Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)

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MessageSujet: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Dim 3 Juin - 10:51

    La journée commençait doucement à être bien avancée, et la matinée touché à son terme. Aujourd'hui, c'était une journée absolument magnifique, sur l'ancienne et mystérieuse planète faite de plaines et de montagnes qu'était Ossus, surtout à cette heure-ci, alors que le soleil était à son zénith, à la moitié de son parcours à travers les cieux d'azurs, seulement souillés par quelques moutons de nuages blancs, juste au dessus de l'un des des plus grand batîments que l'on pouvait observer sur ce monde encore en partie sauvage, juste au dessus de l'encore si jeune nouveau temple Jedi, frappant tout être vivant de cette sphère galactique de ses lourd rayons chauds de printemps. L'air de ce monde de roche, d'herbe et d'eau était un peu lourd, mais une douce brise fraîche équilibré le tous, faisant ainsi un temps agréable, parfaitement supportable, du moins pour les races de l'univers qui l'appréciaient.

    C'était midi sur cette partie de la planète, et Rajane, une grande varactyl, l'unique habitante de son espèce sur Ossus, l'animal de guerre et de compagnie des Jedis, attendait son repas avec un terrible agacement. Elle grattait le sol avec sa patte avant droite d'un air rageur, afin de montrer son impatience, labourant l'herbe de la cour naturelle que ses maîtres avaient érigés uniquement pour elle, créant une sorte d'enclos qui ressemblait à un véritable jardin botanique, à l'image de la planète sur laquelle elle avait été élevée tout au long de sa vie, avant que sa jeune et véritable maîtresse ne devienne une apprentie guerrière de lumière et ne vienne ici en l'emmenant avec elle, un lieu où la bête pouvait vivre en une semi-liberté, où il y avait des rocher sur lesquels elle pouvait se percher pour se réchauffer les écailles au soleil, ou sous une lampe à ultaviolet, et même une petite rivière passant au milieu, avec un lac artificiel lui faisant office d'abreuvoir, avec ses puissantes griffes, et poussant son hurlement...


    -GGGGGRRRRROOOOOUUUUUAAAAAWWWWW !!! BROA BROA BROA BROA BROA !!!

    ... dans un son strident, a faire dresser les cheveux sur la tête des êtres aux oreilles sensibles, qui se répercutait à travers ce lieu presque vide.

    Sa végétation était en retard, et ça, c'était le genre de chose qu'il ne valait mieux pas oublier avec elle. Si elle n'avait pas son repas d'ici une dizaine de minutes, la créature n'hésiterait pas à passer par dessus les murs qui entouraient son enclot et à aller chercher sa propre nourriture pat elle-même, en s'enfonçant dans les champs qui entouraient le temple ! Là, au moins, elle serait sûr de pouvoir manger. Après tout, elle était un animal intelligent, et son âme était encore assez sauvage pour lui permettre de se débrouiller toute seule. La jeune reptile géante au bec d'oiseau était peut être fidèle, peut être obéissait-elle à ses maître, généralement, et peut être qu'elle les aimait, mais la gourmandise faisait partie de son tempérament, et quand c'était trop à son goût, c'était trop ! Heureusement, elle n'eut pas à en arriver jusque-là : un jeune padawan, une créature bipède humaine, qui avait été choisi ce jour-là pour la nourrir, arrivait en poussant devant lui une coque en métal roulante, une brouette, d'où échappé la délicieuse odeur de plantes fraîchement coupées, une odeur qui lui donnait l'eau à la gueule. Il s'avança vers elle avec une grande prudence. La plupart des jeunes Jedi, et même certains des plus anciens qui n'étaient pas habitués à la monter, étaient impressionnés par l'imposante varactyl, bien qu'il était connu que celle-ci était douce comme un agneau envers ses maîtres tant que eux-aussi l'étaient avec elle...

    Ce n'était pas trop tôt ! Rajane se jeta sur la brouette avant-même que le jeune garçon n'ait le temps de la verser dans sa mangeoire, qui contenait toute une série de plantes dont sa race était friande, de l'herbe fraîche pour rendre le tout plus doux sous la langue, quelques fruit pourris pour donner du goût, des fruits plus frais et très fort, qui piquaient la langue, pour faciliter la digestion, de la mousse venant directement des rochers de sa planète d'origine, Utapau, dont son organisme avait besoin pour qu'elle reste en forme, et même quelques morceaux de bois pour qu'elle puisse s'y faire le bec et que la sève ajoute une saveur sucrée à ce plat "raffiné", du moins il l'était pour un herbivore comme elle. Le Padawan, la voyant arriver, prit peur et partit en courant se réfugier dans le temple, abandonnant son outil sur place. La bête planta son grand bec pointu dans la tas et le ressortie en dégustant de une grosse bouchée avec plaisir.

    Ah, les plantes... pour elle il n'y avait que ça de vrai. La varactyl prit son temps pour manger, profitant en même temps du soleil qui lui chauffait agréablement les écailles d'émeraudes de son dot, et de la brise fraîche qui la ébouriffé doucement ses crêtes et sa crinière de plumes aux multiples couleurs en la caressant. Maintenant qu'elle mangeait, elle commençait doucement à se calmer. Y a pas à dire, on ne se sentait jamais mieux qu'avec l'estomac bien plein. C'était vrai, même pour les animaux.

    Après qu'elle ait finit de gober toute trace de verdure qui traînaient dans la coque de fer roulante, allant jusqu'à en raclé le font avec sa langue rouge et râpeuse pour être sûr de ne pas oublier la moindre feuille, le moindre vieux trognon de pomme, Rajane se saisit de plusieurs bout de bois et se mit à les mâchouiller, mais sans les avaler. La sève, encore collante, se mit à couler dans son gosier. Elle répéta l'opération sur chaque morceaux qui traînaient, puis, lorsqu'elle eut finit de les vider de leur sang végétal, elle recracha les copeaux spongieux de salive de reptile à côté d'elle, et enfin, lorsqu'elle fut sûr qu'il ne restait plus rien à grignoter, elle traversa son enclot et alla se coucher sur le dos, dans un grand trous creusé au milieu de la cour, un creux parfaitement adapté à sa morphologie, qu'elle avait confectionnée elle-même avec ses propres pattes au fil des années depuis qu'elle vivait dans cette cour naturelle, dans de la terre meuble et humide. Ses maîtres y avaient rajoutés une litière de paille au fond pour le rendre plus confortable. C'était son nid.

    Là, elle profita de la chaleur de la boule de feu céleste qui lui léchait son ventre gonflé, lui servant ainsi de couverture. Ses doubles-paupières à moitiés fermées, sa longue langue rouge pendante, elle laissa échapper un ronronnement de bien-être et s'apprêta à partir pour une petite sieste digestive... mais en aurait-elle le temps ?
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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Jeu 7 Juin - 13:21

J' étais en train d' achever de terminer une séquence de sabre laser, travaillant sur sa forme III. Parce qu' elle était rapide et spontanée, j' affectionnai particulièrement les courbes qu' elle me demandait de décrire du trait coloré que la lame vrombissante dessinait de part mes mouvements de poignets et mes déplacements de pieds. Dans la grande salle, je n'étais guère la seule à gigoter en tout sens dans cette légère odeur d' ozone que nos instruments dégageaient dans leur bourdonnement teinté. En effet, une dizaine d' autre Jedi, qu'il s' agisse de Chevalier, de Novice ou de Padawan tel que moi même, étions tous affairé dans nos répétitions de séquences martiales ...

Pour ma part, je n' appréciais guère l' usage du sabre laser, en outre je n' éprouvais point l' envie de blesser ou de mutiler une quelconque autre personne, tout espèce distinct ... Le feu du sabre laser avait beau éviter les effusions de sang dans le sens où ce liquide rougeâtre ne dégoulinait pas en abondance des plaies et autres meurtrissures que les lames engendraient mielleusement à l' encontre de la chair ... Non, je favorisai amplement mes dons et capacités à interagir avec la Force ... Néanmoins, et malgré l' application que je manifestais dument dans ces aptitudes, il me fallait tout de même concevoir l' entraînement du sabre ... J' avais beau proférer de temps à autre des sous entendus malicieux, laissant affablement apparaître mes intentions futurs quand son utilisation. Chose qui avait fait plus d'une fois sourire mes Maîtres, qui m' affirmaient que tôt ou tard, je serais ravie d' avoir mon sabre à portée, et d'autant plus de savoir en maîtriser son caractère si particulier ...

En générale, à cela, je leur répondais de mon haussement d' épaule, feintant ouvertement la nonchalance, tout en leur adressant mon regard péronnelle de zélosienne, ceci souligné par mon sourire antique ... Signifiant clairement un, '' On verra bien " que ma juvénile jeunesse ne pouvait s' empêcher de songer afin de contredire les avances que les Maîtres m' annonçaient ... Enfin, mes séquences parfaitement effectuées puis terminées, j' avais remballé l' instrument, j' avais parcourt à pas pressé les longues galeries des couloirs, pris une douche afin de quitter la sueur des exercices, puis de mon pas toujours aussi leste, je m' étais dirigée vers les écuries ... J' avais du temps pour aujourd' hui, quelques livres à lire dont la teneur fatigante, abscons et syllibin n' offrait que peu d' intérêt à mon esprit encore sur la voie de l' éclosion ...

Arrivant enfin au lieu dit, c'est dans un sourire que je perçus le grondement si distinct d' un varactyl percer l' ambiance sourde de paix qui régnait quelques instants plus tôt, mon haussement de faciès s' élargit en analysant l' écho du cris que Rajane venait de proférer ... C'est que Mademoiselle avait faim ! Et on osait l' affamer ! Son enclos était à l'autre bout du terrain qui définissait le pourtour des écuries. J' entamais donc mon ascension dans les passerelles, et entre les différents enclos du terrain ... Au passage, je pris un sachet de friandise, que je camouflai sous ma bure afin que l' odeur en soit quelque peu dissimulée, en dépit du fait que je m' interrogeais tout de même sur l' efficacité du subterfuge face à la puissance sensorielle de ma bestiole révérée ...

Un soleil immense éclairait divinement l' environ, et c'est donc dans un sentiment d' extase profond que je continuai de déambuler, les bras et ma frimousse levés vers la voûte céleste du ciel tels qu'ils auraient pu l' être dans un signe de victoire ! Jusqu' à ce que ... Sans crier gare ! Je fus subitement percutée par une massive forme d' origine inconnue. Nous nous rentrâmes dedans, moi parce que j' avais inévitablement le minois en l'air et lui regardait effectivement en arrière ... Bref, bien que tout deux sonnés dans notre escapade, ce fût moi que se retrouva inefablement le cul à terre, ce dernier effrontément absorbé par l' attraction terrestre qui exhortait son bon droit mon petit popotin, pendant que lui, encore bouche bée par son geste accidentel me dévisageit sans dire mot. Moi non plus d' ailleurs, je n' en avais pas ouvert le bec, toujours hébétée par le choc et la soudaineté du heurt ! ... Puis, secouant mon faciès, replaçant d' un revers de main des fils enjadés qui obstruaient alors ma vision, je me relevais empruntant l' usage de la main que le proche humain me proposait poliment. C'est une fois debout, que feintant un air effarouché, je croisais les bras en l' observant ...



- Tu ... Tu es au moins, aussi maladroit qu' un wookie ...


Je n'eu point la nécessité de farfouiller les tréfonds profonds de sa conscience afin de savoir que je venais de piquer la fierté de l' humanoïde au vif. Il fronça des sur-cils, et prit ce même air que moi même je mimais Puis, avec un petit sourire mignon, charmant et conciliant, je me risquais doucement ....


- Tu as un seigneur noir au trousse, peut être ?

- En plein milieu du temple Jedi ? ... C'est plutôt lui dans ce cas qui fuirait.


J' eu un petit sourire en imaginant effectivement la réaction de ma Maître si une telle audace prenait un Sith ... Il y avait fort à parier que ce dernier finirait par se manger les divers et multiples rayons de livre de la bibliothèque, pour traverser tête la première, l' une des immenses baies vitrées du Temple, avant de s' écraser lamentablement contre le sol pour descendre finalement les escaliers sur les rotules ... Si son anatomie le lui permet biensûr ... En espérant que cela soit le cas ... Après, cette vision affable et fort agréable, je retournais mon attention sur ... Le proche humain.

- En réalité, j' ai manqué de me faire dévorer par le varactyl de l' arrière cours.


Je ne pu m' empêcher de rire, l' imaginant détaler devant une Rajane affamée, d' ailleurs, le fait qu'il soit plus grand et plus baraqué que ma mutine personne, chose certes peu ardue à trouver étant donnée ma stature maigrelette, j'en jugeai l' effet de cocasserie amplifié ... Toutefois, il était de notoriété que ce genre de grosse bête pouvait aisément impressionner, qui plus est, Rajane était un spécimen particulièrement véloce dans son genre, mais elle ne manquait guère d' affection ... Après, avoir défrisé ses airs faussement hautains, nous nous séparâmes, je continuais mon avancé vers l' enclos de ma ... monstrueuse et vorace bestiole adorée ! Jusqu' à ce que j' arrive en bordure de son terrain ... Je ne la voyais point, et pour cause elle s' était allongée dans son trou qui lui faisait office de nid.

Je m' interrompis un instant. Je commençais à avancer en toute discrétion ... À pas feutrés, jusqu' à ce que je puisse l' apercevoir enfin ... Mes amandes se posèrent sur Rajanes qui commençait à dorloter. Puis, une sorte de sourire, à la fois carnassier et malicieux s' afficha avec la dévotion d' un démon sur ma frimousse de lutin, cette dernière illustrant la pensées suivante: '' Aaaaah la féniasse pensait pouvoir se reposer, hein ? " Pas quand je suis dans les parages ! Je repliais mon dos, de façon à être la plus discréte possible à la façon d' un maître anzati, en dépit du fait que j' avais encore des efforts à entretenir afin d' y parvenir ... Ne déviant pas mes mutines prunelles de jade de l' animal, m' empêchant d' éclater de rire en voyant sa langue rougeâtre pendouiller ... jusqu' à ce que ces pattes se mirent à bouger ... Était ce dut au sommeil, où une réaction qui témoignerait du fait qu' elle m' avait repéré ? Aucune idée ... M' avait t' elle senti ? Entendu ? Ou bien continuait elle son chemin dans les songes éthérée de l' inconscience ?

On m' avait souvent averti que surprendre un animal en plein sommeil était à la fois sot et dangereux ... Si certaines des recommandations que l'on me faisait, passait régulièrement d' une oreille à une autre, parce que j' estimais du haut de ma juvénile jeunesse ne pas être inclue dans la populace envers qui les dites recommandations s' appliquaient, j' étais néanmoins amplement conscience que ce point n' était guère à négliger, il était complexe d' anticiper la réaction d' un animal ... Dans la mesure où, vous ne l' avez point vous même choyez depuis sa venue au monde ! ... C'est donc, en sortant de ma furtivité, que je m' élançais sur Rajane dans un bond en proférant, tout d' abord d' une extrême douceur alors que mon faciès se situait juste à proximité de l'équivalent de ses oreilles pour éclater d' un faux rire se voulant démoniaque ...



- Bouh !!! ... Mouaahahah !!


J' étais, ridiculement petite à côté du varactyl ... Mais peu m' importait ... Une fois fraichement réveillée, je me mise à flatter son encolure, avant de l' embrasser amicalement sur le haut du bec avec un grand sourire pour commencer à mettre ses plumes frontales en pagaille dans l' espoir de l' enquiquiner ...


- Comment tu vas la terreur des padawans ?


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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Dim 10 Juin - 20:40

    Comment- ça ? Elle, une feignasse ? Si Rajane avait été en mesure d’entendre les pensées de sa jeune propriétaire à ce moment, et si elle avait été capable de les comprendre, elle se serait sûrement sentit outrée par cette insinuation… elle, une feignasse… elle venait de finir de manger, tout le monde aimait faire la sieste au soleil, après s’être bien remplis l’estomac… enfin, si ce n’était pas tout le monde, c’était au moins toutes les espèces reptiliennes, qui avaient un sang froid et qui avaient besoin de se le réchauffer, de temps en temps. N’avait-elle pas prouvée à plus d’une reprise, en courant des heures durant à travers les champs de sa planète d’éclosion, puis ceux de cette planète où elle vivait en compagnie des Jedi, Anaru sur la selle attachée sur son dos, qu’elle n’était pas une feignasse ? Ne l’avait-elle pas prouvée, en se montrant toujours prête à accueillir chacun de ses maîtres qui avaient envi de venir la caresser, ou parler de ses problèmes à une créature qui écouterait, même si elle ne comprenait pas, qui écouterait ce qu’ils auraient à dire sans poser de question ? Rajane n’était pas une feignasse… mais bon, il fallait aussi compter le fait que sa maîtresse était presque aussi jeune que la varactyl ne l’était, et qu’elles possédaient le même caractère taquin… en cela, les deux femelles se ressemblaient.

    Déjà, alors qu'elle ne dormait même pas encore, mais qu'elle se trouvait dans un état de demi-sommeil plus qu'agréable, devant ses yeux, sous ses doubles-paupières, se mirent à danser des images de rêve, des images sorties tout droit de ses souvenirs, ou de son imagination. Des images où elle voyait toutes sortes de paysages sauvages, venant des quelques souvenirs qu'elle gardait de son monde de naissance, la planète Zelo II, bien qu'elle ne l'ait pas revue depuis très longtemps. Des images de grandes falaises rocheuses brunes, couvertes d'une douce mousse verdâtre, qui brillait lorsqu'elle était touchée par l'obscurité des ombres, et une mousse elle-même couverte de petites fleures rouges, qui n'existaient pas dans la réalité, mais que la jeune varacyl aimait voire dans ses rêves. En contrebas de ces falaises, si hautes qu'elles perçaient le ciel et le brisaient comme du verre, on pouvait voire une grande forêt tropicale, aux arbres géants qui avaient bizarrement la forme de choux-fleurs. Le tout de cette scène fantastique était illuminé par un immence soleil, si grand qu'il lui était impossible de se coucher, qu'il rendait le ciel aussi jaune qu'une mer d'or fondu, que si ce monde avait vraiment été réel, tout ce qu'elle voyait serait carbonisé, mourant dans un feu éternel.

