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 [Philos Prime] Des vérités qui dérangent [ Azaren & Triniel ]

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MessageSujet: [Philos Prime] Des vérités qui dérangent [ Azaren & Triniel ]   Jeu 13 Juin - 20:30


    Thyota, Bureau des Services de Sécurité du Palais Royal, 11h30


Divisée et opprimée. Telle était la nouvelle devise de la société née de l'accession au pouvoir du Roi Ask Boruskim huitème du nom, homme faible, imbu de lui même, et depuis trop longtemps victime de sa vieillesse. Cela faisait maintenant plusieurs mois qu'une vive opposition se manifestait à l'égard de Sa Majesté et du gouvernement, qu'il s'était permis, face aux contestations, de renouveler régulièrement de façon totalement arbitraire et maladroite. Personnellement, j'éprouvais une grande détresse à me situer dans cet univers tendu au milieu duquel certains politiciens se distançaient jour après jour des injonctions royales tandis que d'autres, loyalistes de cœur, œuvraient selon la détermination hypnotique du Roi. Jamais l'application du régime monarchique, pourtant si cher aux yeux du peuple, n'avait permis de faire sombrer le système dans un tel chaos politique, économique, et social. La loi du sang décidant de l'héritier du Royaume avait cette fois-ci condamné la planète, ses lunes, et son peuple à l'implosion. Bien entendu, il fallait réagir, et j'avais déjà convenu de cette idée avec Hector Jeliskum, président du Parlement, qui quoi que j'entreprenne verserait toute sa vaillance à mon profit. Mais pour moi, méditer sur les meilleurs choses à faire en ce contexte de crise s'avérait bien compliqué. Si Ask avait insoucieusement prouvé qu'il faisait très mauvaise figure au pouvoir, sinon qu'il était le pire des souverains, il s'était affirmé comme le meilleur des pères. D'une bonté, d'une gentillesse, et d'une simplicité sans égale, je devais tout à cet homme. Il avait fait de moi ce que j'étais maintenant, et d'un claquement de doigt je ne pouvais me convaincre à tromper cette confiance qu'il m'avait toujours accordée. Après tout ce n'était qu'une question de temps désormais. Alors qu'il était à l'article de la mort, je ne pouvais que me préparer à la tâche ardue que serait le remplacer.

Ainsi en l'honneur de son 80ème anniversaire, le stratège Vakim Bolera, secrétaire d'état à la défense, et moi même nous étions encore une fois mis d'accord afin de lui allouer autant de considération que le méritait son titre. Une parade regroupant l'intégralité du 1er Corps d'Armée aurait lieu en début de soirée sur la place d'arme jouxtant le palais, immédiatement suivie par le traditionnel bal jubilatoire prenant place dans l'éclatante salle de réception de ce dernier. En sa compagnie et celle du Colonel Toop Huleskoe, commandant en chef de la Garde Royale, nous étions rassemblés dans la salle de planification des services de sécurité, située au sous-sol de l'aile est du palais. Mes deux supérieurs n'avaient pas manqué de me congratuler pour l'obtention de mes nouveaux galons de capitaine, Huleskoe riant aux éclats en constatant qu'ils ne m'avaient été remis que maintenant, déplorant la mémoire évasive de Son Altesse. L'antichambre mise à la disposition de la Garde afin de constituer l'embrouillamini des protocoles de sécurité n'était autre qu'une étroite pièce circulaire très faiblement illuminée par de petits halogènes muraux, au centre de laquelle s'élevait une table holographique et son panneau de commande. Il était possible de visualiser sur les parois des représentations de la zone à n'importe quelle échelle, qu'il s'agisse d'examiner la position des portes de sécurité ou bien même les réseaux de ventilation et de canalisations, le tout contrôlable depuis une chambre annexe. Malgré le temps glacial que nous subissions au dehors, il faisait ici une chaleur infernale. Les sous-sols avaient en effet été construits de sorte qu'ils soient immunisés contre une quelconque attaque chimique, ne les faisant donc disposer que d'un très faible réseau d'aération relié aux jardins. Bolera s'était soulagé de sa redingote, et nous avions tous déposées nos casquettes à l'emplacement prévu à cet effet, près de l'entrée.

