Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Ven 31 Mai - 20:44

    Intéressant… mais aussi effrayant…tel était ce que je pensais à la vu des données que j’avais affiché sur un écran…Ces dernières m’avaient été envoyées par Célestine Kuat qui en avait profité pour me fournir les coordonnés du chantier où était stationné mon bâtiment mais aussi pour m’affirmer que les réparations avançaient bien… Les données en question étaient pour faire simple des plus sensibles et des plus dangereuses…du moins si elles tombaient dans des mains peu scrupuleuse… J’avais ni plus ni moins sous les yeux que tous les plans des superarmes ayant pu être créé dans cette galaxie : le canon galactique, le destructeur des mondes, l’étoile de la mort, la technologie MCPS, le broyeur de soleil et bien d’autre choses encore qui n’avaient jamais pu voir le jour étant donné que ces autres inventions n’étaient restées qu’au stade de plan au moment de la destruction du complexe de The Maw…
    Avoir ces plans, sous les yeux, était intéressant pour la simple et bonne raison que je comprenais désormais le fonctionne de chacun des engins qui m’étaient présentés… Et sur le moment je ne pus m’empêcher de me dire, que l’ingéniosité des hommes pouvait aller très loin… Toutefois j’étais aussi effrayée car ces armes pouvaient, pour la plupart, détruire des planètes voire des systèmes entiers... Mais ce n’était pas le seul aspect qui me faisait peur… En effet, je me demandais quel pouvait bien être cette menace contre laquelle j’aurais du user de ces armes en derniers recours… Quoiqu’il s’agisse, cet ennemi devait être encore plus redoutable que les Sith…et que les Vongs… Malheureusement pour moi, je n’avais aucune idée à quel genre d’adversaire nous allions devoir nous confronter… Si seulement Natasi avait pu me fournir des renseignements à ce sujet… Cela aurait pu grandement m’aider…

    D’un autre coté, j’avais une autre hypothèse en tête… Elle pouvait très bien m’avoir donné ces données afin de protéger la galaxie contre une menace semblable à celle de Caedus auquel cas au vu du potentiel destructeur de ces armes, une telle histoire serait vite réglée… Néanmoins, cette suggestion de mon esprit me semblait totalement stupide… Pour affronter un Sith, il n’y avait guère besoin d’avoir un super laser à moins que celui-ci n’arrive à la tête par exemple des forces impériales auquel cas il disposerait de ressources incommensurable… Il ne pouvait donc s’agir que d’autre chose…mais de quoi ? Telle était la question, que je me posais…
    Je savais pertinemment que le datapad ne m’avait pas encore dévoile tous ses secrets… Néanmoins, je doutais fortement que ma grand-mère n’ait voulu me donner des renseignements à ce sujet auquel cas Célestine, qui avait pu consulter les données elle aussi, aurait pu me dire dans son message que je devais visionner impérativement le contenu de ce dernier. Or ce n’était pas le cas… Le dossier portant donc mon nom parmi toutes ces données devait concerner sans aucun doute un autre point qui me concernait exclusivement…

    Alors que je m’apprêtais à consulter ce dossier, mon datapad vibra ce qui m’arracha un juron… Je n’aimais guère être interrompu surtout lorsque ce que j’avais sous les yeux était d’une importance capitale… Consultant donc le message en question, je ne pus m’empêcher une fois encore de pousser un juron quand je pus voir de quoi il s’agissait :


    « -Hum, capitaine Daala, bonjour. Je suppose que je gagnerais du temps en nous évitant à toutes deux les formalités d'usage, et je doute que vous en preniez rigueur, aussi j'irais droit au but : Je dois me rendre à la célébration de la naissance de l'empire, dans le musée Gilad Pellaeon sur bastion... Puisque vous connaissez déjà bien la planète, et que j'apprécierais une présence amie dans une soirée qui s'annonce d'un ennui mortel, je souhaiterais vous y convier également. Vous pourriez sans doute amener quelqu'un pour nous faire de la compagnie je suppose. Mes salutations, et au plaisir de vous revoir. »

    Une célébration… Quoi de plus ennuyant… Pourquoi fallait-il donc que cela tombe sur moi ?! J’avais horreur des célébrations et autres festivités…. Quoique depuis les évènements de Coruscant, je les détestais encore plus ! Qui plus est, les données que j’avais sous les yeux me semblaient bien plus vitales qu’une simple petite sauterie entre officiers, personnalités politiques et culturelles et vieillards… Hélas je n’avais guère le choix… Bien que ce message soit une invitation, n’importe quel imbécile pouvait deviner qu’il s’agissait surtout d’un ordre…ce qui ne m’enchantait pas… Si seulement, cela avait pu être une invitation…j’aurais pu la refuser sans aucun problème en prétextant n’importe quoi… Malheureusement pour moi ce n’était pas le cas…et j’allais devoir obéir aux ordres…

    Le seul coté positif dans tout cela c’était le fait qu’au moins il y aurait la Grande Amirale à mes cotés… Toutefois…il y avait de forte chances pour que de nombreuses personnes l’encerclent afin de l’importuner…ce qui me mettait quasiment hors jeu… En d’autre terme, il y avait de fortes chances pour que je serve de chandelle en cette si charmante soirée….qui s’annonçait pourtant si bien avant que je ne reçoive ce message…
    Concernant le fait d’inviter une autre personne…. Je ne voyais guère qui inviter… J’avais donné congé à la plupart de mes hommes dont mon lieutenant et Jenkins… Et il était hors de question que je les embête alors qu’ils devaient très certainement être avec leurs proches…. Quant-à emmener mon droide astromécano avec moi il en était hors de question… Avoir comme compagnon un droide lors d’une célébration était une idée quelque peu saugrenue…surtout lorsque l’on connaissait le caractère de ma boite de conserve… Il restait toujours Artémis…mais cette fois-ci, contrairement à la dernière fois, je n’avais guère envie de l’importuner… Certes je l’appréciais et sa présence aurait été plaisante…mais je savais d’après la conversation que j’avais eu avec elle à la Vector Tower, qu’elle préférait de loin une bonne vieille cantina et non un endroit où des personnes seraient tous déguisées en officier d’opérette… Par conséquent, j’allais donc m’y rendre seule…

    Hélas... c’était une fois de plus l’occasion pour moi de constater qu’un bonheur n’arrivait vraiment jamais seul… En compagnie du message d’Aerys, il y avait un carton d’invitation sur lequel était exigé une tenue correcte… Autant dire que je pouvais dire adieu à mes vêtements habituels mais aussi…à mon uniforme…pour pouvoir revêtir à la place quelque chose de bien plus…féminin…à savoir…une robe…vêtement que je n’affectionnais guère… En fait…pour dire la vérité, je n’aimais guère porter des robes et des uniformes… Que ce soit à bord de mon bâtiment ou dans la vie de tous les jours, j’avais l’habitude de porter des vêtements militaires mais d’ordre décontractés…
    Prononçant une fois de plus un juron mais cette fois-ci en Mandalorien, j’abandonnais la consultation des données que j’avais sous les yeux pour me préparer… Autant dire qu’au vu du fait que je n’étais guère habituée à me dévoiler sous un aspect plus féminin, ce changement d’apparence risquait de prendre du temps….beaucoup de temps… ce qui me faisait grincer des dents…

    Ainsi, je commençais d’ores et déjà à prendre une douche…ce qui eut le donc de me calmer et de me faire songer aux données envoyées par Célestine… Je me demandais si nous devions, par mesure de précaution, commencer la création de l’une des superarmes décrites dans ce datapad… En avoir une à disposition au moment opportun semblait la meilleure solution… Toutefois en créer une était quelque peu dangereux du fait du potentiel destructeur de ces armes… Si quelqu’un venait à apprendre qu’un tel projet était en cours, il y avait de fortes chances pour qu’il tente de s’en emparer afin de servir ses propres intérêts auquel cas cela serait désastreux… Cela serait également désastreux de ne pas avoir d’appareil capable de contrer cette menace inconnue qui se profilait à l’horizon… Il allait donc falloir se décider et vite…
    Au final… quelque serait la décision de Célestine et la mienne, notre choix serait lourd de conséquence que ce soit dans un cas comme dans l’autre… Personnellement, plus j’y pensais et plus je me disais qu’il était possible de construire cette arme…du moins si la responsable des chantiers navals de Kuat acceptait de camoufler cette gigantesque construction le temps qu’elle soit prête, comme cela fut le cas pour l’Eclipse il y a fort longtemps…
    Deviser seule à ce sujet, ne servait à rien au final. Pour savoir si cela allait être exécuté ou non, il fallait que j’en discute avec la Kuat de Kuat… chose que je pourrais sans doute faire lorsque mon bâtiment aura reçu son manteau bouclier et aura été réparé à 100%... Il était impératif de prendre une décision et d’éviter de faire trainer ce sujet en longueur…

    Sortant de la douche, je pris soin de me sécher et commençais d’ors et déjà à me…maquiller… A mes yeux devoir faire cela était de loin bien plus pénible que de récurer les chiottes d’un quelconque Amiral sur un vaisseau de seconde main… A vrai dire…je dus refouler ma colère afin de parvenir à mener cet exercice qui était pour moi bien plus délicat que le ciblage d’une base avec un turbolaser doté d’un ordinateur de visé défectueux…
    Ainsi je commençais donc par appliquer du fond de teint sur mes joues, du fard à paupière et du rouge à lèvres…ce qui me donnait franchement l’impression d’être en train de me déguiser pour un carnaval des plus sordides… Une fois ceci, je dus m’appliquer à me manucurer, et à mettre du vernis à ongle…ce qui m’arracha des grimaces… Je n’étais pas du tout dans mon élément et je commençais déjà à en avoir marre de cette soirée…

    Après en avoir terminé avec cela je pus enfin commencer à m’habiller… ce qui fut bien plus facile d’un coté mais aussi bien plus…humiliant… Pourquoi ne pouvais-je donc pas garder mes vêtements habituels ?! Ils étaient très bien ! Et puis…ils étaient confortables… contrairement à ceux que j’allais devoir revêtir maintenant…
    Ce fut sur ces entrefaites que commença ma…métamorphose… J’enfilais en premier lieu un sous vêtement que ma chère Artémis avait trouvé drôle de m’envoyer …car selon elle la couleur de ce dernier était très similaire…à ma couleur de cheveux… En effet il s’agissait d’un string rouge foncé… Devoir revêtir cela ne fut pas un problème, loin de là… S’habituer à la sensation de ce sous-vêtement sur sa peau et son corps….c’était autre chose par contre… Ce n’était pas désagréable loin de là… c’était seulement… étrange…
    Puis pour finir, j’enfilais ma robe noire, que j’avais eu la bonne idée de prendre avec moi « au cas où »… Celle-ci fut facilement mise étant donné le fait que contrairement à l’autre fois, je savais qu’il ne fallait guère porter de sous vêtement au niveau de ma poitrine… La dernière fois, cela avait provoqué une sorte de gêne qui fut des plus désagréables ! Donc cette fois-ci…Adieu le soutien-gorge ! J’allais pouvoir enfin respirer ! D’ailleurs, bien que je n’aime guère revêtir ce vêtement et que je n’y connaissais rien dans ce domaine, j’avais eu tout de même la bonne idée de prendre une robe dans laquelle je pourrais me déplacer sans contrainte… du fait qu’elle était assez courte…et assez moulante…ce qui la dernière fois avait attiré les regards de quelque personnes à mon grand malheur…

    J’étais presque prête, il ne restait plus que les finitions…à savoir les bijoux… objets que… je ne revêtais jamais et n’achetais jamais vu qu’à mes yeux il ne s’agissait que de simple babioles sans aucun intérêt… Les seuls bijoux, que j’avais en ma possession ici sur Bastion était une monture en Or blanc ayant appartenu à ma mère, que je n’avais guère connu si ce n’est par holo, et des boucles d’oreilles également en or blanc et orné de petits diamants… Au vu du peu de breloques que j’avais, cela fut très vite enfilée…
    Pour terminer je chaussais mes talons, aussi noires que ma robe, et arrangeais quelque peu mes cheveux que je laissais pousser délibérément et qui par conséquent comportaient de nombreuses mèches rebelles… Plus qu’un petit coup de parfum et j’étais quasiment prête !
    En effet, il ne me restait plus que deux choses à emporter avec moi avant de partir en speeder vers le musée Gilad Pellaeon…à savoir un petit sac à main noir ,dans lequel je mis un Derringer avec quelque cellules à énergie et une petite couteau, et des gants de soirée en satin noire afin de pouvoir masquer mes cicatrices et autres plaies qui parcouraient mes mains suite aux évènements de ‘l’Etoile blanche… Du fait de mon entêtement, je n’avais pas pris le temps de les faire soigner correctement ce qui par conséquent m’octroyait des cicatrices, et des grimaces lorsque je ressentais certains élans de douleur du fait de plaies justement mal cicatrisées…

    Sans plus attendre, je sortis donc de mon appartement, pris mon speeder et me dirigeais aussitôt vers le musée et ce malgré le fait qu’il était encore tôt...
    Ces quelques minutes passées à bord de mon speeder me permirent de songer à la guerre qui s’annonçait et au rôle du Chimaera dans tout cela… Du fait que j’étais affectée à l’Escadron de la mort, j’étais sûre d’être dépêchée sur les lignes de front les plus sensibles ou j’aurais tout le loisir de risquer ma vie et celle de mon équipage… ce qui ne me faisait guère peur… Ce que je me demandais en fait, durant cet instant, était assez simple. Comment allais-je utiliser l’atout dont disposait désormais mon bâtiment ? Telle était la question ! Du fait des règlementations actuelles, l’usage des technologies d’ordre furtif avait été prohibé… Toutefois, nous savions tous qu’en temps de guerre, les protocoles ont tendance à être ignoré parmi les partis en présence… ce qui me permettrait dès lors de ne pas avoir à m’exposer à une quelconque cours martiale… Mais malgré cela, il y avait un risque pour que quelqu’un, une fois cette guerre terminée et si j’étais toujours en vie, s’en serve contre moi afin de précipiter ma chute et la destruction de ma carrière militaire… J’allais donc devoir faire très attention lors de l’utilisation de cet appareil… ce qui ne m’enchantait guère… Si seulement, les régimes actuels avaient le cran de l’ancien Empire Galactique…cela m’aurait facilité les choses… Hélas ce n’était pas le cas…

    Arrivant enfin audit musée, je laissais un membre du personnel s’occuper de mon speeder alors que je présentais déjà une invitation à la personne concernée qui ne manqua pas de me « regarder » attentivement… Afin d’abréger ce supplice au plus vite et de le ramener à la réalité, je pris la parole :


    « La Grande Amirale Veers, est-elle arrivée ? »

    L’homme que j’avais en face des yeux me répondit par la négative et me laissa pénétrer à l’intérieur du musée, non sans en profiter pour observer mon postérieur ce qui bien malgré moi me fît rougir. Fort heureusement, il ne put le voir, ce qui me contenta !


    Constatant qu’il n’y avait encore presque personne, je pris soin de prendre un verre de champagne et commençais déjà à observer certaines des pièces présentes dans cette salle et ce alors qu’une musique des plus charmantes était en train d’être jouée. Cette musique eut le don de me détendre et d’apaiser ma colère et ma frustration quant-au fait d’être vêtue de la sorte.
    Ainsi sans que l’on ne me dérange je pus écouter le discours que fît Palpatine, accompagné de Vader, aux troupes impériales dès la proclamation du Nouvel Ordre. Voir ce sinistre personnage ne manqua pas de me faire réfléchir… Je n’avais jamais pu apprécier cet homme du fait des nombreuses conneries qu’il avait pu commettre après la bataille d’Endor… et du fait l’organisation du premier Empire. En effet, il avait mis en place un régime dans lequel de nombreux corps s’affrontaient entre eux… Il avait appliqué la maxime : diviser pour mieux régner… Bien que cette posture soit judicieuse lorsque l’on veut rester au pouvoir, elle demeure des plus idiotes étant donné le fait que cela n’a fait qu’affaiblir encore plus l’Empire… Je ne comprenais franchement pas pourquoi certaines personnes le regrettaient…

    Alors que je regardais tranquillement tout ceci, j’entendis une voix que je connaissais bien… Jetant un coup d’œil discret, je vis qu’il s’agissait, comme je m’en doutais, du sergent instructeur Hartman, qui comme à son habitude trouvait le moyen d’user d’un langage pour le moins disgracieux… La soirée promettait d’être à l’image de la guerre froide s’il me voyait ici… Il devait très certainement m’en vouloir pour avoir osé l’humilier publiquement… chose que j’étais prête à refaire s’il venait me casser les pieds une fois de plus… Au vu de la tenue que je portais, j’étais sûre d’avoir droit à des propos fort imagés venant de sa part…


    « Fais chier… »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Dim 2 Juin - 20:18

Vjun, quartier des officiers, Château de Bast

« Une permission ? Avec une tension pareille ? »
« Oui Santar, vous cumulez une fois encore trop d'heure de travail, il faut savoir se relâcher dans la vie ! Et puis vous ne serez pas totalement libre en réalité, j'ai une mission pour vous. »


La jeune femme arqua un sourcil, voilà donc ce que cachait cette annonce saugrenue de permission alors que la guerre semblait plus que jamais aux portes de la galaxie. La jeune femme croisa les bras et soupira, certes, la perspective de retourner sur Bastion et de retrouver ses proches n'était pas désagréable, très loin de là... Mais la jeune femme craignait, non, elle était même certaine, que cela dissimulait quelque chose de plus ennuyeux qu'un simple retour aux sources auprès de sa famille. Pourtant, la perspective de pouvoir serrer ses parents et sa sœur dans ses bras n'avait pas de prix, mais Artémis était et restait avant tout un bourreau de travail et il était vrai qu'elle n'était pas du genre a réclamer ses droits et sautait de nombreux jours de congé en retard, ce qui ne lui rendait pas la tâche facile. La demoiselle attendit toutefois d'en savoir plus, elle n'était pas du genre a refuser une mission, mais elle n'avait encore aucune idée du genre de tâche que l'on comptait lui confier, si elle en avait eue la moindre idée, elle serait déjà probablement en train de trouver la moindre excuses pour pouvoir y échapper, en sachant qu'elle n'y arriverait pas. Le suspense n'allait pas durer très longtemps, le regard interrogatif de la capitaine envers son supérieur ne laissait aucun doute sur ce qu'elle voulait savoir : quel était donc la tâche qu'il attendait d'elle ?