    Rajane s'y voyait elle-même, escaladant les passage les plus escarpés des falaises avec l'agilité et la grâce offerte à sa race, ronronnant de plaisir sous les chauds rayons de ce géant des cieux, ronronnant d'ailleurs pour de vrai dans la réalité tellement ce rêve éveillé lui plaisait, tendis qu’elle pomponnait avec ses grosses pattes, cherchant à atteindre le ciel brisé et à faire ses premiers pas dans la galaxie étoilée, cherchant à réussir à se promener dans l'univers sans avoir à utiliser un des véhicules de ses maîtres, un de ces vaisseaux qu'elle n'aimait pas, qui lui donnait la nausée chaque fois qu'elle devait en prendre un. Et oui, l'animal de compagnie des Jedi rêvait d'évasion. Malgré sa fidélité, malgré le bonheur qu'elle ressentait en vivant au temple, auprès des bipèdes qu'elle aimait tant, elle rêvait d'évasion. Mais c'était seulement parce que c'était dans son instinct, dans la partie d'elle-même encore sauvage qui sommeillait dans son esprit. Tous les animaux domestiques, même ceux qui étaient nés et avaient grandis en captivité, et qui aimaient cette vie, souhaitaient au moins une fois dans leur vie pouvoir gambader en liberté total, sans frontière, sans barrière, sans chaîne qui les retenait. Sur Zelo II, elle avait pue vivre dans une telle liberté, mais les chaînes psychiques de sa propre fidélité l’avaient toujours retenue à la maison de l’homme qui l’avait acheté, alors qu’elle n’était encore qu’un œuf...

    Focalisant entièrement son esprit sur ce paysage, sur ces images si agréables, ainsi que sur les sensations et les odeurs qu’elle y ressentait, Rajane se prépara à s'endormir, laissant le monde de ses rêves lui ouvrir ses portes, l'envahir entièrement. Aussi, lorsqu'elle entendit quelqu'un, tout près d'elle, se déplacer furtivement, chose qui n’échappait que très rarement à l’ouïe des varactyls, elle ne sut pas au début si on s’approchait réellement d’elle, ou si elle était déjà en train de rêver... elle comprit que c'était vrai seulement lorsqu’elle ressentit l’impact d’un petit corps se jeter contre son flan et la serrer dans deux bras puissants, ainsi qu’en entendant une voie enfantine qui semblait émerger du tréfonds de ses plus précieux souvenirs crier et rire à son oreille. Ses visions imaginaires disparurent immédiatement alors qu'elle ouvrait les yeux en sursautant, se cognant le haut du crane contre le sol. Elle entendit les cloches, mais heureusement, une plaque osseuse qui dépassait de son bec la protégea de la douleur. Restant couchée et se contentant de relever la tête, le jeune reptile chercha qui venait la déranger pendant sa sieste digestive... et, même si elle ressentait encore dans son estomac le poids de son repas, la fatigue la quitta presque immédiatement lorsqu'elle vit qui l'avait interpellé, qui était en train de la serrer contre elle, tout en lui parlant de sa voie douce... c'était sa maîtresse, et lorsque je disais sa maîtresse, ce n'était pas une des maîtresse qu'elle avait parmi les femelles Jedi de l'académie, c'était vraiment SA maîtresse, la jeune fille adolescente zelosienne qui l'avait emmenée avec elle lorsqu’elle était partie pour débuter sa formation de Padawan, qui l’avait presque élevée, qui était presque entièrement à l'origine de son dressage... elle était SA petite-mère, sa propriétaire, celle pour qui elle avait le plus de fidélité, celle pour qui elle avait le plus d'amour. Même les plus grand maître Jedi, ceux du conseil, qui était pourtant le seigneur de leur caste, n'avait pas sur la créature autant d'autorité que la jeune fille.

    Rajane était vraiment très heureuse de la voire ! Obligée de concentrer toute son énergie sur son apprentissage depuis le jour de leur arrivée ici, la jeune fille n'avait pas beaucoup de temps à lui consacrer. Aussi, chaque fois qu'elles pouvaient passer un moment ensemble, c'était pour la femelle varactyl un grand moment de bonheur. Celle-ci fit une roulade sur elle-même, tendis que la fille lui tâtait l’encolure, afin de se remettre droite, couchée sur le ventre, faisant voler autour d'elle un léger nuage de poussière et de brins de pailles, et tourna son puissant et dangereux… dangereux pour les ennemis… bec vers sa précieuse petite deux-pattes, en poussant un puissant...


    -BROBROBROAWW !

    ... de contentement, afin de lui souhaiter le bonjour et la bienvenue dans son enclos, dans son nid, sur son territoire. De nombreux animaux n’aimaient pas les envahisseurs… elle, elle était heureuse de les voir. Rajane était sur le point de se dresser sur les pattes de derrière… elle allait lui sauter dessus, la plaquer au sol avec ses pattes de devant et lui faire une de ces fête à coups de langue et de câlins affectueux ! Mais au moment où l'idée lui traversa l'esprit, un ordre simple sortit de sa mémoire, un "Non !" sec qui la fit s'arrêter dans son élan, un ordre qui résonna avec la vois de la mère d’Anaru, juste avant qu'elle ne frôle la catastrophe. Elle n'avait pas eue besoin de réellement l'entendre, ce "non", sa maîtresse n'avait pas eue besoin de la crier, son dressage s'en était chargé tout-seul. Dès le moment de son éclosion, alors qu'elle était encore qu'un petit lézardeau de la taille d'un chien, on lui avait appris que non, il ne fallait pas qu'elle saute sur les gents. Et heureusement qu'elle avait bien apprise cette leçon, parce qu'à l'époque, elle n'aurait surement pas pu faire beaucoup de mal à qui que ce soit, mais aujourd'hui, si elle avait prise l'habitude de sauter sur ses maîtres pour leur dire bonjours, avec ses deux-cents-cinquante kilogrammes de chaire et d'écailles... je ne pense pas avoir besoin d'en ajouter. Cependant, la Jedi commença à lui ébouriffer les plumes qui dépassaient de son front à coup de caresse, alors elle ne pue échapper à une grosse léchouille bien baveuse sur sa joue et une partie de son avant-bras, en signe de bienvenue et d'affection de la pare de son animal, mais également de façon à bien la recouvrir de bave de varactyl... elle était en train de la taquiner, et alors la grande bête pensais se joindre au jeux, et en profiter pour le faire arrêter, avec une bonne douche chaude et à l’odeur d’haleine de lézard.

    Puis, cette preuve d’affection faite, le lézard continua en plaquant le plat de son bec contre l’adolescente… si elle ne pouvait lui sauter dessus, elle pouvait au moins lui faire un gros câlin ! Mais très vite, alors qu’elle frottait son nez contre les habits d’Anaru, elle crut sentir, caché quelque part dans ce manteau, l’odeur sucrée de ces friandises préférées, celles qu’on lui donnait généralement lorsqu’elle était sage, lorsqu’elle obéissait à un ordre… mais parfois, on lui en donnait aussi juste pour le plaisir de lui faire plaisir. L’appel de l’estomac était toujours très puissant, chez la bestiole, même quand elle venait juste de passer l’heure du repas… ce n’était pas une feignasse, mais elle n’avait pas honte d’avouer qu’elle était une grosse gourmande. Alors Rajane se mit à claquer du bec, mordillant Anaru, mais sans la blesser, ni déchirer ses vêtements. Elle faisait un peu penser à un bébé oiseau caquetant contre le bec de sa mère… elle était en train de demander à sa maîtresse de lui donner l’une de ces friandises dont elle sentait l’odeur. Même si elle les avait dissimulée, son odorat était fin, elle savait qu’elles étaient là. Elle les chercha, même, en passant la tête sous les bras de la zelosienne, et en fouillant dans ses poches avec sa longue langue râpeuse…
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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Ven 22 Juin - 17:16

Aller enquiquiner mon affable bestiole était pour moi, mutine zélosienne, une ineffable félicité ! Dont la possibilité d' assouvir la douceur de ce geste s' était vu sensiblement amoindrit de par l' avancement de ma formation de padawan. Pensez bien que mon illustre malice débusquait perpétuellement l' avenance de lui rendre une visite de temps à autre ! Il n' était guère aisé de se débarrasser de l' affection que mon coeur portai envers mon adorable varactyl choyé et adoré. Effectivement, il apparaissait comme plus que complexe de passer une semaine sans aller à sa rencontre. Et pour cela, mon jeune esprit s'était enquêté d' isoler divers prétextes et habiletés afin de la rejoindre sans empiéter sur mes imminents et innombrables temps d' études, d' entrainements et d' exercices, mettant à profit temps libre, ou emportant un bouquin dont il me fallait étudier la teneur érudite des pages pour l' avaler tranquillement aux côtés de Rajane …

Mon inopinée arrivée l' avait surprise, une agréable surprise espérai je … La voyant se cogner contre le recoin de son nid, alors qu' elle sursautait doucement à mon apparition, chose qui me fit à la fois rire, et crisser des canines, m' inquiétant tout de même pour l' état de l' animal, qui ne sembla toutefois en rien ressentir un trouble quant au heurtement de sa tête, indubitablement protégée par l' épaisseur calcaire de ses arrêtes osseuses. Sot serait de croire qu' une vulgaire caillasse parviendrait à occire le puissant varactyl ! Le semi reptile releva la tête, se tourna sur elle même afin de se placer dans une position plus agréable tandis qu' un lourd nuage poussiéreux m' enveloppa, dont les fines particules le composant, me fit par trois fois éternuer, mon organisme espérant ainsi chasser ces indésirables composés de mon système respiratoire, inexorablement et honteusement ! Inhalées par l' aspiration de mes poumons végétaux … De surcroix, me voilà subitement recouverte de terre, ma tignasse chlorophyllé virant étrangement vers un marron verdâtre et terreux alors que des brins de pailles venaient fermement s'y empêtrer. Négligemment, mes amandes plissées, retenant ma respiration, je secouais dans le vide ma senestre main, dans l' espoir de dégager les embruns poussiéreux de la volute de fumée que Rajanes avait procréé afin que je puisse isoler une bulle d' air respirable. Mais nullement gênée par l' écran de particulaire, cette dernière lâcha un cris puissamment envoyé à mon encontre. Il fut un temps, devais je l' avouer, j' aurais moi même renchéri à cet appel, tentant vainement d' imiter le son de cet écho à la bienveillance du haut de ma petite voix altière, pour en ressortir un faible et maigre gloussement ... À avec l' âge, et le désespoir de ne pouvoir recréer un cris similaire, j' avais abandonné cette pratique. Ainsi, me contentant ai je de sourire à la distinction auditive de son accueil. En dépit du fait que je connaissais fort fortuitement bien l' animal, le fait de la voir se relever du haut de son immense musculature me dominant d' un bon mètre, me surmontant d' une deux centaine de kilogramme l' observer se relever était toujours un spectacle imposant. Surtout lorsqu' elle vous jaugeait de son, certes, affectueux regard, mais qui néanmoins juxtaposé à la vue de ses pattes arrières repliées, prêtes à bondir avec fougue vers vous petite chose maigrelette … De visu, je reculais instinctivement d' un pas parlm défiance. Je la savais bien éduquée toutefois, c'était hélas cette affection qu' elle portait envers qui pouvait être blessante ...



- Doucement ...


Marmonnais je affectueusement avant de flatter amoureusement son encolure. Mais, alors que j' avais eu l' audacieuse chance d' échapper à un écrasement subit je ne pus ce coup ci m' esquiver à l'énorme langue, rose, râpeuse et baveuse, qui vint gracieusement me dépêtrer de ce monticule de terre qui s' était manifestement incrusté sur les courbes de mes joues, me trempant généreusement de ses senteurs reptiliennes ... En grimaçant et ronchonnant, je m' essuyai de l' écume du reptile avec ma manche, pour continuer d' ébouriffer les plumes frontales de mon affable bestiole avec plus de verve que précédemment, puis la laissant appuyer tendrement son bec contre moi, mon mutin sourire botanique fleurissant sur mes lèvres sombres, ne pouvant plus affaisser les traits de mon faciès enjôlé, je la serrai du mieux que je pouvais du bout de mes deux bras en frottant mon bout de nez retroussé contre un coin de son faciès … Néanmoins, cet instant ne dura point. Effectivement, Rajane avait perçu l' odeur sucrée et gourmande du paquet de friandise que j' avais dissimulé sous un pan de ma bure, et sentant son bec me mordiller doucement au niveau de la taille, à cet endroit même où la victuaille se situait, me demandant explicitement de pouvoir gouter et grignoter à cette divine saveur qui venait flâner son acuité olfactive ...


- Mais oui, tu vas en avoir …


Tandis que mon bras, sous la force du varactyl, se pliait au geste ascendant que le coup de tête de Rajane lui fit inscrire, mes amandes s' abaissèrent, afin d'observer ma ceinture dont l' une des poches, envahie par sa langue qui furetant en quête de sa friandise, me força à reculer d' un pas dans l' objectif d' acquérir une petite distance entre sa langue et ma poche, maintenant, elle aussi savamment humidifiée par sa salive ... Bave, paille, terre et poussière ... Il était toujours aussi trépidant et homérique de côtoyer le varactyl ! Je poussais un soupir, j' allais devoir reprendre une nouvelle douche en rentrant sous peine de recevoir des regards dégoutés ou outrés de part l' état et l' effluve sensorielle qui s' échappait de mes habits ... Enfin, peu m' importait en faite ... Dégageant donc la langue de Miss Reptile de mes affaires avant qu' elles ne soient entièrement noyées, j' ouvris précautionneusement ma pochette, pour en ressortir un gros morceau encore sec et intact. Avec un petit rire, je fis un signe à Rajane lui intimant le calme, je cassais généreusement deux morceaux de l' aliment, pour le lancer en l'air dans un mouvement lent et lobé afin qu' elle puisse le rattraper à temps, à savoir avant qu'il n'atteigne le sol. Je réitérais mon geste, mais lançant plus haut cette fois-ci le bout de victuaille, regardant de nouvelles volutes de fumées terreuses se soulever sous le passage de l' animal ... Puis je rangeais le reste de barre sucrée dans ma poche, une autre qui avait eu la chance de rester bien au sec, à l' abris de la langue de Rajane ... Et semblant deviner sa prochaine intention je posais ma main sur son bec alors qu' elle pivotait dans ma direction ...


- Naaaan, le reste ça sera pour plus tard !


Et de toute manière j' avais autre chose à l' esprit ... Avec un rire, j' accrochais une main sur une poignée de ses plumes dorsales, m'agrippai à son encolure, tout en posant la pointe de mon pied sur l' une des articulations de ses imminentes pattes, pour finalement atterrir sur son dos avec un sourire triomphant ...
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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Lun 25 Juin - 10:30

    Après les jours et les jours passés sans avoir eue le plaisir de ressentir sa présence dans son enclot, sans avoir eue le plaisir d'entendre sa voie et de ressentir ses caresses, sans avoir eue le plaisir de sentir l'odeur végétale de sa peau de zélosienne, Rajane se sentait tellement heureuse de revoir sa petite maîtresse qu'elle s'en sentait toute légère, qu'elle en oubliait même qu'elle était encore fatiguée par la digestion... elle dormirait surement mieux ce soir. Câlins, coups de langue, petites danses excités qui faisaient lever des nuages de poussière et de pailles... tout était bon, pour elle, lorsqu'il s'agissait de montrer son bonheur à sa petite-mère d'amour... et également pour ce qui était de la salir, car il fallait bien l'avouer : si la bestiole était douce et gentille temps qu'on ne la poussait pas à être l'inverse, passer du temps avec elle, à jouer, à la monter, ou même simplement à venir s'asseoir à côté d'elle pour ne pas être seul, ne manquaient pas d'êtres des activités salissantes. Dans sa joie, la créature aimait se montrer affectueuse envers ses maîtres, à grosses léchouilles et petites danses qui faisaient voler la poussière. Parfois, elle leur faisait des câlins avec tellement de vigueur qu'elle les faisait tomber dans la bout... il fallait dire que tout-cela ne la dérangé pas. Elle avait une façon différentes que les espèces dites "civilisé" de voir la saleté, et d'ailleurs, je ne vais pas vous faire un dessin sur sa façon de faire sa toilette. Heureusement que, si pour ça, elle n'avait pas vraiment de contrôle... impossible de pouvoir faire attention à tout quand on était aussi énorme avec des maîtres aussi petits... elle avait quand-même assez de contrôle de soit pour ne jamais blesser ses maîtres.

    "... le reste, ce sera pour plus tard..."... c'était là l'une des rares longues phrases, qui n'avaient pourtant rien à voir avec son dressage, que Rajane connaissait... ou plutôt reconnaissait, car si l'animal savait lier tel ou tel son à telle ou telle action que l'un de ses maîtres lui demandait d'accomplir, ou que lui-même comptait accomplir, elle n'en devinait jamais la nature exact, la signification la plus correct. Pour elle, le langage des sons des bipèdes était un mystère sans fin, qu'elle ne comprenait pas et qu'elle ne pourrait surement jamais imiter, déjà, parce qu'elle ne possédait pas les cordes vocales adéquates pour ça. Pour elle, les façons de communiquer était plus vastes, et plus simples... un varactyl parler par le cri, par les mouvements, par un simple regard, même parfois à travers l'odeur qu'ils pouvaient laisser échapper... il pouvait montrer la joie en remuant la queue, la colère en assombrissant le regard, l'amour en lâchant un nuage de phéromones dont les femelles avaient le secret, la menace en hérissant ses plumes... les façons qu'avaient les bêtes de communiquer étaient vastes, et autant que eux ne comprenait rien au langage des deux-pattes, les deux-pattes ne comprenait rien au leur, et même, certains ne semblaient pas penser que les animaux soient assez intelligents pour avoir un mode de langage... quelle belle ignorance. Même le plus petit des insectes savait communiquer, par mouvement, par odeur ou par cri. Penser qu'ils n'en étaient pas capable montrer que c'était cet être qui se croyait si intelligent, qui était bête... enfin, bref, avec tout-cela, je suis en train de m'égarer...

    Donc, comprenant la phrase de sa très chère maîtresse, car celle-ci faisait souvent les choses ainsi... elle lui offrait une friandise afin de lui faire plaisir au moment où elle arrivait, et en gardait le reste comme récompense si jamais elle se comportait bien... récompense qu'elle lui donnait généralement, de toute façon... le grand lézard des montagnes-arboricole avait avalée les gros morceaux d'objets au goût sucré qui collé dans le bec que Anaru lui avait lancée en l'air, courant en suivant leur trajectoire depuis le nid puis sautant bien haut, les pattes droites, remuant la queue pour se propulser, un peu comme un crocodile lorsque celui-ci jaillit de l'eau pour attraper un oiseau, et réussissant même à rattraper le second avant qu'il ne commence à retomber... il fallait aussi dire que Rajane avait de l'entrainement, dans ce genre de jeux, les filles s'amusaient souvent à lui lancer des choses, sur leur planète d'origine, des jouets ou des bâton, si ce n'était pas à manger... quand elle était petite, elle était moins douée qu'aujourd'hui. A une époque, elle se contentait de rester assise sans comprendre ce que ses mère voulaient... puis au fil des années, elle est devenue plus intelligente, elle à comprit, et elle est devenue forte à ce jeu. Elle fit le tout en ronronnant de plaisir et afin de la remercier, puis elle s'était tenue immobile devant elle, attendant avec impatience que la suite des choses se passent, attendant avec impatience de savoir ce que sa maîtresse attendait d'elle, tout en profitant avec joie de la caresse qu'elle lui donnait sur le bec. Contrairement à de que certaines personnes pensaient, le bec n'était pas une carapace insensible...