- Diantre, la salle de bal paraît tellement petite dans cette perspective...

Le stratège s'étonnait devant une maquette holographique du rez-de-chaussée que je venais de faire apparaître. Maîtrisant les plans du Palais plus que n'importe lequel des deux, je m'étais vu confier l'élaboration de l'acte de sûreté civile.

- Et encore, Vakim, il n'y a d'admis ce soir que 527 invités sur les 1000 qui ont été proposés par les filles du Roi.

- Pourquoi si peu ?

En première réponse à cette interrogation si peu réfléchie, je ne pouvais m'empêcher d'émettre un rictus narquois.

- Aux dernières nouvelles, nous fêtons aujourd'hui la déchéance de mon père, et non celle de mes sœurs qui elles, il faut le dire, sont depuis un certain temps déjà au plus bas dans mon estime de l'aristocratie.

Je m'esclaffais intérieurement en considérant leurs mines désappointées face à tant de révélations. D'humeur bénigne, je me permettais de surenchérir.

- Voyez-vous messieurs, si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais sans scrupules rapetissée cette liste au nombre de... 150, en rayant farouchement tout ceux que... Je n'aime pas.

Je lançais un regard complice au Colonel Huleskoe, qui faisait semblant de comprendre et de partager en tout point ce que je voulais dire s'il en pensait tout le contraire, par crainte d'être dénigré, si bien qu'un sourire était né sur son visage poupon. Bolera de son côté se révélait dubitatif.

- Que voulez-vous dire, capitaine ?

Quel idiot faisait-il, à jouer l'ignorant.

- Je veux dire, stratège Bolera, qu'en des temps comme celui-ci où les contradictions et les prises de bec au sommet sont de rigueur, je me dois d'assumer pleinement mes opinions et de commencer à jouer mon rôle dans l'avenir de notre système. Il n'y a pas de places pour les faibles et les ennemis du progrès, aussi bien dans notre société qu'au bal de ce soir.

Le comlink d'Huleskoe émit soudain un grésillement perceptible, me coupant dans mes déclarations.

# Colonel, du CSS, un navire non identifié de type corvette requiert l'accès immédiat en zone sub-stratosphérique.

Nos visages se marquèrent d'une incompréhension certaine, et un silence tendu pesa durant quelques secondes. Les intrusions étrangères avaient été formellement prohibées dans l'ensemble du système, comment se faisait-il donc qu'un bâtiment d'une taille si conséquente ait pu tracer sa route sans réprimandes jusqu'aux quartiers nobles de Thyota alors qu'il aurait du être dévié de sa trajectoire dès son entrée en contact avec les autorités sectorielles ?

# Colonel, ils disent que c'est très important.

Sans attendre, j'attrapais ma casquette et la replaçais convenablement sur ma tête.

- Je m'en charge, occupez-vous de ça, je risque de ne pas revenir avant un moment, disais-je en pointant la maquette holographique des deux index.

Malgré tout, cette histoire m'affolait, mes ordres n'avaient pas été respectés, ou alors... Je ne préférais pas me permettre d'avoir à l'idée ce triste concept qu'était la traîtrise. J'étais convaincu d'avoir informé la totalité du service de contrôle aérien. Mes ordres avaient sans doute étés infirmés. Inquiet, je pressais le pas vers le turbolift qui remontait vers les niveaux supérieurs, partant en direction du Centre de Surveillance Sectoriel casé dans un bâtiment annexe à la place d'armes.


