Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.

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MessageSujet: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Dim 28 Juil - 19:02

Dromund Kaas...ses orages, son aura obscure, ses sombres nuages, voile des ténèbres, drap protecteur de l'ancienne capitale d'un Empire jadis existant. Nombre de Sith foulèrent cette terre, lors de temps bien différends des actuels. Des siècles, où les Jedi et leurs ennemis pullulaient, où les affrontements épiques n'avaient d'égal que l'ampleur des batailles spatiales. Quelle autre planète que Dromund Kaas pouvait se vanter d'être une aussi belle hôte de l'histoire et des erreurs des Sith...Aucune, en réalité, car cette planète avait vu s'élever et s'effondrer un Empire. Ce dernier avait marqué l'apogée du Côté Obscur, et parmi ses rangs comptèrent jadis parmi les plus puissants utilisateurs de la Force que l'Histoire ait connue...
Toutefois, la ville fut abandonnée - pour ne pas dire détruite - après la chute de l'ancien Empire, et Kaas City, siège de la capitale et recueil de la Citadelle Sith, fut rongée par les siècles. Les installations furent détruites, et celles qui ne le furent pas durent affronter les labeurs du temps qui finit par avoir raison d'eux. La planète autrefois crainte ne devint qu'une minuscule chandelle ténébreuse dans l'espace, relativement surveillée par les Républiques qui se succédèrent. Même Korriban, planète voisine, n'échappa pas à l'abandon et au désintérêt total de tous, elle qui abrite encore aujourd'hui les tombeaux de Ragnos, Pall et même Kun. Les vestiges d'un passé révolu, témoin inflexible d'une chute inexorable vers les abysses, vers les méandres de l'ignorance...

Mais laissons là les instants nostalgiques empreints d'une mélancolie mal-avisée. Almas était bien loin derrière Liesbeth, et le Seigneur Noir l'avait quittée pour de bonnes raisons. L'Ordre Sith allait mal. Passé ce postulat frôlant l'inutilité, Anton se mit à lister les raisons. La Prophétesse Obscure semblait avoir échangé son cerveau avec celui d'un Rancor, et ses actions ne faisaient pas l'unanimité de tous. Lors d'une opposition explicite, la Dame Nam'ska Eroidia avait été chassée des lieux par la Prophétesse. Ce n'était plus qu'une question de temps pour qu'Anton reçoive la mission express de la retrouver et de la tuer, mais avant cela, il désirait quelques informations. Le poste de Diacre, dernière et récente étape dans l'ascension de Darth Praeterus, méritait quelques jours pour s'habituer. Un nouveau bureau, nouveau vaisseau, nouvelles responsabilités...
Mais toutefois Anton conservait le goût de la traque. Celle-ci avait été son passe temps favori pendant près d'une quinzaine d'années, il lui en avait fallu cinq pour être considéré comme un agent actif. Et il conservait malgré son âge ses talents et la vivacité de son esprit demeurait également intact. Il savait où trouver les fugitifs.





La « Fleur d'Almas » de Praeterus, Infiltrateur Sith classe Scimitar

 
Le vaisseau, piloté personnellement par le Diacre - car oui, il ne pouvait demander à son pilote de le conduire, cela aurait été suspect - pénétra dans l'atmosphère de la planète entre deux coups de tonnerre. Son approche, bien qu'il ne désirait nullement opter pour une discrète, était couverte par la noirceur coutumière de la planète. Il se posa avec sa discrétion habituelle au milieu de ce qui était jadis le spatioport de la Citadelle Sith. Ses tours, détruites, gratifiaient le sol de leurs poids, tandis que l'entrée semblait relativement dégagée. D'un mouvement de la main désinvolte, et après être descendu de son vaisseau via une petite passerelle, Liesbeth ôta de sa voie quelques débris traînant par-ci ou par-là. Arrivée devant l'imposante alcôve, il la contempla avant de s'y engouffrer.
Il constata lui même l'ampleur des dégâts. Tout était sombre et dévasté, les murs semblaient menacer de s'effondrer à chaque instant, l'édifice étant à la lisière de l'éboulement. Un lieu adéquat et prédéfini à une cachette. L'aura de la planète masquant toutes formes de vies, une aura obscure ou lumineuse y trouverait un lieu idéal pour voiler sa présence aux yeux du monde. Alors, gratifiant le sol de ses bottes sur la longueur de quelques pas, sa voix perça le silence perturbé en son sein par l'orage, d'une voix claire, forte, dénuée d'animosité toutefois.

« La décoration est à revoir, Dame Miran, ce lieu semble avoir perdu de sa superbe. »
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Dim 28 Juil - 20:28

Dromund Kaas... Elle n'en pouvait plus de cette planète où la pluie ne cessait jamais et où, sans cesse, l'orage grondait au dessus de sa tête. Plus rien ici ne lui était supportable.

Nam'ska avait toujours voué à cette planète et à son histoire un véritable respect. Dromund Kaas représentait pour beaucoup l'époque d'un Ordre Sith à son apogée. L'époque durant laquelle l'Empire tout puissant était guidé par les Sith. L'époque des batailles épiques et des victoires écrasantes. Cette planète avait vu défilé plusieurs millénaires d'une histoire riche en rebondissements, mais depuis que l'Empire s'était écroulé, il ne restait de l'ancestrale capitale Sith que des ruines.

Si la jeune femme avait rejoint cette planète qu'elle n'avait eu l'occasion de visiter que lors de brèves excursions par le passé, cela n'était pas pour son bon plaisir. Dromund Kaas n'avait rien d'une planète attirante. Son climat difficile, sa faune dangereuse et sa flore envahissante en faisait un endroit des plus hostiles et passer quelques jours ici tenait du suicide. Nam'ska n'avait cependant pas eu le choix. Suite à son altercation avec Dame Zehir, elle n'avait vu d'autres solutions que la fuite. Fuir, loin de cette planète où Katlynn était toute puissante devenait une priorité. Elle savait qu'elle devrait y revenir pour aider Thron dans ses recherches mais redouter moins la menace qui planait au dessus d'elle en compagnie du vieil homme qui, elle le savait, pourrait le protéger.

Dromund Kaas lui était apparue comme une évidence : c'était ici qu'elle devait se rendre. Quel meilleur endroit pour se cacher des Sith que celui qu'ils avaient habités durant des siècles ? De plus, le Côté Obscur y était si présent qu'elle espérait le voir faire disparaître sa présence aux yeux de ceux qui la chercheraient. Ainsi avait-elle rejoint la planète immédiatement après avoir prévu le Seigneur Fames via une holo-communication. Nam'ska s'était posée discrètement au milieu des ruines de la capitale de la planète et avait entrepris de trouver un abri où se protéger des intempéries. Se nourrir n'était pas un problème, elle avait emmené avec elle de quoi tenir quelques mois. Kaas City était un lieu bien triste. De l'hégémonie Sith, il ne restait que des ruines... Les lignes droites et épurées des immenses buildings dont parlaient les holocrons n'étaient plus. La ville qui, autrefois, s'élevait vers le ciel, s'était lamentablement écroulée au sol.