« Une réception en l'honneur de la naissance de l'Empire est organisé au musée Pellaeon sur Bastion et l'état-major de la division vous a choisit pour nous représenter, je vous aie fait préparer le nécessaire, a vous d'y aller. »

La jeune femme laissa échapper un long soupir... L'idée d'une nouvelle soirée ennuyeuse en compagnie des ronds de cuir et des têtes pensantes stupide impériale ne l'enthousiasmait pas vraiment. Combien de véritable patriote se trouverait a cette soirée pour combien de corrompu ? Il valait peut-être mieux ne pas le savoir... Il y avait quelque chose qui perturbait toutefois la jeune femme : pourquoi elle ? Elle était l'archétype de la femme de terrain, toujours concentrée sur ses objectifs, qui ne connaissait pas grand chose aux bonnes manières et était bien plus efficace avec un blaster au poing que dans une robe dans une soirée chic. Autant dire que c'était le genre de chose qui lui échappait totalement. La logique aurait de plus voulu que la Légion soit représenté par un membre de sa hiérarchie principale, soit son état-major, pas une capitaine obscure qui se trouvait la plupart du temps sur le front. Artémis avait quelques défauts, l'un d'entre eux était qu'elle n'avait pas la langue dans sa poche, encore que pour certain, c'était plutôt une qualité, mais elle savait y mettre un minimum les formes pour éviter qu'on l'emmerde a ce sujet, récurer les chiottes pendant des mois ne faisait pas vraiment partie de ses habitudes. Elle repris donc rapidement la parole dans l'espoir d'avoir une réponse a ses questions

« Sauf votre respect commandant, pourquoi moi ? Je ne suis pas de l'état-major et je ne suis pas reconnue également pour mes bonnes manières... »
« Eh bien, nous sommes tous très occupé, et puis vous savez Santar, les paris sont monté a plus de cinquante milles crédits... »
« QUOI ?!? »


Bastion, quelques temps plus tard

« Tu n'a jamais était très douée pour ce genre de truc pas vrai ? Même enfant, tu voulait sans cesse prouver que tu faisait partie des dures, des vraies, le maquillage, c'était pour les mauviettes ! Ah, je te revoie encore... »


Artemis soupira, mais le laissa faire pour autant. Cette situation était proprement surréaliste, totalement incapable de s'occuper de son maquillage elle-même, elle avait laissée cette tâche fastidieuse a son père qui lui s'en sortait fort bien. De toute façon, elle n'avait pas de robe pour pouvoir se rendre a ce genre de soirée, aussi lui avait-elle fait confiance pour en trouver une. Si retrouver sa famille était un véritable plaisir, aller a un événement comme celui-ci était une véritable plaie. Toutefois, elle savait qu'elle devait le faire et ne protestait donc pas, a quoi bon ? Elle avait fermée les yeux pour le laisser faire, elle ne se sentait pas particulièrement confortable habillée ainsi et encore moins avec du maquillage sur le visage, mais elle devait bien faire avec. En y réfléchissant bien, cela devait être la première fois qu'elle serait ainsi, certes a la Vector Tower, elle avait une robe, mais elle avait volontairement utilisée des prothèses non couverte en pure provocation et n'avait pas adopter de maquillage, ce qui n'était pas du tout le cas ici. Maintenant, elle était presque prête, mais cela l'ennuyait profondément, car elle ne se sentait pas a l'aise. L'impression d'être un monstre, une bête de foire que l'on exhibe l'avait envahie et le fait de savoir que ses camarades pariaient sur sa vie privée avait quand même au final quelque chose de frustrant, elle savait qu'elle était un être a part mais...

« Regarde toi ma fille, regarde comme tu est belle. »

La jeune femme ouvrit les yeux et découvrit sa nouvelle apparence, transformée sous les soins de son père. Toutefois, belle n'aurait pas était le premier mot qui lui serait venu a l'esprit, mais plutôt « pas a sa place ». Son allure bien trop carré lui semblait soudainement grotesque, ses bras nues laissait apparaître des traces des cicatrices laissé par la cautérisation instantanée des plaies qu'avaient laissé le fouet laser de cette maudite sorcière, alors que la magnifique robe rouge serrait trop sa poitrine a son goût, bien qu'il n'y avait de toute manière pas grand chose a mettre en relief. Au moins avait-il choisit une longue robe fendue, laissant donc ses jambes artificielle recouverte, hormis la gauche qui pouvait dépasser lorsqu'elle était assise. Le maquillage était très discret, son père s'était contentée de choses simples, son visage n'étant pas réellement adaptée a ce genre d'exercice. Ses mains manucurées n'étaient pas désagréable également, mais elle les trouvaient trop dure, ce n'était que des pièces de métal de toute façons. Artémis avait l'impression de ne plus réellement être elle-même en cet instant. Elle remua sa main gauche un instant, puis observa de nouveau son reflet avant de prendre la parole pour donner son avis. Celui-ci fut sans appel et particulièrement cruel pour elle-même

« J'ai l'air d'un monstre, c'est grotesque... A quoi pensait mon commandant ? »

La jeune femme essaya de se lever du siège ou elle était jusqu'à présent, mais elle manqua de trébucher a cause de ses talons, fort heureusement, son père la retint avec un regard bienveillant. Gabriel Santar était un homme naturellement bon qui regardait ses filles vieillir et grandir avec fierté et vantait leurs mérites a qui voulait l'entendre. Le vieil homme lui redressa le menton pour la forcer a se regarder dans la glace et lui adressa un sourire. Son bonheur était communicatif et la fille serra la main de son père dans sa main mécanique, elle s'était toujours battue pour des personnes comme Gabriel Santar, des personnes simples, qui avait foi dans l'idéal impérial et le représentait bien mieux que les moffs corrompu. Il viendrait avec elle de toute façon et cela l'arrangeait, elle aurait bien besoin de son aide pour pouvoir tenir une soirée complète avec tous ses imbéciles. Soudain, l'homme éclata de rire a la grande surprise de la jeune femme qui se retourna vers lui. Son père semblait amusé, puis posa une petite claque sur son épaule (ce qui était préférable, malgré la peau synthétique, il aurait put facilement se faire mal...) avant de reprendre la parole d'une manière plus moqueuse

« Allons ma fille, un peu de tenue, tu a passer l'âge de te lamenter sur ton sort ! Je vais passer mon smoking et l'on part... »

Musée Pellaeon, quelques heures plus tard.

Après un trajet en speeder qui avait laissé père et fille a leurs pensées, le duo se trouva finalement devant le musée qui en réalité relatait tous les grands moments de l'histoire impériale (et surtout les victoires, il fallait bien l'admettre...). Artémis, qui était la principale invitée, présenta son carton d'invitation et le stormtrooper qui gardait la porte hocha la tête avant de s'écarter et de faire un signe qui signifiait qu'il fallait vite entrer. S'il était jaloux, Artémis aurait volontiers échanger sa place contre la sienne afin de pouvoir avoir la paix et ne pas assister a ce genre de désagrément. Toutefois, une fois entrée dans la salle, la jeune femme se demanda si cela serait si terrible : en effet, la musique restait plutôt agréable et pour le moment, il n'y avait pas encore grand monde. Plusieurs holoécran diffusait le discours de Palpatine sur la proclamation de l'Ordre Nouveau, ce qu'Artémis n'alla pas voir. Certes, Vader était sur l'image, mais ce n'était pas le moment d'éveiller la haine qu'elle sentait poindre en elle a chaque fois qu'elle voyait l'ancien Empereur, une haine pour lui qui avait tant envahi le château de Bast et qui s'emparait d'elle parfois malgré sa propre volonté, bien qu'elle ne l'avait il fallait bien l'admettre jamais réellement porter dans son cœur, bien trop manipulateur, la galaxie avait besoin de quelqu'un de franc, tranchant de manière directe et forte.

La jeune femme préféra largement poser son regard sur la foule. Elle ne connaissait pas la plupart des personnes présente ici, qui était des personnalités importante vivant dans le cercle de l'Empereur. 501Ème Légion ou non, elle restait avant tout un soldat et n'avait donc que très peu l'occasion de côtoyer ce milieu. Toutefois, une voix bien différente des autres, qu'elle ne connaissait que trop bien se fit entendre et en tournant son regard vers lui, Artémis compris que le Sergent Instructeur Hartmann, la terreur des bleus, était une fois de plus présent... Mais de quel genre de relation disposait-il pour pouvoir être présent dans toutes les réceptions ? Elle n'aurait jamais imaginée qu'il soit ainsi lorsqu'elle faisait ses classes, lui qui clamait qu'il fallait toujours avoir « les mains dans la merde » semblait préférer la compagnies de la classe huppée ainsi que celle des jolies femmes qu'il décriait tant... Décidément, elle n'avait pas de chance, juste au moment ou elle pensait que la soirée ne serait pas aussi difficile qu'elle l'avait prévu, quelque chose venait de la gâcher. Toutefois, elle n'était pas au bout de ses surprises, car son père tapota son épaules avant de lui pointer une jeune femme et lui demandait.


« Ce ne serait pas elle la petite fille Daala dont tu m'a tant parler ? »
« Hum... Je crois bien que c'est elle, mais... J'ai peine a la reconnaître, elle est bien plus élégante que lorsque je l'ai croisée a la Vector Tower. »
« Bon alors, tu me la présente ? »
« … Bon d'accord... »


Elle soupira de nouveau, sachant qu'elle n'avait de fait pas le choix, si elle ne le faisait pas, alors Gabriel Santar se dirigerait naturellement vers Severnaya afin de pouvoir lui adresser la parole et surtout attirer son attention vers Artémis... L'espace d'un instant, elle se demanda si tout n'avait pas était prémédité juste pour cette futile histoire de pari. Tout de même, cinquante mille crédit sur ses épaules... Bon sang, ce qu'un militaire peut-être stupide parfois ! La jeune femme retint un instant sa respiration, elle ne savait pas vraiment comment aborder Severnaya, la dernière fois qu'elle l'avait contactée, c'était pour lui offrir un sous-vêtement des plus... Particulier, mais elle ne savait même pas comment cette dernière l'avait prit ! Finalement, elle décida de la jouer « bonne camarade », inutile de se prendre la tête, passer la soirée avec elle serait plus agréable que seule, même s'il allait falloir supporter les allusions de son père... Elle survivrait, enfin, elle l'espérait, elle avait connu bien plus difficile quand même !

« Eh bien l'on dirait que vous êtes dans la même galère que nous capitaine ! Vous allez bien ? Je vous présente mon père, Gabriel Santar, un vétéran de la marine impériale. »
« Enchanté ! J'ai beaucoup entendu parler de vous, Artémis ne tarit pas d'éloge a votre sujet ! »


L'homme tandis une main amicale alors qu'Artémis se frappa le front... La soirée allait être si longue...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Mer 5 Juin - 0:23

Je reposais le Datapad sur ma table de nuit avant de me laisser tomber sur mon lit… Voilà, maintenant Severnaya savait pour le prochain évènement ennuyeux auquel j’allais participer. Rectification, auquel nous allions participer en vérité. Un fond de gêne me prenait à l’idée de forcer la capitaine, et coéquipière d’une évasion, à m’accompagner dans une soirée où il n’y aurait que peu sinon pas d’activités intéressantes… Mais l’ironie de la chose m’habitait également… Elle allait détester cela à peu près autant que moi sans le moindre doute, mais au moins j’aurais quelqu’un pour me tenir compagnie, ce qui n’avait pas été le cas des réunions précédentes… Avec un peu de chance, je pourrais même m’amuser quelque peu, j’avais entendu dire qu’il y aurait un buffet avec de l’alcool une fois sur place, et me laisser tenter par une coupe ou deux était tout à fait mon style. Toutefois, pas question d’abuser, non pas pour respect pour les autres convives qui promettaient d’être une bande de coincés dont la moitié œuvraient pour leur bien-être personnel plutôt que pour celui de l’alliance galactique, mais pour le lieu où la fête se déroulait… Le musée Pellaeon était un bâtiment qui méritait un certain respect de la part des personnes qui connaissaient les hauts faits de l’homme qui lui avait donné son nom.
Je passais en revue les personnes dont j’avais l’assurance qu’elles seraient présentes… Bon, moi et mon invitée surprise, bien évidemment, mais après… Des Moffs ? Quelques gradés de l’armée pour qui je n’avais aucune affection et qui, de manière générale, se sentaient le droit de critiquer chacune de mes décisions ? Ah, et peut-être quelques personnes qui ne me connaissaient pas encore et qui voudraient absolument me rencontrer à cause de mon nom, que je tiens de mon grand-père. Un homme qui aurait mérité un musée également, et parti bien trop tôt. Enfin, l’assistance promettait d’être non seulement inintéressante, mais surtout irritante, en plus de corrompue et pernicieuse, mais c’étaient des caractéristiques que j’avais attribuées depuis longtemps à la plupart des Moffs que je rencontrais, par prudence élémentaire. Enfin, si Daala daignait ramener un peu de compagnie pour nous occuper, peut-être tous me trouveraient-ils trop occupés pour venir m’enquiquiner… Sitôt que cette idée me vint, je priais pour qu’elle se réalise, c’est vous dire si j’adorais la prochaine corvée à laquelle j’allais m’atteler… Si on m’avait donné le choix entre cette soirée et démonter mon executor à la main pour le remonter ensuite, je crois que j’aurais quand même choisi la seconde option…

Enfin, bref, allongée sur mon lit, dans ma chambre, dans ce vaisseau que je viens de mentionner, je ne demandais qu’à rester là. Mon regard posé sur le plafond de métal courait d’une imperfection à une autre, comme des milliers de fois auparavant… Non, je serais bien restée ici si j’avais eu le choix. Finalement, consciente que j’étais bien forcée de me rendre à cette soirée, je me redressais pour commencer à me préparer. Une idée me vint pour rendre les instants suivants un peu plus vivants, et je me levais avant de marcher jusqu’à mon Jukebox. Pièce de collection, on n’en faisait plus des comme ça, et je savais que s’il se déréglait, je serais bien en peine de le remettre en état de marche, mais ça ne m’empêchais pas de l’adorer. Je le contemplais un instant, c’était ma seule possession personnelle dont je prenais vraiment soin… Maintenant il allait servir. Appuyant sur trois boutons, je lançais une chanson qui avait dû être écrite et jouée des dizaines voire des centaines d’années auparavant pour intégrer cette antiquité… Lorsque le son grésillant commença à emplir la pièce, je commençais à me diriger vers mon armoire.
Celle-ci n’était pas bourrée d’habits comme celles de certaines femmes… Il n’y avait qu’une dizaine de tenues, et les trois quarts étaient simplement identiques : c’était ma combinaison de pilote que je gardais en permanence. Mes médailles reposaient sur un étage à part, attendant simplement que l’on les utilise… Je portais moi-même cette combinaison à ce moment précis, rechignant à l’enlever même dans le privé. Mais ça n’était pas ce qui m’intéressait pour le moment, j’avais besoin d’être élégante et raffinée… Une autre tenue était celle d’un civil lambda, en tissu grossier et sans coupe particulièrement resplendissante… La dernière en revanche était celle qui m’intéressait. C’était une robe blanche immaculée, dont j’évitais qu’elle ne se tâche en tout instant, plus pour ne pas en racheter une que parce que j’y tenais vraiment. Ses flancs étaient décorés de dorures somptueuses, et elle mettait en valeur mes formes sans toutefois laisser l’ensemble transparaître… Elle était plutôt jolie, je me devais de le reconnaître, mais ça n’empêchait que je répugnais à revêtir ce genre de tenues. Je la jetais donc sur le lit sans y faire vraiment attention, puis tirait quelques accessoires supplémentaires qui allèrent la rejoindre pour que je les enfile plus tard. Une fois satisfaite, je me retournais et commençait à me vêtir.