Dernière édition par Nash Boruskim le Lun 17 Juin - 12:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Philos Prime] Des vérités qui dérangent [ Azaren & Triniel ]   Lun 17 Juin - 12:29

Azaren était debout, dans son uniforme de cérémonie blanc orné d'épaulettes dorées, entouré de ses droides, devant la baie d'observation d'une corvette de classe Vigilance. On aurait pu, en apercevant tant de décorum dans un vaisseau somme toute si petit, en rire, mais la présence d'une force de frappe assez conséquente à moins de dix minutes en hyperespace, prête à fondre sur d'éventuels attaquants aurait fait disparaître toute trace de sourire du visage de l'impudent qui se serait permis ce luxe. De plus, les moteurs sur-gonflés de la corvette lui permettaient de fuir rapidement en cas de danger, ou au moins de mettre de la distance entre elle et les attaquants le temps que l'artillerie lourde arrive. De plus, le contingent de soldats à l’intérieur de ce petit vaisseau était plus que suffisant : 150 stormtroopers de la Main, dont 50 soldats de la 41ème Legion d'Elite gentiment prêtés par les membres de la Main du Jugement, occupés sur une autre planète à annexer.

Le Chiss avait fait préparer cette visite « diplomatique » pour pouvoir s'assurer le soutien de la noblesse Philosienne dans son plan d'annexion de Philos Prime, qui s'inscrivait dans la nouvelle politique d'expansion du Nouvel Empire de la Main baptisée protocole SPEAR, qui reprenait les tactiques employées par Thrawn en les adaptant avec les ressources à disposition du NEDM. Il avait choisi cette planète pour ses capacités industrielles reconnues, mais aussi pour sa détermination à rester indépendante, menée par la personne du Roi Ask, souverain décrit comme peu populaire et ivrogne par les rapports des services de renseignement. Azaren était sûr de trouver quelqu'un pour soutenir sa cause, ou au moins pour distraire les forces armées de la planète le temps de faire débarquer ses propres soldats autour du palais royal.

Mais il n'était pas seul dans cette quête, à part les militaires et les droïdes il disposait d'une autre arme cachée : La Main de l'Empereur, Triniel Nibelheim, était debout elle aussi, à quelques mètres de lui, visiblement absorbée dans ses pensées. Elle était admirablement parée, comme à son habitude, et sa présence était une formidable motivation pour tous les membres d'équipage qui savaient qu'ils pouvaient être observés à n'importe quel moment par cette femme dont on disait qu'elle avait la faculté de se mouvoir sans être vue. Un euphémisme pour qualifier la discrétion dont elle pouvait faire preuve, capable de tromper un utilisateur de la Force même expérimenté à ce qu'elle lui avait dit. Il se tourna vers son amante, sans esquisser le moindre sourire, puis se dirigea vers elle. En trois pas, il l'avait rejointe, et il prit la parole en faisant un large geste désignant la planète qui grossissait devant eux.

- Il semblerait que le Roi soit en pleine cérémonie : son quatre-vingtième anniversaire est l'objet d'une fête dantesque, bien entendu réservée aux nobles et aux proches. Tu as dû lire les rapports de nos informateurs : c'est un monarque « endormi » sur son trône, pas détesté par la population mais pas particulièrement aimé non plus. Surtout ces dernières années, où il a sombré dans la vieillesse et l'alcool. Je pense que nous pourrions profiter de cette distraction pour approcher son neveu, Nash Boruskim. Le père de ce Nash était censé être roi, jusqu'à ce que son frère le tue et s'empare du pouvoir à sa place. Bien qu'il semblerait que les rapports oncle-neveu soient bons car Boruskim est Capitaine, mais il y a là une faille qui ne mérite que d'être exploitée. Tout le secteur est habituellement interdit aux navires militaires, cependant nos pilotes ont réussi à nous faire passer jusqu'ici, à nous de leur éviter de finir en poussière.

Le Chiss se rendit près de l'officier des transmissions, occupé à expliquer au contrôle spatial que leur mission était très importante. Une fois que celui-ci eut fini, il se tourna vers son Empereur.

-Monsieur, ils veulent que nous patientions le temps que leur superieur arrive.

-Excellent, dites-leur que nous patientons bien volontiers. Passez-moi la ligne quand le supérieur en question arrivera, je vous prie.

-Oui Monsieur.

Azaren, satisfait, se tourna pour chercher l'approbation de Triniel.
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MessageSujet: Re: [Philos Prime] Des vérités qui dérangent [ Azaren & Triniel ]   Lun 17 Juin - 18:00

    « Voici sa tête, sur un plateau d'argent, comme promis. »

    Depuis qu'elle avait prononcé ces mots, la vie de Triniel avait considérablement changée. Terminé, les Sith, terminé, la Confrérie, terminé, l'errance. Le Nouvel Empire de la Main l'avait accueillie à bras ouverts... ou son dirigeant, au moins. Pour le reste... les rumeurs avaient vite commencé à circuler, la Main de l'Empereur n'était pas une Chiss, mais une Anzat, ces êtes suceur de cervelle, capable de se dissimuler aux regards des mortels et qui plus est, l'Empereur entretenait une relation très étroite avec la femme aux cheveux de neige... Mais cela, personne n'osait vraiment s'assurer de la vérité, ce qui était préférable. Si l'assassin surprenait quelqu'un mettre son nez dans une partie de sa vie qu'elle jugeait privée... Cela allait très mal se terminer, probablement avec un crane vidait de sa « soupe ».

    Quoi qu'il en soit, Nibelheim, autrefois l'une des meilleures dans son domaine, à savoir la mort, avait reçue la promotion de sa vie, si l'on peut dire. Et sa première mission officielle en tant que telle portait sur l'annexion de Philos Prime. De ce qu'elle savait, Azaren avait choisi cette planète pour ses capacités industrielles reconnues mais aussi pour son désir de demeurer indépendant. Le Roi Ask était un souverain décrit comme peu populaire et ivrogne par les rapports des services de renseignements... Trouver quelqu'un pour soutenir le NEDM dans sa mission n'allait pas être une tâche très ardue, selon l'avis de l'Anzati. Cette dernière était, en cet instant, tout bonnement plongée dans ses pensées. Sa vie avait prit un tournant des plus inattendue et tout allait très vite. Après plus d'un siècle de... monotonie, elle connaissait quelque chose de nouveau. A quelques pas d'elle, l'Empereur se tenait fièrement debout, dans ses habits blancs. Le voir ainsi, si sérieux, ne donnait pas très envie de le connaitre davantage, déjà que les Chiss en général ne paraissaient pas très amicaux ... Les Anzatis non plus, d'ailleurs... Qui se ressemble, s'assemble.

    Elle sentit un mouvement sur sa gauche, un froissement de l'air et en trois pas, Azaren se trouvait plus proche que jamais. Triniel était bien plus élégamment vêtue que lors de leur première rencontre, sur Coruscant... Par rapport aux soldats qui se trouvaient ici ou même à l'Empereur lui-même, sa tenue pouvait être qualifiée de sexy, voir provocante... mais il s'agissait la de la nature même de l'assassin. Celle-ci leva enfin les yeux, posant ses iris dorés sur le visage bleutée de son ... amant. Cette idée aussi la faisait sourire. Triniel l'écouta sans rien dire, pensive, assimilant les nouvelles informations et affinant ce qu'elle savait déjà. Nash ... Son père aurait dû être roi... Triniel voyait là une excellente opportunité ... Ce petit pouvait être la clé pour obtenir la planète tout entière.

    Elle le laissa filer et retourna à ses pensées, écoutant d'une oreille la conversation qu'il avait avec l'officier des transmissions. Pour l'instant, elle se sentait assez inutile et c'était un sentiment assez pénible, elle qui jusqu'à la était habituée à travailler seule et donc à toujours faire quelque chose... Une nouvelle fois, quelques secondes plus tard, elle sentit le regard de l'Empereur dans son dos et se retourna. Qu'il cherche son approbation, par contre, elle aimait beaucoup... Elle lui fit un signe de tête, accompagné d'un léger sourire qu'il serait probablement le seul à voir... Le plan lui allait, pour l'instant.
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MessageSujet: Re: [Philos Prime] Des vérités qui dérangent [ Azaren & Triniel ]   

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