Cela faisait déjà deux semaines que Nam'ska s'y cachait : elle avait trouvé refuge dans l'ancienne citadelle Sith qui se trouvait être le seul bâtiment qui tenait encore debout. Si la stabilité de la structure n'était pas des plus sûres, les murs de pierre avaient au moins le mérite de la protéger de la pluie battante et des créatures monstrueuses, transformées par le côté obscure, qui n'hésitaient désormais plus à empiéter sur la ville. Il y faisait froid et le confort était moindre, mais la légendaire ténacité de la jeune Sith associée à son pouvoir dans la Force lui permettait de résister avec fierté. Elle avait installé dans une petite salle - certainement d'anciens bureaux - de quoi dormir et y passait ses journées à méditer sur son sort et son avenir. Elle avait trouvé de quoi s'occuper : fouiller les ruines lui avaient permis de découvrir quelques holocrons. Rien d'important sur Rivan, cela était prévisible, mais au moins, enrichir sa culture Sith occupait son temps.

Nam'ska ne craignait pas pour sa vie. Fames la protégerait, elle le savait. Elle restait sereine face à la situation mais ne pouvait s'empêcher d'avoir peur d'une éventuelle arrivée assassine. Étrangement, elle sentait que quelque chose allait se passer et ne parvenait à se détacher de cette idée. Alors lorsqu'une présence obscure se fit sentir en ces lieux qu'elle avait investi, Nam'ska sentit un mélange de peur et de colère l'envahir. Une voix s'éleva :



C'était ce qu'avait déclaré une voix masculine aux éclats rauques qui lui était inconnu. Katlynn l'avait-elle devancée en envoyant ses assassins ? Elle se retourna brusquement, faisant face à celui qu'elle imaginait déjà comme son futur tueur et lui jeta un regard des plus menaçants. Il fallait dire qu'elle faisait peur à voir : la pluie et l'humidité perpétuelle détrempaient ses longs cheveux blonds qui collaient à sa peau, l'absence de sommeil se faisait ressentir à travers ses yeux rougis, la grisaille du paysage ne faisait que renforcer la pâleur de son teint blafard et le froid avait bleui et asséché ses lèvres autrefois pulpeuses.

Elle le détailla un instant du regard. Ses yeux se posèrent immédiatement sur le sabre qui pendait à sa ceinture, double, comme l'indiquait sa longueur. Nam'ska doutait du fait qu'il s'agisse d'une simple visite de courtoisie et l'allure de cet homme ne lui annonçait rien de bon. Elle l'imaginait beaucoup plus vieux qu'elle, bien qu'encore bel homme, et son armure laissait penser qu'il était adepte du combat au corps à corps. Elle reconnaissait ces équipements légers : elle utilisait les mêmes. Elle poussa un long soupir, ferma les yeux un moment en silence et fit un pas en avant.

"Vous m'excuserez de devoir vous recevoir dans un lieu aussi insalubre mais, voyez-vous, je doute que Dame Zehir me laisse vous accueillir sur Almas."
déclara t-elle en esquissant un sourire narquois.

"Enfin, vous le savez sûrement mieux que moi. N'est-ce pas elle qui vous envoie me traquer jusqu'aux confins de l'Univers ?"

Elle marqua une pause puis, tournant la tête dans un mouvement coléreux et dégaina son sabre qu'elle alluma dans un geste plus menaçant qu'offensif. Le calme semblait l'avoir quitter et elle sentait lentement la colère prendre possession de son corps :

"Je vous conseille de déguerpir d'ici. Et vite."
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Dim 28 Juil - 21:42

La silhouette parfaitement stoïque de Darth Praeterus ne viola pas son immobilité digne d'une statue lorsque la lueur pourpre d'un sabre daigna éclairer de sa couleur les éboulis de la citadelle. Il était clair que Dame Miran ne semblait pas d'humeur à chercher commerce avec son visiteur, toutefois il apparaissait comme évident qu'elle se méprenait lourdement sur ses intentions. Il était bien évidemment admis qu'on pouvait soupçonner le responsable de la police secrète d'être en mission, mais foi s'en dise, il n'en était rien. Anton Liesbeth était homme à savoir se volatiliser, et c'était à ses ruses qu'il avait recouru pour s'éclipser d'Almas sans éveiller les soupçons d'âmes qui vivent. 
Sans avoir recours néanmoins à des gestes hostiles ou témoignant d'une quelconque peur, le quinquagénaire gratifia un débris de son postérieur. Qu'on le comprenne, son dos lui affligeait quelques supplices, et ses épaules semblaient avoir porté un lourd fardeau : un peu de repos n'était pas de refus. D'un geste lent et désinvolte, il rejeta sa capuche mouillée par les cordes qui tombaient hors de l'enceinte de la Citadelle, et remit ses cheveux en place de deux petits ballets de la main. Écartant légèrement ses jambes, il infligea à ses genoux le poids respectifs de ses bras, et joignant ses mains, il prit une position qu'il jugea confortable.

« Ma chère Dame Miran, ainsi débuta sa tirade, accompagnée d'un sourire, vous n'êtes pas sans connaître l'efficacité de nos services secrets...si la raison de ma présence ici était de vous tuer, serais-je en train de vous parler ? Ou même, m'auriez vous repéré ? Ce sabre ne vous sera d'aucune utilité ici, très chère, à moins que vous ne fassiez des créatures et des débris vos ennemis, car je ne suis en aucun cas le vôtre. »
 
Un léger rire vint clore ces paroles. Alors Anton se leva, claquant sa cape, et marchant doucement à travers le hall, admirant son plafond en ruine, ou contemplant les fissures des piliers. Ses mains se joignirent alors sur le bas de son dos, adoptant un air sage et noble. L'air de ses mots n'avait pour autant rien de pompeux, la voix agréable de Liesbeth n'ayant rien de moralisatrice ou de menaçante, mais celle d'un homme qui semblait savoir de quoi il parlait - même si parfois, c'était loin d'être le cas. Après avoir arpenté les sombres recoins du hall où ils se trouvaient, Darth Praeterus se tourna vers son interlocutrice, dont le sabre dégainé prêt à servir était toujours dans la main de ladite femme. Sur un ton cérémoniel, et inclinant le buste légèrement, Anton reprit la parole.

