Forum RPG Star Wars prenant place 400 ans après la Bataille de Yavin. La Galaxie a bien changé.
 
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 Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé

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MessageSujet: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Mer 30 Mai - 16:40

... * Bon ! Ça c'est fait *... Dans un claquement sec, je refermais fermement le livre que je tenais entre mes mains, faisant sursauter la vieille Jedi chargée de surveiller et de guider les âmes éclairées se déversant en perpétuelle entre les divers allées d' archives manuscrites, de livres jaunis et de papiers anciens de l' immense et imminente bibliothèque dans laquelle je me situais ... Apercevant, son élan de surprise, je levais mes amandes sur l' humaine ... Elle me regarda, puis me jeta un regard noir de ses yeux de vautour ... Une sorte de sourire gêné, les dents serrées s' afficha sur mon faciès ... * Quelle femme agréable * ... Pensais je avec sarcasme, le livre n' allait guère s'en meurtrir pour autant ... Sans rien dire de plus, après m' être étirée longuement, les bras tournés vers le plafond, je repoussais avec flemme la chaise sur laquelle je m' étais préalablement assise, poussant avec mes mains à plats sur l' une des longues table de la salle, je me levais, reprenant l' énorme livre d' une main, pour passer une mèche de mes fils de jade de l'autre par dessus mon épaule, puis je me dirigeais avec une incroyable nonchalance vers les étagères de la section '' Galaxie " ... Cherchant d' un regard avide, l' endroit exact où le lourd bouquin devait reposer. Une fois, la place providentielle découverte, je commençais à écarter deux livres avec le revers de ma senestre main, dans l'espoir de créer un espace amplement suffisant pour que les 10 cm de largueur de l' ouvrage que ma dextre retenait, puissent s'y incruster ...

Ceci effectué, je commençai à tourner le dos à la salle des opuscules alors que les ombres et divers rayons de lumière dont la disposition des différents rayonnages aux multiples manuscrits procréait selon l' incidence lumineuse de la journée cette même ambiance de calme serein qui siégeait sans contestation aux alentours ... Ces lueurs bienfaisantes caressaient divinement la moindre parcelle cellulaire de ma peau teintée et découverte dont la forte teneur en chlorophylle engendrait en mon être cet indéniable impression de douce satiété qui me saisissait dès que j' étais exposée au Soleil … J' en retins un frissonnement ... Alors que je sortais enfin de la pièce, un profond sentiment de satisfaction m' envahi ... * Un problème en moins de résolu * ... Je venais de terminer un nouveau bouquin ... Encore un de ces livres sur l' économie et la politique que le Maître Draeks Vri'Lya et bothan, m' avait bien gentiment demandé de terminer pour la fin de semaine ... Traitant plus particulièrement sur la fastidieuse diplomatie de l' Ancienne République, j' avais passé mes trois derniers jours mon attention rivé inexorablement sur les assommantes lignes de l' ouvrage ! Ouvrage, qui comprenez le, ne m' était évidement pas des plus intéressant … D' où mon empressement à clore définitivement la demande du bothan …

Ce matin-ci, j' avais eu l' affable possibilité d' aller voir Rajane dans les écuries du Temple, pour enquiquiner le reptile si ma formation de Jedi me prenait énormément de temps et d' investissement, j' essayais toutefois de rendre la courtoisie au varactyl le plus souvent possible, et pour cela, je devais me lever au plus tôt, chose qui m' était peu ardue au vue de mon cycle biologique, je me levais naturellement au prélude du jour, mais qui étais je pour ignorer savamment les appels et parfums d' un surcroît de sommeil alors que mes fins de journées s' achevaient pour la plupart dans la fatigue exsudante de nos interminable entrainements aux sabres que les jeunes têtes éclairés de mon âge se devaient de s' acquitter ...

Mais l' heure n' étant guère à la complainte, je poursuivais tranquillement mon chemin dans les interminables couloirs du Temple, croisant de temps à autre, des groupes de novice chahutant en bordure de galerie, à proximité des jardins sous l' œil vigilant de leur Maître, ou encore des couples de padawan et maître qui déambulaient par paire, discutant de sujet ô combien trop sérieux et important pour porter la moindre attention à ma petite tête verte ... Pour ma part, je m'en accommodais fort fortuitement bien ! À vrai dire, mon jeune esprit juvénile avait manifestement d' autres pensées sur lesquelles s' attarder ... Je devais rappliquer fissa voir le Maître Ombrelune ! Pas vraiment envie d' être en retard ! … Pas la peine que la Jedi commence à déceler un manque de ponctualité dés nos premiers jours … Puis, qui sait quels infernales tourments la doyenne de l' Ordre me réserverait ? Pas envie d'lui fournir des excuses ...

Trois couloirs plus loin, j' arrivais enfin au lieu de rendez vous ... Heureusement pour moi, la Grand Maître ne m' attendait pas ... J' étais en avance ! Bon, plus qu' à me poser dans coin et à ... Attendre ...
Je levais mon minois en l'air, je laissais mes vives amandes scruter avec attention le croisement de couloir dans lequel je me trouvais. Rien d' intéressant en soi ... Toutefois, une sorte balustrade permettait d' apercevoir les volutes du paysages du dehors, je m'y approchais de mon flegme mais léger, afin de déposer mon popotin sur la rambarde mes jambes en travers à moitié repliées ... La plupart des maitres Jedi m' auraient volontiers invité à profiter de cet instant de tranquillité afin de me lancer dans une paisible introspection ... Je pensais notamment au bothan qui n' hésitait jamais à me le rappeler ... Enfin, je le faisais bien assez ... Puis, ne sachant ce que la Jedi que j' attendais me réservait, je préférais profiter de cet instant de paix pour ... Oui, pour glandouiller ... Levant mon nez courbé vers le soleil d' Ossus, mes lèvres aux couleurs sombres s' étirèrent lorsque sa lumière aveuglante força mes émeraudes à se fermer ... J' aurais bien aimé avoir ma quetarra, mais à défaut de l'avoir sous la main ...



- On peut savoir ce que tu fais ici ?


Et voilà, deux minutes à peine que je venais de s' assoir, qu' on venait outrageusement me chercher querelle ! Entendant cette voix ferme, presque impérieuse, je fronçai des sur-cils, fis une grimace ne coin, puis laissai lentement mes divines prunelles se tourner vers mon opiniâtre interlocuteur avec une certaine défiance ... Et après m' être mordillée la lèvre inférieur en apercevant le cathar, après avoir observé le chevalier ... Parce qu' il n'y avait que les maitres ou les chevaliers pour venir m' enquiquiner, et que celui qui se trouvait devant moi n' était pas assez pour ce premier titre ... Je finis par lâcher ...


- J' attends Maître Ombrelune ...

- Mmmh, ouais c'est vrai ...


En guise, de réponse, mon sourire s'élargie avec maligne, et j' haussais part deux fois mes sur-cils
pensant que le chaton s' était sans aucun levé de mauvais poil. Dans un grognement de félin, il plissa ses pupilles verticales sur moi, avant de s' éloigner sans rien dire de plus ... Et je retournais à ... mes activités ... Finalement, je me suis mise à compter le nombre carreaux qui se dessinaient sur le sol dallé ... Mes coudes sur mes genoux, mas paumes de main sur mes joues, je regardais vaguement le sol, mes cheveux verts tombant de part et d'autre de mon minois de lutin botanique ... * Quarante huit, quarante neuu .. * ... Un schisme vint soudainement altérer ma vision, mon intense et minutieuse analyse du carrelage ... Deux sortes de tâche marrons surmontées d' une boucle en métal m' empêchaient de voir le reste du sol ... Argh ! J' allais devoir recommencer ! ... Je clignais des yeux, sortant de mes pensées, puis, levant ma frimousse, je suivis avec circonspection la ligne fluide d' une jambe, pour remonter jusqu' à la taille. Comprenant soudainement la nature, j' eu un sursaut, et élevai mon visage surpris sur la Jedi, tout en me redressant abruptement ... Je souris à la Jedi qui se trouvait en face de moi, avec un soupir alors que je me levais ... La courbe de mon nez retroussé pointant en l'air afin que mes amandes sagaces puissent se poser sur les azurs de la Grand Maître ...


- Bonjour, Maître !




Dernière édition par Anaru Glittertind le Mer 1 Aoû - 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Mer 30 Mai - 18:12

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    Certain disent que les Maître Jedi travail beaucoup. D'autre encore, disent qu'ils ne font pas tant de choses que cela. C'est un peu vrai, mais pas tout à fait. Ils travaillent, mais ils ne le font pas forcément dans des lieux adaptés à ce travail. Arsenicia, par exemple, se prélassait au soleil, assise sur une haute branche d'arbre dans l'un des jardins du Temple, le soleil la réchauffant doucement de ses doux rayons. Même en tant que grand maître, elle n'était pas du genre ... coincée, et se laissait facilement allée à être elle-même. Ainsi, elle se moquait bien des regards intrigués que certains Jedi pouvaient poser sur elle lorsqu'ils passaient à proximité et remarquaient sa présence. Mais il ne fallait pas croire qu'elle ne faisait que se prélasser sur sa branche, non. Ceux qui observaient un peu mieux la Jedi remarquaient qu'elle avait un datapad dans les mains, de plus ses sourcils froncés témoignaient clairement de sa concentration. Sa lecture était importante, sans le moindre de doute et il était préférable qu'Arsenicia ne soit pas dérangée.

    En effet, celle-ci tenait à terminer de lire ce rapport avant d'aller retrouver sa nouvelle apprentie, une jeune Zelosienne répondant au nom d'Anaru Glittertind. Une Padawan qu'elle avait déjà rencontré, bien entendu, mais elles n'avaient encore jamais eu le temps de faire plus ample connaissance. Cependant, Arsenicia avait récolté quelques informations sur cette jeune Jedi en conversant avec les quelques maîtres qui l'avaient côtoyés. Cependant, elle n'avait aucun préjugé et ne se fiait qu'à son propre jugement, peu importait ce que les autres Maîtres pensaient d'elle.

    Dans un soupire, Arsenicia laissa sa tête basculer en arrière et celle-ci s'appuya contre le tronc de l'arbre. Fermant les yeux, elle demeura ainsi quelques instants, détendue. Puis, avec légèreté, la Jedi quitta son perchoir et retomba avec souplesse au sol en se ramassant sur elle pour amortir sa chute. En se relevant, elle passa sa main droite dans ses longs cheveux bruns qui, par endroit, étaient plus ou moins discrètement colorés de bleu. Elle n'avait jamais répondue aux questions lorsqu'on lui demandait pourquoi cette couleur. A chaque fois, elle se contentait de hausser les épaules avec un petit sourire, changeant ensuite de sujet. Arsenicia n'aimait pas parler d'elle et encore moins de son passé ou de ses origines. La Grande Maîtresse portait une tenue Jedi dans les tons bruns clairs et beige, ainsi qu'avec une touche d'azur, la même couleur que ses yeux. La ceinture marron qui lui tombait sur les hanches comportait diverses sacoches ainsi que quelques outils forts utiles et surtout, ses deux sabres lasers parfaitement identiques. Par ailleurs, on pouvait également noter qu'elle avait délaissé sa bure noire et avait ainsi les bras à l'air libre, du moins des épaules aux coudes, car le reste était occulté par ses longues mitaines protégée sur le dessus par des plaques en Phryk, chose très utiles lorsqu'elle n'avait pas ses armes et devait bloquer une lame de sabre laser. Plus d'une fois, ces quelques protections en Phryk qu'elle portait lui avaient sauvées la vie. Un détail était cependant assez frappant lorsqu'on la regardait. En effet, son bras droit était couvert de petites cicatrices fines et pales, vestige d'un ancien duel au sabre laser qui fut, sans le moindre doute, très douloureux.

    De son habituelle démarche souple et gracieuse, la Maître Jedi gagna l'intérieur du Temple, saluant un groupe de novices sur son chemin. Il était l'heure de retrouver sa nouvelle apprentie, qu'elle espérait voir à l'heure. Après avoir franchi plusieurs mètres de couloirs et une volée de marche, elle arriva au lieu de rendez-vous. Arsenicia fut satisfaite d'y trouver Anaru. Celle-ci était plongée dans sa contemplation du planché, ou alors dans le décompte des dalles qui le recouvraient. Quoi qu'il en soit, lorsque ses émeraudes se posèrent sur les bottes de la Grande Maîtresse, il lui fallut quelques instants pour comprendre de quoi il s'agissait. Elle se leva brusquement lorsqu'elle comprit, et leurs regards se croisèrent. Avec un soupir, amusée, la Maître Jedi s'approcha de son élève
    .

    « Bonjour, Anaru. » Lui répondit-elle posément avec un sourire bienveillant.

    Puis, d'un ample geste de la main, Arsenicia invita la jeune Zelosienne à la suivre. Pour ce premier cours, la Jedi n'avait guère envie de rester à l'intérieur du Temple, c'est pour cela que les deux femmes finirent par se retrouver dans un des jardins, près du grand arbre où Arsenicia c'était trouvée un peu plus tôt. Là, elles s'assirent à même le sol, dans l'herbe, laissant ainsi le soleil les réchauffer et les revigorer. Par ailleurs, Arsenicia savait qu'Anaru apprécierait l'endroit étant donné sa nature particulière.

    « Bien, voici donc notre première vraie rencontre Maître-Apprentie. A la base, je suis une consulaire, la première partie de ta formation sera donc davantage orientée vers la compréhension et l'utilisation de la Force. Bien entendu, nous travaillerons également le maniement du sabre et ce dans le but de réussir tes épreuves de Chevalerie lorsque le moment viendra. Je suis exigeante, tu le verras assez tôt, mais je fais également en sorte que mes apprentis reçoivent le meilleur enseignement possible. Tu connais mon nom et mon rang, mais c'est tout, alors une petite présentation s'impose, tu feras de même ensuite. » Elle fit une courte pause. « Donc, je m'appelle Arsenicia Ombrelune, Grand Maître Jedi. J'ai reçu deux formations bien distinctes : la première était davantage orientée vers l'utilisation de la Force. La seconde était orientée vers la maîtrise des armes et de mon corps, je l'ai faite après avoir obtenu mon rang de Chevalier. Je maîtrise également l'art martial Teräs Käsi, et par ailleurs si tu en es capable, je te l'apprendrais. »

    La Jedi revint au silence après cette petite présentation. Elle avait donc parlé de son parcourt, mais pas vraiment de sa personne ce qui n'était guère étonnant. Peut être qu'avec le temps, Anaru en apprendrait davantage sur la doyenne du Conseil.
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Ven 1 Juin - 13:56

Encouragée par la magnificence bienveillante du radieux sourire élogieux de la Grand Maître, mes lèvres sombres s' élargirent de gaieté, non sans être appuyées par l' éclat des risettes gracieuses et rieuses de mes prunelles malicieuses. Sans prononcer le moindre surplus de mot, ou le plus infirme des soupirs murmuré, la Grand Maître m' invita d' un signe de la main à la suivre … Ce qu' indubitablement, je fis dans l' instant. Gardant ma bouche et mon bec clos, je la suivis docilement jusqu' aux jardins du Temple, jetant des coups d' œil alerte de ci et là … Malgré l' affabilité que la Jedi démontrait, une onde d' inquiétude pointait dans mes tripes botanique … Une appréhension que je m' efforçais de dissimuler, feintant effrontément ! Affichant obstinément un air calme et serein, mais néanmoins la vivacité de l' agitation qui se mouvait sur mes éclats d' âmes chlorophyllés en témoignait savamment le contraire. Une multitude de pensées s' exhortait dans le tréfonds profond et abscons de mon être juvénile, des interrogations masquées rôdaient avec ténacité sur le voile de ma conscience troublée, des doutes, des questions, des prémonitions de travaux et de labeurs me susurraient mielleusement de leur vague douceâtre que pour la mignonnette zélosienne que j' étais, l' époque d' insouciance se dissipait … En dépit de l' effluve saccadé qui en mon âme régnait alors que je suivais la doyenne de l' Ordre, mon esprit parvenait à en démystifier les échos en une simple question … Question qui se résumait en un … Quel sort, Ombrelune me réservait elle ? ... * Bah, tant qu' elle ne me jetait pas en pâture aux rancors ...* … Finis je par penser ...