Je regardais avec amusement le premier élément de ma tenue… Un porte-jarretelle, rien que ça. Avant que vous ne demandiez, non, ce n’était pas particulièrement pour paraître « sexy » que je me vêtais de cette façon… Non, en réalité, le porte-jarretelle en question était modifié pour intégrer un étui sur la jambe gauche, la seule qui n’était pas blessée. Là-dedans, je glissais une vibrolame… Non que je n’ai pas confiance dans les autres convives, juste une mesure de sécurité banale j’ai envie de dire. Je me déshabillais en quelques secondes en grimaçant lorsque vint le tour de ma jambe droite… Une fois en sous-vêtements, je contemplais la cicatrice toujours largement visible sur le membre… Un jour sans doute je finirais par porter une prothèse, parce que c’était plus pratique, et que ça collait mieux avec ma nature d’officier supérieur et responsable… Mais pas maintenant. Je rechignais à perdre une partie de mon corps pour un membre électronique, même si c’est stupide à dire, mais en plus d’être une partie de moi-même, c’était également une leçon de vie… Le pouvoir s’obtient en luttant, mais il n’est pas exclu que vous semiez quelque chose derrière vous… Qu’on vous le prenne, et que jamais plus vous ne le retrouviez.
Le solo commença à emplir la pièce, me tirant de ma mélancolie. Certes, cette jambe était un handicap, mais je l’avais, et pour le moment il n’était pas question de m’en séparer. Et puis, j’avais une tenue à préparer ! Je revêtais donc le porte-jarretelle et glissait mon arme à l’intérieur, la présence du métal froid contre ma cuisse me rassurant un peu. Je n’étais pas non plus sans défense en fin de compte. Maintenant, la robe. Je la soulevais avant de l’enfiler, en m’assurant que je ne la froissais pas… Certes c’était le dernier de mes soucis, mais je n’aime pas qu’on parle derrière mon dos, et si c’était à cause de ma tenue… Peut-être que mon couteau aurait eu son usage finalement. Ce qui n’était bon ni pour moi, ni pour ma cible. Une fois prête, je vérifiais une dernière fois que tout était bon… En apparence, il ne manquait rien, mais si j’avais oublié quelque chose, je m’en souviendrais sans doute une fois sur place, et pas avant. Toutefois, rien de fondamentale ne semblait manquer, aussi je pouvais m’atteler à la seconde partie de ma préparation.
Le maquillage. Si je tenais la personne ayant inventé cette chose, je lui aurais volontiers tordu le cou… Non seulement je n’aimais pas en porter à cause de la sensation étrange que cela me procurait une fois appliqué sur mon visage, mais surtout il me paraissait impensable que se tartiner le visage de produits divers pour sembler plus belle ne soit autre chose qu’une corvée. Je restais dans le classique cette-fois ci toutefois (bon, pas que cette fois-ci, je n’arborais jamais de maquillage sophistiqué je l’avoue), et passais juste un peu de rouge à lèvre et de fard à paupière. Le fond de teint et autres futilités du genre attendraient que j’y sois forcée. Voilà, presque prête, et terriblement inconfortable… Ma robe m’arrivait jusqu’au pied, et ne me dérangeait pourtant pas trop pour me déplacer, ce qui était une bonne chose, surtout qu’elle était fendue sur un côté qui n’était pas celui de ma jambe estropiée. Les chaussures m’attendaient dorénavant… Je m’approchais des talons que je portais pour ce genre d’occasions, blancs également pour aller avec ma robe. Ça allait être désagréable. Je glissais mes pieds dedans, et en me relevant je retenais une grimace de douleur… Bien qu’ils soient peu hauts, ils me faisaient tout de même souffrir le martyr à chaque fois que je les revêtais. J’attrapais ma canne d’apparat pour l’occasion, un objet d’ivoire et décoré de filigranes argentés qui était supposée être élégante, mais que je trouvais très gadget. Bon, maintenant, la réception n’allait pas tarder à commencer, il s’agissait donc de me rendre à terre.

Je sortais donc dans le couloir habillée avec élégance contrairement à toutes les personnes que je croisais qui étaient vêtues d’uniformes… Ce que j’aurais donné pour être à leur place… Je me rendais directement au hangar, ma navette devait être prête pour m’emmener à terre à cette heure-ci… Effectivement, mon moyen de transport m’attendait, la rampe d’accès abaissée pour me permettre de monter directement à bord. Je m’installais sur l’un des sièges adjacent à la cabine de pilotage, et lançait à travers la cloison :


« -En route. Et interdiction de se moquer, sinon je vous fais coller de corvée de latrine pour les trois prochaines années. »

Pas un rire ne retentit devant mon ton froid, mais mes hommes étaient habitués à ce genre de manifestations d’humeur de ma part, je doutais qu’ils m’en tiennent réellement rigueur. Au contraire même, ils avaient sans doute dû sourire à l’évocation de cette sanction qui ne tomberait jamais. Les moteurs vrombirent en s’allumant, et je sentais bientôt l’appareil s’élever pour quitter le hangar et se jeter dans l’espace. Voilà, je quittais mon executor en orbite autour de bastion pour me rendre à une réception qui serait sans le moindre doute joyeuse à se coller un coup de blaster entre les deux yeux. Le voyage se passa sans problème, l’entrée dans l’atmosphère se fit sans encombre, et bientôt l’astronef arrivait au bout de son passage pendant que je me morfondais à l’arrière… Lorsque je sentis les moteurs s’arrêter, je pestais déjà contre la durée qui me semblait bien trop courte pour un tel trajet, mais me levais tout de même pour quitter mon siège et m’aventurer vers ma mission. Etant un invité de marque, j’avais le droit à un comité d’accueil supposé me guider jusqu’au musée je suppose… Mais je connaissais bien la planète, et le plus tard j’aurais à supporter ces coincés, mieux je me porterais.
J’étonnais donc tout le monde en réclamant un speeder que je maniais avec une agilité suffisante pour ne pas rentrer dans l’un des bâtiments de la ville… Toujours plongée dans mes pensées, et la robe m’empêchant d’être correctement installée, je me dirigeais donc vers le musée Pellaeon, bien décidée à faire deux choses : retrouver une jeune femme très intéressante qui pourrait sans doute me divertir durant les heures de torture qui allaient suivre, et profiter sans guère de restriction de la mise à disposition d’alcool à volonté. Finalement, j’arrivais à destination et je contemplais le bâtiment un instant avant de laisser mon véhicule sur le côté sans plus de cérémonie… J’étais Grande Amirale, quelqu’un s’en chargerait pour moi, ce serait bien triste si je ne pouvais pas profiter un peu de cet avantage. Finalement je me dirigeais donc vers l’entrée, pestant contre les imperfections de ma tenue que je ne remarquais que maintenant… Quelle idée de vouloir me rendre élégante aussi, je suis une militaire, pas une princesse… A l’entrée, un stormtrooper demandait à chaque arrivant un carton d’invitation. Je me présentais à lui en tendant le mien de manière désinvolte avant de pénétrer dans les lieux après un petit signe de tête de sa part.

La salle était somptueuse, décorée richement pour l’occasion elle ne croulait toutefois pas sous les dorures comme certaines demeures des Moffs… Quelqu’un m’avait dit un jour que trop d’œuvres d’art à où une seule aurait suffi démontrait deux choses : une fortune colossale dont on ne savait que faire, et un manque de goût certain. Ici ce n’était pas le cas, l’ensemble était somptueux sans être surchargé, et le décor me plaisait bien au final. Une musique discrète mais pourtant présente détendait un peu l’atmosphère, et l’ensemble semblait baigner dans une certaine tranquillité qui n’était pas pour me déplaire. Des holoécrans diffusaient le discours de palpatine sur la proclamation de l’ordre nouveau, mais je faisais l’impasse… Oui, c’était un bon orateur, mais il avait manqué d’un petit quelque chose pour être un grand dirigeant, et la mention de son nom m’inspirait plus les défaites qu’il avait essuyé que les années de son règne. Enfin, le système impérial avait toujours été meilleur que l’actuel, le sénat étant pourri jusqu’à la moelle et incapable de prendre une bonne décision, ça n’était qu’une assemblée de vieillards imbéciles qui étaient incapables de voir les problèmes de l’alliance en face.
Mon regard se porta sur les spectateurs… Richement vêtus, ceux qui regardaient ça étaient sans doute nostalgiques d’une époque où les plus grands pouvoirs de la galaxie reposaient entre leurs mains… Grand bien leur fasse, penser au passé ne ramènerait rien de celui-ci. Un éclat de voix attira mon attention sur ma gauche, et je constatais que son auteur était un jeune homme qui devait être un soldat au vu de son port et de sa stature… Il ne faisait pas partie de l’état-major, ça j’en étais certaine, mais alors d’où venait-il ? Quelqu’un d’autre avait eu la bonne idée de préparer une liste d’invité pour ne pas s’ennuyer ce soir ? Enfin, mon attention se porta bien vite ailleurs, il n’avait pas l’air très intéressant… Je repérais certains collègues que j’avais déjà eu l’occasion de côtoyer en réunions stratégiques, mais je n’allais pas les voir pour le moment… Peut-être que si la soirée se faisait vraiment longue je chercherais leur compagnie, mais je devais essayer de me détendre pour le moment. Le couteau collé contre ma cuisse rebondit légèrement, et je souriais devant l’ironie de ma dernière pensée… Une arme sur moi, c’était tout sauf l’attitude d’une personne détendue.

Finalement, je repérais la jeune femme que j’avais conviée à cette réception. Je m’attendais à la voir s’ennuyer terriblement en essayant de s’occuper d’une façon ou d’une autre, en écoutant palpatine par exemple, mais ça n’était pas le cas… Non, là, elle semblait en grande discussion avec une autre jeune femme que je ne connaissais pas non plus, et un personnage un peu plus âgé du sexe opposé. J’hésitais un instant à aller chercher de quoi m’hydrater pour lui laisser le temps de conclure, puis la rejoindre, mais je donnerais sans le moindre doute l’impression d’une alcoolique à commencer à boire ainsi dès le début de la réception… Mais l’interrompre au milieu de sa conversation aurait été des plus malpolis… Ah merde, je méprisais la plupart des convives pour leur côté coincé justement, ce serait bien la misère si je commençais à les imiter ! Tentant de dessiner un petit sourire sur mon visage pour me rendre plus avenante, j’avançais vers le trio… Ma tentative d’une expression enjouée fut bien vite abandonnée puisque je n’arrivais à imiter rien de convaincant, aussi je gardais mon expression habituelle, un visage fermé mais des yeux pétillants de curiosité, et peut-être d’un peu de malice également. Une fois au côté des trois personnes, et sachant que personne ne parlait à mon arrivée, je lançais d’un air décontracté :


« -Bien le bonsoir Capitaine Daala. Je crois que je n’ai pas l’honneur de connaître vos interlocuteurs, auriez-vous l’obligeance de me les présenter ? »

J’adressais dans le même temps un petit signe de tête aux concernés, en espérant que je ne les avait pas froissé… Si c’étaient les amis que j’avais autorisé Severnaya à inviter, j’aurais eu beau jeu de me les mettre à dos dès le début… Enfin, ils ne semblaient pas froisser, peut-être juste un peu dérangé dans une discussion privée… Quand bien-même, en apprendre un peu plus sur la vie de la femme qui m’avait aidé à m’échapper ne m’aurait pas dérangé le moins du monde… Mais je doute que l’on puisse en dire autant pour elle.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Dim 9 Juin - 19:35

    Surveillant de près Hartman, je m’arrangeais pour ne pas être dans son champ de vision afin qu’il ne puisse pas me reconnaitre… Je n’avais guère envie de perdre du temps à épiloguer avec lui au sujet des évènements de la Vector Tower et de mon statut de femme… Je le voyais déjà m’affirmer que mon corps n’était destiné qu’à assouvir les besoin des hommes qui partaient au combat et qu’à ses yeux je n’avais été qu’une pitoyable recrue qui ne méritait même pas de tenir entre ses mains un E-11. En clair, j’allais avoir droit aux remontrances qu’il me faisait très souvent lorsque je n’étais qu’une bleue… Et encore, il risquait de m’accuser de l’avoir ridiculisé en public…ce qui n’était pas complètement faux… Il était même capable de dire qu’en temps normal, il aurait pu me vaincre et ce très facilement ! Je ne doutais pas que son ego en avait pris un coup suite à ce que j’avais fait à la Vector Tower… Tel que je le connaissais, il pouvait très bien se venger… S’il le faisait au moment ou la Grande Amirale serait à mes cotés, il risquait de finir sa carrière comme responsable des eaux usés…

    Soupirant contre cet homme, je tâchais de me concentrer sur l’exposition du musée, tout en veillant à ne pas me faire remarquer. Outre le discours de Palpatine qui ne me plaisait guère, il y avait d’autre magnifiques pièces ou exposés qui méritaient bien le qualificatif de « chef d’œuvre » du moins à mes yeux… Je ne pus notamment m’empêcher de fixer un tableau d’un auteur ayant représenté la bataille de Hoth… Sur ce dernier, je pouvais voir Vader en première ligne suivi de la 501ème et ce malgré la violence de la bataille…. Bien que je n’aimais pas cet homme, sur le coup, il aurait été complètement stupide de nier le charisme du personnage ainsi que ses compétences… A vrai dire, la représentation de cette bataille me fît songer au fait que bien que cet homme ait eu d’innombrables défauts, il avait aussi ses qualités…
    En effet, comme en témoignait cette bataille, il n’avait guère aimé l’erreur qu’avait commise l’Amiral Ozzel en se rapprochant trop près du système Hoth… Sa manœuvre avait permis aux rebelles de se préparer et ce notamment en activant un bouclier planétaire… Cet Amiral était bel et bien un individu aussi maladroit que stupide… Cette manœuvre, qui avait conduit à son exécution avait au final couté cher à l’Empire qui avait du gaspiller des ressources et des vies humaines et ce en étant dans l’obligation de mener un assaut terrestre… A travers la punition que Vader avait infligé à Ozzel, on pouvait clairement voir que malgré ses aspects de seigneur sith, il tenait à ses hommes et n’était pas aussi impitoyable qu’on le croyait…

    Ce portrait que je me dressais dans ma tête, me fît penser à la situation présente… Si seulement nous avions une personne au pouvoir qui était prête à mener cette guerre… Si seulement nous n’avions pas des personnalités politiques qui passaient leur temps à gaspiller des ressources et à ignorer les besoins de la flotte et de l’armée… Tout serait bien différent… Hélas, nous avions hérité de ces personnalités et non de cette personne providentielle…
    De par ce constat, il m’arrivait très souvent de désespérer quant-à l’issu de cette guerre… Etant donné la situation actuelle, je me demandais vraiment si nous allions pouvoir gagner… L’Alliance était si arrogante…si bouffie d’orgueil… Elle se croyait intouchable... Pourtant au vu de l’état de ses flottes et armée ce n’était pas le cas… Tel que je voyais les choses, je pressentais le fait que tout comme l’Empire, l’Alliance allait succomber et ce par Hybris… Quant-aux Vestiges de l’Empire…je n’osais même pas y penser… Ce régime était tout simplement…pacifiste… Jagged croyait-il vraiment que la Victoire sans la guerre allait lui être accordée ? Si c’était le cas, il était bien plus incompétent que je ne le croyais… Son mariage avec une Jedi l’avait franchement ramolli… Il n’était guère qu’un pantin dirigé par une sorcière qui faisait parti d’un ancien ordre d’agitateurs galactiques et qui était la sœur du meurtrier de Pellaeon… Quel triste portrait de la galaxie… Il y avait des jours, ou j’aimerais bien, tel Natasi, m’exiler dans un coin perdu de la galaxie toute seule afin de ne pas assister à ce lot de bêtises…

    Soudainement je fus rappelé à la réalité, en entendant une voix que je n’aurais pas cru entendre ici… A croire qu’une quelconque puissance supérieure avait le sens de l’humour ! Il ne s’agissait ni plus ni moins que de la voix d’Artémis Santar, lieutenant de la 501ème et acteur elle aussi des évènements de la Vector Tower… Personne qui tout comme moi n’aimait guère ses mondanités et qui aurait aimé tout comme moi se trouver autre part…comme par exemple au boulot… Et enfin… il s’agissait de la seule personne dans la galaxie avec qui je ne savais trop comment réagir du fait que j’ignorais ce que je ressentais vraiment pour elle depuis que je l’avais embrassé… L’avais-je embrassé car la situation que nous avions vécu nous avait terriblement stressée ou l’avais-je embrassé parce que je l’appréciais plus que je ne le croyais ? Je n’aurais su le dire…
    Me rendant compte de mes pensées, je m’admonestais une claque mentale… Il ne fallait pas que je sois déstabilisé ! Certes j’ignorais quoi ressentir à son égard et j’ignorais la raison de son « cadeau » que je portais sur moi d’ailleurs, mais quoiqu’il en fût, je l’appréciais bien… J’avais tout le temps d’éclaircir la question dans toute sa complexité, en privé avec elle durant une autre occasion que celle-ci !

    Faisant face à Artémis, je ne manquais d’afficher un petit sourire en la voyant. Celle-ci me présenta son père que je ne connaissais que de vu. En effet à quelques reprises, j’avais pu le croiser lorsque je n’étais encore qu’une cadette qui étudiait à l’Académie… Bien que je ne sache rien à son sujet, je devinais sans peine qu’il s’agissait d’un bon vivant au vu de ses manières…
    D’ailleurs lorsque celui-ci me tendit la main, je ne manquais pas de noter la réaction du Lieutenant qui me fît sourire une fois de plus. Elle semblait être dans une situation bien plus désespérée que la mienne… Au vu du cadeau qu’elle m’avait fait et au vu de ce que je pouvais, je savais que je tenais là une occasion de la titiller légèrement afin de pouvoir s’amuser un peu !
    Je ne manquais pas de noter également les propos que Gabriel me tint… Ainsi, ma camarade avait loué a de nombreuses reprises… D’un coté cela me flattait mais de l’autre, je trouvais que c’était quelque peu mal placé étant donné que c’était elle qui avait fait la majeure partie du boulot à la Vector Tower… Je comptais donc bien dire la vérité à ce sujet.

    Serrant la main du père du lieutenant, je ne manquais pas de prendre la parole à mon tour :


    « Je suis également enchantée de vous connaitre, Monsieur ! » Je fixais tour à tour la fille puis le père « A ce que je vois, ou devrais-je à ce que j’entends, je devine sans peine que votre fille vous a parlé des évènements de la Vector Tower…évènements au cours desquels je n’ai joué qu’un rôle mineur. C’est votre fille qui a tout fait et qui mérite des louanges et non moi. Je puis sans peine vous dire qu’elle a fait honneur à la 501ème mais qu’elle vous a également fait honneur ! Si seulement tout le monde était comme votre fille nous gagnerons cette guerre qui s’annonce en un rien de temps ! »

    Regardant Artémis, j’imaginais sans peine que cette avalanche de louanges devait la gêner au plus haut point… Certes, j’en faisais sans doute un peu trop mais quoiqu’il en soit c’était là ce que je pensais… Si elle n’avait pas été à mes cotés durant les évènements de la Vector Tower, il y avait fort à parier qu’à cette heure-ci j’aurais du me trouver entre 4 planches de bois et non ici… Je lui devais la vie… Et malheureusement pour moi, je savais que jamais je ne pourrais jamais éponger cette dette… que je n’oublierais jamais…
    D’ailleurs, en fixant le lieutenant, je ne manquais pas de remarquer sa tenue ainsi que son maquillage… Elle était très élégante avec sa robe… Ce n’était pas souvent qu’on pouvait la voir comme cela… Tel que je la connaissais, elle n’aimait guère ce genre de vêtement tout comme moi… mais il n’empêchait, que je ne pouvais pas m’abstenir de la déshabiller du regard.