« Mais quelles manières ai-je là...Darth Praeterus, c'est ainsi qu'on me nomme, au service de l'Ordre Sith, Diacre dudit Ordre, et friand des rixes intestines. Je suis ici afin d'abreuver ma soif de savoir. Il est dit - et votre répondant mordant et charmant me le confirme - que vous et Dame Zehir avez eu quelques démêlés, n'est ce pas ? Permettez de douter de la véracité des propos que j'entendrais si mes interrogations trouvaient réponses parmi les habitués d'Almas, ses partisans sont nombreux et je ne tiens pas à m'attirer ses foudres. Prudence est mère de sûreté, et je suis sûr qu'ensemble nous pourrons un arrangement qui nous sera réciproquement profitable. »

Le Diacre se releva, souriant de toutes ses dents, fier de son éternelle verve. Une main placée galamment derrière son dos, l'autre flattant son menton, il attendit la réponse de la Sith. Néanmoins, il n'était pas niais, et tout acte offensif se verrait accompagné d'une riposte fulgurante et sans pitié, Anton n'avait rien à jalouser à ses pairs : il était même meilleur duelliste et plus habile bretteur que grand nombre d'entre eux, et si duel il devait y avoir, il déploierait tous les efforts nécessaires pour provoquer la génuflexion de son rival.
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Dim 28 Juil - 22:55

Sur le visage de Nam'ska se lisait la méfiance. Elle ne semblait vouloir quitter cette position profondément offensive et presque animale : tel le félin fixant sa proie, elle était prête à intervenir au moindre geste de celui qui se tenait devant elle. Ses yeux parcouraient la pièce des yeux avec une certaine paranoïa, après tout, peut-être n'était-il pas seul ? Dame Zehir était tout à fait le genre de femme qu'elle voyait capable de dépêcher toute une armée pour un misérable assassinat. Sa démesure totale, elle avait déjà eu l'occasion de lui prouver lors de leur dernière rencontre.

Pour tout dire, Nam'ska s'était attendue à tout autre chose. Du sabre de l'homme n'avait surgi aucune lame et il ne semblait pas vouloir prendre part à un combat. Presque étonnée, Nam'ska observa curieusement le Sith. Cependant, elle veillait à conserver sa garde : une attaque surgissait vite. Cet homme dégageait quelque chose d'assez particulier et, elle reconnut à travers son discours, la posture et la rhétorique des grands orateurs Sith. Étrangement, dans toutes ses qualités oratoires, il lui rappelait le seigneur Fames dont elle n'avait pu nié les talents. Elle l'écouta attentivement s'exprimer ce qui ne fit que renforcer son étonnement tout en détaillant son visage désormais découvert. Elle ne parvenait à comprendre sa démarche : pourquoi s'être donné tout ce mal pour la retrouver si l'ordre ne venait pas tout droit de l'Inquisition ? Suivant son geste, elle rejeta son capuchon pour se dévoiler à son tour par soucis d'équité et, habilement, rengaina son sabre à sa ceinture après l'avoir atteint.

"Ainsi, je ne vous suis pas inconnue ? Veuillez excuser mon impolitesse mais vous admettrez que la méfiance est mon amie dans la situation extrême dans laquelle je me trouve. Je suis cependant curieuse de découvrir la raison de votre visite : vous comprendrez que j'ai peine à croire le fait que vous vous soyez déplacer sans raison sur une terre aussi hostile que celle que nous foulons."

Évacuant sa peur et sa colère, elle parvint à retrouver son calme légendaire et entreprit de faire bonne impression à cet homme en qui elle avait étonnamment confiance. Sans pour autant le quitter des yeux et baisser sa garde, elle était désormais vulnérable. Cependant, elle continuait de croire que si meurtre il devait y avoir, meurtre il y aurait eu depuis longtemps. Son interlocuteur avait parfaitement raison de ce côté là : un assassinat commis dans de tels circonstances n'avaient tout simplement aucun sens... Ses dires confirmaient d'autant plus son avis : ainsi donc il était diacre ? Sans doute avait-il été récemment promu suite à la mort de son précédent collègue. Cela faisait de lui son égal hiérarchiquement parlant mais également un professionnel de la traque, ce qui expliquait les talents qui lui avaient permis de la retrouver.

Presque soulagée, elle poussa un discret soupir en suivant l'homme du regard. Lourdement, elle se laissa tomber sur la vieille chaise métallique, vestige de la citadelle, qui était adossé au mur. Elle rejeta la tête en arrière et esquissa soudainement un sourire plus naturel qui reflétait bien son changement de tempérament :

"Nous serions donc collègue ? Enfin, nous étions. Félicitations pour votre promotion. Cela aurait été un plaisir que de collaborer avec vous, mais je crains que ce ne soit fortement compromis." dit-elle en arborant son plus charmant fasciés.

Elle tenta de mémoriser son nom : Praeterus. Sans doute aurait-elle de nouveau affaire avec lui par le futur ? Au sein de l'Ordre ou non. Souriante, elle se dirigea vers lui d'un pas décidé et avec une proximité presque imprudente s'inclina légèrement et lui tendit sa main dégantée :

"Peu m'importe ce qu'on vous a dit de moi. J'aimerai pouvoir me présenter moi même. Je suis Darth Miran, Seigneur des Sith, anciennement Lame d’Ébène et très certainement déjà rayée des rangs de l'Ordre Sith."

Nam'ska connaissait parfaitement sa réputation au sein de l'Ordre : tantôt guerrière sanguinaire, tantôt nymphomane dépravée, tantôt vaniteuse et insolente. Les autres Sith partaient souvent pleins d’apriori et de préjugés et elle aimait pouvoir s'exprimer d'elle même.

"Je ne peux nier la vérité. D'ailleurs, je ne la regrette pas. J'ai eu l'audace et le culot que peu pour ne pas dire aucun Sith n'a eu : celle de s'opposer à Zehir et à ses délires mégalomanes et démesurés. Libre à vous de vous ranger de son côté, vous vous rendrez compte bien assez vite que les fondations de notre Ordre s'effondre et qu'il pourrit tout simplement de l'intérieur."

