détailler les modalités de l'opération. Son discours était précis, sans fioriture, d'une simplicité qu'il le rendait encore plus percutant. Après avoir brièvement détaillé comment il était devenue propriétaire de la KL corp, il se concentra ensuite sur la façon dans la cargaison devait être acheminée, en prenant soin d'émettre divers réserve qui n'aurait manqué de gêner tout représentant désireux de conclure une affaire. En effet, mettre a disposition un vaisseau pour un cargaison de seulement milles tonnes était tout sauf rentables. Ce qui en l'occurance couterait cher au client proche du syndicat, assez en tout cas pour lui faire reconsidérer le contrat. Il allait falloir négocier sur ce point, demander à Anho une autre manière de procéder qui permettrait au Syndicat de rentrer dans ses marges. Cela promettait d'être une discussion fastidieuse et âpres, mais pour autant Nelius n'avait pas le choix en la matière s'il voulait préserver sa couverture.

-Le fait de voyager avec un appareil presque à vide risque de contrarier notre client, qui dans ce cas risque de reconsidérer la nature de l'engagement qui nous lies actuellement. Pour mille tonnes, c'est bien dommage... surtout lorsque l'on sait que comment sont calculés les capacités de transport pour un tel véhicule. L'idéal serait sans doute de se limiter à un de vos vaisseau, que nous savons capables de contenir un si léger surplus. Nous pouvons même nous engager à afficher notre responsabilité en cas d'avarie ou d'incident de toute sorte, à la fois juridiquement et financièrement. Nous savons tous les deux qu'il est parfaitement légale de procéder à ce genre de réajustement technique, surtout dans le cadre d'une premier contrat.

Toutefois, je pense qu'il pourrait exister une solution, dans le cadre ou nous prenons déjà en charge la défense de vos cargos. Voyager à vide créerait un manque à gagner pour la société que je représente, mais pas pour la votre, surtout si l'on considère qu'un contrat plus régulier verra le jour si nous donnons satisfaction. Je ne peux pas encore vous révéler les teneurs de cette discussion, mais nous parlons de cargaison pouvant avoisiner les trois chiffres.


La perspective de transporter au minimum cent milles tonnes de limites aurait de quoi réjouir Thron Anho, tout comme cela fournirait à Darth Fames de quoi réfléchir. Un tel contrat pouvait booster la croissance de la KL corps et lui ouvrir les portes d'un marché très lucratif. La lommite étant l'un des matériaux essentiels à la fabrication du plasticier, la demande resterait toujours élevée, assez et suffisamment longtemps pour permettre à la KL Corp de récupérer de juteux bénéfices. Mais pour se faire, Anho désirait obtenir plus d'information sur le Syndicat. Ce qui était impossible dans l'état, puisque cela obligerait Nelius à se révéler sous son vrai visage. Chose qu'il ne comptait pas faire dès à présent. Fames s'en sortait bien pour l'instant, mais il lui fallait en savoir plus sur lui. L'amener à se révéler serait un exercice difficile, mais pas trop pour qui connaissait son secret. Nelius n'avait qu'a prononcer une phrase, simple et crue, pour transformer la réserve d'Anho en peur. Sortant de sa poche une holopuce à l'apparence quelconque, il s'avança vers l'humain et la lui tendit, affichant toujours cet aire distant mais poli qui caractérisait Jedden.

-Voici les informations que vous devez savoir à propos du Syndicat. Comme vous pourrez le constater, notre manque de visibilité est essentiellement due au type de clientèles que nous ciblons. Ce genre de personnes à besoin de discrétion ,et nous la leur apportons à la conditions de rester dans le cadre de la légalité. Si je voulais être prosaïque, je nous définirais comme une entreprise de service à la personne, sauf qu'en l'occurance les services vont du conseil financier au transport de marchandises, comme dans le cas présent.

En effet, tout les documents inscrits sur cette puce narrait l'histoire officielle du Syndicat, celle que Nelius avait mis près de vingt ans à peaufiner pour que le secret puisse en rester un. Comme Thron pourrait le constater dans un instant, le manque d'information sur le Syndicat pouvait facilement s'expliquer. Mieux que ça, il pourrait constater l'éxistance physique de l'entreprise, constater des liens qu'elle noue avec bon nombre de gouvernements planétaire, entreprises ou privés désireux d'en appeler à leur service, sans pourtant connaître leur identité. Rien d'illégal, rien de suspect, autant d'éléments qui ne manquerait de renforcer la réserve de Fames. La parade semblait trop facile sans qu'il puisse pour autant la contester, du moins s'il voulait conserver ce rôle qu'il se plaisait tant à arborer.