    « Comme vous l’avez effectivement remarqué, je suis dans la même galère que vous Lieutenant et ce pour la simple et bonne raison que la Grande Amirale, Aerys Veers a tenu à ce que je l’accompagne à cette célébration… Vous imaginez bien, que je donnerais tout ce que j’ai pour pouvoir retourner à bord de mon Star Destroyer…qui est toujours en réparation suite aux derniers évènements… Sinon pour répondre à votre question, je vais bien… Hormis quelques bosses et plaies, tout va pour le mieux et vous ? »

    M’interrompant dans mon exposé, je ne manquais pas d’adopter un air malicieux avant de reprendre :

    « Permettez-vous de vous dire, lieutenant, que vous êtes très belle dans cette tenue. Cette robe vous va à ravir ! »

    Je préférais taire par contre le fait que c’était un véritable plaisir pour les yeux auquel cas je risquais également de me trouver dans une situation que je préfèrerais éviter ! Non seulement cela m’aurait quelque peu embarrassée de dire cela mais il y avait aussi de fortes chances pour qu’Artémis tente de retourner la situation à son propre avantage afin de commenter mon style vestimentaire…sujet dont je ne préférais pas parler du fait que j’avais l’impression d’être déguisée en pingouin… Quelle idée quand même d’avoir crée de telles vêtements pour les femmes ! Je préférais encore mieux mettre mon uniforme !

    « -Bien le bonsoir Capitaine Daala. Je crois que je n’ai pas l’honneur de connaître vos interlocuteurs, auriez-vous l’obligeance de me les présenter ? »

    En entendant cette voix, je ne pus m’empêcher de sursauter. J’avais totalement oublié la Grande Amirale avec cette rencontre… chose que pourtant je n’aurais pas pu faire étant donné le fait que je me trouvais en ces lieux par sa faute ! Toutefois du fait de sa présence et de la présence d’Artémis je pressentais que cette soirée n’allait pas être aussi ennuyante… en espérant bien évidemment que mon éternel don ne se manifeste pas en cette soirée… J’espérais bien savourer un moment de tranquillité sans avoir à supporter une prise d’otage ou encore une tentative de trahison de la part d’un quelconque officier frustré ! Tout ce que je désirais pour le moment c’était être tranquille et ne pas avoir à supporter Hartman… Quoique je désirais aussi me débarrasser au plus vite de ces vêtements…
    Me retournant vers Aerys, je ne manquais pas aussitôt, par réflexe de me mettre au garde à vous… jusqu’à ce que je constate le ridicule de la situation… Me mettre au garde à vous alors que j’étais en talons et en robe… Quelle mouche m’avait-donc piquée ?! A croire que le service militaire et le fait d’être pour l’instant sa protégée déteignait sur moi… Dieu que je haïssais le protocole ! Si je commençais à l’appliquer tout le temps, cela n’allait plus…


    « Madame, je vous présente, le lieutenant Artémis Santar, membre de la 501ème légion et actrice des évènements de la Vector Tower, et son père, Gabriel Santar ancien membre de la marine. Lieutenant, Monsieur, je vous présente la Grande Amirale Aerys Veers. »

    Me rendant compte de mes paroles je me frappais le front. Mais quelle idiote ! Gabriel et Artémis devaient tous les deux connaitre la Grande Amiral du fait que l’un était un ancien de la marine et que l’autre faisait partie d’une légion qui était affiliée à la marine… Voila qu’en quelques paroles, je m’étais, une fois de plus, ridiculisée… Comme j’aurais donné cher pour me trouver ailleurs… Les célébrations et autre fêtes de ce genre n’était vraiment pas faites pour moi !
    La soirée risquait vraiment d’être longue si je continuais à accumuler les gaffes.


    « Excusez-moi pour le retard de mon rapport de notre dernière escapade, Madame…mais pour le moment…je suis dans l’incapacité d’en rédiger un… »

    Qu’est ce que je pouvais me montrer entêté parfois… Si j’avais accepté de me faire soigner correctement, j’aurais pu me débarrasser de ces blessures et de cette petite douleur que je ressentais constamment mais je n’en avais fait qu’à ma tête en me disant que ce n’était qu’une vulgaire petite plaie de rien du tout et que par conséquent, je n’avais pas de temps à perdre avec des soins…

    « Je voulais vous... Remercier. Vous remercier d'avoir eu l'excellentissime idée de me convier à cette réception qui, comme vous le savez, me plaît énormément, autant par la qualité des convives que par la richesse de leurs tenues. Il n'est point d'endroit dans la galaxie où j'aurais plus souhaité être qu'ici ce soir, sans vouloir vous vexer Lieutenant, et Monsieur Santar »

    Je n’étais pas encore au bout de mes surprises… En effet alors que je venais de terminer ma tirade, un évènement, que je redoutais, se produisit ! Hartman finit par remarquer la présence du lieutenant et ma présence en ces lieux ce qui ne manqua pas de me faire grincer des dents… Avec son air si satisfait, il se rapprocha de nous pour, clamer de sa voix tonitruante après avoir posé ses bras sur mon épaule et sur celle de la Grande Amirale :

    « Alors mes louloutes, toujours pas prête à écarter les jambes pour satisfaire des soldats qui se tuent à la tâche ? »

    Si seulement il savait qui était à coté de moi…. Je n’attendais qu’une seule chose : la réaction d’Aerys, qui au vu de ce que j’avais pu constater sur l’Etoile Blanche, risquait d’être épique ! Même si je savais qu’il allait en prendre pour son grade, je ne le plaignais pas ! Il m’avait assez asticoté comme ça ! Qui plus est, cette leçon devrait définitivement lui apprendre qu’il valait mieux respecter les femmes !

    « Sergent-instructeur… Vous tenez vraiment à ce que votre nez prenne, une fois encore, rendez-vous avec mon poing ? Si tel est le cas, je vous serais gré de prévenir les autorités compétentes afin qu’ils sachent qu’il y aura d’ici quelque instant un sinistre connard souffrant de contusions multiples et de fractures aussi diverses que nombreuses…. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Mar 11 Juin - 15:54

Artémis l'avait jouée prudente, se contentant de saluer tout en mentionnant une situation qui ne lui convenait absolument pas et dont elle était persuadée que Severnaya ne se satisferait guère non plus. Elle semblait toutefois satisfaite de pouvoir trouver un visage ami et afficha un sourire tout en serrant la main de Gabriel Santar. Celui-ci avait une poigne ferme, mais pas du genre destructrice comme pouvait l'être celle d'un Hartmann déchaîné, ou d'Artémis broyant une main organique avec sa prothèse... Elle répondit rapidement en croyant bon de mettre le succès des événements de Coruscant sur les épaules de la jeune femme qui haussa quelque peu les épaules. Certes, elle avait finie le travail seule, agissant pour le bien du régime, mais elle avait conservée ce que le patron véreux voulait dissimuler pour son propre usage personnel, ce qu'elle avait dissimulée a tous bien entendu, y compris son père... Pour Artémis, le fait qu'un capitaine de navire puisse survivre aussi longtemps en milieu hostile avec un astromécano capricieux était bien la preuve qu'elle en avait bien plus dans le ventre qu'elle ne voulait bien l'admettre. La jeune femme préféra donc couper court, le meilleur moyen était de ramener les choses a une notion plus terre-à-terre. Bien entendu, elle était contente lorsqu'on lui annonçait une promotion ou un compliment, mais dans le cas présent...

« L'on a fait notre travail, rien de plus. Ceci dit, je doute clairement qu'on gagnerait la guerre s'il n'y avait que des personnes comme moi, placez-moi sur le pont d'un vaisseau spatial, et c'est la catastrophe assurée ! »
« Oh oui, tu serais bien le genre a ordonner l'abordage en rentrant dans le navire adverse... Ceci dit, c'est novateur, tu a peut-être une vocation ! »
« Ne dit pas n'importe quoi papa ! »


Ceux qui connaissait la guerrière ne devait pas imaginer que derrière la femme forte et la combattante émérite se dissimulait la fille qui nommait encore son père « papa » et pouvait être déstabilisée par pas grand chose... Mais Gabriel Santar était un phénomène a lui seul, un homme doté d'une personnalité enjoué et naturellement sociable. Il ne fut jamais un grand officier, mais sa présence sur un pont rendait le travail plus agréable : il était appliqué et méthodique et veillait sur les autres. Ses nombreux conflits en faisait également une personnalité de choix dans les discussions : il avait connu quelques personnages illustres et était intarissable ou presque sur ce sujet, bien qu'il pouvait également devenir ennuyeux si on le laissait trop longtemps lancé, mais sa fille veillerait a ce que cela ne soit guère le cas durant cette soirée. Détachant son regard de Severnaya quelques instants, elle se pencha ensuite naturellement vers le tableau qu'elle observait, une image de Vader et la 501ème lors de la fameuse Bataille de Hoth, la dernière grande victoire impériale avant la mort de Palpatine et une série de revers lié a l'ambition futile des subordonnées du vieux croulant... Artémis ressenti une pointe de nostalgie et de manque. Dans le château de Bast, la Force aidant, elle avait presque l'impression de pouvoir ressentir la présence de Vader ancrée éternellement en ce lieu, mais pas ici... C'était étrange...

Elle se secoua quelque peu la tête et reporta son attention sur Severnaya, cette dernière ne la quittait pas des yeux... Elle hésita une seconde, se demandant si elle avait une tâche, mais se souvint qu'elle était dans une robe écarlate qui était censée la mettre en valeur... Et c'était bien assez surprenant pour que la jeune femme la fixe et l'observe, mais son regard semblait bien différent de quelqu'un de surpris... Elle avait davantage l'air d'apprécier le spectacle. Elle résista a l'envie de tenter de fouiller son esprit pour en savoir plus, ce ne serait pas honnête et elle risquait de s'en rendre compte. En tout cas, elle fini par obtenir la raison de la présence de la Capitaine du Chimaera dans un lieu aussi pénible que celui-ci. Elle était invitée par la Grand Amirale en personne, Aerys Veers... Le simple énoncée de ce nom suffisait une fois de plus a activée une fibre de nostalgie dans l'âme d'Artémis. Veers était l'un des généraux favoris de Vader, un homme droit, intègre, ambitieux et talentueux qui savait diriger ses hommes avec poigne et fermeté. Dans la pure tradition des meneurs d'homme du Seigneur Sith, il allait a la bataille avec ses troupes plutôt que de commander depuis l'arrière. Sa proximité avec lui termina sa perte. Dégradé, il sera sacrifié lors d'une mission suicide par l'incompétent Sedriss... Tant de gâchis...

Mais ce n'était pas le moment de parler de cela. Severnaya termina sur le fait qu'elle préférerait ce trouver sur son destroyer, mais celui-ci était toujours en réparation, elle parla d'ailleurs de quelques blessures légères, hormis ceci, tout allait bien. A cela, Artémis ne put s’empêcher d'afficher un petit sourire amusée, depuis qu'elle connaissait la petite fille de Natasi, elle avait remarquée la différence avec sa grand mère : l’aînée avait un talent innée pour prendre la fuite lorsque la situation tournait mal, tandis que la cadette devait faire face sans cesse a une avalanche de problème auquel elle n'avait d'autre choix que de faire face... Mais jamais elle n'irait lui dire que c'était la Force qui causait ce problème ! Avant toutefois qu'elle n'est le temps de répondre quoi que ce soit, Severnaya la complimenta sur sa tenue en affirmant qu'elle était très belle dans cette robe... L'espace d'un instant, Artémis se demanda si elle essayait juste de la chambrer et elle posa son regard sur elle même, oubliant bien vite, bien trop vite son très cher père... Qui en profita naturellement pour pouvoir revenir a la charge !


« Eh bien tu voit, qu'est-ce que je te disais ! Même ta copine est d'accord ! »
« Papa ! C'est pas ma compagne, et puis j'ai l'air d'un sac d'abord... Vous en revanche cela vous va a merveille, vous avez la prestance pour porter ce genre de tenue, moi, j'ai juste l'air d'un monstre... »


Artémis soupira et baissa un instant la tête, un peu boudeuse tandis que Gabriel Santar levait les yeux au ciel... Il était probablement exaspéré par l'opinion de sa fille sur sa propre personne, mais ne pouvait pas y faire grand chose, il était impossible de lui faire reconnaître qu'elle pouvait avoir l'air séduisante pour quelqu'un. Toutefois, le malaise ne dura guère longtemps puisqu'une nouvelle personne dans une tenue élégante fit son entrée, permettant aux deux Santar de retrouver rapidement contenance et surtout d'assister a une scène des plus burlesques : Severnaya se retourna vers Aerys Veers pour faire un garde a vous des plus étranges étant donnée sa tenue, mais cela amusa assez le père et sa fille qui durent faire un effort pour ne pas rire d'une situation bel et bien comique. La jeune femme réalisa elle-même la stupidité de son action, alors qu'elle se trouvait dans une soirée commémorative officielle qui n'avait rien d'un rendez-vous militaire et se repris en présentant ses deux camarades. Elle fit les présentations avant de se dire qu'ils devaient la connaître, mais seulement de vue en réalité, ce qui ne rendait pas les présentation nécessairement caduque. Gabriel Santar vola même au secours de Severnaya en tendant la main

« C'est un honneur amiral, pour un sous-officier a la retraite comme moi, de pouvoir rencontrer la génération suivante de nos glorieux défenseur ! »
« Enchantée. Oh juste, c'est Capitaine Santar maintenant, j'ai eue une promotion suite a quelques ennuis lors de la reconquête du château de Bast... »


Quelques ennuis... Juste un groupe de mercenaire armé jusqu'aux dents et quelques Seigneurs Sith... Oui bon, elle n'avait clairement pas l'intention de chipoter sur les détails. Severnaya évoqua un retard sur un rapport a propos d'une escapade et Artémis décida mentalement que tant qu'elle ne poserait aucune questions sur les soucis liées au château de Bast, alors elle n'en demanderait pas plus sur cette escapade qui n'avait pas était médiatisé, allez savoir pourquoi... Croisant les bras, elle admira la preuve d'ironie de la rouquine qui parla de son plaisir d'être ici avec une pointe acerbe, mais chacun partageait cette envie d'être ailleurs. D'ailleurs, Artémis et Gabriel, prouvant qu'ils étaient bien fille et père, firent exactement le même geste lorsque la jeune femme s'excusa, s'ils pouvaient être ailleurs, nulle doute qu'ils seraient bien loin d'ici a l'heure actuelle. D'ailleurs, Artémis, qui n'avait guère encore expliquée la raison de sa présence ici, profita de cette occasion pour pouvoir le faire.

« Oh vous savez, je suis ici sur ordre de mes supérieurs pour représenter la légion... Autant dire pour rien quoi... Mais si l'on a un peu de temps ensuite, je vous invite dans une petite cantina ou l'on allait souvent faire nos perms avec les gars, vous verrez, c'est bien plus amusant... »

Bon, dans une tenue comme celle-ci, elles aurons l'air profondément idiote, mais ce n'était pas très grave... Un autre soucis fit soudain son apparition : Hartmann, dans toute sa splendeur, qui remarqua le groupe et vint apostropher les deux autres femmes en jouant des gros bras et en marquant sa présence d'une réplique des plus... Stupide... Gabriel Santar resta un instant sans voix, lui qui était si fier d'avoir eux deux filles forte et fière de servir sous les drapeaux impériaux. Severnaya se fendit d'une réplique cinglante pendant qu'Artémis se demanda s'il avait conscience que la Grand Amirale en personne était présente. L'ancien militaire a la retraite retrouva toutefois l'usage de la parole et prouva qu'il était quelqu'un de simple et directe en se tournant vers sa fille et en ne prenant guère de gants pour poser sa question

« Artémis, c'est qui ce con ? »
« Papa, je te présente le sergent instructeur Hartmann, mon formateur dans l'armée, un type qui a bien moins de testostérones qu'il se plaît a le dire... »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Ven 14 Juin - 1:34

Je souriais doucement devant la réaction de Severnaya… Celle-ci s’était mise au garde à vous par réflexe, et dans la situation actuelle c’était assez risible, il faut le dire. En robe et en talon, n’importe qui aurait eu l’air ridicule en réagissant ainsi, mais mon sourire n’était pas moqueur, plutôt bienveillant, et un peu amusé il faut reconnaître. Si elle était aussi disciplinée dans ses fonctions qu’elle appliquait le protocole en toute circonstance, elle ferait sans doute un bon soldat, mais pour le coup la réputation de sa famille m’amenait à douter de son respect strict des ordres comme de ses supérieurs. Enfin, elle m’avait elle-même prouvé par le passé que le protocole n’était pas son truc en permanence non plus, et j’hésitais à me sentir flattée par sa réaction pour le coup. Peu de personne pouvaient se vanter de faire réagir ainsi une Daala. Je lui adressais un petit signe de tête, signe qu’il n’était pas nécessaire de recourir à un tel abus du protocole, mais elle ne me regardait plus, ou tout au moins ne faisait pas vraiment attention, ayant elle-même réalisé le ridicule de la situation. Elle tenta de détourner l’attention en répondant à ma requête comme si de rien n’était, mais je gardais mon sourire en coin :
 
« Madame, je vous présente, le lieutenant Artémis Santar, membre de la 501ème légion et actrice des évènements de la Vector Tower, et son père, Gabriel Santar ancien membre de la marine. Lieutenant, Monsieur, je vous présente la Grande Amirale Aerys Veers. »
 