Fatiguée par la diplomatie qu'on demandait sans cesse aux Sith quand il fallait parler de l'Ordre, Nam'ska se permettait désormais de s'exprimer plus explicitement. Elle plongea ses grands yeux bleus azurs dans le regard de son interlocuteur :

"L'implosion viendra. Plus vite que nous l'imaginons. Mais quelque chose me dit que vous n'êtes pas idiots, vous, hum ? Dans ce cas, la bonne voie vous apparaîtra très vite comme l'évidence."
lança t-elle, mystérieuse, dans un dernier sourire.
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Lun 29 Juil - 10:49

Même la jeunesse finit par entendre raison. Juste avant, cette femme se tenait face à lui, sabre dégainé, prête à bondir sur lui. Et à présent, elle s'adressait à lui avec la plus grande simplicité qu'aurait lié deux êtres d'une profonde amitié. Anton ne s'attendait pas à ce qu'apaiser la Sith se révéla aussi aisé, non. Il s'était attendu à devoir parler avec un sabre prêt lui chercher des noises. Mais le tout étant que l'obscurité redevint la maîtresse des lieux. Alors la jeune femme prit la parole, en réponse aux dire de Liesbeth. Des excuses ? Charmant.

« Chère Dame Miran...si vous ne vous méfiiez pas des arrivants, vous me verriez contraint de remettre en cause votre talent de Lame d’Ébène. Et si la couleur de votre sabre ne nous avait éclairé l'espace d'un instant, je me serais senti insulté d'une telle indifférence. »


Par la suite vinrent des félicitations, accompagnées d'une main tendue. Anton connaissait ses talents, et la confiance innée qu'il pouvait inspirer, mais il ne pouvait s'empêcher de s'enorgueillir de la réussite totale de son approche. Il s'était persuadé de la difficulté d'approcher une femme tel que celle qui se trouvait face à lui. En réponse à la main tendue, il sourit avant de la saisir. Puis galamment, il s'inclina doucement et tourna la main de la Sith paume vers le bas, afin d'y déposer un léger baisemain de bonne augure. Cela fait, il lâcha la main. La peau de la Sith était étonnamment douce pour une femme contrainte de vivre dans les confins d'une ruine.
Alors qu'elle parla par trois fois, chacun de ses dires séparés par un léger silence, Anton reprit son exploration de la pièce. Il avait toujours été fasciné par ces lieux. Peut-être qu'un jour il entreprendrait la reconstruction de la Citadelle - du moins l'aile Sith - et elle serait le symbole du renouveau du Côté Obscur ? Finalement, son regard revint sur Miran. Il se mit à l'inspecter. C'était une femme de bonne chair, un certain côté charmeur et bestial, allié à des formes des plus ravissantes.

« J'ai toujours conservé un point d'honneur à me faire ma propre opinion des gens que je fréquentais. Je mentirais si je disais que des lèvres mal avisées ne m'auraient soufflé quelques petites choses vous concernant, ma Dame. Anton s'approcha derrière la Sith, son souffle tiède et enivrant projeté sur la nuque de la Sith. Mais sachez bien qu'il n'appartient qu'à vous de confirmer - ou réfuter - ces dires. »


Toujours souriant, il se mit à tourner lentement autour de la Sith, se plaisant à la regarder. Il se faisait parfois une idée des gens au regard, mais il advenait qu'analyser cette jeune femme ne relevait pas que de ce que des yeux pouvaient permettre de voir. Fort heureusement d'ailleurs, car le spectacle qui s'offrirait alors à Liesbeth serait des plus plaisants, mais loin d'être utile. Sans cesser ses tours autours de Miran, il reprit :

« Audace et culot...Je ne me plairais pas à utiliser ces adverbes, ma chère. J'ignore ce qui s'est réellement passé, et j'admets n'en avoir que cure. Les Sith ont bien longtemps été friands de leurs querelles intestines, et elles ont été la cause de la chute de l'Empire dont cette Citadelle était le cœur. »


Par tact diplomatique, le Diacre plaça très doucement ses mains sur les épaules de son interlocutrice. Au début simple toucher, ses doigts s'animèrent lentement pour gratifier les épaules de la Sith de petites pressions agréables. Le geste n'avait rien de déplacé ou d'osé, d'ailleurs, Liesbeth s'y adonna seulement l'espace de quelques secondes, avant de se replacer face à Miran, ses deux mains croisées au bas de son dos.


« Vous me voyez ravi de ne pas être considéré comme un idiot, rit-il, mais j'aimerais en entendre davantage...Vous affirmez que le parti de Darth Zehir ne saurait être le bon, n'est ce pas ? Pourquoi choisirais-je le vôtre, alors ? Qu'aurais-je à y gagner ? » 
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Lun 29 Juil - 13:38

Dans l'esprit de Darth Miran se mélangeait incompréhension, étonnement et curiosité. Si, peu à peu, les raisons obscures de la venue de cet homme se révélaient lentement à la lumière, elle ne parvenait à se défaire de son regard enivrant. Ils s'étaient retrouvés ainsi plongés dans le noir des ruines quand elle avait rangé son arme dont la lueur rouge éclairait la pièce. La Force avait la chance d'accroître l'acuité visuelle de ceux qui savaient la manipuler ainsi n'était-elle pas tout à fait démunie dans cette totale obscurité. Elle ne le quittait des yeux : fascinée par cette rhétorique et cette aura de vainqueur qui, ça y est, elle en avait décidé, serait sienne. Un élément pareil, cela aurait été ridicule de le laisser s'enorgueillir de bagatelles dans le camp de Zehir.

Elle esquissa une grimace : Miran détestait qu'on remette en cause son travail et encore moins ses talents dans la traque. Avant d'être promu Lame d'Ebène, elle avait longtemps participé de manière moindre à l'élimination des Jedi puis, avec cette promotion, en avait tout simplement pris les rênes. Nam'ska n'était pas connue pour être humble et sa vanité était telle qu'elle avait très souvent tendance à se piquer à la moindre remarque. Enervée par celle que l'on venait de lui faire, elle siffla entre ses dents d'un ton quelque peu plus agressif :

"On m'a reproché mon insolence envers mes supérieurs, mais il me semble m'être toujours adressé respectueusement à mon égal. C'est pourquoi je vous demanderai d'en faire de même. Vous n'êtes pas venu m'abattre : vous vous y seriez pris autrement et je serais depuis longtemps à terre. Je pense avoir assez prouvé mes talents maintes et maintes fois et n'ai pas de leçons à recevoir de qui que ce soit."

Elle marqua une pause, adoptant un ton plus dos dans lequel la moquerie se faisait ressentir. Elle s'approcha un peu plus de son collègue et esquissa un sourire ironique :

"Vous faudrait-il un aperçu de mon tableau de chasse ? Ou préférez-vous tout simplement tester vous même mon couru le plus violent ?"


Loin de là l'idée d'établir une menace. Pour rien au monde Nam'ska ne l'aurait attaqué mais en s'emportant, elle était souvent capable des discours les plus moqueurs. Plus d'une fois cela lui avait posé quelques problèmes mais elle doutait du fait que son interlocuteur soit idiot au point de la provoquer.

Un sourire aux lèvres, elle l'observa à son tour s'incliner poliment et vu surpris de le voir adepte de ces vieilles salutations d'autre temps auxquels appartenaient le baise-main. La jeune femme esquissa un sourire : décidément, elle estimait être tombée sur un drôle de spécimen. Il y avait quelque chose dans sa démarche qui piquait sa curiosité et qui lui plaisait énormément : ce dont elle était sûre, c'est qu'elle allait sans doute pouvoir en tirer quelque chose. A ses mots, un nouveau sourire amusée se dessina sur ses traits pâles :

"Si vous êtes en mesure de me répéter la teneur de ces vils propos que l'on tient sur moi, peut-être pourrais-je alors vous faire part de ce que j'estime être la vérité ?... Cependant, ne vous méprenez pas, les rumeurs ne naissent pas d'elles même : la plupart sont fondées sur des faits que je ne pourrais nier..."

Pour tout dire, beaucoup de ces rumeurs folles qui couraient à son sujet étaient vraies : son caractère difficile, son goût pour la débauche et ses envolées coléreuses. Ses collègues Sith avaient cependant tendance à la rendre monstrueuse tant leurs critiques semblaient âpres. Elle se fichait pas mal de l'image qu'elle reflétait au monde : cela n'avait jamais été qu'un détail et, plus d'une fois, elle avait ri de ces critiques qu'on lui faisait. Son souffle chaud au creux de son cou lui procura un certain bien dont elle entreprit de profiter en fermant les yeux. Elle ignorait de quel rumeur son collègue lui faisait part mais prendrait vite plaisir à lui révéler la vérité si, quand bien même, celle de son incroyable zèle et sa nymphomanie lui avait été révélé.

Nam'ska l'observa tourner autour d'elle comme un animal autour d'un vulgaire bout de viande. Une grimace tordit son visage à cette pensée : elle détestait s'imaginer examinée sous tous les angles comme ici. Volontairement, elle ne quittait du regard les yeux de son interlocuteur, décidée à lire au plus profond de son âme. Contemplant avidement le visage fin du prénommé Darth Praeterus, elle ne put empêcher son imagination de vaquer à ses plus lubriques occupations. Secouant la tête pour regagner son sérieux, elle fut sortie de ses délires par ces deux mains chaudes venues se poser sur ses épaules et qui, en un geste, la firent frissonner. Étonnée par un tel geste qu'elle devinait pourtant calculateur, Nam'ska se défit de cette étreinte pour lui faire face et lui répondit froidement :

"Dame Zehir est indigne de diriger cet Ordre. Je l'ai vu de mes propres yeux se réjouir d'une investigation comme une enfant d'un nouveau jouet. Ce qui m'a valu de passer quelques semaines dans cette jungle hostile, c'est d'avoir tout simplement refuser de la suivre dans ses délires. L'Ordre est faible et le restera tant que personne ne reprendra le contrôle du navire."

Nam'ska n'avait jamais eu la prétention d'être en mesure de reprendre la direction de cet Ordre en chute libre dans le vide. Elle avait cependant confiance en son nouvel allié : le Seigneur Fames, dont elle commençait à connaître les abilités et qu'elle estimait tout à fait capable d'une telle tâche. Trop longtemps, elle s'était méfiée de tout ce qui l'entourait sans prendre le mal à la racine. Maintenant, elle entreprenait de se faire des alliés et d'enfin redresser cet Ordre qu'elle avait longtemps imaginer autrement. Elle avait perdu foi en les Sith, en leurs pouvoirs et surtout en leur philosophie. Le Chaos avec un grand C. Ne vivaient-ils que pour le perpétrer sans raison ? A l'image de cette planète en ruines, l'Ordre s'effondrerait. Et tout comme la jeune femme détestait cette planète, symbole d'une hégémonie révolue, qu'elle avait autrement admiré, elle ne croyait plus en sa propre institution. Un renouveau devenait cruellement nécessaire et elle comptait bien contribuer à l'apporter. Mais pour cela, Fames et elle avaient besoin d'alliés. Et un allié de taille, elle espérait bien s'en créer un à l'instant.

La jeune femme adopta son plus charmant sourire et s'approcha encore du Seigneur Praeterus. De son air le plus mystérieux, elle entreprit de le convaincre :

"Ne soyez pas ridicule. L'incompétence de Zehir est connue de tous. Mais personne n'a assez de cran pour la lui faire remarquer. Et moi, je vais vous dire pourquoi ? Parce que les Sith ne valent pas mieux que les Jedi ces derniers temps. Nous avons peur de voir notre quotidien perturbé par un brutal changement. Rêvons-nous réellement de réapparaître sous le feu des projecteurs et d'enfin dévoiler notre face à la Galaxie après une si longue absence ? C'est à se le demander !"

Elle accompagnait son discours de grands gestes qui exprimaient parfaitement toute l'indignation qu'elle ressentait :

"Nous nous enlisons dans des conflits internes qui ne mènent à rien. Personne ne cherche à prendre le pouvoir de manière concrète : nous nous contentons de nous tirer dans les pattes avec l'espoir d'obtenir les faveurs de la Prophétesse. Est-ce ça être Sith ? Dans ce cas, les Sith ne m'intéressent plus. Le moment viendra où nous devrons faire la guerre... Et cette guerre, nous la perdrons si rien n'est envisagé..."

A l'énonciation du mot "guerre", elle avait dégainé son sabre laser, illuminant la petite salle d'une belle lueur rouge :

"Nous sommes des êtres proches des bêtes. Le Chaos ! Encore et toujours le Chaos ! Un Chaos que nous souhaitons parsemer sans même savoir pourquoi. Le Côté Obscur est une philosophie : une philosophie qui, je l'estime, mériterait d'être respectée. Pour désirer la mort de la Lumière, il nous faudrait déjà nous intéresser à ce qui fait de nous des êtres risibles. A cette fin bestiale et vouée à l'échec, le Seigneur Fames et moi proposons une alternative."

Elle passa d'un geste habile le sabre entre leurs deux visages proches et déclara :

"Fames a toute ma confiance : bientôt naîtra le GMA et bientôt, les Sith auront droit à leur renouveau. Rejoignez nous, Praeterus. Vous mériteriez d'être plus qu'un pion sur un échiquier, non ? A vous de faire votre choix !... J'espère cependant que vous ne me décevrez pas."