Une fois dehors, le soleil rayonnant de vigueur dans son halo éclatant d' ardeur eu raison de mes appréhensions. Un sourire permanent vint s' illustrer avec douceur sur mon affable minois mutin, j' avançais maintenant presque tranquille, du haut de ma perpétuelle habileté à la légèreté que mes pas sveltes, prestes et lestes amplifiaient l' ampleur de leur manifestes aériens … Nous nous arrêtâmes devant un arbre, ancien et puissamment enraciné dans le sol, et regardant Ombrelune s' assoir à même la terre dans les herbes au moins aussi verdoyante que ma petite tête mutine, je poursuivis son geste, de façon à avoir l' astre du levant dans le dos. Je croisais mes maigres gambettes devant moi, posant avec nonchalance mes mains sur mes bottes noirâtres tapotant négligemment dessus … Puis constatant de fait, que la Maître Jedi allait parler, je m' abstins de persévérer … Draeks Vri'Lya m' avait déjà fait plus d' une remontrance sur ce genre de comportement … Alors en silence, je l' écoutais mon sourire de péronnelle sur les lèvres teintés …

Bon, ce qu' elle m' annonçait été relativement à ce quoi je m' attendais … Pour ma part, privilégier l' étude de la Force était un point particulièrement attractif … C' était un sujet si vaste, tant de chose floues étaient à démystifier, tellement de préceptes à élaborer ! D' ailleurs, ma mère m' avait souvent laissé sous entendre que j'y possédais une affinité toute particulière, ma capacité de télépathie m' y aidait sans doute ...

En revanche, le sabre laser, en était un autre aspect qui me laisser sombrement ruminer, savoir qu' on apprenait à se servir d' armes, bien qu'il fût présenté dans un but de défense tel que le Maître Bothan me l' avait à maintes reprise démontré. Je ne possédais en rien l' envie de m' en servir, ainsi, j' effectuais les enchainements et les séquences de sabre qu' on me demandait bien gentiment de savoir, mais je n' allais guère au delà de mes réelles aptitudes ...

L' éclat de la raison revenant soudain clarifier les songes de mon jeune esprit novice, une pensée me susurra que quoiqu'il d' advienne j' avais à m' en tenir à mes engagements, autant ceux fait à ma mère, qu' à l' Ordre ... Et, surtout, je ne tenais pas à ce que ma maître soit déçue par un éventuel manque d' implication de ma part ou bien même de mon inclination à avancer dans ma formation ... Puis de toute façon, j' aurais beau râler parfois, c'était toujours avec conscience que j' effectuais mes tâches ... Puis, de toute manière je n' allais guère commencer à contester ma Maître dès notre première entrevue officielle, non ? ... En y songeant, une légère moue s' afficha sur mon minois, me mordant l' intérieur de la lèvre inférieure ...

Quant au Teras caci ? ... Terra Kasi ? Il me laissait perplexe ... J étais persuadée d' avoir déjà entendu le son de cette déclinaison de mot. N' était ce pas cet art martial, dont un nom sensible avait réussi à battre un Jedi considéré comme un Maître d' Arme à l' époque rien qu' utilisant ces techniques ? ... Probable. Constatant finalement que la Jedi attendait que je fasse de même, je m' éclaircie la voix, et entamai de ma petite voix audacieuse ...



- Je suis Anaru Glittertind ... Et euh ... J' ai intégré l' Ordre il y a trois ans, c'est ma mère qui est aussi une maître Jedi, qui a prévenu Maître Draeks Vri'Lya pour qu'il vienne me chercher sur Zélo II, ma planète d' origine ... J'ai pas de formation particulière, mais j'ai une capacité de télépathie instinctive et ma mère m'avait préalablement appris certaine chose sur la Force et sur les préceptes de l' Ordre...


Je ne dis rien de plus, bien que j' avais une foultitude de questions à poser à la Jedi, mais je m'en retins, ça aurait pu être encore trop indiscret pour le moment ... Ceci fait, je me mise à entortiller avec gêne, l'une des grandes herbes autour de mon index senestre attendant les réactions de mon maître ...

Par la suite, elle me demanda ce que je savais à propos de la Force ... Je ne répondis pas tout de suite, persistant à enserrer cette même herbacée autour de mon doigt, prenant une inspiration brève, j' entamai ...



- Je sais qu' il s' agit d' une énergie qui est créée par les êtres vivants, mais en même temps, c'est ce qui permet leur développement, et continuer à vivre, c'est ce qui à la fois nous unis tous, dans la galaxie, et qui nous distingue entre nous ... À l'échelle moléculaire, elle se présente sous la forme de midi-chlorien, et en générale, plus le taux est fort chez une personne plus elle sera sensible ...


Relevant ma frimousse péronnelle avec un air de malice dans mes éclats d' âmes, je relâchais le chlorobionte pour reposer mon attention sur les prunelles au bleuté royal de ma maître ...


- Chaque bric du vivant, chaque parcelle résulte de son interaction, et c'est elle qui donne la possibilité aux Jedi de pouvoir l' utiliser ... Mais comme sans doute à peu prés tout dans ce monde, mal utilisé ou un abus de ces pouvoirs peut devenir dangereux, autant pour soi que pour les autres, c'est pour cela qu' on nous apprend à nous en servir avec parcimonie et mesure, afin de disons ... Éviter les débordements ?








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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Dim 3 Juin - 20:34

    Arsenicia était en mesure de sentir la timidité de la jeune Zelosienne, ce qu'elle pouvait comprendre. Son titre de Grand Maître pouvait impressionner, elle le savait, mais tenait à ce qu'Anaru s'y habitue le plus rapidement possible, car elle tenait à ce que leur relation se passe pour le mieux, comme cela avait été le cas avec Thor. Ce n'était pas toujours facile d'avoir des relations normales lorsqu'on est Grand Maître, mais aussi doyenne du Conseil.

    Cependant, lorsqu'elle parla de la Force et du fait qu'elle se pencherait davantage sur elle pendant la formation de la jeune femme, Arsenicia pu lire un certain intérré dans les deux émeraudes qui lui faisaient face, ce qu'elle ressentait également à travers la Force. Si Anaru avait un lien avec la Force semblable à celui de la Grande Maîtresse, cette formation allait être intéressante et cela leur ferait déjà un point commun. Cependant, la Maître Jedi aurait juré avoir vu une ombre passer dans le regard d'Anaru alors qu'elle évoquait la formation au sabre laser. Elle comprenait que cela ne plaisait pas forcément, mais elle devrait passer par là. Par ailleurs, cela lui rappelait que pendant sa propre formation, son premier maître, Naakti, avait privilégié l'enseignement de la Force, n'apprenant que les bases du maniement du sabre laser à son apprentie afin que celle-ci soit capable de passer les épreuves. Peut être ferait-elle ainsi, elle ne le savait pas encore ... Arsenicia ne voulait pas prendre le risque de perdre sa padawan, même si elle se doutait que cela n'arriverait pas si ses pouvoirs étaient suffisamment développés pour qu'elle s'en tire sans problème et sans sabre ... après tout, c'était possible. Fay, une Jedi de même race que Nicia, l'avait fait par le passé...

    Vint alors l'instant où Anaru se présenta à son tour sous le regard azur de son maître, qui jouait nonchalamment avec une longue mèche brune aux reflets bleus. La plupart des informations données par la jeune Zelosienne, Arsenicia les connaissaient déjà pour avoir lu son dossier, cependant elle tenait à ce qu'Anaru se présente par elle-même. Une fois chose faites, la Grande Maîtresse hocha simplement la tête, ce doux sourire flottant toujours sur ses lèvres. En se concentrant un peu son apprentie, elle était en mesure de sentir sa curiosité, mais elle se retenait de poser ses questions. Peut être plus tard, Arsenicia lui permettrait de la questionner, mais pour l'heure elles avaient à faire. La Jedi posa son regard sur la main d'Anaru, celle-ci jouant avec un brin d'herbe, elle la questionna alors.


    « Que sais-tu à propos de la Force ? »

    Ses azurs revinrent se poser sur le doux visage de la Zelosienne alors que celle-ci reprenait la parole afin de lui répondre. Dans l'ensemble, Anaru avait raison, elle connaissait son cour. C'était ça de moins à lui apprendre ... Au terme de ses explications, la Grande Maîtresse hocha la tête.

    « L'Ordre Jedi nous apprend à utiliser ce pouvoir pour aider les autres, avec parcimonie et mesure, oui, contrairement à nos ennemis ancestraux, les Sith, qui eux cultive le pouvoir pour leur propre personne, cherchant à dominer. Cependant, une mauvaise formation donnera lieu à des débordements, il faut constamment être vigilant. »

    Levant le nez, le regard d'Arsenicia se posa sur un Jedi, plus loin, et elle reconnue sans peine son ancien apprenti, Thor. Celui-ci lui fit comprendre à sa façon qu'il désirait lui parler un peu plus tard, ce à quoi Arsenicia répondit d'un hochement de tête avant de reporter son regard sur la jeune Zelosienne. Dans un bruissement d'herbe et de feuille, un animal à la fourrure beige et, étrangement, bleu par endroit, sauta près d'Arsenicia qui laissa la créature ressemblant fortement à un félin renifler sa main avant de se laisser caresser.

    « "Aïre", c'est ainsi qu'elle s'appelle. Son pelage me rappelait la mer, qui se dit "airë", dans ma langue. »

    L'animal rappelait la panthère des sables, sur Corellia, mais en plus petit. Un animal dit presque impossible à dresser. Comment Arsenicia avait-elle faite ? Excellente question. Peut être l'avait-elle trouvé bébé, sans mère. Quoi qu'il en soit, Aïre appréciait le contact avec la Grande Maîtresse Jedi. Celle-ci, alors que le félin reniflait la main d'Anaru, posa son regard sur la Zelosienne.

    « Maintenant, je veux que tu me montres l'étendue de tes capacités actuelles et y a-t-il un pouvoir que tu souhaites apprendre en premier ? »
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Jeu 7 Juin - 21:44

À la réponse de ma Maître, j' acquiesçais d' un signe de tête, puis mon air de péronnelle s' affichant sur mon minois, se gravant sur mes prunelles mutines, je levais sans rien dire ses dernières songeant qu' il s' agissait du genre de recommandation qu' on nous rabâchait ? ... Mmmh, rappelait tout le temps à nous jeunes et juvéniles padawan ... J' eu une pensée pour ma mère ... Enfin, en dépit du fait qu' entendre ce genre d' avertissement pouvait se montrer assez fastidieux pour nous autre bande de merdeux trainant la patte sur la voie de la maturité, je concevais toutefois qu'il était normal de ressasser régulièrement ce point noir étant donné le potentiel de dangerosité qu' un manque de maîtrise de soi pouvait impliquer ... Autant pour soi même que pour les autres ... L' humaine que j' avais croisé sur Zélo II en était inexorablement l' exemple concret ...

Constatant que le regard de la Jedi venait de se porter au loin sur un de ses confrère, je pivotai curieuse ma petite tête mutine dans la direction de ses azurs, dans l'espoir d'en connaitre la raisons. Mes amandes se posent alors sur deux Chevaliers, à en juger leur allures et les bribes d' émotions que je discernais d'eux. Deux Chevaliers, dont l' un, blond et massivement assez grand pour devoir se mettre de profil pour passer entre l' encadrement d' une porte semblait être à l' origine du signe adressé à ... Arsenicia. Le second, un châtain d' une stature certes moins imposante, s' était engagé dans une conversation énergétique et musclée avec le premier ... Nan, mais ça avait cinq minutes tranquille il fallait absolument qu' ils jouent à éclate moi la tête si tu peux ...

Soudainement, un bruissement se fit percevoir entre les broussailles, je sortis de mes songes, pour dévier mes éclats d' âmes sur une nouvelle créature beige qui venant d' apparaître, sauta sur la Grand Maître alors qu' il commençait à ronronner sous les caresses de la Jedi. Intriguée, mon attention s' était dès lors rattaché à l' animal, me remémorant son nom dans ma petite tête de zélosienne ... *Aïre * ...



- C' est une panthère de Corellia ?


Avec prudence, j' étendis ma main vers le félin, ouvrant doucement mes doigts fins pour qu' Aïre puisse tranquillement flâner et s' imprégner de mon odeur corporelle. J' usais de patience, laissant la bestiole prendre son temps afin de juger si oui ou non, j' étais apte à faire partie de son entourage, et si je représentais une menace éventuelle pour le Maître Ombrelune. J' en connaissais les modalités avec Rajane qui agissait souvent de la même manière, bien qu' elle fût plus protectrice par moment ... Constatant qu'il se laisserait approcher, j'eu un petit sourire envers le félin, puis discernant la voix de ma Maître, je relevais d' aplomb mes émeraudes emplis d' acuité sur elle afin d' écouter de ce qu' elle concevait à m' annoncer ...


- Maintenant, je veux que tu me montres l'étendue de tes capacités actuelles et y a-t-il un pouvoir que tu souhaites apprendre en premier ?

- Mmmmh moui ...


Je ne savais pas par où commencer ... Je fis une moue pensive, puis posant mes mains sur l' os de mes genoux, je fermais les yeux, me concentrant afin de plonger dans les volutes de la Force, ses flots éthérées, ses flux harmonieux, omnipotent de par la puissance de son omniprésence ... Je fis le calme dans mon esprit, tâchant à la fois de me fermer afin d' éviter les perturbations procrées aux alentours qui auraient éventuellement pu me déconcentrer, et de rester toutefois assez ouverte au jusant de la Force pour le percevoir convenablement ... J ' eu un long soupir, forçant ma respiration à ralentir ... * Bon, par quoi commencer ? * ... Il y avait bien la technique des illusions que j' avais commencé à apprendre, cela serait déjà un premier point ... La question était maintenant, quoi inventer ? ... * Ah !!! * ... J' eu un petit rire qui fit lors d' un instant chuter mon attention, contrariée, un léger froncement de sur-cil, s' appliqua à m' admonester, puis je me relançais ... Étendant mon esprit vers la Grand Maître ... Une nouvelle inspiration ... Doucement, et méticuleusement, une nouvelle panthère à l' effigie d' Aïre apparut juste en face du félin, néanmoins, au lieu que son pelage soit beige et porte des mèches bleutés, ce dernier était à mon image ... À savoir ? Vert évidement ! Vert et avec des mèches blanches cependant ... D' abord légèrement translucide, je commençais à m' appliquer afin de lui conférer plus de ... corps ! Enfin, j' étendis mon illusion jusque vers l' esprit de l' animal de ma Maître, puis la panthère verte commença à bondir en rond autour d' Aïre ... Jusqu' à ce qu' elle se décompose ... En d' étranges papillons noires qui s' élevèrent vers le ciel. Cependant, constatant que mes insectes volants m' étaient encore trop complexes de part leur nombre, et surtout que j' estimais qu' ils manquaient de réalisme, chose que je n' affectionnais point ... Mon imagination les fit permuter en oiseaux qui s' envolèrent vers le la voute céleste dans le piaillement si particuliers des anges de cendres ... Et cela, jusqu'à ce qu'ils disparaissent de la vue, puis de l' esprit d' Aïre, puis d' Arsenicia ...


- C 'est ma mère et Maître Draeks Vri'Lya qui m' ont appris à projeter des illusions ...