Alors que mon assistante d’une mission se frappait le front, pour une raison que je ne décelais qu’un peu plus tard, puisque pour moi les présentations étaient nécessaires, je tournais mon regard vers les deux autres membres de notre petit groupe. Visiblement la descendante de Natasi était persuadée de plonger dans le ridicule, mais ça n’était certainement pas le cas, tout au moins pas de mon point de vue. Et les deux Santar ne semblaient pas plus enclins à se moquer d’elle, quoique la jeune femme retenait visiblement un sourire. Tout comme moi, ce n’était visiblement pas moquerie, mais plutôt une bienveillance quelque peu enjouée, et elle me parut rapidement sympathique. Son père commençait à accuser son âge,  mais restait visiblement vif et bien de sa personne au lieu de se rabougrir et se courber comme certaines personnes âgées. Il semblait plein d’énergie, et son visage où quelques pattes d’oies se dessinaient autour des yeux donnait l’impression d’une personne charmante, et gentille. Les deux membres de la famille prirent à leur tour la parole pour se présenter d’eux même :
 
« C'est un honneur amiral, pour un sous-officier a la retraite comme moi, de pouvoir rencontrer la génération suivante de nos glorieux défenseur ! »
« Enchantée. Oh juste, c'est Capitaine Santar maintenant, j'ai eu une promotion suite à quelques ennuis lors de la reconquête du château de Bast... »
 
Le plus âgé me tendait la main, et je la serrais avec enthousiasme… J’avoue, je n’avais jamais entendu parler de lui, mais il me paraissait également sympathique à la réflexion. Et sa fille en tant que capitaine de la 501ème était sous mes ordres apparemment, bien que je n’ai encore pas eu besoin de recourir à cette légion d’élite en personne. Enfin, capitaine, cela voulait dire qu’elle avait une certaine valeur, et il devait s’agir d’une combattante confirmée… Encore quelqu’un totalement à sa place dans la situation actuelle si vous voulez mon avis. Alors que je lâchais la main de son père, je regardais un instant la jeune femme, me demandant s’il fallait que je lui serre la main également, ne me souvenant guère du protocole (comme relativement régulièrement), et ne sachant même pas s’il y avait quelque chose à appliquer dans cette situation. Enfin, elle ne me tendit pas la sienne aussi je laissais mon bras retomber contre mon flanc, en espérant ne pas trahir l’une ou l’autre des règles qui régissait mes rapports à autrui depuis le poste que j’occupais. Severnaya ramena l’attention sur elle après avoir repris contenance en lançant, non sans une pointe amère :
 
« Excusez-moi pour le retard de mon rapport de notre dernière escapade, Madame…mais pour le moment…je suis dans l’incapacité d’en rédiger un… »
 
Je me demandais un instant ce à quoi elle faisait allusion, puis je me souvenais des circonstances dans lesquelles le dernier destroyer que j’avais visité en sa compagnie avait explosé… Elle s’était gravement brûlée à cette occasion, et apparemment ça n’était pas encore totalement résolu. Je me demandais pourquoi elle ne s’était pas faite soigner, ce qui aurait pris un temps ridicule et lui aurait permis d’avoir l’usage complet de ses mains, mais je n’avais pas la réponse… Et au vu de l’état dans lequel je conservais ma jambe, je n’étais certainement pas la mieux placée pour critiquer son absence de soins médicaux appropriés. Ma seconde interrogation était sur le même sujet : pourquoi ne pas faire faire cela par un droïde ? Enfin, à la réflexion, Severnaya devait être un poil trop têtue pour accepter de faire cela, et devait sans doute tenir à accomplir cette tâche elle-même… Quelque chose que je n’aurais pas pu faire, je détestais écrire, que ce soit à l’aide d’un appareil électronique ou non. Sa phrase suivante en revanche ne m’étonna en rien pour sa part :
 
« Je voulais vous... Remercier. Vous remercier d'avoir eu l'excellentissime idée de me convier à cette réception qui, comme vous le savez, me plaît énormément, autant par la qualité des convives que par la richesse de leurs tenues. Il n'est point d'endroit dans la galaxie où j'aurais plus souhaité être qu'ici ce soir, sans vouloir vous vexer Lieutenant, et Monsieur Santar »
 
Son ton acerbe collait avec la réplique, et j’attendais depuis le début de la conversation qu’elle me glisse une remarque du genre, sachant qu’elle appréciait sans aucun doute à peu près autant que moi le fait d’être ici. J’hésitais à lui répondre  de la même façon, mais il était vrai que c’était légèrement de ma faute si elle se trouvait ici en ce moment, aussi je me voyais guère lui reprocher un si petit écart. Enfin, visiblement, elle avait quelques connaissances sur place, et le décor n’était pas vraiment déplaisant… Quelques tableaux étaient simplement magnifiques, et j’en remarquais un où, si mon grand-père n’avait pas été représenté, il aurait dû y être, puisque l’œuvre représentait la bataille de Hoth, et plus précisément Vader à la tête de ses troupes… Mon aïeul avait été l’un de ses lieutenants préférés, et sans doute l’un des plus intègre et talentueux… Dommage que d’autre n’y aient vu qu’un caniche pour le sith. Surtout Sedriss. Si je l’avais tenu, je lui aurais fait bouffer ses tripes, grandir sans ce grand homme pour participer à votre éducation était assurément une perte, et il l’avait sacrifié pour rien. Je serrais légèrement le poing, mais rien d’autre ne laissait transparaître ma déception face à cette disparition prématurée d’un tel personnage. Je fus toutefois ramenée à la réalité par Artemis, une intervention bienvenue car je ne souhaitais pas me perdre dans de telles pensées pour une telle occasion… J’aurais fini par m’énerver toute seule, et je savais pertinemment comment cela finirait. Enfin, bref, la fille Santar ajouta aux critiques à peine voilées de Daala :
 
« Oh vous savez, je suis ici sur ordre de mes supérieurs pour représenter la légion... Autant dire pour rien quoi... Mais si l'on a un peu de temps ensuite, je vous invite dans une petite cantina ou l'on allait souvent faire nos perms avec les gars, vous verrez, c'est bien plus amusant... »
 
Eh bien, entre Severnaya qui respectait trop le protocole, et son amie qui visiblement prenait quelques libertés avec, je suis certaine que certains amiraux se seraient arrachés les cheveux… Je me souvenais d’un capitaine tellement à cheval la dessus qu’il s’énervait pour un rien, mais cela faisait bien une dizaine d’année que je n’avais plus entendu parler de lui maintenant… Enfin, qu’importe, ça n’était pas mon cas, au contraire ça avait tendance à m’irriter prodigieusement que l’on veuille à tout prix respecter ces codes, même dans des situations banales… J’étais toutefois légèrement étonnée de la rapidité avec laquelle je m’étais intégrée au groupe, puisque visiblement l’invitation marchait également pour moi… Mais j’avoue que l’idée me plaisait assez, finir cette nuit par une véritable soirée ne serait certainement pas de refus. J’acquiesçais donc et me préparait à répondre que je l’accompagnerais, mais je fus interrompue alors que j’ouvrais la bouche par un homme à peine arrivé :
 
« Alors mes louloutes, toujours pas prête à écarter les jambes pour satisfaire des soldats qui se tuent à la tâche ? »
 
Je retenais un hoquet de surprise, et une réplique cinglante, désirant savoir ce qui amenait cet homme ici… Il n’était certainement pas venu au hasard, il devait connaître l’un de mes trois compagnons, voire peut-être tous ceux-ci, et je voulais comprendre le pourquoi de sa vulgarité. Je gardais donc un calme Olympien, appuyée par la perspective amusante qu’il n’avait aucune idée de la propriétaire de l’épaule sur laquelle il s’était appuyé pour lancer ses insultes. Heureusement pour lui –et pour moi-, c’était sur la gauche qu’il s’était appuyé, n’en demandant donc pas plus que cela à ma jambe blessée. Par contre, cela voulait dire qu’il n’avait pas vu ma canne, et c’était plus embêtant pour lui, car ils n’étaient pas légion les hauts gradés de l’armée à boiter. Les têtes renfrognées de Severnaya et Artémis m’apprirent qu’elles connaissaient le personnage, tandis que Gabriel semblait partagé entre l’incrédulité face à une telle entrée, et la surprise pure et simple. Je restais donc de marbre en attendant la prochaine personne à prendre la parole, désirant un peu plus d’information… Mais j’espérais qu’elle fasse vite, l’haleine de l’homme n’était pas vraiment agréable à respirer, et il me la crachait presque en plein visage. Finalement, ce fut Daala qui intervint :
 
« Sergent-instructeur… Vous tenez vraiment à ce que votre nez prenne, une fois encore, rendez-vous avec mon poing ? Si tel est le cas, je vous saurais gré de prévenir les autorités compétentes afin qu’ils sachent qu’il y aura d’ici quelque instant un sinistre connard souffrant de contusions multiples et de fractures aussi diverses que nombreuses…. »
 
Oh oh… Il y avait déjà eu friction entre ces deux-là, et au vu des paroles de la jeune femme, elle n’avait pas dû y aller de main morte. Et vu qu’elle n’avait pas fait preuve d’une haine envers tout officier lorsque je l’avais eue sous mon commandement, je supposais que sa rancœur était amplement méritée, et n’était pas celle que tout homme dédiait à son sergent instructeur… Ceux-ci n’étaient guère sympathiques en général, mais pour que cela aille dans de telle proportion… Eh bien, soit il était terriblement doué pour emmerder ses élèves pour les pousser au-delà de leurs limites, soit il était simplement stupide… Et de ce que j’en avais vu jusqu’ici, la seconde solution prévalait largement. Les deux Santar échangèrent un regard avant que l’aîné des deux ne demande :
 
« Artémis, c'est qui ce con ? »
« Papa, je te présente le sergent instructeur Hartmann, mon formateur dans l'armée, un type qui a bien moins de testostérones qu'il se plaît a le dire... »
 
Il s’était donc attiré la haine de tout le monde ici présent… Bon, j’étais fixée, si c’était unanime alors il était coupable, et je ne me gênerais pas pour faire appliquer toute sentence que je jugerais appropriée… Pour le moment, aucune idée de quelle forme cela prendrait, mais ça ne devrait pas être trop compliqué à trouver, j’avais toujours beaucoup d’imagination dans ce genre de situations. Les expressions rageuses sur les visages de mes deux compagnes auraient même fait pâlir palpatine –si tant est qu’il le puisse encore. Pourtant, après un bref coup d’œil à l’homme toujours lourdement affalé sur mon épaule, il ne s’en émouvait guère, au contraire il s’en délectait presque, tout au moins c’est l’impression qu’il donnait. Mon esprit tournait à toute vitesse pour trouver une sentence appropriée… Je ne l’aimais déjà guère, et j’aurais sans doute l’occasion de le faire rétrograder une fois retournée sur mon bâtiment, mais pour l’instant il me fallait quelque chose d’assez spectaculaire… Et surtout, qui laisserait un peu les deux jeunes femmes s’amuser… Qu’est-ce qui… Oh. Je sais.
Un sourire étira lentement mes lèvres, et je me doutais que les deux jeunes femmes face à moi savaient que je préparais quelque chose, mais pas mon voisin de fortune. Doucement, j’attrapais ma canne par le bout qui s’appuyait sur le sol, suffisamment discrètement pour que l’intéressé ne remarque pas mon petit manège. Une fois celle-ci dans la main, je la préparais, et lorsqu’il ouvrit la bouche pour répondre une idiotie de plus, je la passais derrière sa jambe droite rapidement avant de tirer un grand coup. La poignée bloquée derrière sa cheville le faucha simplement, et il s’écrasa par terre dans un boucan de tous les diables. Attrapant mon arme de fortune dans l’autre main, je la posais l’air de rien sur sa poitrine, le clouant sur place pendant qu’il rougissait à vitesse grand V, visiblement ivre de fureur. Le sourire plus large que jamais je fixais mon regard sur Severnaya, m’excusant mentalement auprès d’Artémis pour le favoritisme dont je faisais preuve en ce moment :
 

«-Capitaine Daala, je suis certaine que vous en mourrez d’envie, alors je vais vous laisser faire, présentez moi à ce cher monsieur, s’il vous plaît. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Sam 29 Juin - 0:24


    Certaines personnes avaient toujours le don de pouvoir en énerver d'autre et ce simplement en ouvrant la bouche pour le faire... C'était le cas du Sergent Hartman qui m'avait toujours tapé sur le système depuis aussi longtemps que je le connaissais... Sa voix...son faciès...ses manières et son caractère avaient toujours été pour moi une source de mécontentement... et ce malgré mes efforts pour rester calme... A l'Académie, je n'avais jamais pu m'empêcher quelque fois, de laisser ma colère s'exprimer contre cet homme ce qui m'avait valu plusieurs blâmes qui bien évidemment n'étaient guère agréables à subir...Cet homme savait se faire parfaitement haïr... Néanmoins, aussi dur que cela était à admettre, il s'agissait d'un bon sergent instructeur qui nous avait tous obligés à dépasser nos limites "quitte à en crever la gueule ouvert"..."
    En cet instant, comme devait très certainement le remarquer, Aerys, Artemis et son père, je me retenais de ne pas me jeter sur lui pour le rouer de coup et le mettre KO et ce de façon définitive... J'en avais plus qu'assez de le voir surgir de nulle part pour venir nous casser les oreilles... Si seulement mon droide était là, il aurait très certainement pu se lancer dans une joute verbale contre le sergent... Joute qui j'imagine il aurait pu gagner haut la main vu son caractère.


    « Dites moi Sergent...simple question... vous qui adorez les femmes... Avez-vous des enfants ?

    -Non et je suis fier de le dire !

    - Tant mieux pour eux... »

    Si Hartman avait eu des enfants, je les aurais plaint mais vu que ce n’était pas le cas, ils avaient eu de la chance... D’ailleurs suite à ma réplique, je ne manquais pas de remarquer que le sergent semblait réfléchir... Sans doute devait-il  chercher une réplique afin de me clouer le bec de façon définitive vu ce que je lui avais balancé à la figure... Je doutais qu’il y parvienne mais...si je devais bien reconnaitre une chose c’était bien le fait que question réplique, il se montrait toujours très imaginatif...
    Jetant un coup d’œil à la Grande Amirale, je remarquais quelque chose de curieux...qui ne manqua pas de me faire sourire intérieurement... Au vu des manigances de cette dernière avec sa canne, je comprenais sans peine ce qu’elle comptait faire d’ici quelque minutes ce qui risquait d’être particulièrement plaisant à regarder... mais cela risquait d’être particulièrement déplaisant pour la personne visée à savoir notre cher sergent instructeur ici présent... Mais après tout il l’avait bien mérité ! Peut être que cette leçon allait enfin lui apprendre les bonnes manières même si j’en doutais... Voir Hartman se montrer civiliser c’était aussi crédible que d’entendre dire qu’un Wookie imberbe pouvait exister... Et encore il y avait plus de chance pour qu’un Wookie imberbe puisse exister un jour...

    Soudainement, un mouvement simple mais ô combien bien pensé, fît tomber brusquement Hartman à terre qui ne manqua pas de pousser un juron en se réceptionnant sur le sol... Avant qu’il ne puisse dire et faire quoique ce soit, Aerys posa sa canne sur son torse et veilla à le maintenir clouer au sol... Le voir dans cette situation ne manqua pas de me faire sourire...et rire... L’admirer dans cette position, qui était pour le moins fâcheuse, avait eu le don d’apaiser mes nerfs qui précédemment avaient failli atteindre le point de non retour... ce qui dès lors m’aurait obligé à lui « foutre » une branlée magistrale... Autant dire que j’aurais du quitter la soirée après cette démonstration de force, s’il avait eu lieu...


    « -Capitaine Daala, je suis certaine que vous en mourrez d’envie, alors je vais vous laisser faire, présentez moi à ce cher monsieur, s’il vous plaît. »

    La Grande Amirale désirait que je lui présente ce sinistre personnage ? Et bien elle risquait d’être servi ! Je n’allais pas manquer de retenir ma langue ! Au moins allait-elle savoir à qui elle avait réellement affaire... Peut être avait-elle déjà entendu parler de cet homme sans le savoir... Au vu de ses méthodes et de son caractère détestable, cela ne m’étonnerait pas ! Toute la flotte et toute l’infanterie avaient entendu parler du Sergent Hartman que ce soit d’une façon ou d’une autre ! Il était réputé...mais pas de la meilleur des façons qu’il soit

    « Madame, je vous présente le sergent instructeur Hartman ! Il s’occupait de former les recrues qui allaient rejoindre la 501ème Légion. Le Capitaine Santar, ici présent, l’a d’ailleurs eu comme instructeur lorsqu’il était encore en service...tout comme moi lorsque mon dossier fît l’objet d’une redirection bien curieuse... Mais là n’est pas la question. Pour vous faire un bref résumé de sa personne, je puis vous dire qu’il s’agit d’un con, comme l’a souligné le père du Capitaine. Mais ce n’est pas tout !  Il se voit comme le meilleur soldat de tout l’univers et pense que toutes les recrues ne sont que des sous merdes... Bien évidemment, il souligne toujours le fait qu’il pèse ses mots en affirmant cela. D’autre part, il n’aime guère le fait que des femmes fassent parti de la flotte et de l’infanterie... Il pense que nous n’avons pas notre place... Pour lui notre place consiste à jouer les femmes au foyers mais aussi les catins.... Il a d’ailleurs une préférence pour ce dernier rôle... »

    Je regardais attentivement le sergent avant de poursuivre.