    Jusqu'à ce que l'adolescente ne fasse les gestes montrant bien qu'elle était en train de monter sur le dos de la créature... là, c'était le pompon du bonheur, pour elle ! Rien n'était plus agréable, pour elle, que de passer du temps avec l'un de ses maîtres ou l'une de ses maîtresses à se balader à travers des contrées sauvages que Rajane avait finie par connaître au fil des années, de façon à se qu'ils pourraient se promener sans risquer de se perdre, d'instinct, elle retrouverait toujours le chemin du temple et de son enclos. Bien que sa queue frétillait de plaisir et d'impatience, la varactyl fit en sorte de rester immobile pour le reste de son corps, tendis que la fille montait habilement, s'accrochant à ses plumes et s'appuyant contre ses articulations. Ce ne fut pas très facile, pour elle, car elle était tellement excitée qu'elle avait déjà envie de courir dans tous les sens, de sautiller et de crier sa joie... mais elle avait eue de nombreuses années pour apprendre à contrôler son excitation, et elle savait qu'elle aurait tout le temps de faire la folle lorsque sa propriétaire serait installée, Anaru ne demanderait que ça...

    Enfin, la jeune fille se retrouva assise dans le creux de son dos où les plumes avaient étaient coupées, un coin aux écailles à nus où elle ne risquait pas de se piquer les fesses. Une fois par semaine, un Jedi confirmait dans la maîtrise des animaux, qu'on appelait le Palefrenier, venait couper les nouvelles plumes naissantes à cette endroit, tout en en profitant pour lui faire une petite séance de pansage... Rajane, elle, n'aimait pas beaucoup ça. Elle trouvait ça manqué d’esthétique, cela tranché dans sa belle crête multicolore... en tant qu'animal, elle n'était pas aussi attachée au physique que les humaines, elle n'irait pas se maquiller ou quoi que ce soit, mais bon, quand-même un tout petit-peu. Mais elle ne disait jamais rien, car elle savait que pour qu'elle puisse être montée, cela était obligatoire : ses plumes se finissaient par de dangereuses piques qui lacéreraient les selles, et blesseraient le cavalier si celui-ci monté à nu, comme Anaru. Il fallait hélas savoir faire des concession, si on voulait être une monture. Et puis, il y avait pire... sur Utapau, la planète d'origine de la race des varatyls, certains propriétaires arrachés carrément les plumes de leurs montures, pour être sûr qu'elles ne repoussent pas et qu'ils n'aient pas à perdre le temps de les tailler. Cette pratique était horriblement douloureuse, les plumes de ces lézard-oiseaux étant très profondément incruster dans leur chaire, c'était encore plus douloureux que de se faire arracher les cheveux. Au moins, ses maîtres étaient assez sages pour ne pas lui faire subir une telle torture...

    Enfin, lorsque sa chère maîtresse fut installée... elle allait la monter à cru, c'est à dire sans selles, comme elle le faisait dans leur jeunesse sur Zelo II, où à l'époque, Rajane n'en possédait pas, de selle. Tout cela lui rappelé les bons souvenirs de leurs promenades dans les arbres, où la varactyl escaladait ceux-ci et sautait sur les suivants. Les oiseaux de la faune locale n'aimaient pas cette pratique... elle n'eut pas besoin de faire le moindre mouvement que Rajane s'élança déjà à travers son enclos, simplement au petit trot, afin qu'elle puisse la diriger facilement... pour le début, en tout-cas. Sans mord et sans rennes, la monture ne serait pas facile à diriger. Mais elles avaient créées leur propre moyen de langage, par rapport à cela, et il suffisait d'une caresse de la part de la fille pour que le bestiole parte dans la bonne direction. Poussait pas l'inspiration de ses souvenirs, le lézard géant fonça sur un arbre, plia ses jambes et sauta, s'accrochant au tronc géant assez grand pour supporter son poids... c'était un arbre géant exotique d'elle ne savait quelle planète, assez grand pour qu'elle puisse se coucher sur les branches, ce qu'elle faisait, régulièrement. S'assurant que sa cavalière, qui n'était pas attachée par une selle, ne pourrait pas chuter en entourant sa taille avec sa queue, la bestiole monta jusqu'à la plus haute branche, et lorsqu'elle put à nouveau marcher droite, elle relâcha Anaru et tourna le bec vers la sud...

    De là où elles étaient, elles pouvaient admirer les étendues sauvages de la planète, au-delà des barrières du temple Jedi... Rajane espérait qu'elles allaient allées là-bas, qu'elles allaient un peu sortir de cet endroit parfois monotones pour parcourir d'autres contrées. Curieuse, elle tourna le regard vers sa maîtresse, la regardant de l'un de ses yeux ambrés, attendant ses directives...
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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Ven 29 Juin - 21:43

J' adorais voir ma bestiole sautiller afin que son bec n' atteigne à point nommé la friandise que je lui lançais vaillamment en l'air, c'est que Rajane semblait toute excitée et cela ne manquait guère de me faire sourire à pleine dent ! Qu' importait la boue ! La poussière ! La terre ! Ou les morceaux de pailles qui venaient honteusement s' incruster dans mes fils de jade, ou bien même les éventuelles bousculades données par inadvertance, puisque Miss Reptile se portait à merveille par ma seule présence ! Devants ses sauts et cabrioles, j' éclatai de rire, amusée de la voir bondir ainsi dans ses volutes et tumultes de poussière ...

Puis, ayant finis d' escalader le varactyl qui s' efforçait de tenir en place malgré son excitation croissante, je m' installai dans le creux de son dos, là où ses plumes avaient été coupé pour laisser la place à mon petit popotin de se déposer dessus alors qu' enfin, une évasion de bonheur exultée par le reptile, irradia mon esprit de l' agitation euphorique, qui s' illustrait de par les mouvements de Rajane. Télépathe que j' étais, il s' agissait du genre de sentiment que je percevais aisément, et cela, d'autant plus lorsqu'il s' agissait de cette dernière, puisqu' en plus d' avoir, avec le temps s' écoulant, appris à reconnaître visuellement ses ressentiments, je parvenais à les ressentir par le biais de mon esprit ouvert. Je parvenais donc à lire en elle, comme un de ces livres que je dévorais pleinement affalée dans l' un des jardins du Temple ...

Enfin, sentant son enthousiasme animal atteindre le seuil de sa patience, je m' agrippais prestement à son encolure du mieux que je pouvais alors qu' elle relevait avec ferveur ses deux pattes avant. Mouvement brusque qui me fit légèrement regretter de ne pas avoir pris au moins des rennes, tout en resserrant mes jambes contre son flanc, je m' empressai de m' agripper à son encolure du mieux que je pouvais. Heureusement, j' avais une très bonne assiette depuis le temps, il m' était donc aisé de tenir sans craindre de chute entre les épaules de Rajane, malgré ses inspirations soudaines ! La laissant prendre son élan, je sentis ses muscles se replier pour s' envoler avec puissance vers un arbre, avant de le gravir de sa grisante célérité, que lui conférait ses sauts et bonds escarpés. Toutefois, je sentis subrepticement une pression autour de ma taille, et me redressant, je puis me servir de l' étreinte de la queue de Rajane pour assoir mon équilibre, alors que nous montions à la verticale, sur le tronc d' un arbre perlote. Elle s' arrêta sur un branche de cet immense arbre, dont une envolée d' oiseaux contrariés s' enfuit à la vision du reptile accourant dans leur direction …

Je regardais avec envie dans la même direction que Rajane, toute ces plaines qui n' attendaient que nous ... L' herbe verdoyante, bien que lointaine, nous invitait vaillamment à fouler ses parterres verts et encore humides de rosée non dissipée, dont les bulles de fraicheur cristallines déviaient les éclats de la lumière du jour qui les traversaient avec la douceur d'un murmure susurré à l' oreille … Le vent, douce brise chatoyante de chaleur, soulevait doucement les longues tiges des herbacées, avant de s' affaisser à nouveau sur le sol, telle une longue inspiration de la plaine … Au loin, beaucoup plus éloignée du Temple où nous nous situions, une immense forêt tempérée se dressait fièrement sur des sommets et cols montagneux, aux abords d' une prairie de palmier clairsemée encore sauvage …

Puis mes amandes dévièrent leur teinte vers les hautes structures du Temple … Une petite pensée fautive s' immisça dans mon jeune esprit juvénile, je n' avais guère vraiment la possibilité en tant que padawan de m' éloigner du temple, seule. D' ordinaire, il y avait toujours eu un maître qui m' accompagnait lorsque j' entreprenais une expédition entre les puissantes épaules du varactyl, et bien souvent il s' agissait du Palefrenier ou encore du bothan qui été venu me chercher sur Zélo II, Maître Draeks Vri'Lya … Si je me faisais surprendre j' allais écoper d' une sacrée punition ! Enfin, j' avais du mal à croire que l' enclos vide du varactyl n' attirait pas l'imminente sagacité de mes maitres Jedi, de plus les Écuries seraient bien trop silencieuses pendant notre absence pour qu' elle ne puisse être remarqué … Pendant, un moment, sans prêter attention au regard de Rajane, j' essayai de m' imaginer quel genre d' amendement pourrait bien me choir dessus … Hormis plus de travail, ou une longue méditation sur mon échappatoire … Peut être assouvir l' impossible demande d'une promesse forcée de ne plus déjouer leur surveillance avec cet horrible sentiment de culpabilité qui me prendrait en songeant que j' aurais du mal à la tenir, d' où le mutisme restreint que je devrais prôner à ce moment là … Où des corvées ? Nettoyer les écuries … Quoique non ! J' espérai tout de même qu'ils avaient plus d' imagination que cela ! … Je grattai négligemment le cou de ma bestiole du bout de mes doigts fins songeuse, ma bouille et mon sur-cil froncé par mon introspection. Entièrement consciente des conséquences que pourrait avoir mon escapade, je me mordis la lèvre inférieure, laissant une moue songeuse s' afficher sur mon faciès …

Mes amandes se posèrent à nouveau sur Rajane, dont le regard interrogateur illustrait l' attente de la direction à prendre. J'eu un soupir, levant alors mes prunelles vers le Sud, puis vers le temple lorsque je pris en finalement ma décision ... Nous n' irions pas bien loin de toute manière … Non ? Avec un nouveau sourire, mes émeraudes se posèrent sur l' œil inquisiteur du reptile, et dans un geste, élevant ma main gauche, je grattouillai le côté gauche de son encolure, l' invitant avec hardiesse à suivre l' horizon …



- Allons s'y !


Maintenant que je me retrouvais accrue sur le dos écailleux du reptile, mon mutin sourire de zélosien n' allait guère s' estomper de ma frimousse ... C' était toujours exaltant de chevaucher sur le dos d'un varactyl … On ressentait le moindre de ses gestes et mouvements, le balancier de sa queue, l' effort et l' avancée de ses pattes puissantes, l' élans de la poussée de sa longue encolure … Se sentir soulever dans ses bonds et sa rapide démarche, qui malgré l' imposante stature restait fluide … Des sensations que je n' avais plus ressentis depuis un bon moment … Guidée par son instinct, je laissais mon affable monture suivre son envie sur le voie à poursuivre, lui offrant la possibilité de vagabonder de sa vitesse grisante cette étendue de terre et de vie en toute liberté, une occasion qu' elle ne devait pas avoir eu depuis un moment pensai je … Parcourant, sautant et grimpant sur les plaines, un vague sentiment de nostalgie s' épris de mon être … Repensant aux longues escapades de mon enfance dans les verdoyantes prairies de Zélo II qui pouvaient parfois durer des jours quand mes paternels me le permettaient, j' eu un élan de nostalgie … Reposerai je un jour mes pieds là bas ? J 'espérai bien. Malgré que mon ainée soit une enquiquineuse de première, revoir les traits d' Aleystia était une promesse agréable à l' avenir … Cavaler de nouveau dans les forêts fraiches et boisées, dont les basidiomycètes ainsi que les ascomycètes avaient trouvé leur refuge sur les bords de rivières et de fleuves qui affluaient … Transcendaient ! Les reliefs et monts du vaste paysage de ma planète natale …

Croisant de temps à autres des troupeaux ressemblant vaguement à des ikopi, qui s' enfuyaient à toute vitesse dans leurs bonds gracieux et aériens, nous arrivions dans une clairière d' herbes hautes dont une forte teneur en humidité alourdissait l' air ambiant, des souches et des arbres morts reposaient ici et là, recouverts par un épais voile de mousse coloré. Traversant les herbacées enracinées dans leur substrat boueux, je laissais mes mains suivre les mouvements de balancier du varactyl, alors qu' elle sautait de bûches en rondins, dans un de mes égayé éclat de rire, de ses vigoureux déplacements lestes et prestes dans l' espoir de ne pas patauger difficilement dans le sol marécageux. Ses énormes pattes s'y seraient enfoncées, et de fait notre vitesse en aurait été diminuée … Dans notre avancée des moustiques chassés par des can-cells miniatures, voltigeaient dans une brume légère que nous traversions à vive allure dans le sifflement ardent de l'air passant à proximité de mes oreilles effilées …

Caressant le cou de Miss varactyl, touchant son essence dans la Force avec douceur, je lui fis comprendre de changer de direction. Dérivant et longeant la lisière de la forêt, nous arrivâmes devant une falaise de calcaire, dont la teinte rougeâtre témoignait de la forte teneur en fer du milieu. De la même manière, je vis ralentir mon affable bestiole lorsque nous parvînmes à son pied. Posant une main sur sa croupe, je me mise à jauger l' environnement de mon regard d' émeraude, levant mon nez retroussé vers la voute céleste encore azurée ... Non, loin de nous, un faible courant d' eau, telle une tourbière, stagnait à son pied. À cette vision, songeuse et pensive, j' envisageai à l' avenir de dénicher un endroit au cadre agréable sur lequel Rajane pourrait se reposer et se restaurer si l' envie lui en prenait ... Analysant la falaise, deux choix se portaient à nous, le premier étant de monter à même l' affleurement rocheux, néanmoins, je me demandais si Rajane en serait capable, le second nous imposant finalement d' isoler un moyen moins imprudent d' arriver dans le terrain boisé ...



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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Lun 2 Juil - 11:22

    Les éclats de rires cristallins de la jeune fille végétal flottaient dans les airs tel les pétales d'une fleur fragile sous le vent, ce qui avait pour effet d'augmenter encore d'avantage le plaisir que la jeune varactyl ressentait à être en la présence de sa précieuse petite-mère... par ses cabrioles, par ses câlins, par sa présence et la course qu'elle lui faisait faire, elle la rendait heureuse, et rien n'était plus important aux yeux de Rajane que de la rendre heureuse, lorsqu'il ne s'agissait pas d'assurer sa protection, bien-sûr. Le rire de la jeune fille était comme une chanson, pour elle, la berceuse qu'elle entendait lorsqu'elle n'était qu'un bébé varactyl, et chaque fois qu'elle l'entendait, elle ne s'en sentait que plus excitée, plus que jamais prête à faire sa petite folle... enfin, "petite", ce n'était qu'une façon de parler, bien-sûr. Au final, c'était un cercle sans fin, comme le soleil et la pluie : le lézard géant faisait la folle pour faire plaisir à la jeune fille, la jeune fille riait, le rire rendait le lézard géant encore plus joyeux, et elle faisait de plus en plus la folle... si les besoins naturels du repos et de la nourriture ne devaient pas à un moment ou à un autre les arrêter en fin de journée, si les obligations de Anaru ne poussaient pas celle-ci à, à un moment ou à un autre, quitter son enclos et la laisser seule à nouveau, alors les deux femelles auraient pus passer leur vie à jouer ainsi, Rajane n'aurait rien trouvée à redire à cela... en faisant ça, elle était heureuse, alors si elle en avait la possibilité, pourquoi arrêter de faire ce qui la rendait heureuse ?

    De là où les deux amies de naissance se trouvaient... bah quoi, le fait qu'elle soit sa maîtresse ne signifiait pas que la créature ne pouvait pas considérer l'adolescente comme étant son amie, si ?... le reptile pouvait voir chaque détails du paysage qui échappaient peut-être au regard de la zélosienne, grace à sa vue perçante digne du plus grand chasseur aigle. Au sol, plus loin, l'herbe des prairies ondoyait à la manière des vagues d'une eau agitait sous le vent qui en profiter pour les caresser, toutes les deux, faisant danser les plumes de la crinière de Rajane. Elle n'avait jamais vue la mer de toute sa vie et ne savait pas vraiment ce que c'était, sauf peut-être à travers les histoires murmuraient par les oiseaux voyageurs de passage au-dessus du temple qu'elle entendait parfois piaillait, alors qu'elle se reposait dans son enclos... elle écoutait les conversations de ces volatiles comme un humain écoute sa radio, se tenant au courant du monde et de ses merveilles qu'elle ne pouvait encore découvrir par elle-même. Et ce qu'elle savait de cela, c'était que c'était une immense étendue d'eau salée dont elle n'était même pas sûre du nom. Et, parmi les végétaux, elle arrivait également à repérer les mouvement des autres animaux, tous plus petits qu'elle... tout du moins ceux qui se trouvaient sous ses yeux... de la nature sauvage de cette planète. Elle pouvait voir bouger les herbes là où un petit être essayait de se cacher, et même encore le détail du plumage des oiseaux qu'elle avait dérangée tendis que ceux-ci allaient s'abriter dans la forêt, au loin, espérant que ses maîtres ne la laisserait pas sortir pour venir encore les embêter... heureusement pour eux qu'elle n'était qu'un animal herbivore, et que cette vue s'était à la base développé naturellement pour lui permettre de repérer des dactilions pouvant tenter de dévorer ses oeufs à l'état sauvage, et de trouver ses plantes nourricières dans les sombres cavernes d'Utapau, autrement elle serait surement une terrible chasseuse qui ne laisserait aucune chance à la faune de cette planète.