Éteignant la lame, elle reprit place dans le fauteuil de métal où elle avait précédemment entrepris de s'asseoir et lui jeta un regard convaincant :

"L'Ordre fera de vous une bête. Et si c'est le cas, je serais contrainte de contribuer à votre perte. Cela me ferait mal au cœur vous savez ?... Tant de talent gâché dans de telles inepties politiques."
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Lun 29 Juil - 17:20

La colère des uns faisait le bonheur des autres. Anton se délectait de ce met si raffiné qu'était l'emportement de Miran. Une colère susceptible, fière et vaniteuse, qu'on effleurait qu'avec douceur et amour. Cet emportement avait un goût exquis, car si la colère s’immisçait dans une conversation, c'est qu'on acceptait pas un fait. Or ici rien n'était remis en question, contrairement à ce que la jeune femme se plaisait à croire : rappelons qu'Anton avait émis, que s'il n'avait pas été menacé d'un sabre à son arrivée, alors il l'aurait remise en question. Et avec quelle fougue la jeune créature lui avait répondu...
Fougue qui fut entretenue par les petites phrases qu'elle prononça, sur un air de léger défi, quand aux rumeurs qui courraient sur son compte. Elle avoua qu'elle ne pourrait toutefois pas les nier, au plus grand amusement de Liesbeth, qui se remémora quelles bruits en question il avait entendu : un goût excessif pour la bonne chair, un tempérament bestial...rien qui n'eusse véritablement retenu l'attention de Darth Praeterus - sauf le goût pour la chair, il est vrai que cela lui plut. Armé de son éternel sourire, il répliqua avec un calme désarmant : 

« Ma très chère Miran...la colère vous sied à ravir. Permettez que j'ébruite une des rumeurs dont vous tenez entendre de mes lèvres, il se murmure que votre tempérament serait taillé à l'image de celui d'une créature enragée, à laquelle vous auriez dérobé sa rage. Quand aux autres...Il s'approcha de son interlocutrice, dévoilant ses dents immaculées en un sourire, vous affirmez que vous ne pourriez les nier ? Et bien ce serait avec plaisir que j'assisterais au fait que ces rumeurs se sont avérées exactes. »


Liesbeth prenait un malin plaisir à saupoudrer leur conversation de sous-entendus, petit jeu auquel Miran semblait également s'adonner. Toutefois elle ne lui laissa pas le temps d'enchaîner, une nouvelle tirade commença. Un discours riche en formule exhaustive, en dramatisation relativement mordante et amusante. Elle fut longue, ponctuée d'un - Dieu nous garde - sabre dégainé, assurément le témoin d'une grande colère, quelle hargne ici présente ! Fougue, noblesse mais un instinct bestial, voilà ce qui se trouvait devant Liesbeth, le tout non dénué de grâce, soyez-en assurés. Finalement, avant de reprendre la parole, Darth Praeterus applaudit. Ses mains, à un rythme plutôt lent, gratifièrent le duo du bruit des gants qui s'entrechoquent. 

« Ma foi, quelle merveille ! Quelle hargne, ma chère, quelle conviction ! C'eut été tout aussi impressionnant sans que votre arme ne se trouve entre nos visages. Mais, grandiose, oui-da ce le fut. Et je ne peux que témoigner de ma gratitude sans bornes quand à votre bonté de désirer me protéger. Au service de Zehir, un pion je serais, mais au service du Seigneur Frames ? Un grand et puissant allié, jugé d'égal à égal ? Praeterus se mit à rire doucement, ses mains prenant appui sur les accoudoirs quelque frêles du siège métallique de Miran, Je ne suis pas naïf, Dame Miran. Ce qui m'est promis en échange que je sois des vôtres tiendrait donc du registre de...m'épargner ? Je ne peux voir en cela qu'une débordante bonté à mon égard, qu'aurais-je fais pour la mériter ? Soit dit en passant, le Côté Obscur n'a jamais souhaité la destruction de la Lumière, car sans le Côté Lumineux, le Côté Obscur ne peut exister, tout comme sans les Jedi, nous n'avons plus d'ennemis à combattre. Passé l'intermède philosophique, revenons à notre sujet d'origine, voulez-vous ? Son visage s'approcha grandement de celui de Miran, celle ci pouvant sentir le souffle de son haleine fraîche sur ses lèvres. Que gagnerais-je à vous soutenir ? »
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Lun 29 Juil - 20:30

Dans les yeux du Seigneur Praeterus, Nam'ska ne lut pas la peur ou même le regret qu'elle avait voulu provoqué. Elle savait que ses colères noires en effrayaient souvent plus d'un tant elles avaient tendance à être spectaculaires. Mais lui n'affichait qu'un air amusé : comme si son indignation n'avait été à ses yeux qu'un spectacle comique. Pour ne pas succomber à un nouvel emportement, elle serra le poing, ferma les yeux un instant et entreprit de vider son esprit de ces sentiments ridicules. Cela ne dura que quelques secondes au bout desquelles elle avait tendrement ouvert les yeux, dévoilant son regard apaisé, et croisant simplement les mains dans son dos, imitant involontairement le geste si cher à son collègue.

La situation avait petit à petit pris une tournure qui l'intéressait tout autrement. Ainsi lui avait-on colporter cette rumeur qui la décrivait comme insupportable ? Elle connaissait son terrible caractère, ses emportements et ses caprices, mais tentait tant bien que mal d'en calmer les apparitions. Avec le temps, Nam'ska était devenue en capacité de se tenir. Du moins, l'espace de quelques minutes avant l'explosion. Cependant, il semblait évoquer une toute autre rumeur qui, elle l'espérait, la rendait plus agréable aux yeux de ses partenaires masculins.

"Une créature enragée ?... Décidément, il ne semble pas que l'on m'adresse les plus charmantes métaphores !" s'exclama t-elle dans un éclat de rire clair. "Mais que cela n'aille pas entacher votre vision de ma personne... Rassurez-vous, je ne mords pas !"

Elle l'avait vu lui dévoiler ses dents à travers un charmant sourire qui en disait long. Il tenait depuis quelques minutes un discours dont elle saisissait les allusions et auxquelles elle prenait un malin plaisir à répondre. A ces derniers mots, la jeune femme lui adressa un sourire quelque peu provoquant et, d'un geste vif, avait saisi son menton entre ses doigts et entreprit d'abaisser son visage à hauteur du sien avec douceur. Le contemplant de haut en bas comme on inspecte une bête, elle répondit d'un ton mielleux :

"Quant aux autres, comme vous dites... Vous le découvrirez bien assez tôt si vous en valez la peine."

Relâchant sa pression sur son visage, elle fit quelques pas en arrière dans un geste gracile. Ce type lui plaisait comme beaucoup d'autres lui avaient plu. Et elle n'avait pu s'empêcher de transformer cette banale conversation en quelques choses de plus pétillant. Laissant de côté ses petits délires personnels, elle n'oubliait cependant pas son principal objectif : le convaincre.

Son discours avait été suivi d'un applaudissement moqueur de la part du Sith. Nam'ska, bien que convaincue par ses dires, esquissa une révérence ironique, un sourire amusé aux lèvres. Elle avait volontairement rendu son discours ridiculement théâtral tant elle s'était sentie prise dans ses déclarations. Elle avait conscience de sa démesure alors après tout, autant en rire.

"Sans cela, cela aurait manqué de dramatisme, non ?" dit-elle dans un petit rire.

Elle l'écouta parler. Leur proximité rendait sa déclaration plus sérieuse, plus solennelle et, ne le quittant des yeux, Nam'ska se préparait à lui répondre ce qu'il attendait : de vrais arguments. Brusquement, elle se leva et lui fit signe de la main :

"Suivez moi."
déclara t-elle en quittant la pièce.

Elle le guida dans l'obscurité jusqu'à une salle voisine. S'arrêtant au fond de cette dernière, d'un signe elle lui demanda de s'approcher. Elle alluma son sabre et éclaira le mur de pierre sur lesquelles des inscriptions étaient visibles. Il s'agissait du Code Sith, véritable doctrine de l'Ordre, qui avait été gravé à même la pierre. La jeune femme pointa du doigt une phrase au bas du texte et en lut l'intitulé :

"Je m'engage dans les ténèbres où j'ai trouvé la vraie vie dans la mort de la lumière."

Chaque Sith connaissait les six premières phrases du Code sur le bout du doigt. Mais rares étaient ceux qui en connaissaient la suite. Un sourire satisfait aux lèvres, elle éclaira son visage :

"Les Jedi ne disparaîtront jamais. L'équilibre de notre Galaxie est d'une telle fragilité ! Chaque fois que l'on nous a éliminé, nous sommes réapparus. Il en est de même pour eux. Leur éradication n'est peut-être pas nécessaire mais nous ne pouvons les laisser nous réduire à néant comme nous l'avons fait. Nous méritons d'exister au même titre qu'eux. Les Jedi ne mourront pas. Ils se soumettront ou rejoindront les ténèbres de l'oubli que nous connaissons tant."

Trop longtemps les Sith avaient joué le mauvais rôle. Trop longtemps on avait cherché à les chasser. Trop longtemps ils avaient été considéré comme une race dont la mort était nécessaire. Elle avait toujours détesté ce refus catégorique de la part des habitants de la Galaxie d'imaginer rien qu'un instant l'idée de tolérer les Sith. Il fallait dire que l'Ordre n'avait jamais mis du sien pour se faire apprécier et là n'était pas le soucis : personne n'avait jamais mis en cause la puissance des Jedi... Pourquoi brider les Sith qui s'avéraient bien plus proches d'eux que chacun l'imaginait ? La République ne prônait-elle pas l'altruisme autrefois ?...

Poussant un profond soupir, elle abandonna ses discours politiques pour lui apporter de véritables arguments. Elle sentait son souffle chaud contre sa peau et appréciait cette proximité qui lui facilitait grandement la tâche.

"Loin de moi l'idée de voir en la stratégie de Fames un futur Ordre parfait où nous posséderions tous le pouvoir de manière égale. Il n'en a été et n'en sera jamais question."

Elle marqua une pause, souriante :

"Laissez moi vous prouver le bien-fondé de mes pensées... Fames possède une armée, une flotte, des moyens financiers et un pouvoir qui égale celui de la Prophétesse. D'égal à égal, une victoire est tout aussi probable qu'une défaite. Mais dites-moi, à votre avis ? Que se passerait-il si l'Ordre s'enlisait dans une guerre contre le GMA ?..."

Nam'ska le fixa du regard, presque comme si elle attendait une réponse puis, elle reprit :

"Je vais vous le dire : la plupart des Sith s'éparpilleront dans la Galaxie tant l'avenir de leur Ordre leur est dénué d'importance... Quelques rares fidèles formeront les rangs de Zehir. A cela, nous répondrons présents : une flotte à disposition et une armée de Sith soudée récemment créée. La victoire est inévitable."

Il était évident que l'Ordre ne possédait pas les moyens militaires de Fames qui, en plus de son activité au sein de la politique Sith, avait longtemps été un chef d'entreprise. Il était riche et puissant et elle ne doutait pas un instant de ses qualités en tant que futur guide des Sith tant elle partageait son point de vue.

"De plus, le Seigneur Fames fera certainement très vite l'acquisition de quelque chose contre lequel Zehir ne saura résister... Je ne peux cependant pas vous en dire plus. Alors soyez malin : après tout, vous l'êtes. Fames saura récompenser ceux qui l'ont épauler dès le début. Vous pourriez faire parti de ceux-là !..."

S'approchant sûrement de lui, elle posa la main sur son épaule, souriante :

"Et si mon discours n'a su vous aider à prendre la bonne décision. Sachez que j'ai d'autres arguments qui sauraient vous convaincre..."

Une fois de plus, elle venait de l'inciter à nouveau à entrer dans son petit jeu où, elle le savait, elle était capable de bien pire que lui. Se détachant de lui, elle rangea son arme à sa ceinture et entreprit de quitter la pièce. Au moment où elle s'apprêtait à en passer le seuil, elle se retourna pour lui faire face :

"Mais je suppose que vous n'êtes pas de ceux qui se laissent convaincre par ce genre de méthodes. Si c'était le cas, vous me décevriez. Il y a de bien plus agréables situations pour penser à ce genre de chose. Faites le bon choix, Praeterus. Vous m'en verriez éternellement reconnaissante.  Et Dieu sait que vous même apprécieriez le fait de combattre enfin sous les couleurs d'une institution digne des Sith."
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Lun 29 Juil - 21:50

Le raisonnement présenté par Miran était on ne peut plus bancal. Elle affirmait avec force et vigueur que si guerre il y avait, forces égales étaient présentes. De par ce postulat, ainsi Praeterus devait à tout prix se ranger du côté de Fames...pourquoi ? Après tout, Zehir était la dirigeante légitime de l'Ordre, et si forces égales il y avait, pourquoi Praeterus chercherait-il à faire pencher la balance en faveur de Fames et non de Zehir ? Et qu'est ce qui était promis ? Une « récompense ». Comme celles que l'on offrirait à un gentil chien après un labeur. Original. 
Toutefois, Praeterus n'était pas niais. Il savait bien qu'en cas d'affrontement, les légitimistes de Zehir peineraient grandement. De plus, il fallait reconnaître que si l'issue du conflit allait dépendre d'investissements personnels comme celui de Praeterus, mieux valait choisir un camp, rapidement, au lieu d'assister à l'auto-destruction des Sith. Un choix cornélien s'offrait à Anton, qui une fois après avoir souri à la jeune Sith, reprit la parole :

« Je saurais prendre la bonne décision, selon mes critères, ma chère. Quoiqu'il en soit, cela promet d'être un spectacle des plus enrichissants, auquel je me voudrais d'en être point acteur. »

L'entretien semblait toucher à sa fin. Liesbeth allait repartir avec les renseignements dont il avait besoin. Ainsi donc un nouveau schisme se produisait au sein de l'Ordre Sith...Il y avait très certainement beaucoup de chances pour qu'en effet Anton rejoigne le camp de Fames, mais cela n'était en aucun cas grâce aux arguments de Miran, qui, selon Praeterus du moins, étaient loin d'être convaincants. Toutefois, ils auraient pu convaincre un méandre ou un laquais, perdu dans un monde trop vaste, impressionné dès que le mot « flotte » ou « armée Sith » était prononcé.
Des moyens, tous en avaient. De l'argent, des soldats, des vaisseaux, des fidèles...cela, il ne fallait pas être un génie pour en avoir. Praeterus se devait de rencontrer celui qui allait probablement renverser la Prophétesse. Mais il le ferait via sa nouvelle « amie ». Il ne lui faisait encore nullement confiance, quoiqu'on en dise - du moins pas encore - et ne savait encore que peu de ce qu'il désirait savoir avant de s'engager. Toutefois, l'ensemble des événements qui se profilaient à l'horizon intéressaient grandement Liesbeth.

« En temps voulu je rencontrerais donc le Seigneur Frames. Je compte sur votre personne pour me dégoter une entre-vue. En attendant...si le cœur vous en dit, passez donc me voir à mes quartiers personnels à Almas, dans le quartier Sud. Inscrivez-moi vos coordonnées d'holocom ici, dit-il en tendant son comlink, prêt par la suite à vérifier qu'aucun mouchard n'y serait placé, et rendez moi donc une petite visite. »


Le ton n'était pas une proposition, mais une affirmation. Avec un petit rire, l'index de Praeterus longea doucement le dessous du menton de Miran, avant qu'il ne sorte de la pièce et se dirige vers Kaas City et son vaisseau. Rehaussant son capuchon sur son visage, il laissa les trombes d'eau l'inonder à nouveau, tandis que, probablement sous le regard de Miran, la passerelle de la Fleur d'Almas, son vaisseau, s'ouvrait devant lui. Il y rentra, déposa son manteau sur un siège avant d'apprécier la chaleur ambiante. 
Par un jeu de doigts sur le panneau de commandes, il inscrivit les coordonnées d'Almas, et après avoir refermé la passerelle, son vaisseau perça les nuages sombres de Dromund Kaas pour regagner l'espace. Là, après avoir vérifié de ne pas être suivi et qu'aucun mouchard n'avait été placé, il passa en vitesse lumière, et l'habituel tourbillon blanc apparut durant quelques minutes. La nouvelle planète mère des Sith apparut devant lui, et bientôt il en franchit son atmosphère, où il se posa sur sa plateforme personnelle. La silhouette sombre et encapuchonnée marcha alors sur la passerelle éclairée par des petits néons, vers ses quartiers personnels, luxueux, loin du Temple Sith.
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   Mer 31 Juil - 23:59

La conversation semblait petit à petit toucher à son fin : sensiblement, il avait pu se faire une idée de ce que Nam'ska venait de lui exposer en quelques phrases. Bien sûr, elle n'avait pu retracer que les grandes lignes de son opinion mais espérait l'avoir convaincu. Après tout, son grade devait témoigner de talents dignes des plus grands : rares étaient les faibles à occuper ce genre de poste. Sans doute le Seigneur Praeterus disposait-il de pouvoirs et d'habilités suffisamment intéressantes pour faire de lui un allié de taille. Pas à pas, l'opposition semblait prendre forme. Les rangs s'élevaient petit à petit devant elle, prête à renverser Zehir et cet Ordre qu'elle estimait corrompu. 

Il s'avérait que ceux qui jugeaient sa politique trop personnelle et trop peu efficace étaient plus nombreux qu'elle n'avait pu le penser. Beaucoup semblait envisager de suivre Fames : pas pour l'homme qu'il était, mais pour l'opposant qu'il représentait. C'était comme si, soudainement, le changement était tellement nécessaire que chacun soutenait le premier candidat au coup d'état. Elle ne doutait désormais plus de l'éventuelle possibilité d'une victoire et cela illuminait son visage fatigué d'un sourire rayonnant. La jeune femme lui répondit poliment :

"J'espère, si ce n'est vous avoir convaincu, avoir réussi à vous expliquer les enjeux de la situation. Je suppose, mon cher, que vous êtes largement en mesure de comprendre quelle est la voie à suivre... Je vous fais confiance dans votre choix, Praeterus."

Elle espérait le voir choisir de soutenir Thron : ainsi pourraient-ils profiter d'un allié de taille de plus. En outre, l'idée d'avoir à fréquenter son collègue plus souvent était plus qu'agréable à Nam'ska. D'ailleurs, lorsqu'il lui avait proposé - pour ne pas dire ordonné, de venir lui rendre visite, la jeune femme esquissa un sourire ravie :

"C'est avec plaisir que je viendrais vous voir, mon cher. Je compte sur vous pour me préparer un accueil mémorable !" lança t-elle avec humour en maintenant un peu plus longtemps contre sa peau le doigt chaud venu caresser son cou.

Il était temps de partir. Miran observa la grande silhouette masculine quitter la pièce pour rejoindre le vaisseau. Soudain, cette salle lui avait paru bien austère et bien grande pour elle seule. Elle jeta un oeil au ciel gris et pluvieux : vivement cette fameuse visite, elle se réjouissait déjà à l'idée de le revoir...

"Prenez soin de vous, Praeterus." hurla t-elle à travers la brume. "Et méfiez vous de Zehir..."

Elle préférait le mettre en garde contre cette femme et ce dont elle était capable... Après tout, si Nam'ska n'avait su se contrôler, c'était parce que l'affront qu'elle lui avait fait était de taille. Or, lui pouvait encore se révéler utile au sein des Sith, le moment n'était pas venu de lui faire perdre ses faveurs...
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MessageSujet: Re: [Dromund Kaas & Citadelle Sith] Traque & Matraque.   

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