    « En effet, il aime bien nous coller l’étiquette de catins comme en atteste le fait que lors des séances d’entrainements il adorait mentionner que nous devrions avoir les jambes écartées... Si on l’avait écouté...toute les femmes au sein de la 501ème auraient servi tout simplement de prostitués s’offrant aux officiers et aux recrues... Bien évidemment de par son grade, il prenait un malin plaisir à nous imposer des tâches difficiles quitte à ce que notre moral vacille... Cela a poussé nombres de recrues à se suicider... Pour faire simple, il adore vous répéter à longueur de journée que votre existence ne rime à rien... Il menait la vie dure à tout le monde et n’avait rien d’un bon pédagogue... Pour lui la seule façon de combattre c’était de foncer dans le tas et de tirer sur tout ce qui bougeait... et ce au mépris de la vie des soldats... Et je ne vous parle même pas des punitions qu’il nous faisait subir... »

    Et encore ce n’était là qu’un cours exposé qu’Artémis allait sans doute vouloir peut être compléter... Pour ma part je n’avais guère envie de continuer plus longuement sur le sujet vu que cela me rappelait justement ma formation en compagnie de cet homme qui avait pris un malin plaisir à me faire subir de nombreuses choses dégradantes... Certes, je ne m’en plaignais pas vu que toutes les recrues étaient logées à la même enseigne avec cet homme mais pour ma part j’avais été légèrement plus gâté que les autres du fait qu’en plus d’être une femme, j’étais la descendante d’une des personnalités les plus connues de la galaxie... A plus d’une reprise, il avait trainé mon nom dans la boue et m’avait humilier...Mais j’avais su garder la tête haute et résister , et ce même si ce qu’il m’imposait de faire était particulièrement désagréable... Lui qui m’avait admonester que je ne réussirais jamais, n’avait jamais réussi à provoquer de dépression nerveuse chez moi... Pire encore...ses humiliations avaient su me motiver afin de lui montrer de quel bois j’étais fait... Je me souvenais encore d’ailleurs de sa mine déconfite quand il avait vu que j’avais réussi...

    « Sergent instructeur, je vous présente, Aerys Veers, descendante d’un des plus grand officiers que l’Empire ait connu à savoir le Général Maximilian Veers, et Grande Amirale de l’Alliance Galactique... »

    A peine eus-je prononcé ses mots que je vis son visage adopter plusieurs expressions aussi différentes les unes que les autres... Autant dire qu’il ne savait comment réagir... D’un coté il devait très certainement savoir qu’il était mal barré mais de l’autre il devait très certainement se dire qu’il n’allait pas laisser une personnalité de la flotte, boiteuse qui plus est, le ridiculiser aussi facilement que cela, lui qui avait été pendant longtemps le sergent instructeur le plus redouté...

    M’attendant à ce qu’il capitule, je fus surprise lorsque je le vis prendre dans ses mains soudainement la canne d’Aerys... D’après ce que je pouvais en juger, et le connaissant, il était capable de tirer sur cet objet afin de faire tomber la descendante de Maximilian Veers... Si cela devait arrivait, il s’assurait non seulement une revanche mais il s’assurait aussi de ne pas être le plus ridicule de la soirée étant donné le fait que la Grande Amirale était très connue...
    Au départ cette réaction eut le don de m’étonner mais après coup, je savais que venant de lui cela n’avait rien d’extraordinaire en soi... Il avait toujours été con et vindicatif... Quand les recrues parvenaient à lui jouer un mauvais tour ou à lui démontrer qu’il avait tort, il cherchait toujours un moyen de se venger... Vengeance qu’il réussissait toujours à avoir... Autant dire que suite aux évènement de la Vector Tower et à cette chute provoquée par une boiteuse, il ne risquait pas de faire dans la dentelle...
    Le voir agir de la sorte ne manqua pas de réveiller ma colère et ma fureur... Cette homme n’avait-il donc aucun respect ? N’avait-il aucun honneur, aucune dignité ?! Au vu de sa conduite, je pouvais aisément répondre par la négative... Ce n’était qu’un immonde connard qui ne comprenait que la force et la brutalité... Je ne comprenais pas comment un jour on avait bien pu le nommer Sergent Instructeur...  J’en avais littéralement plus qu’assez de son comportement enfantin... Il voulait se battre...et bien il allait être servi !  J’allais lui offrir ce que j’avais toujours voulu lui faire subir lorsque je n’étais qu’une bleubite incapable d’offrir à mes supérieurs une bordée dont ils se souviendraient !

    Sans attendre ne serait-ce une seconde de plus, je me jetais sur lui et commençais à lui admonester plusieurs crochets... Le frapper parvenait à relaxer un tant soi peu mes nerfs qui réclamaient cela depuis le début de cette rencontre... Sur le moment, je mettais ma logique au placard et laissait toute ma colère s’exprimer... Mes mains avaient beau être dans un sale état, cela ne me préoccupait guère... Tout ce que je désirais en cet instant c’était lui inculquer une bonne leçon...quitte à passer pour une véritable barbare aux yeux des convives qui de toute façon pour la plupart étaient aussi ouverts d’esprit et compréhensifs qu’un Gendai...

    Alors que j’allais lui infliger un autre crochet, le sergent eut le temps de me mettre son poing à la figure...point qui parvint à me fendre légèrement une de mes lèvres... Bien évidemment cette atteinte à mon visage fît augmenter l’intensité de ma haine envers cette homme... Sans prendre conscience de l’environnement qui m’entourait, je redoublais d’ardeur pour cette tâche qui me faisait extrêmement de bien et ce malgré le fait que le visage que j’avais sous les yeux était ensanglanté et tuméfié...

    Alors qu’il serrait son poing sans doute dans l’intention évidente de me frapper encore une fois, je ne pus m’empêcher de dire :


    « Allez vas-y fais moi plaisir ! »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Lun 1 Juil - 20:02

La jeune ne savait pas vraiment quoi faire. Elle avait naïvement pensée pouvoir échapper a Hartmann durant toute la soirée, mais celui-ci avait fini par les voir bien évidemment. Cela ne changerait jamais, jamais elle n'aurait la paix. La guerrière soupira quelque peu puis croisa les bras, observant en spectatrice la scène, comme son père le faisait. Hartmann et Daala venait soudainement d'entrer dans une joute verbale des plus particulières, chacun semblant rechercher la manière la plus cruel d'enfoncer l'autre. Le capitaine de la 501ème aurait parier sans hésiter sur l'héritière Daala, car si Hartmann était une brute épaisse qui aimait frapper la ou cela faisait mal, il restait un imbécile sans aucun dessous de jugeote ou d'imagination, ce qui handicapait fortement dans ce genre de duel. D'ailleurs, Severnaya venait de marquer un point précieux et le sergent instructeur était soudainement réduit a une position d'attente et d'interrogation, il essayait de faire marcher son dernier neurone en quête d'une réplique cinglante, mais cette dernière ne viendrait jamais. Alors que la femme a la chevelure saumon semblait d'être décidée a rester dans le mutisme, elle capta le sourire du Grand Amiral qui laissait suggérer quelque chose de bien plus particulier, de même que le mouvement de la canne.

Elle effectua un mouvement sec, mais efficace qui sécha Hartmann au sol, le sergent instructeur n'ayant rien vu, et bien évidemment, attira nombre de regard sur eux. Aerys demanda a Severnaya de faire les présentations, mais plutôt que de le faire simplement, la jolie rouquine préféra se lancer dans un long exposé de tous les défauts de celui qui leurs faisait face en expliquant en gros ce qu'était sa conception du métier de sergent instructeur... C'était particulièrement fidèle, Artémis en gardait un mauvais souvenir assez profond, d'autant plus qu'elle avait dégustée sévère, mais elle avait mis en œuvre également quelques plans pour se venger, dont certain finirent par trouver le chemin du succès, prouvant qu'elle n'était clairement pas n'importe qui. Toutefois, il était difficile de savoir comment un homme comme lui était parvenu a atteindre son rang : il était certes efficace, les hommes et femmes qui étaient sortie de son entraînement furent particulièrement efficace, mais combien s'était suicider alors qu'ils étaient particulièrement prometteur, juste a cause de ses lubies ? Artemis ne préférait même pas y songer... Pour être en plus présent ici et dans toutes les soirées importante, il devait réellement disposer de soutien ayant le bras très long et Aerys elle-même ne pourrait peut-être pas se débarrasser de lui...

Elle fini toutefois par le présenter, Artemis choisit de ne pas en ajouter. Pourquoi ? Certainement pas par respect, elle n'en avait aucun pour cet homme, juste parce qu'elle préférait rester aux aguets concernant les suites de la « rencontre » et qu'elle surveillait du coin de l’œil ce qui se déroulait dans la salle et l'affluence autour d'eux. Hartmann n'avait pas abandonné, sa fierté était peut-être blessé, mais sa stupidité était encore plus grande que son orgueil et d'un seul coup, il décida soudain que d'emmener la Grande Amirale avec lui serait quelque chose de bien pour lui permettre de redorer un minimum son blason, il n'avait même pas de respect pour la chaîne de commandement, mais a vrai dire, cela ne surprenait même pas Santar qui savait très bien a qui elle avait affaire. Gabriel en revanche resta lui surpris et ne bougea pas d'un pouce, il voulu interpeller la jeune femme, Artemis elle comptait joindre le geste a la parole de son père en la retenant, mais cependant, aucun des deux n'eut réellement le temps de joindre le geste a la parole, car Severnaya fit une nouvelle fois preuve de son tempérament de feu en se jetant sur l'ancien sergent instructeur dans un réflexe de haine afin de pouvoir passer enfin toute la haine et la frustration qu'elle avait pour cet homme sur son visage.

Il n'y avait aucune notion de stratégie ou de combat, cela tenait davantage du pugilat. La jeune femme s’acharnait sur le visage de Hartmann sans même se préoccuper de son propre état, la position a califourchon ayant relevé naturellement sa robe... Santar eue l'occasion de constater qu'elle avait enfilée son cadeau, c'était donc finalement son genre... Mais sachant que ce n'était pas franchement ce qu'elle souhaitait montrer a la foule, la guerrière s'interposa afin de briser la vue des autres puis se rapprocha des combattants, alors que l'héritière Daala allait prendre un second coup de poing au visage. La main de Santar s'interposa soudain et un bruit de métal se fit entendre, puis celui d'os brisé quand l'officier de la cinq cent unième resserra brutalement sa prise. Quand elle fut assurée que la douleur serait trop forte, Artémis lâcha la main d'Hartmann puis s'empara des épaules de la jeune femme afin qu'elle se relève, profitant pour rabaisser sa robe en la relevant afin qu'elle ne se ridiculise pas, mais ce faisant, elle s'était peut-être un peu trop coller a elle... Elle fit donc un rapide mouvement de recul avant de croiser les bras et de fusiller l'espace d'une seconde son père du regard, celui-ci ayant soudainement un regard hilare. Mais elle repris la parole, observant le visage tuméfié d'Hartmann


« Laisse le donc, il n'en vaut pas la peine. Sa présence ici prouve qu'il n'avait pas sa place au front, on l'a placé a un endroit ou il ne ferait pas rater une mission, rien de plus. »

Pour le convaincre de ne pas la ramener davantage, Santar lui colla un bon coup de pied dans les côtes, qui le fit geindre un peu, puis se détourna de lui. D'un geste, elle invita son père et les deux femmes a la suivre en s'éloignant de lui, quelqu'un allait probablement prendre soin de sa personne, encore que la logique voudrait simplement qu'on l'abandonne au chien. Peut-être par affinité personnelle, la jeune femme s'était naturellement rapprochée d'une vitrine présentant une mitrailleuse E-Web accompagné d'une cellule énergétique, une arme emblématique de la bataille de Hoth. Cependant, elle n'aurait guère le temps de l'examiner et de rechercher les différences avec les modèles actuel, puisque soudainement, des cris se firent entendre dans la pièce. Comme un seul homme, l’entraînement jouant probablement, les deux Santar tournèrent la tête et constatèrent que la situation devenait soudainement incontrôlable : une vitrine venait d'exploser, un Dark Trooper, sensé être neutralisé depuis longtemps, en sorti avec l'intention de tirer sur tout ce qui passait. Les convives courraient pour lui échapper, fort heureusement, ses attaques aux corps a corps était lente et beaucoup pouvait ainsi échapper au désastre, mais les tirs, c'était autre chose.

Santar soupira... Pourtant, elle n'était pas sur Coruscant cette fois. Gabriel, qui savait lui ce qui fallait faire, comme la plupart des officiers et des militaires présent, se baissa instantanément, mais Artemis imaginait que cela serait plus difficile pour Aerys. Le meilleur moyen de s'assurer qu'elle ne risque rien était encore de faire elle-même cible. Serrant le poing, elle brisa d'un coup sec la vitre afin de s'emparer de l'E-Web et de sa cellule énergétique, la passant en bandoulière comme l'on utiliserait un fusil d'assaut. Pour le moment, le robot avait son attention accaparé par une femme a la chevelure sophistiquée qui hurlait a la mort qu'on daigne lui sauver la vie... Soit, elle allait faire quelque chose. S'écartant autant d'Aerys qu'elle le pouvait, elle prit ensuite pour cible le droïde de combat et appuya sur la détente en maintenant le plus stable possible la mitrailleuse. Elle regretta de ne pas avoir un Z-6 Rotary Cannon, car l'E-Web, bien que plus stable, était incapable d'égratigner l'armure de combat qui se retourna soudain vers elle. Artemis compris qu'il valait mieux ne pas insister et s'abaissa alors qu'un missile partait dans sa direction.


« Tu a l'air d'attirer les ennuis ma fille ! »
« Mais... J'y suis pour rien papa je te jure ! Ah, pourquoi je n'ai jamais graisseur quand j'aurais besoin de lui ? »


Même si l'E-Web n'était pas adaptée a un combat contre cette chose, elle représentait une arme et le programme l'identifierais donc comme une menace. Artemis allait devoir laisser la machine viser une autre cible, puis sortir pour arroser de nouveau le géant, afin de gagner du temps et de permettre a la plupart des convives de fuir... Ensuite... Eh bien, elle improviserait. Elle connaissait bien les Dark Troopers pour en posséder un elle-même, toutefois, elle n'était pas capable de les combattre sans l'armement approprié : certes, ses prothèses étaient suffisante pour l'ouvrir, mais il faudrait aller au corps-à-corps contre un droïde construit pour tuer les utilisateurs de la Force... Pas vraiment la meilleure idée, mais elle n'avait que celle-là. Même si elle avait put faire usage de ses pouvoirs et utiliser les éclairs de forces, les Dark Troopers étaient conçu pour résister a ce genre de décharge... Si l'ingénieur qui avait construit cette machine de mort était encore de ce monde, elle aurait soudainement envie de lui dire deux mots...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Jeu 11 Juil - 17:47

Eh bien, c’était visiblement l’amour fou. Cet homme grossier était visiblement une connaissance de longue date des deux jeunes femmes qui m’accompagnaient, et ils avaient l’air de s’adorer mutuellement tous trois… Enfin, au vu des dernières paroles que l’homme avait prononcées, je pouvais comprendre leur état d’esprit… Je détestais les personnes vulgaires ou lentes d’esprit, et il avait l’air de cumuler les deux, aussi mon point de vue à son sujet fut bien vite fixé. Alors que je demandais à Severnaya de nous présenter, je vis celle-ci afficher une expression étrange, entre la colère et le ressentiment à l’égard de ce personnage à terre, et de joie cruelle de pouvoir ouvertement se moquer de lui, avec l’approbation de ses supérieurs. Je regardais avec attention la suite de la scène, car je savais que la rouquine face à moi allait s’en donner à cœur joie, sa virulence verbale m’était apparue comme évidente lors de notre dernière escapade ensemble. Pendant quelques secondes à peine, elle sembla rassembler ses idées pour savoir qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir dire, et elle enchaîna, sur un ton cassant et sarcastique, preuve qu’elle éprouvait effectivement une aversion peu commune pour cet homme.
Je vous épargnerais les paroles suivantes de la capitaine, qui fut à peu près aussi expressive que je m’y attendais. Mais le tableau qu’elle dépeint de ce dénommé Hartman n’était guère flatteur. Je n’écoutais pas les premières paroles qu’elle prononça après avoir énoncé son nom… Celui-ci me rappelait quelque chose, et je mis quelques instants à me rappeler quoi… C’était un officier instructeur qui avait pour réputation d’avoir un caractère de cochon… Je crois. Je n’aurais pas pu connaître tous les éléments de ma flotte, aussi répugnant soient-ils. Bref, si le nom m’était quelque peu familier, ce qui allait suivre serait bien plus instructif que les bribes de souvenir que je pourrais réunir à son sujet. Et je ne fus pas déçue. La description de Severnaya était aussi imagée que possible, et elle me présentait un homme bien particulier… Visiblement un Tyran qui n’avait d’autres talents que de briser les jeunes recrues de la flotte qui avaient le malheur de tomber sous son égide, pis encore si les recrues en question étaient de mon sexe… Un homme cruel n’ayant rien de mieux à faire que de pousser ses soldats au pire, simplement par orgueil et pour un plaisir cruel ne nécessitant visiblement aucune justification.

J’apprenais à le détester presque instantanément, et je raffermissais la prise sur ma canne en lui enfonçant un peu plus profondément dans les côtes. Pourtant, s’il avait su se hisser au rang de sergent instructeur, il avait dû être capable de rendre quelques menus services à la flotte… Restais à savoir quoi. Je suppose que les personnes qui sortaient de son instruction étaient particulièrement redoutable, ce qui suffisait à le rendre utile aux yeux de certains… J’aurais préféré comparer les effectifs d’entrées et ceux de sorties de son entraînement, les surprises auraient sans nul doute été nombreuses… Mais je n’avais simplement pas le temps de m’occuper tous les aspects de la flotte, il faudrait que je m’intéresse de plus prêt à la personne qui se chargeait d’administrer la formation des recrues à l’avenir. Finalement, Severnaya me présenta à mon tour, et je ne daignais qu’alors baisser les yeux sur lui… Et dû retenir un petit rire sarcastique. Son visage était rougeaud de la fureur qui semblait encore présente, mais se partageait maintenant avec d’autres émotions comme de la stupeur, de la crainte, mais également du mépris et peut-être même un fond de jalousie. Après ceci, n’importe qui aurait souhaité se taire et faire profil bas je suppose…
N’importe qui, sauf le sergent instructeur Hartman apparemment. Celui-ci semblait bien décider à reconquérir son honneur par une action relativement pitoyable, paradoxalement. Ce qu’il fit était aussi bas que déplacé, et même s’il avait réussi, il en serait resté ridicule, mais serait également apparu comme cruel et manquant largement de respect pour ses supérieurs, ce qui n’aurait pas arrangé la situation. Ce qu’il a fait ? Ah, oui, pardon, je m’égare. Eh bien, c’est simple, il utilisa ses bras relativement musclé pour attraper brusquement ma canne et la tirer vers lui, me déséquilibrant par la même occasion puisque celle-ci remplaçait ma seconde jambe, qui elle était blessée. Pourtant, je ne tombais pas immédiatement au sol, reposant sur ma jambe valide et n’essayant de retenir ma canne que dans la mesure où cet effort ne me ferait pas choir. Finalement, il tira d’un coup sec, et l’objet se retrouva entre ses mains, mais je restais debout, bien que je me sache dorénavant moins apte encore qu’avant à me déplacer sans douleur. Je devais d’ailleurs avoir des cachets capables de combattre cela quelque part sur moi… Peut-être en prendrais-je un tout à l’heure. Si la douleur se faisait trop forte.