Expliquais je de ma petite voix altière. Puis, toujours plongée dans les méandres et les tumultes de la Force, je décidais de me pencher maintenant sur mes dons de télékinésie ... J' apaisais mes ardeurs, étant entièrement calme et sereine, je commençais à m' élever en l'air, mon végétal fessier se décrochant du sol, et narguant ouvertement les lois gravitationnelles de part ma lévitation ... C' était un exercice difficile. Néanmoins, ma mère me l' avait tellement de fois demandé de la pratiquer que je la trouvais aisé à mettre en oeuvre ... Enfin, tant que les conditions extérieures me le permettaient ... En biais, je commençais à tâter dans la Force divers objets, ou être animé de vie et de cette énergie si ... fugace ! ... Quelques objets, des pierres, et ... un félin s' éleva après moi, dès que je me sentis stable ... Je commençais à faire bouger les divers objets dont j' avais élevé l' essence, les élevant à deux bons mètres au dessus de ma tête de zélosienne, puis je les empilais, et les rangeais en l'air par taille ... Puis, sentant qu' Aïre était nerveux, je m' efforçais de le rassurer en lui envoyant de ondes apaisantes, c'est vrai que je n'avais même pas pris la peine de lui demander son avis ... Combien de temps restais je ainsi suspendue dans les airs ? Aucune idée ...

Néanmoins, ce ne fut guère ma conscience qui me dicta de redescendre de mon perchoir aérien ... Puisque sentant subitement un poids percuter mon dos de plein fouet, et je perdis toute mon attention, et lors d' un instant, alors que j' étais encore suspendue dans le vide, j' ouvris les yeux de surprise, j'eu largement le temps d' avoir les réactions suivantes, de constater avec effrois que j' allais me manger les pierres que j' avais moi même élevé, de penser au félin qui n' allait pas apprécier de s' écraser lamentablement sur le sol, puis que j' allais aussi et inexorablement en faire les frais ...

Mon premier réflexe fut pour le chaton, je m' efforçais à dépasser ma surprise pour le garder relativement stable tendant la main droite en catastrophe vers lui, puis sentant les énormes caillasses me choir dessus, j' élevais mon bras gauche en guise de protection, tout en cherchant à rejeter plus loin les pierres qui sombraient mielleusement au dessus de ma frimousse ... Finalement, il n'y eu que moi et mon derrière pour s' écraser sur l' herbe. Aïre était en train de descendre doucement, et j' avais pu engendré une sorte de bouclier instinctif contre les pierres ... Et voyant Aïre bondir dans les bras de sa maîtresse, je ne pu m' empêcher d' avoir un sourire gêné après m' être frottée le coccyx ... Songeant qu' il fallait mieux que je termine pour le moment mes ... exploits télépathiques, je me mordis les lèvres afin de dissimuler ma gêne, en levant un oeil vers ma Maîtresse ... Toujours mon sourire serré sur les lèvres ...


- Oups ... Je suis désolée ...


Puis, replaçant mes fils enjadés qui pendouillaient maintenant devant mes amandes, le vert me montant aux joues ... j' hasardai, trouvant mes bottes soudainement pleine d' intérêt ...


- Pour répondre à votre question, Maître ... Il y a bien une technique que je souhaiterais connaître ... Il s' agit du malacia
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Ven 8 Juin - 19:03

    S'appuyant contre l'arbre, la Jedi jouait négligemment avec quelques brins d'herbes bien verts, ses azurs posés sur sa padawan. Sans commentaires, elle l'observa se plonger dans les méandres de la Force afin de lui montrer - rapidement - ce qu'elle était capable de faire. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la Grande Maîtresse lorsqu'elle sentit la caresse de l'esprit d'Anaru contre le sien. Elle lui laissa un accès à sa conscience, mais dans un coin de son esprit elle nota qu'il serait bon de lui apprendre à se faire plus discrète, à s'insinuer dans les esprits des autres sans que la cible puisse le sentir. Cependant, Arsenicia fut étonnée par cette illusion tout de même très réussit et Aïre n'y voyait que du feu, étant donné qu'il commençait à jouer avec cette image immatérielle. Puis, la panthère se changea en une multitude d'oiseaux qui s'envolèrent vers le ciel bleu tandis qu'Aïre tentait, en vain, de les attraper.

    Revenant à son apprentie, Arsenicia hocha lentement la tête, un air satisfait sur le visage.

    « Pour quelqu'un d'aussi jeune que toi, c'est très bien. Mais il va falloir t'entrainer à pénétrer l'esprit d'un autre sans te faire sentir. En général, ceux qui sont insensible à la Force ne peuvent pas vraiment le sentir, mais si tu devais utiliser cette technique sur un autre Jedi ou un Sith... »

    Alors qu'elle parlait, la Jedi observa sa padawan prendre un peu de hauteur, utilisant sa télékinésie pour se maintenant à quelques centimètres du sol. Il n'était pas forcément facile de se faire léviter tout en soulevant d'autres objets, pourtant la jeune Zelosienne semblait assez à l'aise dans cet exercice. Aïre ne sembla pas apprécié d'être soulevé ainsi, son cerveau d'animal ne lui permettait pas de comprendre ce qui se passait avec précision et le félin tenta de toucher le sol en gesticulant et en poussant de petits feulements. Cependant, l'animal se calma peu à peu et se laissa finalement bercer.

    Plusieurs minutes s'écoulèrent durant lesquels Arsenicia se contenta d'observer sa Padawan, faisant le moins de bruit possible. Pour l'heure, elle savait se concentrer lorsqu'elle était au calme, mais il lui faudrait également réussir ce genre d'exploit dans des situations critiques et là, les choses ne seraient guère aussi faciles. C'est alors qu'elle fut percutée de plein fouet par l'un des deux Jedi qui se battaient plus loin. Elle perdit aussitôt sa concentration et chuta sous les yeux de la Grande Maîtresse Jedi, qui n'esquissa pas le moindre mouvement pour lui venir en aide. Après avoir reposé Aïre au sol, celui-ci sauta dans les bras de sa maîtresse, y cherchant une protection contre la jeune fille folle aux cheveux verts qui avait osée le suspendre dans les airs. Un léger rire échappa à la Jedi alors qu'Anaru se frotter les fesses, le vert lui montant aux joues.


    « Ce n'est rien. Au contraire, ce petit incident montre clairement que tu as besoin d'entrainement pour apprendre à garder le contrôle même dans les pires situations. Nous travaillerons cela. »

    Puis, elle répondit à la précédente question d'Arsenicia, à savoir la technique qu'elle aimerait apprendre. Son choix n'était pas mauvais, le Malacia pouvait être très pratique. C'était, en général, un pouvoir apprit peu avant de devenir Chevalier, mais grâce à ce qu'elle venait de voir, la Maître Jedi était certaine qu'elle pouvait maîtriser une telle capacité.

    « Le Malacia est une technique très utile. Je suppose que tu le sais, mais elle consiste à retourner l'équilibre de son adversaire contre celui-ci afin de provoquer chez lui d'importants vertiges, des nausées et des vomissements sans lui infliger de dommages permanents. Elle permet de neutraliser un individu de manière discrète. Il suffit simplement pour cela d'avoir un contact visuel direct avec la cible, quelle que soit la distance. A noté qu'elle ne fonctionne pas sur les droïdes, évidemment. »

    Sans rien laisser paraître, la Maître Jedi usa lentement de cette technique sur son apprentie, modifiant son énergie pour retourner son équilibre. Tout en continuant comme si de rien n'était, elle entreprit de lui expliquer.

    « Cette technique s'accomplit en transformant l'énergie de la cible et non en épuisant la notre. Il faut saisir cette énergie et la retourner. Au début, c'est assez difficile, mais lorsque je l'ai moi-même apprise, mon maître me demandait de visualiser et d'imaginer ses effets dans ma tête avant de les recréer chez ma cible. Au fil du temps, cela devient instinctif et on y pense même plus. Ainsi ... on peut utiliser cette technique sans rien laissé paraitre et ... par exemple, continuer à donner des explications tout en donnant quelques vertiges à son apprentie. »

    Lui faisant un clin d'oeil, Arsenicia se retira alors et cessa d'utiliser le Malacia sur Anaru, qui paru se sentir tout de suite mieux.

    « Quand tu auras compris son fonctionnement, tu pourras t'entrainer de ton côté. Par ailleurs, je t'apprendrais et ce le plus tôt possible, la vision de Force. Etant Zelosienne, tu es aveugle dans le noir ... quand tu maîtriseras cette technique, ce ne sera plus un problème, tu pourras même te battre dans le noir s'il le faut. Mais en attendant... essai le Malacia sur moi. »
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Jeu 21 Juin - 14:44

Le Malacia était une technique qui intriguait abondamment mon attention, une multitude de raison illustrait mon intérêt envers l' apprentissage de ce don,de surcroix. Parce que les études biologiques et organiques dans son ensemble attiraient mon jeune esprit éclairé et attisé par les ineffables volutes de la curiosité quant aux mécanismes vivants qui régissaient chaque individus et êtres de ses ensemble de flots mystiques nous offrant le pouvoir de vie. S' ouvrir à cette voie de la Force était pour moi, plus qu' une nouvelle possibilité de défense ayant pour pratique de renverser l' équilibre naturel d' un assaillant sans avoir à éroder sa propre énergie, l' étude du Malacia était selon la petite zélosienne que j' incarnais, un tout autre horizon de savoir !

Chaque être, à tout instant, est régulé par de complexes réseaux physiologiques. Du sang palpitant, valsant dans les veines dont l' extension cellulaire envahissait la moindre parcelle de notre corps; à l' air inhalé puis expiré permettant affablement la synthèse d' innombrables molécules, engrenages déterminant dans de nombreux fonctionnement cellulaire ... Tout est en mouvement ... Constamment, perpétuellement ... Me frottant distraitement une prunelle, je sentis mon ventre gargouiller ...

Les dires de ma Maître confirmaient effectivement, ce que moi même je savais de cette technique. Aussi, et compte tenu du fait, que son utilisation n'engendrait aucune destruction ou altération majeure au sein de l' organisme de la personne ciblée, l' apprentissage de son usage confortait d' autant plus mon investigation. Néanmoins, je savais qu'il s' agissait une lourde entreprise, nombreux Jedi ayant favorisé le simple usage d'une passe de pensée ou d' utiliser une vague de Force afin de se délester d' un opposant ... Cette fois, je devais m' appliquer et ne pas me laisser sottement troubler par l' agitation extérieur ... Sortant de mon introspection, je replaçais mon attention sur la Jedi, me grattant, à nouveau, distraitement l' oeil du coin de ma main fermée, mes prunelles semblant s' engourdirent ...

Je me remémorais à l'esprit ce que ma locutrice proférait: Se concentrer, visualiser la cible, imaginer l' effet escompté puis le recréer en s' aidant de la Force pour toucher l' équilibre de l' organisme ... Telle la promesse d' une victoire guerrière, l' application était amplement plus complexe à produire que le discours d' encouragement que l' on déclarait à ses troupes ... Des fourmillements semblaient s'enticher à retourner mon estomac, où son équivalent zélosien ... D'ailleurs était il nécessaire de notifier que ces derniers perturbant mon attention, m' avait laissé dans une légère confusion puisque m' attardant plus sur mon affection que sur l'élocution de ma Maître, j'en avais fatalement perdu le fil. Bien qu' obstinée, je m' efforçais à préserver ce fil d' ariane qui se dévoilait sous le voile de la voix tendre de mon mentor ... * Fallait vraiment que ... * ... Perplexe, je fronçais des sour-cils, sans prononcer mots, analysant la substance de mon être ... C'était comme après avoir ingéré une cuillerée de sucre. La tête me tournait, les tempes tressautant aux battements du rythme cardiaque, ma vision flouée, semblait s' opacifier par la dominante saturée des couleurs délavées que mes amandes pouvaient discerner ...



- Mmmmmh ...


Fis je soudainement défiante, comprenant soudainement l' origine brusque de mon inopiné malaise ... Relevant d' une lenteur appliquée mon faciès, plissant mes éclats d' âmes verdoyantes vers les azurs de ma Maître dans un air de suspicion, je grimaçais à l' encontre de son clin d' oeil enjolé, avant de lâcher finalement un petit sourire amusé alors que mon mal être se dissipait ... Tandis que la Grand Maitre me demandait de m' exercer sur elle même, après m' avoir ... tragiquement et indubitablement ... laissé sous entendre, qu' il me faudrait bientôt m' entraîner dans cette veule et vil chose, que l' on dénommait obscurité ... Me remémorant alors une bribe de phrase que la Jedi avait eu précédemment '' Dans les pires situations " J'eu une véritable grimace, serrant les canines pour me plaindre et m' exhorter de cette hantise en silence !

Ne trainant toutefois point de la patte, je soupirais à l' idée de me situer dans la lueur de la noirceur d' une de ces nuit sans coeur, espérant vainement que cette pensée, bien qu' inspirée ! Puisse expirer. Puis, me redressant, recalant mes jambes afin qu' elles soient pliées devant moi, à plat sur le sol d' herbacée, j' aspirais un brin d' air frais, centrant avec application mon attention ... Une première étape de faite ... Visualiser une action ... Que faire ? Ramollir l' usage, l' appuis de ses jambes ? Perdue, elle était assise ... Troubler sa vision ? En ralentissant les échanges oxygénés des organites cibles ? Provoquer une nausée en altérant les mécanismes digestifs ? Cela me gênait, mais après tout c'était elle qui me l' avait demandé, non ? ... Après avoir imaginé en tête, une succession d' avaries sur l' organisme de la Jedi, j' ouvris mes amandes ... * Avoir le visuel * ... Fixant toute mon attention sur elle, dans ce tumulte d' effluves qui supervisaient l' orchestre de son être, ce qui était à la fois son soi et ce qui la rendait ainsi ... Essayant de recréer ces images que j' avais en tête, je tentais de juguler les énergies qui affluaient en mon mentor, tout en tâchant de ne pas prêter attention au regard ou aux mouvements que prêtait ma Maître … Je finis par lever mes amandes vers la Jedi avec hésitation et défiance, comme si le Maître Ombrelune aurait été une bombe qui allait m' exploser au visage ...



- ... Raté ?


Au visu de l' expression des traits de ma Maître ... Effectivement. Pestant à voix haute, je lâchais un soupir bref, mes épaules s' affaissant, puis je refermais de suite mes paupières pour retenter ... Peut être que recréer des effets comme des nausées étaient encore hors de ma portée ? Non, je devais m' appliquer, point. Donc, je décidais de réitérer ma tentative, me concentrant de nouveau, visualisant derechef des états nauséeux et des vertiges puis, chassant cette frustration profonde qui tendait à égarer le lien de ma focalisation, je m' appliquais opiniâtrement à mon exercice, refusant d' échouer aussi facilement, calmant mes humeurs, apaisant mes morceaux et surplus de pensées … Et doucement, ces bribes d' images, de sensations et de pensées se muèrent en d' étranges vibrations ... Vibrations, dont les ondes commencèrent lentement à se répandre dans l' organisme de ma Maître ... La tension montant doucement, se faisant de plus en plus pressante, voir envahissante ... Je m' évertuais ainsi à appuyer sur cette ... pression ? À tirer sur ce fil ? Et cela jusqu' à ce que la Jedi lâche un son étouffé ... Éternuement qui fut suivit par un éclat de rire provenant de ma Maître ...


- Pas mal !


Continuant dans son ineffable fou rire, elle éternua à nouveau devant mon faciès blasé et dépité par mon ... nouvel exploit. Un coup de vent passa, élevant ma tignasse verdoyante dans l' embrun de son souffle, alors que de ma mine renfrognée je croisais les bras pour grommeler en regardant mes bottes ...


- Parfait, je vais pouvoir terrasser tout contrevenant à coup d' éternuement !

- Ça viendra, jeune padawan.


Le côté obscur n' avait qu' à bien se tenir ! Pensai je d' un air narquois pour moi même, en haussant des sur-cils de ma frimousse déconfite ... D' un air apaisant, sans doute pour se montrer rassurant, ou encourageant, Maître Ombrelune passa sa main dans mes cheveux, à ce quoi, je relevais mon minois avec un petit sourire en coin, mes amandes mutines soudainement éclairé de malice, je déclarais ...