-Je comprend aisément vos réserves, Directeur, elle est idoine à ceux qui commencent à traiter avec nous. Vous verrez pourtant avec le temps que nous associer nous sera mutuellement profitable. Mais pourtant, pourtant, vous devez comprendre que cette réserve puisse être partagée. Après tout, qui est véritablement Thron Anho?

La question, pourtant posée sur un ton des plus calmes, créa aussitôt un froid entre l'humain et le Nagaï, ce dernier se contentant de regarder son homologue droit dans les yeux avec air serein, presque amusé. Cela ne l'empêchait pas pour autant de tenir prêt à tout attaque éventuel. Dès à présent, continuer cet entretient serait comparable à marcher sur des braises ardentes. La moindre erreur pourrait se révéler fatale. Tournant le dos à l'humain, comme pour lui offrir une occasion de s'en prendre à lui, il commença à marcher dans la pièce, détaillant avec cette précision qui était la sienne chaque éléments. Au moindre signe suspect, le Sith'Ari se tenait prêt pour lâcher la bride à ignominieusement puissance qu'il cachait.

-Vous disiez tout à l'heure vouloir entendre mon histoire. Celle ci est longue, dure et emplie de ténèbres, mais elle porteuse d'un message qui un jour se révèlera aux yeux du monde, ou des mondes devrais-je dire. Je veux bien vous la conter, mais à l'unique condition que vous soyez prêt à l'entendre réellement. L'êtes vous, Thron Anho?

La limite entre l'ambassadeur et le Sith'Ari s'estompait peu à peu, sans pour autant abandonner cet apparat encore nécessaire dans la situation présente. Mais même cette ultime précaution serait bientôt obsolète.

Il était temps pour Darth Nelius et Fames de se rencontrer.
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MessageSujet: Re: [Anaxes] La Croisée des Chemins   Sam 25 Mai - 12:33

Un sith reste un sith, mais Fames était, au commencement, un économiste, un chef d’entreprise et c’est donc comme tel qu’il continuait de se comporter et ce, même devant une personne aussi étrange, voir mystérieuse que le Nagai. Pourtant, ce dernier parait beaucoup, il donnait beaucoup de sa personne, mais en étudiant chacune de ses paroles, on se rendait compte qu’elles étaient toutes creuses… ou presque. Chacune des phrases du Nagai était vide d’intérêt, comme s’il parlait simplement pour répondre à son interlocuteur et non pas pour donner les informations que ce dernier cherchait. Thron s’en rendit compte quand le non-humain lui parla de sa condition. Là où Thron avait exprimé ses convictions, en tout cas, une certaine partie, le Nagai n’avait fait que rebondir simplement, acquiescer les paroles du vieil homme sans rien ajouter de réellement concret sur son expérience personnelle. Il avait énoncé un argumentaire banal et rêder, visant à endormir les gens posant un peu trop de questions et ça, Thron ne l’aimait pas. Nelius était quelqu’un d’habile, il avait l’habitude de se cacher, c’est en tout cas ce que pensait l’humain, mais ce dernier se jugeait toujours supérieur à son interlocuteur, il n’avait pas l’intention de se laisser berner et encore moins dans son propre bureau.

Le vieux regarda le jeune. L’un connaissait la nature de l’autre, l’autre tentait d’apprendre celle du premier. Ce jeu pouvait durer encore longtemps si les deux êtres le voulaient. Cette confrontation amusait le sith à l’intérieur de l’humain, il en riait presque aux éclats dans les pensées du vieil homme. Pourtant, il se préparait aussi au pire. Il n’était pas un simple Nagai, cela, Thron en était de plus en plus sûr, mais qu’était-il vraiment ? Au fur et à mesure que la discussion avançait, Fames réfléchissait à sa vision, la situation était de plus en plus troublante, semblait de plus en plus concorder avec les interprétations qu’il avait faites. Ce K’hol était-il un sith ? Un jedi ? Non, pas un jedi, les jedi n’avait aucun intérêt à porter à Thron, surtout par les temps qui courent. Ils étaient bien mieux avec la CSL et n’avait pas à s’occuper des affaires de l’AG, en tout cas pas du transport de nourriture. Les jedi étaient des guerriers qui juraient de défendre la paix, en aucun cas ils n’iraient précipiter la guerre. Un sith donc ? Ou un jedi noir ? Le deuxième cas, Fames en avait déjà croisé, plusieurs même et tous étaient aujourd’hui morts. Ils avaient fait l’erreur de se croire plus puissant qu’un vrai sith. Certes, L’humain était loin d’être le meilleur combattant, mais la foudre sith était généralement fatale et le vieux la maniait avec une précision létale. Ne restait alors plus que le sith. Dans ses souvenirs, celui qui avait tué Odum était différent, dans sa signature dans la force, mais aussi dans la représentation physique que la force avait faite de lui. Le Nagai ne rentrait pas dans le schéma que c’était fait Thron de l’assassin de son ami et confrère Odum. Qui était-il donc ? Son comportement laissait à suggérer qu’il pouvait être semblable à Thron lui-même, un sith solitaire qui œuvre pour l’ordre, mais cela ne coïncidait pas non plus avec la situation. Un sith tel que Thron n’aurait jamais fait le déplacement, c’était trop risqué. Néanmoins, Nelius était jeune, il pouvait avoir moins de recule et de patience que le vieux croulant qu’il avait en face de lui… Fames se rendit compte que cela faisait plusieurs secondes qu’il fixait d’un regard intense et sombre le Nagai devant lui. Il cligna des yeux et son regard redevint doux et compatissant.


« J’ai effectivement pu constater, durant ma « longue vie » le comportement des humains vis-à-vis des autres et la puissance des différentes croyances. »

Le sith ne fut pas particulièrement chaleureux. Il avait parfaitement compris le message que tentait de lui faire passer son homologue et il en était maintenant sûr, K’hol n’était pas un jedi, surement un sith, mais cela restait encore à prouver, chose que l’humain allait s’empresser de faire.

« Effectivement, un homme comme moi se doit d’être bien protégé et ce, même si c’est plus de l’esbroufe qu’une véritable protection rapprochée. Ma véritable protection ne vient pas de mes hommes, mais des capacités de ce bâtiment. Par exemple, une simple pression sur un bouton et le sol en dessous de vous s’ouvre, vous faisant chuter de plusieurs étages avant de terminer dans une cage au sol électrisé. »

L’humain fit une pause pour marquer l’effet de sa phrase avant de reprendre.

« Bien entendu, je n’ai jamais eu à l’utiliser, mais vu le genre de personnes qui traînent dans la galaxie et leur capacité, qui pour certaines, sont très spéciales, je préfère ne pas prendre de risques inutiles. J’ai été jeune, j’ai vadrouillé et pris des risques à de nombreuses reprises. Aujourd’hui je suis vieux et je ne prends plus le même type de risques. Jouer avec les puissants, jouer avec la politique est une autre façon de prendre les risques que je trouve très stimulante. C’est en tout cas le cas pour mon intellect de vieil homme diminué par l’âge. »

Fames fit son plus grand sourire, découvrant quelques dents artificielles, certainement là pour en remplacer d’autre qui sont tombées ou qui ont été cassées dans sa jeunesse.

« En tout cas, au vu de nos positions respectives dans la hiérarchie galactique, je pense que nous avons sur faire preuve de suffisamment de risques pour nous envoler, n’est-ce pas ? »

Thron sourit de nouveau, mais d’un sourire beaucoup plus sombre et remplit de sous-entendus. Fames s’appuya un peu plus sur sa canne, laissant échapper un long soupire et secouant les épaules pour les détendre. Faire croire que l’on est diminué est une arme et le sith adorait l’agiter devant les autres. Tous ses clients pensaient qu’il n’était qu’un vieillard, un faible, peut-être même devenu plus bête qu’il ne l’était dans sa jeunesse. Naturellement, les clients se laissaient aller et baissaient leur défense et c’est à ce moment-là que le directeur attaquait et sortirait un maximum d’argent à ces idiots. Le Nagai, lui, était différent, il ne se laissait pas avoir, certainement parce qu’il en savait long sur Thron. Dans ce cas il devait aussi se douter que la canne de l’humain cachait en fait le sabre laser de ce dernier et que la façon dont il tenait le bout de bois indiquait qu’il était prêt à dégainer au moindre signe d’agressivité.

Le vieux écouta son « client ». Ce dernier n’aimait pas le contrat et Thron se doutait de ce qu’il allait dire. Un vaisseau en trop, possibilité d’augmenter le tonnage des vaisseaux existants et tout le tralala. Le sith connaissait par cœur ces phrases-là car bon nombre de ses plus fidèles clients les lui avaient sorti. Néanmoins, et contrairement à son habitude, l’humain n’allait pas tenter d’argumenter en faveur de son contrat, au contraire, il allait abonder dans le sens de son interlocuteur pour se montrer conciliant. Bien entendu, la KL Corp ne gagnait pas grand-chose sur l’utilisation d’un seul de ses vaisseaux, mais pourtant, Thron allait courber l’échine pour une fois, car la promesse d’une cargaison beaucoup plus grosse n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

« Je m’attendais à ce genre de réticence, c’est tout à fait courant avec nos contrats comme vous pouvez vous en douter. Néanmoins, je peux faire une exception avec vous, appelons cela un appel d’offre. Nos cargo peuvent monter sans problème jusqu’à vint mille tonnes, ce qui sera suffisant pour vos premiers voyages. D’autres vaisseaux vous seront alloués au moment opportun. Nous avons donc un terrain d’entente. Tant que la protection du puis des vaisseaux est assurée, je suis prêt à faire un écart avec notre manière de faire habituelle. Prenez cela comme une faveur et gardez en tête qu’elle est unique. Si jamais un autre contrat nécessite un voyage presque à vide pour l’un de mes vaisseaux, soyez sur que je vous retournerai le cerveau, comme tout bon négociateur se doit de le faire, n’est-ce pas ? »

L’humain laissa échapper un petit rire sonore et sincère quand il eut fini de parler. Il aimait bien cette discussion, sous tous ses angles, même les plus sombres. Le Nagai était une personne intéressante et parler avec lui s’avérait instructif sous bien des vues.

Quand Nelius remit les informations sur le syndicat, Thron appuya sur un bouton. La jeune secrétaire entra dans le bureau. Elle rougit quelque peu quand elle vit que son patron la fixait. Le dit patron lui expliqua sa mission : décortiquer les données avec le comptable et faire un résumé. Thron comparerai ensuite le résumé avec les informations d’origines pour y apporter son regard de sith et ainsi être sûr que tout ce qui était important figurait dans la base de données de l’entreprise. La femme saluât rapidement les deux hommes avant de disparaître aussi rapidement qu’elle était apparue. Fames reporta toute son attention sur son confrère.


« Nous nous comprenons donc mutuellement, ce qui est déjà un grand pas quand il s’agit de faire des affaires. La position du syndicat vis-à-vis de ses clients est, ma foi, fort intéressante. Je l’avais envisagé passer un temps pour la KL Corp, mais la guerre a frappé la galaxie ou plutôt devrais-je dire, les guerres et je me devais, au moins pour avoir bonne conscience, d’aider notre cher gouvernement dans sa quête de reconstruction. On peut dire que je suis, à ma façon, un peu patriote, même si aujourd’hui nos transporteurs livrent aussi bien l’alliance galactique que la confédération. La galaxie est de nouveau à un point de non-retour et c’est à nous, entreprises, de maintenir un certain équilibre des forces et de traiter avec les deux partis, sans quoi nous serons balayé avec le gouvernement qui perdra la guerre et ça, je ne peux me le permettre. »

Sa voix était pleine de conviction et son regard brillait. Fames avait aussi profité de sa tirade pour passer un message à Nelius. Il traitait avec les deux partis, il avait des contacts aux deux endroits, il pouvait, à sa manière influencer le cours de la guerre si elle éclatait. Sa position d’élément centrale et de principal transporteur pour les denrées de première nécessité pour de nombreux mondes donnait un grand pouvoir au sith, mais ça, son interlocuteur ne pouvait le savoir, tout au plus s’en douter.

Le changement de comportement du Nagai n’échappa pas au vieillard, bien au contraire. Nelius lançait sa première véritable carte en tant que sith et ça, Thron l’avait bel et bien compris. Le regardant faire le tour de la pièce, Thron savait que son éventuel ami cherchait à repérer les pièges et autres systèmes de sécurités. Quand celui qui se faisait appeler K’hol eut fini de parler, Fames prit quelques secondes pour réfléchir, fixant l’autre sith. Serrant un peu plus sa canne, près à appuyer sur le bouton d’activation de son sabre, il prit la parole. Sa voix se faisait plus rauque malgré lui.


« Je suis un vieil homme qui a bourlingué à travers la galaxie pendant de nombreuses années. J’ai vécu et entendu nombre d’histoires sombres. Vôtres dernière phrase déborde d’une grande ambition et d’une grande confiance en vous et vu la teneur de vos propos, je vous propose de changer de lieu. »

D’un geste de la main sur son datapaad, Thron fit disparaître toutes les données et un escalier descendit du plafond. Cet escalier menait directement à la salle de méditation du sith. Dans cette salle, il n’y avait aucun piège, aucun système d’enregistrement et certaines conversations se devaient de rester secrètes.

« Suivez-moi, ici les murs ont des oreilles, là-haut, seul le vent nous entend. »

Fames monta les marches d’escalier jusqu’à a dite salle, au dernier étage et ce sans se soucier de savoir s’il était suivi ou non. Il le savait, Nelius le suivrait, il le savait, ce Nagai n’était pas un jedi noir.
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