Toutefois, Hartman ne fut pas le seul à me surprendre, en vérité… Je savais que la descendante de Natasi avait le sang particulièrement chaud, mais de là à se jeter sur lui pour lui administrer une raclée directement… Eh bien, j’avoue que non, je ne l’avais pas prévu. Nous étions dorénavant le centre d’attention de toutes les personnes dans la salle, ce qui me déplaisait au plus haut point… Déjà que je n’aimais pas ce genre de réception, alors si c’était pour se donner en spectacle… D’autant qu’une Grande Amirale aurait dû montrer l’exemple plutôt que de participer à ce genre de scènes… Mais je n’avais pas la personnalité coincée qu’avaient pu avoir mes prédécesseurs, Severnaya aurait pu en témoigner si elle n’était pas aussi occupée. Elle semblait libérer toute sa haine pour l’homme face à elle d’un coup, et je me demandais si elle faisait réellement cela à chaque fois qu’elle le croisait… J’espérais que non, pour elle comme pour lui. Je me baissais pour rattraper ma canne que l’homme avait laissé tomber pour riposter aux coups de son adversaire surprise. Une fois relevée, je remarquais qu’Artemis semblait souhaiter protéger notre amie commune des regards en se plaçant derrière elle… C’était sans doute mieux ainsi. Je me rapprochais pour ma part de Gabriel pour lui lancer :


«-Je parie sur l’amie de votre fille, tenu ? »

Celui-ci me jeta un regard visiblement étonné, voir même un peu choqué face au non-respect flagrant de toute forme de protocole dont je faisais preuve. Le sourire qui animait mon visage quelques secondes plus tôt n’était pas parti, et je lui faisais un clin d’œil, mais je suppose qu’il avait déjà compris que c’était une boutade. Toutefois, il n’eut pas le temps de me répondre, même s’il l’avait souhaité (et je pense que cette réponse aurait été sans nul doute digne d’intérêt), puisque la bataille venait de prendre fin sous nos yeux. J’affichais une moue boudeuse, mais l’amusement étincelait toujours dans mes yeux. Visiblement, c’était le méchant de l’histoire qui s’était fait battre, et la capitaine du Chimaera n’avait qu’une lèvre légèrement fendue, soit pas grand-chose en réalité. Pendant ce temps, le sergent instructeur se tordait de douleur à terre, se tenant sa main qui avait rencontré le poing de Santar fille un peu plus tôt… Celle-ci avait d’ailleurs quelque chose qui n’allait pas, elle lui avait au moins brisé plusieurs os, et ce bruit métallique… Non, sa main n’était pas naturelle, j’aurais pu en jurer. Une prothèse alors ? Sans doute, mais la question suivante était pourquoi… Et je n’aurais pas la réponse.
En effet, mes réflexions furent interrompues par l’irruption aussi impromptue que fracassante d’un Dark Trooper. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas non plus… Mais le fait est que le lourd robot était bien actif alors qu’il aurait dû être délesté depuis longtemps de son système de fonctionnement… Je veux dire, on ne s’amuse pas à exposer des machines encore capable de tuer des gens, c’est totalement irresponsable ! Mais, irresponsable, les gens qui l’avaient mis là l’étaient sans nul doute… Les premières rafales tirées par la machine fauchèrent cinq ou six convives, pendant qu’ils se pressaient tous vers la sortie en espérant visiblement pouvoir sauver leur peau au détriment des autres… Mais s’ils se rassemblaient tous au même endroit, vous pouvez être sûr que cette tourelle sur patte allait les arroser suffisamment copieusement pour qu’il n’en reste plus un seul en vie au bout de quelques secondes. D’ailleurs, les cris et les appels au secours avaient déjà commencé, alors que je restais stoïque.

La chose qui tirait sur tout ce qui bougeait ne s’intéressait pas à moi pour le moment, et je réfléchissais… Mon visage impassible ne montrait rien de la tornade de réflexion qui tournait sous mon crâne, cherchant désespérément des réponses à des questions comme « que faire ? ». Toutefois, si j’étais perdue dans mes pensées, je n’avais pas perdu tous mes réflexes de militaires, et je me jetais donc au sol pour ne pas être frappée par une balle perdue, sachant que ça ne servirait toutefois pas à grand-chose si la machine décidait de me viser personnellement… Ma jambe se récria de ce mouvement brusque, mais je n’avais pas le choix. J’examinais les alentours… Les couverts étaient peu nombreux, puisque ce qui occupait majoritairement la salle étaient des vitrines qui ne tiendraient pas longtemps face aux armes du Dark Trooper. Sachant que je n’aurais sans doute pas le temps d’atteindre une protection quelconque, je recherchais ce qui pourrait m’aider à me débarrasser de cette chose, et je tombais sur le capitaine Santar qui sortait une mitrailleuse E-web datant d’une petite soixantaine d’années de sa vitrine. Celle-ci n’avait pas l’air de s’émouvoir des morceaux de verre brisés qui entouraient son bras, et elle avait sans doute utilisé celui-ci pour briser la protection d’ailleurs. C’était certain, elle portait des prothèses mécaniques, au moins à un bras, mais puisqu’elle plongeait également l’autre dans l’ouverture pour attraper l’arme, je supposais finalement que les deux avaient été remplacés.
Un regard aux alentours m’apprit que les convives étaient déjà majoritairement près de la porte de sortie, et je n’apercevais déjà plus Hartman. Et pas une arme pour m’aider en attendant, ou rien qui n’ait un assez gros calibre pour dézinguer cette saloperie. L’E-web ne serait jamais suffisante pour percer son blindage, et je voyais mal Artémis en venir à bout de cette façon. Toutefois, celle-ci avait décidé d’aider au maximum les convives à s’en sortir en attirant l’attention du robot. C’était louable de sa part, et cela nous faisait gagner du temps… Eh bien, si elle avait d’aussi bons réflexes militaires, l’entraînement de ce rustre de tout à l’heure devait effectivement former durement ses recrues. Incapable de faire autre chose que regarder la jeune femme aux cheveux rosâtres, une idée me vint pourtant. Elle s’était éloignée de moi, sans doute pour me protéger (et accessoirement notre petit groupe sans doute), mais ça ne m’arrangeait pas maintenant. Je me relevais sans faire attention au Dark Trooper, s’il me voyait, eh bien… Eh bien je n’aurais pas de réponse. Mais je ne pouvais pas rester là à ne rien faire, et Artémis attirerait peut-être son attention suffisamment longtemps pour que je puisse arriver jusqu’à elle.

Marchant aussi vite que j’en étais capable, j’avançais en direction de la jeune femme donc, pour l’atteindre en quelques dizaines de secondes. Une fois à ses côtés, je l’attirais derrière l’un des piliers qui formaient les soutiens de la salle, au détriment de toutes les personnes à découvert… Mais pour le moment, je m’en foutais, il fallait trouver une solution. Une fois protégées, je me positionnais devant elle, qui avait visiblement l’air surprise de me voir là, et peut-être un peu peinée, ou alors consternée. Pas le temps pour ces considérations toutefois, je lui expliquais mon plan aussi vite que possible, la voix froide et dure comme souvent lorsque je donnais des ordres… Elle aurait fait plier à peu près n’importe qui, et je ne pouvais me permettre de la voir douter, ou hésiter à exécuter mes volontés.


« -Donnez-moi votre arme, tout de suite. Je vais faire diversion, parce que sans cela nous sommes perdus, à plus ou moins long terme. Je veux que vous fassiez le tour discrètement, si je m’en sors bien, cette machine ne devrait pas vous prêter trop d’attention… Et, j’ai vu votre force tout à l’heure. Ce ne sont pas de véritables bras, je me trompe ? J’ai besoin de vous pour m’ouvrir cette boîte de conserve, vous êtes notre seule chance de toute façon. Nous n’avons pas beaucoup de temps, alors dépêchez-vous, et c’est un ordre qui ne souffrira pas discussions. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Jeu 11 Juil - 23:56

Obnubilé par ma rage et attendant toujours qu’Hartman réplique une seconde fois, je continuais mon petit manège sans prendre conscience du monde qui m’entourait... Pire encore j’ignorais même les avertissements de mon corps qui depuis quelque instants me rappelait que mes mains étaient toujours dans un sale état et que donc de par un tel traitement j’étais en train de rouvrir certaines des plaies qui n’avaient pas cicatrisées et que j’étais en train de les malmener encore plus ce qui n’était guère indiqué....du moins si je désirais pouvoir continuer à utiliser pleinement ces parties de mon corps en toute tranquillité après cette altercation pour le moins violente.
Cette douleur qui se faisait de plus en plus ressentir aurait du en temps normal me pousser à arrêter à stopper...mais j’étais tout sauf dans mon état normal... du fait de ma colère, je frappais cet homme que j’avais sous les yeux et du fait que je le cognais avec mes poings, je ressentais de la douleur...  Douleur qui augmentait ma fureur et m’obligeait donc à asséner encore des coups au visage d’Hartman... Il s’agissait là à ne pas en douter d’un véritable cercle vicieux qui ne se serait jamais terminé si personne n’intervenait... chose qui fut le cas !

En effet alors que je « menais toujours la danse », je fus soudainement surprise par l’apparition de la main d’Artémis qui s’empressa de serrer le poing de Hartman qui m’était destinée... Bien que j’entendis l’os craquer, je n’en démordais pas : Cet homme devait payé  et ce même s’il était désormais quasiment incapable de répliquer ! Je n’avais aucun scrupule à tabasser un handicapé ! Après tout lui n’en aurait eu aucun alors je ne voyais pas pourquoi j’aurais du en ressentir...  L’idée de l’épargner ne me traversa même pas l’esprit !
Mon esprit s’échauffait de plus en plus et bien malgré moi j’en perdais le contrôle... Je le détestais, je le haïssais...je voulais tout simplement qu’il meurt, qu’il crève la gueule ouverte comme le chien qu’il était ! Et j’étais volontaire pour être son bourreau  surtout que j’avais une arme à disposition !

Fort heureusement, Artémis eut la bonne idée de me sortir de là en s’empressant de me soulever soudainement par les épaules... Sur le moment je ne manquais pas de me débattre par principe étant donné le fait que je ne désirais qu’une seule chose : reprendre le combat ! Elle n’avait pas le droit de m’empêcher de me venger de ce sinistre personnage ! Au contraire, elle aurait du me comprendre et me laisser faire, elle qui avait pourtant connu la même chose que moi ! C’était une  monumentale erreur que de laisser cet homme en vie ! Le simple droit de respirer ou de vivre aurait du lui être retiré depuis bien longtemps.

Continuant de me débattre quelque peu je ne manquais pas d’injurier le Lieutenant intérieurement. Je ne comprenais pas sa réaction... Elle n’était pas logique ! Elle m’avait elle même dit qu’elle n’aimait pas cet homme ! Alors pourquoi agirait-elle de la sorte ? Cela n’avait aucun sens ! S’était-elle résignée à cause de la présence de multiples personnes qui, si je tuais Hartman, feraient d’excellents témoins ? Sans aucun doute ! Mais elle semblait oublier une donnée ! J’étais une Daala et je pouvais si je le désirais avoir la main longue de par mon nom ! Ce n’était pas une bande de politicard coincé m’accusant de meurtre ou de vandalisme qui allait m’empêcher de poursuivre ma carrière ! A vrai dire, tuer Hartman semblait même être un acte honorable qui délesterait l’Empire d’un élément des plus incompétents et détestables ! Par conséquent, si j’en venais à commettre cet acte, on aurait été plutôt dans l’obligation de me récompenser pour service rendu à la patrie...
Alors que je pestais toujours, Artémis parvint à m’apaiser d’une manière très simple qui fut pourtant efficace. Sans sourciller, elle s’adressa à moi calmement:


« Laisse le donc, il n'en vaut pas la peine. Sa présence ici prouve qu'il n'avait pas sa place au front, on l'a placé a un endroit ou il ne ferait pas rater une mission, rien de plus. »

Elle avait raison... Si on lui octroyé ce poste et que l’état major n’avait jamais voulu daigner le changer d’affectation c’était bien parce qu’il devait être un mauvais élément qui aurait pu condamner toute la troupe au vu de ses compétences ou devrais-je plutôt dire au vu de son manque de compétence... L’état major avait très certainement remarqué que Hartman n’avait qu’une seule qualité : celle de pousser à bout ses hommes et coéquipier...  Ce qui par conséquent en faisant un bon sergent instructeur capable d’obliger une recrue à dépasser ses limites...
Plus je repensais à ces simples mots, plus je me disais qu’ils étaient vrai. Après tout, jamais je n’avais vu Hartman nous prodiguer un quelconque enseignement tactique... Il s’était contentée de nous mettre à l’épreuve physiquement et ce au travers de plusieurs entrainements... Tout ce qui relevait de la théorie, n’avait jamais été traité directement par lui... ce qui était déjà bien. Le connaissant, s’il nous avait enseigné l’art qu’est la stratégie militaire, il nous aurait préconisé d’user en toutes circonstances de la tactique « on fonce dans le tas »... tactique bien connu pour le gaspillage de vie humaine et de ressource qu’elle entraine. Je n’avais d’ailleurs jamais compris pourquoi certains officiers aimaient l’utiliser... Enfin je ne faisais pas partie de l’infanterie. Bien qu’ayant subi l’entrainement de la 501ème, je n’y connaissais pas grand chose dans ce domaine.  Mon rayon c’était la flotte et non l’infanterie.

Bien évidemment, ces paroles, outre leur coté apaisant, eurent le don de m’interpeller pour leur coté informel.  Non pas que j’étais choquée par le fait qu’elle ne m’ait pas appelé capitaine, loin de là... A vrai dire je préférais d’ailleurs que l’on évite de mentionner mon grade et mon nom pour m’appeler tout simplement par mon prénom... Ce qui m’avait interloqué dans ses mots était très simple : elle avait osé me tutoyer ! Je ne lui en voulais pas et me souvenais parfaitement du fait qu’elle m’avait tutoyer sur Coruscant et ce malgré le fait que j’avais continué à la vouvoyer... chose que je trouvais maintenant ridicule.
Pourquoi avais-je continuer à la vouvoyer ? Par respect ou bien parce que j’étais coincée ? Avais-je continuer à la vouvoyer tout simplement car suite à ma sortie du coma j’avais tenté d’élever entre moi et les autres une barrières infranchissable de peur de prendre les mauvaises décisions au vu de ma nouvelle affectation qu’avait été à l’époque le Chimaera ? Je n’aurais su le dire. Il devait très certainement s’agir d’un mélange de toutes ses raisons... Il était vraiment temps que je change... et que j’aille de l’avant au sujet d’Artémis quitte à me montrer ridicule.
Devant ce constat, je ne manquais pas de soupirer. Parfois je pouvais me montrer vraiment ridicule et coincé du cul comme les personnes présentes à cette réception, posture pourtant que je haïssais... D’ailleurs en parlant de ridicule, je n’étais pas en reste vu que je venais de me donner en spectacle. Autant dire que dès demain ma réputation risquait d’en prendre un coup. Moi qui pourtant avait l’habitude de commander mes hommes sans démontrer la moindre émotion, je m’étais laissée ici emporter par ces mêmes émotions. Si tout ça n’était pas ironique... A vrai dire, je ne savais même plus où me mettre ce qui dut se voir vu que je rougissais quelque peu en baissant la tête tel une adolescente pris en faute.

Alors que je m’approchais d’Artémis et d’Aerys afin de leur faire des excuses quant-à ma conduite quelque peu stupide, je ne manquais pas de tourner brusquement la tête vers les hurlements et tirs de blaster que je pouvais entendre. Me demandant de quoi il s’agissait, je tâchais de visualiser ce qui se passait... Et je ne fus pas déçu, loin s’en faut ! A vrai dire, j’étais même carrément surprise !  Un Dark Trooper était présent dans la pièce et avait été activé ! Qu’est ce que cette vieille machine de combat faisait ici ? Je me posais cette question jusqu’à ce que je réalise sa stupidité étant donné le fait que nous étions dans un musée. Ce genre de pièce était donc monnaie courante dans un tel endroit.
Une question subsistait toutefois... Comment avait-il été activé ? Ce genre d’appareil ne s’activait pas tout seul surtout dans des musées...à moins que cet engin n’ait souffert comme d’autre synthétique d’un défaut de motivateur auquel cas c’était fâcheux...non seulement pour nous mais aussi pour la personne qui avait du s’occuper de l’entretien de cette pièce de collection si dévastatrice.  