- Voulez vous un mouchoir, ... Maître ?
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Jeu 12 Juil - 5:08

    Esquissant un sourire amusé lorsque son regard croisa celui de sa jeune élève et après avoir cessé d'utiliser le Malacia sur elle, Arsenicia s'appuya de nouveau contre le tronc d'arbre, fixant de ses azurs le visage de lutin d'Anaru, attendant patiemment que celle-ci se mette au travail. Par ailleurs, la Grande Maîtresse Jedi avait remarqué la grimace de la jeune Zelosienne et bien qu'elle ne sache pas exactement pourquoi elle avait eut cette réaction, l'intuition de la Jedi la poussait à penser que cela avait rapport avec l'entrainement dans le noir que la Maître Jedi avait évoquée quelques minutes plus tôt.

    Croisant les jambes devant elle, Arsenicia ferma les yeux, laissant son apprentie se concentrer. Si Anaru arrivait à provoquer chez la Jedi une quelconque réaction du premier coup, cela prouverait que la Zelosienne avait un certain talent pour maîtriser la Force. Bien sûr, il était possible de contrer les effets du Malacia lorsqu'on les connaissait, mais cela restait assez compliqué et tout dépendant du degré de maîtrise de celui qui usait de cette technique. En l'état actuel des choses, Anaru serait incapable de résister à Arsenicia alors que cette dernière pourrait le faire si elle le souhaitait. Mais avec le temps, la jeune Zelosienne en serait capable, c'était certain. La Grande Maîtresse Jedi avait un bon près sentiment, elle était certaine qu'Anaru irait loin et qu'elle serait fière d'elle.

    Rouvrant les yeux, la Jedi posa ses azurs sur son élève, qui elle aussi la dévisageait. C'est alors que d'une petite voix qui la fit sourire, elle lui demanda si elle avait raté. Haussant un simple sourcil pour lui faire comprendre que c'était effectivement le cas, Anaru se plongea une nouvelle fois dans ses réflexions, l'air à demi boudeuse, ce qui ne fit qu'élargir le sourire de la Maître Jedi. C'est alors qu'Arsenicia se mit à ressentir une envie d'éternuer plus forte que d'habitude, bien plus forte. Elle comprit aussitôt qu'il s'agissait de sa padawan et éternua quelques secondes plus tard, éclatant de rire aussi après.


    « Pas mal ! »

    Prise d'un fou rire, elle éternua une nouvelle fois, trouvant également très amusant l'expression qu'Anaru arborait en cet instant. Elle avait l'air blasé et dépité par ce qu'elle venait de faire. Ce qui, à ses yeux, n'était rien, était au regard d'Arsenicia un bon début. Thor, lui, avait dû persévérer quelques heures avant d'arriver à un tel résultat.

    « Ca viendra, jeune padawan. »

    Répondit telle aux paroles de son apprentie, lui offrant également un sourire amusé alors qu'elle visualisait Anaru provoquer des éternuements chez un vil Sith voulant la découper en morceaux. Il s'agissait d'une image plutôt drôle, et si cela devait véritablement arriver Arsenicia n'était même pas certaine de pouvoir s'empêcher de sourire, l'air moqueuse. Avec une certaine tendresse, mais aussi pour apaiser sa jeune apprentie, Arsenicia passa ses doigts dans les cheveux couleur herbacé de son apprentie et alors qu'elle remettait quelques unes de ses mèches brunes en place, elle ne put s'empêcher de sourire à la question d'Anaru.

    « Non merci, ce ne sont que quelques éternuements inoffensifs. Quoi que ... en plein combat, éternuer et donc fermer les yeux peut être mortel ... Tu détiens là une arme très dangereuse, jeune fille. » Elle fit une courte pause. « Bien, j'ai quelques affaires à régler. Profites-en pour te reposer, tu vas en avoir besoin. Lorsque je t'appellerais, rejoins moi à l'entée du Temple. Et ne sois pas en retard. »

    Ajouta telle en se relevant, passant une nouvelle fois sa main dans les cheveux de la jeune Zelosienne avant de rentrer à l'intérieur du Temple. Elle avait quelques détails à régler avant de pouvoir reprendre ce premier entrainement qui, elle le savait déjà, serait très éprouvant pour la jeune fille.
    Alors que le soleil se couchait, Arsenicia appela Anaru et lorsque celle-ci fut enfin arrivée, elles quittèrent le Temple Jedi pour s'aventurer un peu plus loin. La Zelosienne avait surement déjà comprit ce que la Jedi allait faire. Après plus d'une demi heure de marche, une fois que les lumières du Temple avait disparues, Arsenicia prit place dans l'herbe, invitant Anaru à venir près d'elle.


    « Je sais que ta nature de Zelosienne te pousse à avoir peur du noir, mais je ne fais pas ceci pour te terrifier. Ce soir, je vais t'apprendre à voir avec la Force afin que l'obscurité ne soit plus jamais un problème pour toi. Tu devras t'entrainer souvent, car il n'est pas exclu que je décide de faire un entrainement nocturne qui portera sur toutes autres choses. Néanmoins, si tu as peur lorsque la nuit sera bien tombée, ma main est ici. »

    Elle leva la main au niveau du visage d'Anaru afin qu'elle la voit bien, puis la reposa sur son genou, alors qu'elle s'était assise en tailleur. Le noir ne tarda pas à se faire et sans les lumières du Temple et avec les arbres alentour, se trouvait là, assise dans l'herbe, pouvait donner quelques sueurs froides. D'une voix qui se voulait calme et apaisante, la Jedi s'adressa à son apprentie.

    « Il s'agit donc de la Vision de Force que je veux t'enseigner ce soir. Les Miraluka la maîtrise naturellement, peut être en a tu déjà entendu parler. Ce pouvoir peut être assimilé au Sens de Force, toutefois il faut faire la part des choses. Le Sens de Force ne permet à son utilisateur que d'obtenir une perception générale de son environnement alors que la Vision permet d'augmenter l'acuité de ce que voit son utilisateur, peu importe l'environnement dans lequel il se trouve. On se concentrant sur une sensation précise il est même possible de voir à travers les murs. Et bien sûr grâce à ce pouvoir il est possible de voir dans le noir complet. Pour voir grâce à la Force, il faut voir à travers elle. Ferme les yeux et plonge toi dans la Force, laisse la pénétrer en toi, cherche à voir à travers elle a sentir ton environnement, tout ce qui se passe autour de toi, les mouvements, les personnes ... tu pourras même voir, avec un peu d'entrainement, ce qui sera sur le point d'arriver. Mais pour commencer, j'ai laissé l'un de mes sabres dans l'herbe, à quelques mètres de nous. Essaye de le trouver et amène le jusqu'à toi. »
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Ven 13 Juil - 22:47

Des secouages de tignasse ! Des triturages de cheveux ! Des résultats désolant de ma … nouvelle arme de destruction massive … qui avait fort fortuitement bien fait rire ma maître ! Et de cet instant de liberté qu' elle m'octroyait soudainement, je n' avais concédé m' attarder que sur une seule bride de phrase … '' Ne pas être en retard '' … Dommage, j' avais déjà prévu tout un itinéraire pour me tenter de me perdre dans le Temple … Ça m' aurait fait une excuse presque valable pour perdre une trentaine de minute si je me débrouillais bien … Enfin tant pis … Parce que j' avais effectivement deviné les vils intentions de la Jedi … Me plonger dans l' obséquieuse déliquescence de la nuit ! J'en appréhendais déjà la manœuvre … Il ne s' agissait guère d'une frousse reniée ! Ou bien même d'une frayeur que je déniais ! Mais, j' éprouvai une véritable hantise à son encontre ! La poisse ! Il nous fallait vraiment passer par … Ça ! Pour mon espèce entière, tout ce qui se rapprochait de prés ou de loin à une perte de lumière et de couleur, à l' ascension de la pénombre ou à la nuit représentait un tabou maudis et entier ! D' ailleurs, le seul équivalent des mots '' Nuit '', '' Noir '' ou autre déclinaison de synonyme en basic, portait une consonance maligne voir démoniaque en zélosien … Puis, nous avions cette fâcheuse tendance au lunatisme dans ces instant … À quoi bon s'entêter ? C'était perclus d' avance !

Je passais donc les prochaines heures, non pas à me reposer, tel que ma maître me l' avait recommandé, mais plutôt à me préparer psychologiquement pour affronter mon hantise de toujours … Alors pour cela, j' étais retournée dans ma chambre, je m' étais assise, j' avais croisé les jambes comme précédemment pour tenter de léviter … J' aimais bien cet exercice, parce qu'il demandait une concentration pleine et entière, sa pratique calmait bien souvent mon esprit lorsqu' il se retrouvait en ébullition à cause des brouillages ambiants que proférait involontairement les autres personnes en pensant … Néanmoins, cette fois-ci, c'était mes propres pensées qui engendraient tout ce désordre dans ma tête ! Je restais donc impuissante, mon séant cloitré sur le carrelage … Par conséquent, je m' étais relevée ! … Pour commencer à marcher … À tourner en rond dans ma chambre … Un tour … deux tour … un troisième … J'en devais bien en être au vingtième lorsque … Je constatai que ruminer ne me servirait à rien …

Donc, finalement, je posais à nouveau mon popotin au sol, après m' être emparée de ma quetarra .. Évidement ... C'était bien souvent la dernière solution à mes remontrances … J' entrepris d' examiner l' instrument avec attention … Entre la mécanique et les cordes une légère couche de particules était venue s' installer, à cette vision mes amandes se plissent de frustration … J' avais négligé ma guitare … Je tendis ma main vers un bureau, je plissais mon regard vers un objet qui était posé dessus, puis tirant la langue avec application sur un coin de ma bouche, je fis léviter un morceau de tissus fin jusque dans ma senestre main et entrepris de nettoyer les coins et recoins de l' appareil … Le passant entre les frettes, autour de la mécanique et des chevalets, je finis par contempler mon œuvre avec un léger sourire de satisfecit. J' entamai alors la suite de l' inspection, je posai donc le haut du manche et de la tête de la quetarra contre mon épaule, passant mes bras par dessus pour aller poser mes mains de par et d'autre du manche, s' apposant sur les fines et fragiles cordes de l' instrument, qui en dénombrait huit. J' appuis doucement sur l'une d'entre elle, et commence à la chatouiller. Un '' Zooooningvrrr '' retentissant et sincèrement écoeurant s'en résulte alors, presque honteuse d' avoir laissé ma quettarra dans cet augure état, je grimaçais, et m'obligeais donc à l' accorder, posant corde par corde, deux doigts à des positions clef entre différentes frettes, tout en roulant les pièces de la mécanique puis en pinçant ensuite la corde afin d' étudier la substance auditive qui en résultait, les chevalets étant déjà parfaitement réglés par mes soins méticuleux, je n'avais point à attraper mon tournevis qui devait trainer sous le lit entre deux moutons de poussières …

Il ne me manquait plus qu'une seule et dernière lorsque la porte s'ouvrit soudainement. Un padawan, d' origine zabrak, s' engagea dans la pièce, me fit brièvement comprendre que l' échéance en était à son terme, et qu'il me fallait dès lors, rejoindre ma maître … D' instinct ma frimousse se tourna vers la fenêtre, d' où la noirceur incidente et opaque me confirmait qu'il faisait nuit, pour se braquer avec amertume sur l' horloge afin de connaître l' heure exacte … Très tard … Et merde … Mes éclats d' âmes rabougris pivotèrent vers le Jedi, un très long soupir de désespoir s' extirpa de ma bouche boudeuse et blasée … Je me relevais donc, tel un condamné à mort se dirigeant vers son bourreau et sa peine capitale, posant l' instrument dans un coin de mur, envoyant nerveusement paître le chiffon par dessus mon épaule … Je m' enquis donc de rejoindre ma maître, les deux mains dans les poches, le dos courbé sous le poids de cette épée de Damoclès, le pas hagard … Arrivée à sa hauteur, je levais juste mon regard sur elle, ne pipant mot, je me contentais uniquement de la suivre dans mon mutisme … Alors je poussais un lourd soupir, avec un air blasé, dont le souffle, fut assez fort pour soulever la mèche de cheveux qui était tombé devant mon visage afin qu' elle reprenne négligemment sa place au dessus de tête … Alors je continuais d' avancer à pas lent, enfin … De trainer des pattes …

Nous quittions le Temple, pour se diriger dans un milieu obscur … Ni Soleil, ni les réverbérations issues de ce dernier bâtiment ne pourrait alors me sauver la mise de mon inébranlable cécité raciale … C'était à pas mesuré que j' avançais, j' étais vraiment pas rassurée, avoir une telle progression dans ce noir complet et absolu ! Bordel, que c'était lourd ! Puis, je devais éviter de perdre Arsenicia dont les bruits fins de ses mouvements et déplacements était mon seul et unique repère pour la suivre … De temps à autre, mon pied butait contre quelque chose, des souches maintenant invisibles à mon regard, des rochers non soutenus dans leur substrat dont agacée je les faisais dévier de mon chemin en leur octroyant un coup de pied … Puis finalement, entre la noirceur et la rancoeur de la nuit profonde noire et ténébreuse, je n'entendis plus le son des pas du Maître Ombrelune, j' avançais inquiète de quelques pas espérant la retrouver, mon cœur commençant à s' emballer. J' étais persuadée qu'elle se tenait juste là il y a quelque inst …



- Aieuh !


Je venais de percuter un truc. Pas assez dur pour être le tronc d' un arbre, mais suffisamment pour m' avoir arrêté. Intriguée, je plissais donc mes amandes avec suspicion, essayant d' étudier cette silhouette insolite et noire, je tentais même de la sonder rapidement avec la Force, ses pensées effleurant avec calme l' ouverture constante de ma conscience ... Une chose était sure, c'était vivant ! … Je compris peu après qu' il s' agissait du Maître Ombrelune, lorsque sa voix s'éleva d' entre les ténèbres ... Je ne m' étais pas perdue …

N' ayant que sa voix pour guide, je fis un effort pour écouter ses consignes … Apparemment elle avait l' horripilante intention de me faire souvent revenir ici pour m' enseigner la vision de Force. J'en étais désabusée … Bon, en faisant un effort, je pouvais éventuellement en comprendre les raisons, c'était d' ailleurs même normal et avisé de le faire … Nan, nan, au fin fond des tréfonds de ma conscience, j' avouais pouvoir reconnaître que j' en serais effectivement aisée d' avoir la possibilité de me débrouiller dans les recoins sombres … Néanmoins, dans l' état actuel des choses … Il m'était encore et difficilement possible de le reconnaître de haute voix, ni même d'y songer ! Pensez vous ! Me faire régulièrement sortir la nuit pour aller trainer dans le noir ! Mais où allez t'on ! Puis, elle me propose de saisir sa main. Alors là, c'était le bouquet! Je croisais les bras avec un air revêche, que mon expression boudeuse amplifia … Je haussais les épaules, rentait le cou, et courbai le dos en m' asseyant … Et puis quoi encore ? C'est pas que j'avais peur de ce truc ! C'est que je répugnais ça ! Ma mère avait tenté de me l' inculquer ! Mais ça passe pas ! Je voulais bien faire des efforts, me montrer intéressée vers la découverte, curieuse vers l' inconnu, méticuleuse envers mon travail, et tout le tragnagna par lequel on adule qualifier ses élèves … Mais, me forcer à sortir dans le noir ! Là, on atteignait le point de non retour ! Hors de question …

Enfin, bon … J' étais là … Dans un coin de ma tête, je songeai qu'il serait bien de se calmer, la Jedi faisait cela pour moi … D' ailleurs, elle n'était pas non plus comme ma mère qui tenait à ce que je me dépatouille par moi même, elle semblait m' aider … Bien qu' aussi rassurante et prévenante, elle ne me laissait pas tel quel dans la faune invisible … Enfin bon … J' étais là … À l' écouter avec ma frimousse renfrognée, effectivement, je connaissais les miraluka pour en avoir croisé au Temple. J' avais eu de vague écho de leur faculté, cependant, j' ignorais qu' elle puisse être apprise par des voyant, justement …

De là, elle me demande de fermer les yeux, grognant sur le fait que yeux fermés ou pas, je n'y voyais rien, j' exécutai sa demande … Et je lâche un nouveau soupir, toujours aussi lourd de ressentiment … Maintenant, se concentrer, se plonger dans la Force … L' esprit embrumé et embrouillé, c'est loin d' être une mince affaire … Alors, au prix d' incommensurable efforts, je m' efforce à me calmer … Ce genre de peur, j'en étais consciente, c'était tout à fait absurde ! Je le concevais sans le moindre encombre, il n'y avait rien de plausible, ni de concret dans nos fantasques superstitions … Je me le répétai mentalement … Ce n'était point dût à la peur, j' étais juste complètement bigleuse, mes émeraudes auraient été incapable de distinguer la silhouette de la cime d'un buisson à celle du tronc d'un arbre ou d' un mort-vivant … Enfin parvenue à plonger mon esprit dans la Force, je m' appliquais à ne plus faire attention à mon environnement, mais bien à cette puissante omnipotente qui régissait l' énergie de chaque être … Et, j'entamais la question implicite de la Jedi : '' Où était ce fichu sabre ? ''

J' étendis alors mes perceptions, essayant de percevoir ce qui m' entourait ... Allant des fraiches hautes herbes, aux arbres imposants, des insectes fourmillants aux oiseaux dormant ... Peu à peu, et avec application, ma réserve s' envolait tandis que mon esprit s' élevait ... Dans mon chemin, je croisais l' aura éclairée de la Grand Maître ... Par la suite, je commençais à m' attarder sur certains points du milieu, j'y déplaçant mon essence vers cette impression que je ressentais ... Je prenais mon temps, analysant la teneur des sensations que je percevais, parfois floue, parfois limpide ... Faible, et pourtant puissante par moment, jusqu'à la découverte d' un élément ... Qui, d' après mes songes n'aurait dût se situer sur ce lieu … ''Ah, tient ! '' … De même, j' examine … M' intéressant en premier lieu sur la forme … '' Ahah ! Cylindrique ! '' … Encouragée par cette première victoire, je poursuis mon analyse ! À demie persuadée d' avoir trouvé l' objet ! Nous passerions rapidement à la suite, puis nous rentrions rapidement ! … Et pourtant, une lueur instinctive vint illuminer la lourde pénombre que sa lumière engendra … Il y avait comme des sortes de défauts, de faible extension cellulaire, pratiquement assimilable aux mienne ! Intriguée, je persistais à m'y intéresser, cela pour finalement en déduire la nature: Une branche d' arbre …'' J' hallucine, tout pour m' emmerder ''

Donc, avant de perdre toute ma concentration en rouspétant ou en grognant, je m' obligeai à persévérer. Je continuais donc mon inspection éthérée ... Je passais donc, avec lenteur et minutie la zone au peigne fin, m' attardant avec plus ou moins d' insistance sur certains points, ou éléments de l' environnement, qu'il s' agisse du feuillage des arbres, des dénivelés du sol ou encore de l' épaisseur des buissons ... Pourtant, rien ne m' indiquait la présence ici d' un tel objet dissimulé ! Je persistais toutefois, et en dépit d'une nouvelle dose de mauvaise humeur qui venait m' assaillir venimeusement. Lors d'un instant, je songeais même à tenter d' utiliser mes capacités de télépathe afin de déceler dans l' esprit d' Arsenicia où est ce qu' elle avait mis cet saleté de sabre ... Cela aurait éventuellement pu fonctionner si d'une, elle y pensait à l' instant même, et de deux qu' elle me laisse pénétrer dans sa conscience ... Chose à oublier définitivement ... Donc, je m' évertuais maintenant à rester calme, je me mise à remuer sur moi même, et par conséquent à perdre complètement mon fil d' Ariane, de fait, je finis d'un coup par lâcher ma tension, marmonnant plus pour moi même ...



- Ah !! Mais non !!! Aarrgh ! … Tant pis, je vais persévérer ! Un point c'est tout !


S' il y avait bien un point sur lequel on pouvait effectivement concéder que je partageais avec ma mère c'était notre opiniâtreté et notre obstination hors du commun dans ce que nous entreprenions. J' avais du mal à accepter le fait de faire des erreurs, ou de rater ce que je faisais, ainsi, je me démontrais du mieux que je pouvais assidue et méticuleuse ... Ainsi, mon exhortation dernière n'était donc que le cris intérieur de mon refus à ne point parvenir à retrouver l' objet en question. Il était hors de question, qu' en plus de rester sottement dans le noir que je rate un exercice aussi idiot ! Un novice de quatre ans y parviendrait ! Et cette pensée m' exacerbait encore ... Et donc, je me remémorais les pensées de la Jedi: '' il est même possible de voir à travers '' ... Je tâchais de me motiver de nouveau, de me concentrer dans la foulée, puis de sonder à nouveau la zone, quitte à farfouiller centimètre par centimètre ... Puis, un éclat me vint à l' esprit, le Maître Ombrelune, a moins qu'il ne s' agisse de son propre sabre, ce dont je doutais fortement, devais sans doute porter, non pas une aura identique, mais au moins similaire à celui que je cherchais ! ... Non ? ... Alors, je tentais cette solution, examinant son aura et sa présence dans la Force, j' étendis mon esprit vers le sabre du Grand Maître. Fin et long. Une sorte de ... fine encoche ? le scindait en deux, mais cela n' entachait en rien les étranges et puissantes vibrations qui en émanait ... De plus, il y aviat comme une sorte d' essence qui la reliait à sa propriétaire, cette sensation était intrigante ... Je savais que chaque sabre était a leur façon unique puisque chacun y portait du siens lors de sa création puis de sa construction ... Mais, je n'aurais jamais cru voir la chose ainsi ... Alors, je replongeai dans ma recherche, flânant de mon esprit l' étendue d' herbe et ces pourtours ... Finalement, avec le temps, je parvenais à garder une sorte de connexion constante, néanmoins, en restant ainsi immobile ce n' était guère compliqué ... Alors, je restais assise, parfaitement ou presque, concentrée, jusqu' au moment où ma conscience bute sur un objet ... d' origine botanique devinais je ... Une souche ! ... Creuse !! ... Mais elle n' était pas vide ! Non, loin de cela ! Un fin objet cylindrique, dont la réverbérance, forte, puissance, mais teinté d'une touche cristalline ensommeillée ... Cela ne pouvait être que ... J' haussais d'un sur-cils, continuant de jauger dans la Force l'objet ... J'ouvris alors ma main, et appelai l' objet jusqu'à moi ...


- Tadaaa …


Finis je par lâcher d'une voix neutre, blasée et morne, en tendant négligemment la poignée du sabre là, où Arsenicia se tenait …
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Jeu 26 Juil - 17:45

    Un soupire échappa à la Jedi alors que son Apprentie se plier à sa consigne non sans grogner. Mais Arsenicia n'en tint pas compte, car elle savait que la réaction d'Anaru était en partie dictée par les croyances Zelosiennes. La Maître Jedi pouvait comprendre qu'être aveugle dans le noir était quelque chose de terrifiant, mais grâce à la Force la jeune Jedi pourrait un jour se déplacer dans l'obscurité total sans problème, une chance pour elle. Quant à la Maître Jedi ... Elle aussi trouvait ce talent fort appréciable et même si sa vue était plus aiguisée que celle d'un humain et qu'elle parvenait à voir où elle mettait les pieds, il était plus prudent de faire également confiance à la Force pour se diriger dans la pénombre. L'oeil pouvait manquer une racine ou une souche d'arbre, alors que la Force, elle, voyait tout. Cela rappelait ses propres entraînements lors de sa jeunesse, alors qu'elle devait sans cesse bouger avec Naakti et que celle-ci lui apprenait sur le tas.

    Revenant à son apprentie, Arsenicia parvenait à ressentir sa peur et sa frustration ... Des points à corriger. Si Anaru avait peur de l'obscurité, que se passerait-il en situation de crise ? La jeune Zelosienne allait devoir se forger des nerfs d'aciers si elle voulait pouvoir survivre aux missions avec la Grande Maîtresse Jedi, ou simplement aux pires entraînements de celle-ci. La première remarque que la Jedi se fit était que son apprentie était lente. Certes, il s'agissait de sa première fois avec un tel pouvoir, mais elle allait devoir faire mieux rapidement, jusqu'à ce que la Vision de Force devienne une seconde nature, devienne automatique. Que sa perception s'étende d'elle-même pour voir là où ses yeux ne pouvaient voir. C'était un travail long et fastidieux, mais très utile au final.

    Pendant qu'Anaru continuait son inspection des environs, Arsenicia sentit une autre présence se rapprocher rapidement. En lançant la Force dans cette direction, elle se rendit compte qu'il ne s'agissait pas d'un être intelligent, ce n'était donc pas un Jedi. Fronçant les sourcils, elle finit par reconnaitre Aïre. Le félin émergea d'entre les buissons et s'approcha d'Arsenicia à pas feutrée, sa queue se balançant au rythme de ses pas. Dans sa concentration, Anaru avait omit de continuer à surveiller l'ensemble de son environnement ... Ce n'était pas forcément facile de se concentrer sur deux choses à la fois, c'était un peu comme tenir deux poids lourd à bout de bras, on fini forcément par lâcher l'un des deux pour mieux tenir l'autre. Mais Anaru était encore jeune, elle avait le temps d'apprendre. La concentration d'Anaru semblait cependant s'effriter lentement et lorsque celle-ci marmonna pour elle-même, Arsenicia posa brièvement ses prunelles sur elle, bien que la Zelosienne ne puisse la voir.


    « Calme-toi. Prend ton temps, inutile de se précipiter. »

    Mais Anaru était obstinée, une qualité comme un défaut. Revenant à Aïre, Arsenicia laissa son apprentie poursuivre l'exercice, suivant son cheminement à travers la Force. Faisant preuve d'ingéniosité, la Zelosienne observa le second sabre de la Maître Jedi, identique au premier, afin de trouver plus facile l'autre. Cette méthode était payante et bien que ce fut un long cheminement jusqu'à la réussite de cet exercice, Arsenicia était satisfaite. Saisissant le sabre qu'Anaru lui tendait, elle le remit à sa ceinture, posant son regard sur sa Padawan. Celle-ci avait l'air totalement blasée, cela s'entendait également dans sa voix. Il était clair qu'elle n'appréciait toujours pas cet exercice. Caressant d'une main le doux pelage d'Aïre, Arsenicia se releva afin de faire quelques pas, toujours dans le noir. Le petit félin s'allongea, quant à lui, près de la cuisse d'Anaru en baillant.

    « Tu es lente, mais tu t'amélioreras au fil du temps. Mais il est facile de voir en restant assise, mais en mouvement ... Debout, lève toi. »

    Arsenicia siffla alors et Aïre répondit aussitôt à cet appel. Ce penchant vers lui, elle lui chuchota quelques mots dans sa langue natale, se servant également de la Force pour influencer le petit animal. Le félin était plus intelligent qu'il n'y paraissait et quelques secondes plus tard, il s'éclipsait à travers les arbres.

    « Deuxième exercice. Fais comme tu veux, mais retrouve Aïre. Il se balade dans les environs, sans courir, sans se cacher. A toi de jouer. »

    D'un bon, Arsenicia grimpa dans l'arbre près du quel les deux femmes c'étaient trouvés assises quelques minutes plus tôt. Assise sur une grosse branche, les pieds dans le vide, elle posa son regard sur Anaru et d'un geste lui intima d'y aller.

    « Vas et lorsque tu l'auras capturs, reviens ici avec lui. Et fais attention à ne pas lui faire mal, il pourrait alors décider de te tailler en pièce. » Elle fit une courte pose « Oh, et n'essaye pas de te défiler et de rentrer au Temple, parce que si tu essayes je le saurais et je n'aurais aucun scrupule à prolonger cet entrainement jusqu'aux aurores pour te punir. »

    Souriant, un léger rire accompagna Anaru alors qu'elle commençait à se retirer. La Maître Jedi savait pertinemment que son Apprentie n'allait pas aimer cet exercice, mais c'était nécessaire. Après cela, elles retourneraient au Temple et la jeune Zelosienne pourrait se reposer ... si elle n'essayait pas d'être plus maligne d'Arsenicia.
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Lun 30 Juil - 10:52

Une présence s'était approchée de nous, j'eu un léger sursaut en sentant une boule de poil se blottir à mon côté. Prudente, je posais ma main gauche avec surprise et appréhension, sur la touffe de fourrure afin de comprendre de quoi il s'agissait, le contact chaud me laissait sentir les battements de son coeur, et un peu de la même façon que précédemment, j' entrepris de percevoir son fluide via les remous de la Force ... Son essence ne m' était d'ailleurs pas inconnu bien qu' encore méconnu ...

... Un Mammifère ... Un Félin ... Aïre ? ...

Aucun doute, c' était bien le chaton que j' avais croisé plus tôt ! ... Mais qu' est ce qu'il foutait là lui ? Je ne l'avais même pas senti venir ! Et dire que je m'enquiquinais à sonder l'environ tout ça pour ne pas parvenir déceler la présence d'un félin … Ça m' énervait !! J'entendis alors Arsenicia qui s' était levée, sa voix perçant le tumulte noir de l' obscurité, je m' efforçais de mon air buté d' écouter ce qu' elle disait … Lente ... Un défaut que ma mère me gratifiait lors de nos entrainements ayant lieu dans cette même tranche horaire ... Elles avaient beau, toute deux râler quant au temps que je prenais ! J'en avais pas grand chose à faire ! Puisque dans de telles conditions ! Je n' avais pas la moindre motivation pour entreprendre ce genre d' exercice ! Aussi, impératif soit 'il ! … Ainsi, fallait pas s' attendre à des miracles … Puis même ! Ça se voyait que je n' étais pas dans mes entières dispositions ! Enfin, à sa demande, je soupirai de lassitude et me levai, mes bras obstinément croisés … Notre escapade nocturne n'en était apparemment pas à sa fin … Je ne pris pas la peine de m' intéresser à ce que la Grand Maître chuchotait à sa bestiole à poil, en fait, à force de rester là, dans cette obséquieuse noirceur, je sentais mon impatience croitre … Par nervosité, mon pied s' était mis à frapper le sol, j'aurais tout aussi bien pu lancer d'un ton désinvolte:'' Quand est ce qu'on se casse ?" Bien que l'idée n'était pas là, j'étais certes agacée, mais mon lunatisme ne me permettait guère l' insolence, et cela, malgré le fait que la Jedi montant à un arbre, je ne pris ni la peine de m'y intéresser, ni de lever la tête pour la regarder de mon regard blasé, élevant uniquement un unique sur-cil d'un air circonspect à l'entente de sa demande ... Si j'avais su qu'un jour je jouerais à cache-cache avec un félin en guise d'entraînement ... Enfin, maintenant que je pouvais plus ou moins m' éloigner de la Jedi, un songe tierce et effronté m' effleura l'esprit, cette dernière me susurrait que je pourrais toujours rentrer au temple, puis dire que j'ai suivi Aïre, mais que finalement je l'ai perdu de vue et que … La voix d' Arsenicia s' éleva à cet instant précis d'entre les ténèbres ... Rester jusqu'à l'aurore ? Et merde.


- Loin de moi cette douce idée !


… Avais je ainsi marmonné à son encontre avec un rire, en étamant le pas d'un air résolu … Enfin, une lueur d'espoir d'en finir rapidement m' assaillit. Effectivement, au plus vite j'aurais la main mise sur le chat, plus vite je quitterais l' ombre de ces lieux ! … Il me fallait donc m' appliquer et me montrer soigneuse, et par conséquent, tendre à mettre de côté ce caractère lunatique et flegmatique qui m' exhortait. Il y avait donc, deux points à mettre en oeuvre : d'une, rester concentrer et ne pas trouver d' excuses élogieuse afin d' adoucir l' amertume de ma mauvaise humeur; et de deux, faire le moindre bruit possible, il me serait plus aisé de retrouver l' animal en me fiant à la fois, à la Force qu'à l' acuité de mes oreilles effilés ... Bon, je m' étais donc mise en route. J' avançais tout d' abord doucement, prenant bien soin d' analyser de ma conscience la topographie de mon environnement, repoussant à deux mains les feuillages épais des arbrisseaux, je parvins à glisser ma petite taille au travers d'une fine rangée de bambou, non sans quelques grimaces. Cette fois ci, je n'avais pas gardé mes mimines dans les poches, non, puisqu'elles me permettaient d' assoir et de conforter mes appuis lors mon avancée fugace dans les enchevêtrements racinaires.

À plusieurs reprises, je me pris le pied sur une souche ou un affleurement de calcaire qui trainait ici et là, et pestant dans mes déséquilibres, je tentais de me raccrocher de justesse à la première branche que mes réflexes instinctifs pu saisir ... Après cinq minutes à vadrouiller dans la direction où il me semblait qu' Aïre se soit faufilé, je fis une halte, afin de me centrer, et d'étendre mes perceptions au mieux ... Je pouvais percevoir au loin l'essence lumineuse de ma Maître, toujours perchée dans son arbre ... Et dire qu'elle se la coulait douce ! J'avais pas mal cheminé depuis mon point de départ. J' étais maintenant inondée par les arbres tempérés qui de leur feuillage abondant obstruait profondément ce faible éclat lunaire qui surplombait la voute céleste, lueur que je ne pourrais cependant jamais apercevoir de part l'active tare génétique qui me conférait ma cécité ... Soudain, un bruissement furtif se fit au loin entendre, je tendis l'oreille et mon esprit vers ce point ... Au travers des milliers et infinis échanges d' énergie qui jusaient et affluaient au sein de la Force, je sillonnais de ma conscience cette infinité d'essence, j'entrepris de rechercher la seule qui évoquait à mon âme la réciprocité d'un contact intime ... Par delà cet imminent réseau de vie, je distinguais avec tout d'abord difficulté puis, après écarté les innombrables possibilités qui ne m' intéressait point, je pu enfin sentir la présence tant convoitée qui gambadait, flânait avec insouciance autour du tronc d'un arbre, cinq cent mètre plus loin ... Raaagh, j'allais devoir traverser la forêt en espérant ne pas me prendre une branche ou de tomber dans un trou ... Pourquoi être parti si loin ? Malgré cette sombre perceptive, un petit sourire avivant mes airs de péronnelle, s' illustra sur mon minois ...

Je repris ma vadrouille, avec plus de hâte. Je portais mon bras droit devant mon visage afin de me protéger des éventuels branchages qui devenaient de plus en plus épineux, ayant quitté la petite zone forestière, me voilà qui crapahutais maintenant dans un mélange d' hautes herbes sauvages, de ronces et autres arbustes aux épines acérées, il ne me fallut guère avoir recours à la vision de Force afin d'en déduire la nature de l' abondante flore, leur contact douloureux cherchant à entailler ma peau me suffisait amplement ... Le chemin était obstrué par la végétation foisonnante, si Aïre n' avait sans nul doute eu aucune difficulté à se faufiler avec sa petite taille, pour moi la complexité de tracer un chemin, malgré ma faible stature, s'en retrouvait amplifié ... Mais, je tins bon. Finalement, je m' arrêtai à nouveau, et replongeais avec autant d' application que précédemment ma quiddité au sein des volutes de la Force, je retrouvais facilement celle du félin qui se situais un peu plus loin, là où la topographie se trouvait être au pied d'un affleurement dénudé de tout végétaux ... Une brise passa, élevant les fils de ma tignasse de chlorophylle, amenant avec elle, un pressentiment anxiogène et amer qui monta de mon plexus solaire jusqu'a ma gorge, y laissant un gout au caractère acariâtre. J'eu une hésitation avant de me décider à y aller, néanmoins, Aïré s'y trouvait, je repris alors ma marche en affichant un air résolu ... Et arrivée enfin à sa hauteur, je me mise à tâtonner la parois fragile et poreuse, tout en appelant le félin.



- Aïreee ...


M' efforçais je de prononcer avec un timbre de voix rassurant et positif ... En écoutant avec attention une quelconque réaction à ma voix, je pu entendre le petit animal pousser des miaulements. Miaulements qui venaient d'un trou dans la parois, pour l'avoir tâtonner à l' aveuglette de mes mains, je pouvais affirmer qu'il avait deux mètres d'envergure ... J' avais toujours ce mauvais pressentiment à l'esprit, de fait, l' envie d'entrer dans cette antre improvisée ne me plaisait guère. Puis, pour avoir sondé de la vision de Force le contenu de l' abysse, je ne pouvais confirmer que le chaton en était l' unique occupant ... Un feulement inquiétant, pressant s'échappa d' Aïre. Je soupirais en tapant du pied avec nervosité, je me mordis un ongle. Je sentais sa panique m' envahir, troubler le flux de mon esprit pour se mêler à mes propres pensées. Je devinais son coeur battre de peur la chamade. Je ne pouvais le laisser ainsi. Non, je devais l'aider ! ... Mon agacement avait ainsi laissé place à l' anxiété ...

Je m' entichais néanmoins à garder mon calme, et m'efforçais à préserver mon sang froid en prenant deux inspirations ... Fallait que ça arrive, mais quelle poisse ! Hors question d' appeler Arsenicia pour de l'aide, parce si parce que si j'en avais rien à carrer qu' elle m' estime lente dans ma progression, lui laisser la possibilité de croire que je n'étais pas assez débrouillarde ou autonome ! ... Je fermais les yeux et serrais alors mes poings, me donnant du courage, puis, je m' accroupis, et entrepris de pénétrer dans l'antre à quatre pattes avec furtivité, sans proférer le moindre bruit ... Une étrange substance collante, qui au touché ressemblait à des fils, trainait dans certains des recoins, il me fallut frotter mes doigts contre le sol afin d'ôter cette soie étrange, et cela, non sans grimace ... Heureusement, j' avais juste la taille requise pour ne pas ramper. De ce détail, mon instinct de zélosien optimiste s'appliqua à le prendre comme un point bénéfique ... Avec la plus grande des discrétion, je suivis les gémissements d' Aïre pour arriver enfin à sa hauteur. Je lançais à nouveau mon esprit dans la Force ... Je tendis ma main vers lui en chuchotant doucement ...



- N'ai pas peur, laisse toi faire, je viens t'aider ...


Il m' avait léché la main, et j' atteignis enfin son pelage. À l' aveugle, je m' efforçais de le caresser afin de l'apaiser, de le rassurer. Il s' était emmêlé les pattes dans quelque chose. Oui, il y avait cette même substance poisseuse et malodorante tout le long de son corps, il semblait être empêtrer dans cette matière sirupeuse, et les cris qu'il poussait, était uniquement du à son combat pour s'en délivrer. D'un ton se voulant rassurant, je lui susurrait à nouveau des paroles réconfortantes, bien que moi même j' étais loin d' être rassurée. Cette présence que j'avais senti plus tôt, semblait attendre quelque chose ... Quoi ?

Une idée me vint, je glissais à ma ceinture deux doigts et fouillais dans ma poche droite pour en attraper un morceau de sucre. Ce genre de merde avait le don de me rendre malade, paradoxalement, si j'étais déjà malade et que j'en ingurgitais, ça avait la possibilité de booster mes défenses immunes, si la dose n'était pas trop forte évidement, par conséquent, j'en avais souvent un bout qui trainait dans une poche ... Je lui tendis donc le morceau de sucre, du plat de ma main, l' invitant à venir lécher la friandise ... Avec Rajanes, ce genre de petite ruse fonctionnait souvent, c'est que Miss écaille était une sacrée gourmande. Aïre lécha le morceau, puis vint se frotter contre la paume chaude de ma main ... Au sens littérale, il s'y colla.



- Mais, tu t'es emmêlé dans de la bave de Hutt !?


Sincèrement, j'aurais préféré ... Je secouais ma main pour me débarrasser de l' étrange substance que j'enlevais du corps de l'animal ... En vain, la matière collante ne semblait guère vouloir quitter mes poings. Un mouvement au loin se fit percevoir. Sentir un corps lourd, pesant, immense et puissant se mouvoir dans l'ombre eu le don de me glacer sur place. Alarmée, j'en fus figée. Un voyant lumineux s'était allumé dans ma tête, ce dernier signifiant clairement qu' un danger non potentiel mais indubitablement mortel venait de s'avancer en direction du léopard, et par conséquent de la mienne. Le félin miaula de plus belle, et se débâtit férocement. Je lançais inquiète un regard vers le fond de l' abysse, là où l' inconnue, la bête se tenait ... D'autres ondes et déplacements toujours aussi menaçant furent aisément distinguable ... Certes, je ne voyais rien. Absolument rien de plus que le noir profond dans lequel j' étais déjà plongée, mais il ne s'agissait seulement d'un réflexe, le même qui vous force à vouloir regarder jusqu'au bout la douleur, la peur ou la mort venir en face. Puis, c'est en abandonnant toute amertume, que j' agrippais l' animal avec discretion, mes cellules nerveuse cogitant avec fébrilité sur un échappatoire ... Grogner et rouspéter, était un luxe que de tels situations ne pouvaient me permettre l' usage, au risque d'y laisser mes feuilles ...


- Aïre, calme toi !


Avais je chuchoté avec inquiétude ... Un nouveau mouvement s'était rapproché. Je ne bougeais plus, et avais bloqué les gestes d' Aïre qui maintenant me mordillait avec insistance les doigts ... Qu'est ce que c'était que ça ? Je fis le résumé de ce que je savais : '' C'est gros, ça aime le noir, ça colle, ça créé des toiles ... Une araignée ? " Non, je devais me tromper. Je n'avais jamais entendu parlé d'une bestiole du genre vivant ici ! Et encore moins de cette taille ! ... Néanmoins, si ma déduction s' avérait exacte, tirer bêtement sur la toile n' allait faire que d' attiser l' appétit de la faune local ... Ce n'était pas vraiment dans mon intérêt, et au vue de sa masse, elle n' allait faire qu' une bouchée de mon petit minois ...

Il y avait donc trois paramètres à prendre en compte: la toile qui avertirait l' araignée, la substance qui collait Aïre au sol et le temps qu'il me faudrait parcourir le tunnel avec le félin sous le bras. Pour la suite, je verrais après ... Comment faire pour reprendre Aïre sans réveiller l'attention ? ... Je plaçais mes bras en croix devant le félin, et y plaçais ma tête au dessus, puis je fermais les yeux. * Imaginer. Visualiser * Il fallait juste qu' elle ne soit plus attentive, qu'elle pense à autre chose, un vertige devrait être suffisant, mais il devait être assez long pour que je puisse tirer Aïre de son piège ... * Tu es fatiguée petite araignée, tu es fatiguée. * ... Une telle créature connaissait elle au moins la fatigue ? ... Mmmh, peut être pas ... Mais peut importe, l'idée était là ... * Ton corps va se ramollir, tes sens s'amoindrir * ... Ensuite, je relevais mon bout de nez rond et retroussé, et ouvrir en grand mes amandes, à la recherche des échanges organique de la bestiole. J' appuyais dessus, je tirais dessus ... Enfin, il s' agissait des mots que je pouvais utiliser au mieux afin de décrire ce que j'étais en train d'entreprendre sur l'organisme de la bestiole ... Puis, au travers de la Force, une de ses pattes flancha, ainsi qu'une autre, un son sourd spécifique d'une chute brisa le silence. Le Malacia s'était bien, mais je ne le maîtrisais certainement pas assez pour oser espérer que son effet dure bien longtemps. Je ne pris alors guère le temps à mesurer l'intervalle de minutes ou de secondes que je détenais, je pris le félin dans mes bras en reculant, le laissant feuler, alors que son poil s' hérissait de peur et de colère entre mes mains. Je tirais de toute mes forces en m'agrippant à lui. Pour avoir un meilleur appuis, j'avais placé mes pieds en avant contre deux pans de la parois tandis que je tirais en arrière, le buste surélevé. La soie visqueuse lâcha d'un coup. Je me reçu lourdement contre le dos, une caillasse percutant mes vertèbres, s'enfonça dans ma peau, ce qui me fit cracher l'air de mes poumons avec violence. En gémissant, je me retournais et entrepris de marcher sur les genoux le plus rapidement possible. Un son feutré retenti dans mon dos, j' avalais un brin de salive. Elle revenait. Quelle merde ! ...

Je continuais de marcher à trois pattes, tenant Aïre contre ma poitrine. Des vibrations de plus en plus fortes se répercutaient derrière moi ... Par réflexe, je me mise à nouveau le dos contre le sol, et plaçais un coup de botte dans l'une des mandibules de l' araignée qui était parvenue à ma hauteur, avec l'autre jambe, je m' étais décalée prestement pour esquiver un dard à l'épaisseur de mon auriculaire qui vint se planter dans la terre faisant planer un fin nuage de poussière. Pour en avoir inhalé des particules, je fus transit par des quintes de toux insurmontables, que je m' efforçais toutefois de retenir, sachant pertinemment qu'elles me feraient défaut. L' araignée finit par dégager ses appendices, puis par planter de son poids pesant deux de ses pattes sur les pans de mon manteau de bure, j'étais coincée, et avec Aïre qui pestait aussi fort que moi, la donne était loin d' être dans mon camp. Je le sentis, l' énorme bestiole, fit basculer soudainement son abdomen en arrière, pour mieux m' empaler de son dard. Cependant, j' étendis de justesse mes deux jambes en avant pour bloquer son mouvement et l'empêcher de m'atteindre. Elle forçait quand même contre mes appuis, et je savais que je ne pourrais éternellement garder cette position, elle avait beaucoup plus de force que moi. Ses deux mandibules claquaient férocement au dessus de nez. Et évidement ... Jeune obstinée que j' étais ... Je n'avais pas de sabre laser à ma ceinture. Pensez donc, pourquoi faire ? ... Moi qui me croyais si maligne, je n'avais jamais songé qu'un jour, ou qu'un beau soir, j'irais me faire emmêler dans une toile d' arachnide ... Je voyais ma mère me congratuler de son ton narquois et condescendant: '' Bien, bravo, Ana ! Je te félicite ! '' Pour finir par une question rhétorique : '' Et comment tu fais pour te sortir de là indemne Miss ? " Et là, impossible de feinter en quittant le manteau de ma bure.

Mettons les choses au clair ! Il était hors de question que je me fasse bouffer ! Par une araignée de surcroix ! Je suis zélosienne qui plus est ! Mon organisme lui serait particulièrement indigeste ! Enfin, je n'allais donc pas lui en faire la morale, même si ça m'en démangeais ... J'aurais beau tenté de lui parler, ou quand bien même de l' apaiser, on ne pacifiait guère un estomac affamé ! Je commençais à fatiguer ... Sérieusement. Il me restait toutefois une dernière solution en tête, mais elle était risquée, et je ne l'avais vu qu' avec ma mère ... Je serrais des dents, fermais les yeux, et appelai une lumière de Force. L' apparition lumineuse ne dura à peine 5 secondes, d'abord faible et innocent, il finit par inonder le pourtour avoisinant. Cinq secondes, ce fut pourtant le laps de temps nécessaire pour effrayer l' animal et de continuer à sortir du tunnel, mais ce ne fut pas sans frasque pour ma part, en m' éclipsant, mon assaillante à s'agrippa à l'une de mes jambes et entailla ma peau, ce ne fut que parce que je lui enfonçais mon autre pied dans les mandibules qui me mordaient qu'elle finit par me lâcher, tout ceci, en essayant de contenir Aïré dans mes bras qui se débattait en miaulant et en feulant de plus belle ... De son étourdissement, j'en profitai pour lui envoyer une vague de force, qui bien que légère et maladroite, fit trembler la parois des murs qui commencèrent à s'affaisser sur notre bout de nez et m'octroya du temps nécessaire pour sortir de l' abysse, et d'enfin retrouver l'air lunaire ... Bordel, j'étais sortie de ce trou à wompa ! ... Je me relevais, Aïre toujours collé contre mon bras à cause de la substance sirupeuse, mon coeur battant toujours, ma respiration haletante ... Parce que la parois s'était refermée derrière moi, je ne cherchais à fuir, enfin pas encore, j'avais ma foutue jambe qui me faisait un mal de chien ! Mais, je m'étais relevée, parce qu'il fallait que je m' éloigne d'ici par mesure de sécurité et que je retrouve Arsenicia ... D'ailleurs, elle ! J'espérai qu'elle n'avait pas d'autre idée du même genre ! J'ai faillit me faire bouffer par une connas ...

La parois de l'affleurement dans un son d'écroulement et de chute de pierre, se désagrégea. Je lâchais un cris de surprise et me recroquevillais en plaquant mon protégé contre le sol, en pestant contre mon assaillante qui venait de passer au travers des éboulis, ses appendices claquant une symphonie joyeusement lugubre à notre encontre. À ce niveau là, c'était du harcèlement.



- Saleté !


Mais elle allait me foutre la paix elle ? Je m' agrippais alors de ma main au félin, et j' étendis l'autre en direction de l' énorme bestiole, lâchant un cris du autant à l' effrois qu'à l' effort que je proférais. En effet, en élevant ma senestre main, je venais d'engendrer une lourde poussée de Force que mon instinct de survie venait de créer. Ou était ce de la peur ? Le flux énergétique vint percuter la masse noire qui ne pu retenir son cris de surprise, dans une vibration sourde, je pu sentir le décors environnant trembler dans le choc, mais, présentement, j'en avais que faire. J'essayais de me concentrer afin de percevoir mon environnement, cherchant à atteindre les broussailles au plus vite, je suivais le songe qui effleura mes cellules nerveuses, celui-ci me confessant que de par sa taille, l'araignée aurait plus de difficulté à se mouvoir dans l' ardue épaisseur des ronces ... Avec empressement, je me mise à tituber vers cette voie qui m' offrait un unique échappatoire, et cela jusqu'à ce qu'une matière visqueuse vint se coller à ma jambe endolorie qui se colla au sol, et me fit chuter brutalement contre ce dernier dans un cris. Je me reçu sur les coudes, afin d'éviter que le félin n'ait à encaisser la chute, et c'était effrayée que je sentis dans le noir absolue la masse immense venir me surplomber de toute sa taille, alors que, je m' obstinais à tirer sur les fils baveux qui m'emprisonnaient tout en cogitant sur la prochaine contre offensive qu'il me faudrait user afin de survivre au joie de la faune locale ... Une nouvelle projection ? Lui balancer une souche ? Un rocher ? Essayer un nouvel éclat de Force ? Qu'est ce qui serait à la fois le plus sure et le moins éreintant sur le moment ?
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Lun 30 Juil - 18:41

    Arsenicia suivit son apprentie du regard jusqu'à ce que celle-ci soit hors de vue. A partir de cet instant, la grande maîtresse Jedi se plongea dans la Force afin d'observer au mieux son environnement et de suivre à la trace la jeune Zelosienne. Ossus pouvait être dangereuse, surtout de nuit et la Jedi ne tenait pas à ce qu'Anaru soit gravement blessée dans cet exercice, ce n'était pas le but. Elle avançait avec difficulté dans la végétation, se blessant légèrement dans les ronces ou lorsqu'elle perdait l'équilibre, son pied se prenant parfois dans une racine ou dans une souche qu'elle n'avait pas vue. Avec le temps, sa perception grâce à la Force allait s'aiguiser jusqu'à ce que plus rien ne puisse lui échapper ... Mais pour l'heure, alors qu'elle commençait à apprendre, Arsenicia était satisfaite.

    Aïre c'était rendu plus loin qu'elle ne le pensait. Ne souhaitant pas se trouver trop loin d'Anaru, au cas où il arrivait quelque chose, l'Arcadienne sauta à terre et se servit de la Force pour sauter le plus haut possible et ainsi éviter de crapahuter dans les brousses, ce qui la ralentirait grandement. Dans la nuit, uniquement éclairée par la pale lueur de la lune, elle devait prendre bien garde à ce qu'elle faisait et plus d'une fois elle manqua de mal se réceptionner au sol ou sur une large branche d'arbre. Sa bure noire, qu'elle avait remise en retrouvant Anaru un peu plus tôt, flottait derrière elle et claquait dans le vent lorsqu'elle bougeait un peu vite. Néanmoins, dans son avancée, les gestes de la Maître Jedi étaient rapide et précis, elle savait ce qu'elle faisait et avait confiance en ses capacités. Elle termina sa course dans une petite clairière où elle demeura afin de suivre Anaru grâce à la Force.

    Celle-ci c'était aventurée dans une grotte assez étroite où Aïre devait se trouver. Il s'y trouvait également une autre présence qu'Arsenicia sentit clairement, mais celle-ci n'avait pas encore bougée, peut être dormait-elle ... Ou pas. Elle la sentit bouger à travers la Force tandis que la Zelosienne tentait de sortir avec Aïre. Comme un écho, elle sentit la faim et la soif de sang, la peur également, qui émanait d'Anaru. Fronçant les sourcils, la Jedi se releva et se concentra davantage sur son apprentie. Elle se débrouillait pour sortir, acculée par le monstre ... La Jedi ne voulait pas intervenir tout de suite, elle souhaitait voir comment la jeune fille allait s'en sortir. Lorsqu'elle comprit qu'Anaru n'y arriverait pas, Arsenicia partit dans sa direction aussi vite qu'elle le pouvait.

    Lorsqu'elle sauta au-dessus de la cime des arbres, elle vit une lueur. Forte, elle fit peur à l'araignée et permit à Anaru de sortir de la grotte. Durant cinq secondes, Arsenicia sentit la Force se déchainer ... La Lumière de Force ... Anaru venait d'impressionner sa Maîtresse. Bien que cela soit un pouvoir pouvant être apprit par un apprenti, qu'Anaru le maîtrise déjà l'impressionnait, bien que celle-ci n'ait tenu que quelques secondes. Et alors que la peur lui tenaillait le ventre, la Zelosienne parvenait encore à réfléchir convenablement ... C'était une grande qualité, mais Arsencia n'allait pas pousser l'expérience plus loin et se préparait à intervenir.

    Lorsque la Grande Maîtresse Jedi arriva sur les lieux de l'affrontement, Anaru était à terre, la bête au-dessus d'elle. Hideuse, elle était entièrement noire et son dard n'avait pas l'air très amical. A l'instant où elle allait faire une bouché de la Zelosienne, Arsenicia se matérialiser devant son apprentie et prit un violent coup de patte qui la projeta quelques mètres plus loin. Malgré la douleur, elle se réceptionna à genoux en glissant légèrement.


    « Anaru ! Lâche Aïre ! »

    Une fois le félin disparu, la Zelosienne pourrait se montrer bien plus efficace avec les fils tandis qu'Arsenicia attirait l'attention de la créature en lui lançant de grosse pierre. Elle y parvint sans trop de mal et l'araignée la chargea ... au dernier moment, elle esquiva d'un bon sur le côté et parvins à rejoindre son apprentie, qu'elle libéra en tranchant les fils avec son sabre laser, dont la lueur bleutée éclairée le visage de la Jedi.

    « Met toi à l'abri, tout de suite ! »

    Une patte manqua de s'abattre sur l'Arcadienne, mais c'était sans compter son arme. D'un habile mouvement, non seulement elle parvint à repousser la créature mais aussi à lui trancher la patte. Au lieu de se replier à cause de la douleur, l'arachnide s'énerva et attaqua de plus belle, forçant la Jedi à se replier. Acculer contre un rocher, elle vit de coin de l'oeil son apprenti, cacher parmi les broussailles. Qu'elle reste là, il était préférable qu'elle n'intervienne pas... Comprenant que c'était la lueur de la lame qui permettait à l'araignée de la voir comme en plein jour, Arsenicia désactiva son arme et la rangea à sa ceinture, seule la Force la tirerait d'affaire. Serrant les poings, elle puisa dans la Force la puissance dont elle avait besoin et, levant une main devant elle, déversa de puissants éclairs sur la créature. Celle-ci se replia sur elle-même sous le choc, poussant un cri strident fort désagréable. Quelques secondes plus tard elle tenta de résister et donnait des coups de pattes dans le vide, sans vraiment savoir où frapper. Y joignant son autre main, les éclairs doublèrent d'intensité et les puissants arcs électriques frappèrent la créature de plein fouet. Sous le choc, celle-ci alla percuter la roche. Profitant du fait qu'elle était sonnée, Arsenicia leva une main et lançant la Force, la créature fut soulevée du sol comme un vulgaire rocher. Elle battit l'air de ses pattes, tentant de retrouver la terre ferme, mais la Jedi était décidée à ne pas lui laisser cette chance.

    Elle referma alors son poing et dans un horriblement craquement d'os, l'araignée fut réduite en une carcasse écrasée, affaissée et difforme. Ses pattes avaient prit une drôle de forme et son corps était plein de creux. La carcasse désormais sans vie retomba lourdement sur le sol lorsque la grande maîtresse Jedi n'y accorda plus d'attention, désormais aux côtés d'Anaru. Tandis qu'elle observait la blessure de la jeune Zelosienne à la lueur de son sabre laser, elle prit la parole d'une voix ayant retrouvée son calme.

    « Pardonne moi, j'aurais dû vérifier les environs avant de t'envoyer crapahuter. Je suis vraiment désolée. »

    Elle avait dit cela en la regardant dans les yeux. Au fond des azurs d'Arsenicia, on pouvait clairement voir que celle-ci était sincère et vraiment désolée, elle n'avait pas été suffisamment consciencieuse et Anaru aurait pu y laisser sa vie. Sortant un bandage d'une des sacoches qui se trouvaient à sa ceinture, Arsenicia l'enroula autour de la blessure d'Anaru en prenant bien garde de ne pas lui faire mal. La Maître Jedi préférait observer sa blessure à lumière du Temple avant de la soigner à l'aide de la Force, celle-ci pouvait être plus grave qu'il n'y paraissait alors que seule la lumière de son sabre laser lui permettait de voir. Certes, elle avait la Force, mais elle préférait ne pas prendre de risque, il y en avait eu suffisamment aujourd'hui.

    Rangeant son arme à sa ceinture, la Jedi se pencha de nouveau vers son apprentie et l'aida à se relever. Celle-ci allait avoir du mal à marcher temps que cette blessure serait là ... La prenant brusquement dans ses bras en passant un bras sous ses genoux et l'autre dans son dos, Arsenicia bondit sur un arbre et sauta d'une branche à l'autre pour avancer plus vite. Bien que touffus, avancer ainsi d'un arbre à un autre était plus rapide que de marcher dans les brousses. En un temps record, les deux Jedi retrouvèrent les lumières du Temple Jedi et ce avec un certain soulagement. Conduisant sa jeune apprentie à l'infirmerie, où elle put mieux voir sa blessure, elle l'essuya, la désinfecta et s'assura qu'il n'y avait rien à l'intérieur avant de la soigner avec la Force, ne laissant aucune marque visible.


    « Ce sera encore un peu douloureux, mais supportable et cela t'évitera bien des traquas. Nous poursuivrons ton entrainement, mais je te promets de te ménager... pour l'instant. Par ailleurs ... Tu m'as impressionné. Bien qu'en danger de mort, tu as gardé suffisamment ton calme pour réfléchir à une façon de t'en sortir et si elle n'avait pas réussi à t'immobiliser, je suis certaine que tu aurais réussis à fuir. Et ... ta Lumière de Force, je dois avouer que je ne m'attendais pas à pareil tour chez toi, pas avant un moment en tout cas. Au vu de ton niveau actuel ... tu arriveras à de grandes choses avec la Force, quand tu seras aussi âgée que moi. » Passant sa main dans la chevelure de son apprentie, elle esquissa un sourire. « Je te libère pour aujourd'hui. Veux-tu un peu d'aide pour regagner ta chambre ? »
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MessageSujet: Re: Entre Padawan Et Maître [Pv Arsenicia Ombrelune] - Terminé   Mar 31 Juil - 20:11

Tant qu'à rejoindre la Force, autant enquiquiner son monde le plus longtemps possible ... Non ? Et tant qu' à se faire becqueter, autant être une victuaille dument mérité ! ... Alors, que ma jambe gauche me lançait d'un mal de chien, la droite était obstinément cloitrée au sol, impossible de me dégager, encore moins de m'enfuir, de toute manière, la bestiole me surplombait maintenant. Avec une moue à la fois farouche et résolue, je jaugeais cette unique masse sombre que mes éclats d'âmes percevaient dans l'obscurité de sélénite. La poisse ...

* Une idée, une idée * ... Lui balancer une caillasse à la figure n'aurait fait que de l' énerver, c'était la dernière chose que je souhaitais, d'autant plus qu' elle devait m'avoir en grippe depuis ma sortie fulgurante de sa grotte. Je me décidais donc à lui envoyer une nouvelle vague de Force, mais, j'étais déjà pas mal éreintée, je ne pouvais ni espérer m'en tirer, ni songer m'échapper ainsi, à terme sans solution supplémentaire c'était fichu ... Ou alors, si je parvenais à coincer un bout de toile entre ses mandibules, peut être que ... Je pris une inspiration pour me forcer à rester calme, il me faudrait être en parfaite synchronisation avec l' attaque de l'araignée ! Alors je plongeais mon esprit dans la Force, et pour l'avoir employé toute la soirée, j'avais pris le rythme. Je fermais avec insistance mes amandes, serrant des poings et des canines, tout en m' oxygénant fortement, régulant ma respiration tremblotante ... C'était intenable, j'avais cette impression que le temps ralentissait, que tout mes sens s'étaient subitement développés comme ouvert à vifs, en alerte sur tout ce qui passait ... J'entendis même une succession de bruits venant des broussailles, bien trop fort pour être uniquement issu du vent, d'ailleurs, il ne soufflait même pas ... D'où venaient ils ? Peu importait en vérité, puisque tel un cauchemar qui se répète, l' immense arachnide s'était à nouveau imposée de sa lourde masse en venant placer deux de ses membres sur mon plexus solaire, je tirais du mieux que je pouvais sur ma jambe droite, plaquée au sol pour tendre les fils, afin qu'il y ait une zone, une cible plus grande. Je voulais essayer que son dard me délivre malgré elle lorsqu'elle se déciderait fatalement à m’estourbir de son aiguillon fatidique, bon j'étais loin d'être sure de moi, au contraire, la peur me tenaillait le ventre, mais s'était apparemment mon dernier ressort ! Alors autant le saisir ! Puis ... L' araignée dans un sifflement d'air fit à nouveau basculer son abdomen en arrière et ...

Et sans prévenir, un corps apparu devant Aïre et moi, il s'interposa entre nous et la masse noire qui au lieu de m' assener son dard, se rua avec violence, ses pattes en avant frappa l' apparition, cette dernière fut brutalement projetée en arrière ... Cette aura éclatante et éclairée ! Savamment je la connaissais ! Sur le moment, je me sentis prête à faire tout les entrainements qu'elle me demanderait, des plus ardus aux plus tordus, pas de soucis, ce serait avec docilité que je les effectuerais ! Mais, sans douceur, ni chaleur, l'arachnide venait mielleusement de la percuter ! Encaissant le choc pour moi, je la vis ployer douloureusement le genoux, et c'était en lui jetant un regard inquiet que je mettais tournée vers la Jedi, mes amandes amplis à la fois de peur et d'espoir.



- Maître !


... Avais je lâché avec effrois. Certes, j'avais mes yeux rivés sur elle, ou sur la forme noire que je supposais être elle, mais je ne pouvais pas juger de sa santé après un tel choc, si c'était moi qui me l'étais pris, j'étais persuadée de ne pas en ressortir indemne. Mais sa voix s' éleva d'entre les tombes, ce qui eu le don de me rassurer. À son ordre, je ne cherchais pas à discuter. Aïre ! Ne plus l' avoir entre les mains s'était toujours cela de pris. Je baissais de la tête, et me rappelai, qu'effectivement, il était toujours là, lui ! La matière visqueuse de l'arachnide nous liant l'un à l'autre ... Le relâcher ? Si jamais j'aurais eu un canif ou un coutelas peut être ... Enfin, soit ! Je n'allais pas pester sur ce que je n'avais à portée ! ... Non, ce n'était pas le moment. Il me fallait faire avec ce que j'avais ... à savoir ? ... Mes mains ? Bien-sur, pour m'empêtrer encore plus dans la bave. Je jaugeais mon environnement rapidement à la recherche de ... D'une pierre à la taille de guêpe relativement affutée par l' érosion du temps. Parfait. Je plongeais en sa direction, retenant un cris de douleur lorsque ma blessure se réveilla, bien que le mot " plonger " était un bien grand mot étant donné que j'avais une jambe clouée au sol. M'écrouler aurait surement été plus explicite ... Ne pouvant atteindre la pierre de ma senestre, en plissant mes amandes, je le fis venir jusqu' à moi. Je tirais alors sur la substance vaseuse qui me reliait au félin, tout en tranchant dans le suc malléable et sirupeux, en biais, je continuais à essayer de rassurer Aïre, en chuchotant avec nervosité des paroles se voulant apaisante: '' Allez, courage, c'est finit, c'est finit ", ou encore '' On y est presque " ... Cette foutue merde tenait bon ! Je tirais de toute mes forces dessus, en grimaçant, en gémissant sous l'effort, mes yeux plissés par la peine que je me donnais ... Enfin, ce lien malodorant qui nous reliait se déchira, et en élevant un peu Aïre je le laissais filer entre mes doigts, en le congratulant d'un ...


- Allez, oust ! Va t'en !


Mes mains ainsi libre, j'étais toute disposée à m' obstiner maintenant contre ma jambe bloquée, néanmoins, mon instinct premier fut de me tourner vers Arsenicia qui à juste titre plongeait vers moi, un éclat bleuté l'accompagnant, elle m' aveugla, ce qui me força à protéger mes yeux de cette nouvelle et ô combien divine lueur, avec mon avant bras prostré devant mon visage. La lame de son sabre sectionna la toile qui me retenait, par réflexe, j'avais replié ma jambe contre moi, et regardant ma Maître au travers de l' éclat céruléen avec une expression attentive et illustrant mon qui-vive, j' acquiesçai à sa demande, opinant du chef d'un signe de tête. Il avait été étrange d' apercevoir les traits fermé de son visage, d' ordinaire sereins et souriants, qui n'exprimaient dés lors qu' implication et ardeur ... Je m' étais empressée d' obtempérer, je ne voulais surtout pas la gêner dans ses déplacements, encore moins, être un poids qu'il lui faudrait perdre en compte dans le calcul de son combat ... Je m' étais donc relevée, titubant à moitié sur une jambe, je me fis violence et pris ainsi sur moi, jusqu' à ce que j'atteigne l'ardue épaisseur des branchages. De là, je ne pouvais plus qu' attendre que la joute se termine, et regarder au travers de la Force l'ardeur abrupte de violence qui se passait devant moi ...

Je me mordis les lèvres, anxieuse, mes amandes grandes ouvertes se mouvaient sans arrêts d'une forme à une autre. Puis, aux travers des branches, des arcs de lumières vinrent percuter la bête qui lâcha des sifflements et des cris de douleurs, longs, incessants ... Interminable symphonie de tourment qui ne semblait prendre fin ... La Jedi du redoubler d' effort ... Par la Force, je le sentais. C'était à la fois, si fort et si puissant venant d'elle ! ... Et pourtant, je ne pouvais m'en réjouir. C'était atroce ... D'avantage sa démonstration s'en démontrait impressionnante, plus son assaillante en payait le prix ... Je me bouchais les oreilles ... Je ne voulais pas les entendre. Ni même les sentir. Encore moins percevoir ces échos suppliants de ses ressentiments virulents ... Je sentais déjà suffisamment sa peur à elle envahir mon être, sa douleur supplicier mon esprit lui demandant qu'on l' achève ! Ma poitrine haletait, je respirais bruyamment, des larmes de compassion perlaient à mes amandes... Je ne voulais pas, je n'avais pas voulu ... En fermant les yeux, je m'efforçais de me concentrer sur autre chose, en vain. Les articulations de mes doigts blanchissaient à force de s'agripper nerveusement à mes cheveux ... Malgré qu'elle avait tenté de me tuer, je m'en voulais de la voir quitter son corps après tant de souffrance ... Puis, elle ne cria plus, un silence d'un or pesant se fit sur l'environ, je relevais alors la tête, des éclats de la réverbérations des éclairs de Force de ma Maître jusaient ici et là, sur le corps de l'animal qui vivaient encore ...

Dans l'ombre de ces lieux, par delà ces branches qui me dissimulaient d'un fort appétit obséquieux, j'eu la possibilité d' apercevoir la bête léviter dans les airs, alors que des craquements sec émanaient de l' exosquelete de chitine. Les cuticules se voyaient briser par la volonté immuable de la Grand Maître, et cela jusqu' à ce que sa silhouette en devienne floue et difforme, pour finalement retomber dans un son lourd, qui fit élever un nuage de particule. Des pas se firent à mon côté, une onde bleutée éclairant ses formes, j'eu un léger sursaut en les entendant, mais c'est avec calme et sang froid que je relevais mon minois vers elle, la regardant muette, comme si je la rencontrais pour la toute première fois ... Il n'y avait aucun doute, la Force en elle était omniprésente ... Je la regardais s'accroupir à ma hauteur, tandis qu'elle s'excusait de son erreur. L'entendre dire qu'elle était désolée me gêna, je m'empressais donc de répliquer ...



- Non ! Ne le soyez pas ! Je ... Enfin ... Aieuh !


Elle venait d'écarter le tissus arraché de ma jambe blessé qui était recouvert d'une épaisse couleur verdâtre d'où une odeur de chlorophylle aisément palpable s'en dégageait, je n'avais pris le temps de l'examiner plus tôt, mais ça ne présageait rien de bon. D' où ma protestation. Enfin. En dépit de tout mon lunatisme possible, n'aurais pu guère rouspéter autant que mon obstination revêche souhaité devant ses azurs si sincère à mon encontre. Au près de son essence rassurante, à la lumière de son sabre, mes moeurs s'en trouvée apaisées, d'ailleurs, je baissais mon visage, un peu honteuse de moi ... Moi qui avait grogné depuis toute la soirée, à tord et à travers ... C'était plutôt à moi de présenter des excuses ... Mais, je ne dis rien, bien que fortement consciente de ma situation, je me contentais donc de grimacer en silence alors qu' elle s'affairait à bander ma jambe. Arsenicia finit par me tendre la main pour m'aider à me relever, elle venait d'éteindre son sabre. Je n'aimais pas ça ... Restant muette, je dégluti en silence, et entrepris de faire un pas, puis un autre, puis manquant de perdre l'équilibre je du claudiquer et sauter à cloche pied ... Ah bordel ! Me voilà éclopé ! Dès que j' essayais de prendre appuis sur ma jambe droite, j'avais au choix souffrir en silence ou buter de la patte, ce qui me forcer à marcher avec la rapidité d'un Hutt écorché à vif ! La Grand Maître du le constater, puisque je fus subitement happée par ses mains, l'une m'attrapant en dessous des genoux, fit basculer mon buste en arrière, tandis que l'autre, me rattrapa à la taille. Par réflexe, j'avais saisi sa nuque de mes mains, en ouvrant mes émeraudes avec surprise et étonnement.

Je me laissai ainsi porter par les sauts et les bonds de ma Maître, qui ne semblait guère affectée ou fatiguée par mon poids, à l'inverse, elle se déplaçait avec aisance parmi les branches des arbres, sa cape voltant et claquant dans le vent. Sur le chemin, je m'étais presque mise à somnoler, j'avais placé ma tête contre son épaule, et m'étais laissé aller ... Puis, les aurores du Temple, m'avaient subitement redonné vie ! Rien de plus magnifique qu'une lueur éclatante, chassant l' obscurité ! Un petit sourire sur mes lèvres, j'avais senti la caresse de leur lumière chatouiller mon oeil qui avait fini par s'ouvrir et par s' animer ... Je tournais la tête, à gauche puis à droite ... La vision était assurément un sens des plus agréable. Après toute ces heures dans le noir, recouvrer ma vue était une bénédiction, j'en aurais soupiré d'aise. Finalement, nous avions traversé l'infirmerie. Je me sentis très sale et poussiéreuse en entrant dans cette zone du temple, si propre et immaculée. Avec mes monticules de terre sur les vêtements et les épines dans les cheveux, oui, j'avais l'impression d' être en trop ... Enfin, la Jedi m'avait assise sur un lit, et elle retourna à ma blessure … Cela, non sans quelques grimaces de ma part. Je serrais d' abords des dents sous la douleur que le contact entre le désinfectant et mes cellules botanique proféra, puis cette dernière décidée à persister, je détournais de la tête pour ouvrir la bouche dans un cris silencieux, puis je poussais un long soupir par le nez, comme pour vouloir la chasser. Puis, lorsqu'elle eu terminée, j'observais ma jambe d'un petit air inquisiteur, me voilà avec une gambette toute neuve ! … Ou presque. En tout cas l'entendre ses lèvres porter des jugements positifs malgré toute ces péripéties envers mes réactions, m'enhardi le cœur, je sentis subitement le vert me monter aux joues, avec un petit sourire, je baissais mon minois pour dissimuler l' état verdoyant de mes pommettes alors que la Jedi secouait énergiquement ma tignasse ...




- Eh bien, je voulais lui faire peur, pour qu'elle me lâche ... Mais ce n'était pas grand chose, ça n'a pas durée ... Mais merci.


Je relevais mon visage vers elle, et répondis à son sourire ainsi qu' à sa dernière interrogation …



- Oui, si ça ne vous gêne pas ...


Je me relevais donc, posait mon éclopée de jambe gauche avec précaution, j'y pris appuis pour la tester, et constatant que je pouvais en faire usage sans grand mal, je me mise à marcher aux côtés de ma Maître. Si je n'avais voulu la quitter tout de suite, cela tenait à deux raisons, la première étant simplement, que mon organisme était entièrement en éveil, je ne comptais guère rejoindre la douillette douceur de mes draps de suite, la seconde était que j' appréciais la compagnie de la Jedi, et étant loin d' être rancunière, c'était selon moi le moment de commencer à assouvir ma curiosité ... Et levant mon nez rond et courbé vers son visage, j'entamais mon interrogatoire de ma petite voix fluette ...


- Maître, depuis combien de temps avez vous intégré l' Ordre ?

- Mmh. Tu es bien curieuse ... Mais pour te répondre, je suis Jedi depuis un peu plus de 65 ans.


... 65 ans, ça m'avait scié. Ou alors, avais je mal entendu ? Non, j'étais entièrement attentive ... Je baissais mon minois en réfléchissant, je me mise à taper d'un air songeur mon index sur mon menton, tout en faisant le calcul dans ma tête ... 65 ans, donc elle avait du entrer vers les ... 2 ou 3 ans avant la bataille de Yavin ... Mais ... Je fronçais des sur-cils ... Étrange, elle semblait jeune pourtant, peut être me trompais je ... Je relevais mes amandes sur elle, après avoir dégagé mes cheveux pour la jauger d'un oeil inquisiteur ... Pas de rides ou bien de cernes du à un âge avancé ... Peut être était ce la Force qui la préservait si bien du temps ? Avec perplexité, je finis donc par lâcher avec désinvolture ...


- Mais ... Vous avez quel âge ?

- J'ai 73 ans.


Mes yeux s' arrondirent avec étonnement et ma bouche s' ouvrit légèrement. Sur le coup, je m'étais arrêtée de marcher, penchant la tête d'un côté une mine sincèrement circonspecte dévisageait maintenant le Maître Ombrelune ... * Non, ce ne pouvait * ... Mais m'en prenant conscience de ma gestuelle, je rabaissais derechef mon minois, et le vert mon montant à nouveau aux joues, je me remise à marcher. Peut être plaisantait elle ? Je me mis à l' observer de nouveau, plus discrètement, attendant un quelconque indice qui aurait éventuellement pu m'indiquer si oui ou non, la Jedi ce déjouait de moi ... Par la Force ! Je du me rendre à l'évidence ! Ma maître était une vieille de 73 ans !

J'avais ainsi, un nouveau regard sur mon mentor, et par conséquent, d'autres questions assaillaient encore le flot de pensée de mon jeune esprit assoiffé. En outre, je savais qu'elle était une proche humaine, et sans doute était ce pour cela qu'elle semblait si jeune encore, malgré son ancienneté ... Je me demandais d' où elle venait ... D'ailleurs, je me rendis compte que je ne connaissais même pas le nom de son espèce ... En me remémorant notre entrevue de cette après midi, je me mise à farfouiller dans mes souvenirs afin de savoir ce qu' elle avait dit à ce sujet ... Mais rien ne me revient néanmoins, était ce un oubli accidentel ou factice ? ... Je me tâtais de lui demander pendant que nous finissions de traverser un couloir, puis je finis par étancher ma soif ...



- Vous n' êtes pas humaine, non ? ... Je ne me rappelle pas que vous me l'ayez dit, mais de quelle espèce êtes vous pour avoir une telle longévité ? ... Et votre planète d' origine ? Dans quel système se situe t'elle ?

- Quant à ce que je suis ... Je ne suis pas humaine, sur cela tu as raison. Mais nous ne révélons ni notre nom, ni la position de notre planète aux inconnus. Un jour, peut être que je t'en dirais davantage sur mes origines ... Nous avons éviter toutes les guerres en restant à l'écart du reste de la galaxie ... et cela doit continuer.

- Ah.


C'était tout ce que j'avais trouvé à dire, j'étais allée trop vite en besogne ... Tant de mystère m'intriguait toutefois, mais je ne cherchais pas à aller plus loin. Puis, finalement, j'osais doucement ...


- Mais, avoir au moins un nom dessus ? Je ne pourrais pas aller bien loin juste avec un nom ...

- Arcadienne.


Mes amandes se posèrent sur Arsenicia avec un sourire dans une teinte brillante, puis je remis mon nez en direction du chemin, tout en me répétant à l'esprit le nom de l'espèce de ma Maître, je ne comptais guère le lui redemander plus tard. Déjà, devais je m'estimer heureuse qu'elle ait concédé à me révéler le nom alors qu'elle venait de me dire que son espèce ne révélait guère ce genre de détail. Du coup, je préférais changer de sujet ...


- Avant moi, vous avez eu de combien d'apprenti ?

- Je n'ai eu qu'un seul apprenti avant toi. Thor Bloodsword, peut être le connais tu ? Avant cela, j'ai également enseignée aux groupes de novices. C'est tout.


Mes mirettes se plissèrent le temps que je cogite, ce nom ne m'était guère inconnu ... Puis, à la souvenance de l'échange de regard que l'arcadienne avait eu avec un humain d'une certaine stature beaucoup plus tôt dans l' après midi ...


- N'est ce pas l'un des deux Jedi qui s'entrainaient au sabre lorsque nous sommes allées dans les Jardins ?

- Oui, en effet.


J'avais encore d'autres questions en tête, évidement. Néanmoins, nous venions d'arriver au niveau des dortoirs. Terminée l'interrogatoire ! Sur ceux, après avoir souhaité la bonne soirée et remercié ma Jedi, je mettais non pas dirigée vers le lit douillet de ma chambre, mais vers la douche histoire de me décrasser définitivement de mon épopée nocturne. Malgré moi, je n'y restais pas longtemps, puisque la fatigue commençait à s'éprendre de ma petite personne, me rappelant que demain, une nouvelle journée toute aussi rempli que celle-ci m'attendait ... Et finalement, après avoir séché ma tignasse verdoyante et jeté dans un coin ma bure toujours poussiéreuse, je finis par me rouler en boule, pour m'endormir avec un petit sourire aux lèvres, alors que je me remémorais les paroles de ma Maître que j'avais réussi à impressionner ne serait ce qu'un instant ...

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