    De longues minutes passèrent sur cette branche, tendis que la varactyl observait sa maîtresse, attendant son ordre... mais la fille ne la regardait même pas, elle se contentait de continuer de la grattouiller de façon distraite, regardant derrière elles et réfléchissant à quelque-chose... alors, respectant ce moment de refflection, la bestiole ne faisait pas de bruit, pas le moindre mouvement autre que ceux indépendants de sa volonté... sa queue gigotait dans le vide, mais bien souvent, c'était un reflex qu'elle ne pouvait contrôler... elle attendait, faisant en sorte de contrôler les battements un peu trop rapides de son coeur, ainsi que la circulation de son sang accélérée par l'excitation. Elle ne savait pas à quoi sa petite-mère réfléchissait, et pour tout dire, elle s'en moquait un peu... mais ça semblait important, pour elle, alors elle patienta. Pour tout dire, si l'écailleuse savait que elle, elle n'avait pas le droit de sortir de son enclos toute seule, elle ne savait pas que cette règle s'appliquait aussi aux Padawan tel que Anaru. Pour elle, c'était l'un des maîtres, elle avait tout les droits. Aussi ne comprit-elle pas qu'en partant se balader avec elle, en le lui demandant, elle l'exposait à une punition... peut être aurait-elle plus hésité à le faire, si elle l'avait sue... mais au final, l'ordre "Allons-y" vint, et elle y aurait obéit, quoi qu'il arrive, sa propriétaire étant toujours prioritaire, à ses yeux...

    L'excitation qu'elle s'était efforcée de calmer pendant les quelques minutes où la fille-végétale avait réfléchie remonta en flèche lorsque vint l'ordre qu'elle attendait tant, et Rajane descendit de l'arbre pour passer, en sautant au moment où elle arriva au milieu du tronc, par-dessus la clôture et s'élancer dans le monde sauvage, loin des autres Jedi et de leur monde dit "civilisé", en poussant un...


    -BRIOUAAAA !

    ... tout joyeux, sentant de la liberté s'étendre dans son esprit tendis qu'elle faisait ses premiers pas à l'extérieur. Pouvoir sortir du temple était un peu pour elle comme un nouveau jour de son éclosion, et il fallait avouer qu'elle ne faisait pas ça très discrètement.

    Le sol dur et sec, couvert de verdure, tremblait sous les pattes de la gigantesque créature, des tremblement qui se déployait jusqu'à ses épaules... elle frappait le sol avec tellement de vigueur tendis qu'elle courrait que son squelette creux en tremblait, et qu'elle sentait les vibrations des rongeurs qui s'étaient cachés dans des trous sous la terre tendis qu'ils fuyaient ce qu'ils prenaient pour un tremblement de terre. Chaque nouveau kilomètres parcourus augmentaient sa vitesse, elle parcourait plusieurs mètres d'un seul de ses bonds, rien ne semblait pouvoir l'arrêter, pas même les obstacles les plus gros, tel toute une bande de grands animaux sautillants qui lui coupèrent la route, par-dessus lesquelles elle sautait avec aisance. Elle se montrait être la digne bête de course à laquelle elle était destinée à être, à la base, la digne fille de Vïah, dont le nom était encore cité dans les livres d'histoires de courses de varactyls sur Utapau. Dans le marécage où elles se retrouvèrent, elle ne ralentit même pas lorsqu'il lui fallut se déplacer par bonds sur les souches pourris qui craquaient sous son poids, mais qu'elle quittait toujours avant que celles-ci de cèdes sous son poids, les faisant chuter vers un véritable bourbier. Au moindre mouvement, à la moindre pensée qu'elle ressentait à travers la force où sa maîtresse lui demandait de partir dans tel ou tel direction, Rajane obéissait et partait. Elles étaient en parfaites synchronisation, toutes les deux, quand la maîtresse voulait quelque-chose d'elle, elle l'obtenait... autrement, elle se contentait de courir tout-droit. Enfin, lorsqu'elles arrivèrent devant une falaise à roche rouge, au lieu de lui demander de la contourner ou de sauter dessus pour l'escalader, sa maîtresse lui demanda de s'arrêter.

    La langue de l'animal pendouillait au bout de son bec, et ses flans se soulevaient... elle se sentait toute essoufflée. Il fallait dire qu'elle n'avait pas courue aussi vite et aussi longtemps depuis de nombreuses lunes, elle commençait à être un peu rouillée... mais elle était contente, la fatigue qu'elle ressentait était une fatigue qui faisait du bien, elle était heureuse de pouvoir faire un peu d'exercice, et de pouvoir partager ce moment avec Anaru, elle ne demandait qu'à continuer, à vite oublier la douleur de ses muscles. Elle entendit venir roucouler à ses oreilles le roulement du lit d'une rivière. Assoiffée par cette course, Rajane, sans demander l'avis de sa cavalière, descendit doucement dans cette direction, et, tendis que celle-ci se trouvait toujours sur son dos, elle se baissa et but quelques gorgées... de toute façon, elle s'imaginait qu'elle ne le lui aurait pas refusée. A cause de son sang reptilien, elle ressentait plus que n'importe quelle autre espèce la fraîcheur de l'eau qui coulait dans son gosier, tendis que sa longue langue rouge lapé avec avidité le liquide revigorant, et ses écailles se dressèrent dans un frisson. Le froid avait pour effet de lui redonner sa vigueur, de la réveiller. Puis, lorsque la soif fut calmée, elle se redressa et, à nouveau, tourna la tête vers la jeune fille. Celle-ci semblait hésitait, et ce coup-ci, elle n'eut aucun mal à deviner le fruit de sa réflection : il y avait, devant-elles, un immense obstacle qui leur barrait la route, et ce coup-ci, malgré son agilité, jamais Rajane ne serait capable de sauter par-dessus... alors que valait-il mieux faire, l'escalader ou le contourner ? Pour l'animal, en tout-cas, le chois était clair...

    Les varactyls étaient des lézards à la fois montagnards et arboricoles, naturellement équipés pour grimper. La zélosienne le savait, pourtant, alors pourquoi hésitait-elle encore ? Leurs griffes étaient capables de percer la pierre la plus dure sans se briser, et leurs grosses pattes dont les doigts se finissaient par des ventouses adhéraient les surfaces les plus lices. La mère de Rajane avait été une membre de leur espèce capable de marcher sur les plafonds des cavernes, et elle avait transmise ses capacités à sa fille... la jeune femelle ne doutait pas une seule seconde de pouvoir passer par-dessus cette montagne. Était-elle trop sûre d'elle... peut-être, mais aussi peut-être qu'elle n’exagérait pas ses capacités. Et pour le montrer à sa chevaucheuse, elle s'avança vers la roche et posa une patte contre le flan de celle-ci, lui montrant ainsi sans parler qu'elle était prête à le faire... elle n'avait qu'un mot à dire, et elle montait là-haut, sans plus de difficulté qu'elle n'en aurait sur les collines de pierre de sa planète d'origine...
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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Jeu 5 Juil - 10:45

Au demeurant, une confession était de mise ... Faire le mur éveillait en mon âme, une insolite combinaison d' impressions contradictoires, nouant à la fois les obséquieux serrements des entrailles, illustrant ma conscience qui s' admonestait envers cet irrévérencieux écart aux impératifs, à l' enthousiaste excitation qui s' ensuivait d' un outrage, impétueuse sensation qui m'octroyait de cet indescriptible sentiment de liberté … En revanche, n' allez donc guère vous imaginer que je détenais un plaisir malsain à déroger les règles. Bien loin d' être la padawan modèle, transgresser ou trahir la confiance que mes maîtres m' allouaient, étaient en outre des actes, dont j'avais la décence de me préserver. Néanmoins, cela ne m' empêchait point de marcher un tant soi peu sur la limite, voir d'y déposer un orteil un peu plus loin ... Pour filer à la dévaronienne entre les épaules athlétiques de Rajane qui sautant de l' arbre, lâchant à nouveau un cris de joie tout en passant par dessus son enclos, s 'éclipsa du Temple avec la même discrétion d'un Hutt à perruque verte dans une foule tandis que l' arbre vibra dangereusement sous la force exhaustive du reptile ...

Galopant avec fluide ! Chevauchant avec style ! Cavalant avec grâce au travers de cette lande sauvage ! Nos deux esprits se mêlaient l' un à l'autre, une symbiose acquise, depuis de longues années à se côtoyer mutuellement, dans ces instants la plus simple des émotions, la plus infime des pensée, pouvait à elle seule permettre à l'autre entité de percevoir d' une clarté éthérée, les perceptions se mouvant au sein de l' être d' adjacent … Nous étions arrivées devant l' a-pic de roche volcanique, essoufflée, la langue rosâtre pendouillait au bout du bec de Rajane, qui par conduction avec la fraicheur de l'air dans cette zone de tourbière, laissé s' échappé des fumées de vapeur aux extrémités de sa langue. Dans un geste d' encouragement, je lui frottai l' encolure, la remerciant de plus de notre incroyable escapade ... Prendre le large, et cela même si à terme des embrouilles m' attendaient, m' abreuvait tel une bouffée d' air frais, ce regain assénerait aussi bien le lézard … Ce qui en rien, ne me faisait douter de ma décision ...

Un petit vent frais siffla avec douceur dans mes oreilles, faisant soulever mon plumage végétale de ces embruns, ébouriffant la tignasse emplumée de Rajane sur son passage frais et aérien … Mes mimines caressaient du bout de mes doigts, le long du haut de l' encolure du reptile avec insistance, tandis que mes amandes s' agitaient de tout côté à la recherche de la meilleure voie à prendre. En parallèle, sentant l' essoufflement du lézard, je la laissai se rapprocher du bord, loin de moi l' envie mesquine de déshydrater la belle en robe d' écaille ! Alors que le reptile s' avançait vers les faibles ondulations de la tourbière pour se rafraichir gracieusement du liquide, je me retournais sur son assiette écailleuse, plaçai une main sur la croupe de Rajane pour regarder en arrière, mon esprit persistant à s' attarder sur mon introspection … C'était clair, limpide et inévitable ! Afin de crapahuter plus loin il nous faudrait, soit amorcer une marche arrière, soit franchir le lit de rivière, ou bien tricher un tant soit peu sur l' itinéraire improvisé et passer au travers de la falaise … Enfin au travers … En l' escaladant ! Évidement ! … Néanmoins, je n' étais guère certaine quant à la prudence de cette dernière démarche … Méthodique, mon nez courbé pivota vers la voute céleste savamment azuré, l' astre du jour était encore haut dans le ciel, nous avions du temps devant nous … Puis, avec une petite moue sur le côté, mes miroirs d' âme éveillés se posèrent sur le pic … À cause de la chute d' eau qui se situait dès lors, juste à côté de nous, la parois escarpée était légèrement humide, la roche basaltique, rougeâtre par l' oxydation et généreusement stratifiée sur l' affleurement devait de par endroit détenir des propriétés savonneuses ; et glissantes par conséquent … L' aplomb siliceux, nous surplombait d' une centaine de mètre, des plantes grimpantes et pionnières envahissaient d' ici et là les couches successives des strates dont la tectonique ancienne avaient patiemment dessiné au cour des millénaires écoulés ...

N' ayant prévenu personne de mon escapade, où pas directement, s' il m' arrivait une broutille j' allais l' avoir dans l' chloroplaste … Lors d'un instant, j'eu à l' esprit l' image du visage de ma mère, son haut air impérieux et ses sur-cils ambrés, froncés avec véhémence, me toisant de sa redoutable sévérité sereine, dont les lèvres se mouvaient en silence afin de prononcer dans un mutisme ô combien, pénétrant de par la maitrise de son sang froid de l' écho rigoureux qui émanait de ma … tendre maternelle : '' Imprudente ! '' … '' Un Jedi n' agit pas un imbécile '' …
* Si elle savait que je faisais le mur * … La pointe de mes oreilles en doublerait de longueur pour, sans nul doute, devenir aussi longuette que celle du Maître Ombrelune … Enfin, malgré qu' aucun adulte ne m' accompagnait, je n' étais pas seule ! Au contraire ! J' avais à mon côté la plus formidable des compagnies ! J' étais avec Rajane ! Et, pour moi, ce détail changeait absolument tout !

Bien qu' il s' agissait de ma mutine personne qui avait pris soin de Miss Poil d' Écaille depuis son éclosion, et que de ce fait, je pouvais me considérer telle que sa mère adoption … Il était de mise de concéder que les rôles s'étaient indubitablement inversés avec la croissance exponentielle de mon affable lézard emplumé ! Plus qu' une fidèle amie d' enfance, elle était mon inséparable mère poule … Enfin, reptilienne … Fort fortuitement, je savais qu' elle me protégerait au moindre travers, et contre tout les coups du sort ! Ma bestiole, telle que j' adorai l' interpeller ainsi, était audacieusement rapide et incroyablement puissante ! Je ne craignais guère d' être embusqué en sa compagnie, puisque sa seule présence suffisait à intimer à la réflexion la plupart des prédateurs vivant sur d' Ossus. De mon côté, en dépit de ma stature frêle de zélosienne, de mon mètre soixante-huit, et de mes seize années de longévité, j' avais la Force pour allié ! De fait, Rajane et moi, avions toute deux de quoi faire défiler la palette de couleur à de potentiels assaillants ... Quoiqu' en pense mes maîtres … Et ma mère ...

Ainsi, je ne concevais que difficilement de me mettre en danger de cette manière. Néanmoins, l' affaire de l' ascension de l' affleurement n'en était point résolu pour autant. Ma conscience venait douceâtrement me susurrer que si elle se dérobait, c'était avec amertume que je regretterais mon emplumée bien aimée ... Un hargneux ressentiment dont je pouvais bien évidement me passer. Et vivre le restant de ma vie avec l' horripilante souvenance d' avoir conduit ma sublime lézarde à la Force de manière prématuré faisait naitre une onde de remord au sein de mes tripes botaniques … J' échange un regard vers elle, nos esprits se touchant. Je ressent ses pensées, si sure d' elle, si avenante … N' était elle pas la digne héritière d'une fabuleuse coureuse ? … * Si, biensur * … Ne m' avait elle pas de nombreuses fois démontré qu' elle était capable de gravir des monts et des sommets avec une grâce divine ? D'une rapidité fluide ! Juxtaposée à une aisance déroutante mais ô combien envoutante ? Alors pourquoi cette soudaine hésitation ?N' avais je donc pas confiance en les innombrables qualités de Rajane ? … * Cela ne venait pas ça * … Enfin, en effectuant notre ascension avec précaution, que pouvait il nous arriver ? Certes, hormis la douce promesse d'une chute d' une centaine de mètres … Je secouais de la tête, quelle parano je faisais ... Si je continuais ainsi j' allais finir aussi rabat-joie que ma maternelle ... Non, que je n' appréciais point ma mère. Malgré la rigueur qu' elle imposait envers sa fille, rigueur dont je comprenais lucidement les raisons, je l' adorai ! Non, j'aimais juste la faire passer pour un tyran ... C' était la moindre des choses, d' ailleurs ... je me demandai souvent comment elle s'y prenait avec ses apprentis … Quoiqu'il en soit, je voyais bien que Rajane m'y encourageait, sa gestuelle illustrant notre lien éthéré entre nos deux essences, me signalait de cette façon qu' elle s' estimait apte à gravir sans peine cette falaise ...

En dépit de cela, mon oiseau attendait toujours, la pauvre, je devais être casse pied à cogiter sans arrêt. J' élève un seul de mes sur-cil courbé, ainsi qu'un coin de ma bouche aux teintes sombres pour finalement sortir de ma poche, un petit morceau sucré que je tends souriante à Miss écaille, pour le voir se faire généreusement engloutir. Un rire léger m' assaille puis, je prends une inspiration appliquée avant d' envoyer une image dans l'esprit du reptile, celle ci lui indiquant la voie à suivre … À savoir grimper sur la muraille de basalte ...

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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Sam 7 Juil - 15:41

    La démarche qu'elles comptaient faire, celle que le jeune animal demandait à sa maîtresse en posant une patte sur la roche, de passer par-dessous cette falaise de roche rouge aux parois quelque-peu humides, était-elle prudente ? Si Anaru avait chevauchée un autre genre d'animal vivant à travers la galaxie, j'aurais répondue "oui, bien-sûr que c'est trop dangereux..." mais là, ce n'était pas comme si elle était sur le dos d'une bête qui ne savait pas grimpée... elle chevauchait une varactyl. Ces animaux avaient prouvés, à maintes reprises au court de l'histoire de leur monde d'origine, qu'ils étaient en mesure de se déplacer sur toutes les surface, de la plus glissante à la plus dure, de la plus molle à la plus rêche, dans le noir complet ou sous un soleil de plomb... parmi toute les légendes, les histoires, les faits, la plus célèbre de toutes les varactyls, une autre femelle, qui pourtant n'était qu'une monture destinée au déplacement et aux travaux, et non à la course, était Boga, monture du dernier chevalier Jedi de l'ancienne caste, Obiwan Kenobi. Il l'avait choisie, car son maître lui avait assuré à cet époque que l'animal était vive, fidèle, obéissante... et elle ne l'avait pas déçue. Elle avait sue se déplacer furtivement sans se faire repérer par les armées des droïdes, elle avait été capable de faire la course avec une roue-speeder sans se monter ridicule... loin de là, elle avait sue rester à sa hauteur... et grâce à sa vitesse, son nom fut marqué dans le registre de guerre pour être l'un des piliers de la chute du général Grievoos. Et au final, elle était morte peu de temps après, protégeant le Jedi de son corps lors de la trahison des clones. Et les nouvelles générations n'était pas moins nobles que cette splendide créature...

    Rajane ne connaissait pas cette histoire, mais il n'empêche qu'elle était certaine d'une chose : tout comme Boga, qui avait sue se déplacer sur la pierre, qui avait sue courir sur le fer, elle était capable d'escalader cette surface, sans glisser, et sans mettre sa précieuse petite-mère en danger... faire prendre des risques à sa cavalière était la chose qu'elle désirait le moins au monde, et elle avait prouvée à de nombreuses reprises à quel point elle était protectrice envers elle... si elle pensait pouvoir escalader cet endroit, elle ne disait pas cela en l'air... jamais elle ne prendrait le risque de faire une action pouvant coûter la vie à sa maîtresse si elle n'était pas sûre d'elle. Et pourtant, tendis qu'elle regardait la jeune fille, elle ressentit en observant la lueur de son regard, en voyant à travers le lien de la Force qui les rassemblaient, un lien qui lui permettait de voir les émotions de ses maîtres comme à travers un nuages, les éclairs roses qui représentaient le doute, que la jeune zélosienne hésitait. La varactyl en fut presque vexée, venant de sa part... n'avait donc t'elle plus confiance en elle, alors que... sauf lorsqu'elle était petite, mais ça, temps que ce n'est pas dressé, n'importe quelle monture adolescente peut se montrer un peu réticente lorsqu'on lui monte sur le dos... jamais elle n'avait ruée, jamais elle n'avait fait tomber son cavalier, et jamais elle ne l'avait laissée se mettre en danger lorsqu'elle l'avait pue ? Si c'était bien ça, si c'était parce qu'elle n'avait pas confiance en elle, et bien elle risquait de lui faire le bec durant tout le chemin du retour... le bec étant une expression des varactyls pour dire "faire la tête".


    *Ah, les bipèdes... * songea-t-elle à travers le langage de l'esprit d'un animal... mais où donc était passé l'instinct de ces créatures qui se croyaient si évoluées ? D'accords, elle leur obéissait et les laissait lui monter dessus, elle se montrait soumise envers-eux... mais finalement, à ses yeux, quoi qu'en dise les êtres supérieurs, entre eux et les animaux, question intelligence, il n'y avait pas photo... les animaux étaient plus malins qu'eux. Un animal, lui, au moins, n'hésitait pas des plombes avant de se décider à prendre une décision... il suivait la voie qui se trouvait dans sa tête, et prenait toujours la bonne décision en suivant son instinct. Les animaux n'avaient pas besoins de parler, de faire des réunions, pour prendre des décisions... ils prenaient des décisions qui s'imposaient à eux, et ils agissaient. Sans cela, chaque animal qui se mettait à réfléchir serait mort depuis longtemps, car lorsqu'un prédateur tombe sur une proie, lui, il ne réfléchit pas, il fonce... réfléchir rendait l'animal moins vif, moins attentif... dans la nature, sauvage et sans pitié, tout-cela était une assurance pour finir six pieds sous terre, l’inattention était une faute inexcusable, et le dressage n'était pas une excuse. C'était pour cela que, si la créature pouvait sembler impulsive dans ses actions, ce n'était pas pour rien : elle vivait, elle agissait à l'instinct, cette forme de sixième sens qui avait permis à sa race de survivre et d'évoluer au fil des millénaires... c'était ça, l'erreur des êtres-supérieurs : ils se fichaient de survivre, pour eux, l'important, c'était d'évolué. Et cela les conduisait inexorablement à leur perte...

    Finalement, enfin, la fille pris une décision... bien que la créature avait montrée de la patience, comme toujours pendant que ses maîtres réfléchissaient, au fond, elle se disait que ce n'était pas trop tôt... et elle prit la décision de faire confiance à son animal, elle accepta que sa monture escalade la falaise, l'encourageant même en lui donnant un nouveau morceau de sa friandise préférée. Joyeuse de voir qu'Anaru n'avait pas perdue confiance en sa monture, et après avoir avalée goulûment le sucre, faisant flotter vers l'esprit de sa maîtresse l'émotion de la gratitude, Rajane avança son bec jusqu'à ce qu'il entre en contact avec ses doux cheveux verts au parfum exotique, claqua trois fois à son oreille en signe d'affection... claquer du bec était un signe généralement réservé au membre de la famille, les frères et soeurs d'une même portée, ou les mères et leurs petits. Ça signifiait confiance et amour, alors qu'à l'inverse, ouvrir grand le bec et hurler à plein poumons était une menace... puis elle leva les yeux vers le haut de la falaise... il lui faudrait quand-même un petit moment pour réussir à arriver en-haut, mais le lézard géant se sentait toute joyeuse : ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas eue l'occasion d'escalader des montagnes de pierres, et ce genre d'exercice était dans les gênes de ses semblables, ça lui avait manqué. Sur Zélo II, lorsqu'elle eut le droit de se balader librement, elle allait souvent s'exercer sur les montagnes, au nord de la maison de ses maîtres... mais depuis qu'elle était arrivée au temple, c'était devenu très rare... les Jedi n'avaient pas mis de rocher, dans son enclos, où elle aurait pue s'amuser à monter. En songeant à cela, elle se dit qu'elle aurait bien aimée en avoir un... les rochers, c'était agréable, et pas seulement pour faire du sport : aussi pour faire la sieste, car ça retenait la chaleur du soleil et c'était toujours agréablement chaud. Mais si elle savait comprendre ses maîtres en ressentant ses émotions, jamais elle n'avait sue comment leur faire savoir ce que elle, elle voulait, lorsqu'elle ne pouvait pas le montrer par des gestes, comme maintenant...

    Cela fait, il était maintenant temps de passer à l'ascension... Rajane leva le bec vers le sommet de la falaise. Puis, sans réfléchir, comme d'habitude, ne suivant que son instinct, elle se dressa à moitié sur les pattes de derrière, et posa celles de devant sur la parois. Les ventouses sous ses pattes se collèrent, et l'humidité les aida même à mieux adhérer à la surface, tendis qu'elle sortait ses griffes en forme de faucilles et transpercée la pierre avec. Pas beaucoup de résistance, la roche était friable à cause de l'eau. Plutôt que de forcer pour monter, il faudrait qu'elle se laisse pendre dans le vide à bout de pattes, afin que ce soit ses griffes qui la portent et que ne pèse finalement que le poids de ses pattes, afin que ses accroches ne cèdes pas et qu'elles ne chutent pas dans le vide... s'adapter à la situation, c'était le prix de la vie d'un animal. Ça les ferait monter lentement, mais ça les ferait monter malgré-tout, et elles arriveraient vivantes. Avant de commencer l'ascension, la varactyl pris la peine d'enrouler à nouveau la taille de sa maîtresse avec sa queue, afin d'être certaine qu'elle ne tombe pas. La queue, c'était quelque-chose d'important, pour cette race de lézard, d'ailleurs, contrairement aux plus petits, elle n'avait pas la capacité de se détacher de leur corps quand on les tenait avec. Elle leur servait de balancier quand ils couraient ou escaladaient, leur permettant de garder l'équilibre de leur lourd corps... mais pour se genre d'ascension, qui se ferait une patte après l'autre et en ligne droite, et pas comme lorsqu'elle marchait normalement ou qu'elle courait, la queue n'était pas utile, alors autant qu'elle serve pour la sécurité de sa cavalière.

    Une patte après l'autre, après s'être assurée que sa queue était bien placée... il fallait qu'Anaru ne tombe pas, mais il ne fallait pas non-plus qu'elle lui fasse mal, en serrant trop fort, ou à cause de ses piques... Rajane commença à monter. Le corps tombant vers le bas, les membres tendus, on aurait pue croire que la créature avait du mal... mais au contraire, rien n'était plus facile, pour elle, et elle trouvait même presque ennuyeux de devoir monter de cette façon. Si on écoutait bien, on pouvait presque entendre le plop de ses ventouses lorsqu'elle relevait la patte et qu'elles se décollaient de la parois. Les fines rainurent irrégulières de la formation rocheuse ne manquaient pas d'accrochent... et si par hasard, il arrivait un moment où elle n'en trouvait pas, elle en créait une en un coup de griffes. Cette façon de monter manquait quelque-peu de grâce, mais au moins, elles montaient, c'était efficace, et elles ne couraient presque pas de risque... bien qu'on ne soit jamais à l'abri d'un mauvais coup du destin. Et ce mauvais coup du destin ne vint pas. Après une demi-heure de cette ascension quelque-peu monotone, elle arriva au bout de la falaise... elle aurait pue le faire en trois fois moins de temps, si elle avait escaladée normalement, semblant courir sur le mur de pierre rouge, mais temps qu'elle avait un cavalier sur le dos, elle préférait jouer la prudence... sûr de sois-même ne voulait pas toujours dire imprudent. Lorsqu'enfin, les deux pattes de devant se retrouvèrent sur le plat du sommet de la falaise, elle tira sur elles et se hissa sur le bord... elles y étaient arrivées, sans le moindre incident, parce que la zélosienne avait eue confiance en sa monture, et qu'elle avait eue raison.

    Rajane libéra sa cavalière de l'étreinte de sa queue, puis se retourna... elle était plutôt fière d'elle, et elle avait envie de regarder la vue que son exploit lui offrait. En dessous d'elles, il y avait le marécage et l’étendue d'herbe qu'elles avaient pues traverser, tout-à-l'heure... l'herbe des plaines continuaient à onduler sous le vent, leur donnant la forme d'une mer verte. Un peu plus loin, on pouvait distinguer le temple Jedi, haut, puissant, montrant toute la force des chevaliers de lumière... mh, dommage. Rajane ne regrettait pas la présence du temple, car sans lui, elle n'aurait pas de maison, mais elle trouvait que les constructions deux-pattes gâchaient toujours le paysage. Profitant de ce petit moment pour se reposer, reprendre son souffle après cette escalade, et sans quitter le paysage des yeux, la varactyl leva sa patte avant-droite et commença à lui donner de puissant coups de langue... elle voulait la nettoyer des morceaux de roche qui s'étaient coincés dans ses griffes avant que l'heure ne vienne de repartir.
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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Mer 11 Juil - 15:57

Je percevais l' agacement du reptile, impatiente de continuer notre chemin. J' étais désolée de tarauder ainsi sa patience ! Néanmoins, j' avais ce léger pressentiment qui s' infiltrait au fin fond de ma conscience ... Or, j' avais depuis lors appris à suivre ces fourmillements d' échines lorsqu' ils venaient se faire sentir ! Il m' incombait donc, d' écouter le fin murmure de cette divine instance … Je ferme alors mes mirettes pétillantes, afin d' assouvir mon indéniable besoin de mesure, d' apaiser mon irrépréhensible envie de me démontrer méticuleuse dans mes entreprises, je m' applique en un silence méditatif … Dans le lointain, j' entrapercevais la voix lointaine de ma maternelle qui me soufflait : '' Écoute ", " Suis ton instinct ! " ou encore, '' Fait le silence en toi, la Force te soufflera '' ... Les adultes et leurs conseils ... Enfin, conciliante, je prends une inspiration, la savourant longuement ... Sereinement ... Puis, mes amandes verdoyantes restées closes, j' inspire de nouveau ... Je chassais de ma petite tête, l' ensemble de ces pensées superflues qu'une adolescente de 16 ans ressassait en permanence ... Toutes ces sensations que mon télépathe d' esprit ouvert accueillait sans réserve ... Ces associations de perceptions que mon organisme en lui même recevait ... Les battements de coeurs de Rajane ... La quiétude du Soleil absorbée par mes chloroplastes … Les mouvements de balanciers innés de la longue queue du reptile... Je ne laissai plus que la Force me guider vers l' origine de ce point qui me perturbait ... Bien que je ne parviens pas à en isoler la source avec la précision que j' aurais évidement et ardemment souhaité, une chose clair m' apparaissait ... C'était beaucoup trop diffus ? … Lointain ! Pour qu'un réel danger ne subsiste dans notre avancée prochaine …

Je pose donc mes émeraudes sur le reptile avec un sourire, et après qu' elle eu terminée d' engloutir savamment la nouvelle part de friandise que je viens de lui accorder, et cela, autant pour l' encourager que pour remercier son indulgence ainsi que sa patience, je laisse ma petite tête couleur jade s' approcher doucement du bec de l' animal, lui caressant dans un mouvement ascendant, du bout de mon index fin, sa gorge étendue vers moi, tandis que trois claquements de bec se faisait agréablement percevoir dans le creux de mes oreilles effilées. Sa proximité chatouilla mes oreilles sensibles, chose qui eu pour réaction de me faire lâcher un rire cristallin, relevant mes épaules, j' y rentrais mon minois dans le son étouffé de ma minauderie. Dans mon élans, je profite d' avoir son visage prés du mien. Je passe une main par dessous son cou, dans l' espoir d' aller titiller sa crête de plume, l' ébouriffant amoureusement tout en flânant avec tendresse l' écaille de sa peau en y accolant ma joue fraiche. Rajane était une ineffable bestiole particulièrement affectueuse. Je tenais à le lui rendre …

Puis, je me redresse ! Je laisse la longue queue de l' animal enserrer doucement ma taille pour sécuriser mes appuis, m' évitant d' avance de finir cette expédition en compote de pomme, d' ailleurs, j' étais toujours étonnée de constater cet instinct chez elle, de souvenance, il s' agissait d'une habitude que nous ne lui avions guère inculqué, c'était assurément par elle même que cette protection du porteur s'était vu naître de la lueur pleine et lucide de l'esprit aguerri du reptile ! … De concert, nous levions notre regard vers le sommet, l' éclat d' une farouche détermination luisait dans le mien ... Nous allions mettre un petit moment avant d' y avoir enfin accès … Devançant la levée de ses membres antérieur, pour que puissent ses ventouses se plaquer à la parois, entamant ainsi notre ascension, j' attrape de mes organes préhensiles les courbures de son encolure, tâchant de surcroît, à ce que leur présence ne trouble point l' équilibre, ou quant bien même, l' acuité de ses déplacements ! De strate en strate, je pouvais entendre certaines des roches crisser sous l' effet des griffes de Rajane, s' en suivant naturellement les ploshs ! et plocs ! De ses implacables ventouses alors que des gravats de pierres écorchés choyaient, inexorablement appelées par le sol, la gravité prodiguant son bon droit !.

Dans le milieu de la montée, je me tortille du mieux que je peux, jetant des regards curieux et ébahis sur le paysage magnifique qui maintenant se logeait vers l' abysse de la falaise … À la fois verdoyant et sec, l' étendue des landes marécageuses et du sous-bois s' inclinaient devant la prestance les aléas du vent, qui d' ici, semblait d' autant plus prenant. Faisant gigoter mes mèches d' émeraudes en d' étranges serpent gracieusement ondulés, il ne parvient toutefois guère à rafraîchir mon organisme botanique, puisque la falaise dépourvue d' ombre, luisait avec ardeur sous l' influence lumineuse de l'astre du jour … Le vert me montant aux joues, au risque de finir en olive, je passe un revers de main sur celles-ci pour dégager ne serait ce qu' une infirme et infime écume de la sueur qui surplombait les traits de mon faciès. Un zélosien qui perd de l' eau, c'est mauvais signe en plus d' être agaçant … Le soleil s' abattant sur moi, des bouffées de chaleur m' envahissent ! N' ayant pris de manteau de bure, aucun couvre-chef ne protège ma lucarne de ces rayons incandescent maintenant devenus néfastes et obséquieux ! Ma gorge attisée, me hante de par son aridité ! Alors que mes doigts devenus moites tenaient fermement mais à grand peine les encoches des épaules de Rajane ! À force, même sa peau d' écaille en devenait brulante ! Un couvercle épais étouffe chacune de mes inspirations ! Harassement qui amplifie le caractère insupportable de l' écho de mon inconscience qui éveillait en moi le besoin de se mettre au frais ! Puis mes vêtements ! Ma bure m' apparaît aussi lourde qu' un croiseur interstellaire ! Quelle est loin la douce rosée des herbacées ! Lointaine et éloignée, alors qu' en bas la fraîcheur de la tourbière nous attendait … Bref, une soif insatiable m' avait envahi !

Étrangement, Rajane prenait son temps dans l' ascension, je crains l' avoir vexée avec ma dernière hésitation au paturon du mur de rocaille maintenant que nous en sommes à son aplomb … J' appréhende cette horripilante idée avec trouble. Mon doute évoqué ne se situait en aucune façon envers les capacités de mon écailleuse révérée ! Mais bien vers ce pressentiment d' inquiétude qui s'était éveillé en moi, quelques instants plus tôt … Pensait' elle que mon estime envers elle s'était amoindrie ? Pourtant, aucune raison, aucun entendement ne pouvait en amender une telle conception ! Ayant plongé mon esprit avec inquiétude dans le sien en quête de percevoir une bribe de son ressentiment, je perçue aisément l' ennui qui assaillait mon amie d' écaille ... La zélosienne que j ' incarnai le concevait parfaitement … Était ce ainsi la naissance de ce doute qui avait provoqué ce surcroit de prudence, au point d' en dériver fatalement sur les tréfonds de l' impassibilité ? Je lui envoyai une valse de pensée rassurante, signifiant clairement :'' Ma confiance envers toi n'était en rien ébranlée ! '' Il ne fallait en rien becter pour cela ! Ceci à l' esprit, je concevais difficilement qu'une simple bouché de sucrerie lui ferait cesser ces bouderies ...

Arrivées à l' aplomb de l' affleurement, je pu sentir la queue du reptile me libérer de son étreinte, j' en profite alors pour passer l'une de mes manches sur mon front afin de chasser la sueur, tournant ensuite mes miroirs d' âmes emplis de leur éclatante teinte de chlorophylle vers ce qui se dévoilait à notre regard, nos pensées respectives, nos perceptions et sensations distinctes se muant l'une à l' autre … Je penche de la tête pour observer méticuleusement le temple Jedi dont les murs se réfléchissaient l' incidence journalière … Oui, elle avait raison, malgré les allures imposantes de l'immense bâtiment qui me servait de refuge, en dépit de la majesté éclairée de ses habitants, la construction érodait l' étendue naturelle qui se dévoilait sous nos yeux avides de magnificence naturelle … Puis, je tente d' avaler ma salive ... En vain … Mes cellules végétales se serraient pour préserver des restes d' humidités essentielles pour ma peau végétale. D' un bref coup d' œil, je constate que la belle est occupée avec ses griffes, décidant de fructifier ce moment de repos, je me retourne pour fureter les horizons … Suivant de mes amandes méticuleuses le cours d' eau qui avait creusé la falaise ...

Et là …Était ce la chaleur qui me faisait divaguer ? Un mirage de bénédicité ? Une illusion de félicité ? … Magnifique spectacle pour une plante en proie à l' amertume de la sécheresse … Au travers du sous bois tempéré, l' écho d' un divin grondement d' eau engorgeait plus loin le lit de la rivière, formant ainsi un lac d' une taille certaine, dont le liquide amène avait de quoi attiser mes rêveries … Après avoir fait de grands signes au reptile de se hâter dans cette direction, je pose pied à terre pour m' empresser de m' approcher du bord de l' eau, de là, je m' accroupi, je joins mes mains et je me rafraîchis doucement le visage grâce au liquide épuré. Derechef, je replonge mes mains dans l'eau, et un malicieux sourire s'exprimant sur ma frimousse de lutin, j' envoie une bordée d' eau vers le varactyl tout en m' appuyant de la Force afin que le jet ainsi projeté possède une taille conséquente, permettant donc d' arroser généreusement Rajane. J' éclate de rire puis soudainement, ma respiration se coupe tandis qu'un coup furtif me renverse dans l' eau. Je trébuche vers l' arrière, pataugeant maladroitement dans l' eau qui m' arrivait en bas du genou, tout en tâchant de préserver mon équilibre j' exécutais des mouvements circulaires avec les bras, jusqu' à ce qu' un dénivelé dissimulé par l' eau troublé l'annihile définitivement. De fait, je choie sombrement dans le lac dans le virvoltement d' éclaboussures pour me ramasser sur mon séant après avoir lâché des …

- Non non non !!

de surprises. Avec une expression liant une mine farouche et un air mutin, je plisse l'une de mes émeraude afin de jauger le reptile. Je garde mon air revêche et je me relève ayant pour entreprise d' analyser les … les dégâts … Mon pantalon est trempé, le haut de ma bure aussi … Bah en même temps … Je retourne vers la berge, je pose mon popotin sur cette dernière, puis tirant de toute mes force … À savoir, avec ma force d' ewok pré-pubère … sur l'une de mes botte, je parviens à en extirper le pied. Je renverse vers le sol l'eau qui s'y était infiltré, puis la jette négligemment en arrière sans vérifier qui ou quoi se tient derrière … Avec un petit gémissement, je m' attelle à récupérer mon autre pied tirant de la même manière sur ma bottasse, pour une seconde fois l' envoyer par dessus mon épaule. Ceci fait, je quitte chaussettes, pantalon, ceinture, haut de bure et tout autre ustensile inutile pour me retrouver en culotte-débardeur laissant clairement apparaître ma taille filiforme. D' ordre général, les humains avaient un sacré problème d' inhibition. Dans mon cas, non que je sois libertine ou prude, je n' y prêtais guère d' attention, favorisant le pratique selon la situation qui s'imposait à moi … Pour être usant de l' incidence lumineuse comme moyen énergétique, il me fallait de tant à autre me dépouiller des tissus superflues afin de me restaurer … Je prends mes fringues trempée, et je les accroche à une branche au soleil, histoire qu'ils soient sec, le sachet de friandise encore intact poser contre mon épaisse ceinture … Pour le reste ? ...Bah, j'aurais bien le temps de les faire sécher plus tard …

Sur-ce ! J' adresse une dernière caresse à Rajane et m' élance vers l' aplomb de la chute d' eau, j' entreprends de l'escalader, une minute à peine n'est nécessaire pour gravir la roche de la cascade, aucune difficulté ne se présente, hormis, un petit serpent lové entre deux pierres qui se dressa à mon arrivée, reptile que je décidais d' ignorer espérant continuer mon ascension … Mes mains à plat sur le talus, je me hisse à deux bras en serrant des dents et j' arrive enfin à son sommet. De là, j' adresse un signe à Rajane et appose mes émeraudes vers le sol ... Bon, il y avait chute d'eau et chute d'eau … Celle-ci restait modeste …Une dizaine ? Quinzaine de mètre me séparait de l'étendue de aqueuse … En bas de celle-ci, plusieurs monts rocheux ressortaient. Un post-it s' affiche dans mon esprit : '' Ne pas oublier de prendre de l' élans … ''. Avec mon sourire de zélosienne antique, je recule, prends une impulsion, et après une course rapide, je m' élance dans le vide les bras écartés en me retournant mon regard emplis de chlorophylle fond vers le ciel … Lors de quelques secondes, mon corps s' élève vers se dernier. Un sourire serein, d'une quiétude ineffable s' illustre l'expression affable que mon être ressent, mes dents immaculées se découvrent, un embruns soulève mes cheveux, fins fils de soie formant d' insolites serpentins verdoyants. Je ne vois plus que le bleu de la voute céleste, unicolore dans son ensemble, bien que de faibles nuances voguent vers des teintes proches mais néanmoins légèrement saturées, et je me laisse happer par le vide … Ce vide attise mon corps qui sombre vers la masse aqueuse, choyant vers ses tons de turquoises sombres et vert bouteilles, mes oreilles sifflent sous l' effet de l'air, mon organisme devenant lourd se laisse appâter par la loi de pesanteur … Enfin, je me redresse, mes bras se replient, quand soudainement une irrépressible sensation de froid m' envahis. Mais loin d' être irritante, celle ci se démontre régénérante … Agréablement rafraîchissante … Immergée par la composante du lac, je me laisse emporter vers le fond. Autour de moi, tout est bruit, son, tremblements et mouvements … J' ouvre alors mes yeux, des volutes d' oxygène présentent en grand nombre sous forme de bulles opaques, remonte vers l' air, m' invitant à les suivre …
Ma tête sortie de l' eau, j' inspire une volée de ce gaz aère, et plaque des mèches de ma tignasse qui obstruais ma vision sur le reste de ma chevelure végétale. Et de là, j' ouvre délicatement mes lèvres dans un sourire serein pour laisser passer une brise aérer mes poumons, fermant mes yeux, j' écarte mes bras en croix, pour ensuite, me laisser flotter, et doucement dériver par le courant du lac ...



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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Jeu 12 Juil - 12:20

    La protection de son maître, de son cavalier, de la famille qui l'a dressée depuis le jour de sa sortie de l'oeuf... c'était pour un varactyl, et donc pour Rajane, l'une des choses les plus importante dans leur petit monde d'animal. Un maître tendre et doux pouvait toujours espéraient l'amour de sa monture, et surtout sa protection, sa fidélité... alors qu'à l'inverse, un maître se montrant violant, insultant, qui la rabaissait toujours... et bien ce n'était pas rare qu'au final, ce soit l'animal lui-même qui mette fin à ses jours. Les varactyls étaient à la base des animaux sauvages vivants en famille qui se protégeaient mutuellement, et cette habitude de vie a sue survivre à leur domestication, c'était la raison pour laquelle la jeune femelle avait instinctivement appris à protéger ses maîtres, la famille qui avait hérité de son oeuf... après-tout, les zélosiens était des êtres si petits, si fragiles, comparaient à elle... si elle avait pour eux autant de respect qu'un animal la doit à ses maîtres, elle les voyait aussi à travers les yeux d'un adulte devant de jeune petits lézards sortis de l'oeuf, qu'il lui fallait protéger... avant, c'était elle, le bébé lézard, et Anaru et sa soeur étaient ses mères... aujourd'hui, elles sont toujours ses petites-mères, mais elle ressent moins le besoin de protection de leur part qu'elle avait lorsqu'elle était petite. Bien qu'elle l'ignorait, sa vraie mère était morte avant sa naissance en sauvant son cavalier, un coureur qui l'avait élevé, et avait fait d'elle la meilleure monture de course de sa génération... et bien même si elle l'ignorait, Rajane n'hésiterait jamais à suivre cet exemple. On pouvait presque croire que chez les varactyls, la fidélité était héréditaire...

    Durant la montée, à un moment, le gros lézard sentit un esprit vagabond tenter d'entrer dans le sien, caressant la chape de brouillard de son âme afin de lire dans ses pensées... il n'y avait que sa petite Anaru, tout près d'elle, alors elle ne fit aucun mouvement de tête agacé, ne poussa pas de cris comme elle l'aurait fait en pensant à la présence d'un ennemi... cependant, elle ne chercha pas à cacher son frisson en sentant cette sonde mentale qu'elle trouvait glacée s'imposer dans son cerveau : Rajane ne les repoussaient jamais, mais elle n'aimait pas quand ses maîtres entraient dans ses pensées. C'était comme l'un de ces sirops amères que l'on prenait parce qu'ils étaient censés nous faire du bien, mais que l'on prenait malgré-tout pas avec un très grand plaisir. Pour un animal domestique, si il continuait à considérer la maison de ses maîtres comme son territoire, il fallait également avouer qu'il y avait malgré-tout un territoire où il était seul et unique maître, où personne ne pouvait venir le déranger, où personne ne pouvait lui dire ce qu'il pouvait faire : sa propre tête. Après-tout, si elle obéissait, personne ne pouvait jamais la forcer à penser autre-chose que ce qu'elle voulait... sentir ses maîtres pénétrer son esprit était comme une violation de la plus personnelle des choses, à ses yeux, une violation de son territoire... et pourtant, c'était ses maîtres, alors elle le supporter sans broncher. De plus, ce coup-ci, ce qu'elle entendit, ce qu'elle ressentit des penser de sa maîtresse, fut quelque-chose de rassurant : elle ne doutait pas du tout de ses capacités, comme Rajane l'avait craint devant son hésitation. Elle le lui expliqua avant de se retirer... savoir cela, ce qui lui redonna quand-même sa bonne humeur, valait bien de la laisser juste un peu entrer dans sa tête, non ?

    La balade, si elle faisait en sorte de l'empêcher de se blesser, faisait que la femelle n'était pas vraiment à l'écoute des besoins biologiques de sa cavalière, trop occupée qu'elle était à bien s'amuser et à partager ce moment avec elle... si seulement elle avait pue s'en rendre compte, ou si Anaru avait fait en sorte de le lui signaler, alors elle aurait pue la protéger des rayons dorés du soleil en déployant au-dessus de sa tête le bout de sa queue couverte de plumes... mais voilà, la jeune adolescente ne le fit pas remarquer à sa monture, et elle, de son côté, elle trouvait les rayons du soleil si agréables qu'elle ne remarqua que pour son amie, ce devait être l'inverse... c'était là la grande différence qu'il y avait entre la zélosienne et la varactyl : elles ne faisaient non-seulement pas partis de la même espèce, mais elles ne faisaient pas non-plus partis du même genre. Anaru était un être végétal, et Rajane, elle, était un reptile... l'une avait besoin de beaucoup d'eau et de pas trop, non-plus, de chaleur pour survivre, et l'autre avait le sang froid, et pour réguler la température de son corps, il lui en fallait, de la chaleur. Rajane aimait passer son temps sous les rayons du soleil... si elle n'y marchait pas, si elle ne se promenait pas dessous, comme elle le faisait maintenant, elle faisait la sieste en-dessous. La nuit, ses maîtres lui avait installés d'énormes lampes à ultra-violets, pour qu'elle puisse continuer à dormir sous une certaine chaleur. Sans chaleur, elle serait paralysée, et risquerait de mourir d’hypothermie. Pour le cas où elle aurait à intervenir sur une planète gelée, ses maîtres lui avaient même créés une combinaison spéciale chauffante, à cause de ça. Mais Rajane ne se rendait pas toujours compte que la chaleur n'était pas aussi bénéfique pour les autres que pour elle... ce fut la raison pour laquelle, sur le moment, elle ne chercha pas à mettre sa maîtresse à l'abri de ses rayons dévastateurs.

    La pose, une fois arrivée au sommet de la falaise après une demi-heure d'ascension, ne fut que de courte durée, et déjà, Anaru pressa sa monture de continuer d'avancer dans une direction par où, derrière des rideaux d'arbres aux feuilles vertes et apparemment joyeusement remplit d'eau, Rajane put repérer un lac aux eaux claires, limpides, encore trop loin de toute civilisation pour souffrir des traces de la pollution... ce n'était pas les habitants du temple Jedi qui seraient du genre à polluer un lieu aussi naturel. Elle n'avait pas eue le temps de terminer de se nettoyer les griffes, mais ce n'était pas bien grave, elle pourrait toujours le faire pendant que sa maîtresse était en train de se baigner, ou alors le soir, en rentrant dans son nid... elle n'était pas pressée, cela ne la gênait pas quand elle marchait, et il n'y avait pas de mâle qu'elle cherchait à séduire au temple pour trouver cela disgracieux. La varactyl reprit donc la marche, se déplaçant peut-être un peu trop tranquillement au goût de la jeune fille, mais une fois de plus, elle ne se rendait pas compte à quel point une fille-végétale avait besoin d'eau, puis elle se baissa pour la laisser descendre lorsqu'elles furent devant l'étendue liquide. Tendis que la bipède se rafraîchissait, le lézard géant allait en faire de même... finalement, l'ascension lui avait quand-même donnée un peu soif... mais elle fut interrompue dans son mouvement par un jet d'eau qui vint lui éclabousser le bec et lui hérisser les plumes : le liquide était drôlement froid, à cause de l'ombre des arbres...

    Le regard ambré de Rajane se tourna vers Anaru, une lueur malicieuse, et quelque-chose qui ressembler aussi un peu à un éclat carnassier, au fond de son iris... la varactyl n'était pas la dernière, lorsqu'il s'agissait de jouer avec l'une de ses petites mères, mais si elle la cherchait trop, elle allait finir par la trouver. Il ne fallait pas jouer avec le feu. Avant qu'un autre jet alliant la puissance de ses bras et la puissance de la Force ne puisse partir, la bestiole balança un léger coup de queue dans le dos de l'adolescente... en un coup de queue, elle était capable de couper un petit arbre en deux. Elle n'avait, bien-sûr, pas frappée assez fort pour la blesser, mais par la suite, elle s'amusa à la regarder reculer, perdre l'équilibre en moulinant inutilement avec ses membres antérieurs, et chuter sur le derrière dans l'eau. Rajane ne pouvait parler à vois haute, alors elle se contenta de penser la chose pour elle-même...
    *Et ouai, ça ne te serait pas arrivé, si tu marchais à quatre pattes, et toc !*... et, pour montrer toute l’ironie de sa pensait, elle tira le bout sa langue rouge à sa maîtresse, tendis que sa gorge vibrait dans un rire de lézard. Anaru lui adressa le regard de quelqu'un qui avait des idées bien drôles... quoi que, dans ce genre de situation, ça dépendait généralement pour qui... derrière la tête. La varactyl était campée sur ses pattes, prête à la recevoir... mais contre toute attente, la jeune fille ne sembla plus vouloir jouer avec elle. Au lieux de ça, elle se débarrassa de la peau supplémentaire que les êtres dis civilisés se mettaient sur le dos, et plongea pour se baigner... se retrouver à l'eau lui avait donné envie de faire trempette.

    Rajane ne chercha pas à cacher qu'elle était un peu déçue qu'elle ne veuille plus jouer avec elle, mais bon, elle ne râla pas... elle se contenta de faire le tour de la berge, à la recherche d'un bord où le soleil passer entre les branches des arbres, puis elle se coucha, les deux pattes de devant trempant dans le liquide frai, tandis que son dos était agréablement chauffé par les rayons du soleil et que sa maîtresse faisait un magnifique petit saut de l'ange, après avoir escaladée le cascade, plongeant dans le lac sous ses yeux... si elle ne s'amusait pas à l'éclabousser, au moins l'animal s'amusait-elle à la regarder s'amuser, il ne lui en fallait pas beaucoup plus pour lui occuper l'esprit. Mais quelque-chose d'étrange attira tout-à-coup son regard... quelque-chose... qui n'allait pas, à ses yeux. Près de sa maîtresse qui se laissait flotter tranquillement, elle eut l'impression de voir des mouvements, des mouvements de quelque-chose sous l'eau, ça n'avait rien à voir avec la zélosienne. Des poissons ? Il y en avait surement plein, dans un lac tel que celui-ci... mais non, c'était beaucoup trop gros, et ça se déplaçait... vers Anaru ! Rajane ne savait pas ce que c'était, mais elle comprit que c'était du danger... un animal sauvage autre qu'un prédateur en chasse aurait cherché à fuir sa maîtresse, pas à l'approcher. Vive comme le vent, la varactyl de retrouva sur ses quatre pattes, et se mit à hurler de son cris d'oiseau, à hurler à s'en briser les cordes vocales, le danger à l'adresse de sa petite-mère... mais c'était trop tard pour qu'elle puisse se sauver.

    Quelque-chose jaillit du lac, quelque-chose de long, de rouge, mince comme un serpent, et de dégoulinant, et avant que l'une d'entres elles n'aient le temps de faire un geste, la chose s'enroula autour de la cheville de la Padawan. Sans réfléchir une seconde de trop, Rajane fonça... peu importait ce que c'était, elle devait protéger sa maîtresse, c'était la chose la plus importante, le but de sa vie ! Elle courut quelque pas dans l'eau, et, avant qu'elle n'ait plus pattes, sauta... elle parcourut la distance qui la séparée de sa maîtresse en un seule bond et plongea juste à côté d'elle, la soulevant dans une vague géante. Et, avant qu'elle ne soit entraînée vers le fond, la varactyl la rejoignit en nageant et mordit dans la chose qui avait osait la saisir, son bec tranchant creusant dans sillon à l'intérieur et faisant couler le sang... elle trouva étrange que malgré le lieu aquatique où elles se trouvaient, la chose soit si chaude et visqueuse. Mais en tout les cas, ça marcha... la créature sauvage lâcha la jambe de Anaru, et, sans plus réfléchir, Rajane l'attrapa par son débardeur et courut vers le bord du lac, la déposant sur la rive. Puis elle commença à passer son bec sur elle, inquiète, s'assurant qu'elle n'était pas blessée... mais elle fut interrompue lorsqu'une douleur aiguë la fit crier, une douleur à la queue...

    Elle se retourna... une étrange créature, un peu plus haute que la jeune zélosienne, lacérée les solides écailles de la queue de Rajane en la lui mordant, et asseyait de la tirer en arrière, la forçant à retourner dans l'eau... la chose rouges, qui était de toute évidence sa langue, s'enroulait entre ses plumes. Rajane se libéra d'un coup de queue, puis, grognant, elle se retourna, faisant fasse à son ennemi, prête à tout pour l'empêcher de s'approcher de sa petite-mère. La créature aussi, grogner... la première chose qui vint à l'esprit de la varactyl, c'était qu'elle ressemblait à une limace d'eau-douce géante avec des pattes. Mais les pensée parasite furent vite chassées lorsque à nouveau, la bestiole du lac fouetta l'air avec sa langue, giflant la monture des Jedi au point de presque l’assommer... pour sa taille, elle était drôlement puissante ! Puis elle enroula sa langue autour de son cou, un peu comme une laisse, et tira... elle cherchait à la forcer à retourner dans l'eau, là où elle aurait l'avantage. Mais la varactyl reprit bien vite ses esprit, après que son ennemi ait réussi à la forcer à s'enfoncer dans l'eau jusqu'au genoux, et, en un coup de griffes, elle trancha la langue sur la partie qui se trouvait juste devant son bec. Un bon mètre de ce muscle sanguinolent tomba à l'eau, et la créature, fulminant de rage, se jeta sur Rajane...

    Les deux animaux se mirent à rouler dans l'eau, dans un balais de morsures, de coups de griffes et de coups de queue... l'une après l'autre, elles prenaient l'avantage... Rajane était plus rapide, plus svelte, et plus forte... mais son ennemi était plus petit et glissant qu'elle, il arrivait toujours à échapper à son emprise, il était aussi plus lourd, cherchait à l'étouffer en se couchant sur sa tête et son cou, et même si ils n'étaient pas complètement immergés, il était dans son élément. Emportée par la folie de la bataille, la varactyl griffait et mordait tout ce qui passait à sa portait, et elle-même se recevait son lot de morsures... tout un morceau des écailles de son épaule gauche était parti, les flans de la limace étaient déchirés, l'eau autour d'eux était rougie du sang mélangé des deux combattants. Rajane avait beau essayer, elle n'arrivait pas à toucher d'organe vital... la créature semblait uniquement constituée de graisses, et ses écailles ne résistaient pas aux dents de la chose. Mais elle n'abandonnait pas, tout ce qui l'intéressait, c'était de protéger Anaru... au point qu'elle ne remarqua même pas les trois petits boules, cachés derrière le rideau d'eau de la cascade, qui couinaient en observant le combat...
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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Jeu 9 Aoû - 20:00

Je continuais de flotter avec nonchalance, les bras et les jambes écartés en étoile, me laissant tranquillement dériver par le doux courant que la cascade proférait ... Lors d'un instant, je tendis une jambe en l'air, celle de droite, pour l'examiner, et cela tout en restant en équilibre. Une longue cicatrice verdâtre qui ne semblait pas encore décidée à partir s'était logée en dessous du genoux. Petit souvenir de l' énorme araignée qui avait bien faillit me bouffer, moi et Aïre … Heureusement, j'avais une Maître attentive et prévenante ... En ce même temps, je sentais une agréable chaleur venir me chatouiller la peau, mes chloroplastes frissonnants avec plaisir à ce contact chaud de l' incidence lumineuse, un sincère sentiment de paix et de satiété m' avait envahi, rien n'aurait pu entacher la beauté de ce divin sentiment d' allégresse que je ressentais ... Le clapotement régulier de l'eau venait bercer mes oreilles de leur symphonie aquatique lorsqu'il percutait doucement les rebords rocheux du lac ...

Au loin, des sortes de criquets chantaient de leur son si distinct et régulier, dont les appels criardes se mêlaient à ceux des oiseaux sans pour autant entacher l' harmonie auditive qui en résultait ... J'eu un très long soupir d'aise, et l'air qui se logeait dans l'équivalent botanique de mes poumons, les vida de son gaz, je me laissais sereinement couler, happer par le poids de l'eau qui enveloppa alors mon corps pour le laisser choir doucement vers le fond vaseux de cette étendue liquide … Si j'avais entendu le cris d'avertissement du varactyl?Oh, j'avais effectivement perçu un son, mais il fut bien vite couvert par l’étanchéité de l'eau ...Soudain, un schisme vint altérer l' harmonie des déplacements réguliers des flots ... Je me sentis légèrement dévier sur la gauche, alors que précédemment, il me faisait vaillamment cheminer sur la droite ... Un de ces mauvais pressentiment me noua derechef l'estomac, alors que derrière moi, la vase se souleva tel un nuage de poussière … On me tournait autour, et ce n'était guère ma Rajane qui me jouait un tour … D'ailleurs, au loin, je percevais son état d' âme fébrile ...

Je m'étais retournée d'un mouvement du bassin dans l'eau, recrachant une goulée d'air dont les bulles fuirent vers la surface tel que j'aurais sans doute du le faire. Mes yeux ouverts, en alerte et attentive, je vis au travers de l'eau trouble ce que je devinais être les pattes de Rajane qui accourait vers moi, j'allais donc prendre une impulsion sur le fond du lac pour la rejoindre au plus vite. Je ne connaissant pas encore la nature exact de son effrois, je devinais bien qu'il devait s'agir d'un de ces être qui amplifiait le choix du bestiaire local, néanmoins, je n'avais pas encore de nom à mettre dessus … Cependant, au lieu d'être poussé en avant, une étreinte s' entoura et enserra ma jambe. Avec force et douleur, mon cris sourd en résultant, manifestant en outre ma surprise, j'en avait recraché une nouvelle giclée d'air qui remontèrent vers l'air. L' Inconnu me tira en arrière avec une vigueur inattendue, et bien que j'avais eu le réflexe de tendre la main vers la courbe d'un rocher pour m'y accrocher et contrer cette chose qui m' éreintait le pied. Mais après une rapide lutte, mon appuis s'effrita sous la puissante de mon belligérant, le morceau de roche restant entre mes mains … En même temps. Évidement que j'avais essayé de me défaire de cette odieuse emprise avec le talon de mon pied, je l'octroyais demais rien à faire, d'ailleurs, la pression était telle qu' à force de combat ma circulation sanguine s' amenuisait, et, je le savais très bien ma lutte aquatique ne rimait à rien. Bientôt, je n'aurais plus assez de réserves d'air …

Un tourbillon de vagues et d' écumes m'avait envahi, puis sous le poids d'une nouvelle tornade de vase, mes amandes purent apercevoir un lueur rougeâtre … Puis l' étreinte se dissipa d'un trait, mais une autre dès lors s'était agrippé à mon col, et je me sentis tirer, pour atteindre la surface. Par instinct, mes poumons s'étaient d'eux même remplis d'air, de la manière dont Rajane m'avait attrapé je ne pouvais que me laisser porter, et cela jusqu' à la rive. Les éclaboussures m'aveuglant presque sur notre passage. … Par la Force .. Qu' est ce j'étais ravie qu'elle soit là, elle ! Mon reptile ! Mon varactyl ! En cet instant, j'étais prête à lui fournir tout les paquets de friandise que recelait notre galaxie ! Puis, alors qu'elle entreprenait un inventaire de mon état de santé, j'eu à peine le temps d'apercevoir une teinte rougeâtre se mouvoir derrière le corps ma Rajane et de tenter de la prévenir, de l'écarter de son chemin que je la vis se crisper en criant sa douleur …



- Rajane !



Ma jambe, ma jambe … Rien à faire ! Ma varactyl venait dès lors d'entamer une atroce joute physique contre une sorte de blarth ... Mais au vu de la vitesse que prenait leur bataille, je n'aurais pu l'affirmer. Les deux puissantes bêtes ne semblaient guère vouloir s'arrêter, au contraire, à la vue de leur violents échanges sans fins, la finalité de cette austère rencontre était pour le moins lugubre à imaginer ... Je me mordis les ongles, un air franchement inquiète sur le visage. Entendre les cris et gémissements de luttes et de douleurs entre les deux combattantes, me déchirait le ventre, me labourait le coeur ... Je cherchais frénétiquement une idée afin des les défaire de l' affliction de leur affrontement, et vite !! Avant que l'aboutissement devienne irrévocable ! En cet instant, j'étais complètement impuissante ! Si je m'approchais c'était un coup à me retrouver coincer entre les deux, et ça aurait se blesser inutilement. Tenter quoique ce soit aurait pu blesser ma varactyl, et rien dans cette galaxie n'aurait pu adoucir l' amertume d' une telle maladresse ! Alors, je continuais d' appeler, criant afin de couvrir les échos des voix des deux animaux qui combattaient furieusement, et cela avec plus ou moins de fermeté ...


- Rajane ! Reviens là ! Stop !


Des effluves de sang de peaux et d' écailles se teignirent le lac en rouge. Une telle boucherie avait de quoi me révulser, un sentiment de nausé lointain m'assaillit, mais je le chassais de mon esprit ... Plus important, était en jeu ! Puis, un bout de langue de la créature s'effondra dans la succession d' éclaboussure que l'ardu et opiniâtre débat proférait. J'en eu un haut le coeur. Mais pire encore, la peau verte de ma Rajane était couverte de sang. Son sang ! ... Et ce fut à cet instant que je les entendis, les cris de peur d'un couvée d' enfant hélant leur mère de les rejoindre ... Je compris d'instinct, nous avions du pénétrer dans leur zone de vie. Et moi, avec mon sublisime plongeon !! Elle avait sans doute du croire que je m'en prenais à eux ... Ce désastre de chair tuméfié. C'était de ma faute !!

Non, je ne pouvais laisser une telle situation continuer de s'envenimer ! Alors, je pris une inspiration, je me concentrai, me plongeant dans la Force et fis de sorte que mon essence enveloppa leur deux quiddité. J' élevais mes mains avec une grimace d'application sur mon visage, mes doigts crispés sous l' effort, le mouvement de mes bras ayant pour effet de soulever les deux bestioles qui se battaient furieusement, et cela même lorsqu'elles furent en l'air. Je tremblais légèrement sous l'effet de mon intense concentration, mes articulations en blanchissaient, maintenir un équilibre sur l'immense masse des deux animaux m'étais loin d' être aisé. Mais, je tenais bon. Il le fallait ! C'était impératif ! Je me refusais d' échouer au risque de devoir recommencer une nouvelle hécatombe ! Je ne pourrais jamais supporter de perdre Rajane, ni d' avoir le souvenir d' avoir été la perte de ces petits êtres qui couinaient de peur, appelant désespérément leur mère, de la même manière que je le proférais pour que mon reptile revienne vers moi. Ainsi, je du m'efforcer d' éloigner les deux protagonistes l'une de l'autres, et ceci, en écartant des bras, pour finalement reposer à terre Rajane et avoir fait rejoindre les abords de son nid à l'autre animal qui se retrouvait alors au bord de la cascade du lac. Ceci me donnant le temps nécessaire pour reprendre mes esprits, après cet exercice, et m' interposer entre le varactyl et notre assaillante après avoir jeté d'un ton ferme et définitif à Rajane ...



- Rajane, ça suffit !


... en plaçant ma main à plat devant elle afin d'assoir mon geste. Avoir repoussé la bête à l'eau ne l'avait pas pour autant calmée. Quelle entêtée ! Non, elle était directement revenue devant moi en grondant d'un air menaçant, mais cette fois elle n'allait guère me prendre au dépourvue ! Non ! J'étais prête et je savais comment incliner son instinct maternel à mon esprit ... J' étendis ma main gauche devant elle, cette mère qui cherchait protection pour sa jeune et fragile fratrie, et m'aidant de la Force, je tentais de persuader l'énorme créature …


- Je ne viens pas pour vous faire de mal …


… de la pacifier sur notre présence en ce lieux, que nos … mes intentions n'étaient ni agressives, ni mauvaises. Qu'il avait été inattentionnelle de ma part de les effrayer …


- Ni à toi, ni à ta famille … Nous allons partir ...


Bon. Il était claire que ma nature de zélosienne, de plante donc, était un atout particulièrement notable dans ce genre de tentative. N'étant effectivement pas un de ces gros prédateurs hirsutes et armés de griffes acérées, ni une brute à l' énorme carrure, elle n'avait rien à craindre de ma personne … Hormis, ma protectrice, évidement. Je m'étais ainsi progressivement rapprochée d'elle, ma main ouverte dans sa direction. Puis une fois à sa hauteur, je continuais d'utiliser mon influence pour la calmer. Elle se montrait butée et retissante au début. La vue de ses blessures horriblement rouge et suintante de sang, fit accroître ma propre rancoeur, une ignoble pensée, mais ô combien véridique

Elle continuait de montrer des dents et d'élever ses étranges défenses, mais bien qu' hésitante, le bref contact de ma main sur sa peau sembla avoir un effet positif envers ses mœurs, elle dégagea toutefois sa tête d'un mouvement brusque par mesure de sureté ... mais par la suite, elle sembla se montrer moins colérique, elle reculait en continuant de gronder, et alors, j'appuyais de mon esprit afin d'incliner en douceur la bestiole à se pacifier. Puis finalement, comme un chien qui veut jouer, elle inclina la tête sur le côté, émit un son étrange qui aurait pu mixer l'aboiement d'un canidé avec un croassement singulier, elle m'octroya d'une longue léchouille sur la jambe avec le bout ensanglanté qui lui restait, puis se remit à grogner de plus belle ... Bon, si elle désirait que je quitte son territoire, je n'allais guère m'imposer de force ... Je me mise à mon tour à reculer, et une fois que je fus à bonne distance d'elle, la bestiole sauta dans l'eau et disparu dans son ombre, pour finalement rejoindre sa portée ... Je ne pu m'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Puis, un éclat de culpabilité revint ...



- Rajane !


D'un bond, mes jambes m'avaient élancé vers mon reptile, et je lui avais enlacé le cou avec force. J'avais eu peur pour elle. Et, j'aimais pas ça ! Le varactyl présentait de nombreuse blessures. Pour la plupart, elle pourrait s'en remettre rapidement, j'espérais ! Mais pour le reste, il lui faudrait des soins. Je tendis ma main vers le reste de mes vêtements, et fit léviter brusquement ma bure et ma ceinture jusqu'à moi, je les attrapais tout deux fermement dans le creux de main. Avec une sorte de tissus, je me mise à essuyer doucement les couche de sang superflues afin de voir l'étendues réelles des dégâts. Contrairement à ma Maître, je n'avais pas sur moi de trousse de soin. Ou alors si j'en avais une elle devait être dans un des coins pelucheux et poussiéreux du dessous de lit ... Et, j'ai jamais du m'en servir étant donné qu' au Temple les seules blessures que j'aurais pu décroché, aurait été de m'écorcher le doigt en tournant la page d'un livre ...

J'entrepris donc d' observer son corps et l'état de ses écailles avec attention, jetant des coups d'oeil aux réactions de Rajane, et sans cesser de caresser d'une main ma varactyl ... J'avais un de ces immonde sentiment de culpabilité ... J'avais effectivement appris à soigner ma bestiole, mais sans rien pour les effectuer c'était compliqué et peine perdue. Je pouvais utiliser la Force au besoin afin de prévenir d'éventuelles infections et lui permettre de se déplacer sans trop de douleurs superflues, mais à mon niveau, à moins que je m'y implique entièrement je ne pouvais pas encore prétendre pouvoir les raccommoder. Alors je caressais mon varactyl, ma mine attristée et attentive sondant doucement ma mademoiselle d' écaille suivant ses réactions afin de me guider vers les maux qui envenimaient son corps ...

Peut être qu'inconsciemment, j' exagérai la situation, mais j'étais tellement attristée devant l'état de ses écailles, son épaule surtout ! Et tout ce sang !! J'en frémissais. Je me mordais les lèvres retenant mes larmes de frustration et de colère que je ne pouvais que m'adresser ! Mais quelle idée de sortir du temple aussi ! Je voulais rentrer, soigner Rajane au mieux, et au plus vite. Peut importait ce que mes maîtres diraient où penseraient ! Ils auraient raisons de toute manière ! Mais plus que mon égo de sale gamine égoïste et imprudente ! il me fallait m'occuper de Rajane ! Néanmoins, je ne pouvais laisser cette mère blessée ... Ses petits pourraient en dépérir ! ... Voilà qu'il me faudrait revenir afin de m'assurer de leur survie, au moins jusqu'à ce que la mère se porte mieux ... Et voilà, que ma sombre mine renfrognée s'était logée sur mes traits ... Mais peu importait, il me fallait accepter mes lourdes erreurs, et les réparer au mieux.

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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Mer 15 Aoû - 16:15

    A la danse frénétique qu'étaient en train d’exécuter les deux animaux femelles, une danse faite de coups de griffes d'où jaillissaient des éclats sanglants de liquides vitaux, de morsures qui laissait le goût rouillé du sang dans la gueule et le bec, de coups de queue à briser en deux les arbres les plus solides de la galaxie, s'ajoutait un chant, le chant assourdissant de ceux qui se battent pour survivre, un chant fait de grognement impressionnant, de hurlement ayant pour but d'effrayer son ennemi, afin de le déconcentrer, qu'il recule, de puissant couinements lorsqu'une blessure venait trancher la chair de la limace ou du lézard... les deux créatures étaient comme enfermés dans une bulle où seul les sons de leur affrontement pouvaient passer, ce qui faisait donc que Rajane ne pouvait entendre les appels de sa maîtresse... de toute façon, même en imaginant qu'elle ait entendue sa petite-mère l'appeler, lui ordonner d'arrêter, il n'était pas sûr, pour une fois, que la bestiole domestique aurait obéit... elle ne pouvait cesser de se battre en sachant que l'autre créature n'arrêterait pas, elle. Si la varactyl s'était immobilisée pour se tourner vers sa maîtresse, à coup-sûr, la blarth en aurait profitée pour lui donner d'autres coups, peut-être même pour la tuer. Dans un tel combat, l'attention pouvait être la clé de la victoire et l’inattention celle de la défaite. Rajane était une bête obéissante, mais à la condition que cela ne la mette pas en danger, ainsi que ses maîtres... tant que son ennemi n'aurait pas lui-même arrêté l’affrontement, ou qu'il n'aurait pas pris la fuite, le peu de sauvagerie qui restait encore en elle la pousserait à continuer à se battre, et même à le tuer sans le moindre remord... c'était là son instinct de survie qui parlait, et aucun maître, que ce soit un maître doux ou un maître violent, marchant à la récompense ou à la gifle, aux douces paroles ou aux cris, ne pourrait jamais effacer cela chez son animal.

    La douleur n'avait que peu d'emprise sur la bête, poussée par l'adrénaline qui était née en elle dès que les premièreS goûtes de sang étaient tombées dans l'eau, dès le moment où elle en avait sentie l'odeur, et aussi dès qu'elle avait ressentie le danger qui menaçait Anaru... cependant, elle s'aperçue très vite qu'elle recevait trop de coups, qu'elle perdait trop de sang pour la puissante et agile bête qu'elle était, alors que ses mouvements n'étaient pas encore ralentis par la fatigue... elle ne se montrait pas assez prudente et se prenait trop facilement des coups qu'elle aurait pue éviter avec aisance. Même si, sur le moment, elle n'en comprit pas la raison, et d'ailleurs, elle ne s'en posa même pas la question, trop absorbée qu'elle était par son combat, la raison de cette baisse d'attention de sa part était clair : c'était la faute de ses maîtres. Lorsqu'elle vivait sur Zélo II, Rajane se battait parfois contre des animaux sauvages qui pénétraient son territoire et menaçaient sa famille d'adoption, en se montrant plus prudente contre les prédateurs... mais depuis le temps qu'elle vivait au temple Jedi, où elle se battait pour eux et où elle subissait leurs entraînement, le gros lézard s'était habitué à porter l'armure alliant métal et champ de force qu'ils avaient fais forger pour elle. Prendre l'habitude de se battre avec cette protection supplémentaire l'avait rendu plus sûre d'elle, car elle pouvait se mettre plus facilement en danger sans risquer les blessures... grossière erreur, porter une protection ne devait pas empêcher de se montrer prudente, mais ça, l'animal ne l'avait pas comprise. Après que tout-cela sera terminé, il faudra que les Jedi lui apprennent à nouveau à se battre en faisant attention, autrement, elle risquait un jour de se prendre un coup mortel lors d'une bataille et de mourir bêtement alors qu'elle aurait pue facilement l'éviter... il suffisait que les tirs lasers endommages suffisamment son armure pour qu'elle la perde, et la jeune femelle serait exposée à la première blessure un peu trop grave...

    Prises par la folie de leur bataille, les deux animaux ne s’aperçurent même pas que leurs deux corps enlacés étaient soulevés en dehors de l'eau, vers le ciel... seule la limace géante dut s'en apercevoir, ne sentant plus son corps tremper à l'intérieur de son élément, cependant cela ne la fit pas lâcher prise pour autant, presque comme si elle avait elle-aussi une raison de se battre, comme celle de Rajane étant de protéger sa précieuse petit Anaru. Lorsque la Padawan intervint, les deux créatures s'étaient tellement enlacées qu'elles ne formaient plus qu'une boule vertes et blanche, dure et visqueuse, tendis que la blarth mordait la queue du lézard tout en lui arrachant de pleines poignée de plumes, et que Rajane lui labourait l'arrière-train... et ce ne fut que lorsqu'elle ressentit l'effet de la séparation que la varactyl arrêta de mordre et de griffer, lorsque leurs deux corps se détachèrent contre leur volonté, et qu'elles étaient incapable de se déplacer pour revenir l'une sur l'autre... la créature marine arracha même une bouchée de plumes et d'écailles de la monture, tellement elle ne voulait pas faire lâcher prise à sa morsure... reconnaissant le flux du pouvoir de la Force et devinant que c'était Anaru qui faisait cela, elle ne chercha pas à se débattre, se laissa transporter docilement... cependant, lorsque ses pattes touchèrent à nouveau le sol, elle se remit à grogner à l'adresse de l'animal sauvage, déposée un peu plus loin... si elle esquissait le moindre geste, elle était prête à reprendre le combat. Mais la main et la vois de sa maîtresse la dissuada...

    Anaru cria son "Ça Suffit !" avec tellement de force que Rajane eut alors l'impression qu'elle était en train de se faire gronder... surtout que le "ça suffit", c'était un ordre qu'elle connaissait depuis qu'elle était toute petite, la grande maîtresse le lui avait appris lorsqu'elle voulait qu'elle arrête de faire trop la folle, ou lorsqu'elle faisait une bêtise... la varactyl ne comprenait pas. Tout ce qu'elle avait fait, elle l'avait fait pour protéger sa jeune maîtresse, alors pourquoi se faisait-elle gronder ? Elle s'en posait la question, cependant, cela ne l'empêcha pas de réagir comme à chaque fois qu'elle se faisait gronder : elle baissa la tête bien bas en signe de soumission, à tel point que son bec était maintenant en-dessous du visage de sa maîtresse, et la regarda avec un regard où brillait une lueur d'excuses... même si elle ne savait pas encore pourquoi elle devait s'excuser.

    C'est ainsi, la tête basse et le museau baissé, mais le regard encore levé, que la varactyl observa sa maîtresse tenter de calmer l'autre animal à l'aide de paroles, de caresses et de la Force, de lui montrer qu'elles étaient entrées sur son territoire en paix, et qu'elles ne lui voulaient absolument aucun mal... c'était vrai, Rajane ne lui en aurait pas fait, si elle n'avait pas attaquée la première. La bête-insecte sauvage semblait rettissante, et Rajane était prête à attaquer, que sa maîtresse ne le veille ou non, si elle esquissait le moindre mouvement tentant à prouver qu'elle allait attaquer la fille végétale. C'est alors que le lézard vit et comprit la raison qui l'avait poussée à se battre, et qu'à ce moment-là, elle le comprit, et qu'elle fut même capable de lui pardonner son agression : derrière elle, sortant timidement de derrière le rideau d'eau de la cascade, nageaient trois boules de graisses blanches... ce n'était qu'une maman qui cherchait à protéger ses bébés contre une menace imaginaire, au fond, Rajane comprenait ça... si un jour, elle avait la joie de posséder sa propre nichée, elle se montrerait même plus agressive envers ses maîtres que ce qu'elle n'était à la base, comme lors des jours où elle était de mauvaise humeur, par crainte que, intentionnellement ou non, ils fassent du mal à ses oeufs... les oeufs étaient des objets si fragiles, tout comme les bébés, seule une mère pouvait avoir la tendresse qu'il fallait pour les manipuler. Était-ce pour cela qu'elle s'était faite grondée ? Parce que Anaru lui en voulait de s'en être prise à une mère protégeant ses petits ? Mais comment la jeune varactyl aurait-elle pue savoir ? Pour elle, ça n'avait été au début qu'un animal sauvage en chasse, elle n'avait pas comprit la raison de cette attaque, et s'était défendue en conséquence... n'importe autre quel être de n'importe quel autre espèce aurait agi de la même façon...

    Lorsque son adversaire sembla satisfaite de la distance que les deux habitantes du temple Jedi prirent par rapport à son lac, elle retourna à l'eau et disparu avec ses trois petits. Alors, les yeux de Rajane se tournèrent vers sa maîtresse, alors que celle-ci prononçait son nom... la jeune varactyl s'était attendue à encore se faire gronder... mais, au lieux de ça, sa petite mère s'accrocha à son cou et la serra fort dans ses bras, dans une étreinte qui tentait à prouver qu'elle avait eue horriblement peur, pour elle, et qu'elle était heureuse que le combat n'ait pas mené à sa mort... ce qui la rassurait, surtout parce que elle-aussi, elle avait eue peur pour la zélosienne. Elle répondit à son câlin... même si elle était en train de se faire étrangler, elle ne fit rien pour la séparer d'elle... en posant l'une de ses imposantes pattes sur le dos de sa maîtresse, comme pour l'étreindre elle-aussi, et finalement, lorsqu'elle la lâcha, elle tenta de se mettre droite sur ses quatre pattes... elle ne le put pas. Avec un couinement égu de douleur, elle redressa sa patte avant-droite, celle à qui il manquait un morceau d'épaule... la douleur était telle que ce membre n'était plus capable de la porter, et chaque fois qu'elle essayait de le poser quand-même, un flot de sang jaillissait.

    La blessure n'était pas si grave qu'elle en avait l'air, et les gênes reptiliens de la varactyl la feraient vite cicatriser... mais quand-même, ça faisait vraiment très mal, et elle craignait de devoir faire le chemin du retour en claudiquant sur trois pattes... elle y arriverait, mais cela lui prendrait beaucoup plus de temps qu'à l'allée. Aux pieds de Anaru, Rajane se coucha, afin de reposer un peu ses membres fatigués par le combat, puis tourna le bec vers la plaie béante à laquelle elle commença à donner des coups de langue... ça lui faisait mal, car sa langue était couverte de piques, mais c'était une nécessitait : déjà, la salive allait nettoyer la blessure, et ensuite, les épines arrachaient les morceaux de chair les plus mous, afin d'éviter que ceux-ci ne pourrisse et risquer ainsi une infection. Dans la nature, les animaux n'avaient personne pour les soigner, ils faisaient donc les choses par eux-même, le plus souvent en se léchant.

    Pendant ce temps, sa maîtresse aussi, s'occupait de ses blessures... d'ailleurs, généralement, elle avait toujours un vétérinaire qui venait soigner ses bobos... mais c'était par instinct que la lézard-oiseau géant cherchait à se guérir par lui-même, temps que personne ne s'en chargeait pour elle. Anaru nettoyait le sang qui lui enlaidissait les écailles, et elle faisait l'état de ses autres blessures... Rajane signalait quand elle lui faisait mal d'un simple hochement de tête. A plusieurs endroit, ses plumes avait était arrachés, elle en était presque devenue "chauve". Heureusement que ça repousserait, et même plus vite que des cheveux... pour le reste, elle avait surtout des plais à la queue, aux membres, quelques griffures superficielles sur les visages, et de grandes saillis sanglantes sur les côtés... la créature gluante n'avait pas été capable de l'atteindre sur le dos.

    Elle se laissa faire sans broncher, sauf les quelques moment où elle bouger pour signaler que ce qu'elle faisait lui faisait mal. Puis vint le moment où elle estima qu'elle avait suffisamment lécher son épaule, qui était de loin sa plus importante blessure... alors, Rajane se tourna vers le visage tout tristounet de sa maîtresse. Elle lui donna une longue lèche affectueuse... et aussi un peu sanglante... sur la joue. Elle ne lui en voulait absolument pas... en fait, c'était plutôt à elle-même, qu'elle en voulait, car elle considérait que, vu la situation, elle n'avait pas était assez rapide. Mais elle se ferait des reproches plus tard : après une telle attaque, il fallait mieux qu'elles rentrent, avant que quelque-chose d'autre le leur tombe sur le coin du museau.

    Ne se tenant que sur ses trois pattes encore intact, la varactyl se redressa à moitié, lui montrant ainsi qu'elle était prête à partir, et l'invitant à monter... ses yeux ambrés regardèrent derrière-elle, et elle repéra, à la surface du lac, les deux plus sombre de la blarth... ils lançaient des éclairs, et de toute évidence, elle lui en voulait de toute les blessures qu'elle lui avait infligée, surement surtout à cause de la partie de sa langue qu'elle lui avait arrachée... mais ça, Rajane s'en moquait, elle n'avait fait que se défendre. Et d'ailleurs, elle-aussi, elle lui en voulait, pas pour ses blessures, puisque la mère aussi, elle n'avait fait que se défendre, mais pour avoir attaquer sa protéger pour rien...
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MessageSujet: Re: [Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)   Sam 8 Sep - 22:36

Certes, pour cette affreuse histoire, je m'en voulais sincèrement. Cette frustration au fond de moi qui s'insurgeait au sein de mes vacuoles n'arrangeait en rien ces amers ressentiments qui hantaient en ces instants, la profondeur de mon être. Néanmoins, je ne perdis plus de temps en futiles admonestations, et vêtu de mon débardeur, je retroussai mes manches pour ainsi dire. Rajane était blessée, ce n'était ainsi guère mes ressentiments qui l'épaulerait, mais bien la vivacité d'esprit que mes cellules cognitives manifestaient dans l'éclat de lucidité de mon unique débrouillardise ... D'accord, je n'avais rien sur moi pour soigner Rajane, mais j'estimais que pester sur ce que je n'avais pas à portée était perclu d'avance. À l'inverse, il me fallait faire l'inventaire de ce que j'avais à proximité ...


D'une, j'avais la Force, mais elle ne pourrait pas tirer le reptile d'affaire. Pas à mon niveau. Sur moi et dans mes affaires, hormis l'holocron de ma mère, et mes vêtements, je n'avais rien d'important. Toutefois, j'avais nombre de fois épluché les livres de microbiologie et de botanique lors de mes innombrables bain de Soleil ... Alors ... Nous avons des vallées fluviales débouchant sur plusieurs niveaux, des résineux de moyenne altitude ... Je m'étais éloignée de quelques pas, m' accroupissant vers la rocaille qui était recouvert d'un humus épais sur lequel ce même petit serpent que j'avais délogé plus tôt de sa falaise, reposait tranquillement dessus ... Donc, si je me souvenais bien dans ce genre d' écosystème, un oeil connaisseur devrait pouvoir dénicher ... ... D'une main ferme, j'attrapais d'un geste rapide le reptile rampant, le jetai doucement mais d'un mouvement assuré dans l'eau du fleuve puis écartais à deux doigts les filaments humidifiés de l'algue pour finalement retrouver une fine fleure, un dérivé aquatique du Nysillin que l'on pouvait trouver sur Félucia. Bon, certes, ce dérivé ne serait pas aussi curatif qu'un véritable nysillin, néanmoins, c'était toujours ça. J'en cueillis deux branches et retournais au près de mon enfant blessé ...


Je l'observais d'un regard inquisiteur, mes émeraudes s'arrêtant de temps à autre sur les écailles tuméfiées de mon reptile qui sombrement léchait son épaule, tandis que mes émeraudes se baladèrent rapidement sur les courbes rougeâtres de son corps d'écaille. Et maintenant que je venais de placer la paume de mes deux mains sur l'une des plus grandes blessure du varactyl, je me concentrai, fermai mes amandes puis m'attelai minutieusement à verser mon énergie vers elle. Les blessures ne s'en refermeraient pas. Néanmoins, je savais assez user de ce don pour à moins refermer certains des canaux sanguins afin qu'elle ne perde plus inutilement de sang. Chose qui risquait de l'affaiblir davantage avec le temps qui s'écoulait. Ainsi, je me laissais me vider partiellement, guidant la Force vers la lourde meurtrissure … Combien de temps étais je ainsi resté à genou sans bouger ?


Par la suite, après mettre réveillée de mon état latent et avoir secoué la tête comme pour chasser la fatigue, j'attrapais brièvement les végétaux que j'entrepris de presser en les entortillant l'un contre l'autre, la sève et un liquide protéique se répandit sur mes mains que je frottai pour les étaler, je m'accroupis alors à côté de son épaule mes mains ouverte pour que je puisse lui laisser sentir le produit que je comptais appliquer sur elle. Ma voix s'éleva alors doucement, avec un timbre qui se voulait tout autant apaisant que rassurant …



- Bouge pas Miss, ça va piquer un peu ...


Bravant la vision de mes mains en sang et m'appliquant à mettre de côté ma propre amertume tandis que je m'attelais à ma tâche sans rechigner. J' avais jeté préalablement avec une moue presque dégoutée le vêtement de ma bure que j'avais utilisé pour éponger les effluves sanguinolentes de ma créature … Avec mon calme souverain, je m'évertuais à appliquer ma substance de fortune tout en créant le moins de souffrance possible pour ma belle. L'application visqueuse allait cependant adoucir et engourdir la douleur, assez longtemps j'espérais pour que Rajane puisse marcher. Je mis ainsi plusieurs minutes à attendre que le gel se soit entièrement incorporée dans la chair. Puis j'octroyais mon varatycle d'une caresse, alors que son énorme langue rosée et savamment baveuse vint soulever deux de mes verdoyantes mèches qui à la fin de son passage restèrent humides et gentiment collantes. Tout en me frottant l'oeil avec le coin de mon poing, j'eu un petit rire, retrouvant mes airs de lutin facétieux lors de cet instant, et avec un index qui alla flâner amoureusement son encolure, je finis par lâcher ...


- Je t'aime Rajane.


L'énorme et puissante bestiole s'était alors relevée, elle m'invita à m'assoir sur son dos pour que nous puissions rentrer. D'ailleurs, en levant mon minois vers le ciel, en apercevant la teinte sombre la voute sombre vers laquelle cette atmosphère ce teintait, il était vrai qu'il était temps. Enfin, je toisais le reptile en silence de mon regard si vert et verdoyant. Je ne souhaitais pas l’enfourcher, de peur de lui faire mal, elle marchait sur trois pattes … Mon poids, bien que faible pour un varactyle telle qu'elle ne l'aiderait guère. Néanmoins, j'avais confiance en Rajane, je savais qu'elle ne nous mettrait pas en état de grâce inutilement, ainsi si elle se sentait apte à me porter, alors c'est qu'elle l'était. Nous nous mise donc en route. À pas lent. J'avais une légère appréhension au sein de mes vacuoles. Je redoutai la réaction de mes maitres lorsqu'ils verraient l'état dans lequel la varactyl se trouvait, mais je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même …


Et une fois les larges étendues traversées, nous escaladâmes la façade puis atterrîmes directement dans son enclos. Et là, horreur. Le Maître palefrenier nous attendait déjà, assis avec une fausse nonchalance, les bras croisés. La pression acerbe qui pesait sur mon cœur intensifia à l'instant même où nos deux regards se croisèrent. Je me mordis un bout de la lèvre inférieure et descendis derechef de Rajane, et le laissait passer alors qu'il s'était avancé à grand pas vers elle.



- Je constate que votre escapade s'est bien déroulée.


Le vert me montant aux joues, avec un sourire contrit, je ravalais ma salive sans rien dire, hormis un faible marmonnement qui pour une ouie développé et une attention moindre aurait éventuellement pu saisir la trame d'élégie de ma faible énonciation. J'allais sortir un : '' je suis désolée ". Néanmoins, il était évident que mon affliction n'aurait guère fait évoluer la situation. Alors oui, je m'en étais abstenue. Alors qu'il commença s'occuper du varactyl, j'avais entrepris de résumer les déboires de notre expédition en quelques phrases. À cela, une étrange réprimande implicite s'était dérobée à sa réponse puis il m'avait demandé d'aller lui chercher une sorte de mallette, ainsi que de prévenir une autre Jedi afin de le seconder. À la suite de cela, il m'avait demandé de rentrer. Demande à laquelle, j'avais bien évidement refusé d'obtempérer. Hors de question que je laisse ma Rajane se faire triturer sans moi ! Et peut importa qu'ils rechignèrent tout deux en me rappelant bien aimablement que pour l'instant je devrais garder mon bec clos afin de me tapir dans un mur de silence ... Néanmoins, d'un air opiniâtre, j'avais croisé mes bras et m'étais assise sur le coin du sol de l'enclos, non loin d'eux. Un surcil courbé amplifiant cette allure tenace qui était mienne ... L'un deux m'avait lancé un coup d'oeil, puis avait reposé son attention sur l'épaule du reptile.


Oui, je comprenais amplement leur ressentiment actuels envers ma personne. J'avais joué les malignes, je m'étais éclipsée sans prévenir une tierce âme alors que midi sonnait, pour ne revenir que plus tard dans la soirée, ma Rajane blessée et meurtrie. Néanmoins, je ne souhaitais pas d'avantage que de les épauler dans la procuration des soins de cette dernière ! Ne serait ce que pour la rassurer ... Finalement, je m'étais ainsi contentée d'attendre, les observant se mouvoir autour de Rajane. Dans un premier temps cependant. Oui, puisque j'avais su me rendre utile. Mon objectif étant de faire en sorte qu'elle reste calme tandis qu'ils lui injectaient avec une seringue un produit par voie buccale. Enfin, la bestiole proprement pansée et soignée, je les avais aidé à ranger tout le désordre procréé, avais caressé pour une dernière fois ma belle d'écaille et lui promis de revenir le lendemain ... Ensuite, j'avais entrepris de sortir des écuries, marchant sous les incidences des dernières lumières lorsqu'une voix ce fit percevoir dans mon dos ...



- Anaru ? ...

- Oui ?

- Bien que je ne te dise rien maintenant, garde à l'esprit qu'il me faudra en informer ton Maître.

- Oui, biensur.


Disant cela, il inclina de la tête et s'en fut. J'étais assez intriguée par le manque de réactivité, je me doutais bien qu'il devait avoir ses raisons ... Enfin moi qui m'attendait à des remontrances directes, voilà qu'il me faudrait les attendre. Une chose était sure. Je n'aimais pas les bombes à retardement.







hrp: Je suis navrée de l'hécatombe de ma réponse. Donc, si tu as envie de répondre, ne te retiens pas sinon je clôture le rp.
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[Cour du temple Jedi] Après l'heure du repas... (PV Anaru Glittertind / Rajane)
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