Contemplant ce géant, je ne pus m’empêcher de désespérer... non pas car la situation semblait l’être mais plutôt parce que j’avais une fois de plus attirée les ennuis. Moi qui avait espéré passé une soirée tranquille et ennuyante... C’était raté ! Pourquoi fallait-il que ce genre de situation tombe toujours sur moi ? Je n’en avais aucune idée mais cela avait tendance à m’agacer t’attirer autant de problèmes. Je n’étais pas Corellienne que diable et n’avait pas de marqué sur le front : « coucou j’adore les situations explosives ». Franchement cela commençait à me désoler d’avoir ce don pour me trouver toujours au mauvais endroit au mauvais moment...


« Oh non... pas encore... »

M’administrant après cette petite réplique, une claque mentale, je vérifiais, avant de me jeter à couvert si la Grande Amirale était en sécurité ainsi que les autres personnes que je connaissais. C’était là mon principale soucis outre ma survie. Même si je n’étais pas en service, j’avais toujours en tête l’ordre des priorités. Il était hors de question que les Vestiges se passent de deux excellents militaires à savoir Artémis et Aerys étant donné la guerre qui s’annonçait. Ma survie quant-à elle signifiait bien peu de choses... Certes j’avais peur mais je ne laissais pas cette peur m’immobiliser ou guider mes mouvements. Il fallait faire face comme le faisait si bien Artémis, en cet instant, qui ouvrait le feu en continu sur le dark trooper à l’aide d’un E-Web.

« Quand est-ce que je pourrais avoir une vie tranquille moi ? Je ne suis pas une Solo ou une Skywalker, que diable ! Merde à la fin ! »

Me concentrant et tâchant d’évacuer cette peur qui agitait mes tripes, je rampais à mène le sol et ce malgré la présence de différents débris de verres qui n’hésitait pas eux à m’écorcher la peau. Il me fallait une arme et tout de suite ! Ce n’était pas avec un petit pistolet blaster que j’allais égratiner cet être qui avait tout l’air d’un tank !
Me relevant dès que je fus en sécurité, et vérifiant une nouvelle fois que mes « proches » allaient aussi bien que possible, je me mis en quête d’une arme ce qui au vu de l’exposition du musée n’aurait pas du être difficile... Hélas j’étais bien en veine comme je pus le constater. A croire que le destin m’en voulait.

En effet la première arme sur laquelle je fis main basse après avoir brisé la vitrine la protégeant fut un fusil A-280 à savoir un fusil blaster lourd connu pour faire beaucoup de dégâts et ce au mépris de l’armure d’un ennemi ce qui en l’occurrence était parfait étant donné la situation... Malheureusement pour moi cette arme n’était pas du tout faite pour moi : elle était tout simplement trop lourde ! J’avais beau tenter de mobiliser toute ma force, je n’arrivais quasiment à rien... Or au vu de la situation il était primordial que je puisse tirer et bouger rapidement sans quoi j’étais morte... Devant mon manque de force évident, je ne manquais pas de noter dans un coin de ma tête qu’il était impératif que je demande à Artémis de subir un entrainement sur Vjun lorsque j’aurais quelque instant de repos afin de pouvoir enfin avoir une quelconque utilité lors de ce genre de situation qui semblait me coller à la peau...
Les autres armes que j’avais à disposition n’étaient pas non plus très adaptées à ma personne... Outre des turbolasers, je tombais sur  des lances roquettes qui devait sans doute être bien trop lourd mon corps aussi robuste et fort qu’un Ewok dans la force de l’âge. Finalement, je dus me résoudre à l’évidence, je n’allais pas pouvoir apporter une grande aide à mes alliés vu le peu de ressource dont je disposais. Quoique....
A la vu d’un E-11, je ne manquais pas d’avoir une idée. Avec une telle arme j’étais sûre ne de pas pouvoir percer le blindage du dark trooper mais j’étais au moins capable de faire diversion pour permettre à Aerys et à Gabriel de partir pendant que Artémis se chargerait d’anéantir ce monstre d’acier qui n’aurait en tête  qu’une seule chose : broyer ma colonne vertébrale ainsi que chacun de mes membres... Qui plus est un feu nourri sur les capteurs vidéos faisant office d’œil, pouvait  peut être endommager quelque peu son champ de visibilité ce qui était un avantage non négligeable...


« Attention la cavalerie arrive... avec un peu de retard ! ».

Revenant vers la position d’Aerys et d’Artémis, je ne manquais pas d’entendre entre deux tirs le plan de la Grande Amirale qui sur le moment était...stupide ! Il était idiot pour la simple et bonne raison qu’elle n’aurait jamais suffisamment de force pour manier le E-Web d’Artémis. Elle était bien trop frêle et trop « blessée » pour pouvoir porter une telle arme. Même moi je doutais pouvoir l’utiliser et pourtant j’étais en meilleure forme sans doute que la Grande Amirale... Non pas que je me montrais présomptueuse quant-aux capacités d’Aerys, loin de là ! Il s’agissait tout simplement d’un fait militaire. Fait que je n’allais pas manquer de lui communiquer quitte à le faire d’une façon peu commune ce qui ferait dès lors de moi la cible de son courroux.

« Arrêtez de dire des conneries Aerys ! Vous ne pourrez jamais utiliser l’arme d’Artémis ! Elle est bien trop lourde pour quelqu’un de votre constitution ! Vu l’artillerie que possède cette putain de boite de conserve, il ne manquera pas de vous vaporiser ! »

M’interrompant dans mon discours, je tâchais de faire ce que l’on pourrait appeler un feu de suppression non pas destiner ce coup-ci à annihiler mon ennemi mais plutôt destiné à l’aveugler vu le peu de puissance de mon arme.

«  Vous vous demandez ce qui me permet d’affirmer cela ? Et bien c’est très simple ! Que vous le vouliez ou non, vous avez un handicap... Votre guibole ne fera que vous ralentir ! Lorsque vous tenterez d’échapper au tir nourri de ce Destroyer de poche, il vous alignera car vous êtes bien trop lente ! Ajoutons le poids de cette arme à votre handicap et nous ne parlerons plus de lenteur mais plutôt de marche à reculons ! » Je repris mon souffle « Bref, il est hors de question que vous vous sacrifiez bêtement lors d’une fusillade entre un droide n’ayant pas mis à jour sa base virale et vous, grande Amirale de l’Alliance dont l’avenir de la galaxie repose sur ses épaules ! Si vous désirez crever, crever à bord de votre vaisseau et ce durant une bataille spatiale digne de ce nom ! »

Continuant à ouvrir le feu sur cette sinistre apparition, je constatais qu’elle semble désormais s’intéresser à moi  comme pouvait en témoigner les tirs qui assaillaient ma position.

« Au lieu de prononcer des énormités digne de l’Amiral Ozzel, foutez donc le camp avec Gabriel afin de vous mettre à l’abri et allez cherchez des renforts ! Pendant ce temps là nous vous couvrons ! Ne vous inquiétez pas, je tâcherais de survivre afin de subir des réprimandes ou une cours martiale mais en attendant...sortez vous les doigts du cul ! C'est un Ordre Aerys !»

A peine eus-je fini de prononcer ces mots, que je tâchais de quitter rapidement ma position, après m’être débarrassé de mes talons, qui était devenue de toute évidence intenable ! Le Dark Trooper s’était définitivement concentrée sur moi et semblait être allergique aux E-11 comme en témoignait l’ardeur qu’il mettait à tirer sur moi. Fort heureusement j’étais assez endurante et rapide pour éviter ces tirs ce qui me permît donc de rejoindre une position plus sûre de et de continuer mon manège « bien tranquillement ».

Écoutant d’une oreille distraites les réprimandes d’Aerys alors que je continuais de tirer sur le colosse de fer, je ne manquais pas...de sourire. Cette femme et moi devions être un sacré spectacle pour les Santar. Deux officiers au noms prestigieux en train de s’engueuler tel des trouffions de base, cela devait être charmant à voir. En fait cela devait cruellement manquer de classe mais que voulaient-ils ? Aerys et moi étions deux esprits fort et indépendants ! Il était logique que de temps en temps quelques étincelles émergent ! Certes je n’avais pas été tendre avec elle tout comme elle ne l’avait pas été mais même si je n’avais pas pris de gants avec elle et m’étais permis de tels écarts, je l’appréciais au fond.
Revenant soudainement à la réalité de par un tir de laser étant passé près de mon visage, je ne manquais pas d’écarquiller les yeux en voyant ce que faisant le dark Trooper : il me visait à l’aide de son poing ce qui laissait présager qu’une seule chose : Il allait tirer un missile ! De toute évidence cela sentait très mauvais pour moi.


« Si seulement je connaissais le con qui a créer ces horreurs ! »

Essayant de me sortir de cette situations fâcheuse, je courrais le plus vite possible et le plus loin possible de ma position afin d’échapper à cette machine de mort tout droit dirigé sur ma tête. J’eus beau courir, quand le missile fut lancé et atteignis mon ancienne position je fus projetée au sol suite au souffle de l’explosion...explosion qui ne manqua pas de fragiliser le sol ou du moins l’endroit ou je me trouvais qui s’effondra sous mon poids... Je savais bien que je n’aurais jamais du reprendre de la mousse au chocolat... »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   Lun 15 Juil - 16:59

Il y avait des jours qui partaient mal. Celui-ci semblait bel et bien parti pour entrer dans ses anales. Santar n'avait pas beaucoup de possibilité, hormis utiliser cette E-Web dans l'espoir de se rapprocher de cette chose et lui coller son poing métallique dans la figure, elle ne voyait pas ce qu'elle pourrait faire de plus. Le hic, c'était que la chose en question se défendait et disposait d'une puissance de feu conséquente, elle perdait trop de temps a tirer dessus pour attirer son attention et protéger les autres, mais l'idée d'utiliser les civils comme bouclier humain lui semblait terriblement détestable. Cependant, concentrée dans l'action, elle en avait oubliée qu'elle n'était pas forcément la seule a pouvoir combattre : Aerys se rapprocha rapidement d'elle, lui demandant de lui confier l'E-Web. Elle s'était rapidement rendue compte qu'Artémis avait des bras mécaniques, il fallait dire qu'elle utilisait les avantages que lui conférait ses derniers sans retenues et souhaitait qu'elle aille ouvrir en deux a main nue cette machine. Cependant, elle avait besoin de couverture afin de pouvoir l'engager au corps-à-corps et seule la Grand Amiral pouvait lui fournir. Elle adopta un ton autoritaire, qui ne souffrait d'aucune contestation possible, toutefois, Santar hésitait. Elle était théoriquement en permission, ce qui signifiait qu'elle ne répondait pas forcément aux ordres, mais c'était la petite fille du général Veers...

De plus, même si cette dernière n'avait probablement jamais fait usage d'une E-Web de sa vie, elle disait vrai. Sans son concours, la guerrière a la chevelure saumon n'avait aucune chance d'atteindre le monstre de métal. Elle jeta un regard vers la position de son père, qui semblait prendre la situation avec une étonnante philosophie, mais Severnaya trouva le moyen de se faire une nouvelle fois remarquée en expliquant les raisons qui ne faisait pas d'Aerys la candidate idéale pour ce rôle. Mais Gabriel Santar n'avait plus ses vingts ans, il devait rester a couvert pour pouvoir s'assurer de survivre, le pauvre n'avait en outre jamais eue de formation de combat, il était enseigne sur un navire de guerre, ce qui n'était pas du tout la même chose... Autant dire les options de Santar, qui se retrouvait, en tant que seule guerrière de terrain, dans la position de trancher, était délicate. Toutefois, elle savait bien qu'elle n'avait pas trente six solution, si Aerys ne prenait pas l'E-Web, ils étaient fichus... Hors il était hors de question qu'elle meurt ici, elle avait encore trop de chose a faire ! Prenant rapidement sa décision, elle frappa d'un coup de coude la vitre de l'armoire derrière laquelle elles étaient dissimulée afin de pouvoir y poser la mitrailleuse lourde. Elle allait expliquer les bases d'une utilisation optimale a l'Amiral et lui donner quelques conseils pour qu'elle ne se fasse pas tuer bêtement.


« On a pas le choix, l'Amiral a raison. Si elle ne m'aide pas a atteindre le Dark Troopers, j'y arriverais jamais, même en poussant mes prothèses a leurs limites. Et puis tu l'éborgnera pas avec ce pauvre E-11, je te le garanti, je te rappelle que c'est un Dark Troopers qui assure ma maintenance. Vous n'avez pas besoin de porter l'arme a la main, ni de vraiment viser. Contenter vous de petite rafale en gardant le doigt sur la gachette deux secondes, pas plus. Dès qu'il se tourne vers vous, baissez vous ! Son ordinateur de visée ne cible que la tête, les projectiles passerons donc au dessus de vous sans vous atteindre. »

Elle la laissa avec l'arme, si elle avait eue plus de temps, elle aurait fait une explication bien plus convaincante, mais elle ne disposait pas de ce temps. D'autant plus que la machine de mort n'avait pas l'intention de les laisser en paix. Comme Artemis avait cessée de tirer, le temps d'expliquer a Aerys comment faire usage de l'E-Web, Severnaya et son pauvre E-11 s'était retrouvée a être la cible de la machine qui envoya un missile sur sa position. Comme elle n'était pas vraiment au fait des camouflages, sa formation devait avoir était tout de même plus light que celle des véritables soldats de la 501ème, a moins qu'il ne s'agisse de l'un de ses traits de caractères qui faisait son charme, elle en fit trop et préféra courir plutôt que de laisser le missile partir vers le mur et donc faire moins de dégâts... Résultat, le sol s'effondra, l'emportant dans sa chute après un vol planée des plus mémorable. Santar hésita un instant, se demandant bien de quel hauteur elle pouvait avoir chutée et ressentant une certaine inquiétude pour elle. Elle décida donc de se rapprocher afin de pouvoir en savoir plus. Profitant que l'E-Web avait de nouveau ouvert le feu, détournant le robot de son objectif, elle piqua un sprint pour pouvoir atteindre le couvert suivant puis termina par une roulade. De cette façon, elle se rapprochait du gouffre et pouvait enfin voir ce qu'il y avait en dessous, elle n'allait pas être déçue du voyage...

La jolie rouquine se retrouvait pratiquement nue, sa robe n'ayant guère survécu a la chute, dans un sous sol qui abritait les pièces du musée qui n'étaient pas exposée. Certaines étaient vénérable, d'autre avait simplement était placée ici afin de pouvoir assurer la réception, mais qu'importe. L'espace d'un instant, la jeune femme se perdit a admirer la petite fille Daala, mais elle se secoua la tête, ce n'était pas le moment de faire ce genre de chose. Elle observa les différentes pièces de musées ainsi que les chemins éventuels lui permettant de fuir, ou au moins de pouvoir les rejoindre, mais elle fini par trouver son bonheur sous la forme d'un Tank datant de la première guerre civile galactique... Exactement ce qui serait capable de mettre a mal un Darktroopers ! Celui-ci devait être en temps normal au centre du bâtiment, mais pour la soirée, il avait était placé sur un monte charge pour être descendu au sous sol... Le problème était qu'il n'y avait aucune commande pour le faire remonter... C'était vraiment pas de chance, Artémis ressenti un instant la colère et frappa du poing sur le sol, mais elle se calma presque aussitôt, si elle s'abandonnait a la colère, elle risquait de faire une erreur qui l'identifierait comme utilisatrice de la Force et ce n'était clairement pas le moment de faire cela. Il y avait forcément un moyen de faire remonter ce char, il n'était pas descendu tout seul que diable ! Santar posa son regard vers le haut et remarqua enfin le bouton du monte charge, il était au premier... Elle savait maintenant ce qu'il y avait a faire !


« Monte dans la tourelle du Tank ! Je le fait monter, t'inquiète pas, l'on nous forme pour piloter ses trucs ! Je sais même piloter un AT-AT ! »

Un rapide coup d’œil vers la machine indiqua que cette dernière allait se tourner vers elle, ce qui signifiait qu'il fallait qu'elle rejoigne rapidement un couvert. Contournant le gouffre, Artemis se servit de la puissance de ses prothèses afin de pouvoir accélérer et glissa sur le sol pour pouvoir échapper aux tirs et se dissimuler derrière un autre présentoir d'objet divers. Elle avait presque rejoint le bouton, mais il lui serait impossible de le faire tant que le droïde de guerre aurait tourner son attention sur elle. Fermant les yeux, la jeune femme soupira et attendit qu'Aerys reprenne le tir, mais surprise, ce fut Gabriel qui mena l'opération de détournement d'attention. Celui-ci s'était emparé d'une grenade et l'avait dégoupillé avec un sourire malicieux avant de la lancer vers le robot. Ce petit détonateur n'avait pas assez de puissance pour endommager la machine, mais l'explosion serait suffisante pour l'encourager a chercher ailleurs. Le père d'Artémis se retourna vers l'Amirale, qui allait probablement elle-même reprendre le feu, puis lui adressa la parole avec un amusement dans la voix parfaitement perceptible, qui indiquait qu'il appréciait finalement plus ou moins la situation, en tout cas, il ne devait pas se sentir particulièrement en danger pour s'exprimer ainsi.

« Ah ma fille... Elle veux toujours tout faire seule ! »

L'explosion joua son rôle en tout cas, puisque le robot se détourna d'Artemis, qui saisi directement l'opportunité pour appuyer sur le bouton d'un coup de poing presque rageur. La porte géante s'ouvrit alors que le Tank était en train de monter, mais Santar n'attendit même pas que celui-ci soit arrivé tout en haut, elle sauta dans le monte charge et retomba sur ses pieds a quelques mètres du tank, brisant ses talons aiguilles dans le processus, qu'elle abandonna donc, puis monta dans le véhicule a une vitesse inégalée pour pouvoir en prendre les commandes, prouvant qu'elle n'avait rien oubliée de son entraînement. Elle démarra rapidement les systèmes et ajusta la lunette permettant de profiter du HUD. Il n'y avait plus qu'à attendre d'être arriver tout en haut afin de pouvoir commencer le feu d'artifice...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La nuit au Musée ! [PV Aerys Veers et Artemis Santar]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star Wars : Dawn of the force :: Archives :: Archives RP :: Saison 1-
Sauter vers: